Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 93-039 KI-generiert

Milk Industry Decree Amendments Case

Geschäftsnummer VPB 93-039
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang Gutgeheissen (Allowed)

Legislator-Zusammenfassung

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This case concerns amendments to the 1988 Milk Industry Decree, primarily aimed at liberalizing and rationalizing the dairy market. The court reasoned that while the general direction of reform—towards market adaptation and liberalization—was accepted, specific proposals needed careful consideration to avoid disrupting the agricultural sector. The amendments, particularly those allowing for the transfer of milk quotas, were seen as a necessary step to adapt to market demands, though some proposed more radical changes that were deemed too disruptive and were rejected, balancing the need for reform with the stability of the agricultural community.

Legislator-Regeste

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Art. 68 GRN, Art. 68 RCN, Art. 2a Absatz, Art. 5a Absatz, Art. 2b Absatz, Art. 5 Absatz; Milk Industry Decree Amendments Case: The court reasoned that while the general direction of reform—towards market adaptation and liberalization—was accepted, specific proposals needed careful consideration to avoid disrupting the agricultural sector. The amendments, particularly those allowing for the transfer of milk quotas, were seen as a necessary step to adapt to market demands, though some proposed more radical changes that were deemed too disruptive and were rejected, balancing the need for reform with the stability of the agricultural community.

Schlagwörter

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Agrarmärkte Lebensmittelrecht Gesetzesänderung Anwendung der Gesetze Zonenplanänderung Abänderung des Scheidungsurteils

Zitierte Gesetzesbestimmungen

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Art. 68 GRN
Art. 68 RCN
Art. 2a Absatz
strumente, und nicht die Schaffung von neuen Verboten und Art. 2a Titel, Abs.
Art. 5a Absatz
Art. 2b Absatz
2a Abs. 2bis (neu) natürlichen Produktionsbedingungen zu richten wie an-
Art. 5 Absatz
Art. 2 Ab
Et puis, j'ai une dernière remarque dans ce débat d'entrée en Art. 2 Abs.
Art. 2 Absatz
3 Abs. 2 MWB in Verbin- wenig Milch produzieren, kleine Milchkontingente haben.
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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

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Art. 2a Abs. 4bis (neu)

This provision allows the Federal Council to stipulate that after a five-year adaptation period, milk quotas may only be transferred to farms that meet the minimum requirements for integrated production or organic farming.

Art. 2 Abs. 3 Bst. h (neu)

This provision allows the Federal Council to consider farms producing according to integrated production or organic farming standards when making decisions on quota reductions.

Art. 2a Abs. 4

This provision allows producers to directly agree on quota transfers, with the Federal Council designating the body that will check and process these transfers.

Art. 31a und 31b des Landwirtschaftsgesetzes

These articles, concerning direct payments and ecological contributions in agriculture, are referenced in relation to the general framework and conditions for agricultural production, including ecological aspects.

Art. 2a Abs. 2

This provision allows the Federal Council to consider preferential milk utilization when determining regions, implicitly influencing the allocation and transfer of quotas.

Art. 2 Abs. 3 Bst. g

This provision relates to the consideration of under- or over-delivery of individual quotas in the previous milk year when determining future quotas.

Art. 2 Abs. 3

This provision deals with the determination of individual quotas, including the possibility of linking them to the farm's own fodder base.

Art. 2a Abs. 3

This provision discusses the determination of total milk quotas based on the farm's own fodder base.

Art. 2a Abs. 2bis (neu)

This provision aims to prevent the transfer of quotas from mountain zones to lowland areas.

Art. 66 Abs. 1 LTF

This article concerns the imposition of costs on parties in legal proceedings.

Art. 64 LTF

This article concerns legal aid.

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Volltext

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1636 N 28 septembre 1993

bat sur l'Europe. Ou alors le débat sur l'Europe aurait été quel- tion, c'est clair, nous l'avons déjà dit et décidé, en acceptant

que chose de très concret, de très précis, et, dans ce cas-là, on des modifications de la loi sur l'agriculture, contenues dans

aurait gêné le travail de nos négociateurs. On ne peut pas né- les fameux articles 31 a et 31 b qui permettent les paiements

gocier en devant dire en permanence les prises de position et directs.

les options des négociateurs, en définissant les options de Aujourd'hui, c'est un nouveau pas qui est fait dans le sens de

ceux avec qui on négocie. Donc, ça n'était pas possible d'avoir l'adaptation aux marchés. Le Conseil fédéral avait donné un si-

un débat sérieux avec ces prises de position, ici. gnal en abaissant le prix du lait de 10 centimes. Maintenant, on

Il aurait donc fallu faire des déclarations générales et créer fait un pas de plus dans la rationalisation et la libéralisation du

ainsi une grande frustration dans l'ensemble de la population marché, par la possibilité, en particulier, de vendre des contin-

qui aurait cru, parce que vous avez soulevé des espoirs trop gents, d'adapter les paiements en fonction de la production

grands, que lors de ce débat on prendrait des décisions nou- saisonnière, et aussi d'adapter les normes qualitatives.

velles à Genève et qu'on pourrait réorienter la politique d'inté- Nous verrons que si la direction générale du projet ne suscite

gration. Vous saviez que ce n'était pas le cas. Vous saviez que pas de grand débat, c'est dans le détail que les intérêts s'af-

cela n'était pas possible et que, par conséquent, ce débat, loin frontent, parce qu'à chaque article des intérêts très concrets

d'aider la cause européenne, aurait créé une grande frustra- sont en opposition, mais la direction générale est admise à la

tion. Tout le reste, c'est un show pour la presse ou pour faire quasi-unanimité. Il faut s'ouvrir aux marchés, il faut rationali-

plaisir à certains représentants de la presse. Nous ne l'avons ser, il faut plus de libéralisation. Changer le cap d'un paquebot

pas voulu. Nous avons voulu un travail sérieux comme nous doit aussi se faire sans provoquer la panique dans l'équipage,

l'avons fait durant ces dernières semaines. sans provoquer l'insécurité chez les paysans, raisons pour

Raison pour laquelle il était juste de refuser ce débat européen lesquelles certaines propositions, qui vont beaucoup plus loin

et nous espérons que le Conseil des Etats y renoncera aussi. que ce qui est demandé, ont été repoussées par la majorité de

la commission.

Nous vous prions également de les rejeter, notamment celles

qui veulent aller beaucoup plus vite que le Conseil fédéral

93.039 dans la prise en compte des intérêts écologiques, comme cela

est prévu dans les fameux articles 31 a et 31 b de la loi sur l'agri-

#ST#

culture.

Milchwirtschaftsbeschluss 1988. Il faut donner à l'équipage un temps pour s'adapter, tout en

Aenderung maintenant clairement le cap. C'est tout l'objet de la discus-

Arrêté sur l'économie laitière 1988. sion d'aujourd'hui et c'est la raison pour laquelle, notamment,

Modification nous vous demanderons de refuser la proposition de minorité

Ledergerber qui voudrait renvoyer au Conseil fédéral l'arrêté

Botschaft und Beschlussentwürfe vom 21. April 1993 (BBIII602) sur l'économie laitière, parce que c'est précisément une de

Message et projets d'arrêtés du 21 avril 1993 (FF II 588) ces propositions qui provoqueraient l'affolement dans l'équi-

Kategorie III, Art 68 GRN - Catégorie III, art 68 RCN page, dans la paysannerie, en voulant aller beaucoup plus vite

dans la réforme de ce secteur important de l'agriculture.

Nous vous invitons à entrer en matière.

David, Berichterstatter: Die schweizerische Landwirtschaft

Antrag der Kommission steht in den neunziger Jahren vor einer Herausforderung, die

Mehrheit wahrscheinlich die grösste ist seit dem Zweiten Weltkrieg. Wir

Eintreten haben bei der Behandlung des 7. Landwirtschaftsberichtes

Minderheit ausführlich darüber gesprochen. Heute geht es für die Politik

(Ledergerber, Baumann, Bodenmann, Borei François, Häm- darum, die Rahmenbedingungen so anzupassen, dass die

merle, Jaeger, Strahm Rudolf, Thür) Landwirtschaft im neuen nationalen und internationalen Um-

Eintreten und Rückweisung an den Bundesrat feld bestehen kann. Ohne eigene Anstrengungen der Land-

mit dem Auftrag, eine Revision des MWB vorzulegen, die wirtschaft wird es allerdings nicht gehen. Wie die Unternehmer

- mit weniger Detailregelungen auskommt; und Beschäftigten in anderen Wirtschaftszweigen werden sich

- die Interessen der Berg- und Hügelzonen berücksichtigt; die Landwirte in Zukunft sehr intensiv um den Absatz ihrer Pro-

- der ökologischen Milchproduktion zum Durchbruch verhilft; dukte auf dem Nahrungsmittelmarkt kümmern müssen.

- die Verwertungskartelle liberalisiert Hinsichtlich der staatlichen Rahmenbedingungen haben wir

im vergangenen Jahr einen ersten wichtigen Schritt vollzogen,

Proposition de la commission und zwar mit der Schaffung der gesetzlichen Grundlagen für

Majorité die Direktzahlungen im Landwirtschaftsgesetz in den Arti-

Entrer en matière keln 31 a und 31 b. Mit diesen Direktzahlungen werden jene

Minorité Leistungen der Landwirtschaft abgegolten, die sie im überge-

(Ledergerber, Baumann, Bodenmann, Borei François, Häm- ordneten öffentlichen Interesse für unser Land erbringt Be-

merle, Jaeger, Strahm Rudolf, Thür) sonderes Gewicht haben wir dabei auf die Entschädigung der

Entrer en matière et renvoi au Conseil fédéral ökologischen Leistungen gelegt, und dieser wird -wie Sie wis-

avec la proposition de soumettre au Parlement une révision de sen - in Zukunft noch grösseres Gewicht zukommen. Diese

l'AEL Direktzahlungen sind nur die eine Säule der zukünftigen Land-

- moins détaillée; wirtschaftspolitik.

- tenant compte des intérêts des zones de montagne et des Die zweite unverzichtbare Säule ist die Annäherung der land-

collines; wirtschaftlichen Produktion an den Markt. Die Produkte der

- contribuant à la percée de la production écologique de lait; schweizerischen Landwirtschaft müssen auf den europäi-

- permettant de libéraliser les cartels de la commercialisation. schen und auf den aussereuropäischen Märkten verkauft wer-

den können. Mit Direktzahlungen allein wäre die schweizeri-

M. Couchepin, rapporteur: On a parfois comparé des change- sche Landwirtschaft nicht überlebensfähig. Die Verbesserung

ments de cap politiques aux manoeuvres qui sont liées aux des Marktzuganges hat eine aussenwirtschaftliche und eine

changements de cap d'un grand paquebot. Si la comparaison binnenwirtschaftliche Komponente. Insbesondere die schwei-

est exacte, elle est encore plus exacte dans le cas de la politi- zerische Milchwirtschaft setzt von ihrer Verkehrsmilchproduk-

que agricole. Changer le cap de la politique agricole, comme tion einen Viertel im Käseexport ins Ausland ab, und 80 Pro-

le veulent le Conseil fédéral et la majorité de ce Parlement, est zent dieses Käses gehen in die Länder der Europäischen Ge-

une opération très difficile. Il faut le faire avec prudence et en meinschaft Wir ersehen daraus die grosse Bedeutung der Be-

coordonnant les différentes actions. Il faut changer de direc- ziehungen zur Europäischen Gemeinschaft Das Nein zum

28. September 1993 N 1637 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

EWR ist nicht ohne Folgen für den außenwirtschaftlichen Be- vorlegen, und wir werden dann weitere Reformschritte, insbe-

reich geblieben. Mit einiger Ueberraschung musste die sondere den Uebergang vom jetzigen Festpreissystem zu ei-

schweizerische Landwirtschaft feststellen, dass sie sich an nem Richtpreissystem, zu diskutieren haben.

den Zollstationen vor neuen Schranken sieht Deutschland Namens der einstimmigen Kommission beantrage ich Ihnen,

und Frankreich verlangen seit einigen Monaten Veterinärkon- auf die Vorlage einzutreten; und mit einer Mehrheit der Kom-

trollen an der Grenze. Die Schweiz muss sich, wenn sie weiter mission (15 zu 7 Stimmen) beantrage ich Ihnen, den Rückwei-

exportieren will, den EG-Hygienerichtlinien und der Kontrolle sungsantrag der Minderheit Ledergerber abzulehnen.

durch EG-Inspektoren unterziehen. Die im EWR ausgehandel-

ten Verbesserungen für Raclettekäse, Tommes und Reibkäse Ledergerber, Sprecher der Minderheit: Herr Kommissions-

sind dahingefallen, ebenso die Verbesserungen des Marktzu- sprecher David hat durchblicken lassen, dass er im Grunde

ganges für grössere Konsumentenpackungen. All dies kann genommen eine ähnliche Position einnehme, dass die vorge-

man im Jahresbericht 1992/93 des Verbandes Schweizeri- legte Lösung des Bundesrates bezüglich Aenderung des

scher Käseexporteure nachlesen. Eine Verbesserung unserer Milchwirtschaftsbeschlusses völlig ungenügend sei. Seine Ar-

aussenwirtschaftlichen Beziehungen zur EG ist für die Zukunft gumentation, man dürfe den Rückweisungsantrag nicht unter-

der schweizerischen Milchwirtschaft von vitalem Interesse, stützen, weil er den Strukturwandel verzögere, entbehrt jeder

und je näher das Gatt rückt, um so wichtiger wird dieser Punkt. Grundlage. Im Gegenteil, wir wollen ja mit diesem Antrag auf

Wenn wir im Moment aussenwirtschaftlich nicht gross voran- Rückweisung den Strukturwandel beschleunigen.

kommen, so ist es um so wichtiger, dass wir auf dem Binnen- Was Sie als kleine Revision des Milchwirtschaftsbeschlusses

markt die Marktfähigkeit der Landwirtschaft verbessern. Um vorliegen haben, genügt den Anforderungen bei weitem nicht

dieses Ziel zu erreichen, muss das Korsett, das der Landwirt- Was Sie hier neu haben, ist mehr oder weniger lediglich die

schaft in den letzten Jahren eng geschnürt worden ist, drin- Einführung des Kontingenthandels, d. h., Sie pfropfen heute

gend gelockert werden. Die Ihnen vorgelegten Aenderungen einer vollständig bürokratischen, nicht marktkonformen Pro-

des Milchwirtschaftsbeschlusses und des Milchbeschlusses duktionsweise ein neues Element auf. Sie können mit den

sollen zementierte Strukturen aufbrechen und der Landwirt- Kontingenten, die durch staatliche Akte gesprochen werden,

schaft die Anpassung an die Marktbedürfnisse erleichtern. Ins- jetzt auch noch eine Kontingentrente erzielen. Aber die Milch-

besondere zu diesem Zweck muss die Milchkontingentierung wirtschaft ist ja heute in einer absolut desolaten Situation,

flexibilisiert werden. Mit dieser Zielsetzung befinden wir uns wenn wir die Bundesfinanzen anschauen - nicht von der Pro-

auch im Einklang mit der Kartellkommission, die in ihrem Be- duktionsmenge her, da ist die Milchwirtschaft tatsächlich sehr

richt über die Wettbewerbsverhältnisse am Milchmarkt aus- produktiv; aber das ist ja das Problem.

drücklich dasselbe gefordert hat. Neben der Annäherung an Ich möchte Sie einladen, einmal kurz ein paar Globalzahlen zu

den Markt soll mit der vorgelegten Aenderung dieser beiden betrachten. Der Bund gibt heute pro Jahr allein für die Ueber-

Beschlüsse tendenziell auch ein weiteres Ansteigen des Milli- schussverwertung beim Käse rund 600 Millionen Franken

ardendefizits der Milchrechnung vermieden werden, und zwar aus - 600 Millionen Franken! Wenn man sich vorstellt, dass

indem die Mengenausweitung durch marktnähere Strukturen zur Produktion der Milch, die zu dieser Ueberschussproduk-

besser unter Kontrolle gehalten werden kann. Ich muss nicht tion beim Käse geführt hat, vorher schon Subventionen in der

betonen, dass dies bei der heutigen Lage der Bundesfinanzen Grössenordnung von 200 Millionen Franken bezahlt worden

von einiger Bedeutung ist. sind, dann können Sie ermessen, in welchem Abgrund hier

Die Kontingentsübertragung ist materiell der Kern der Vorlage. dieser helvetische agrarbürokratische, planwirtschaftliche Ap-

Damit sollen die erwähnte Flexibilisierung in der Milchkontin- parat angelangt ist Es kann so nicht mehr weitergehen.

gentierung und die damit verbundene Strukturverbesserung Wir haben etwas Aehnliches bei der Butter. Der Bund gibt zur

ermöglicht werden. Bei der letzten Diskussion über diese Ma- Butterverwertung heute 430 Millionen Franken pro Jahr aus,

terie, bei Erlass des Milchwirtschaftsbeschlusses 1988, über- zur Ueberschussverwertung bei der Butter. Sie müssen sich

wogen in diesem Rat noch die grundsätzlichen Bedenken ge- einmal vorstellen, welche Notstände, welcher Bedarf an Struk-

gen eine Kommerzialisierung der Kontingente. Indessen -das turwandel tatsächlich bestehen.

hat man in der Zwischenzeit klar erkannt - bestehen kaum va- Wenn ich allein die 600 Millionen Franken für den Käseexport,

lable Alternativen zu einer solchen Lösung. Einmal ist aus fi- für die Käseverwertung, nehme und davon ausgehe, dass die

nanzpolitischen Gründen eine Aufhebung der Kontingentie- Bauern keine Ueberschussmilch produzieren würden, son-

rung unter Beibehaltung der Preisgarantie völlig ausgeschlos- dern dass man ihnen durch Flächenbeiträge dieses Geld ver-

sen. Die Bundeskasse würde einen Kollaps erleiden. Ebenso teilen würde, dann könnten Sie dem Durchschnittsbauern

ausgeschlossen ist eine Aufhebung der Kontingentierung un- praktisch 60 000 Franken aus diesen Verwertungssubventio-

ter gleichzeitiger Aufhebung der Preisgarantie. Damit würde in nen bezahlen, ohne dass er einen Liter Milch produziert - und

unserer Landwirtschaft ein Einkommenszusammenbruch ein- ohne dass alle übrigen Subventionen in diesem riesigen Ge-

treten, der in seinen Auswirkungen auf die Bevölkerung agrar- bäude, bei dem niemand mehr den Ueberblick hat, auch noch

politisch und staatspolitisch unverantwortlich wäre. bezahlt würden. Der Käse wird subventioniert, wenn er gewa-

Aber die Kommission hat auch den Bedenken, die 1988 gegen schen, wenn er verpackt wird; der Käse wird subventioniert,

den Kontingenthandel vorgebracht worden sind, Rechnung wenn er gelagert wird; die Milch wird subventioniert Und vor-

getragen, insbesondere indem sie eine ökologische Rahmen- gelagert haben Sie Subventionen von der Infrastruktur bis zu

bedingung gesetzt hat und Ihnen in Artikel 2a Absatz 4bis vor- weiss ich was.

schlägt, dass nach einer Uebergangszeit von 5 Jahren die Heute gibt es in der Schweiz nur ganz wenige Leute, die den

Kontingentsübertragungen nur noch auf IP-Betriebe und Bio- Ueberblick haben, wie denn tatsächlich diese Milchwirt-

betriebe möglich sein sollen. schaftsrechnung aussieht. Da meine ich nun: Es genügt nicht

Ich komme zum Rückweisungsantrag der Minderheit Leder- mehr, dass wir hier den Kontingenthandel einführen, der kurz-

gerber. Herr Ledergerber listet mit seiner Minderheit durchaus fristig gesehen wohl eine gewisse Verbesserung bringt; es ge-

ernst zu nehmende Anliegen auf. Die Annahme dieses Antra- nügt nicht mehr, dass wir uns damit begnügen. Wir brauchen

ges würde aber für die Landwirtschaft und die Bundeskasse eine grundsätzliche und schnelle Revision dieses Milchwirt-

zu einer sehr nachteiligen Verzögerung des angestrebten schaftsbeschlusses und der ganzen Milchwirtschaft Wir brau-

Strukturwandels am Milchmarkt führen. Die Zulassung der chen mehr Markt, mehr Verantwortung bei den Bauern. Wir

Kontingentsübertragung ist der erste, aber nicht der letzte wollen nicht die Bauern abschaffen. Wir wollen sie mit Flä-

Schritt auf dem eingeschlagenen Reformweg. Wenn die Min- chenbeiträgen entschädigen, die an ökologische Auflagen ge-

derheit Ledergerber jetzt bereits umfassendere Lösungen will, bunden sind. Das wird die Zukunft unserer Landwirtschaft sein

dann heisst das keineswegs, dass man deswegen den ersten und die Bauern von Agrarbeamten wieder zu Unternehmern

Schritt, um den es heute geht, nicht tun soll, im Gegenteil: Man machen.

soll diesen Schritt um so eher tun! Der Bundesrat wird uns - Ich bitte Sie, diesen Rückweisungsantrag zu unterstützen und

wie in der Botschaft ausgeführt ist - in nächster Zeit eine Total- dem Bundesrat den Auftrag zu geben, möglichst rasch eine

revision von Milchbeschluss und Milchwirtschaftsbeschluss Revision vorzulegen, die mehr Markt und ökologische Aufla-

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1638 N 28 septembre 1993

gen beinhaltet, die vor allem die Berg- und Hügelzonenbauern prématuré d'insérer, dès son entrée en vigueur, la base légale

schützt, die aber endlich Schluss macht mit diesen Abertau- permettant le transfert des contingents. Le Conseil fédéral

senden von Detailregelungen, die uns finanzpolitisch in eine nous avait donné l'assurance qu'il se préoccuperait très rapi-

Katastrophe geführt haben. dement du problème. Le Conseil des Etats avait même adopté

un postulat demandant au Conseil fédéral d'ouvrir très rapide-

Steffen: Die Fraktion der Schweizer Demokraten und der ment une procédure de consultation, ce qui a été fait et nous

Lega dei Ticinesi ist für Eintreten auf die beiden Vorlagen. Sie amène aujourd'hui à étudier les modifications proposées.

lehnt den Rückweisungsantrag der Kommissionsminderheit Il est bien clair que, dans son message, le Conseil fédéral ne

ab. s'attaque toutefois qu'à une partie du problème, le plus facile à

Wir sind zwar bereit, Anträge zu unterstützen, die die Inter- résoudre par le biais de la modification de l'arrêté sur l'écono-

essen der Berg- und Hügelzonenbauern gezielt berücksichti- mie laitière 1988. Une autre urgence sera la révision générale

gen und auch die ökologische Milchproduktion fördern. Wir de la législation laitière.

begrüssen den Antrag der Kommissionsmehrheit, der in Arti- Dans l'immédiat, le groupe radical votera à l'unanimité l'entrée

kel 2a Absatz 4bis (neu) bestimmt, dass der Bundesrat nach en matière et vous invite à en faire de même.

einer Frist von fünf Jahren bestimmen kann - ich betone: La proposition de renvoi au Conseil fédéral demandé par la

kann -, dass Milchkontingente nur noch auf Betriebe übertra- minorité Ledegerber doit être rejetée pour deux raisons: en de-

gen werden, welche die Mindestanforderungen für die inte- mandant moins de détails, on compliquerait le tout, et les mo-

grierte Produktion oder den Biolandbau erfüllen. difications proposées vont dans le sens de la protection des

Wir sind mehrheitlich auch der Meinung, dass Betriebe im intérêts de la montagne. N'oubliez pas cependant qu'il y a

Berggebiet in den Zonen l bis IV sowie Biolandbau-Betriebe aussi des producteurs de lait dans les autres régions.

von der saisonalen Preisdifferenzierung im Rahmen von Mass- En ce qui concerne le détail des propositions, et vu le nombre

nahmen zum Ausgleich der saisonalen Schwankungen der important de propositions de minorité, nous ne reviendrons

Milcheinlieferungen auszuschliessen sind, wie dies die Min- pas sur chacune d'entre elles. On s'aperçoit que, dans l'arrêté

derheit Hämmerle bei Artikel 5a Absatz 5 (neu) vorschlägt sur l'économie laitière, sur les 14 propositions de minorité,

Wir unterstützen mehrheitlich auch den Antrag der Minderheit sept sont déposées par le duo rouge-vert Hämmerle/Bau-

Hämmerle, welche den Artikel 2b Absatz 3 dahin ergänzt, mann, lesquels veulent introduire dans toutes les lois ou arrê-

dass für die Festlegung des Kontingents die hofeigene Futter- tés leurs idées écolo-biologiques.

basis massgebend sein soll. Le groupe radical les repoussera toutes.

Abschliessend noch ein paar grundsätzliche Gedanken zur Il en fera de même des quatre propositions de minorité Gobet,

Milchwirtschaftspolitik: Seit Anfang dieses Monats erhält der qui n'ont pas l'appui des organisations professionnelles.

Bauer 10 Rappen weniger für seine Milch, und das zur Freude Par contre, aux articles 2 et 2a, les minorités Schwab, Perey et

von uns Konsumenten. Die Eidgenössische Preiskontroll- Binder méritent d'être soutenues. Nous y reviendrons dans la

stelle sprach von einem überzeugenden Start, indem die Han- discussion de détail.

delspreisreduktion bei der Milch bekanntlich pro Liter 10 Rap- En conclusion, le groupe radical votera l'entrée en matière,

pen, bei Vollrahm 25 Rappen und bei Halbrahm 15 Rappen puis rejettera la proposition de renvoi de la minorité Leder-

pro Viertelliter, bei Vorzugs- und Käsereibutter 10 Rappen pro gerber.

100 Gramm und bei Kochbutter 15 Rappen pro 250 Gramm

beträgt. Mit diesen Preismassnahmen hat man sich, wie das Jaeger: Ich habe mit Vergnügen den Ausführungen des frei-

so schön heisst, «auf den langen und steinigen Weg zurück sinnigen Vorredners zugehört. Ich bin immer wieder erstaunt,

zum Markt» begeben. Sojedenfalls hat sich die «NZZ» kürzlich wie grundsätzliche liberale Vorstellungen wieder relativiert

ausgedrückt. Aber Preisreduktionen, Milchkontingentskür- werden.

zungen und das Gatt-Abkommen sind Damoklesschwerter, Hier geht es um einen Bereich, wo es ganz klare und eindeu-

die bedrohlich über den Produzenten, Verarbeitern und Händ- tige Interessenpositionen gibt Dafür habe ich Verständnis.

lern hängen und für Verwirrung und Verunsicherung beim Aber etwas mehr Grundsatztreue würde sich auch in der

Bauernstand sorgen. Agrarpolitik durchaus lohnen; denn was wir in der Agrarpolitik

Die Vertreter der Schweizer Demokraten in unserer Fraktion zu reformieren haben, ist ein staatsbürokratisch administrier-

werden sich bei der Beratung der vorliegenden Beschlussent- ter Bereich par excellence. Es geht um einen Markt, der admi-

würfe an das Legislaturprogramm unserer Partei halten, wel- nistriert ist; es geht darum, dass wir uns öffnen, im Zeichen von

ches folgendes fordert: Uebergang zu naturnahen landwirt- Deregulierung, im Zeichen der Oeffnung unserer Wirtschaft

schaftlichen Produktionsmethoden, Förderung des biologi- gegenüber unserer Umwelt, gegenüber der Weltwirtschaft -

schen Anbaus und Wiederbelebung der Berglandwirtschaft Stichwort Gatt Wenn wir schon nicht in der Lage sind, im ein-

zelnen die Deregulierungen durchzuziehen, sollten wir doch

M. Perey: Comme l'a relevé le Conseil fédéral dans le mindestens grundsätzlich unsere Sympathie für liberale Lö-

7e rapport sur l'agriculture, la production laitière est l'un sungen dokumentieren. Aber schon in der Kommission war

de nos meilleurs atouts pour affronter un avenir qui s'annonce davon wenig zu hören. Denn immer wieder wurde in der Kom-

difficile. mission angedeutet, dass man, beispielsweise bei der Milch,

Vis-à-vis de l'étranger, la production laitière présente un rap- dafür sorgen müsste, dass die Importe zurückgedrängt wer-

port de coût parmi les moins défavorables. Le fromage est le den. Es ist doch klar, dass sich solche Grundeinstellungen

seul véritable produit d'exportation de notre agriculture et de- grundsätzlich gegen marktwirtschaftliche Vorstellungen, aber

vrait encore pouvoir trouver de la place sur les marchés étran- auch gegen eine moderne Aussenhandelspolitik richten.

gers, car nos exportations sont extrêmement faibles - moins Wir müssen uns bewusst sein, dass wir uns im Rahmen des

de 1 pour cent de la consommation totale de fromage de la Gatt in einem Prozess befinden, in dem früher oder später -

Communauté européenne. Notre économie laitière n'est donc ich würde sagen, eher früher als später - der Industriehandel

pas dépourvue d'atouts. Il faut pourtant constater qu'ils ne gegen den Agrarhandel ausgespielt wird. Hier haben wir nicht

sont pas misa profit comme ils devraient l'être. La faute en in- mehr viele Trumpfkarten, und wir werden früher oder später,

combe moins aux acteurs des différentes filières du lait qu'à la «Gatt sei Dank», zu einer Liberalisierung gezwungen werden.

manière dont leurs activités sont réglées. Le régime en place Es ist in keinem Bereich so deutlich wie in der Agrarpolitik,

est paralysant à tous les niveaux. C'est pourquoi il faut saluer dass marktwirtschaftliche Lösungen letztlich auch einen öko-

avec satisfaction que le Conseil fédéral revienne devant les logischen Nutzen bringen. Es mag zutreffen - ich gebe das

Chambres avec des modifications de l'arrêté sur l'économie durchaus zu -, dass Importe heute mit grösseren Transport-

laitière 1988. wegen verbunden sind. Dies ist aber keine Folge der Liberali-

Il peut paraître surprenant qu'un arrêté fédéral datant de cinq sierung, sondern eine Folge mangelnder Kostenwahrheit im

ans seulement soit déjà remis en question. Il faut se rappeler Transportbereich; denn wäre die Kostenwahrheit vorhanden,

que, lors de la discussion, en 1988, le problème du transfert müsste das Transportgewerbe seine externen Kosten tragen,

des contingents avait déjà été soulevé, et il avait été estimé und dann würde es sicher nicht so weit kommen, wie von den

28. September 1993 N 1639 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

Administratoren und von den Anhängern der planwirtschaftli- Schwab: Herr Jaeger, ich werde Ihnen nicht die Leviten lesen;

chen Lösungen befürchtet wird. Die verzerrte Struktur der ich werde nur zur Sache reden und im Gegensatz zu Ihren

Transportpreise wird sich sicher entflechten; auch von hier her Ausführungen dafür plädieren, dass wir hier einen Antrag ha-

werden sich letzten Endes Liberalisierungslösungen auf- ben, der in die richtige Richtung geht, der das System nicht auf

drängen. einen Schlag mit einer «Brecheisenpolitik» umstellen möchte,

Zu den Vorschlägen im einzelnen: Die Kontingentsübertra- die die Bauern auf der ganzen Linie kaputtmachen würde.

gung stellt sicher eine Flexibilisierung, also einen ersten richti- Wohl noch nie in der Nachkriegszeit befand sich die schweize-

gen Schritt, dar. Dadurch wird es auch möglich, die Kontin- rische Landwirtschaft dermassen an einem Wendepunkt wie

gente gesamtwirtschaftlich besser zu steuern; der Prozess ist gerade heute. Wenn auch unter den Bauern die Einsicht in die

marktnäher. Nach meiner Auffassung gibt es für diese System- Notwendigkeit von Veränderungen zugenommen hat, ist auf

reform im Moment keine Alternative. der anderen Seite bis heute doch kein klares Konzept erkenn-

Ich kann den Bundesrat verstehen, dass er mit seinen Reform- bar, wie diese Veränderungen schrittweise in der Politik umge-

absichten an gewisse Grenzen stösst Ich bin auch in der setzt werden sollen. Unsicherheit und Zweifel an den Zu-

Lage, die realpolitische Situation in der Schweiz richtig einzu- kunftsaussichten der Landwirtschaft nehmen deshalb zu.

schätzen. Wir haben ja einen Eindruck davon bekommen, und In vier Punkten will ich diese Situation darstellen:

wir haben es auch in der Kommission hören können, wie 1. Die Landwirtschaft läuft Gefahr, laufend Marktanteile und

schwierig es ist, konkret effektive Deregulierungsarbeit zu lei- damit Beschäftigung zu verlieren. Das ist bei einem tiefen Ei-

sten, in Bereichen, wo traditionellerweise sozusagen die Ad- genversorgungsgrad von unter 70 Prozent eine äusserst frag-

ministrierungsgeschichte Strukturen geschaffen hat, die sehr würdige Entwicklung. Bei der vorliegenden Revision des

schwer zu verändern sind, weil damit auch Umverteilungspro- Milchwirtschaftsbeschlusses werden wir alles daransetzen,

zesse ausgelöst werden. Dafür habe ich volles Verständnis. dieser Tendenz nicht noch Vorschub zu leisten.

Aber Herr Bundesrat, Sie werden mich sicher verstehen, wenn 2. Der Bewegungsspielraum des einzelnen Bauern ist schon

ich hier für weiter gehende Liberalisierungsmassnahmen plä- heute sehr eng und droht, abgesehen von der wirtschaftlichen

diere - wenn ich beispielsweise dafür plädiere, dass nicht ein- Entwicklung, noch weiter eingeschränkt zu werden.

fach nur der Milchpreis sinken muss, sondern dass wir hier be- Die SVP-Fraktion wird alle Anträge aus der links-grünen Ecke,

reit sind, diese Preisgarantien allmählich abzugeben, abzu- die den Bauern neue Auflagen machen und damit ihren Hand-

schaffen; das würde natürlich bedeuten, dass die Milchpreise lungsspielraum weiter einengen möchten, bekämpfen.

sinken würden. 3. In den Gatt-Verhandlungen droht der Handlungsspielraum

Ich bin auch der Meinung, dass wir das ganze System der Ab- des Staates massiv eingeschränkt zu werden. Zudem droht

lieferungs- und Abnahmepflicht liberalisieren, flexibilisieren den Milchbauern eine Kontingentskürzung in der Grössenord-

sollten, und da muss ich mir noch eine boshafte Zwischenbe- nung von 5 bis 10 Prozent mit all ihren negativen Folgen im

merkung erlauben: Mit den Solidaritätsbeiträgen stärken Sie Bereich der Sicherung des Einkommens oder im ökologi-

einmal mehr die Stellung der Verbände, und das wirkt gegen schen Bereich. Das heisst für uns, dass wir nicht aus inner-

marktwirtschaftliche, wettbewerbliche Zustände. Ich war über- staatlichen Ueberlegungen freiwillig auf Produktionsanteile

rascht, wie vorhin beim Antrag Baumann die geschlossene li- verzichten. Eine solche Politik würde sich als kurzsichtig und

beral-bürgerliche Mehrheit gegen eine marktwirtschaftliche unklug erweisen.

Lösung gestimmt hat Ich habe durchaus Verständnis dafür, 4. Der Landwirtschaft droht Gefahr, in strukturelle Probleme

dass einzelne Interessenvertreter und vor allem die direkt Be- hineinzugeraten, die schlicht und einfach nicht zu bewältigen

troffenen hier anders stimmen. Herr Binder, Sie haben den sind. Wir werden uns zur Wehr setzen, wenn mit der vorliegen-

Kopf geschüttelt; es ist klar, für Sie habe ich grosses Verständ- den Aenderung des Milchwirtschaftsbeschlusses den Bauern

nis. Aber es gibt liberale Ordnungspolitiker, die bei solchen Milchkontingentsanteile entschädigungslos weggenommen

Lösungen aus Grundsatztreue schlicht und einfach nein sa- werden sollten. Das muss ich all jenen sagen, die im Irrglau-

gen sollten. Das war meine boshafte Zwischenbemerkung. ben leben, die Milchkontingente seien ein Geschenk Gottes

Aus all diesen Gründen möchte ich den Rückweisungsantrag oder eine freundliche Geste des Staates. Dass dem nicht so

der Minderheit Ledergerber unterstützen. Wir sind nicht mit al- ist, ist ganz klar. Milchkontingente wurden von jedem Bauern

len Vorschlägen einverstanden, die von dieser Seite kommen. selber erarbeitet. Da hat die ganze Familie geschuftet, von

Aber wir sind für sämtliche Lösungen, die in Richtung einer morgens früh bis abends spät, jahraus, jahrein. Da wurde inve-

weiteren Liberalisierung gehen, und wir lehnen alle Vor- stiert, in Maschinen und Gebäude, da mussten Schulden ge-

schläge ab, die an bestehenden administrierten Strukturen macht werden. Die schweizerische Landwirtschaft hat einen

festhalten oder sie sogar noch verstärken wollen. Eine Agrar- Schuldenberg in der Grössenordnung von 15 Milliarden Fran-

politik, wie wir sie heute haben, können wir auf die Dauer aus ken zu verzinsen. Da kann doch nicht einfach der Gesetzgeber

ordnungspolitischen Gründen nicht mehr verantworten. Wir kommen und Kontingentsanteile ohne Abgeltung einziehen!

können sie aber auch aus aussenpolitischen Gründen nicht Ein solches Vorgehen würde auch gegen Treu und Glauben

aufrechterhalten. verstossen. Die SVP-Fraktion wird sich in der Detailberatung

Zuletzt ist zu sagen: Wir werden auch finanzpolitische Pro- dem bundesrätlichen Vorschlag widersetzen.

bleme bekommen. Denn wenn heute die Verwertungskosten Mit Schlagworten wie Deregulierung, mehr Markt, weniger

insgesamt - Herr Ledergerber hat Ihnen das vorgerechnet - Staat und mehr Eigenverantwortung der Bauern will man den

auf über 1,3 Milliarden Franken angestiegen sind und dieser Weg weisen, um aus den Schwierigkeiten herauszukommen,

Prozess so weitergehen würde, dann ist das eine Agrarwirt- in denen die schweizerische Landwirtschaft steckt.

schaft, die letzten Endes auch dem Produzenten, dem produ- Die vorliegende Teilrevisionen des Milchwirtschaftsbeschlus-

zierenden Bauern, nicht das bringt was er eigentlich haben ses und des Milchbeschlusses zielen in die richtige Richtung.

sollte; vielmehr gehen da die Ressourcen volkswirtschaftlich Mehr Markt, mehr Eigenverantwortung - aber nur dann, wenn

in eine falsche Richtung, sie werden falsch verteilt, und letzten wir nicht neue Auflagen erhalten, die die Vorlage belasten, und

Endes geht es hier darum, dass das Agrobusiness davon pro- nur dann, wenn der Bund weiterhin willens ist, die Milchpro-

fitiert. duktion als tragende Säule für eine prosperierende Landwirt-

Ich habe jetzt etwas weit ausgeholt, aber es geht mir darum, schaft zu unterstützen.

dass wir uns im Bereich der Landwirtschaft wirklich ehrlich und Zum Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergeber: Herr

eindeutig in Richtung Marktwirtschaft und Deregulierung be- Ledergerber, Sie prangern die Kosten für Käse an. Sie pran-

wegen. Und wenn es dann Probleme gibt, gibt es noch die gern die Kosten für die Butterverwertung in der Grössenord-

Möglichkeit der Direktzahlungen. Wir kennen die Systeme, wir nung von rund 420 Millionen an. Dieser Betrag kommt voll und

kennen die Mechanismen; darum sind wir überzeugt, dass un- ganz unseren Konsumenten zugute! Mit diesen Kosten der

sere Bauern nicht darben müssen. Es geht einfach um volks- Milchrechnung wird eine multifunktionale Aufgabe abgegol-

wirtschaftlich effizientere Lösungen. Dafür kämpfe ich hier, ten, die unsere Bauern tagtäglich erfüllen: Landschaftspflege

wenn auch auf verlorenem Posten. Mein Nachredner wird mir zugunsten des Tourismus, der Oekologie. Wer glaubt, ohne

die Leviten lesen, aber ich kann das gut vertragen. Produktion von Milch würde die Landschaft gleichwohl ge-

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1640 N 28 septembre 1993

pflegt, der irrt sich. Oder glaubt etwa jemand, bezahlte Land- auch weniger Ueberschüsse, weniger Ueberschussverwer-

schaftspfleger kämen den Staat billiger zu stehen? Wohl tungskosten. So begann es beim 7. Landwirtschaftsbericht,

kaum. und auch heute sind wir sozusagen mitten in diesem Ritual.

Ich bitte Sie im Namen der SVP-Fraktion, auf die Vorlage einzu- Aber jedesmal hapert es bei der konkreten Umsetzung dieser

treten und den Rückweisungsantrag abzulehnen. hehren Prinzipien. Die Agrarpolitiker tun sich unglaublich

schwer damit, sich von den liebgewordenen, aber gescheiter-

ten Abläufen und Einrichtungen zu trennen. So ist es auch

Baumann: Die Ställe dürften durch die Revision des Milchwirt-

diesmal. Wirklich spannend sind ja nicht die Deklamationen.

schaftsbeschlusses (MWB) wohl etwas durchgelüftet wer-

Spannend wäre die Umsetzung der neuen Agrarpolitik in den

den - das schon. Die Amtsstuben der Milchverbände und die

einzelnen konkreten Bereichen, und besonders spannend

Käsekeller bleiben aber fest verschlossen, die zahlreichen

wäre diese Umsetzung in der Milchpolitik, denn sie bildet das

Pfründe der Exporteure und Händler unangetastet Oder in un-

Zentrum der überregulierten, überschussproduzierenden, de-

serem Fall: Man revidiert den Milchwirtschaftsbeschluss und

fizitverursachenden herkömmlichen Landwirtschaftspolitik.

müsste eigentlich die Käsemarktordnung endlich neu fassen.

Also wäre gerade hier der Handlungsbedarf eindeutig am

Die enormen Aufwendungen der Milchrechnung werden sich

grössten.

durch die Revision des MWB kaum merklich vermindern. Drin-

Betrachten wir die Vorlage unter diesem Gesichtspunkt: Wo

gend wäre eine Totalrevision der Käsemarktordnung, um die

liegt bei dieser Revision die Neuorientierung? Wo wird hier im

«Exportsubventioniererei» aufzuheben oder mindestens zu

zentralen Sektor «Milch» eine Oekologisierung eingeleitet

beschränken.

oder auch nur angestrebt? Niemand hat mir das zeigen kön-

Der Hauptgrund für die Revision des MWB ist sicher, den Ver-

nen, und niemand wird es mir zeigen können. Wie wird mit die-

kauf der Milchkontingente zu ermöglichen. Wir haben die Han-

sem Beschluss der Ueberschussproduktion entgegengetre-

delbarkeit der Produktionsrechte immer abgelehnt; dafür ha-

ten? Wie wird das Problem der Ueberschussverwertungsko-

ben wir verschiedene Gründe. Der Bund hat die Kontingente

sten gelöst? Es wird nicht angegangen und nicht gelöst

in den siebziger Jahren den einzelnen Produzenten unentgelt-

Die SP-Fraktion unterstützt aus diesen grundsätzlichen

lich, gestützt auf früher abgelieferte Milchmengen, zugeteilt;

Ueberlegungen den Rückweisungsantrag der Minderheit Le-

nota bene nach einer längeren Zeit, in der alle Produzenten

dergerber. Sogar der Bundesrat, sogar das Bundesamt für

aufgefordert wurden, aus Solidaritätsgründen die Milchpro-

Landwirtschaft sind für eine grundlegende Revision der Milch-

duktion einzuschränken -aus Solidaritätsgründen. Die solida-

ordnung. Es ist in der Botschaft auf Seite 6f. nachzulesen. Nur

rischen Bauern wurden mit tiefen Milchkontingenten erstmals

wollen sie dies erst in einem zweiten Schritt, in ein paar Jahren

bestraft und werden jetzt, wenn die Kontingente handelbar

tun. Sie machen für dieses Vorgehen zeitliche Gründe gel-

werden, gleich das zweite Mal bestraft

tend. Ein Neubau dieses Hauses brauche Zeit

Wenn Kontingente handelbar werden, können die Bauern dar-

Hiezu ist doch immerhin etwas anzumerken: Die Probleme in

aus beim Verkauf Kapital schlagen: grosse Bauern viel, kleine

der Milchordnung sind nicht neu, sie sind nicht von heute, son-

Bauern wenig. Geld bekommt, wer die Produktion aufgibt;

dern sie bestehen seit vielen, vielen Jahren, und gerade un-

zahlen muss, wer produzieren will. Ich frage mich nur, wie so

sere Seite hat seit vielen, vielen Jahren auf diese Probleme hin-

eine kostengünstige, europafähige Produktion realisiert wer-

gewiesen und Aenderungsvorschläge gemacht Jetzt sind Sie

den soll. Das ist meines Erachtens grossbauernfreundliche

unter Zeitdruck, weil jetzt das Gebäude nicht mehr zu retten

Planwirtschaft

ist Unter Zeitdruck aber - das wissen wir alle - arbeitet man

Wenn so etwas wie Chancengleichheit zwischen Gross- und

am besten. Gerade deshalb ist der Rückweisungsantrag der

Kleinbauern herrschen sollte, dann müsste die Basismilch-

Minderheit Ledergerber sehr hilfreich.

menge vorerst gleichmässig auf alle Milchproduzenten aufge-

Noch ein grundsätzliches Wort zum zentralen Punkt dieser Re-

teilt werden. Grossbetriebe müssten dann weitere Produk-

vision: die Uebertragung der Kontingente durch Kauf oder

tionsrechte zukaufen, kleinere Betriebe könnten sie verkaufen.

Miete. Auch diese Geschichte läuft pikanterweise unter dem

Aber leider findet hier einmal mehr das Prinzip «Wer hat, dem

Stichwort «Liberalisierung». Ich bitte Sie, sich vorzustellen,

wird gegeben», wie das bei den agrarpolitischen Massnah-

was da tatsächlich abläuft Die Milchkontingente sind staatlich

men so üblich ist, Anwendung.

festgelegte Quoten, milderen Realisierung ein staatlich garan-

Hinzu kommt, dass die Produzenten, wenn sie nach den Re-

tierter Preis erzielt werden kann. Wenn man nun mit diesen

geln des Staates - die wir ja jetzt festlegen - Milchkontingente

Quoten handeln kann, ändert das nichts daran, dass die Quo-

einmal gekauft haben, nicht ganz zu Unrecht von wohlerwor-

ten nach wie vor staatlich festgelegt worden sind. Der Bauer,

benen Rechten sprechen werden. Ein entsprechender Antrag

der also sein Kontingent abgibt, realisiert mit staatlich festge-

ist bereits gestellt Damit dürften Kürzungen der globalen

legten Quoten ein Einkommen ohne dafür zu arbeiten. Was

Milchkontingente - sie müssten beispielsweise bei einem

daran liberal ist, ist relativ schwer einzusehen. Trotzdem kann

Gatt-Abschluss in der Grössenordnung von 9 Prozent gekürzt

die SP-Fraktion unter gewissen Voraussetzungen und Bedin-

werden - sehr viel schwieriger werden. Die staatlich gelenkte

gungen dem Kauf und Verkauf von Kontingenten zustimmen,

Milchwirtschaft wird uns dann wohl über alle Zeiten hinweg er-

allerdings nicht unter dem Titel «Liberalisierung». In der Logik

halten bleiben.

dieses Beschlusses sind diese Käufe und Verkäufe aber nur

Die grüne Fraktion unterstützt den Rückweisungsantrag der

mit klaren staatlichen Auflagen möglich. Es geht ja immerhin

Minderheit Ledergerber. Wir haben Anträge eingereicht, damit

um staatliche Quoten.

bei einer generellen Kürzung der Milchkontingente auch end-

Und diese klaren Auflagen müssen sich nach den Oberzielen

lich ökologische Kriterien berücksichtigt werden. Wir werden

der neuen Agrarpolitik richten. Wir erläutern dies dann anhand

die Vermietung der Milchkontingente bekämpfen. Wir lehnen

der einzelnen Anträge in der Detailberatung. Der Kontingents-

einmal mehr die Zwangsabgaben zur Finanzierung des Zen-

vermietung aber können wir nun wirklich mit dem besten

tralverbandes ab. Wir unterstützen ökologische Leitplanken Willen keinen Sinn abgewinnen. Wir sind da gleicher Auffas-

beim Milchkontingentshandel. sung wie die Kartellkommission und werden das auch noch

Mit der Revision des Milchwirtschaftsbeschlusses 1988 wer-

erläutern.

den vielleicht ein paar Weidezäune weiter gesteckt Man hütet

Im Namen der SP-Fraktion bitte ich Sie, auf die Vorlage einzu-

sich aber, den Stier bei den Hörnern zu packen. Die Käse-

treten und dann dem Rückweisungsantrag der Minderheit Le-

marktordnung lässt die Käserei in der Vehfreude, und die

dergerber zuzustimmen.

Milch der frommen Denkungsart wird uns weiterhin täglich -

täglich! -fast 4 Millionen Franken kosten; 365mal pro Jahr!

M. Borei François: Le groupe socialiste vous recommande de

renvoyer ce projet au Conseil fédéral, non pas parce que le

Hämmerle: Fast jede landwirtschaftspolitische Debatte be- Conseil fédéral ne va pas dans la bonne direction, mais vérita-

ginnt mit ellenlangen Deklamationen und Bekenntnissen zu blement parce qu'il y va de manière trop timide. Des réformes

einer neuen Agrarpolitik: mehr Markt, mehr Flexibilität, mehr sont indispensables, mais c'est à la fin de la décennie que

Oekologie, weniger produktgebundene Subventionen, aber nous devons être au bout de ces réformes, et pas dans un siè-

28. September 1993 N 1641 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

clé, ce qui serait le cas si nous allions au rythme que nous pro- und die Möglichkeit von Gehaltsbeschränkungen können zu-

pose le Conseil fédéral. dem Kosten in der Milchrechnung eingespart werden.

Un rythme plus soutenu est d'ailleurs dans l'intérêt du monde Durch eine grundsätzlich neue Milchgesetzgebung will der

paysan. La situation actuelle nécessite un certain nombre de Bundesrat in einem zweiten Schritt eine weiter gehende Libe-

sacrifices de la part de toutes les couches de la population. ralisierung verfolgen. Nach Auffassung der CVP-Fraktion soll

Des décisions ont été prises concernant l'assurance-maladie, der Umbau so gestaltet werden, dass er eine zuverlässige

concernant l'assurance-chômage, d'autres seront encore à Grundlage für eine qualitativ hochstehende Milchwirtschaft in

prendre, certaines difficiles à prendre. Les paysans doivent der Schweiz darstellt. Milchwirtschaft und Viehhaltung sind die

également faire leur part du sacrifice. S'ils ne font pas d'efforts, wirtschaftlich und ökologisch sinnvollsten Wirtschaftsweisen

s'ils n'acceptent pas de faire des efforts dans la situation ac- in weiten Gebieten unseres Landes. Die komparativen Kosten-

tuelle, on court le risque qu'ils conservent une image d'enfants unterschiede zum Ausland sind kleiner als bei anderen Pro-

gâtés - qu'ils ne méritent d'ailleurs pas, mais qui risque de se dukten. Punkto Qualität und Produktevielfalt stehen wir heute

conforter et de leur coûter très cher d'ici quelques années. schon an der Spitze, und weitere Verbesserungen sind anzu-

Nous souffrons d'avoir trop de lait, et ce trop de lait nous coûte streben.

trop cher. Il conviendrait également d'intervenir à l'intention Die Milch ist das strategisch mögliche Erfolgsprodukt der

des barons de la commercialisation du lait, car ce ne sont pas schweizerischen Landwirtschaft Wir unterstützen die Bestre-

seulement les producteurs, et loin de là, qui sont responsables bungen, die Milch zu marktgängigen Erzeugnissen zu ver-

de nos difficultés. Pouvons-nous encore accepter longtemps edeln. Dazu ist vermehrte Flexibilität notwendig. Um aber an-

de voir des titres comme aujourd'hui dans ce journal où on lit: dererseits gewisse Produkte, wie Käse, herstellen zu können,

«Genève à court de lait»? Les responsables de la commerciali- sind verlässliche Rahmenbedingungen unabdingbar. Wer will

sation du lait se font une guerre commerciale aux dépens de denn sonst die entsprechenden Investitionen vornehmen?

nous, les contribuables, et nous les laissons faire. Nous ne Ohne geregelte Verhältnisse in der Käseproduktion und auf

pouvons pas souffrir cela et nous voudrions, en renvoyant au dem Käsemarkt müsste die Milcherzeugung in unserem Land

Conseil fédéral son projet, qu'il nous revienne avec un projet massiv reduziert werden. Zudem muss die Neuordnung si-

plus directement agressif à l'égard de ces gens qui, dans une cherstellen, dass die Milch in Zukunft nicht nur bei grossen

situation acquise, abusent de leur pouvoir. Bauern entlang der Hauptstrassen, sondern auch in entlege-

Nous attendons aussi d'un projet nouveau du Conseil fédéral nen Gebieten abgeholt wird. Die Liberalisierung darf also nicht

qu'il accentue encore son soutien à une production écologi- zum Abbruch führen; eine sanfte Renovation ist gefordert Wir

que qui, outre ses avantages écologiques bien sûr, a l'avan- wollen nicht unter dem Titel - oder unter dem Deckmantel -

tage annexe de diminuer la production. der Liberalisierung ein einseitiges Preisdiktat der Abnehmer

Nous attendons encore du Conseil fédéral, dans son nouveau und den Zusammenbruch des Käseexportes erleiden.

projet, qu'il intervienne également sur la quantité de lait, et pas Die CVP-Fraktion ist der Auffassung, dass der Bundesrat ins-

seulement marginalement en prélevant quelques pour cent besondere in der Frage der Gatt-Verhandlungen die ganzheit-

sur les contingents lors d'échanges par achat-vente ou loca- lichen Interessen unseres Landes im Auge behalten muss. Ei-

tion, mais bien avec l'objectif de diminuer, à terme, d'un pour- nerseits ist die schweizerische Volkswirtschaft zur Sicherung

centage important les contingents laitiers de manière, pour le von genügend Arbeitsplätzen auf offene Weltmärkte angewie-

moins, à rendre possible sans à-coups pour la paysannerie sen, aber ebenso hat die Schweiz Interesse daran, über genü-

notre entrée dans les nouveaux Accords du Gatt gend politischen Handlungsspielraum in mehr binnenorien-

Nous vous invitons donc, au nom du groupe socialiste, à ren- tierten Bereichen wie der Umwelt- und der Agrarpolitik zu ver-

voyer le projet au Conseil fédéral. fügen. In den Verhandlungen über das Agrardossier verlan-

gen wir, dass sich der Bundesrat insbesondere für Ausnah-

Kühne: Zuerst möchte ich meine Interessen offenlegen. Ich men im Milchsektor stark macht Es muss verhindert werden,

bin Präsident des Zentralverbandes schweizerischer Milch- dass die schweizerische Milchwirtschaft wegen den Ergebnis-

produzenten und habe die Aufgabe, die Interessen der 50 000 sen in den Gatt-Verhandlungen Marktanteile einbüsst

schweizerischen Verkehrsmilchproduzenten zu vertreten, die Ein weiteres wichtiges Thema sind die Zutritte zum europäi-

insgesamt - erlauben Sie mir, diese Zahl zu nennen -2,5 Pro- schen Markt. Ich verweise auf die Ausführungen von Herrn Da-

zent der westeuropäischen Milch produzieren. Längerfristig vid und möchte lediglich festhalten, dass Italien, Frankreich

liegen diese Interessen sicher in der Stärkung der Konkurrenz- und Deutschland unsere wichtigsten Kunden auf diesem Ge-

fähigkeit im Rahmen fairer Rahmenbedingungen, auch wenn biet sind.

dieser Weg hart ist Der Milchwirtschaftsbeschluss 1988 wurde stark geprägt

Die CVP-Fraktion hält fest, dass sowohl innen- wie auch aus- durch das Bestreben, die Milcherzeugung möglichst gerecht

senpolitische Gründe den Bundesrat und das Parlament ver- zu verteilen, die kleinen Betriebe zu erhalten und günstige Be-

anlasst haben, eine Aenderung in der Landwirtschaftspolitik dingungen für das Berggebiet zu schaffen. Ein enges Netz von

vorzunehmen. Ein erster Schritt erfolgte mit dem 7. Landwirt- Vorschriften und Regelungen ermöglichte einen vergleichs-

schaftsbericht und dem Beschluss zur Einführung von pro- weise hohen Produzentenpreis. Anderseits wurde dadurch

duktionsungebundenen Direktzahlungen. Dafür werden die aber der Bewegungsspielraum der Produzenten sehr stark

garantierten Preise nicht mehr steigen oder-wie bei der Milch eingeschränkt, die Strukturen zementiert und die Konkurrenz-

ab 1. September 1993 - sogar merklich sinken. fähigkeit geschwächt Wenn nun die Minderheit Ledergerber

Wenn hier nun dargetan wird, es sei eine zaghafte Kurs- verlangt, dass die Vorlage an den Bundesrat zurückgewiesen

änderung, oder wenn sogar behauptet wird, von einer Kurs- wird mit dem Auftrag, eine Revision vorzulegen, die mit weni-

änderung sei nichts zu spüren, dann beweisen diese Redner, ger Detailregelungen auskommt, die Interessen der Berg- und

dass sie von der wirklichen Situation nichts begriffen ha- Hügelzonenbauern berücksichtigt, der ökologischen Milch-

ben. Ab 1. September 1993 werden die Konsumenten jährlich produktion zum Durchbruch verhilft und die Verwertungskar-

um 150 Millionen Franken entlastet, die Milchrechnung wird telle liberalisiert, so ist das ein Widerspruch in sich selbst We-

um 150 Millionen Franken entlastet, und die Portemonnaies niger Detailregelung und mehr Liberalisierung bewirken, dass

der Bauern werden um 300 Millionen Franken Milchgeld «ent- sich die Milchproduktion auf die günstigsten Regionen in un-

lastet». serem Lande konzentriert und dadurch Berg- und Hügelge-

Die CVP-Fraktion ist einverstanden mit den Bestrebungen des biete das Nachsehen haben.

Bundesrates, durch die Revision des Milchwirtschaftsbe- Herr Ledergerber, Sie haben sich ja in neuerer Zeit durch die

schlusses mehr Bewegungsspielraum für die Milchproduzen- Präsentation wirtschaftlicher Konzepte hervorgetan. Sie müss-

ten zu schaffen. Zudem sollen die Möglichkeiten zur Selbst- ten eigentlich wissen, dass man nicht gleichzeitig «Ballen-

hilfe am Markt verstärkt werden. Dies ist notwendig, weil sich ja berg» und Konkurrenzfähigkeit mit den Holländern anstreben

der Staat allmählich aus dem Markt zurückzieht und seinen kann; Ihr Rückweisungsantrag ist daher abzulehnen.

Schutz abbaut Durch Abschöpfungen bei den Kontingents- Die CVP-Fraktion ist der Auffassung, dass mit der Revision des

übertragungen, den Ausgleich saisonaler Schwankungen Milchwirtschaftsbeschlusses keine weiteren Erlösminderun-

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1642 N 28 septembre 1993

gen für die Bauern verbunden werden dürfen, wie dies der des cas, puisqu'il entend même verser des indemnités appro-

Bundesrat mit Artikel 5 Absatz 2bis vorgeschlagen hat Der priées à l'Union centrale des producteurs suisses de lait et aux

Bundesrat hat am 26. April 1993 den Milchgrundpreis um fédérations laitières pour certaines prestations de nature ad-

10 Rappen gesenkt und damit das Versprechen verbunden, in ministrative qui relèvent du droit public comme l'application

dieser Legislatur keine weiteren Preissenkungen mehr vorzu- du contingentement laitier et l'activité des inspecteurs. Sur ce

nehmen. Wir halten dafür, dass gegebene Zusicherungen ein- point, et à titre personnel, je peux déclarer à M. Kühne, qui m'a

gehalten werden müssen. Um die Milchrechnung zu entla- précédé à cette tribune, combien le président de l'Astag envie

sten, ist den Produzenten zusätzlich innert Jahresfrist die Ein- son homologue de l'Union centrale des producteurs suisses

führung einer saisonalen Milchpreisstaffelung und die finan- de lait II sera sans doute nécessaire que nous ayons une dis-

zielle Beteiligung bei der Lösung des Magermilchproblems cussion afin qu'il me transmette sa recette pour obtenir une

zugemutet worden. Wir sollten diese Anstrengungen der Pro- pareille reconnaissance de la part du Conseil fédéral!

duzenten zur Senkung der Verwertungsverluste honorieren. La production de lait est en général adaptée aux conditions lo-

In diesem Sinne empfehle ich Ihnen, auf die Vorlage einzutre- cales et écologiques. Le groupe libéral ne pense pas qu'il soit

ten und den Rückweisungsantrag der Minderheit Ledergerber nécessaire de prévoir des dispositions permettant, après un

abzulehnen. temps d'adaptation de cinq ans, des reports de contingents

uniquement sur des exploitations remplissant les conditions

M. Friderici Charles: En 1988, lors de la révision de l'arrêté sur minimales de la culture biologique ou de la production inté-

l'économie laitière, le Parlement avait longuement débattu de grée. De telles dispositions pourraient au contraire restreindre

la possibilité de transférer des contingents entre producteurs l'adaptation nécessaire de notre agriculture aux conditions

de lait Acceptées dans un premier temps par le Conseil des internationales et créer des disparités dommageables.

Etats, ces dispositions avaient par la suite été supprimées lors Fidèle aux principes de la responsabilisation de la production

des navettes avec le Conseil national. et de la déréglementation, principes par ailleurs affichés par le

La situation est aujourd'hui différente. Comme l'écrit le Conseil Conseil fédéral, le groupe libéral soutient également les mesu-

fédéral dans le 7e rapport sur l'agriculture, et comme l'a relevé res qui, dans la modification de l'arrêté sur le statut du lait,

M. Perey tout à l'heure, la production laitière est l'un de nos transmettent certaines compétences à l'Union centrale des

meilleurs atouts pour affronter un avenir qui s'annonce diffi- producteurs suisses de lait Ces dispositions nous semblent

cile. Il faut constater avec les agriculteurs eux-mêmes que cet mieux répondre aux nouvelles conditions du marché et corres-

atout n'est pas mis à profit aussi bien qu'il devrait l'être - la pondent au désir de dérégulation souvent exprimé au sein de

faute en incombe moins aux acteurs des différentes filières du notre Parlement. Il ne faudrait cependant pasque les modifica-

lait qu'à la manière dont les activités sont régies. tions apportées aux deux arrêtés fédéraux que nous traitons

Depuis son introduction, il y a une quinzaine d'années, le ré- aujourd'hui conduisent à des situations de quasi-monopole

gime des quotas est demeuré d'une extrême rigidité. Il a favo- ou permettent des abus de position dominante. C'est la raison

risé le maintien d'une production atomisée à l'excès, le sous- pour laquelle une majorité du groupe libéral accepte que les

emploi des capacités de production et, finalement, la per- fédérations laitières puissent bénéficier d'une certaine priorité

sistance de coûts élevés pour la production de la matière quant à la fourniture de matière première, l'application de cette

première. disposition étant par ailleurs également assurée par l'Union

La réglementation de l'utilisation du lait n'est pas adéquate centrale des producteurs suisses de lait

non plus. La répartition de la matière première entre les utilisa- En conclusion, le groupe libéral est favorable aux modifica-

teurs dépend de décisions administratives, selon des critères tions apportées aux deux arrêtés fédéraux qui nous sont sou-

qui ne sont pas conformes aux exigences du marché. Pour de mis. Il vous recommande d'entrer en matière et de ne pas les

nombreux produits, dont le fromage et le beurre, la prise en renvoyer au Conseil fédéral.

charge et les marges sont garanties, ce qui ne favorise pas une En ce qui concerne les projets d'amendement, il soutiendra

émulation nécessaire à l'amélioration des performances du toutes les propositions qui délèguent des compétences aux

secteur. producteurs eux-mêmes, à leurs associations ou aux fédéra-

Dans le contexte de nos relations internationales, il est impéra- tions laitières, et qui favorisent une plus grande souplesse

tif d'adapter nos structures de production et de mise en valeur d'adaptation aux conditions du marché.

du lait. Le Conseil fédéral et l'Office fédéral de l'agriculture re-

connaissent dans le 7e rapport sur l'agriculture qu'il faut ren- Ledergerber, Sprecher der Minderheit: Kollege Kühne hat

dre les réglementations plus flexibles et introduire un système festgehalten, wir würden hier ungetrübt von Sachverstand

de prix indicatif, avec un prix d'intervention pour le lait servant operieren, und wir möchten gleichzeitig «Ballenberg» realisie-

à produire du beurre qui sera fixé à un niveau plus bas. ren und holländische Landwirtschaftsverhältnisse. Dazu muss

Comme dans de nombreux secteurs industriels, les produc- ich doch noch etwas sagen.

teurs de lait devront désormais adapter leurs coûts au prix en Herr Kollege Kühne, wir wissen doch heute, dass das Einkom-

question et non l'inverse. Cette réalité exige que nous levions men der Landwirtschaft, dass jeder Franken, der in der Land-

les obstacles à l'abaissement des frais de production. L'im- wirtschaft verdient wird, zu 80 Prozent aus Subventionen oder

possibilité de transférer des contingents en est un. Il s'oppose staatlich hochgehaltenen Preisen besteht; nur 20 Rappen

à une spécialisation et à une rationalisation des exploitations sind direkte Marktleistungen. Das können wir so auf die Dauer

agricoles et aux économies d'échelle qu'elles pourraient pro- nicht halten. Wir müssen es verändern. Es gibt ein einfaches

curer. Il n'est pas exigible des producteurs qu'ils fournissent System, das diese Widersprüche auflöst und nicht zu Ueber-

une matière première à meilleur compte si, parallèlement, les produktionen und grossen Verwertungskosten führt Das

utilisateurs continuent de bénéficier de garanties inchangées. kann man, Herr Kollege Kühne, in vier Punkten zusammenfas-

La baisse du prix du lait décidée au printemps n'a de sens que sen - vier Punkte, die absolut konsistent und machbar sind,

si elle est accompagnée d'une déréglementation générale, nämlich:

propre à garantir que l'allocation de la matière première et la 1. Wir hören mitderagrarbürokratischen Planwirtschaft auf.

rétribution des utilisateurs soient dorénavant la résultante des 2. Wir setzen die Subventionen mit Direktzahlungen an die

performances réalisées sur le marché. Bauern im Gebirge, in den Hügelzonen und im Flachland fest

Les modifications que nous adoptons aujourd'hui ne sont 3. Wir knüpfen diese Flächenbeiträge an ökologische Bedin-

qu'une étape avant la révision générale de la législation lai- gungen, und der Bauer muss nach den Marktbedürfnissen

tière. Or, celle-ci devra être entreprise sans délai, faute de quoi produzieren und muss eine hohe Qualität bringen.

la situation continuera à se dégrader, avec même une détério- 4. Wir haben dann plötzlich aus 120 000 Agrarbeamten wieder

ration brutale si, d'aventure(l) les négociations du Gatt abou- Unternehmer gemacht, die sich dem Markt anpassen, und wir

tissaient helfen dem Staat relativ grosse Mengen an Subventionen zu

De l'avis du groupe libéral, il convient de laisser un maximum sparen.

de responsabilités aux milieux agricoles eux-mêmes. Le Damit haben wir sowohl den Gebirgszonen wie den Hügel-

Conseil fédéral n'y est d'ailleurs pas opposé dans la majorité zonen eine faire Chance zum Ueberleben gegeben, und die

28. September 1993 N 1643 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

Landwirtschaft kann auch exportieren; aber das heisst, sie Wir müssen diese Konfliktfelder im Einzelfall sorgfältig ange-

muss Spitzenqualität leisten, sie muss ökologisieren, und hen. Mit den vorgelegten Anträgen versuchen wir, konkrete

dann kann sie auch auf internationalen Märkten bestehen. Lösungen für den ökologischen Anbau auf der einen Seite

und für ein marktnäheres Produzieren auf der anderen Seite

zu finden.

M. Couchepin, rapporteur: La minorité Ledergerber veut ren-

Aus diesen Gründen führt uns der Rückweisungsantrag der

voyer ce projet au Conseil fédéral avec l'ordre de revenir avec

Minderheit Ledergerber nicht weiter, sondern nur in eine Sack-

une révision de l'AEL 1988 «moins détaillée; tenant compte

gasse. Ich bitte Sie daher, ihn abzulehnen.

des intérêts des zones de montagne et des collines; contri-

buant à la percée de la production écologique de lait» et «per-

M. Delamuraz, conseiller fédéral: La transformation profonde

mettant de libéraliser les cartels de la commercialisation».

de la politique agricole que le 7e rapport sur l'agriculture a lan-

«Moins détaillée» tout d'abord: vous verrez tout au long du

cée s'accomplit inexorablement. La première grande décision

débat sur cet objet que les gens qui sont proches de M. Leder-

parlementaire d'application de cette nouvelle politique fut na-

gerber, et M. Ledergerber lui-même, à plusieurs reprises, pro-

turellement l'introduction dans la loi sur l'agriculture des

posent d'introduire des dispositions complémentaires dans

articles 31 a et 31 b. Aujourd'hui, avec le projet du Conseil fédé-

les articles proposés par le Conseil fédéral. C'est donc la

ral qui consiste à de prendre deux arrêtés sur le lait, qui vien-

preuve par l'acte que M. Ledergerber ne veut pas ou ne peut

dront relayer les arrêtés actuels, nous agissons dans un sec-

pas vouloir une révision moins détaillée que celle-là II veut au

teur extrêmement important de notre agriculture - n'oublions

contraire la compléter à plusieurs reprises par certaines préci-

pas que le lait constitue le tiers du rendement brut des pay-

sions.

sans suisses - et nous agissons, là encore, dans le bon sens.

«Tenant compte des intérêts des zones de montagne et de col-

En ce qui concerne le lait, précisément, il y a eu une première

lines»: il y a dans l'arrêté une proposition de minorité Häm-

étape le 26 avril dernier, lorsque le Conseil fédéral a décidé

merle, en particulier, qui introduit des dispositions favorables

l'introduction du nouveau prix du lait - réduction de

aux zones de montagne et de collines. Il n'y a pas besoin de

10 centimes -, à valoir dès le 1er septembre 1993. Parallèle-

renvoyer au Conseil fédéral tout le projet pour décider si on

ment à cette mesure, la réduction des marges dans le secteur

veut tenir compte de ces intérêts particuliers.

du beurre et de la crème, un train de mesures dans le secteur

«Contribuant à la percée de la production écologique du lait»:

du fromage, pour encore mieux promouvoir la production de

vous voyez à la première page déjà une minorité Baumann qui

qualité et améliorer le marketing, étaient l'essentiel de cette

demande en substance que soient mieux respectées les dis-

première étape. Cette baisse de prix, il faut le signaler ici, est

positions de l'article 31 b de la loi sur l'agriculture. Or, c'est pré-

reportée intégralement sur les prix à la consommation dans

cisément l'article qui suscite la percée dans le sens de la prise

les secteurs du lait et de la crème de consommation ainsi que

en compte des intérêts écologiques.

des produits frais, cependant qu'elle l'est en partie dans le

Enfin, «permettant de libéraliser les cartels de la commerciali-

secteur du beurre, et qu'elle servira à abaisser de quelque

sation», c'est probablement le point le plus intéressant et celui

100 millions de francs les pertes à la charge du compte laitier

sur lequel nous pourrions être d'accord. Néanmoins, dans la

dans le secteur du fromage. Cette première étape, décidée par

pratique, même si on devait renvoyer le projet au Conseil fédé-

le Conseil fédéral, a donc comme conséquence une améliora-

ral, il faudrait plusieurs années, deux à trois ans, avant que des

tion réelle de la compétitivité de l'agriculture dans le secteur

dispositions permettant cette libéralisation puissent être pro-

du lait.

posées au Parlement avec toute la procédure que l'on connaît,

La deuxième étape, c'est celle d'aujourd'hui. En vous propo-

y compris la procédure de commercialisation.

sant les arrêtés que vous avez sous les yeux, nous pourrons

Donc, dans la pratique, en votant cet arrêté, nous n'entravons

assouplir le système du contingentement laitier. D'une part,

en rien la libéralisation future des cartels de la commercialisa-

cela permettra aux producteurs de s'adapter et d'abaisser

tion, qui est souhaitée et nécessaire. Simplement, nous pre-

ainsi leurs coûts de production pour être mieux à même de

nons dans l'immédiat des mesures qui vont dans le bon sens,

faire face à la baisse du prix du lait et, d'autre part, cela don-

sans pour autant préjuger de l'étape suivante qui viendra dans

nera la possibilité à la Confédération d'adapter avec beau-

deux, trois ou quatre ans, c'est-à-dire à peu près le même

coup plus de souplesse le volume de la production aux possi-

temps que nous aurions à attendre si la proposition de mino-

bilités réelles du marché, par le prélèvement d'une part des

rité Ledergerber était admise.

contingents transférés. Cette révision, par ailleurs, aura pour

Par conséquent, il n'y a pas lieu aujourd'hui de renvoyer le pro-

effet de diminuer l'ampleur des fluctuations saisonnières de li-

jet au Conseil fédéral. Ceux qui sont d'accord avec la minorité

vraison du lait, de maîtriser la production de matière grasse du

Ledergerber peuvent voter les propositions de détail complé-

lait, et d'adapter le contrôle de la qualité du lait.

mentaires présentées qui vont dans le sens de ce qu'elle sug-

La troisième étape - parce que cette deuxième étape n'est nul-

gère; les autres peuvent les repousser. Liquidons le problème

lement une fin en elle-même - parachèvera le mouvement et

aujourd'hui et avançons.

transformera encore plus profondément le secteur de la pro-

duction et de la commercialisation du lait. Il s'agit d'une étape

David, Berichterstatter: Der Rückweisungsantrag der Minder- ambitieuse que nous situons pour les années 1997/1998, et

heit Ledergerber hat - das hat auch die Diskussion klar ge- qui conduira à un assouplissement de la garantie du prix du

zeigt-zwei grosse Mängel: lait par l'introduction d'un prix indicatif-je vous prie de noter

1. Erbleibtinden Deklarationen stecken. Genau das aber wol- l'adjectif essentiel: par l'introduction d'un prix «indicatif» et non

len wir jetzt in der Landwirtschaftspolitik aufgeben. Gefragt plus d'un prix «administré» - et d'un prix d'intervention pour

sind jetzt in der Gesetzgebung konkrete erste Schritte bei der les principaux produits. Elle se caractérisera par un assouplis-

Milchkontingentierung. Da nützen uns Deklarationen, wie sie sement des obligations de livraison et de prise en charge du

Herr Ledergerber wieder an den Bundesrat richten will, wenig. lait et, enfin, par la suppression des garanties de marges pour

Er hat auch in seinen mündlichen Ausführungen keine prakti- les fabricants.

kablen Vorschläge zur Umsetzung vorgetragen, die über das Vous êtes situés exactement dans le grand mouvement de

hinausführen würden, was wir vor uns haben. Die Umsetzung cette transformation du secteur laitier. Nous n'en sommes

ist das Problem, nicht die Deklaration. Es bleibt ihm selbstver- qu'au début du parcours. Vous voyez précisément comment

ständlich unbenommen, weitere Anträge in diese Debatte ein- s'articule dans le temps l'intention et la volonté d'appliquer au

zubringen, die konkrete Umsetzungen sind. secteur du lait le 7e rapport sur l'agriculture. C'est une inten-

2. Ein weiterer Mangel dieses Minderheitsantrages - Herr tion logique, c'est une intention volontaire.

Kühne hat es mit Recht hervorgehoben -: Er ist widersprüch- 11 faut alors que je m'explique sur un point qui fait l'objet de plu-

lich. Man kann auf der einen Seite die Notwendigkeit der sieurs interventions et d'une proposition de minorité: c'est ce-

Oekologisierung herausstreichen und auf der anderen Seite lui du rythme de cette transformation. Je le dis très clairement,

mit aller Kraft Deregulierung und Liberalisierung fordern. Herr on ne peut pas aller plus vite que ce que je viens d'énoncer, et

Jaeger hat dasselbe getan. Hier bestehen grosse Konflikte. en particulier la troisième étape ne peut pas se situer avant

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1644 N 28 septembre 1993

l'échéance 1997/98. Elle exige, en effet, une adaptation des Conseil fédéral et parce qu'il faut bien voir de quoi on parle

structures, une adaptation des institutions, une adaptation quand on parle d'un renvoi au Conseil fédéral.

des règles si profonde, qu'elle concernera, au bout du Gardons cette étape que le Conseil fédéral vous propose. En-

compte, quelque 50 000 producteurs dans ce pays. Vous ne trons en matière.

pouvez pas accoucher d'une telle réforme à la petite semaine Il y aura mille détails dans la discussion qui va suivre qui pour-

ou du jour au lendemain. L'importance de cette réforme et de ront être discutés, mais le cap est bon. Il s'oriente dans la

ce parachèvement de la troisième étape exige au minimum - bonne direction. Ne perdons pas pied aujourd'hui.

mais n'exigera pas davantage - le temps que je viens de dé-

crire. Dès lors, la proposition de renvoi n'a pas de sens. Elle ne Abstimmung - Vote

nous ferait pas gagner de temps, mais elle aurait comme in- Für den Antrag der Mehrheit 98 Stimmen

convénient majeur de perpétuer les institutions de 1988 qui Für den Antrag der Minderheit 51 Stimmen

sont dépassées, et de nous faire renoncer au bénéfice de

l'étape améliorée que nous vous proposons aujourd'hui. Detailberatung - Discussion par articles

Voyez-vous ce que nous vous proposons aujourd'hui, c'est

comme qui dirait les CFFqui veulent transformer la gare et qui, A. Milchwirtschaftsbeschluss 1988 (MWB1988)

pendant les travaux, maintiennent intégralement le trafic et le A. Arrêté sur l'économie laitière 1988 (AEL1988)

service de cette gare. Tandis qu'en demandant le renvoi, vous

nous demandez de fermer la gare le temps d'adapter nos Titel und Ingress.Ziff. l Einleitung

structures et de ne pas gagner un seul jour sur le programme Antrag der Kommission

des travaux. Ne vous laissez pas aller au leurre de ce renvoi. Il Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

a pour inconvénient majeur de nous faire rater une étape inter-

médiaire, celle d'aujourd'hui, qui est déjà porteuse en elle- Titre et préambule, eh. l introduction

même de suffisamment d'avantages par rapport au système Proposition de la commission

actuel et par rapport aux deux arrêtés actuels. Il serait lâche, il Adhérer au projet du Conseil fédéral

serait regrettable, il serait erroné de sauter cette étape et d'évi-

ter ainsi cette amélioration graduelle, notamment dans le sys- Angenommen -Adopté

tème d'assouplissement des contingents.

Et puis, j'ai une dernière remarque dans ce débat d'entrée en Art. 2 Abs. 3 Einleitung

matière où je vous invite très fermement à réfléchir sur les Antrag der Kommission

conséquences de cette proposition de minorité. J'ai une Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

deuxième remarque, particulièrement à l'intention de M. Borei

François, qui d'ailleurs motionne à ce sujet et qui voudrait que Antrag Schwab

non seulement nous intervenions comme nous l'avons fait sur .... von der Gesamtmilchmenge erhöht oder gekürzt

le prix du lait, mais encore que nous intervenions systémati- werden....

quement sur les quantités de lait. Nous ne pouvons pas

conduire toutes les politiques à la fois. Art. 2 al. 3 introduction

Nous avons opéré d'une manière claire et nette et nous pour- Proposition de la commission

rons dans x années continuer d'opérer sur le prix du lait En Adhérer au projet du Conseil fédéral

agissant de surcroît et en même temps, dans un court délai,

sur les contingents, ce n'est pas à une amélioration des struc- Proposition Schwab

tures que nous serions conduits, mais bel et bien au démantè- .... ou réduire des contingents individuels....

lement de l'agriculture et du secteur producteur de lait L'agri-

culture doit améliorer sa compétitivité. C'est ce que vous de- Schwab: Mein Antrag richtet sich nicht gegen die Möglichkeit,

mandez, c'est ce que l'agriculture elle-même veut réussir. Et auf Beginn eines Milchjahres Kontingente zu erhöhen oder zu

elle le réussira en baissant les coûts. Mais si en même temps kürzen. Mir ist bewusst, dass sich die Landwirtschaft von mor-

on réduit systématiquement et fortement les contingents, on gen dem Markt anzupassen hat Dabei ist aber zu berücksich-

lui coupe les bras pour agir et l'on ne peut pas espérer cette tigen, dass die Milchproduzenten eine wichtige, multifunktio-

amélioration déjà robuste, déjà exigeante, déjà profonde, telle nale Aufgabe zu erfüllen haben: Landschaftspflege, Touris-

que les prix le demandent, au regard des 60 ans d'économie mus, Oekologie. Kontingentskürzungen aus der Sicht von in-

de guerre que nous avons pratiquée. Il faut laisser une chance nerstaatlichen Ueberlegungen kommen für mich nicht in

à nos paysans. Frage. Die Verlagerung in andere Produktionssektoren bringt

La motion de la minorité Borei François dont il sera question auch Probleme; ich meine, sie bringe mehr Nachteile als Vor-

tout à l'heure - mais M. Borei a parlé de cette nécessité de ré- teile.

duire les contingents pour appuyer la proposition de minorité Sollte aus Gründen, die heute nicht auf dem Tisch liegen, doch

de renvoi au Conseil fédéral - ne laisserait aucune chance à la gekürzt werden müssen, so darf eine solche staatliche Mass-

paysannerie. nahme nur gegen Entgelt geschehen; denn hinter jedem

En effet, dois-je illustrer cela par quelques chiffres et par quel- Kontingentsanteil stecken Leistungen. Es stecken Arbeit,

ques délais? Si au Gatt, dont un orateur a dit tout à l'heure Schweiss, es steckt eine grosse Zuchtarbeit dahinter, die auch

qu'il pourrait peut-être miraculeusement s'accomplir, la pro- mit finanziellen Aufwendungen und Leistungen verbunden ist

position du Conseil fédéral, l'offre suisse, était retenue, nous Es stecken Investitionen für Maschinen, für Gebäude dahinter.

devrions réaliser une diminution de la production du lait, Auch in anderen Branchen wurden staatliche Interventionen

donc un contingentement, qui signifierait une diminution entschädigt

d'environ 5 pour cent jusqu'en l'an de grâce 2006, tandis que Hier geht es nicht um Subventionen, sondern es geht um ei-

la motion de la minorité de la commission demande, elle, une nen normalen marktwirtschaftlichen Vorgang. Der Bauer gibt

réduction de la quantité de lait de 10 pour cent d'ici au Milchkontingente ab, er verzichtet auf einen Teil seines Ein-

printemps 1998. C'est véritablement être plus royaliste que kommens. Der Staat kauft ihm diese Milchkontingente ab, er

le roi. J'aurais tendance à dire à M. Borei François ce que zahlt dafür. Die grossen Ueberschüsse im Ausland drücken

M. Jaeger a dit tout à l'heure: «Gatt sei dank». «Gatt sei auch auf unseren Markt; sie sind auch mitschuldig, dass wir

dank», lui dire que nous avons précisément des exigences unter einen Produktionsdruck kommen.

internationales, pourtant dures, qui vont moins loin, beau- Ich möchte Sie bitten, meinem Antrag zuzustimmen und den

coup moins loin et beaucoup moins vite que le brutal «assai- Ausdruck «ohne Entschädigung» zu streichen.

nissement» que signifiera cette opération simultanée sur les

contingents et sur les prix. M. Couchepin, rapporteur: La proposition de minorité

J'ai parlé de cette motion parce que, en filigrane, elle sous-ten- Schwab tend à tenir compte, lorsqu'on doit fixer les contin-

dait certains propos à l'appui de l'intervention de renvoi au gents individuels, des livraisons inférieures ou supérieures

28. September 1993 N 1645 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

aux contingents individuels effectués au cours de l'année lai- Si l'on accepte la proposition Schwab, on aboutit à un blocage

tière précédente. au niveau économique et financier, ce qui est tout à fait con-

Dans le projet du Conseil fédéral, qui est repris sur ce point par traire à l'esprit du nouvel arrêté.

la majorité de la commission, on ne parle simplement que «du

respect du contingent individuel au cours de l'année laitière David, Berichterstatter: Der Antrag Schwab zu Artikel 2 Ab-

précédente». satz 3 Einleitung, der Ihnen als Nummer 6 der Anträge ausge-

La proposition de minorité Schwab tend donc à favoriser et à teilt worden ist, ist bei weitem schwerwiegender als der Antrag

donner aussi une compensation aux paysans qui auraient fait der Minderheit Schwab zu Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe g, zu

une livraison de lait inférieure durant l'année précédente. Le dem wir vorhin Stellung genommen haben.

résultat, c'est qu'il y aurait toujours une compensation lorsque Der Antrag Schwab will Kontingentskürzungen vom Bund ent-

quelqu'un aurait livré moins que son contingent l'année précé- schädigen lassen. Mit der Gutheissung dieses Antrages

dente. Globalement, cela tendrait donc à augmenter le contin- würde dem Bund von einem Tag auf den anderen eine riesige

gent de l'ensemble des coopératives du pays, et c'est un des Schuld aufgeladen, nämlich die Verpflichtung, alle bestehen-

buts que l'on veut éviter. den Kontingente im Falle einer Reduktion zu entschädigen.

Il faut donc s'en tenir à la version plus restrictive du Conseil fé- Da bewegen wir uns nicht in Beträgen in Millionen-, sondern in

déral et de la majorité de la commission, et ne pas permettre la Milliardenhöhe.

compensation pour le paysan qui n'aurait pas livré la totalité Ich glaube, Herr Schwab verkennt, dass sein Antrag eine ge-

de son contingent au cours de l'année précédente. fährliche Auswirkung auf die Bauern haben würde. Die Konse-

quenz wäre nämlich nicht, dass man entschädigen würde,

David, Berichterstatter: Die Kommission muss in ihrer Mehr- sondern man würde und könnte gar nichts anderes tun, als die

heit den Antrag der Minderheit Schwab zu Artikel 2 Absatz 3 Preis- und Abnahmegarantie abzuschaffen.

Buchstabe g MWB zur Ablehnung empfehlen. Sie müssen Die Kontingentierung besteht ja nur wegen der Preis- und Ab-

sich im klaren sein, dass die Milchkontingentierung ein be- nahmegarantie. Wenn Sie für die Kontingentskürzungen Geld

stimmtes Ziel verfolgt, nämlich die Beschränkung der Milch- wollen, wird der Bund diese Garantien abschaffen müssen.

menge. Der Antrag der Minderheit läuft tendenziell in die Ge- Ich warne Sie, meine Damen und Herren aus der Landwirt-

genrichtung, indem er die Mengenbeschränkung teilweise un- schaft, das Spiel zu weit zu treiben, indem Sie diese Entschädi-

terlaufen will. gung fordern und damit letztlich den Bund zwingen, die Preis-

Der Hauptgrund aber, weshalb wir diesen Antrag ablehnen, ist und Abnahmegarantie zurückzunehmen. Sie würden damit

der, dass für die Bauern bereits eine Flexibilität besteht, näm- den Bauern einen schlechten Dienst erweisen!

lich im Rahmen des genossenschaftlichen Ausgleichs, den Ich bitte Sie dringend, den Antrag Schwab, der in die falsche

sie während des Jahres unter sich, innerhalb der Genossen- Richtung geht und weit über das Ziel hinausschiesst, abzu-

schaft, ohne Ueberlieferungsabgabe nach Artikel 3 Absatz 2 lehnen.

MWB in Verbindung mit Artikel 12 der Verordnung über die Er-

hebung von Abgaben und Beiträgen der Milchproduzenten M. Delamuraz, conseiller fédéral: Le Conseil fédéral a pro-

vornehmen können. Es wäre unseres Erachtens verfehlt, die posé les termes «sans indemnisation» dans son texte parce

Mengenbeschränkung nochmals zusätzlich zu lockern und qu'il voulait rappeler un principe qui, en Suisse, a toujours été

damit die Milchrechnung zusätzlich zu belasten. Ich glaube, appliqué, à savoir qu'un contingent ne peut pas faire l'objet

gerade jene Damen und Herren, denen die Bundesfinanzen d'un prix payé par la Confédération. La Confédération n'a ja-

am Herzen liegen, werden darauf achten müssen, die Schleu- mais payé de contingent Elle n'en paiera jamais et c'est la rai-

sen nicht zu weit zu öffnen.

son pour laquelle il lui paraissait préférable de mettre les

Ich bitte Sie daher, den Antrag der Minderheit Schwab abzu- points sur les i à propos du texte qui se trouve ici. C'est la rai-

lehnen.

son pour laquelle, toujours, nous nous opposons à la proposi-

tion Schwab, mais j'ajoute que si, d'aventure, cette proposi-

M. Delamuraz, conseiller fédéral: Pour éviter que nous ayons tion l'emportait, il est bien clair que le Conseil fédéral, même

un dialogue de sourds, je précise que je parle uniquement de sans cette précision verbale, ne débuterait pas une autre politi-

la proposition individuelle Schwab qui demande de biffer les que et il ne commencerait pas à payer des contingents pour

termes «sans indemnisation». Je parlerai plus tard de l'autre qu'ils soient supprimés ou réduits.

proposition, celle de la minorité de la commission dont ont La conséquence fondamentale serait donc la même, mais le

parlé les rapporteurs. moyen d'y arriver est formellement plus précis et mieux défini

Pour ce qui concerne la proposition Schwab, je pense que le si l'on retient la version du Conseil fédéral. C'est ce que je vous

Conseil fédéral a la possibilité de choisir entre les deux solu- i n vite à fai re.

tions qui s'offrent à lui. La suppression de ces termes ne ferme

aucune possibilité au Conseil fédéral, parce qu'il est déjà libre

Abstimmung - Vote

d'indemniser ou non la réduction des contingents. Il s'est re- 78 Stimmen

Für den Antrag der Kommission

fusé à une telle solution jusqu'ici. Les solutions d'indemnisa- 29 Stimmen

Für den Antrag Schwab

tion de réductions sont certes utilisées dans la Communauté,

mais elles ne sont pas en usage chez nous. Par conséquent,

en maintenant la formule originelle, vous créez, je dirais, une Art. 2 Abs. 3 Bst. g

certitude plus grande dans l'application du droit. Antrag der Kommission

La suppression formelle que voudrait apporter M. Schwab ne Mehrheit

changera pas la pratique. Elle me paraît cependant moins Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

claire dans l'expression. Voilà où est le choix. Il n'est nulle part Minderheit

ailleurs. (Schwab, Binder, Gobet, Kühne, Nebiker, Stucky)

g. die Unter- und Ueberschreitungen des Einzelkontingentes

M. Couchepin, rapporteur: Nous avons parlé de la proposi- im vorangegangenen Milchjahr.

tion de minorité Schwab à la lettre g de l'article 2 alinéa 3.

Entre temps M. Schwab a présenté une proposition indivi- Art. 2 al. 3 let. g

duelle concernant l'introduction de cet alinéa, où il suggère de Proposition de la commission

supprimer les termes «sans indemnisation». Majorité

Cette proposition est évidemment grave parce qu'elle coupe Adhérer au projet du Conseil fédéral

les ailes à l'innovation majeure de cette loi, c'est-à-dire la pos- Minorité

sibilité, d'une part, de vendre les contingents et, d'autre part, la (Schwab, Binder, Gobet, Kühne, Nebiker, Stucky)

possibilité pour le Conseil fédéral de majorer ou réduire les g. Des livraisons inférieures et supérieures aux contingents in-

contingents, sans indemnisation. dividuels effectuées au cours de l'année laitière précédente.

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1646 N 28 septembre 1993

Schwab, Sprecher der Minderheit: Kontingentskürzungen Abstimmung - Vote

sind stets negativ zu beurteilen; das habe ich bereits in einem Für den Antrag der Mehrheit 78 Stimmen

vorherigen Votum im Zusammenhang mit der entschädi- Für den Antrag der Minderheit 31 Stimmen

gungslosen Kürzung von Kontingenten angebracht Ich bin

der Meinung, dass Kontingentskürzungen nur im Zusammen- Art. 2 Abs. 3 Bst. h (neu)

hang mit internationalen Gegebenheiten vorgenommen wer- Antrag der Kommission

den sollten. Mehrheit

Nun ist es so, dass jeder Produzent ein Kontingent hat, dass Ablehnung des Antrages der Minderheit

jeder Produzent versucht, sein Kontingent auszulasten, zu Minderheit

«melken», nicht zuletzt aus Angst, dass ihm dieses bei Nichter- (Baumann, Bodenmann, Borei François, Hämmerle, Leder-

füllung vom Staate her gekürzt werden könnte. Aus dieser gerber, Strahm Rudolf, Thür)

Sicht scheint es mir nötig zu sein, dass wir in diesem Artikel h. die Einhaltung der Bestimmungen gemäss Artikel 31 b des

eine flexiblere Lösung einbauen, eine Lösung, die dem Produ- Landwirtschaftsgesetzes.

zenten die Möglichkeit einräumt, auch «Unterlieferungen» auf

das nächste Jahr zu übertragen. Auf den ersten Blick gesehen Art. 2 al.3 let. h (nouvelle)

könnte eine solche Lösung zu mehr Milchproduktion führen. Proposition de la commission

Mittelfristig gesehen dürfte das jedoch nicht der Fall sein. Es Majorité

würde wie erwähnt einen gewissen Produktionszwang weg- Rejeter la proposition de la minorité

nehmen und eine bessere Verteilung ergeben. Minorité

Ich meine, dass man diesem Antrag zustimmen könnte, dass (Baumann, Bodenmann, Borei François, Hämmerle, Leder-

dieser Antrag auch keine Kostenfolge hat, und möchte bei die- gerber, Strahm Rudolf, Thür)

ser Gelegenheit noch eine Antwort auf das Votum von Herrn h. Du respect des dispositions de l'article 31 b de la loi sur

David geben. l'agriculture.

Mein Antrag, den Sie abgelehnt haben, hätte nicht Milliarden

von Franken zuungunsten der Bundeskasse zur Folge ge- Baumann, Sprecher der Minderheit: Der Bundesrat hat ge-

habt, das nicht! Er hätte nur auf Recht und Gerechtigkeit ba- mäss Artikel 2 Absatz 3 die Kompetenz, Kontingente nach ge-

siert: Der Staat hätte dem Bauern für ein Kontingent, das mit all wissen Kriterien zu kürzen. Die generelle Erhöhung der Kon-

seinen finanziellen Konsequenzen erarbeitet wurde, eine Ent- tingente dürfte ja kaum einmal Anwendung finden und gehört

schädigung zurückerstattet, wenn der Staat das Kontingent in die Kategorie Wunschdenken.

hätte einziehen müssen. Das wäre der Sinn gewesen, und erst Hingegen wird der Bundesrat in Zukunft wohl nicht darum her-

noch in der Kann-Formel, Herr David, in der Kann-Formell umkommen, die globale Kontingentsmenge zu kürzen. Bei ei-

nem allfälligen Gatt-Abschluss würde beispielsweise die ge-

forderte Kürzung der Käseexportmengen eine Reduktion des

M. Couchepin, rapporteur: Nous avons déjà répondu tout à Globalkontingentes um 9 Prozent bedingen. Es liegt auf der

l'heure au sujet de la proposition de minorité Schwab. Nous Hand, dass bei der Verteilung der Kürzungen auf die einzelnen

répétons que le résultat de cette proposition, si elle était ac- Betriebe sinnvollerweise gewisse Kriterien zur Anwendung ge-

ceptée, ce serait de pousser à l'utilisation totale et systémati- langen sollen; sie sind unter den Buchstaben a bis g aufge-

que, sur la durée, de tous les contingents et ainsi de provoquer führt.

une hausse de la production de lait, ce qui n'est pas le but re- Die Minderheit möchte diesen Kriterienkatalog um eine Be-

cherché. stimmung ergänzen: Betriebe, die nach den ökologischen Kri-

terien gemäss Artikel 31 b des Landwirtschaftsgesetzes produ-

David, Berichterstatter: Die Kommissionssprecher haben be- zieren - das sind integriert produzierende Betriebe, biologisch

reits zum Antrag der Minderheit Schwab zu Artikel 2 Absatz 3 produzierende Betriebe-, sollten von generellen Kontingents-

Buchstabe g MWB gesprochen. Die Kommission empfiehlt Ih- kürzungen verschont werden. Das lässt sich mit der Tatsache

nen, diesen Antrag abzulehnen. begründen, dass diese Betriebe an und für sich für ihre Fläche

Nach dem bestehenden Recht (Art. 3 Abs. 2 MWB in Verbin- wenig Milch produzieren, kleine Milchkontingente haben.

dung mit Art. 12 der Verordnung über die Erhebung von Abga- Bisher haben sich erst etwa 10 Prozent der Betriebe entschlos-

ben und Beiträgen der Milchproduzenten) besteht bereits eine sen, nach diesen Bestimmungen des Artikels 31 b des Land-

Flexibilisierungsmöglichkeit innerhalb der Genossenschaft für wirtschaftsgesetzes zu wirtschaften, weil die ökologischen Di-

Kontingentsübertragungen unter Genossenschaftsmitglie- rektzahlungen diese zusätzlichen Auflagen offenbar nur unge-

dern im laufenden Milchjahr. Wir sind der Meinung, dass es nügend entschädigen. Es ist daher naheliegend, dass diese

nicht angeht, die Mengenbeschränkung nochmals weiter zu Betriebskategorien bei allen sich bietenden Gelegenheiten

lockern. Wir müssen die Menge im Griff behalten. begünstigt werden sollen. Nur dann wird es möglich sein, der-

Darum beantragen wir Ihnen, diese zusätzlichen Möglichkei- einst die Mehrheit der Betriebe zu veranlassen, besonders um-

ten einer Mengenausweitung abzulehnen. weltschonend zu wirtschaften.

Ich beantrage Ihnen namens der Minderheit, das zusätzliche

Kriterium aufzunehmen. Der Bundesrat hat ohnehin noch ei-

M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je vous invite à rejeter la nen fast unermesslichen Ermessensspielraum bei der Ver-

proposition de la minorité Schwab, dont un des effets pervers gabe dieser Produktionsrechte.

serait de contribuer, année après année, à rétablir, sinon à ren-

forcer certains contingents individuels et, par conséquent, à Ruckstuhl: Ich bin Milchproduzent und im Vorstand eines re-

réduire à néant la possibilité que nous voulons nous donner, gionalen Milchverbandes. Ich empfehle Ihnen im Namen der

avec ce nouvel arrêté, de pouvoir infléchir vers le bas le sort CVP-Fraktion, den Antrag der Minderheit Baumann zu Arti-

des contingents. kel 2 Absatz 3 Buchstabe h abzulehnen, und zwar aus folgen-

Si, comme le citait M. Schwab, un producteur connaît une an- den Gründen:

née exceptionnellement difficile, où toutes sortes de raisons Wir haben vor rund einem Jahr das Landwirtschaftsgesetz re-

familiales ou techniques l'ont conduit à livrer beaucoup moins vidiert und die Artikel 31 a und 31 b neu gefasst In Artikel 31 a

de lait que son contingent individuel, le rééquilibrage, l'année machen wir der Landwirtschaft die Auflage, dass sie markt-

suivante, à l'intérieur de lasociété dont il fait partie, est toujours und konsumentengerecht zu produzieren hat und dass sie in

possible. Nous préférons cette souplesse-là à une attribution der Produktion die Natur und die Umwelt nachhaltig zu scho-

du contingent individuel définitivement fixé. nen hat In Artikel 31 b offerieren wir den Bauern eine Entschä-

Avec la proposition de minorité Schwab, nous nous aliénons digung für zusätzliche Leistungen in diesem Bereich, d. h.,

une possibilité de souplesse. C'est la raison pour laquelle je wenn sie besonders ökologisch und umweltschonend bewirt-

vous invite à accepter la proposition de la majorité de la com- schaften, erhalten sie für den Mehraufwand und die Ertrags-

mission. einbusse eine bescheidene Entschädigung, die aber immer-

28. September 1993 N 1647 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

hin finanziell interessant sein soll. Artikel 31 b beruht aufgrund auch an das Bundesamt für Landwirtschaft gerichtet -, vom

unserer Diskussion in diesem Rat eindeutig auf Freiwilligkeit. Verhältnis 10 zu 1 zum Verhältnis 1 zu 1 kommen wollen, das

Es soll ein finanzieller Anreiz, aber keine Verpflichtung ge- ist mir schleierhaft. Ich muss hier schon die Frage stellen, ob

schaffen werden, Artikel 31 b in der Produktion zu berücksich- es sich da nicht um eine dieser Beteuerungen handelt, mit der

tigen. Die Praxis läuft nun an, und in bezug auf Artikel 31 b wird Sie dann auch Misstrauen säen. Ich möchte hier die Klammer

von den Bauern exakt studiert, wieweit die Möglichkeit be- schliessen, das war eine Bemerkung zu den Direktzahlungen.

steht, durch besonders ökologische Bewirtschaftung hier zu- Hier geht es aber um ein Lenkungsinstrument, das den Bund

sätzliche Mittel zu erreichen. Die Verordnung dazu - das darf nichts kostet. Es wäre ein zusätzliches Kriterium; der Bundes-

man wohl sagen - ist nicht ausgereift und gibt in der Praxis rat hätte zusätzlich auch ein sanftes Lenkungsinstrument in

noch Probleme auf, insbesondere bei kleinen Betrieben, die der Hand, um die Landwirtschaft in Richtung Produktion nach

im Bereiche der Tierhaltung zusätzliche Investitionen anführen Artikel 31 b zu lenken. Dieses Mittel kostet nichts und ent-

müssen. spricht - wie ich das bis jetzt verstanden habe und wie auch

Bei der heutigen Revision sind wir nun beim Milchwirtschafts- meine Fraktion es verstanden hat - der Philosophie der neuen

beschluss und nicht beim Natur- und Heimatschutzgesetz Landwirtschaftspolitik.

oder beim Landwirtschaftsgesetz. Es geht nicht an, dass wir Deswegen bitte ich Sie, dieses sanfte Lenkungsinstrument zu

diese gesetzlichen Bestimmungen miteinander verknüpfen befürworten. Es kostet für einmal nichts und ist ein wichtiges

und damit den Vollzug zusätzlich erschweren. Es käme nie- Signal an die Landwirtschaft, dass es in Richtung des 7. Land-

mandem in diesem Saal in den Sinn, beim Luftfahrtgesetz wirtschaftsberichts gehen soll.

z. B. den Schutz der einheimischen Vogelarten hinein-

zuinterpretieren. M. Perey: Comme j'ai eu l'occasion de le dire lors de l'entrée

In diesem Sinne bitte ich Sie im Namen der CVP-Fraktion, den en matière, nous avons, tout au long des discussions sur ces

Antrag der Minderheit Baumann abzulehnen. propositions de minorité, l'occasion de dire la même chose. Je

ne le ferai pas, je ne m'exprimerai que cette fois-ci, et c'est vala-

Strahm Rudolf: Es ist üblich geworden, dass jeder Referent ble pour les sept propositions de minorité qui sont déposées,

hier vorne die Interessen offenlegt. Es gibt auch noch ein Inter- comme je l'ai dit, par le duo Baumann/Hämmerle qui, chaque

esse der Wassertrinker: Alle sollten ein Interesse haben, dass fois, dans toutes les lois, reviennent avec leurs théories et leurs

in diesem Land, vor allem im Mittelland, die Nitratwerte beim idées écolo-biologiques. Grand bien leur fasse si c'est leurs

Trinkwasser nicht weiter ansteigen. Es ist nicht nur ungesund, idées, mais il ne faut pas les mettre dans toutes les lois. Nous

sondern kostet die Gemeinden sehr viel. Der Artikel, über den avons discuté l'année dernière les articles 31 a et 31 b de la loi

wir hier diskutieren, hat sehr viel mit den Nitratwerten im Was- sur l'agriculture qui règlent ce problème et il est faux de chaque

ser zu tun; wir sollten nämlich von der Ueberdüngung und der fois, à toute occasion, revenir avec les mêmes objets.

sehr intensiven Produktion wegkommen, vor allem von der C'est pourquoi le groupe radical, dans sa majorité, à l'unani-

Maisproduktion, die erwiesenermassen - es gab dazu ver- mité même, refusera les sept propositions de minorité présen-

schiedene langjährige Forschungsprogramme - sehr stark tées soit par M. Hämmerle soit par M. Baumann.

mitverantwortlich ist für die Nitratmisere im schweizerischen

Mittelland. M. Couchepin, rapporteur: Comme l'a dit M. Perey, nous

Bei Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe h geht es um eine Kann- abordons une discussion qui reviendra à plusieurs reprises,

Bestimmung, d. h., der Bundesrat kann, wenn es darum geht, puisque sept fois - il a fait le compte - la même idée a été mise

Kontingente aus dem Verkehr zu ziehen, diejenigen Bauern, sur le tapis par M. Baumann et les autres membres de la

diejenigen Betriebe bei der Kontingentskürzung bevorzugen, minorité.

die nach Artikel 31 b produzieren. Artikel 31 b des Landwirt- Il faut tout d'abord dire que l'argument de M. Baumann, relatif

schaftsgesetzes betrifft ja jene Betriebe, die sich um die Oeko- à l'approbation du Gatt et à l'obligation éventuelle de réduire la

logisierung und Extensivierung bemühen, die zum Beispiel production de lait, ne doit pas être pris en compte maintenant

IP-Richtlinien oder Richtlinien über den biologischen Landbau S'il y a des événements nouveaux - le Gatt ou d'autres - qui

einhalten. obligent à procéder à une modification du contingent, il sera

Ich muss hier Herrn Ruckstuhl eine Antwort geben. Wenn Sie juste et justifié d'en tenir compte lors de la décision et en fonc-

jetzt Artikel 31 b so leichtfertig mit dem Natur- und Heimat- tion exactement de la réalité du moment. Il faut donc traiter

schutzgesetz in Verbindung bringen, machen Sie diesen Arti- cette proposition en fonction de la situation actuelle et en fonc-

kel 31 b kaputt Wir haben in der Kommission - ich war dabei, tion de cette situation seulement. Il faut rappeler que cet alinéa

als dieser Artikel beraten wurde - nie daran gedacht, dass das n'a pas pour but de réorienter la production en soi, mais d'or-

nur ein Heimatschutzartikel sei, sondern es geht hier um die ganiser le marché.

Zukunft der Landwirtschaft, der Landwirtschaftspolitik, wie sie La proposition de minorité Baumann qui est une «Lenkungs-

auch im 7. Landwirtschaftsbericht festgehalten ist Es geht vorschlag», une proposition d'orientation, est complémentaire

hier um die Landwirtschaftspolitik und nicht um den Natur- à l'organisation du marché. Elle doit venir dans d'autres procé-

schutz. Wir haben mit den Direktzahlungen ein Lenkungsin- dures et, en particulier, à travers les paiements directs prévus

strument, um die Betriebe, die nach Artikel 31 b produzieren, à l'article 31 b. On tient objectivement compte, tout au long de

also in Richtung Oekologisierung, zu bevorzugen. l'arrêté, des besoins de l'écologie, notamment à travers la limi-

Beim Antrag der Minderheit Baumann geht es nun um ein Len- tation de la production à l'hectare. Ce n'est pas à cet article

kungsinstrument, das den Bund nichts kostet: Der Bund kann qu'il faut introduire cela, ce n'est pas nécessaire puisqu'on en

Steuern bei der Erhöhung oder Kürzung von Milchkontingen- tient compte ailleurs, et ce n'est pas conforme à l'esprit de

ten erheben. Mir scheint, Buchstabe h liegt im Rahmen der cet article qui, lui, est en rapport direct avec l'organisation du

Ziele des 7. Landwirtschaftsberichts; er geht in jene Richtung, marché.

die der Bundesrat für die Zukunft der Landwirtschaft auf-

gezeigt hat, in Richtung Extensivierung und ökologischere David, Berichterstatter: Beim Antrag der Minderheit Baumann

Produktion. geht es eigentlich nicht um das Ziel einer ökologisch ausge-

Ich muss hier in Klammern noch ein Wort zur Frage der Direkt- richteten Landwirtschaft, sondern um die Instrumente, mit de-

zahlungen einflechten. Es ist vom Parlament beschlossen nen dieses Ziel erreicht werden soll.

worden - gegen den Willen des Bundesrates und der Verwal- Die Minderheit schlägt uns eine neue Verbots- oder Sanktions-

tung -, dass die Direktzahlungen in Zukunft nach einer Ueber- regulierung vor. Die Kommissionsmehrheit ist dagegen der

gangszeit von einigen Jahren hälftig nach Artikel 31 a und hälf- Meinung, dass es richtiger ist, positiv wirkende Lenkungsin-

tig nach Artikel 31 b geleistet werden sollen. Innersten Jahr der strumente zu wählen, also nicht mehr mit Verboten, Geboten

Verwirklichung dieser Direktzahlungen hat man 400 Millionen und Sanktionen zu arbeiten, sondern mit Anreizen. Das ist ei-

Franken basierend auf Artikel 31 a und 40 Millionen Franken gentlich das, was uns Herr Ledergerber einleitend vorgeschla-

basierend auf Artikel 31 b ausgerichtet, also im Verhältnis gen hat: Deregulierung bedeutet in unserem Zusammen-

10 zu 1. Wie Sie innert fünf Jahren, Herr Bundesrat - das ist hang, mit Anreizen, insbesondere mit Beeinflussung des

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1648 N 28 septembre 1993

Geldflusses die zielkonformen Verhaltensweisen zu bewirken, Ne compliquons donc pas, par des surcharges inutiles et des

und nicht mit Verboten und Geboten. Wenn Sie hier zusätzli- contre-appels, ce que le législateur a somme toute fort bien fait

che Verbote und Gebote einführen, führen Sie wieder eine zu- jusqu'ici, et suivons avec confiance et clarté la majorité de la

sätzliche Bürokratie mit entsprechendem administrativem Auf- commission.

wand ein, was wir für falsch halten. Das Ziel aber ist richtig. Wir

wollen in Richtung ökologischere Landwirtschaft vorankom- Abstimmung - Vote

men. Die Kommissionsmehrheit hat darum in Artikel 2a dem Für den Antrag der Mehrheit offensichtliche Mehrheit

Absatz 4bis zugestimmt Ich hoffe, Sie tun das nachher auch. Für den Antrag der Minderheit Minderheit

Das ist ein klarer einkommensorientierter Anreiz für den Um-

stieg auf die IP- und Bioproduktion. Das sind die richtigen In-

strumente, und nicht die Schaffung von neuen Verboten und Art. 2a Titel, Abs. 1

Geboten. Das muss ich auch Herrn Strahm Rudolf sagen. Er Antrag der Kommission

erklärte soeben, dieser Artikel koste ja nichts. Dies trifft tat- Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

sächlich zu: Wenn wir regulieren und Verbote und Gebote auf-

stellen, kostet das den Staat nichts. Aber es wirkt regulierend, Art. 2a titre, al. 1

einschränkend und demotivierend für die Betroffenen. Gerade Proposition de la commission

im Umweltbereich - und da, glaube ich, ist Herr Strahm der Adhérer au projet du Conseil fédéral

gleichen Meinung wie ich - müssen wir von der Praxis der Ver-

bote und Gebote eher wegkommen. Wir müssen mit den Angenommen -Adopté

Geldflüssen, mit den öffentlichen Mitteln, die wir ja nicht erhö-

hen, sondern nur in andere Kanäle leiten, das richtige Handeln Art. 2a Abs. 2

bei den Betroffenen auslösen. Antrag der Kommission

Darum lehnt die Kommissionsmehrheit den von der Minder- .... die Gebiete fest Er kann dabei die prioritätsgerechte Milch-

heit neu vorgeschlagenen Artikel 2 Absatz 3 Buchstabe h ab verwertung berücksichtigen.

und empfiehlt Ihnen, Artikel 2a Absatz 4bis zuzustimmen.

Ein letztes Wort zur Entwicklung der Direktzahlungen nach Ar-

tikel 31 b des Landwirtschaftsgesetzes: Die Steuerung wirkt Antrag Wyss William

Sie können, Herr Strahm, die ersten Ergebnisse vor Ort bei Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

den Bauern wahrnehmen. Die Bauern reagieren bereits. Im

Jahre 1994 sind 114 Millionen Franken an Direktzahlungen Art. 2a al. 2

nach Artikel 31 b Landwirtschaftsgesetz vorgesehen, 1995 Proposition de la commission

sind es 197 Millionen, 1996 sind es 322 Millionen und 1997 .... les régions. Ce faisant, il peut prendre en considération

schliesslich 472 Millionen. Sie können das in der Antwort des l'utilisation prioritaire du lait

Bundesrates auf die Interpellation Hämmerle nachlesen. Der

finanzielle Einsatz ist beträchtlich und geht in die richtige Rich- Proposition Wyss William

tung der ökologisch orientierten Einkommensanreize. Adhérer au projet du Conseil fédéral

M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je vous invite à suivre la ma-

jorité de votre commission, car la minorité mélange les genres. Wyss William: Mich stört der letzte Satz von Artikel 2a Absatz 2

Dans cet arrêté, il s'agit du marché du lait, de l'adaptation de la im Antrag der Kommission, der wie folgt lautet: «Er kann dabei

production et des moyens de production au marché, et il s'agit die prioritätsgerechte Milchverwertung berücksichtigen.» Ich

d'orienter vers le marché cette production du lait par les assou- begründe, warum ich Ihnen im Namen der SVP-Fraktion bean-

plissements que nous proposons. trage, der Fassung des Bundesrates zustimmen.

Le respect des valeurs écologiques, qui est indispensable et Die Artikel 2a und 2b regeln, unter welchen Bedingungen die

qui se renforce, trouve place ailleurs dans l'arsenal législatif, Uebertragung der Einzelkontingente möglich ist Der jeweils

notamment à l'article 31 b lui-même. Il serait toutefois superfé- letzte Satz von Artikel 2a Absatz 2 gemäss Fassung der Kom-

tatoire, dans un arrêté concernant le marché du lait comme ce- mission enthält für den Milchproduzenten die Auflage, dass er

lui que nous discutons ce matin, de vouloir ajouter encore aux sein Einzelkontingent durch Uebertragung eines Zusatzkon-

critères qui permettent au Conseil fédéral la majoration ou tingentes nur erhöhen könne, wenn er seine Milch der priori-

la réduction des contingents, celui de l'application de tätsgerechten Milchverwertung zuführe.

l'article 31 b. C'est une confusion des genres, et il faut que Diese Bestimmung ist falsch. Sie kann vom einzelnen Produ-

l'église reste au milieu du village. zenten gar nicht berücksichtigt werden. Warum? In der Vorla-

J'observe, à l'égard de la minorité Baumann, que si nous sui- ge B (Milchbeschluss), die heute auch zur Diskussion steht,

vions sa proposition, il se pourrait que le Conseil fédéral, haben wir in Artikel 5 die Bestimmung, der Milchproduzent

contraint de procéder à des réductions de contingent, n'y müsse seine Verkehrsmilch der angestammten Milchsammel-

oblige pas les producteurs s'inspirant des méthodes écologi- stelle abliefern. Er ist also verpflichtet, seine Verkehrsmilch an

ques, alors que ceux-ci sont bel et bien dans le marché, y parti- die örtliche Milchsammelstelle abzuliefern. Sie werden sich

cipent, le surchargeant peut-être, au même titre que les autres nun fragen, wer die Verantwortung für die kostengünstige

producteurs. Je ne vois pas pourquoi, du point de vue du mar- Milchverwertung trage. Da gibt es das jährliche nationale

ché qui est le point de vue que l'on retient ici, ils devraient bé- Milchverwertungs-Lenkungsprogramm. Es hat zum Ziel, die

néficier d'une situation d'exception et pouvoir ainsi se sous- Milch so kostengünstig wie möglich zu verwerten. Dieses Len-

traire précisément aux règles du marché auxquelles tous les kungsinstrument steht heute nicht zur Diskussion. Der letzte

autres producteurs sont astreints. Satz von Artikel 2a Absatz 2 ist also systemfremd. Er war auch

C'est dans cet esprit de clarté quant au lieu où sont définies les in der Vorlage des Bundesrates nicht vorgesehen.

exigences de la politique agricole que je vous invite à suivre la Ich bitte Sie im Namen der SVP-Fraktion, im Interesse einer

majorité de votre commission. korrekten Gesetzgebung der Fassung des Bundesrates zuzu-

Si vous me le permettez, j'aimerais ajouter encore - et ce sera stimmen.

la dernière fois que je le ferai - une notation fondamentale sur

la production laitière, à savoir le constat que la production lai- M. Couchepin, rapporteur: La proposition Wyss William

tière, en tant que telle, est certainement l'une des productions tend à revenir à la version du Conseil fédéral à l'article 2a

agricole, botanique ou animale les plus écologiques et qu'elle alinéa 2. Au sein de la commission, la majorité avait accepté

donne un exemple de respect des conditions écologiques de rajouter à cet alinéa la mention: «Ce faisant, il peut prendre

d'autant plus clair que le contingent maximum par hectare a en considération l'utilisation prioritaire du lait.» Derrière cette

été fixé en tenant très largement compte du but écologique adjonction, il y a une bataille entre paysans, relative à la protec-

précisément tion des fromageries.

28. September 1993 N 1649 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

II y avait une proposition Gobet qui voulait que l'on précise, Art. 2a al. 2bis (nouveau)

d'une manière encore plus claire, qu'on devait tenir compte Proposition de la commission

dans le transfert des contingents de l'utilisation du lait, l'utilisa- Le Conseil fédéral veille à ce que le transfert de contingents ou

tion en particulier en faveur des fromagers. Finalement, la pro- de parties de contingents par la vente ne puisse avoir lieu des

position retenue a été plus modérée que la proposition Gobet zones de montagne I à IV du cadastre de la production agri-

Aujourd'hui elle n'a pas l'heur de plaire à M. Wyss qui est le re- cole vers la région de plaine.

présentant d'une autre catégorie de paysans. Il s'agit finale-

ment d'un combat entre des gens qui sont plus directement Angenommen -Adopté

intéressés à la production fromagère et d'autres qui pensent

qu'il faut rester beaucoup plus libéral dans ce domaine, et ne Art. 2a Abs. 3

pas donner de priorité à la production fromagère. Antrag der Kommission

Comme le fromage est finalement en cause et que c'est un des Mehrheit

seuls produits agricoles exportables, j'aurais tendance à vous Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates

recommander, avec la majorité de la commission, défavoriser Minderheit

l'utilisation prioritaire du lait, dans le sens de la production fro- (Hämmerle, Baumann, Bodenmann, Borei François, Leder-

magère et de ce qui est le plus exportable, et de compléter le gerber, Strahm Rudolf, Thür)

projet du Conseil fédéral, comme vous le propose la majorité .... unterschiedlich festlegen. Massgebend ist, dass das ge-

de la commission, bien que ça n'aille pas dans le sens de la samte Milchkontingent grundsätzlich mit der hofeigenen Fut-

dérégulation. terbasis realisiert werden kann.

David, Berichterstatter: Der letzte Satz von Artikel 2a Absatz 2 Art. 2a al. 3

in der Fassung der Kommission will auf die örtlichen Käserei- Proposition de la commission

strukturen angemessen Rücksicht nehmen. Es handelt sich Majorité

allerdings - das muss klar festgehalten werden - im Text des Adhérer au projet du Conseil fédéral

Gesetzes nur um eine Kann-Vorschrift. Es ist also dem Bun- Minorité

desrat durchaus unbenommen, hier nur mit Zurückhaltung (Hämmerle, Baumann, Bodenmann, Borei François, Leder-

Strukturen zu erhalten. Er soll nur dort Massnahmen ergreifen, gerber, Strahm Rudolf, Thür)

wo es wegen grosser Vorinvestitionen aus früherer Zeit kaum .... de celles-ci. L'essentiel est que le contingent laitier total

gerechtfertigt wäre, sofort bestehende, hochwertige Käserei- puisse en principe être produit à partir de la base fourragère de

Infrastrukturen schutzlos preiszugeben. l'exploitation.

Insgesamt geht die Entwicklung sicher eher in Richtung des

Antrages Wyss William. Die Kommission hat sich aber dafür Hämmerle, Sprecher der Minderheit: Der Antrag der Minder-

entschieden, dem Bundesrat die Möglichkeit zu belassen, der heit Hämmerle entspricht vollständig den Zielen der neuen

Kontingentsübertragung gewisse Schranken zum Schutz der Agrarpolitik. Die hofeigene Futterbasis müsste in einer halb-

bestehenden Käsereien zu setzen. Es scheint mir in der jetzi- wegsökologischen Landwirtschaft oberstes Prinzip jeder Tier-

gen Situation, wo wir den Wechsel vollziehen, richtig, diese haltung sein. Dies ist einmal ökologisch sinnvoll und selbstver-

Möglichkeit zu belassen, damit die Betroffenen nicht zu ständlich, fällt doch nur soviel hofeigener Dünger an, wie mit

schnell und zu unvermutet ins kalte Wasser springen müssen. hofeigenem Futter gehaltene Kühe oder Tiere abgeben

Aus diesen Gründen empfehle ich Ihnen, dem Antrag der können. Der Kreislauf stimmt; die Gewässer werden es uns

Kommission zu folgen. danken.

Zudem ist es ökonomisch richtig, wird doch mit diesem Prin-

M. Delamuraz, conseiller fédéral: Derrière ces mots anodins, zip - wenn es konsequent und durchgehend in der ganzen

il y a un combat de géants entre les laiteries et les fédérations Landwirtschaft angewendet wird - der kostspieligen Ueber-

et entre deux conseillers nationaux issus du même canton. produktion ein definitiver Riegel geschoben. Hier geht es vor-

Je ne vais pas arbitrer définitivement ce débat. Je vous dirai erst darum, beim Kontingenthandel ein erstes Zeichen zu set-

simplement que la version du Conseil fédéral, telle que zen, einen ersten Pflock in diese Richtung einzuschlagen.

M. Wyss William voudrait l'établir et la faire prévaloir, est in- Beachten Sie bitte - bevor Sie den Antrag ablehnen - auch

contestablement un meilleur signe vers l'économie de mar- noch die genaue Formulierung: «Massgebend ist, dass das

ché, vers la souplesse des structures, et donne au Conseil fé- gesamte Milchkontingent grundsätzlich mit der hofeigenen

déral, d'une manière plus ample, l'outil de la libéralisation. Les Futterbasis realisiert werden kann.»

mots qui ont été ajoutés par la commission - à l'unanimité, je Das heisst folgendes:

crois - voulant tenir compte de l'usage prioritaire du lait, sont, 1. Wenn ein Bauer zwar sein bisheriges, sein eigenes Kontin-

quant à eux, en réalité une petite protection des fromageries, gent mit der hofeigenen Futterbasis erzeugen kann, aber das

lesquelles me sont très sympathiques, mais qui peuvent se zusätzlich zu kaufende nicht, dann kommt er als Käufer sinn-

protéger elles-mêmes. vollerweise nicht mehr in Frage. Dies ist sicher richtig, wird

C'est la raison pour laquelle je vous inviterai à suivre la propo- doch damit der unseligen inneren Aufstockung nicht noch

sition Wyss William. weiter Vorschub geleistet Neue Instrumente müssen doch so

ausgestaltet werden, dass sie alte Fehler wenigstens nicht

Wyss William: Wir sehen anhand der Diskussion, dass nie- noch fortsetzen oder gar noch verstärken.

mand weiss, was prioritätsgerecht heisst. Für mich heisst prio- 2. Die Formulierung ist auch ein bisschen elastisch. Sie ver-

ritätsgerecht, so kostengünstig wie möglich. Das hat nichts mit langt die hofeigene Futterbasis nicht absolut, sondern nur

Schutz von irgendwelchen Einrichtungen von Betrieben zu grundsätzlich, d. h., Engpässe oder Spitzen in schwierigen

tun, sondern es geht um die kostengünstige Milchverwertung, Fällen dürfen auch mit hoffremdem Futter bewältigt werden.

und auf diese kann der einzelne Produzent nicht Einfluss neh- Dieser Grundsatz gilt übrigens auch beim biologischen Land-

men. Das ist mein Anliegen. bau schon lange, und er hat sich dort bewährt und nicht zu

nennenswerten Schwierigkeiten geführt.

Abstimmung - Vote Es wird nun gegen diesen Minderheitsantrag eingewendet,

Für den Antrag der Kommission 72 Stimmen dass damit das Berggebiet benachteiligt werde, weil man dort

Für den Antrag Wyss William 41 Stimmen besonders auf Kraftfutterzukauf angewiesen sei. Dies trifft

nicht zu. Der Bauer hat sich im Berggebiet genauso nach den

Art. 2a Abs. 2bis (neu) natürlichen Produktionsbedingungen zu richten wie an-

Antrag der Kommission derswo. Uebrigens ist das dort zugekaufte Futter auch teurer

Der Bundesrat sorgt dafür, dass keine Kontingente oder Kon- als anderswo, weil die Wege weiter und schwieriger sind.

tingentsteile aus den Bergzonen l bis IV des Viehwirtschaftska- Eine grundsätzliche Bemerkung: Es ist in der Debatte immer

tasters durch Verkauf ins Talgebiet übertragen werden. wieder betont worden, das Anliegen der Oekologie und der

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1650 N 28 septembre 1993

Extensivierung werde in Artikel 31 b des Landwirtschaftsgeset- La proposition de minorité Hämmerle ne vise pas à interdire ce

zes geregelt und es werde dort abschliessend geregelt. Das genre d'achat pour équilibrer l'alimentation du bétail. Il ne

ist ein völlig verfehltes Kästchendenken. Es geht nämlich s'agit pas non plus d'interdire à titre exceptionnel l'achat de

darum, der Neuorientierung der Agrarpolitik in allen landwirt- fourrage dans des périodes de pointe, mais il s'agit bien qu'en

schaftlichen Sektoren zum Durchbruch zu verhelfen, sie über- principe la base fourragère doit être à disposition dans l'ex-

all umzusetzen. Sonst bleibt Artikel 31 b einfach ein Fremdkör- ploitation elle-même.

per in der Agrargesetzgebung, mit dem eigentlich niemand et- C'est la raison pour laquelle nous vous invitons très vivement à

was anfangen kann. So war das nicht gemeint. soutenir la proposition de minorité Hämmerle. Il s'agit de don-

Für die SP-Fraktion ist der Antrag der Minderheit Hämmerle ner un signal dans la bonne direction, c'est-à-dire vers une

zentrale Voraussetzung für die Annahme dieses Beschlusses. agriculture plus extensive, plus liée directement au sol qui est

Es geht hier - Herr David - nicht darum, irgendwelche neuen exploité, et c'est pourquoi nous avons demandé un vote par

Vorschriften oder Gebote zu erlassen, sondern es geht um appel nominal et du résultat de ce vote dépendra aussi très

eine Voraussetzung. Beim Handel mit staatlich zugesicherten vraisemblablement notre approbation ou non de cette loi au

Quoten wird der Staat wohl noch das Recht haben, Vorausset- vote sur l'ensemble.

zungen zu formulieren, unter welchen mit diesen staatlichen

Quoten Handel getrieben werden kann. Das - und nur das - Schwab: Im Namen der SVP-Fraktion bitte ich Sie, den Antrag

ist der Sinn des Antrages der Minderheit der Minderheit Hämmerle abzulehnen. Es ist ja interessant:

Aus der gleichen Ecke wird behauptet, die Agrarpolitik sei zu

Bürgi: Die CVP-Fraktion lehnt den Antrag der Minderheit Häm- kompliziert, man müsse sie auf einer einfacheren Basis ab-

merle ab. Ich kann den Kleinbauernvertreter Hämmerle nicht wickeln. Die von den gleichen Leuten lancierte Volksinitiative

verstehen; er verlangt, dass das gesamte Milchkontingent mit soll eine Vereinfachung bringen. Die gleichen Leute versu-

der hofeigenen Futterbasis realisiert werden soll. Wenn wir chen bei jeder Gesetzesberatung, neue Auflagen aufzuneh-

diese Minderheit unterstützen, treffen wir genau die Kleinbau- men, die mit neuen Kontrollapparaten versehen werden müs-

ern im Berggebiet Der Grossbetrieb im Ackerbaugebiet kann sen, die neue Kosten verursachen und die für den Bauern ei-

das Kraftfutter für sein Milchvieh auf seinem eigenen Hof pro- nen neuen Formularkrieg heraufbeschwören.

duzieren. Für ihn bedeutet dieser Minderheitsantrag über- Mit diesen Worten habe ich bereits gesagt, dass die Einhal-

haupt keine Einschränkung. Dem Kleinbauern im Berggebiet tung eines solchen Artikels kaum kontrolliert werden könnte;

steht diese Ackerfläche nicht zur Verfügung. Er muss daher es brauchte ja einen immensen Kontrollapparat, um auf jedem

die Gelegenheit haben, einen kleinen Anteil an Kraftfutter zu- Betrieb die Produktion in diesem Sinne zu kontrollieren. Auch

zukaufen, um eine gesunde, für den Stoffwechsel ausgewo- im Berggebiet wäre eine solche Auflage uninteressant, Herr

gene Ernährung der Milchkühe zu gewährleisten. Hämmerle, insbesondere in den oberen Regionen, wo die

Dieser Antrag widerspricht auch der überbetrieblichen Zu- Bauern auf etwas fremdes Futter angewiesen sind; im Talge-

sammenarbeit Man möchte ja den Ackerbau im Berggebiet biet könnte man sich einrichten.

reduzieren und damit eine vernünftige Arbeitsaufteilung zwi- Noch ein Punkt: Der Bauer merkt schnell einmal, wo er Kosten

schen Berg- und Talbauern fördern. Darum dürfen wir nicht senken kann. Dies ist mit Rauhfutter der Fall. In der Zucht ist

solche Einschränkungen in den Milchwirtschaftsbeschluss man daran, eine Rauhfutterkuh zu züchten - wir haben sie be-

einbringen. Im Kanton Schwyz sind z. B. drei Viertel der Land- reits -, die Rauhfutter aufnehmen kann und die aus diesem

wirtschaftsbetriebe Kleinbetriebe im Berggebiet Mit diesem Futter günstige Milch gibt. Da brauchen wir im Gesetz nicht

Antrag der Minderheit Hämmerle straft man nur diese Klein- eine solche Auflage aufzunehmen, die verkompliziert, ver-

bauern, denen kein Ackerland zur Verfügung steht. teuert und verunmöglicht.

Grundsätzlich wird das Anliegen der bodenbewirtschaftenden Ich bitte Sie, den Antrag der Minderheit Hämmerle abzu-

Landwirtschaft durch die verschiedenen Direktzahlungen und lehnen.

das Gewässerschutzgesetz bereits berücksichtigt. Der Antrag

der Minderheit Hämmerle ist nur eine weitere unnötige Regu- Bühler Simeon: Bei jeder Milchviehfütterung, aber auch bei

lierung und bewirkt das Gegenteil von Transparenz in der der Mast ist eine minimale Zugabe von Ergänzungsfutter -

Agrargesetzgebung, die auch von der Linken gefordert wird. sprich Getreide - notwendig, wenn die Gesundheit der Tiere

Ich bitte Sie darum im Namen der CVP-Fraktion, die Anträge nicht aufs Spiel gesetzt werden soll. Im Talgebiet und in den

der Minderheit Hämmerle bei Artikel 2a Absatz 3 und Arti- unteren Bergzonen können die Bauern dieses Ergänzungsfut-

kel 2b Absatz 3 abzulehnen. ter selber produzieren. In den oberen Bergregionen ist dies

hingegen nicht möglich. Der Antrag der Minderheit Hämmerle

M. Borei François: Le groupe socialiste vous invite à soutenir trifft somit ausgerechnet diese oberen Bergregionen.

la proposition de minorité Hämmerle. Il nous semble que c'est Ich bitte Sie daher, diesen Antrag abzulehnen.

là un aspect crucial de cette loi et nous ne comprenons guère

les raisons pour lesquelles le Conseil fédéral et la majorité de M. Couchepin, rapporteur: En demandant le vote par appel

la commission ne peuvent pas se rallier à cette proposition très nominal, M. Hämmerle et ses amis donnent à cet article et à

modérée. son contenu une importance qu'il n'a pas. A nos yeux, c'est

Il s'agit de placer un garde-fou. Nous avons regretté, dans l'en- plus un prétexte pour refuser l'ensemble du projet qu'un réel

trée en matière, que le Conseil fédéral fasse de trop petits pas. combat.

Nous disions qu'il les faisait cependant dans la bonne direc- Regardons le texte que nous propose M. Hämmerle. Il dit qu'il

tion. Encore faut-il prévoir dans la loi qu'il ne puisse pas y avoir veut combattre - comme l'a dit M. Borei François - les pay-

d'évolution dans un sens contraire à ce que souhaite le sans de gare, qu'il veut empêcher les fabriques d'animaux,

Conseil fédéral dans son message. qu'il veut empêcher que l'on puisse produire du lait sans avoir

Il ne s'agit pas que le commerce de contingents laitiers - soit de terrains, sans avoir les contingents liés au terrain. C'est im-

par des achats-ventes soit par des locations - aboutisse à ren- possible pour deux raisons.

forcer encore les quelques producteurs qui sont ce qu'on ap- Tout d'abord, si vous regardez le dépliant, l'alinéa 3 indique

pelle des producteurs de lait «de gare», c'est-à-dire qui achè- précisément que le Conseil fédéral fixe - non seulement il

tent leur fourrage à la gare. peut, mais il doit - par hectare, le contingent qui ne peut pas

L'énoncé de la proposition de minorité Hämmerle insiste bien être dépassé à la suite d'un achat. Il y a donc un rapport très

sur la question du principe: «... L'essentiel est que le contin- étroit entre la propriété du terrain et la possibilité de produire,

gent laitier total puisse en principe être produit à partir de la avec la bénédiction, des contingents. Il n'est donc pas possi-

base fourragère de l'exploitation.» C'est ce que propose ble, déjà en fonction de cette disposition, de produire artificiel-

M. Hämmerle, et en commission, comme ici en plénum, il a été lement des quantités importantes de lait, même si l'on veut

critiqué en ce sens qu'il ne tenait pas compte des nécessités ignorer - puisque ce n'est pas l'objet de la discussion actu-

de l'équilibre fourrager du bétail qui pouvait nécessiter l'achat elle - les dispositions de la loi fédérale sur la protection des

occasionnel de fourrage. eaux qui fixe le nombre maximum d'animaux en fonction de la

28. September 1993 N 1651 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

surface d'une exploitation agricole. Cette proposition a pour spräch. Es ist einfach nicht wahr, dass mit diesem Antrag das

but de combattre un mal qui ne peut exister et qui n'existera Berggebiet benachteiligt wird. Wenn doch, dann wird etwas

pas en fonction même des dispositions de la loi. falsch gemacht.

Mais on peut aller encore plus loin et constater que la proposi-

tion de minorité Hämmerle introduit le terme «en principe» M. Delamuraz, conseiller fédéral: Quel étrange combat que le

parce que M. Hämmerle, qui est paysan de montagne, sait, combat autour de cette proposition qui demande d'introduire

comme tous les paysans de montagne et tous ceux qui ont le principe voulu par la minorité Hämmerle!

étudié ce problème, que l'apport de fourrage extérieur à l'ex- En effet, le principe du ravitaillement des bêtes avec les res-

ploitation est souvent nécessaire pour des raisons de santé du sources propres au domaine est déjà ancré dans l'article 2

bétail, voire indispensable pour l'équilibre de l'alimentation du alinéa 5 lettre e de notre arrêté. Il est ancré, ensuite, dans les

bétail, plus particulièrement en région de montagne. Pour cela ordonnances sur le contingentement. Il se trouve qu'il est an-

M. Hämmerle a dû introduire le terme «en principe» et par là- cré, en outre, dans la nouvelle loi fédérale sur la protection des

même il liquide l'intérêt que pourrait avoir sa proposition et il eaux qui pose des conditions très claires quant au nombre

divise ses arguments. d'animaux pouvant être détenus par unité de surface. Et per-

Alors, je vous invite avec la majorité de la commission à dire mettez-moi de donner la traduction concrète de cette loi sur la

non à la proposition de minorité Hämmerle, bien que l'intro- protection des eaux: le nombre maximum d'unités de gros bé-

duction du terme «en principe» n'interdise pas l'utilisation du tail par hectare est fixé de manière à ce que leur ravitaillement

fourrage venant de l'extérieur, absolument nécessaire pour la puisse être exclusivement réalisé à partir des fourrages récol-

santé du bétail, et bien que, même si on ne vote pas cette pro- tés sur le domaine. Monsieur Hämmerle, Mesdames et Mes-

position, on ne pourra pas produire plus que la quantité fixée sieurs qui soutenez la minorité: les garanties absolues du

par le Conseil fédéral à l'hectare et en fonction de la loi fédérale respect de cette modération écologique légitime que vous

sur la protection des eaux. appelez de vos voeux, sont déjà contenues dans trois sources

Votez non à cette proposition de minorité Hämmerle, non pas différentes.

parce que c'est un «Schicksalsartikel», un article décisif Il est totalement superfétatoire de l'introduire encore dans une

comme l'ont laissé entendre ceux qui ont demandé le vote par quatrième source et, politiquement, singulièrement dispropor-

appel nominal, mais simplement parce que c'est une ad- tionné de vouloir, autour de cette proposition, construire une

jonction inutile qui complique l'esprit de la loi, sans rien lui sorte de monument politique en recourant au côté spectacu-

apporter. laire et dramatique du vote par appel nominal. Vous votez sur

rien du tout, et on en fait un appel nominal. Les garanties sont

David, Berichterstatter: Ich teile die Meinung von Kollege déjà contenues ailleurs, je vous en donne ma parole, puisque

Couchepin, dass diesem Artikel eine Bedeutung zugemessen c'est vous-mêmes qui les avez prises, notamment en votant la

wird-auch mit der Namensabstimmung-, die er gar nicht hat. loi fédérale sur la protection des eaux.

An sich ist die Zielrichtung des Antrages der Minderheit Häm- Non, on ferait mieux de consacrer notre temps à autre chose

merle durchaus richtig. Aber diese Zielrichtung ist in der gel- et de se rendre compte que, tout à l'heure, on aura un petit

tenden Gesetzgebung bereits realisiert. Wir haben in Artikel 8 alinéa 4bis qui n'a pas recueilli l'avis de la plupart de ceux qui

Absatz 3 bzw. Artikel 10 Absatz 3 der Kontingentierungsver- sont dans la minorité aujourd'hui. Je le regrette parce que ce

ordnungen die Vorschrift, wonach die Höchstmengen be- petit alinéa 4bis a, lui, un contenu écologique supplémentaire

schränkt sind: im Tal bis zu einer Betriebsgrösse von 15 Hek- et il indique quelque chose de plus dans la direction écologi-

taren auf 8000 Kilo pro Hektare und bei über 15 Hektaren auf que que ce que disent les sources auxquelles on se réfère et

7500 Kilo pro Hektare; die Einzelkontingente sinken dann im que ce que dirait cet amendement de minorité.

Berggebiet degressiv bis auf 4000 bzw. 3500 Kilo pro Hektare Essayons d'être crédibles, votons avec la majorité de la com-

ab. Das Ziel, dass die Rauhfutterbasis bei der Festlegung der mission.

Kontingentsgrösse beachtet werden muss, ist damit gesetz-

geberisch bereits erfasst. Es ist verfehlt, wenn wir dasselbe Namentliche Abstimmung - Vote par appel nominal

nochmals regulieren und ins Gesetz hineinschreiben.

Herr Hämmerle will ja mit seinem Antrag - so wie er hier steht - Für den Antrag der Mehrheit stimmen:

auch nicht, dass bei jedem einzelnen Kontingentskauf der Votent pour la proposition de la majorité:

Bauer den Nachweis der hofeigenen Rauhfutterbasis erbrin- Allenspach, Aregger, Baumberger, Bezzola, Binder, Bircher

gen muss, sondern er will, dass dieses Kriterium generell bei Peter, Bischof, Blatter, Borer Roland, Borradori, Bühler Si-

der Festlegung der Kontingentsmenge je Hektare durch den meon, Bührer Gerald, Bürgi, Caccia, Camponovo, Chevallaz,

Bundesrat berücksichtigt werden muss. Das will er laut An- Comby, Cotti, Couchepin, Daepp, Darbellay, David, Deiss,

tragstext. Diese Bestimmung haben wir aber - wie gesagt - Dettling, Dormann, Dreher, Dünki, Eggly, Engler, Epiney, Eti-

bereits im Gesetz. Herr Hämmerle müsste weit über seinen que, Eymann Christoph, Fasel, Fehr, Fischer-Hägglingen, Fi-

Antrag hinausgehen, wenn er den einzelnen Kontingentskauf scher-Seengen, Fischer-Sursee, Frey Claude, Friderici Char-

regulieren und jedem Kontingentskäufer verbieten wollte, les, Fritschi Oscar, Früh, Giger, Gobet, Graber, Gros Jean-

über seine Rauhfutterbasis hinaus Futter zuzukaufen. Michel, Grossenbacher, Gysin, Hari, Heberlein, Hegetschwei

Mit anderen Worten: Das, was Herr Hämmerle mit dem Text 1er, Hess Otto, Hess Peter, Hildbrand, Iten Joseph, Jäggi Paul,

seines Antrages will, haben wir bereits; das, was er mit seiner Jenni Peter, Keller Anton, Keller Rudolf, Kern, Kühne, Leu Jo-

Begründung zum Teil ausgeführt hat, würde wesentlich über sef, Leuba, Loeb François, Mamie, Maspoli, Mauch Rolf,

seinen Antrag hinausgehen. Das wäre meines Erachtens Miesch, Moser, Mühlemann, Müller, Nabholz, Narbel, Nebi-

aber - gerade wenn ich an die kleinbäuerlichen Verhältnisse ker, Neuenschwander, Perey, Philipona, Pidoux, Raggen-

denke - auch nicht richtig, wie das einige der Vorredner ge- bass, Reimann Maximilian, Rohrbasser, Ruckstuhl, Rutishau-

sagt haben. ser, Sandoz, Savary, Scherrer Jürg, Scheurer Rémy, Schmied

Aus diesen Gründen bitte ich Sie namens der Kommissions- Walter, Schnider, Schwab, Segmüller, Seiler Rolf, Spoerry,

mehrheit, auf diesen Zusatz der Minderheit Hämmerle zu ver- Stalder, Stamm Judith, Steffen, Steinegger, Steinemann, Stei-

zichten. ner Rudolf, Stucky, Suter, Theubet, Tschuppert Karl, Verterli,

Wanner, Wick, Wittenwiler, Wyss Paul, Wyss William, Zölch,

Hämmerle, Sprecher der Minderheit: Ich möchte nur ein Wort Zwahlen, Zwygart (111)

zu Herrn Bühler Simeon sagen: Es ist einfach nicht wahr, dass

mit diesem Antrag der Minderheit das Berggebiet benachtei- Für den Antrag der Minderheit stimmen:

ligt wird. Im Berggebiet sind die biologisch geführten Betriebe Votent pour la proposition de la minorité:

am meisten verbreitet, gerade im Kanton Graubünden. Und im Aguet, Bär, Baumann, Bäumlin, Bodenmann, Borei François,

Biolandbau gilt genau diese Vorschrift. Weshalb ist es denn Brügger Cyrill, Bühlmann, Bundi, Carobbio, Caspar-Hutter,

so, dass im Berggebiet die Biobetriebe die grössten Chancen Danuser, de Dardel, Diener, Duvoisin, Fankhauser, von Fel-

haben? Erklären Sie mir das einmal im persönlichen Ge- ten, Gonseth, Grendelmeier, Gross Andreas, Haering Binder,

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1652 N 28 septembre 1993

Hafner Rudolf, Hafner Ursula, Haller, Hämmerle, Herczog, La méthode de transferts contrôlés par l'intermédiaire d'un

Hollenstein, Jaeger, Jeanprétre, Jori, Leemann, Leuenberger service central à laquelle le Conseil fédéral souhaite donner

Ernst, Leuenberger Moritz, Maeder, Marti Werner, Matthey, priorité présente pour sa part de nombreux inconvénients, no-

Mauch Ursula, Meier Hans, Meier Samuel, Misteli, Rebeaud, tamment par le fait qu'elle est administrativement beaucoup

Rechsteiner, Ruffy, Schmid Peter, Sieber, Steiger Hans, plus compliquée, qu'elle fausserait le marché en incitant les

Strahm Rudolf, Tschäppät Alexander, Vollmer, Weder Hans- cédants et les preneurs potentiels à formuler des offres à des

jürg, Wiederkehr, Ziegler Jean (52) prix ou trop bas ou trop élevés, ce qui ne les engage à rien. Il

est prévisible que la demande dépasse largement l'offre, du

Abwesend sind - Sont absents: moins dans un premier temps. La répartition de quantités limi-

Aubry, Béguelin, Berger, Blocher, Bonny, Bortoluzzi, Brunner tées entre un grand nombre d'amateurs conduirait à des attri-

Christiane, Cavadini Adriano, Cincera, Columberg, Ducret, butions individuelles extrêmement modiques, qui ne satisfe-

Eggenberger, Frey Walter, Gardiol, Giezendanner, Goll, Hu- ront personne et ne résoudront pas les problèmes structurels

bacher, Ledergerber, Maitre, Maurer, Meyer Theo, Oehler, pour lesquels l'introduction d'une procédure de transfert de

Pini, Poncet, Robert, Ruf, Rychen, Scherrer Werner, Seiler contingents est précisément la réponse envisagée.

Hanspeter, Spielmann, Stamm Luzi, Thür, Tschopp, Zbinden, Pour toutes ces raisons, je vous invite, au nom du groupe radi-

Zisyadis, Züger (36) cal, à suivre notre proposition. Si vous l'acceptez - ce dont je

ne saurais douter - il faudra également en faire de même pour

Präsident Schmidhalter stimmt nicht l'article 2b alinéa 4.

M. Schmidhalter, président, ne vote pas Je profite de ma présence à cette tribune pour vous informer

que le groupe radical soutiendra également la proposition de

Art. 2a Abs. 4 minorité Binder suivante.

Antrag der Kommission

Mehrheit Leu Josef: Mit meinem Eventualantrag für den Fall, dass der

Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Antrag der Minderheit Perey abgelehnt werden sollte, möchte

Minderheit ich die Vorteile der beiden zur Diskussion stehenden Lösun-

(Perey, Binder, Couchepin, David, Friderici Charles, Mauch gen in einem Kompromiss zusammenführen.

Rolf, Schwab, Spoerry) Einerseits ist die direkte Vereinbarung von Kontingentsüber-

Die Produzenten können die Kontingentsübertragungen di- tragungen zwischen Produzenten zu begrüssen. Sie fördert

rekt unter sich vereinbaren. Der Bundesrat bezeichnet die die unternehmerische Eigeninitiative und Selbstverantwor-

Stelle, welche die Uebertragungen prüft und vollzieht tung. Die direkte Vereinbarung minimiert aber auch den admi-

nistrativen Aufwand. Andererseits erkenne ich aber auch das

Eventualantrag Leu Josef berechtigte Bedürfnis, dass im Sinne der Transparenz allge-

(falls der Antrag der Minderheit abgelehnt wird) meinverbindliche Rahmenbedingungen bestehen müssen.

Die Produzenten können die Kontingentsübertragungen di- Damit ist gewährleistet, dass wir mit der Neuerung der Direkt-

rekt unter sich vereinbaren. Der Bundesrat bestimmt die Vor- übertragung Flexibilität erhalten. Gleichzeitig wird von einer

aussetzungen für die Uebertragungen und bezeichnet die übergeordneten Stelle dafür gesorgt, dass wir diese neue Ent-

Stelle, welche die Uebertragungen prüft und vollzieht wicklung mit einer gewissen Vorsicht anpacken.

In diesem Sinne bitte ich Sie, je nach Ausgang der Abstim-

Art. 2a al. 4 mung, meinem Kompromissvorschlag zuzustimmen.

Proposition de la commission

Majorité Binder: Es geht hier um die Frage, ob die Uebertragung von

Adhérer au projet du Conseil fédéral Kontingenten direkt von Bauer zu Bauer stattfinden soll oder

Minorité ob eine vom Staat bezeichnete Stelle Verkaufsangebote und

(Perey, Binder, Couchepin, David, Friderici Charles, Mauch auf der anderen Seite Kaufofferten entgegennehmen soll.

Rolf, Schwab, Spoerry) Es wird den ganzen Morgen über Marktwirtschaft gespro-

Les producteurs peuvent convenir directement entre eux des chen; besonders Herr Jaeger hat das getan. Es wird im wei-

transferts de contingents. Le Conseil fédéral désigne le ser- teren über weniger Agrarbürokratie gesprochen; Herr Leder-

vice qui contrôle et enregistre les transferts. gerber hat das sehr ausführlich getan. Es wird über mehr

Transparenz in der Agrarpolitik philosophiert Der Minder-

Proposition subsidiaire LeuJosef heitsantrag Perey erfüllt all diese Forderungen ausgezeichnet

(en cas de rejet de la proposition de la minorité) Der unternehmerische Handlungsspielraum für die Bauern

Le producteurs peuvent convenir directement entre eux des wird dadurch wesentlich erweitert Gleichzeitig wird mit die-

transferts de contingents. Le Conseil fédéral définit les condi- sem marktwirtschaftlichen Instrument dem Bauern auch Ver-

tions pour les transferts et désigne le service qui contrôle et antwortung übertragen.

enregistre les transferts. Wie stark die Kontingentsübertragung einsetzt, lässt sich nicht

verbindlich sagen. Dies wird massgeblich von den wirtschaftli-

M. Perey, porte-parole de la minorité: L'alinéa 4 traite de la chen Rahmenbedingungen, die wir unserer Landwirtschaft

méthode de transfert Aussi avons-nous proposé une version setzen, abhängig sein. Vor allem aber Betriebsgemeinschaf-

quelque peu différent de celui du Conseil fédéral, version qui ten und Betriebszweiggemeinschaften melden ein grosses

dit, à l'alinéa 4: «Les producteurs peuvent convenir directe- Bedürfnis an. Sie können auch kostengünstig produzieren.

ment entre eux des transferts de contingents. Le Conseil fédé- Gerade auch angesichts der Grenzen der Direktzahlungen so-

ral désigne le service qui contrôle et enregistre les transferts.» wie der Forderung, günstige Nahrungsmittel zu produzieren,

La procédure de transfert doit être définie de manière à répon- müssen wir den Bauern diese Flexibilität gewähren.

dre aux besoins des intéressés, sans quoi elle est inutile. Pour Ich bitte Sie, im Sinne eines freien Marktes, also im Sinne von

cela, les producteurs doivent pouvoir, dès l'introduction de la weniger Bürokratie und mehr Transparenz in der Agrarpolitik,

mesure, convenir directement entre eux des transferts. dem Antrag der Minderheit Perey zuzustimmen.

Ceux-ci devraient ensuite être annoncés au service compétent

pour enregistrement Le seul motif de refus doit être le dépas- M. Couchepin, rapporteur: II est douloureux de combattre la

sement de la limite de contingent par hectare prévue à proposition de minorité Perey, d'autant plus qu'elle ne provo-

l'alinéa 3 de l'article 2a D'autres restrictions ne sont pas né- querait pas une révolution dans le monde, simplement elle

cessaires. La limite du contingent par hectare associée aux modifie le rythme de l'évolution. Le Conseil fédéral et la majo-

dispositions de la législation foncière rurale et à celles con- rité de la commission voudraient garder un contrôle plus direct

cernant l'affermage sont suffisantes pour prévenir aussi bien sur ces transferts, au moins dans une première étape.

l'accaparement de contingents qu'une production par trop Ultérieurement, c'est d'ailleurs prévu sous la forme potesta-

intensive. tive, le Conseil fédéral pourra décider que les producteurs

28. September 1993 N 1653 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

puissent convenir directement entre eux des transferts de comme première étape. Mais à peine aurons-nous engagé

contingents. M. Perey voudrait accélérer le rythme et renver- cette étape que nous mettrons en chantier, au vu déjà des pre-

ser la présomption - si j'ose dire - en fixant que, dès le départ, mières expériences, la possibilité du deuxième système, celui

c'est les producteurs eux-mêmes qui conviennent entre eux que préconise d'ailleurs M. Leu et que, à ce moment-là, nous

des transferts de contingents sous la surveillance du Conseil ne perdrons pas de temps pour tendre au but que nous vou-

fédéral. lons bel et bien atteindre, qui est celui d'octroyer la compé-

Comme dans plusieurs autres dispositions, c'est une affaire tence hors de l'administration publique, sous contrôle de l'ad-

de rythme. Ceux qui veulent aller plus vite votent la proposition ministration publique, à un organe indépendant.

de minorité Perey, ceux qui veulent la solution médiane votent Les choses me paraissent ainsi claires: votons la proposition

la version de la majorité de la commission et du Conseil fédé- de la majorité et vous avez la garantie que les expériences ne

ral, en sachant qu'ultérieurement c'est la solution de la mino- dureront pas un siècle, qu'elles seront brèves, mais bien me-

rité Perey qui l'emportera nées et que l'idée sera alors, si les choses vont bien - et elles

Je vous invite à voter avec prudence, avec le Conseil fédéral et iront bien - de pouvoir passer, à ce moment-là, à un système

la majorité de la commission. plus libéral, plus ouvert et plus délégué.

David, Berichterstatter: Der Entwurf des Bundesrates sieht Leu Josef: Aufgrund der Aeusserungen von Herrn Bundesrat

zwei Varianten vor: auf der einen Seite die Uebertragung durch Delamuraz und aufgrund seiner Zusicherung bezüglich Libe-

eine Stelle, die zwischen die Bauern, die verkaufen und kaufen ralisierung ziehe ich meinen Eventualantrag zugunsten des

wollen, geschaltet wird, und auf der anderen Seite die direkte Antrages der Mehrheit bzw. des Entwurfes des Bundesrates

Uebertragung zwischen den Bauern. Die Minderheit Perey will zurück.

nur noch die direkte Uebertragung zwischen den Bauern. Das

muss sicher das Ziel der ganzen Uebung sein, denn wir wollen Abstimmung - Vote

keine neue Verteilungs- und Vermittlungsbürokratie aufbauen. Für den Antrag der Minderheit 54 Stimmen

Vielmehr muss der Bundesrat relativ bald die Möglichkeit der Für den Antrag der Mehrheit 40 Stimmen

direkten Uebertragung schaffen.

Wenn nun der Bundesrat im ersten Satz von Artikel 2a Ab- Art. 2a Abs. 4bis (neu)

satz 4 für die Anfangsphase auch noch die Variante vor- Antrag der Kommission

schlägt, dass die Kontingente durch eine von ihm bezeichnete Mehrheit

Stelle und nach einem von ihm genau vorbestimmten Ueber- Der Bundesrat kann bestimmen, dass nach einer Ueber-

tragungsmodus übertragen werden sollen, dann ist er einfach gangszeit von fünf Jahren Milchkontingente nur noch auf Be-

vorsichtig. Er will allfällige Probleme, die in der Anfangsphase triebe, die die Mindestanforderungen für die integrierte Pro-

auftreten könnten, im Griff behalten. Das scheint vernünftig. duktion oder den Biolandbau nach der Verordnung über Bei-

Die Kommissionsmehrheit hat allerdings den dringenden träge für besondere ökologische Leistungen in der Landwirt-

Wunsch, dass der Bundesrat sehr bald den Bauern das Heft in schaft erfüllen, übertragen werden.

die Hand gibt und sie alleine entscheiden lässt, wann, wo und Minderheit

mit wem sie ihre Uebertragungen vornehmen wollen. (Binder, Friderici Charles, Perey, Schwab)

In diesem Sinne bitte ich Sie, dem Antrag der Mehrheit und so- Ablehnung des Antrages der Mehrheit

mit dem Entwurf des Bundesrates zuzustimmen.

M. Delamuraz, conseiller fédéral: Permettez-moi tout d'abord Antrag Bircher Peter

de rendre un hommage vibrant à l'honnêteté intellectuelle des Der Bundesrat bestimmt, dass innerhalb einer Uebergangs-

rapporteurs qui, bien que signataires de la proposition de mi- zeit von fünf Jahren Milchkontingente nur auf Betriebe....

norité Perey, ont défendu avec talent et arguments la position

du Conseil fédéral et de la majorité. C'est celle que je vous de- Art. 2a al. 4bis (nouveau)

mande de suivre. Proposition de la commission

En effet, le Conseil fédéral, prévoyant les deux possibilités du Majorité

système de transfert via un organe central avec calcul du prix Le Conseil fédéral peut décider, après un temps d'adaptation

et des quantités qui peuvent être transférées, et passage pos- de cinq ans, que des contingents soient reportés uniquement

sible à un transfert direct entre producteurs, prend la bonne sur des exploitations remplissant les conditions minimales de

voie, celle de la prudence, celle de la nécessité de mesurer la production intégrée ou de la culture biologiques selon l'or-

dans le terrain la nouvelle politique des transferts. Il pourra donnance sur les contributions pour des prestations écologi-

ainsi tirer quelques premières expériences de la méthode ques particulières dans l'agriculture.

No 1, ce qu'il n'aurait pas la possibilité défaire, naturellement, Minorité

si on suivait purement et simplement la proposition de mino- (Binder, Friderici Charles, Perey, Schwab)

rité et, ensuite, si l'expérience est bonne, sans doute alléger le Rejeter la proposition de la majorité

système et choisir délibérément le deuxième terme de l'alter-

native. C'est la méthode sage, la méthode qui nous conduira, Proposition Bircher Peter

j'en suis convaincu, à la formule que préconise la minorité par Le Conseil fédéral décide que, durant un temps d'adaptation

souci de simplification, mais qu'il pourrait être un peu dange- de cinq ans, des contingents....

reux de mettre d'emblée en vigueur sans avoir tout de même

acquis quelques expériences par l'usage de la première Binder, Sprecher der Minderheit: Den Antrag auf Ablehnung

méthode. des neugeschaffenen Absatzes 4bis von Artikel 2a möchte ich

C'est pour cette raison-là que je vous invite à voter la proposi- nicht als Angriff auf die ökologische Produktion verstanden

tion de la majorité et à rejeter celle de la minorité dont les inten- wissen. Wir nehmen heute eine Teilrevision eines Wirtschafts-

tions étaient pures et parfaitement compréhensibles, mais qui beschlusses vor. Diese Aenderung soll dem von allen politi-

pourrait nous engager sur un chemin dont on ne connaît pas schen Lagern geforderten Unternehmertum der Bauern ent-

encore toutes les aspérités ni tous les détours. gegenkommen. Wir diskutieren über die Milchmengen, die

Si vous suivez le Conseil fédéral dans la voie de la majorité, et Ordnung des Milchmarktes und die Lenkung der Produktion.

la majorité de la commission, alors se présentera la proposi- Bezüglich der ökologischen Anliegen verweise ich auf schon

tion subsidiaire de M. Leu Josef qui est plus nuancée que la bestehende Gesetzgebungen und Verordnungen. Ich erin-

proposition de la minorité. J'aimerais dire à M. Leu et à votre nere an die Tierschutzgesetzgebung, an das Gewässer-

conseil - pour que les choses soient très claires - que si vous schutzgesetz, an die Stallbauverordnung, an das Milchliefe-

permettez au Conseil fédéral d'oeuvrer selon la formule qu'il rungsregulativ, an Artikel 31 b des Landwirtschaftsgesetzes;

propose, et que la majorité soutient, nous commencerons aber auch die Höchstkontingentsgrenze pro Hektare beinhal-

sans doute par un système de transfert via l'organe central, tet eine ökologische Komponente.

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1654 N 28 septembre 1993

Unter dem Gesichtspunkt der auch wiederum von allen politi- sont mises à la culture biologique et à la production intégrée

schen Seiten geforderten Transparenz in der Agrargesetzge- uniquement.

bung ist es nicht verständlich, die Vernetzung von Auflagen Nous vous invitons de manière très claire à suivre la majorité.

weiter zu führen und ein immer dichteres Netz von Regulierun-

gen über unsere Landwirtschaft zu spannen. Bircher Peter: Ich gehe davon aus, dass die Mehrheit ihre Ar-

Gestatten Sie mir noch ein Wort zum Antrag Bircher Peter: Die- gumente schon noch vortragen wird, denn wie wir der Fahne

ser ist sehr verbindlich, indem er verlangt, dass der Bundesrat entnehmen können, bekennt sich eine klare Mehrheit grund-

bestimmt, dass innerhalb einer Uebergangsfrist von fünf Jah- sätzlich zu dem, was ich nur ergänzend noch etwas verbessert

ren die Uebertragung von Kontingenten, sei es durch Kauf habe, weil ich der Meinung bin, man könne da nicht von

oder durch Miete, nur auf IP- oder Biobetriebe möglich wäre. «kann» reden, sondern man müsse klar formulieren: «Der Bun-

Ich erinnere Sie daran, dass wir letztes Jahr das Landwirt- desrat bestimmt, dass....» Aber die sehr lange Frist von fünf

schaftsgesetz geändert haben; wir haben es mit den Arti- Jahren - ich bitte Sie, das auch zu beachten - habe ich stehen-

keln 31 a und 31 b der neuen Richtung der Agrarpolitik ange- gelassen. Es ist also eine sehr bescheidene Aenderung, aber

passt. Ich bin der Meinung, wir müssten jetzt vor allem einmal natürlich eine straffere Fassung des Ganzen. Im Gegensatz zu

den Artikel 31 b greifen lassen. Ich kann Ihnen auch versi- meinen Vorrednern bin ich der Meinung, dass wir auch bei die-

chern, dass er bei der Landwirtschaft Anklang gefunden hat sem Beschluss eine sanfte, aber doch bewusste Neuorientie-

und dass weiterhin Interesse besteht Aber es braucht vor al- rung der Landwirtschaftspolitik durchziehen müssen. Das

lem eine gewisse Zeit, um einen Landwirtschaftsbetrieb auf Ganze haben wir mit der Teilrevision des Landwirtschaftsge-

Bioproduktion umzustellen. Herr Baumann wird in der Lage setzes in die Wege geleitet. Das Ganze ist im Ständerat schon

sein, Ihnen sehr genau darüber Auskunft zu geben. Es dauert eingeleitet, mit einem Verfassungsartikel, der letztlich die Zu-

etwa drei Jahre, bis ein Betrieb anerkannt ist. Es dauert auch stimmung des Schweizervolkes finden muss. Ich bitte Sie, das

eine gewisse Zeit, bis ein Betrieb in die IP-Richtung umgestellt auch zu bedenken.

ist Es braucht bei vielen Betrieben Investitionen. Wenn Herr Schwab heute morgen gesagt hat, es gebe sehr

Wenn Sie nun dem Antrag Bircher Peter zustimmen, dann viel Unsicherheit unter den Bauern, so möchte ich doch ein-

grenzen Sie von allem Anfang an - das heisst ab Mai 1994 - mal sagen: Diese Unsicherheit könnte auch daher rühren,

auch willige Bauern aus diesem Geschäft aus. Es ist meiner dass wir nicht klare politische Wege gehen. Und ich möchte

Meinung nach auch ein Widerspruch, wenn einerseits die glei- sagen: Das ist primär ein Unternehmungsbeschluss; aber wir

chen Kreise die Komplexität der Agrarpolitik kritisieren und ra- gehen auch den Weg einer nicht immer und überall produk-

dikalste Formen postulieren, aber dann laufend in der konkre- tionsgebundenen Landwirtschaft, den Weg über Direktzahlun-

ten Gesetzgebung das Gegenteil davon tun, nämlich durch gen usw. Wir gehen auch den Weg der Oekologie, den wir -

Verknüpfungen von allem und jedem die Komplexität dauernd wie erwähnt - durch verschiedene Beschlüsse eingeschlagen

erhöhen. Man wird den Verdacht nicht los, dass das auch Sy- haben. Und wir haben das jetzt konsequent weiterzuführen

stem haben kann. Man versucht laufend, die Voraussetzun- und fortzusetzen.

gen für eigene Forderungen zu schaffen. Ich plädiere deshalb wie die Kommissionsmehrheit dafür,

In diesem Sinn bitte ich Sie, dem Antrag der Minderheit Binder diese Bestimmung etwas klarer zu fassen und dem Bundesrat

zuzustimmen und den Antrag Bircher Peter abzulehnen. die Kompetenz zu geben, innerhalb von fünf Jahren tätig zu

Ich möchte auch noch sagen, dass das auch für Artikel 2b Ab- werden.

satz 3bis zu gelten hat, der genau das gleiche beinhaltet. Ich

werde nicht mehr zu diesem Antrag sprechen. Strahm Rudolf: Ich gehe davon aus, dass wir jetzt zu beiden

Anträgen sprechen, die den gleichen Artikel betreffen, nämlich

M. Couchepin, rapporteur: La majorité de la commission sou- einerseits zum Antrag der Minderheit Binder, der die Kommis-

haite qu'après un temps d'adaptation de cinq ans les contin- sionsmehrheit bekämpft, und andererseits zum Antrag Bircher

gents soient reportés uniquement sur les exploitations rem- Peter, der die Fassung der Kommissionsmehrheit noch fort-

plissant les conditions minimales de la production intégrée. entwickeln und schärfer gestalten will. Ich spreche im Namen

La minorité Binder, quant à elle, voudrait supprimer cette pos- der SP-Fraktion zu beiden Anträgen.

sibilité pour le Conseil fédéral, car la formulation de la majorité Worum geht es? Es geht darum, hier festzulegen, wer in Zu-

est seulement potestative. Elle veut s'en tenir à la règle ordi- kunft nach einer Uebergangszeit Milchkontingente kaufen

naire et aux paiements directs, sans y ajouter des exigences kann und wer nicht Es geht also um die Kriterien, und zwar um

supplémentaires. die Frage, ob und in welcher Form man festschreiben soll,

Il y a encore une autre proposition qui n'a pas encore été dis- dass in Zukunft nur noch Betriebe Kontingente kaufen kön-

cutée - c'est celle de M. Bircher Peter, qui sera développée nen, die entweder IP-Betriebe sind - also integrierte Produk-

certainement dans un instant - qui veut, elle, obliger le Conseil tion betreiben - oder eine Produktionsweise nach biologi-

fédéral, durant les cinq ans, à rectifier le tir et à reporter les schen Richtlinien, d. h. nach Artikel 31 b des Landwirtschafts-

avantages sur les exploitations qui se sont adaptées aux critè- gesetzes durchführen. Die Kommissionsmehrheit hat dieses

res de la production intégrée ou de la culture biologique. Kriterium akzeptiert, und zwar mit einer Kann-Formulierung,

Une fois de plus, la proposition de la majorité est une proposi- d. h., dass der Bundesrat das nach einer Uebergangszeit von

tion médiane. Elle indique la direction en laissant une grande fünf Jahren vorschreiben kann.

marge de manoeuvre au Conseil fédéral qui peut reporter les Herr Binder bekämpft diese Bestimmung in der Formulierung

contingents sur ces exploitations. Je pense qu'il le fera dans la der Kommissionsmehrheit Er bekämpft also, wie er das im-

mesure où il sent que les paysans doivent avoir une incitation mer getan hat, auch hier die Förderung der integrierten Pro-

à s'adapter aux nouvelles méthodes de culture. C'est, d'une duktion. Er hat es auch schon beim Landwirtschaftsgesetz ge-

certaine manière, un instrument de gouvernement supplé- tan. In diesem Sinne ist er konsequent Aber ich glaube, er lei-

mentaire que nous donnons à l'office concerné et au Conseil stet damit der Landwirtschaft, auch dem Ruf der Landwirt-

fédéral en votant la proposition de la majorité. Si nous votons schaft, einen schlechten Dienst

la proposition de minorité Binder, le Conseil fédéral aura un Ich bitte Sie, den Antrag der Minderheit Binder abzulehnen.

moyen de moins pour pousser les paysans - dans leur intérêt Der Antrag Bircher Peter will die Bestimmung, die die Kommis-

même, car à long terme il n'y a aucun doute qu'il faut aller dans sionsmehrheit sehr deutlich akzeptiert hat, verbindlicher ge-

ce sens-là - à passer à la production intégrée et à davantage stalten, und zwar nicht nur mit einer Kann-Formulierung, son-

de culture biologique. dern mit einer den Bundesrat verpflichtenden Formulierung.

Laissez la liberté au Conseil fédéral; votez avec la majorité; re- Was wichtig ist: Herr Bircher will, dass dieses Kriterium innert

fusez la proposition de minorité Binder qui, à droite, ne vou- fünf Jahren und nicht erst nach fünf Jahren angewandt werden

drait laisser aucune compétence au Conseil fédéral, et la pro- kann.

position Bircher Peter, qui sera développée dans un instant et Ich muss hier als seinerzeitiger Antragsteller in der Kommis-

qui, à gauche, voudrait obliger le Conseil fédéral à déplacer le sion folgendes sagen : Dieser Antrag, der zum Antrag der Kom-

poids des contingents nouveaux sur les exploitations qui se missionsmehrheit wurde, kam von mir, und ich habe in der

28. September 1993 N 1655 Milchwirtschaftsbeschluss 1988

Kommissionsberatung dann akzeptiert, dass wir die gleiche ebene zu verankern, mit einer Uebergangszeit von fünf Jah-

Uebergangsfrist nehmen, wie sie bereits im Landwirtschafts- ren. Nach meiner Meinung müssen wir, wie an vielen anderen

gesetz vorgesehen ist, nämlich fünf Jahre. Aber ich war immer Stellen im Landwirtschaftsrecht, dem Bundesrat den nötigen

der Meinung, es sei eine maximale Uebergangsfrist, und der zeitlichen Spielraum einräumen. Dazu brauchen wir eine

Bundesrat könne diese Bestimmung schon vor Ablauf der Kann-Vorschrift Aber - und das ist für mich auch ganz klar,

Frist in Kraft setzen. Ich muss hier Klarheit schaffen: Weil die- und ich nehme an, Herr Bundesrat Delamuraz wird anschlies-

ser Zusatzantrag nicht schriftlich vorlag, gab es dann nach der send noch deutlich machen -: Der Bundesrat muss hinter die-

Kommissionssitzung eine Verwirrung. Man hat mich angeru- ser Bestimmung stehen und sie umsetzen und realisieren. Sie

fen und gefragt: Hast du eigentlich gemeint «nach einer darf nicht bloss ein Papiertiger bleiben.

Uebergangsfrist» oder «innert einer Uebergangsfrist»? Ich Wenn der Bundesrat diese Erklärung, die er schon in der Kom-

meinte «innert einer Uebergangsfrist» und habe das auch so mission angedeutet hat, hier abgibt, dann können wir mit der

gesagt. Auf der Fahne figuriert jetzt «nach einer Uebergangs- Kann-Vorschrift durchaus leben. Sie ist auch richtig, weil sie ei-

frist». Ich glaube, dass die Kommission auch gemeint hat: nen genügenden zeitlichen Spielraum eröffnet, um die Neure-

innert einer Uebergangsfrist, nicht erst nach Ablauf von fünf gelung einzuführen.

Jahren. Eine letzte Bemerkung zum Votum von Herrn Strahm Rudolf

Ich kann Ihnen auch die Logik meiner Position erklären: Der betreffend die Klarheit oder Unklarheit der Formulierung: Es

Milchwirtschaftsbeschluss ist ja befristet, und wenn Sie fünf heisst im Text des Antrages der Mehrheit, dass nach einer

Jahre warten und dem Bundesrat erst dann die Gelegenheit Uebergangszeit von fünf Jahren Milchkontingente nur noch

geben, dieses Kriterium einzuführen, ist der Milchwirtschafts- auf Betriebe übertragen werden können, die diese Vorausset-

beschluss, um den es hier geht, praktisch abgelaufen. Das ist zungen erfüllen. Dieses «nach» bedeutet in Verbindung mit

nicht logisch. Deswegen muss dieses Kriterium schon vorher dem «nur» aus der Sicht der Kommissionsmehrheit - auch in

angewandt werden können. Uebereinstimmung mit dem französischen Text des Gesetzes,

Im Sinne dieser Logik bitte ich, den Antrag Bircher Peter oder der diesbezüglich etwas deutlicher ist -, dass der Bundesrat

allenfalls die Kommissionsmehrheit zu unterstützen, aber auf spätestens fünf Jahre nach Erlass der Verordnung für alle Kon-

jeden Fall den Antrag der Minderheit Binder abzulehnen. tingente diese Lösung getroffen haben muss. Er kann sie aber

bereits vorher stufenweise - z. B. für Teilmengen - einführen.

Wyss William: Ich möchte darauf aufmerksam machen, dass Nach fünf Jahren sollen für die gesamte Uebertragungs-

Artikel 2a Absatz 4bis (neu) unvollständig ist. Er sieht vor, dass menge nur noch IP-Betriebe und Biobetriebe zum Zug kom-

die integrierte Produktion und der Biolandbau zu berücksichti- men. Der Bundesrat soll aber durchaus schon vorher mit der

gen seien. Da wurde vergessen, dass es noch eine kontrol- Anpassung beginnen. Darum steht auch im französischen

lierte Freilandhaltung gibt. Wo ist denn diese? Text «temps d'adaptation» (Anpassungsfrist) und nicht

«Uebergangszeit». Das soll zum Ausdruck bringen, dass diese

fünf Jahre eine Anpassungsfrist sind, in der man sich dem ge-

Binder, Sprecher der Minderheit: Herr Strahm Rudolf hat mir setzten Ziel annähert. Nach fünf Jahren soll dann für die ge-

vorgeworfen, ich hätte mich beim Landwirtschaftsgesetz samte übertragene Milchmenge dieselbe Regel gelten. In die-

schon immer gegen ökologische Anliegen ausgesprochen. sem Sinne kann man beim beantragten Text bleiben. Die Re-

Ich habe heute morgen ausdrücklich gesagt: Ich möchte mei- daktionskommission wird allenfalls noch Verbesserungen an-

nen Antrag nicht als Angriff auf die Oekologie verstanden wis- bringen können.

sen. Aber ich bin jemand, der auch in der Praxis mit dieser Ge- Ich bitte Sie daher, dem Antrag der Mehrheit - dem Text, wie er

setzgebung arbeitet und weiss, was es heisst, solche Regelun- hier steht - zuzustimmen und den Antrag der Minderheit Bin-

gen in die Praxis umzusetzen. Herr Strahm ist ein Theoretiker, der wie auch den Antrag Bircher Peter abzulehnen.

und er weiss nicht, was es heisst, solche Regelungen umzu-

setzen. M. Delamuraz, conseillerfédéral: Le Conseil fédéral se rallie à

la proposition, qu'il n'avait pas faite lui-même, de la majorité de

David, Berichterstatter: Nach diesem Scharmützel kehren wir la commission d'introduire l'alinéa 4bis (nouveau), tel que ré-

zurück zum wichtigen Antrag der Kommissionsmehrheit zu Ar- digé par la majorité de la commission.

tikel 2 Absatz 4bis (neu). Dieser Antrag ist im Gegensatz zu Permettez-moi de me livrer tout d'abord à une analyse de

demjenigen, über den wir vorher bei Artikel 2 Absatz 3 Buch- texte, pour que les choses soient bien claires, à partir du texte

stabe h mit Namensabstimmung entschieden haben, von français, mais elles doivent l'être tout autant à partir du texte al-

grosser Bedeutung für die Vorlage, weil er ihr ein klar ökolo- lemand.

gisch orientiertes Instrument mitgibt, und zwar- nach meinem Que signifie cet alinéa 4bis (nouveau) qui nous est proposé? Il

Verständnis-in positivem Sinne, nämlich indem mit Anreizen, signifie que le Conseil fédéral, après cinq ans, délai un peu

mit Belohnung, das Verhalten der Bauern beeinflusst werden théorique puisque de toute façon cet arrêté est limité dans sa

soll. Jene Landwirte, die auf IP-Produktion umstellen, werden durée, pourrait ne faire porter les transferts de contingents

belohnt, indem sie dann auch als Kontingentskäuferauftreten que, et uniquement, sur les entreprises qui pratiquent la

können. Unser Ziel ist ja, dass die gesamte Landwirtschaft in culture biologique ou la production intégrée. C'est la combi-

einigen Jahren das Niveau der integrierten Produktion er- naison du «peut» et de l'adverbe «uniquement» qui me permet

reicht Dieser Artikel ist dementsprechend zielkonform. Er ent- de dire que, dans ce délai de cinq ans, pendant les cinq pro-

hält einen positiven Anreiz und verzichtet auf Verbote, Gebote chaines années, le Conseil fédéral pourra déjà se livrer à cette

und Strafen. orientation et à la prise en compte de ce critère, mais il ne

Die Minderheit Binder beantragt die Ablehnung von Artikel 2a pourra pas le faire «uniquement». Il aura ainsi la possibilité

Absatz 4bis. Damit würde ein wesentlicher Stein aus der Vor- d'introduire graduellement, dès tout de suite, la possibilité que

lage herausgebrochen. Wir haben uns bei der Diskussion des nous envisageons.

7. Landwirtschaftsberichtes über die Oberziele der Landwirt- Voilà pour l'explication de texte. Ce n'est toutefois pas un

schaft geeinigt. Jetzt müssen wir im konkreten Handeln diese grammairien que vous attendez à la tribune, mais un représen-

Ziele umsetzen. Es darf da nicht einfach bei den Sonntagsre- tant du gouvernement, et je peux vous dire qu'au-delà de l'ex-

den bleiben, die Praxis muss folgen. plication de texte il y a la volonté politique de faire quelque

Es ist auch nicht so - hier möchte ich Herrn Binder ebenfalls chose, en l'occurrence, qui aille dans cette direction. Pour-

entgegentreten -, dass zusätzliche administrative Probleme quoi? Nous avons dit, à diverses reprises tout au long de la

auftreten. Nach dem von der Mehrheit beantragten Absatz matinée, que les dispositions écologiques que l'on voulait ra-

4bis ist eindeutig, wer als Käufer auftreten kann. Wer das klar jouter à cet arrêté n'y avaient pas leur place parce que la plu-

definierte Niveau der IP-Produktion noch nicht erreicht hat, der part d'entre elles étaient contenues dans d'autres textes et

wird das nicht können. Das ist einfach zu handhaben. que, en définitive, l'orientation vers le marché que nous re-

Kollege Bircher Peter will weiter gehen. Er will den Bundesrat cherchons ici n'avait pas à s'encombrer de déclarations

definitiv verpflichten, diese Lösung sofort auf Verordnungs- superfétatoires.

Arrêté sur l'économie laitière 1988 1656 N 28 septembre 1993

Mais attention! Ici, nous sommes en présence d'autre chose,

nous sommes en présence d'une dimension écologique sup-

plémentaire dont on peut, dont on doit, tenir compte dans le

transfert des contingents. C'est cette dimension-là qui peut

être prise en compte par l'alinéa 4bis (nouveau), dont le

Conseil fédéral veut faire usage, ce qui le conduit à être d'ac-

cord avec l'alinéa 4bis (nouveau) non pas parce que cela fait

bien dans le décor, mais parce que réellement ça lui donne un

levier supplémentaire qui, lui peut être, est un levier efficace.

C'est dans ce sens et dans nul autre que j'entends et que le

Conseil fédéral veut l'alinéa 4bis (nouveau), et à cet égard la

formulation telle que je viens de l'expliquer me paraît préféra-

ble à la solution proposée par M. Binder dans sa proposition

de minorité, que je vous invite à rejeter pour lui préférer la pro-

position de la majorité de la commission.

Bircher Peter: Aufgrund dieser klaren Ausführungen von

Kommissionssprecher David und vor allem von Herrn Bun-

desrat Delamuraz - ich habe die Worte «innert der Frist» sehr

gut gehört; er hat den Willen zum politischen Handeln bekun-

det-ziehe ich meinen Antrag zurück.

Abstimmung - Vote

Für den Antrag der Mehrheit 69 Stimmen

Für den Antrag der Minderheit 41 Stimmen

Die Beratung dieses Geschäftes wird unterbrochen

Le débat sur cet objet est interrompu

Schluss der Sitzung um 13.10 Uhr

La séance est levée à 13 h 10

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Milchwirtschaftsbeschluss 1988. Aenderung

Arrêté sur l'économie laitière 1988. Modification

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1993

Année

Anno

Band IV

Volume

Volume

Session Herbstsession

Session Session d'automne

Sessione Sessione autunnale

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 06

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 93.039

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 28.09.1993 - 08:00

Date

Data

Seite 1636-1656

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Ref. No 20 023 171

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