Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 92-3180 KI-generiert

Swiss Pavilion at Expo '92 Controversy

Geschäftsnummer VPB 92-3180
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

The Federal Council addressed concerns regarding the Swiss Pavilion at Expo '92 in Seville, acknowledging criticisms that its concept, featuring slogans like "Switzerland does not exist," was overly provocative and failed to represent the country effectively. While defending the pavilion's artistic intent to offer an unconventional and refreshing perspective, the Council recognized that the execution led to misunderstandings and a disconnect with some Swiss citizens. The Council committed to improving the pavilion's readability and enriching visitor documentation to better convey the diversity and reality of Switzerland, without altering the overall concept.

Legislator-Regeste

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Swiss Pavilion at Expo '92 Controversy: quelque sorte de vouloir abroger de fait la lex Friedrich mais de l'avenir. Ce serait tout à fait prématuré de ma part.

Schlagwörter

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Luganer Übereinkommen Regierungskonferenz Verfassungsbeschwerde im Ausland Ausstellungsrecht Unionspriorität Welthandelsorganisation
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Volltext

Interpellation urgente Loretan 480 12juin 1992

avait été prononcée par le haut Tribunal fédéral. Mais, il a paru tôt, lorsque le Conseil national examinera la réponse écrite

au Conseil fédéral qu'il n'y avait pas de raison objective, qu'il qu'il a donnée à l'interpellation du groupe socialiste de mars

n'y avait pas d'équité à vouloir traiter les trois sociétés dissou- 1992 relative à la libéralisation de la lex Friedrich, et qui, par les

tes plus mal que celles contre lesquelles les procédures d'en- hasards du calendrier, est traitée après votre interpellation,

quête et, probablement, de dissolution engagées se trou- Monsieur Gadient.

vaient par les effets du hasard à un stade moins avancé. Voilà Vous abordez un troisième point et le Conseil fédéral vous y

pourquoi il y a eu cette vue globale des choses par le Conseil répond, en précisant que la position qu'il a adoptée dans cette

fédéral. Cela, Monsieur Gadient - je devrais dire Maître Ga- affaire ne saurait avoir valeur de précédent. Le Conseil fédéral

dient - n'est pas d'une élégance absolument parfaite face à admet cependant que, si un cas présentait une étroite analo-

cet écheveau de contradictions dans le droit II me paraît que gie avec les cas grisons - de ce que nous avons pu opérer

le Conseil fédéral qui devait bien sortir de cette situation a comme comptage et comme analyse, il se révèle qu'il y en a

choisi la seule issue de secours possible. Elle n'est intellec- peu ou point, mais je ne veux pas éliminer ce risque, vous

tuellement et juridiquement pas parfaite. Elle a le mérite d'exis- l'avez vous-même évoqué tout à l'heure dans votre dévelop-

ter sans doute, de se rapprocher de l'équité, grand principe pement - il y aurait lieu d'examiner avec le canton en cause s'il

auquel nous nous référons le plus possible par rapport à tou- se justifierait d'appliquer, pour le régler, les modèles de

tes autres solutions. transactions suivies dans les Grisons. Toutefois, je ne veux

Je réponds maintenant au second point de votre interpella- prendre aucun engagement sur ce point en affirmant que le

tion, Monsieur Gadient: il y a lieu de relever que l'intention du traitement aussi élégant que possible qui a été trouvé consti-

Conseil fédéral, dès le début de cette affaire, n'a pas été en tue, maintenant déjà, une sorte de jurisprudence utilisable à

quelque sorte de vouloir abroger de fait la lex Friedrich mais de l'avenir. Ce serait tout à fait prématuré de ma part.

la mettre en harmonie, autant que possible, avec un certain Telle est la réponse, que j'espère aussi peu embarrassée que

nombre d'opérations de contournement - je les appellerai possible, que je pouvais donner à votre interpellation.

ainsi - qui remontaient les unes et les autres, sans exception, à

plus de 18 ans. La solution ainsi adoptée avec le gouverne- Gadient: Nicht der begrenzten Eleganz wegen, aber aus

ment des Grisons, qui a consisté à procéder à des acquisitions sachlichen Gründen kann ich mich nur teilweise befriedigt er-

d'actions nominatives ne donnant droit qu'à un seul logement klären. Das Unbehagen bleibt natürlich: Das Dilemma, in dem

de surface limitée, dans le dépôt d'actions nominatives, dans sich der Bundesrat befindet, ist offensichtlich. Ich danke fürdie

l'imputation de l'acquisition au contingent cantonal, dans l'as- bundesrätlichen Erläuterungen. In bezug auf das weitere Vor-

sentiment des communes qui étaient intéressées par ces éta- gehen bin ich jedoch überzeugt, dass ein akuter Handlungs-

blissements, respecte l'esprit de la loi. Enfin, la transaction bedarf besteht, dass keine Zeit zu verlieren ist, dass es in der

prévoit le versement au canton des Grisons par les sociétés Tat darum geht, möglichst bald eindeutige Voraussetzungen

d'une indemnité pour les dépenses encourues ainsi que le re- zu schaffen, damit die derzeitige unbefriedigende Situation in-

trait aux frais des intéressés des procédures engagées. Il n'a nert nützlicher Frist bereinigt werden kann.

jamais été question au cours des négociations diplomatiques

avec l'Italie de suspendre l'application de la lex Friedrich en fa-

veur des ressortissants de cet Etat Bien plus, en donnant son

appui aux différentes propositions de transaction, l'Italie a ac-

cepté et ipso facto que pour ses citoyens aussi la lex Friedrich #ST# 92.3180

demeure en vigueur. Celle-ci devra certes être adaptée dans le

cadre de l'accord sur l'Espace économique européen dont Dringliche Interpellation Loretan

l'entrée en vigueur devrait avoir pour effet d'éteindre définitive- Schweizer Pavillon an der

ment le conflit entre le droit national et le droit international. En Weltausstellung in Sevilla

effet, nous estimons que les citoyens des 19 Etats participant

à l'Espace économique européen ne pourront plus, dès l'en- Interpellation urgente Loretan

trée en vigueur de cet accord, invoquer les conventions d'éta- Pavillon suisse à l'exposition de

blissement dans ce domaine, telles qu'elles existent encore Séville

dans le droit positif d'aujourd'hui - dans l'hypothèse bien sûr

d'une ratification par la Suisse, Parlement puis peuple et can-

tons, du Traité sur l'Espace économique européen.

Si d'aventure malheureuse l'accord sur l'Espace économique

européen devait être finalement rejeté en Suisse, la contradic- Wortlaut der Interpellation vom 2. Juni 1992

tion entre le droit interne et le droit international continuerait In der Dezembersession 1990 bewilligten die eidgenössi-

d'exister, contrairement à la première hypothèse. Dans cette schen Räte einen Kredit von 28 Millionen Franken für die Betei-

perspective, il n'y aurait donc pas d'autre solution qu'une mo- ligung der Schweiz an der Weltausstellung «Expo 92» in Se-

dification de la lex Friedrich, parce que, à défaut de son adap- villa Die Ausstellung wurde am Ostermontag eröffnet; sie dau-

tation, la dénonciation des traités d'établissement, qui est cer- ert sechs Monate.

tes une possibilité théorique, qui aurait également pour avan- In den letzten Wochen ist in verschiedenen Tageszeitungen

tage de régler le conflit - quand on supprime les matières du (z. B. «Aargauer Tagblatt» vom 5. Mai 1992, «SonntagsZei-

conflit, il n'y a plus de conflit-serait toutefois lourde de consé- tung» vom 31. Mai 1992) von kritischen Stellungnahmen und

quences sur nos relations extérieures et elle ferait perdre à nos Kommentaren zum Aufbau und zum Gehalt des schwerge-

propres concitoyens le bénéfice important de ces conven- wichtig dem kulturellen Bereich gewidmeten Schweizer Bei-

tions, du moins pour nos concitoyens qui sont à l'extérieur. Il trages zur Weltausstellung 1992 berichtet worden. So soll das

faudrait donc y regarder à deux fois avant de se lancer dans Empfangspersonal T-Shirts mit dem Aufdruck «Suiza no exi-

une telle transformation. ste» tragen; dasselbe Leitmotiv soll sich im Informationsraum

Enfin, pour en finir avec le deuxième point de votre interpella- des Erdgeschosses finden. Gegenüber anderen Länderpavil-

tion, le Conseil fédéral rappelle qu'il a décidé l'année dernière lons falle der schweizerische geradezu ab, da er unser Land

du principe d'un programme complémentaire en matière de eher verulke, als die Leistungen seiner Bürger und Bürgerin-

droit foncier dans le secteur urbain. Des projets, qui concer- nen, seiner Wirtschaft und seiner Kultur klar und plastisch zur

nent notamment le droit de préemption en faveur des locatai- Darstellung zu bringen.

res et des collectivités publiques, devraient pouvoir être mis en Die geäusserte scharfe Kritik erheischt eine Stellungnahme

consultation cette année encore, et d'autres mesures - telles des Bundesrates zuhanden der eidgenössischen Räte und

que le prélèvement de plus-values, ou des plans d'affectation der Oeffentlichkeit, nachdem ein ansehnlicher Betrag aus öf-

des bâtiments - devront être élaborées d'ici l'été prochain. fentlichen Mitteln zum Aufbau und zum Betrieb des Schweizer

Dans une année environ cela devrait être fait Le Conseil fédé- Pavillons bereitgestellt worden ist. Meine Fragen an den Bun-

ral reviendra donc en détail, à ces occasions-là mais aussi plus desrat:

12. Juni 1992 481 Dringliche Interpellation Loretan

1. Wer zeichnet in personeller Hinsicht für die Konzeption, den bundesrätliche Botschaft vom 24. Oktober 1990 sein: «.... die

Aufbau und den Betrieb des Schweizer Pavillons verant- Schweiz der Welt in einer eher unüblichen, unerwarteten, fre-

wortlich? chen und erfrischenden Art und Weise vorzustellen.... keine

2. Wurde das Ausstellungskonzept nach der Kreditbewilli- traditionelle, klischeebehaftete Selbstdarstellung .... eine viel-

gung in den Grundzügen, allenfalls auch in gewichtigen De- seitige und repräsentative Palette unseres kulturellen Schaf-

tails dem zuständigen Departement zur Meinungsäusserung fens ...... Solches ist dort auf den Seiten 14 und 15 zu den offi-

unterbreitet? Wenn ja, wie lautete diese? ziellen Zielsetzungen unseres Beitrages an der Weltausstel-

3. Sind dem Bundesrat die negativen Reaktionen bekannt, lung nachzulesen.

und was hält er davon? Der thematische Schwerpunkt liegt auf der Kultur. Dagegen

4. Wie stellt sich der Bundesrat insbesondere zu der im war seinerzeit im Parlament - im Dezember 1990 - und ist

Schweizer Pavillon gemachten Aussage «Die Schweiz existiert auch heute grundsätzlich nichts einzuwenden. An warnenden

nicht»? Stimmen hat es allerdings im Dezember 1990 nicht gefehlt Ich

5. Ist der Bundesrat bereit, darauf zu dringen, dass die zitiere Herrn Nationalrat Burckhardt aus der Debatte der Gros-

schlimmsten «Ausrutscher», welche dem Ansehen unseres sen Kammer: «Die Verantwortung für die Art und Weise aber,

Landes schädlich sind, so rasch als möglich korrigiert wie diese Präsenz zu gestalten ist, muss für einmal allein vom

werden? Bundesrat als Exekutivbehörde getragen werden. Zu kurz war

die Zeit bemessen, welche der parlamentarischen Kommis-

Texte de l'interpellation du 2 juin 1992 sion zur Begutachtung des Projektvorschlags zur Verfügung

Lors de la session de décembre 1990, les Chambes fédérales stand, als dass sie sich ernsthaft zur Idee und Gestaltung des

ont voté un crédit de 28 millions de francs destiné à la partici- Pavillons hätte äussern können.» (AB 1990 N 2294) Dies das

pation de la Suisse à l'exposition mondiale «Expo 92» à Sé- Zitat eines anerkannten, kulturell aktiven Parlamentariers.

ville. Celle-ci a ouvert ses portes le lundi de Pâques pour six Doch ist angesichts des nunmehr «real existierenden» Pavil-

mois. lons - um im einschlägigen Jargon zu verweilen - zu fragen,

Ces dernières semaines, divers quotidiens (p. ex i'Aargauer und zwar in vierfacher Hinsicht:

Tagblatt du 5 mai 1992 et la SonntagsZeitung du 31 mai 1992) 1. Ist die Grundidee im Sinne des Auftraggebers und Bezah-

se sont fait l'écho d'avis et de commentaires critiques à l'égard lers vernünftig und anständig umgesetzt worden? Auftragge-

de la présentation et du contenu de la contribution suisse à ber ist der Bundesrat, ist das Parlament, ist letztlich das Volk,

EXPO 1992, qui portait essentiellement sur le domaine cultu- das in seiner klaren Mehrheit nach wie vor zu seinem Land

rel. Ainsi, on a pu lire que le personnel chargé de l'accueil des steht und es in Ehren hält, dies trotz des Trommelfeuers in ge-

visiteurs portait des t-shirts sur lesquels était inscrit «Suiza no wissen Medien, die seit Jahren das Negative - das es gewiss

existe»; en outre, on retrouvait apparemment le même leitmo- bei uns auch gibt- überproportional und übertreibend darstel-

tiv dans la salle d'information au rez-de-chaussée. Au dire des len, mit einer unverkennbaren Lust am politischen Maso-

commentateurs, le pavillon de notre pays faisait piètre figure chismus.

par rapport aux autres, car il raillait la Suisse au lieu de donner 2. Ist es richtig, an einer Weltausstellung, in Konkurrenz mit an-

une image claire et esthétique des activités de ses citoyennes deren Ländern, sich selber als Clown zu karikieren - ein

et citoyens, de son économie et de sa culture. Clown, der sich dann hinterher beklagt, die von ihm ausge-

Ces critiques acerbes exigent une prise de position du Conseil sandte Botschaft komme nicht an?

fédéral à l'intention des Chambres et de la population suisse, 3. MUSS man - in offensichtlicher Fortsetzung der Verweige-

étant donné que des sommes considérables provenant des rungshaltung alternativer Kulturschaffender gegenüber den

deniers publics ont été affectées à l'aménagement et à l'ex- Anlässen «700 Jahre Eidgenossenschaft»-Sprüche und Dar-

ploitation du pavillon suisse. Je pose donc les questions sui- stellungen aufhängen und plakatieren wie «Die Schweiz exi-

vantes au Conseil fédéral: stiert nicht», «700 Jahre sind genug», eine Statistik über Kern-

1. Quelles sont les personnes responsables de la conception, kraftwerkgegner und Armeegegner usw.?

de l'aménagement et de l'exploitation du pavillon suisse? 4. Dürfte der Auftraggeber - der Bundesrat - nicht erwarten,

2. Une fois le crédit octroyé, la conception de ce pavillon a-t- dass solche persönliche, zum Teil etwas lümmelhafte Ausrut-

elle été soumise, dans ses grandes lignes, voire pour ce qui scher schleunigst aus eigenem Antrieb entfernt werden?

est de certains détails importants, pour avis au département Normalerweise sind doch Kulturschaffende und Künstler intel-

compétent? Dans l'affirmative, quel a été cet avis? ligente, sensible Leute. Wollen sie wirklich die überwiegende

3. Le Conseil fédéral est-il au courant de ces réactions négati- Zahl der Landsleute, die den Schweizer Pavillon besuchen,

ves, et qu'en pense-t-il? partout gründlich enttäuschen und verärgern und in diesem

4. Que pense-t-il en particulier du leitmotiv arboré au pavillon Zustande belassen? Man kann die Selbstironie auf die Spitze

suisse selon lequel la Suisse n'existerait pas? treiben. Dann wirkt sie beleidigend, herabwürdigend und

5. Le Conseil fédéral est-il prêt à faire le nécessaire afin qu'on dumm. Und das gegenüber dem eigenen Land!

puisse remédier au plus vite aux pires «dérapages» qui nuisent Nichts gegen künstlerische Narrenfreiheit, sie muss sein, in ei-

à la renommée de notre pays? nem Cabaret, an Happenings, an Kunst- und Kulturwettbewer-

ben usw., aber doch nicht an einer vom Staat getragenen offi-

Mitunterzeichner-Cosignataires: Bisig, Bloetzer, Büttiker, Da- ziellen Präsentation an einer Weltausstellung, die ja immer

nioth, Gemperli, Huber, Kündig, Rhyner, Ruesch, Schallber- auch ein Wettbewerb unter Ländern ist. Humor muss sein,

ger, Schmid Carlo, Schule, Uhlmann (13) aber die Grenze zur herabwürdigenden Selbstironie ist eben

sehr nahe.

Loretan: Ich erlaube mir, die einleitende schriftliche Begrün- Es geht nun nicht darum, dass die Politik die Kunst an die Kan-

dung meiner dringlichen Interpellation «Schweizer Pavillon an dare nehmen soll, wie man das den Kritikern entgegengehal-

der Weltausstellung in Sevilla» wie folgt zu ergänzen: ten hat, sondern darum, dass der Bundesrat einsieht, dass

Sicher hat unser Land zurzeit gewichtigere Probleme als den sein Auftrag nicht ernsthaft umgesetzt worden ist, dazu erst

Schweizer Pavillon an der Weltausstellung. Und doch: Es hal- noch in einer Art und Weise umgesetzt worden ist, die den Auf-

ten sich viele Leute über die Art und Weise auf, wie die Darstel- traggeber in unschöner Manier persifliert. So kann man unser

lung unseres Landes in Sevilla angepackt worden ist Kritik multikulturelles Land - und ein Tourismusland - wohl kaum

wurde - vor allem auch in meinem Kanton Aargau - deutlich präsentieren.

und unwirsch geäussert. Sie ist dem Bundesrat bekannt. Es ist Die öffentlich geäusserte Kritik ist dem Bundesrat, aber auch

gerechtfertigt, dass der Bundesrat auch hier, im Ständerat, den direkt Verantwortlichen bekannt. Ich habe die Ausstellung

Gelegenheit erhält, sich zu äussern, ist doch Kultur primär eine selber nicht gesehen, doch viele schriftliche, fotografische

kantonale Domäne. Ich erwarte, dass die Stellungnahme des und mündliche Schilderungen erhalten.

Bundesrates etwas anders ausfällt als im Nationalrat am letz- Wie reagieren nun die verantwortlichen Ausstellungsmacher?

ten Dienstag. Unwirsch, zum Teil anmassend und überheblich. Ich zitiere Ih-

Zur Sache. Auch für die Kritiker muss der Ausgangspunkt die nen aus einem Brief der Herren Adolf Burkhardt, Bern, und Ha-

Interpellation urgente Loretan 482 12 juin 1992

raid Szeemann, legna, an Herrn Otto Suhner, Brugg (Brief artistique, qu'ils ont d'autres réalités, culturelles précisément,

vom 16. Mai 1992): «In diesem Kontext hängt die Aussage in qu'ils ne montrent pour ainsi dire jamais mais qui sont l'une

gemalter Form des Auslandschweizer Künstlers Ben Vautier. des composantes fondamentales du pays. Et, Monsieur Lore-

Wir geben zu, 'Suiza no existe' ist ein virulenter Appell. Ben tan, en même temps que ce pari était en quelque sorte pris et

Vautier hat für sich, lange vor dem Auseinanderfallen des que cette direction était décidée, on admettait ipso facto que,

Ostens in Teilstaaten, einen Atlas der ethnischen und sprachli- pour une fois, on donnerait un accent particulier à un aspect

chen Gruppen in Europa angelegt, der zeigt, dass nicht des choses, et probablement insuffisant à d'autres. Mais

Staatsgrenzen, sondern Sprache und Region die massgebli- c'était une réponse aux manifestations antérieures dans le

chen Wurzeln des Zusammenfindens sind. Der Rest ist temps où c'était précisément le contraire - même très large-

Zweckehe.» ment-qui s'était produit constamment

Aus dieser Aussage kann nur der eine Schluss gezogen wer- La philosophie de ce projet a donc été exposée dans les deux

den: Diese Leute haben nicht begriffen, was die Willensnation Chambres. Elle a été ensuite naturellement très clairement

Schweiz ausmacht! transmise aux autorités chargées d'appliquer les décisions du

Ich habe dem Bundesrat fünf konkrete Fragen gestellt, die Parlement, en particulier au mandataire que nous nous som-

wohl heute beantwortet werden. Mit meiner Frage 5 fordere mes choisi: la Foire de Baie. Celui-ci a présenté le résultat de

ich den Bundesrat auf, die schlimmsten Ausrutscher zu korri- ses études au Conseil fédéral et au public, c'était il y a peu de

gieren, d. h. zum Beispiel die beanstandeten Sprüche auf T- temps, le 16 janvier de cette année. Lors de cette présentation

Shirts und Wänden entfernen zu lassen. Das ist mit minimem publique de la contribution suisse à Séville, je dois dire que

Aufwand möglich, wenn man will. An Vorschlägen mangelt es rien de ce qui a été ensuite appliqué n'a été caché. Dans l'en-

nicht So ist der Bundesrat im Besitz des Dossiers von Herrn semble, tout a été présenté et très correctement reçu, toutefois

Suhner, Brugg. pas tous les détails et certains éléments que relève M. Loretan.

Handelt der Bundesrat nicht, fällt die am Schweizer Pavillon Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'être face à un malentendu et,

geäusserte Kritik endgültig auf ihn. Will er das? Ich wäre ent- plus grave, à une distance très nette de plusieurs de nos com-

täuscht, wenn der Bundesrat heute gleich operieren würde patriotes quant à leurs sentiments à l'égard de ce pavillon. Je

wie am letzten Dienstag abend im Nationalrat, wo Herr Bun- note en effet que les critiques négatives, parfois très négatives,

desrat Delamuraz folgendes gesagt hat (Zitat aus der «Neuen que nous enregistrons sont quasiment toutes issues de nos

Zürcher Zeitung» vom 11. Juni 1992): «Man ist in Sevilla viel- compatriotes, alors que les éloges que ce pavillon recueille - il

leicht ins andere Extrem gefallen.... der Schweizer Beitrag hat y en a beaucoup - proviennent essentiellement de l'étranger,

sicher eines seiner Ziele verfehlt» Dann folgt trotzdem der encore qu'un certain nombre de concitoyens en aient fait éga-

Satz: «Kein Grund und auch keine Möglichkeit, das Ausstel- lement J'ai entendu des appréciations extrêmement positives

lungskonzept zu ändern» - auch in Details offenbar nicht, wie sur le pavillon, sur son originalité, le message qu'il transmet, la

ich beifügen möchte. fraîcheur du ton et les couleurs employées, l'ironie assez

Es ist klar: Das Ausstellungskonzept als Ganzes kann wohl grinçante parfois mais finalement assez intéressante qui cons-

kaum geändert werden; aber die nicht wenigen ärgerlichen titue le «motto» de l'opération, la qualité du restaurant suisse

Exzesse können und müssen korrigiert werden. Das erwarten qui est un des trois meilleurs de l'exposition de Séville, etc.

wir vom Bundesrat, und zwar nächste Woche. Er hat eine Voll- Face à ce malentendu que je qualifierai essentiellement d'hel-

zugs- und Aufsichtspflicht zu erfüllen gegenüber jedem Parla- vético-suisse, il faut que nous tentions de tirer une première

mentsbeschluss, wie das jeder kleine Landgemeinderat für conclusion.

sich als selbstverständlich betrachtet En réalité, le noeud du problème, le centre de la question, tient

au fait que certains estiment qu'il y a des provocations artisti-

Präsidentin: Welch glückliches Land! Herr Bundesrat, Sie ha- ques et des jeux purement intellectuels alliés à une sélection

ben das Wort d'oeuvres d'art arbitraires dont les dominantes seraient le bur-

lesque et l'avant-garde, ce qui conduit d'une part à des per-

M. Delamuraz, conseiller fédéral: A la discussion d'au- ceptions extrêmement rugueuses de certains de nos compa-

jourd'hui suscitée par M. Loretan, conseiller aux Etats, s'ajou- triotes. A vouloir ainsi éviter le recours aux poncifs et aux cli-

tent les discussions qui ont déjà eu lieu au Conseil national, chés routiniers de la vieille époque, nous sommes tombés

celles qui se tiennent dans l'opinion publique, et celles que dans un extrême où des Suisses ont de la peine à reconnaître

nous aurons encore lundi après-midi au Conseil national - au leur propre pays lorsqu'ils accomplissent le pèlerinage de Sé-

cas où vous souhaiteriez un prolongement du spectacle - où ville. Trouver le juste milieu entre un pavillon qui vise l'origina-

nous devrons répondre à pas moins de quatre questions sur lité, ainsi que l'événement artistique et culturel, et un pavillon

ce sujet lors de l'heure des questions. Pendant qu'on s'oc- axé sur le compromis helvétique constituait en quelque sorte

cupe de cela on ne fait pas de mal ailleurs, on peut se consoler un très grand défi. Ce dernier n'est pas parfaitement réussi, je

ainsi! dois le reconnaître.

Je vais tenter de répondre à M. Loretan, tout en respectant les «Suiza no existe» (La Suisse n'existe pas), cette attrape à

consignes de brièveté de Mme la présidente. M. Loretan me usage externe, car ce n'était rien d'autre, placée dans le hall

permettra donc d'éviter de refaire l'historique de tout ce qui d'entrée du pavillon, n'est pas le leitmotiv de ce dernier, sur-

s'est passé et de rappeler le caractère des décisions prises au tout pas. Ce n'est que le titre d'un tableau de l'artiste Ben Vau-

Parlement tier, mais son texte apparaît provocateur. Il l'est si on ne le met

Je me contenterai d'insister sur le fait qu'à l'origine de ce projet pas en relation avec d'autres messages que le pavillon essaie

et de notre volonté de participation à l'exposition de Séville, de faire passer et, parfois, avec succès, sur la diversité cultu-

nous voulions, pour une fois, transmettre un message différent relle de la Suisse, sur la diversité linguistique et ethnique. Ce

de celui que nous avons l'habitude, je dirai même la routine, slogan brutal incite davantage le visiteur étranger à découvrir

de donner. Je me souviens de l'exposition de Brisbane qui, qu'il n'existe pas «une Suisse» ou «la Suisse», mais un ensem-

lorsque je l'ai visitée il y a quelques années, m'avait laissé le ble de manières, de pensées, d'habitudes, de modes de vie,

sentiment pénible d'une Suisse décidément incapable de sor- qui forment la vie communautaire helvétique. Il est bien clair

tir des schémas chocolat-vaches-montres-funiculaires et qui que si ce message est mal perçu et qu'il rate en quelque sorte

se présentait avec ses beaux paysages - que nous devons son but, c'est parce qu'il est-vous avez raison, Monsieur Lo-

montrer, certes-du Cervin àl'église-cathédraled'Aarau, mais retan - mal mis en contexte, mal amené, qu'il apporte par sa

qui ne sortait absolument pas d'un certain génie défini une fois brutalité une vue qui doit être corrigée.

pour toutes comme étant le génie suisse. A cette exposition de C'est laque nous n'avons sans doute pas - c'est ma deuxième

Séville, en Andalousie, dans l'un des pays européens qui ac- réflexion et je m'excuse auprès de vous de m'obstiner dans la

complit la plus formidable transformation qui soit, on a voulu conclusion que vous tiriez des débats de mardi dernier au

rappeler que les Suisses n'ont pas seulement de grandes ca- Conseil national - à remettre en cause le concept général de

pacités dans le domaine de l'économie et de la technologie l'exposition. D'une part, cela ne serait pas justifié quant à la di-

mais qu'ils ont aussi quelque perception, quelque sensibilité rection générale et, d'autre part, cela serait tout simplement

12. Juni 1992 483 Dringliche Interpellation Loretan

impossible sans une fermeture du pavillon et la réinscription sives et provocantes aux yeux du monde - cette phase du

complète d'un programme nouveau qui aurait des effets très «y'en a point comme nous», des Suisses qui savent tout mieux

négatifs sur une partie de l'opinion autre que celle qui est sen- que les autres, qui font la leçon au monde épanoui, qui jouent

sibilisée négativement aujourd'hui. Par conséquent, je de- les Pestalozzi universels, parce qu'eux seuls détiennent la vé-

mande le maintien du concept général mais avec certaine- rité - a succédé hélas une période de dénigrement, une pé-

ment une adaptation de la lisibilité de cette exposition afin riode d'auto-flagellation et certains ont de la peine à en sortir.

qu'un certain nombre de malentendus au moins soient dis- Je ne voudrais pas que ce soit là la dominante que l'on retire

sipés. du pavillon. Je suis convaincu qu'en sachant le lire et en pou-

Je n'entends pas m'ériger en juge des oeuvres artistiques, vant mieux le lire cette impression ne sera plus la dominante et

non plus que des moyens d'expression qui ont été retenus. Je que l'on aura le sentiment d'avoir fait, une fois n'est pas cou-

ne veux pas, du haut de cette tribune, me mettre à développer tume, une oeuvre fraîche et relativement joyeuse dans une ex-

des thèses d'Etat sur l'art officiel et vouloir enlever ainsi à cette position universelle.

exposition le côté très direct, parfois provocant qu'elle peut

avoir. Ce que je veux, c'est que cette exposition soit moins éso- Präsidentin: Ich halte Sie allefürfähig, sich noch viel kürzer zu

térique, moins fermée à un certain public qui est celui de tous fassen, als Sie das bisher getan haben, und ich gebe die Hoff-

les jours, et qui se presse dans ce pavillon, mais qui, ici ou là, nung nicht auf, dass Sie Ihre Fähigkeiten auch ausnützen.

ne perçoit sans doute pas les messages qu'on a réellement

voulu faire passer. Il y a donc des oeuvres de correction pour Loretan: Ich danke Herrn Bundesrat Delamuraz. Ich stelle

que, en effet, on n'ait pas le sentiment d'un jeu d'intellectuels fest, dass wir seinerzeit die Chance, ihn als Ausstellungsma-

purs, n'ayant aucun fondement, aucune attache avec le pays, cher nach Sevilla zu entsenden, verpasst haben! Ich danke

mais qu'on ait un message d'une Suisse qui existe, par exem- ihm auch für den Weg, den er aufgezeigt hat, um zu Verbesse-

ple dans sa diversité. Cela nous conduira, en coopération rungen zu kommen. Er scheint mir gangbar zu sein.

avec ceux qui ont créé et constitué cette exposition, à vouloir Ich erkläre mich teilweise befriedigt und verzichte auf einen

tout d'abord trouver des formules permettant d'enrichir la do- Antrag auf Diskussion.

cumentation remise aux visiteurs et dont on me dit qu'elle est

squelettique et parfaitement insuffisante et qui consisteront à Präsidentin: Frau Simmen möchte eine kurze Erklärung ab-

trouver les retouches indispensables à l'identité suisse de ce geben. Wird dem Antrag auf Diskussion widersprochen? -

pavillon qui est véritablement au deuxième, sinon au troisième Das ist nicht der Fall.

degré, très cachée. En effet, l'on a parfois besoin, au moins

dans certaines sections, au moins dans la partie générale, au Frau Simmen: Ich werde versuchen, Herrn Bundesrat Dela-

moins dans l'introduction et dans la conclusion de l'exposi- muraz wenigstens auf diesem Gebiet zu schlagen. Erlauben

tion, de dire des choses plus explicites, d'une manière plus Sie jemandem, der den Schweizer Pavillon und viele andere

constructive que ne le laissent apparaître trop de symboles im- Pavillons in Sevilla selber gesehen hat, ein paar ganz kurze

pénétrables. Je m'empresse de dire que ce n'est pas là la par- Eindrücke beizusteuern.

tie essentielle et exclusive de l'exposition, mais nous pouvons Wenn heute der Eindruck erweckt wird, dass der Satz «La

corriger dans ce sens et donner ainsi au pavillon davantage Suisse n'existe pas» der einzige Eindruck sei, den der Pavillon

d'identité. Nous pouvons améliorer un certain nombre de pré- hinterlasse, so ist das einfach ein klassischer Fall von selekti-

sentations. Je l'ai dit d'une manière imprudente au Conseil na- ver Wahrnehmung. Und deshalb möchte ich jetzt als nötige Er-

tional en parlant par exemple de deux données: la musique et gänzung kurz etwas zum Umfeld und damit auch zum Span-

la sonorisation, d'une part, et la présentation de la galerie des nungsfeld sagen, in dem diese Worte stehen. Ueber dem Satz

Suisses célèbres, d'autre part. Mon seul regret est que nous steht, dass die Schweiz etwas über 41 000 Quadratkilometer

n'y figurions pas encore, M. Loretan et moi! Je ne veux pas al- umfasst, dass sie sechs Millionen Einwohner hat - gross in

ler plus loin dans les détails car ils ont déjà fait rugir quelques Leuchtschrift Rechts davon befinden sich zwei sehr schöne

artistes qui s'imaginaient que nous allions manu militari corri- Bilder von der Erstbesteigung des Matterhorns; links, auf dem

ger leurs oeuvres. Ce n'est pas notre intention, mais nous pou- Weg zum Restaurant - das im übrigen als eines der drei be-

vons, d'entente avec eux, certainement éliminer un certain sten Restaurants in Sevilla ausgezeichnet wurde -, ist der

nombre de mauvaises perceptions du pavillon, sans que cela Raum der Volkskunst, und unmittelbar anschliessend steht ei-

ne dénature, je le répète, le concept, le courant général et l'ins- nes der Erzeugnisse der Schweizer Industrie, das als Exklusi-

piration. vität in die ganze Welt exportiert wird: eine grosse Zei-

Nous pouvons également considérer qu'une brochure expli- tungstransportieranlage. Auf dieser Anlage, die in Betrieb

cative fait totalement défaut. Vous me direz qu'il est curieux de steht, sind alle Zeitungen, die es in der Schweiz gibt Da ziehen

devoir publier une brochure explicative pour comprendre une mehrere hundert Zeitungen laufend vorbei. Ich kann Ihnen sa-

exposition. Ce n'est pas tellement le cas: les Allemands le font gen: Ich habe da Schweizer Zeitungen gesehen, von denen

à Séville, comme beaucoup de pavillons; nous ne le faisons ich keine Ahnung hatte. Ich glaube, besser kann man die Exi-

pas, ce qui est une lacune à laquelle nous devons remédier. stenz und die Vielfalt der Schweiz gar nicht demonstrieren.

Bref, je souhaite ne pas être transformé en responsable d'un Wer sich die Mühe nimmt und offen genug ist, das Ganze an-

art officiel et je ne veux pas - à supposer que nous le voulions, zusehen, der wird als angemessene Reaktion auf die provoka-

ce qui serait une erreur dont je n'aurais pas le talent d'être le tiven Worte von der Nichtexistenz der Schweiz wohl eher die

représentant - tomber dans ce witz que vous connaissez bien Mundwinkel verziehen -je nach Geschmack nach oben oder

et que je rappelais au Conseil national dernièrement, qui nach unten - als die Faust im Sack ballen.

consiste à dire qu'un chameau n'est rien d'autre que le résultat Ich lasse meine zweite Manuskriptseite liegen und möchte Ih-

du travail pénible d'un cheval dessiné par une commission. Je nen nur noch etwas sagen: Wenn Sie nach dem Rundgang

ne veux pas qu'il y ait douze capitaines sur le même navire. Je über die grosse Treppe wieder zur Strasse hinunter schreiten,

ne veux pas que nous cherchions le moyen de faire plaisir à sehen Sie auf den Wänden, auf dem Geländer, auf dem Boden

tout le monde. Nous ne ferons pas plaisir à tout le monde et, immer wieder leicht gekrümmte schwarze Linien. Wenn Sie

dans cette volonté d'unanimisme, il y a un peu de candeur qui unten angelangt sind und von der Strasse zum Pavillon zu-

nous conduit vers l'eau tiède. Nous ne voulons pas d'eau rückblicken, fügen sich alle diese scheinbar unzusammen-

tiède, ni vous, ni moi. Mais en revanche, faire passer un mes- hängenden Teile zu einem einzigen grossen Kreis zusammen,

sage qui soit dans certains de ses aspects moins insupporta- der sich über den ganzen Pavillon spannt Ich glaube, ich

ble et plus compréhensible, plus perceptible, voilà sur quoi wüsste nicht, was die vielgestaltige und doch runde Schweiz

pourraient et devraient porter les amendements que nous vou- besser und sinnfälliger darstellen könnte als dieser Kreis.

lons apporter à ce pavillon. Pour le reste, j'espère que l'on

pourra définitivement sortir de ce débat historique qui a mar- Präsidentin: Wer möchte das Bild der Ausstellung nochmals

qué quelques phases de notre histoire ces dernières années. abrunden? Sie sind alle eingeladen, die Expo in Sevilla selbst

A la phase de certitudes helvétiques qui étaient parfois exces- zu besuchen, damit Sie sich ein eigenes Bild machen können.

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Dringliche Interpellation Loretan Schweizer Pavillon an der Weltausstellung in Sevilla

Interpellation urgente Loretan Pavillon suisse à l'exposition de Séville

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1992

Année

Anno

Band III

Volume

Volume

Session Sommersession

Session Session d'été

Sessione Sessione estiva

Rat Ständerat

Conseil Conseil des Etats

Consiglio Consiglio degli Stati

Sitzung 08

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 92.3180

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 12.06.1992 - 08:00

Date

Data

Seite 480-483

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Ref. No 20 021 435

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