Switzerland's Accession to the Agency for Cultural and Technical Cooperation
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court considered a motion requesting Switzerland's participation in the Agency for Cultural and Technical Cooperation (ACCT). The motion argued that joining the ACCT would allow Switzerland to be more actively represented internationally, particularly benefiting its French-speaking minority by enabling participation in preparatory work for Francophonie conferences and access to a common market for cultural goods. The court reasoned that Switzerland, by participating in Francophonie summits but not being a member of the ACCT, was in a contradictory position that penalized its French-speaking region and that, especially after the rejection of the European Economic Area, it was imperative for Switzerland to seize opportunities for greater international engagement, thus supporting the motion.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 9 BV; Switzerland's Accession to the Agency for Cultural and Technical Cooperation: The motion argued that joining the ACCT would allow Switzerland to be more actively represented internationally, particularly benefiting its French-speaking minority by enabling participation in preparatory work for Francophonie conferences and access to a common market for cultural goods. The court reasoned that Switzerland, by participating in Francophonie summits but not being a member of the ACCT, was in a contradictory position that penalized its French-speaking region and that, especially after the rejection of the European Economic Area, it was imperative for Switzerland to seize opportunities for greater international engagement, thus supporting the motion.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
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KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertUsed as the legal basis for the motion concerning foreign policy and Switzerland's international representation.
Volltext
Motion Roth 252 27 avril 1993
Politik - auch von der rechtlichen Seite her besser gelöst wer- vordringlich, dass es alle Chancen wahrzunehmen weiss, auf
den können. Es geht also insbesondere um die Anwendung internationaler Ebene aktiver vertreten zu sein. Die ACCT bie-
von Artikel 9 der Bundesverfassung. Wir werden daraus auch tet uns die Möglichkeit dazu.
die nötigen Lehren ziehen, damit diese als dringend empfun- Die Beteiligung der Schweiz an der ACCT würde der Achtung
dene Notwendigkeit einer besseren Verankerung unserer der französischsprachigen Minderheit dieses Landes Aus-
Aussenpolitik im ganzen Lande zum Tragen kommt druckgeben.
Das ist die erste Auswirkung, welche sich aus der Annahme
des Postulates Onken ergeben würde. Texte de la motion du 10 décembre 1992
L'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) a
Ueberwiesen - Transmis pour but essentiel l'affirmation d'une identité culturelle com-
mune et le développement entre ses membres d'une coopéra-
tion multilatérale dans les domaines ressortissant à l'éduca-
tion, à la culture, aux sciences et aux techniques. Elle contri-
bue au rapprochement des peuples.
#ST# 92.3507 Elle est actuellement l'unique organisation intergouvernemen-
tale de la francophonie et le principal instrument opérationnel
Motion Roth des Sommets, c'est-à-dire de la Conférence des chefs d'Etats
Agence de coopération culturelle et de gouvernements des pays ayant en commun l'usage du
et technique. Beteiligung der Schweiz français. Elle a son siège à Paris, mais elle a déjà installé une
antenne à Genève.
Participation de la Suisse à l'Agence de L'ACCT prépare minutieusement les dossiers des conféren-
coopération culturelle et technique ces organisées (conférence des ministres de l'éducation,
conférence des ministres de la culture, Association des univer-
sités partiellement ou entièrement de langue française, etc.)
dans le cadre de la francophonie. Or, la Suisse qui participe à
ces conférences n'est pas associée aux travaux préparatoires
Wortlaut der Motion vom 10. Dezember 1992 de ces mêmes conférences, car elle n'est pas membre de
Die Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) hat l'ACCT. Il est temps de lever cette contradiction, qui pénalise la
zum Hauptziel, eine gemeinsame kulturelle Identität zu festi- Suisse romande!
gen und zwischen ihren Mitgliedern eine multilaterale Zusam- La Suisse, représentée parle chef du Département fédéral des
menarbeit in den Bereichen Bildung, Kultur, Wissenschaft und affaires étrangères, a participé au dernier Sommet de la fran-
Technik zu entwickeln. Sie trägt zur Annäherung der Völker cophonie, en qualité de membre à part entière. Elle a égale-
bei. ment envoyé une délégation à la Conférence des ministres de
Zurzeit ist sie die einzige zwischenstaatliche Organisation der la culture des pays ayant en commun l'usage du français, qui
frankophonen Länder und das wichtigste Arbeitsinstrument s'est tenue à Liège en 1990. Cette conférence a notamment
der Frankophonie-Gipfeltreffen, d. h. der Konferenzen der examiné la problématique d'un marché commun des biens
Staatschefs und Regierungen der Länder, die den Gebrauch culturels (livres, disques, chansons, théâtre, cinéma, radio, té-
des Französischen gemein haben. Ihr Sitz ist in Paris; in Genf lévision, etc.). L'accès à cet important marché constitue indé-
hat sie aber schon eine Aussenstelle. niablement un avantage sur le plan culturel et économique
Die ACCT bereitet die Unterlagen für die im Rahmen der Fran- pour la Suisse romande et par voie de conséquence pour l'en-
kophonie organisierten Konferenzen sorgfältig vor (Konferenz semble du pays.
der Bildungsminister, Konferenz der Kulturminister, Vereini- A la suite de la Conférence de Liège, les chefs des Départe-
gung der teilweise oder ganz französischsprachigen Universi- ments de l'instruction publique des cantons francophones
täten usw.). Nun aber darf sich die Schweiz, die zwar an den sont intervenus auprès du Conseil fédéral afin que notre pays
Konferenzen teilnimmt, nicht an den Vorarbeiten beteiligen, da adhère à l'ACCT. Il est étonnant que la Suisse, membre des
sie nicht Mitglied der ACCT ist Es ist Zeit, diesen Widerspruch, Sommets de la francophonie, n'apporte pas sa contribution à
der die französischsprachige Schweiz benachteiligt, auf- l'Agence de coopération culturelle et technique. Il y va de l'in-
zuheben! térêt de la plus importante minorité culturelle de Suisse que
Die Schweiz, die durch den Chef des Eidgenössischen Depar- notre pays multilingue soit membre de plein droit de cette or-
tementes für auswärtige Angelegenheiten vertreten wird, hat ganisation.
sich am letzten Frankophonie-Gipfeltreffen als Vollmitglied be- En rappelant que notre Parlement fédéral est membre de l'As-
teiligt Sie hat auch eine Delegation an die Konferenz der Kul- semblée internationale des parlementaires de langue fran-
turminister derfrankophonen Länder entsandt, die 1990 in Lüt- çaise depuis 1987, nous prions instamment le Conseil fédéral
tich stattgefunden hat Die Konferenz hat namentlich die Pro- d'entreprendre toutes les démarches utiles afin que la Suisse
blematik eines gemeinsamen Marktes der Kulturgüter geprüft devienne aussi membre de l'ACCT.
(Bücher, Schallplatten, Lieder, Theater, Kino, Radio, Fernse- Etant donné le refus de l'EEE, il est impérieux pour notre pays
hen usw.). Der Zugang zu diesem wichtigen Markt bildet unwi- de savoir saisir toutes les chances d'une présence plus active
derleglich einen Vorteil auf kultureller und wirtschaftlicher sur le plan international. L'ACCT nous en offre l'occasion.
Ebene für die französischsprachige Schweiz und dadurch für Le respect de la minorité francophone de ce pays passe aussi
das gesamte Land. par l'adhésion de la Suisse à l'ACCTI
In der Folge der Konferenz von Lüttich haben die Chefs der Er-
ziehungsdepartemente der französischsprachigen Kantone Mitunterzeichner - Cosignataires: Bloetzer, Cottier, Delalay,
beim Bundesrat vorgesprochen und den Beitritt zur ACCT ge- Flückiger, Huber, Salvioni (6)
fordert
Es ist merkwürdig, dass die Schweiz, die an den Frankopho- M. Roth: Je demande, par cette motion, au Conseil fédéral de
nie-Gipfeltreffen teilnimmt, keinen Beitrag für die ACCT leistet faire adhérer notre pays à l'Agence de coopération culturelle
Die wichtigste kulturelle Minderheit der Schweiz hat ein Inter- et technique (ACCT). J'ai motivé largement cette requête dans
esse daran, dass unser mehrsprachiges Land vollberechtig- le texte de la motion et je ne soulignerai donc ici que quelques
tes Mitglied dieser Organisation ist aspects qui m'apparaissent importants.
Wir erinnern daran, dass die eidgenössischen Räte seit 1987 Premièrement, qu'est ce que l'ACCT? C'est le principal instru-
Mitglied der Internationalen Versammlung der Parlamentarier ment opérationnel de la Conférence des chefs d'Etats et de
französischer Sprache sind und bitten den Bundesrat instän- gouvernements des pays qui ont en commun l'usage du fran-
dig, alle notwendigen Schritte zu unternehmen, damit auch çais ou, si vous préférez, des Sommets de la francophonie
die Schweiz Mitglied der ACCT werden kann. auxquels, je le rappelle, la Confédération participe maintenant
Nach der Ablehnung des EWR-Beitritts ist es für unser Land de plein droit
27. April 1993 253 Motion Roth
Or, la Suisse qui participe à ces sommets, en y déléguant no- ration à tous les niveaux des manifestations de la francopho-
tre ministre des affaires étrangères et des conseillers d'Etat, nie. Je dois vous avouer que je ne suis pas à même de vous
n'est pas associée aux travaux préparatoires de ces mêmes expliquer pourquoi cette anomalie a traîné jusqu'à nos jours,
sommets, car elle n'est pas membre de l'ACCT. Personnelle- mais la réalité est bien qu'il s'agit d'une anomalie.
ment, je trouve que c'est d'autant plus dommage que, même Ce matin, le même problème a été discuté au Conseil national
si l'association a son siège à Paris, elle a installé une antenne à sur la base de la motion que M. Comby avait présentée et j'ai
Genève. déclaré ce qui suit: «Je suis, quant à moi, lié aux propositions
Je souhaite aussi vous dire ceci: une adhésion de la Suisse à que le Conseil fédéral vous a faites déjà au mois de janvier
l'ACCT ne constitue absolument pas une machine de guerre passé, c'est-à-dire dans le sens de la transformation de la mo-
contre les autres communautés linguistiques du pays. Cela ne tion en postulat» Mais je me suis engagé ce matin, et j'assume
peut d'ailleurs pas l'être puisque, comme je vous l'ai dit, la cet engagement aussi devant le Conseil des Etats, à présenter
Suisse participe au plus haut niveau aux Sommets de la fran- pour le budget prochain une requête pour obtenir les moyens
cophonie et que l'agence est là pour préparer ces sommets. nécessaires afin qu'une participation intégrale à l'ACCT aussi
J'ajoute encore ceci: après le refus de l'Espace économique puisse survenir déjà à partir de l'année prochaine. Pour le mo-
européen, nous devrions saisir les chances qui s'offrent d'être ment, il n'y a que la Suisse et le Cap-Vert qui ne participent pas
plus actifs sur le plan international. Notre conseil discutera tout à l'ACCT, ce qui rend l'anomalie encore plus surprenante.
à l'heure la motion Rhinow sur le rapprochement entre com- J'espère donc que la proposition que je ferai puisse être suivie
munautés linguistiques. Cette motion Rhinow avait été dépo- par le Conseil fédéral et je suis reconnaissant à M. Roth d'ac-
sée immédiatement après le rejet de l'Espace économique eu- cepter la transformation de la motion en postulat, même si la
ropéen, dont les Romands ont particulièrement souffert, réponse du Conseil fédéral signifierait aussi l'acceptation de la
comme vous le savez. motion tout court
En acceptant la motion que je vous propose et qui demande
l'adhésion à l'ACCT, vous avez une occasion très concrète de M. Cavadini Jean: Devant l'unanimité de l'acceptation de la
manifester votre attachement au rapprochement des commu- transformation de la motion Roth en postulat, je ne vais pas al-
nautés culturelles du pays, pour la raison bien simple qui est la longer inutilement le débat J'aimerais simplement faire deux
suivante: l'ACCT prépare en ce moment aussi un marché com- remarques consécutivement à la déclaration du porte-parole
mun des biens culturels. L'accès à ce marché constitue un du Conseil fédéral.
grand avantage sur le plan culturel, mais aussi économique, Première remarque, l'ACCT est effectivement l'organe exécutif
pour la Suisse romande et, par conséquent aussi, pour tout le des Sommets de la francophonie. Si la Suisse, jusqu'ici, n'a
reste du pays. Notre absence de l'ACCT est une contradiction pas voulu faire acte de candidature à l'ACCT, c'est que cet or-
qui pénalise la Suisse romande en premier. C'est pourquoi ganisme, pendant plusieurs années, a été traversé par des
je vous prie de lever cette contradiction en adoptant cette courants qui pouvaient être contradictoires et par des luttes
motion. d'influence qui se développaient parfois même avec une cer-
Pour conclure, je souligne que ce voeu est largement partagé taine véhémence entre les deux leaders des Sommets de la
en Suisse romande. Les chefs des départements de l'instruc- francophonie que sont la France et le Canada. Or, nous avions
tion publique des cantons francophones sont intervenus au- voulu garder une certaine distance face à ce qui paraissait être
près du Conseil fédéral afin que notre pays adhère à cette un processus de politisation excessive, et devant l'hésitation
agence. Au Conseil national, une motion identique a été dépo- suisse que nous connaissions, le Conseil fédéral avait re-
sée par M. Comby, ancien chef du département de l'instruc- noncé à faire acte de candidature. Je crois qu'aujourd'hui,
tion publique en Valais, qui avait d'ailleurs participé, délégué comme l'a dit M. Roth, les conditions ont changé, les luttes se
par le Conseil fédéral, à la Conférence des ministres de la sont apaisées et, même si des réserves peuvent encore être
culture à Liège en 1990. formulées par certains Etats, nous devons admettre que la
Cette motion a été traitée ce matin au Conseil national. Elle a structure des Sommets de la francophonie peut nécessiter
été acceptée sous forme de postulat avec l'accord de une participation à l'Agence de coopération culturelle et tech-
M. Comby. Le Conseil fédéral-je le tiens de M. Felber-avait nique.
accepté cette motion sous forme de postulat. M. Felber qui Ma deuxième remarque est la suivante: il conviendra, au mo-
était alors ministre des affaires étrangères avait donné avant ment où nous ferons acte de candidature - cette candidature
son départ, dans une discussion que nous avions eue avec lui, sera agréée sans l'ombre d'un doute parce que les pays forte-
son accord de principe de faire inscrire au projet de budget ment contributeurs sont très rares: sur 43 Etats, il y en a 5
1994 le montant nécessaire à l'adhésion de la Suisse à l'ACCT. ou 6 -, de faire preuve de prudence, même si les dépenses ne
Si M. Cotti, dans la réponse qu'il donnera tout à l'heure au sont pas considérables, car autour des Sommets de la franco-
nom du Conseil fédéral, pouvait fournir ou au moins renouve- phonie et de leurs structures il y a encore un certain nombre
ler des garanties semblables, je serais prêt - à cette seule d'institutions qui sont considérées comme des satellites et
condition naturellement, je le dis d'avance - à accepter la leur position est mal fixée par rapport à ces nouvelles structu-
transformation de cette motion en postulat res. Ma conclusion sur cette dernière remarque, c'est qu'il fau-
dra éviter de nous laisser entraîner dans des doubles emplois
M. Cotti, conseiller fédéral: La Suisse est, en tant que Suisse, et qu'il conviendra de clarifier la position de la Suisse au mo-
un pays francophone, tout aussi bien qu'elle est un pays ger- ment où notre pays serait membre de l'Agence de coopération
manophone et italophone; du moins, je le souhaite. La partici- culturelle et technique.
pation de la Suisse aux structures de la francophonie, qui sont C'est pourquoi la formule du postulat me paraît particulière-
admirables pour l'expression de la culture et pour la con- ment adéquate.
science de soi-même, va de soi. Il n'y a guère de situations
semblables dans d'autres domaines culturels. J'ai vu cette Ueberwiesen aïs Postulat - Transmis comme postulat
participation se développer toujours plus à partir des quel-
ques timides participations à titre d'observateur dans la Präsident: Wir haben heute die Freude, Herrn Bisig herzlich
deuxième partie des années quatre-vingt et ce, jusqu'aux pre- zum Geburtstag zu gratulieren. Ich wünsche ihm alles nur er-
mières participations en tant que membre à part entière, c'est- denklich Gute. (Beifall)
à-dire à partir de 1989 à Dakar. Es ist mir eine grosse Freude und Ehre, Frau Bundesrätin Drei-
Vous avez très justement dit, Monsieur Roth, que M. Felber fuss zum erstenmal bei uns zu begrüssen. Es ist ihr erster Auf-
nous a représenté à plusieurs réunions de la francophonie de- tritt im Parlament Wir haben also das Vergnügen, sie als erste
puis lors, ce qui fait que, comme il sied, notre pays est complè- bei uns zu haben.
tement intégré dans ces structures importantes, sauf - et il Frau Bundesrätin Dreifuss, Sie haben am 1. April 1993 als
s'agit certainement là d'une anomalie -justement en ce qui Bundesrätin Ihr Amt angetreten und das Departement des In-
concerne l'Agence de coopération culturelle et technique qui nern übernommen. Im Namen des Rates möchte ich Ihnen in
représente les structures stables et qui s'occupe de la prépa- diesem hohen Amt viel Erfolg und viel Befriedigung wün-
Motion Rhinow 254 27 avril 1993
sehen. Es freut mich ausserordentlich, dass das erste Thema, Mitunterzeichner-Cosignataires: Beerli, Béguin, Bisig, Bloet-
das Sie heute mit uns behandeln, gerade diese so wichtige zer, Bühler Robert, Büttiker, Cavadini Jean, Cavelty, Cottier,
Motion ist: Verständigung zwischen Sprachgemeinschaften. Coutau, Danioth, Delalay, Flückiger, Frick, Gadient, Gemperli,
Diese Motion, nach dem 6. Dezember 1992 entstanden und Iten Andreas, Jagmetti, Küchler, Kündig, Loretan, Martin Jac-
von Herrn Rhinow eingereicht, behandelt ein sehr wichtiges ques, Meier Josi, Morniroli, Onken, Petitpierre, Piller, Plattner,
Thema und ist für Sie als Bundesrätin des Kantons Genf sicher Reymond, Rhyner, Ruesch, Salvioni, Schallberger, Schiesser,
besonders wichtig. Schoch, Schule, Seiler Bernhard, Simmen, Uhlmann, Ziegler
Nochmals herzlich willkommen, viel Erfolg und viel Befriedi- Oswald, Zimmerli (41)
gung in Ihrem Amt! (Beifall)
Rhinow: Meine Motion zur Förderung der Verständigung zwi-
schen den Sprachgemeinschaften wurde am 7. Dezember
1992 - also ein Tag nach der wellenwerfenden EWR-Abstim-
mung - eingereicht, unterzeichnet von 41 Kolleginnen und
Kollegen.
Der unmittelbare Anlass ist somit offenkundig: das Auseinan-
#ST# 92.3493 derklaffen der Abstimmungsergebnisse in der welschen
Schweiz einerseits und in der deutschsprachigen Schweiz an-
Motion Rhinow dererseits. Dies allerdings mit der wesentlichen Ausnahme
Verständigung zwischen den der beiden Basel, die dem EWR ebenfalls zugestimmt haben -
Sprachgemeinschaften eine Ausnahme, die leider in den Abstimmungskommentaren
zuwenig Beachtung gefunden hat Dieser Graben, oft un-
Rapprochement entre communautés schön als «Röstigraben» apostrophiert, ist freilich nicht am
linguistiques 6. Dezember 1992 erfunden, nicht erst dann ans Licht gezerrt
worden; die EWR-Abstimmung hat nur mit besonderer Deut-
lichkeit, ja fast schockartig, den Unterschied ins Bewusstsein
des Volkes- und ich meine hüben und drüben-gehoben. Der
6. Dezember bildet einen weiteren, freilich grösseren Mark-
Wortlaut der Motion vom 7. Dezember 1992 stein in einem Prozess zunehmender Entfremdung und Polari-
Gestern, am 6. Dezember 1992, haben die welschen Kantone sierung im sprachkulturellen Verhältnis zwischen den beiden
dem EWR-Abkommen mit grossen Mehrheiten zugestimmt, Landesteilen.
während die deutschschweizerischen Kantone (mit Aus- Nach wissenschaftlichen Untersuchungen kommt das unter-
nahme der beiden Basel) sowie das Tessin ablehnende Mehr- schiedliche Abstimmungsverhalten zwischen der Deutsch-
heiten aufwiesen. Damit hat sich der Graben zwischen den schweiz und der Romandie relativ häufig zum Tragen. In den
Sprachgemeinschaften der Schweiz auf gefährliche Weise letzten zwanzig Jahren gingen 29 von 163 eidgenössischen
vertieft. Diese Entwicklung könnte die Identität der Schweiz als Abstimmungen je nach Landesteil anders aus; dabei sind die
Willensnation in Frage stellen. Es muss deshalb unverzüglich Unterschiede in der Aussenpolitik besonders ausgeprägt
alles darangesetzt werden, das gegenseitige Verständnis zwi- Die Polarisierung hat sich seit den siebziger Jahren verstärkt.
schen den Sprachgemeinschaften zu verbessern und das Be- Diese Entwicklung muss uns zu denken geben. Sie muss uns
wusstsein in der Gesellschaft zu stärken, dass die Idee der vor allem auch zum Handeln bewegen, denn sie stellt mittel-
Schweiz unter anderem im fruchtbaren Zusammenleben ver- und längerfristig die Identität der Schweiz in Frage. Unsere
schiedener Kultur- und Sprachgemeinschaften besteht Raison d'être liegt in der Verbundenheit der Kulturen, liegt in
Der Bundesrat wird deshalb beauftragt, Massnahmen zu tref- der vielzitierten «Einheit in der Vielfalt». Diese Einheit gedeiht
fen sowie allfällige Aenderungen auf dem Wege der Rechtset- aber nur, wenn Vielfalt als positiver und nationaler Wert ge-
zung vorzulegen, um die Verständigung zwischen den hegt, gepflegt und gelebt wird.
Sprachgemeinschaften, namentlich zwischen der Deutsch- Unsere eidgenössische Identität beruht nicht auf der blossen
schweiz und der Romandie, im Interesse des nationalen Zu- Toleranz, auf dem Wissen um den anderen und dem Dulden
sammenhaltes nachhaltig zu fördern. Dabei sollen die Zusam- des anderen, auf dem Leben- und Gewährenlassen der ver-
menarbeit mit gesellschaftlichen und kulturellen Organisatio- schiedenen Kulturen; es ist nicht das Nebeneinander der Kul-
nen gesucht sowie entsprechende Bemühungen dieser Orga- turen, das unser Gemeinwesen legitimiert, es sind das Mitein-
nisationen unterstützt werden. ander und auch das Durcheinander der Kulturen, im positiven
Sinn des Wortes. Dieses Miteinander und dieses Durcheinan-
Texte de la motion du 7 décembre 1992 der sind in unserer Geschichte nie zur Selbstverständlichkeit
Hier, 6 décembre 1992, les cantons romands approuvaient geworden. Auftretende Schwierigkeiten wurden immer wieder
l'Accord EEE à une écrasante majorité, alors que les cantons erlebt und auch empfunden. Aber es war immer ein vorneh-
alémaniques (Baie-Ville et Baie-Campagne exceptés) ainsi mes Ziel, ja eine Ueberlebensaufgabe, die zu erfüllen sich
que le Tessin le rejetaient majoritairement Ainsi le fossé qui beide Teile vornahmen, gerade auch dann, wenn der natio-
sépare les communautés linguistiques en Suisse s'est-il dan- nale Zusammenhalt bedroht erschien.
gereusement creusé et il n'est pas exclu que cette évolution Dieser Zusammenhalt ist heute in Ansätzen bedroht Es be-
remette en question l'identité de la Suisse, nation issue de la wegt mich sehr, dass dies in der Deutschschweiz offenbar viel
volonté politique de ses citoyens. C'est la raison pour laquelle weniger so empfunden wird als in der welschen Schweiz. Viel-
il faut que tout soit mis en oeuvre sans délai pour améliorer la leicht ist es die deutschsprachige Mehrheit, die hier weniger
compréhension réciproque des communautés linguistiques oder weniger rasch sensibilisiert wird; dies im Gegensatz zur
et renforcer dans l'esprit des citoyens l'idée que c'est notam- bewusst erlebten und erlittenen Minderheitsposition unserer
ment dans la coexistence fructueuse de plusieurs communau- welschen Freunde.
tés de culture et de langue différentes que réside l'essence de Es ist auch kein Zufall, dass ich als Angehöriger eines deutsch-
la Suisse. sprachigen Kantons - der dem EWR zugestimmt hat und der
Au vu de ce qui précède, le Conseil fédéral est chargé de pren- sich innerhalb der Deutschschweiz, zusammen mit Basel-
dre des mesures et, le cas échéant, de proposer aux Cham- Stadt, auch immer wieder in die Minderheit versetzt sieht; der
bres des projets de modifications législatives afin de rappro- sich dem Welschland auch mentalitätsmässig eng verbunden
cher de façon durable - et ce dans l'intérêt de la cohésion na- fühlt -, als Baselbieter, die Anliegen der gegenseitigen Ver-
tionale - les communautés linguistiques, et notamment la ständigung so sehr betone und verfolge.
Suisse alémanique et la Romandie. Dans cette entreprise il Gewiss, die EWR-Abstimmung hat auch andere Gräben deut-
faudra rechercher la coopération avec des organisations à vo- lich werden lassen, etwa denjenigen zwischen Stadt und
cation sociale ou culturelle et soutenir les efforts de ces organi- Land. Aber diese anderen Gräben - ich betone, es sind meh-
sations. rere-sind keine schweizerischen Besonderheiten; sie lassen
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Roth Agence de coopération culturelle et technique. Beteiligung der Schweiz
Motion Roth Participation de la Suisse à l'Agence de coopération culturelle et technique
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1993
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Aprilsession
Session Session d'avril
Sessione Sessione di aprile
Rat Ständerat
Conseil Conseil des Etats
Consiglio Consiglio degli Stati
Sitzung 01
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 92.3507
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 27.04.1993 - 14:00
Date
Data
Seite 252-254
Page
Pagina
Ref. No 20 022 722
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