Switzerland's Postulate on ACCT Membership and Francophone Integration
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe Federal Council proposed transforming a motion into a postulate regarding Switzerland's participation in the Agency for Cultural and Technical Cooperation (ACCT). While acknowledging the anomaly of Switzerland being a full member of Francophone Summits but not the ACCT, and the desire of the French-speaking cantons for greater cultural and economic integration, the Council expressed an unwillingness to commit to specific budget allocations for full membership at that time. The motion's proponents ultimately accepted the transformation to a postulate, conditional on future budget guarantees for ACCT membership, emphasizing the need to respect Switzerland's French-speaking minority.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 10 qui, Art. 9, Art. 10; Switzerland's Postulate on ACCT Membership and Francophone Integration: While acknowledging the anomaly of Switzerland being a full member of Francophone Summits but not the ACCT, and the desire of the French-speaking cantons for greater cultural and economic integration, the Council expressed an unwillingness to commit to specific budget allocations for full membership at that time. The motion's proponents ultimately accepted the transformation to a postulate, conditional on future budget guarantees for ACCT membership, emphasizing the need to respect Switzerland's French-speaking minority.
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KI-generiertMentioned as the constitutional basis for cantonal competence in foreign relations, which was interpreted broadly in favor of cantonal autonomy.
Mentioned as the constitutional basis regulating official relations between cantons and foreign governments, with the Council fédéral open to examining cantonal representation abroad.
Volltext
27. April 1993 N 739 Motion Comby
Schriftliche Begründung - Développement par écrit Schriftliche Erklärung des Bundesrates
L'auteur renonce au développement et demande une Déclaration écrite du Conseil fédéral
réponse écrite. Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos-
tulat
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
vom 3. Februar 1993 M. Spielmann: La motion que j'ai déposée le lendemain de la
Rapport écrit du Conseil fédéral votation du 6 décembre 1992 tentait de développer certaines
du3février1993 perspectives pour la construction européenne, notamment
1. Une adhésion de la Suisse à l'Espace économique euro- l'Europe des régions, et de trouver des alternatives au projet
péen aurait permis une amélioration certaine des conditions- qui a malheureusement été refusé par le peuple suisse et, par
cadres pour la coopération régionale transfrontalière qui, du- conséquent, d'essayer par la voie des expériences régionales
rant ces dernières décennies, s'est développée d'une façon de développer des activités qui permettent à la population de
satisfaisante, encore que différemment dans les diverses ré- comprendre les problèmes, d'appuyer les projets visant à dé-
gions. Le Conseil fédéral est donc conscient du fait que les velopper des échanges plus importants à l'intérieur de nos
cantons frontaliers sont tout particulièrement touchés par la frontières et à favoriser, dans la mesure du possible, les rela-
non-participation de la Suisse. tions intercantonales.
En ce qui concerne la présence des cantons sur la scène inter- En examinant les dispositions constitutionnelles, on s'aperçoit
nationale, il faut tout d'abord relever que la Confédération dis- que deux articles règlent ces questions (les articles 9 et 10), ce
pose, dans le domaine des relations internationales, d'une qui donne déjà une marge de manoeuvre appréciable aux
compétence générale (art. 8,85 et 102 est). Lors de la conclu- cantons. Je propose au travers de cette motion de demander
sion de traités avec l'étranger, elle, n'est pas liée à la répartition au Conseil fédéral de donner une plus grande souplesse
des compétences entre Confédération et cantons. La compé- d'interprétation. Je suis satisfait de constater que dans sa ré-
tence des cantons pour conclure des traités n'est que subsi- ponse il est d'accord avec cette idée, et qu'il va même plus
diaire et limitée (art 9). Le Conseil fédéral n'estime pas que la loin, puisque dans certaines dispositions, notamment celles
réglementation prévue dans la constitution devrait être de l'article 10 qui règlent les rapports entre les cantons, il est
modifiée. prêt à examiner, sur la base d'une demande précise de
Or, les articles 9 et 10 de la constitution, qui règlent les compé- ceux-ci, une représentation à Bruxelles par exemple.
tences des cantons en matière de politique étrangère, n'ont ja- Je suis donc dans les grandes lignes satisfait de la réponse du
mais été appliqués par le Conseil fédéral d'une manière res- Conseil fédéral. J'avais aussi accepté l'idée de transformer
trictive. Au contraire, la pratique de la Confédération a été et cette motion en postulat parce qu'il s'agit effectivement
est toujours très libérale, permettant aux cantons de conclure d'examiner quelles sont les possibilités avant de donner un
des traités avec l'étranger non seulement dans les matières mandat précis. Vu les aspects positifs de la réponse du
énoncées à l'article 9 (économie publique, rapports de voisi- Conseil fédéral, j'accepte cette transformation en postulat. Si
nage et police), mais aussi dans tous les domaines qui relè- je suis à cette tribune pour défendre cette idée, c'est simple-
vent de leur compétence d'après la constitution. Ces traités ne ment parce qu'elle a été combattue par les représentants du
doivent toutefois rien contenir de contraire à la Confédération groupe des Démocrates suisses et de la Ligue des Tessinois.
ou aux droits d'autres cantons (art. 9,2e phrase). Mais, je vous demande de soutenir cette motion qui vient com-
Les cantons, qui doivent prendre l'initiative en premier, sont pléter celle de M. Mühlemann qui a été votée tout à l'heure et
donc libres de mettre dans le futur encore mieux à profit la qui donne des pistes permettant de surmonter les difficultés
marge de manoeuvre qui leur est laissée dans ce contexte. En auxquelles nous avons à faire face pour assurer une plus
assurant aussi à l'avenir une interprétation extensive de grande présence de notre pays sur la scène internationale et
l'article 9, le Conseil fédéral est prêt à permettre aux cantons notamment régionale. Je vous remercie de soutenir cette pro-
de gérer d'une façon autonome les relations avec leurs position.
voisins.
2. D'après l'article 10, les rapports officiels entre les cantons et Abstimmung - Vote
les gouvernements étrangers ont lieu en principe par l'inter- Für Ueberweisung des Postulâtes offensichtliche Mehrheit
médiaire du Conseil fédéral. Les cantons peuvent par contre, Dagegen Minderheit
dans les objets mentionnées à l'article 9, correspondre direc-
tement avec les autorités inférieures et les employés d'un Etat
étranger. Le Conseil fédéral est prêt à examiner, sur la base
d'une demande précise des cantons, si et dans quelle forme
une représentation des cantons, par exemple à Bruxelles, se-
rait envisageable.
3. Enfin, en ce qui concerne les possibilités d'action des can-
tons dans le cadre des régions d'Europe ainsi que leurs com- 92.3504
pétences dans les groupes de travail régionaux, il y a lieu d'ob-
#ST#
server que la Suisse a signé, en 1981, la Convention-cadre eu-
ropéenne du 21 mai 1980 sur la coopération transfrontalière Motion Comby
des collectivités ou autorités territoriales; celle-ci est entrée en Agence de coopération
vigueur pour la Suisse en 1982. Cette convention, à laquelle culturelle et technique.
ont adhéré tous les pays limitrophes de la Suisse, renforce la Beteiligung der Schweiz
position des collectivités territoriales au niveau international.
Par contre la Suisse n'a pas encore signé, eu égard à l'attitude Participation de la Suisse
négative de onze cantons, la Charte européenne de l'autono- à l'Agence de coopération
mie locale du 15 octobre 1985. Le Conseil fédéral était dis- culturelle et technique
posé à accepter le postulat du 12 mai 1992 de la Commission
de politique extérieure du Conseil national qui demandait de
procéder à une nouvelle consultation des cantons. Le postulat
a cependant été rejeté par le Conseil national le 27 août 1992.
Compte tenu de ces considérations, le Conseil fédéral pro- Wortlaut der Motion vom 10. Dezember 1992
pose de transformer la motion en un postulat et renvoie à sa Nach der Ablehnung des EWR-Beitritts ist es für unser Land
réponse à la motion Mühlemann du 18 juin 1991 (91.3187) vordringlich, dass es alle Chancen wahrzunehmen weiss, auf
ainsi qu'au rapport sur les perspectives de la coopération internationaler Ebene aktiver vertreten zu sein. Die Agence de
transfrontalière, qui sera établi suite au postulat Onken du coopération culturelle et technique (ACCT) bietet uns die Mög-
16 décembre 1992 (92.3525). lichkeit dazu.
Motion Comby 740 N 27 avril 1993
Wir bitten den Bundesrat inständig, alle notwendigen Schritte Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
zu unternehmen, damit auch die Schweiz vollberechtigtes Mit- vom 3. Februar 1993
glied der ACCT werden kann, dem wichtigsten Arbeitsinstru- Rapport écrit du Conseil fédéral
ment der frankophonen Länder. du 3 février 1993
Après avoir été observateur aux deux premiers Sommets de la
Texte de la motion du 10 décembre 1992 francophonie, la Suisse est devenue membre à part entière
Etantdonnélerefusdel'EEE.ilestimpérieuxpournotrepaysde des Sommets francophones à celui de Dakar en mai
savoirsaisirtoutesleschancesd'uneprésenceplusactivesurle 1989. Elle a participé à ce même titre au «Sommet de Chaillot»
plan international. L'Agence de coopération culturelle ettechni- à Paris de novembre 1991, la délégation suisse étant conduite
que (ACCT) nous en offre l'occasion. Nous prions instamment pour la première fois par un conseiller fédéral.
le Conseil fédéral d'entreprendre toutes les démarches utiles La Suisse a par ailleurs été dûment représentée aux Conféren-
afin que la Suisse devienne aussi membre de plein droit de ces ministérielles spécialisées de la francophonie, comme
l'ACCT, principal instrument opérationnel de lafrancophonie. celles consacrées à la justice en janvier 1989, à la culture en
novembre 1990, à l'environnement en avril 1991, et à l'éduca-
Mitunterzeichner - Cosignataires: hQuet, Aubry, Béguelin, Ber- tion en juin 1992.
ger, Bonny, Borei François, Caccia, Chevallaz, Couchepin, Organisation internationale fondée en 1970, l'Agence de co-
Darbellay, Ducret, Duvoisin, Eggly, Epiney, Eymann Chri- opération culturelle et technique (ACCT) est devenue de par la
stoph, Frey Claude, Gardiol, Gobet, Gros Jean-Michel, Gui- volonté des Conférences des chefs d'Etat et de gouvernement
nand, Hildbrand, Jeanprêtre, Leuba, Leuenberger Moritz, Ma- des pays ayant en commun l'usage du français, et plus parti-
mie, Matthey, Nabholz, Perey, Philipona, Poncet, Rebeaud, culièrement celles de Dakar en 1989 et de Paris en 1991, l'opé-
Ruffy, Savary, ScheurerRémy, Schmidhalter, Schmied Walter, rateur principal des programmes de développement décidés
Suter, Theubet, Tschopp, Zisyadis, Zwahlen (41) par les Sommets francophones. De plus, elle assure notam-
ment le secrétariat de l'ensemble des instances de la franco-
Schriftliche Begründung - Développement par écrit phonie, et se trouve chargée de la préparation et du suivi des
L'Agence de coopération culturelle et technique (ACCI) a conférences ministérielles spécialisées.
pour but essentiel l'affirmation d'une identité culturelle com- Les Sommets francophones réunissent aujourd'hui 46 pays et
mune et le développement entre ses membres d'une coopéra- gouvernements participants. L'ACCT, quant à elle, compte
tion multilatérale dans les domaines ressortissant à l'éduca- 34 Etats membres, 5 Etats associés (Egypte, Guinée-Bissau,
tion, à la culture, aux sciences et aux techniques. Elle contri- Maroc, Mauritanie, Sainte-Lucie), 2 gouvernements partici-
bue au rapprochement des peuples. pants (Canada-Nouveau-Brunswick et Canada-Québec) et
Elle est actuellement l'unique organisation intergouvernemen- 3 Etats observateurs (Cambodge, Bulgarie et Roumanie). A
tale de lafrancophonie et le principal instrument opérationnel l'exception du Cap-Vert, la Suisse est le seul Etat membre à
des Sommets, c'est-à-dire de la Conférence des chefs d'Etat part entière des Sommets à être juridiquement absent de
et de gouvernement des pays ayant en commun l'usage du l'ACCT.
français. Elle a son siège à Paris, mais elle a déjà installé une Contrairement à ce qu'affirment les auteurs de la motion, la
antenne à Genève. Suisse est entièrement associée depuis l'origine à la prépara-
L'ACCT prépare minutieusement les dossiers des conféren- tion de toutes les conférences spécialisées de la francopho-
ces organisées (Conférence des ministres de l'éducation, nie, comme évidemment à la préparation des Sommets eux-
Conférence des ministres de la culture, Association des uni- mêmes.
versités partiellement ou entièrement de langue française, Dans le cadre des nouvelles structures institutionnelles adop-
etc.) dans le cadre de la francophonie. Or, la Suisse, qui parti- tées au Sommet de Chaillot, la Suisse, en tant que membre à
cipe à ces conférences, n'est pas associée aux travaux prépa- part entière des Sommets, participe à toutes les rencontres ré-
ratoires de ces mêmes conférences, car elle n'est pas membre gulières de lafrancophonie. C'est ainsi qu'elle assiste aux tra-
de l'ACCT. Il est temps de lever cette contradiction qui péna- vaux du nouveau «Conseil permanent de la francophonie», et
lise la Suisse romande! a pris part en décembre 1992 à la «Conférence ministérielle de
La Suisse, représentée par le chef du Département fédéral des la francophonie», instance la plus élevée de la francophonie
affaires étrangères, a participé au dernier Sommet de la fran- au niveau des responsables des affaires étrangères ou de la
cophonie, en qualité de membre à part entière. Elle a égale- francophonie entre deux Sommets. L'ACCT est intimement
ment envoyé une délégation à la Conférence des ministres de liée aux travaux de ces instances.
la culture des pays ayant en commun l'usage du français, qui Sur le plan des programmes lancés par les Sommets franco-
s'est tenue à Liège en 1990. Cette conférence a notamment phones, la Suisse s'est associée à de nombreuses actions qui
examiné la problématique d'un marché commun des biens vont notamment de la télévision multilatérale francophone
culturels (livres, disques, chansons, théâtre, cinéma, radio, té- (TV-5) aux programmes linguistiques, en passant par l'éduca-
lévision, etc.). L'accès à cet important marché constitue indé- tion et la formation, ainsi que l'édition.
niablement un avantage sur le plan culturel et économique Bien que la Suisse ait accès à toutes les instances de lafranco-
pour la Suisse romande et, par voie de conséquence, pour phonie, et bien qu'une excellente collaboration se soit de facto
l'ensemble du pays. instaurée entre notre pays et l'ACCT, il faut admettre que le fait
A la suite de la Conférence de Liège, les chefs des Départe- que la Suisse soit, hormis le Cap-Vert, le seul pays à être mem-
ments de l'instruction publique des cantons francophones bre à part entière des Sommets et non membre de l'ACCT
sont intervenus auprès du Conseil fédéral afin que notre pays constitue une anomalie.
adhère à l'ACCT. Il est étonnant que la Suisse, membre des En pratique, il faut relever que la Suisse a déjà manifesté son
Sommets de la francophonie, n'apporte pas sa contribution à intérêt pour l'ACCT en mettant depuis juin 1991 à sa disposi-
l'Agence de coopération culturelle et technique. Il y va de l'in- tion à titre gracieux les locaux de son bureau de Genève.
térêt de la plus importante minorité culturelle de Suisse que Comme le Conseil fédéral a eu l'occasion de le déclarer en
notre pays multilingue soit membre de plein droit de cette or- substance en réponse à une interpellation Comby le 9 mars
ganisation. En rappelant que notre Parlement fédéral est 1992, il n'a jamais exclu le principe de l'adhésion, étant en-
membre de l'Assemblée internationale des parlementaires de tendu qu'une telle adhésion nécessiterait une procédure par-
langue française depuis 1987, nous prions instamment le lementaire et entraînerait un engagement financier sous forme
Conseil fédéral d'entreprendre toutes les démarches utiles d'une quote-part annuelle, que l'on peut dans une première
afin que la Suisse devienne aussi membre de l'ACCT. estimation chiffrer à 3,5 à 4 millions de francs.
Etant donné le refus de l'EEE, il est impérieux pour notre pays Le Conseil fédéral se déterminera prochainement, sur la base
de savoir saisir toutes les chances d'une présence plus active d'une proposition du DFAE, par l'étude des voies pratiques,
sur le plan international. L'ACCT nous en offre l'occasion. d'une adhésion de la Suisse à l'ACCT, s'il convient de lever
Le respect de la minorité francophone de ce pays passe aussi l'anomalie mentionnée plus haut
par l'adhésion de la Suisse à l'ACCT!
27. April 1993 N 741 Postulat der grünen Fraktion
Schriftliche Erklärung des Bundesrates men approfondi de ce qui me paraît une exigence non seule-
Déclaration écrite du Conseil fédéral ment défendable, mais imperative, Monsieur Comby.
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos-
tulat M. Comby: Je remercie M. Cotti, conseiller fédéral, de sa ré-
ponse. J'aimerais préciser que M. Felber, conseiller fédéral,
M. Comby: J'aimerais m'adresser tout d'abord à nos amis de avec qui je m'étais entretenu parce qu'il avait prévu de répon-
Suisse alémanique pour leur dire que la Suisse romande n'a dre à cette question avant de quitter le Conseil fédéral, avait
jamais demandé la charité à la Suisse alémanique. Elle de- déclaré qu'il était prêt à inscrire le montant au budget de l'an-
mande simplement le respect de son identité culturelle. En née prochaine.
l'occurrence, il faudrait une fois pour toutes sortir des discours Je remercie M. Cotti de faire preuve de la même compréhen-
et passer aux actes. sion. Si la haute assemblée prend une décision positive dans
Nous faisons en la matière une proposition qui est tout à fait in- ce sens, la Suisse ne sera plus, avec le Cap-Vert, le seul Etat
téressante. Il s'agit de l'adhésion de notre pays à l'Agence de membre de la francophonie à ne pas faire partie de l'ACCT.
coopération culturelle et technique. Cette agence a pour but
essentiel l'affirmation d'une identité culturelle commune et le Ueberwiesen a/s Postulat-Transmis comme postulat
développement entre ses membres d'une coopération multi-
latérale dans les domaines ressortissant à l'éducation, à la
culture, aux sciences et aux techniques. Elle contribue donc
au rapprochement des peuples. Elle est actuellement - c'est
important de le souligner- l'unique organisation intergouver- #ST# 92.3529
nementale de la francophonie et le principal instrument opéra-
tionnel des Sommets, c'est-à-dire de la Conférence des chefs Postulat
d'Etat et de gouvernement des pays ayant en commun l'usage der grünen Fraktion
du français. Elle a son siège à Paris, mais elle a déjà installé Beitrittsverhandlungen Schweiz-EG
une antenne à Genève, avec l'appui du gouvernement
La Suisse, représentée par le chef du Département fédéral des Postulat
affaires étrangères de l'époque, M. Felber, a participé au der- du groupe écologiste
nier Sommet de la francophonie en qualité de membre à part Négociations d'adhésion avec la CE
entière. Elle a également envoyé une délégation à la Confé-
rence des ministres de la culture, qui s'est tenue à Liège en
1990. Cette conférence a notamment examiné la problémati-
que d'un marché commun des biens culturels, livres, disques,
chansons, théâtre, cinéma, radio, télévision, etc. L'accès à cet
important marché constitue indéniablement un avantage sur Wortlaut des Postulates vom 16. Dezember 1992
le plan culturel et économique pour la Suisse romande et, par Der Bundesrat wird eingeladen, für die Vorbereitungsarbeiten
voie de conséquence, pour l'ensemble de notre pays. und Verhandlungen zum Beitritt der Schweiz zur EG folgende
A la suite de la Conférence de Liège, les chefs des Départe- Voraussetzungen vorzusehen:
ments de l'instruction publique de la Suisse romande, des 1. eine paritätische Beteiligung von Frauen und Männern;
cantons francophones, sont intervenus auprès du Conseil fé- 2. eine Beteiligung EG-kritischer Gruppen verschiedener
déral afin que notre pays adhère à l'ACCT (Agence de coopé- Richtungen;
ration culturelle et technique). Il est étonnant que la Suisse, 3. Veröffentlichung der Zusammensetzung der vorbereiten-
membre des Sommets de la francophonie, n'apporte pas sa den Gremien und der Verhandlungsdelegationen, und
contribution à l'Agence de coopération culturelle et technique. 4. regelmässige Information des Parlamentes und der Bevöl-
Il y va de l'intérêt de la plus importante minorité culturelle de kerung über den Stand der Vorbereitungsarbeiten und der
notre pays multilingue qu'il soit membre de plein droit de cette Verhandlungen.
organisation.
En rappelant que notre Parlement est membre de l'Assemblée Texte du postulat du 16 décembre 1992
internationale des parlementaires de langue française depuis Le Conseil fédéral est invité à respecter les principes suivants
1987, nous prions instamment le Conseil fédéral d'entrepren- lors des travaux préparatoires et des négociations de l'adhé-
dre toutes les démarches utiles afin que la Suisse devienne sion de la Suisse à la CE:
aussi membre de l'ACCT. Etant donné le refus de l'EEE, il est 1. participation égale de femmes et d'hommes;
impérieux pour notre pays de savoir saisir toutes les chances 2. participation de groupes eurosceptiques de différentes ten-
d'une présence plus active sur le plan international. L'adhé- dances;
sion à l'ACCT nous en offre l'occasion. Le respect de la mino- 3. publication de la composition des organes chargés des tra-
rité francophone de ce pays passe aussi par l'adhésion de la vaux préparatoires et des délégations participant aux négocia-
Suisse à l'ACCT. tions;
Pour terminer, j'aimerais dire à M. Cotti, conseiller fédéral, que 4. information régulière du Parlement et de la population sur
je serais disposé à accepter la proposition de transformer ma l'avancement des travaux préparatoires et des négociations.
motion en postulat, dans la mesure où il nous donnera des ga-
ranties que, enfin, le montant nécessaire sera inscrit au budget Sprecherin-Porte-parole: Misteli
de l'année prochaine, pour que l'on cesse de faire des pro-
messes à la Suisse romande et que l'on passe aux actes. Schriftliche Begründung
Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen
M. Cotti, conseiller fédéral: Je ne peux aller au-delà de ce que eine schriftliche Antwort.
le Conseil fédéral vous a proposé dans sa réponse qui date
déjà du mois de février de cette année et qui avait été élaborée Développement par écrit
sous la direction de mon prédécesseur suisse romand. Les auteurs renoncent au développement et demandent
Je suis entièrement convaincu que le sujet que vous évoquez une réponse écrite.
revêt une grande importance. Le Conseil fédéral dit d'ailleurs,
dans sa réponse, qu'il s'agit effectivement d'une anomalie, Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
pour ce qui a trait à l'ACCT, au regard de la participation désor- vom 24. Februar 1993
mais intégrale de notre pays aux Sommets et aux réunions de Angesichts des innenpolitischen Klimas kommen Beitrittsver-
la francophonie. Je ne peux cependant pas vous assurer - je handlungen 1993 nicht in Frage. Sie werden erst aufgenom-
n'en ai d'ailleurs pas les moyens aujourd'hui - de ce que sera men, wenn die äusseren und inneren politischen Bedingun-
le contenu du prochain budget. Je peux vous garantir un exa- gen gegeben sind.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Comby Agence de coopération culturelle et technique. Beteiligung der Schweiz
Motion Comby Participation de la Suisse à l'Agence de coopération culturelle et technique
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1993
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Aprilsession
Session Session d'avril
Sessione Sessione di aprile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 02
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 92.3504
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 27.04.1993 - 08:00
Date
Data
Seite 739-741
Page
Pagina
Ref. No 20 022 652
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