Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 92-038 KI-generiert

Swiss Federal Assembly Approves 1992 Fiscal Austerity Measures

Geschäftsnummer VPB 92-038
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang Gutgeheissen (Allowed)

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

The Swiss Federal Assembly debated and approved fiscal austerity measures for 1992 aimed at addressing a significant federal budget deficit. The debate covered proposals to increase fuel taxes, reduce government spending, and modify existing laws related to maritime conventions, financial aid, and the national bank. Key discussions revolved around the necessity of these measures given the economic recession, concerns about the impact on citizens and various sectors, and differing opinions on the extent of spending cuts versus revenue generation. The assembly ultimately voted to proceed with many of the proposed measures, recognizing the urgent need to stabilize federal finances.

Legislator-Regeste

KI-generiert

Art. 68 GRN, Art. 68 RCN, Art. 36ter Ab, Art. 1, 2 Seeschiffahrtsgesetz, Art. 66 al. 1 LTF, Art. 64 LTF; Swiss Federal Assembly Approves 1992 Fiscal Austerity Measures: The debate covered proposals to increase fuel taxes, reduce government spending, and modify existing laws related to maritime conventions, financial aid, and the national bank. Key discussions revolved around the necessity of these measures given the economic recession, concerns about the impact on citizens and various sectors, and differing opinions on the extent of spending cuts versus revenue generation. The assembly ultimately voted to proceed with many of the proposed measures, recognizing the urgent need to stabilize federal finances.

Schlagwörter

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Maßnahmen im Finanzsektor Steuerreform Finanzreferendum Gemeindeversammlung Steuerzwecke Wirtschafts- und Währungsunion

Zitierte Gesetzesbestimmungen

KI-generiert
Art. 68 GRN
Art. 68 RCN
Art. 36ter Ab
Art. 1, 2 Seeschiffahrtsgesetz
Cited as the basis for approving amendments to the Maritime Navigation Act.
Art. 66 al. 1 LTF
Cited for the decision on court costs.
Art. 64 LTF
Cited for the decision on legal aid.
KI-generiert

Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

KI-generiert
Art. 1, 2 Seeschiffahrtsgesetz

Cited as the basis for approving amendments to the Maritime Navigation Act.

Art. 66 al. 1 LTF

Cited for the decision on court costs.

Art. 64 LTF

Cited for the decision on legal aid.

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Volltext

28. September 1992 N 1783 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

La Convention pour la répression d'actes illicites contre la sé- A. Bundesbeschluss über internationale Seeschiffahrts-

curité de la navigation maritime et le Protocole concernant les übereinkommen

plates-formes fixes visent à poursuivre et à punir les auteurs A. Arrêté fédéral concernant des conventions internationa-

d'actes terroristes et activités connexes dans le domaine de la les relatives à la navigation maritime

navigation maritime. L'idée de base à l'origine de cette

convention consiste en ce que les Etats contractants se doi- Titel und Ingress, Art. 1,2

vent soit de traduire en justice soit d'extrader toute personne Antrag der Kommission

appréhendée et qui est soupçonnée d'avoir commis sur leur Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

territoire des actes punissables en vertu de cette même

convention. Sa conception s'inspire largement du principe Titre et préambule, art. 1,2

bien connu du «aut dedere, aut iudicare», qui a fait l'objet d'ap- Proposition de la commission

plications notamment en droit aérien international. Adhérer à la décision du Conseil des Etats

La Convention internationale de 1989 sur l'assistance consiste

à inciter l'assistant engagé dans une opération d'assistance à Angenommen -Adopté

s'occuper non seulement du sauvetage des vies huamines,

du navire et de son chargement, mais aussi tout particulière- Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble

ment de chercher à éviter que l'environnement ne subisse des Für Annahme des Entwurfes 76 Stimmen

dommages. (Einstimmigkeit)

Le Protocole de 1990 modifiant la Convention d'Athènes de

1974 relative au transport par mer de passagers et de leurs ba-

gages consiste à relever les plafonds de responsabilité pour An den Bundesrat-Au Conseil fédéral

les dommages que peuvent subir les passagers lors d'un

voyage en mer. Cette convention déjà ratifiée par la Suisse

n'est pas uniquement applicable en cas de dommages subis B. Seeschiffahrtsgesetz

sur un paquebot battant pavillon d'un Etat contractant, mais B. Loi sur la navigation maritime

aussi, entre autres, lorsque le contrat de transport a été conclu

dans un de ces mêmes Etats. Du point de vue de l'améliora- Titel und Ingress, Ziff. I, II

tion des intérêts des passagers, cette convention et particuliè- Antrag der Kommission

rement les modifications apportées dans le protocole sont si- Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

gnificatives pour la Suisse.

La plupart des modifications de la loi sur la navigation maritime Titre et préambule, eh. l, II

sont peu importantes et découlent en partie directement de Proposition de la commission

l'adoption des conventions et protocoles présentés ci-dessus. Adhérer à la décision du Conseil des Etats

Sur le fond, ces modifications revêtent une signification consi-

dérable en matière de droit d'enregistrement (art. 19à25). En Angenommen -Adopté

effet, une norme de délégation est créée à l'intention du

Conseil fédéral, norme qui lui permettra à l'avenir de procéder Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble

de façon indépendante à des modifications des conditions Für Annahme des Entwurfes 79 Stimmen

d'enregistrement des navires dans le cadre des restrictions lé- (Einstimmigkeit)

gales et du droit international. En considération de l'incidence

potentielle de la politique européenne sur la Suisse, les dispo-

sitions relatives à la nationalité, spécialement restrictives pour An den Ständerat-Au Conseil des Etats

les bailleurs de fonds et les exploitants de navires battant pavil-

lon suisse ne sont pas compatibles avec une liberté d'établis-

sement étendue à l'Europe ainsi qu'avec une interdiction de

discrimination. Cependant, du fait que nombre d'Etats con-

tractants de la Communauté européenne connaissent en ma-

tière de droit d'enregistrement des dispositions relatives à la #ST# 92.038

nationalité également restrictives, il est tout d'abord indiqué

d'observer comment ces pays évoluent avant de procéder à Bundeshaushalt.

de vastes modifications de fond. C'est la raison pour laquelle, Sanierungsmassnahmen 1992

ce projet se limite à une modification formelle de la loi qui per-

mette le cas échéant de procéder à des adaptations de fond Finances fédérales.

rapides à de nouvelles conditions. Mesures d'assainissement 1992

Botschaft, Gesetz- und Beschlussentwürfe vom 25. März 1992

Antrag der Kommission (BBIIII349)

Die Kommission für Verkehr und Fernmeldewesen beantragt, Message, projets de loi et d'arrêté du 25 mars 1992 (FF III341)

auf die Vorlage einzutreten und die internationalen Ueberein- Beschluss des Ständerates vom 17. Juni 1992

kommen und Protokolle sowie die Aenderung des See- Décision du Conseil des Etats du 17 juin 1992

schiffahrtsgesetzes zu genehmigen. Der Antrag zur Genehmi- Kategorie ll/lll, Art 68 GRN - Catégorie Il/Ili, art 68 RCN

gung der Aenderungen im Seeschiffahrtsgesetz wurde von

der Kommission mit 15 zu 1 Stimme beschlossen.

Proposition de la commission

La Commission des transports et des télécommunications Ordnungsantrag Leuenberger Ernst

propose d'entrer en matière sur le projet et. d'adopter les Das Geschäft Dbis resp. D (Treibstoffzölle) ist zu Beginn zu be-

conventions et protocoles ainsi que les modifications de la loi handeln, also vor den Beschlüssen A, B, C, E, F, G, H.

sur la navigation maritime. La proposition d'approuver les mo-

difications de la loi sur la navigation maritime a été décidée par Motion d'ordre Leuenberger Ernst

15 voix contre une. Traiter l'objet Dbis voire D (Droits d'entrée sur les carburants)

au début, autrement dit avant les objets A, B, C, E, F, G, H.

Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen

Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière Antrag der Kommission

Mehrheit

Detailberatung - Discussion par articles Eintreten

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1784 N 28 septembre 1992

Minderheit 3. Die ausgeprägte Rezession, die uns seit einiger Zeit beglei-

(Dreher) tet: Sie ist zwar nicht so dramatisch ausgefallen, wie wir das

Eintreten und Rückweisung an den Bundesrat seinerzeit, Mitte der siebziger Jahre, erlebt haben, als wir im

mit dem Auftrag, ein Sanierungsprogramm vorzulegen, wel- Jahre 1975 eine Rückbildung des Bruttosozialproduktes um

ches sich ausschliesslich auf Kostensenkungen stützt Dabei volle 7,5 Prozent hinnehmen mussten; aber sie ist vielleicht

sind insbesondere jene Ausgabenbereiche zu kürzen, die in hartnäckiger. Tatsache ist, dass wegen dieser Rezession, die

den letzten fünf Jahren überdurchschnittlich stark gewachsen sich nun bereits über einige Zeit erstreckt, auch die Einnah-

sind und für die keine Spezialfinanzierung vorliegt menquellen langsam, aber sicher zurückgehen. Vor allem bei

der Warenumsatzsteuer spüren wir Einnahmenausfälle.

Antrag Spielmann 4. Das internationale Umfeld: Nicht nur die Schweiz leidet un-

Nichteintreten ter der Rezession, sondern es gibt eine weltweite Rückbildung

der Wirtschaft Die USA und Japan haben sie zu spüren be-

Proposition de la commission kommen - auch Japan -, aber auch die meisten EG-Staaten

Majorité kämpfen heute mit grössten Schwierigkeiten. Das schlägt na-

Entrer en matière türlich in der Schweiz durch, wo jeder zweite Franken im Aus-

Minorité land verdient wird.

(Dreher) Die Verschuldungssituation hat sich bei uns verschlechtert

Entrer en matière et renvoi au Conseil fédéral Aber wir stehen immer noch besser da als die USA, Italien,

en le priant de présenter un programme d'assinissement por- Frankreich und Spanien. Es ist typisch, dass gerade diese

tant exclusivement sur des réductions de coûts. A cet égard, il Länder in den letzten Tagen Abwertungen vornehmen

convient en particulier de réduire les domaines de dépenses mussten.

qui ont connu au cours des cinq dernières années une crois- Die Turbulenzen in der europäischen Währungsschlange brin-

sance fortement supérieure à la moyenne et pour lesquels au- gen uns zwar im Moment gewisse Vorteile, indem der Schweiz

cun financement spécial n'est disponible. massiv Kapitalien zufliessen. Auf der anderen Seite müssen

wir aber gestehen, dass sich eine permanente Währungsun-

Proposition Spielmann ruhe - die jetzige ist bei weitem nicht bewältigt - à la longue

Ne pas entrer en matière negativ auf unsere Wirtschaft und damit auf unsere Finanzen

auswirkt

Präsident: Das Geschäft wird in der Eintretensdebatte in Kate- 5. Der letzten Ursache messe ich grossies Gewicht bei: Ich

gorie II und in der Detailberatung in Kategorie III behandelt glaube - da möchte ich niemanden ausnehmen, auch mich

Ich schlage Ihnen folgende Beratungsweise vor: Zuerst wer- selber nicht -, wir haben in diesem Staat mit unserer Politik

den die Kommissionssprecher die Vorlage präsentieren, dann über unsere Verhältnisse gelebt Hier ist der Kernpunkt der

erfolgt die Begründung sämtlicher Anträge, anschliessend ganzen Problematik der Bundesfinanzen, aber auch der Fi-

führen wir die organisierte Debatte gemäss ausgeteilter Liste. nanzen in den Kantonen und Gemeinden. Hierzu nur zwei

Nachher haben die Kommissionssprecher Gelegenheit zu Zahlen: 1991 haben das nominale Bruttosozialprodukt um

reagieren, und nach der Stellungnahme des Bundesrates fol- 4,6 Prozent und die Bundesausgaben um volle 12,3 Prozent

gen die Abstimmungen: Ordnungsantrag Leuenberger, zugenommen. Wir haben also beinahe drei Mal mehr ausge-

Nichteintretens- und Rückweisungsanträge. So sieht das geben, als die Wirtschaft gewachsen ist 1992 - das sind natür-

Drehbuch für diese komplizierte Vorlage aus. lich noch Schätzungen - sieht es etwas weniger dramatisch

aus, aber immer noch schlimm genug: Man rechnet mit einem

Bonny, Berichterstatter: Noch selten war es um die Bundesfi- nominalen Wachstum von 3,9 Prozent. Die Bundesausgaben

nanzen so schlecht bestellt wie heute. Und noch selten - leider werden um volle 7,6 Prozent wachsen. Das nennt man «deficit

muss ich auch das sagen - war das Wirtschaftsklima, gemes- spending». Kurzfristig - vor allem wenn man es über die Inve-

sen an den Zukunftserwartungen, so frostig wie in diesem stitionen tätigt - gibt das gewisse wirtschaftliche Anreize, das

Herbst. Wenn man diese negativen Entwicklungen bei den wollen wir nicht verkennen. Das wäre auch eine Stütze für die

Bundesfinanzen sieht, ist es am Platz, sich einmal zu fragen: Beschäftigungssituation. Aber mittel- und langfristig laufen wir

Was sind eigentlich die Ursachen, die zu dieser verhängnisvol- natürlich Gefahr, dass wir in Probleme hineingeraten, wie sie

len Entwicklung geführt haben? heute etwa die USA, gewisse Staaten in Südamerika und neu-

Ich möchte deren fünf nennen: erdings viele Länder in der Europäischen Gemeinschaft

1. Die Inflation: Lange Jahre standen wir sehr gut da; vor zwei, haben.

drei Jahren kam dann die Trendwende, und zwar ziemlich Wenn wir zu den 5 Milliarden Defizit des Bundes pro Jahr, die

rasch, wobei ein guter Teil unserer Inflation hausgemacht war. sich ohne Sanierungspaket abzeichnen, noch die zu erwar-

Es kam vor einem Jahr zur unglaublichen Situation, dass wir tenden horrenden Defizite der Kantone und Gemeinden von

eine höhere Inflation hatten als Frankreich, dass wir eine fast insgesamt 7 Milliarden Franken hinzurechnen - das gibt also

doppelt so hohe Inflation hatten wie Deutschland und dass wir insgesamt 12 Milliarden Franken -, müssen jeder verantwor-

eine bis auf einen Zehntelspunkt gleich hohe Inflation hatten tungsbewusste Politiker und jede verantwortungsbewusste

wie Italien! Dass sich diese Inflation auf die Ausgaben ausge- Politikerin in diesem Saal, gleich welchen politischen Lagers,

wirkt hat, liegt auf der Hand. Vor allem auf die Personalausga- wissen, welche Stunde geschlagen hat

ben hat sich das stark ausgewirkt Diese Defizitwirtschaft - das muss an diesem Pult einmal klar

Seit zwei, drei Monaten zeichnet sich eine leichte Besserung gesagt werden - führt letztlich dazu, dass spätere Generatio-

ab, aber wir sind noch lange nicht über dem Berg. Die Be- nen die Zeche in Form von reduzierten Einkommen werden

kämpfung der Inflation, dieses sozialen und wirtschaftlichen zahlen müssen. Es muss hier auch deutsch und deutlich ge-

Krebsübels, kann nur mit einer Ausgabendisziplin, die diesen sagt werden, dass eine Fortsetzung dieser verantwortungslo-

Namen verdient, erfolgreich geführt werden. sen Finanzpolitik unsere Sozialwerke gefährden wird.

2. Die Situation auf dem Kapitalmarkt und insbesondere die Damit ist die Frage des Verschuldens gestellt Als ich mein Vo-

ausserordentlich hohen Kapitalmarktzinsen, die wir in der tum vorbereitete, fragte ich mich, ob ich auch über diesen hei-

Schweiz derzeit zu entrichten haben: Dadurch sind wir den Ruf klen Punkt reden soll - ich tue es, die Stunde ist gekommen,

einer europäischen Zinsinsel losgeworden, aber wir stehen um Klartext zu sprechen.

immer noch besser da als die meisten Länder im europäi- Wir sollten uns bei der Frage des Verschuldens hüten, ein

schen Raum, die nach dem neuesten Stand etwa 2 bis 2,5 Pro- Schwarzpeterspiel zu betreiben. Ich persönlich bin überzeugt,

zent höhere Kapitalmarktzinsen aufweisen. Die Höhe der Zin- dass vor allem drei Instanzen kollektiv und solidarisch die

sen hat wiederum auf die Bundesfinanzen durchgeschlagen, Schuld an dieser Situation tragen:

direkte Auswirkungen auf den Zinsendienst gezeitigt und zu- 1. Die Verwaltung: Sie hat durch masslose Forderungen dazu

sätzlich - das ist ebenso schlimm - investitionshemmend ge- beigetragen, dass die Gesamtschau bei ihr verlorenging. Man

wirkt. war allzu sehr in einem Kampf - im Sinne eines wirklichen

28. September 1992 N 1785 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

Parkinson -, wo jeder die Decke nur immer nach der eigenen ganze Sanierungspaket ohne Dringlichkeitsverfahren durch-

Seite ziehen wollte. Man muss dafür sorgen, dass die Verwal- zuführen - darauf werden wir noch zu sprechen kommen; es

tung nicht immer nur den eigenen engen Bereich sieht war ein sehr knapper Entscheid Ihrer Kommission.

2. Der Bundesrat: Er hat sich in der Finanzpolitik nicht als Die Möglichkeiten der Sanierung: Hier gilt es weniges, aber

starke Regierung gezeigt, sondern eher als eine lockere dafür sehr Wichtiges festzuhalten:

Gruppe von Departementschefs, wobei jeder primär versucht, 1. Wir müssen unbedingt auf der ganzen Linie - im Gegensatz

die Forderungen seines Departementes durchzubringen. zu den vielen Antragstellern, die von der Sparlinie des Bundes-

Den heroischen Sparanstrengungen des Finanzministers - rates und der Finanzkommission abweichen wollen - durch-

der sich dabei nicht immer beliebt gemacht hat - ist Anerken- ziehen. Ich gebe ohne weiteres zu und stelle nicht in Abrede,

nung zu zollen. Allerdings gab es auch bei Ihrem Departe- dass hinter den meisten Anträgen durchaus ehrenwerte

ment, Herr Bundesrat Stich, vereinzelte Sündenfälle. Gründe stecken. Aber man kann auch beim Staat letzten

3. Das Parlament, also wir selber: Wir sind allzu häufig sogar Endes nur das verteilen, was man hat Hier ist die Priorität zu

über die Anträge des Bundesrates hinausgegangen und tra- setzen, d. h., wir müssen rasch wieder gesunden finanziellen

gen damit wesentliche Schuld an dieser Situation. Gerade Boden unter die Fusse bekommen.

deshalb - damit komme ich auf einen konkreten Punkt zu 2. Ein entscheidender Grund für die vollumfängliche Durch-

sprechen - ist ein Akt der institutionalisierten Selbstdisziplinie- setzung des Sparprogramms ist die ernüchternde Tatsache,

rung in Form dieser Ausgabenbremse - die uns allen nicht die wir in der Finanzkommission feststellen mussten, dass

sehr sympathisch ist - notwendig. In der heutigen Situation selbst bei Durchführung des Sparprogramms die Rechnung

müssen wir zu diesem Instrument greifen. nicht aufgeht Es bleibt auch unter Erschliessung neuer Ein-

Ich habe die Nationalbank bei diesen Verschuldungsfragen nahmequellen - Treibstoffzollzuschläge - eine deutliche Fi-

bewusst ausgeklammert Ich konzediere gerne, dass sie in nanzierungslücke, diewirschliessen müssen. Daher-wirwer-

den letzten Tagen mit den Zinssenkungen zwei gute Ent- den darüber am Schluss unserer Beratungen zu befinden ha-

scheide rasch und richtig getroffen hat. Das will aber nicht ben - hat Ihnen die Finanzkommission mit deutlichem Mehr

heissen, dass sie vorher alles gut gemacht hat eine Motion unterbreitet, worin der Bundesrat eingeladen ist,

Nun zur Situation der Bundesfinanzen: Was frappiert, ist, wie innert nützlicher Frist ein zweites Sanierungsprogramm in der

rasch der ausserordentliche Wetterwechsel eingetreten ist Ich Höhe von 1 Milliarde Franken pro Jahr vorzulegen.

erinnere daran, dass der Bund 1990 einen Einnahmenüber- Wir müssen den Gürtel enger schnallen, auch wenn uns das

schuss von 1,058 Milliarden Franken aufwies und dass die schwerfällt Auch bei den künftigen Budgetberatungen in der

Rechnung 1991 bereits mit einem Defizit von über 2 Milliarden nächsten Session wird es keine Tabus geben. Wir müssen

Franken abschliessen wird. Ohne Sanierungsmassnahmen dann kritisch und innovativ nach neuen Sparquellen suchen.

wäre in wenigen Jahren mit einem Loch von 5 Milliarden Fran- Der Inhalt des Sanierungspaketes sei kurz vorgestellt: Wir ha-

ken in der Bundeskasse zu rechnen. Eine solche Schulden- ben ein Bundesgesetz A über den Abbau von Finanzhilfen

wirtschaft, die übrigens verfassungswidrig ist, wollen die Fi- und Abgeltungen. Es betrifft Erlasse, die dem fakultativen Re-

nanzkommission und sicher auch Ihr Rat nicht akzeptieren. ferendum unterstehen und - wenn wir es annehmen - bezo-

Eine solche Schuldenwirtschaft hätte verheerende Auswirkun- gen auf das Jahr 1995 Einsparungen von rund 134 Millionen

gen auf die Inflation, auf das Zinsniveau und auf die Stabilität Franken bringen. Wir haben einen Bundesbeschluss B über

des Schweizerfrankens. den Abbau von Finanzhilfen und Abgeltungen. Dabei geht es

Ich zeige an zwei kleinen Beispielen, wie tief wir im Sumpf um nicht allgemeinverbindliche Bundesbeschlüsse, die nicht

stecken: Die Passivzinsen des Bundes steigen im Voran- dem Referendum unterstehen. Die Einsparungen machen

schlag 1993 um 840 Millionen Franken, da ein hoher Finanz- hier 1,4 Millionen Franken aus. Die Pièce de résistance im

bedarf mit hohen Zinsen zusammenfällt Gesamthaft betrach- Rahmen dieses Spar- und Sanierungspaketes ist der Bundes-

tet sieht es beim Zins so aus, dass wir von etwas über 2 Milliar- beschluss C über die lineare Beitragskürzung in den Jahren

den Franken innert Kürze - wenn wir nicht geeignete Sanie- 1993-1995. Hier ergeben sich bei einer Kürzung um 10 Pro-

rungsmassnahmen treffen-auf über 4 Milliarden Franken Zin- zent Einsparungen von rund 900 Millionen Franken.

sendienst kommen werden. Dann kommen weitere Vorlagen, so das Bundesgesetz über

Ein zweites Beispiel aus den Regiebetrieben: Die SBB haben die Erhöhung des Treibstoffzolles - wir werden uns darüber

im ersten Halbjahr 1991 mit einem Defizit von 21,6 Millionen noch eingehend unterhalten - und das Nationalbankgesetz,

Franken abgeschlossen; in diesem Halbjahr sind es volle wo es um eine höhere Gewinnausschüttung in der Grössen-

146 Millionen Franken. Das ist eine Versiebenfachung eines ordnung von 450 Millionen Franken mit einer Obergrenze bei

an sich schon schlechten Resultates! 600 Millionen Franken geht Weiter zu erwähnen sind der Bun-

Zur Staatsverschuldung: Ich bin nicht einer, der punkto Staats- desbeschluss über die Aufhebung des Spielbankenverbots -

verschuldung dramatisiert. Ich kenne wohl den Unterschied ein spezieller Fall - und der Bundesbeschluss über eine Aus-

zwischen der privaten Verschuldung und derjenigen der öf- gabenbremse.

fentlichen Hand. Die Staatsschulden sind das Spiegelbild der Schliesslich unterbreitet eine Minderheit Leemann noch einen

volkswirtschaftlichen Gesamtrechnung und müssen daher Antrag auf eine Beschränkung der Rüstungsausgaben (Vorla-

unter einem etwas anderen Blickpunkt gesehen werden als ge H neu).

private Schulden. Trotzdem muss ich Ihnen sagen, dass diese Zum Schluss: Die Lage der Bundesfinanzen ist ausserordent-

Entwicklung der Verschuldung des Bundes nicht akzeptiert lich ernst Wir stehen - darauf lege ich grösstes Gewicht - vor

werden kann. einer ausserordentlich wichtigen Weichenstellung für die mit-

Dazu zwei Zahlen: 1991 hatten wir Bundesschulden von rund tel- und längerfristige Zukunft Entweder gelingt es uns jetzt,

45 Milliarden Franken, und ohne Korrekturmassnahmen wür- das Rad herumzudrehen, oder dann fahren die Bundesfinan-

den wir im Jahre 1993 auf 64 Milliarden Franken und im Jahre zen in eine verhängnisvolle Richtung ab, die wir später nicht

1996 gar auf 90 Milliarden Franken kommen. Das sind Zahlen, mehr oder nur noch unter allergrössten Anstrengungen korri-

die nicht mehr akzeptabel sind. Es ist auch nicht verwunder- gieren können.

lich, dass die Zinslast von 3,9 Prozent des Budgets 1991 im Es geht meines Erachtens heute nicht nur um die gesunde fi-

Jahre 1995 auf 5,4 Prozent ansteigen wird. Das sind 1,5 Pro- nanzielle Basis unseres Landes. Sie steht zwar auf dem Spiel,

zent, die Schwergewichten. aber ebenso stehen die finanzielle Glaubwürdigkeit gegen

Es gäbe Jahre, in denen der Bund für sich und die SBB monat- aussen und innen unserer Regierung und unseres Parlaments

lich in Zukunft eine Anleihe von 1 Milliarde Franken aufneh- und damit auch das Schicksal unserer Währung und unserer

men müsste. Sie können sich die Auswirkungen auf das Zins- Sozialwerke auf dem Spiel.

gefüge und die privaten Investitionen vorstellen. Wir müssen Bei dieser Lage ist es das absolute Minimum, dass wir den An-

deshalb dem vorgeschlagenen Sanierungsprogramm zum trägen der Mehrheit Ihrer Kommission, die - mit einer Aus-

Durchbruch verhelfen, um nicht solch unhaltbare Zustände zu nahme, bei den Treibstoffzöllen - auf der Linie des Bundesra-

bekommen. Der absehbare Rückgang der Zinsen, die Beseiti- tes gefahren ist, folgen und durchziehen.

gung der inversen Zinsstruktur geben den Spielraum, das Der Ständerat ist eine andere Linie gefahren. Ich möchte ihn

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1786 N 28 septembre 1992

nicht kritisieren, sondern ihm zugute halten, dass auch er die tons et des communes n'est pas meilleure. Si rien n'est entre-

Situation der Bundesfinanzen als schlecht beurteilte; aber prisàchacun des niveaux communal, cantonal et fédéral, l'en-

eine weitere markante Verschlechterung ist nach der Junises- semble des pouvoirs publics devra emprunter 12 milliards de

sion eingetreten. francs chaque année d'ici 1994/1995. Vous imaginez les effets

Das Sanierungsprogramm bringt wohl eine Verbesserung der de telles ponctions sur le marché de l'argent et sur le taux d'in-

Situation, aber es genügt - wie bereits erwähnt - allein noch térêts! Notre économie rencontre des difficultés, en particulier

nicht, um die Finanzierungslücke zu schliessen. Daher bitte pour investir et cela, en bonne partie, à cause de la hausse des

ich Sie, alle Minderheitsanträge abzulehnen. taux d'intérêts.

In diesem Sinne beantragen wir, auf dieses Sanierungspro- Une hausse incontrôlée des déficits publics pousserait encore

gramm einzutreten. ces taux à la hausse avec des conséquences économiques

difficiles à mesurer, mais certainement négatives. D'autre part,

M. Borei François, rapporteur: Si nous n'entreprenons rien, le il paraît hautement probable que sur le front du chômage la si-

budget 1993 présentera un déficit de 25 milliards de francs. tuation s'aggravera encore. Pour répondre à ce défi, pour à la

C'est la raison pour laquelle nous vous proposons des mesu- fois prendre en charge ces demandeurs d'emploi et prendre

res d'assainissement qui, dès l'an prochain, le diminueront de des mesures structurelles favorisant une reprise économique,

7 milliards de francs au moyen de 2,2 milliards de recettes et il faudra beaucoup d'argent Pour pouvoir faire l'effort néces-

4,8 milliards d'économie. Le déficit restera cependant de l'or- saire, les finances devront être assainies, entre autres il ne fau-

dre de 18 milliards, ce qui nous contraindra à d'autres mesu- dra pas devoir consacrer plus de 4 milliards de francs - les es-

res les années suivantes. C'est ce que je devrais dire si j'étais timations vont jusqu'à 4,2 milliards de francs - par an au ser-

rapporteur de la Commission des finances du Parlement sué- vice de la dette, ce qui arriveras! vous n'adoptez pas les mesu-

dois! C'est pour ne pas en arriver là que votre commission es- res proposées.

time qu'il ne faut pas attendre que la situation soit aussi grave Certains pourront dire, pertinemment, que des mesures

qu'en Suède, pays qui, par sa dimension et son niveau de dé- d'économie ne devraient pas être prises maintenant et parle-

veloppement économique, nous est comparable. C'est donc ront de politique anticyclique. Je répondrai simplement qu'il

pour cette raison que nous vous proposons d'intervenir au- eût fallu y penser plus tôt et nous donner les moyens d'être

jourd'hui déjà par des mesures d'assainissement des finan- anticycliques aujourd'hui en n'étant pas procycliques il y a

ces fédérales. quelques années. D'ailleurs, anticycliques nous l'avons été

Brossons un bref tableau de la situation dans laquelle nous quelque peu, en 1991 et en 1992, pendant 2 ans durant les-

nous trouvons. Les finances fédérales se sont détériorées très quels la politique budgétaire a soutenu la conjoncture.

rapidement: en 1990, 1 milliard de francs de bénéfice; en Lorsqu'on 1991 le produit national brut croissait de 4,5 pour

1991, 2 milliards de déficit, alors que le budget prévoyait cent, les dépenses de la Confédération, elles, ont crû de

l'équilibre; en 1992, on estime le déficit à au moins 2 milliards; 12,3 pour cent En 1992, de manière un peu atténuée, nous

pour 1993, si nous ne prenons aucune mesure, 5,2 milliards constatons que si le produit national brut a augmenté de

de déficit; en 1994, selon le plan financier, 3,8 milliards de défi- 3,9 pour cent, les dépenses de la Confédération ont nettement

cit; en 1995, nous revenons à 5 milliards de déficit La dette de plus augmenté: de 7,6 pour cent, mais cela au prix de déficits

la Confédération, qui était en 1990 de 38 milliards, en 1991 de qui maintenant, faute de réserves, deviennent insurmonta-

45 milliards, passera fin 1992 à 53 milliards, en 1993 à bles. Il faut reconnaître qu'il n'est pas facile de jeter la pierre au

64 milliards. Parlement d'il y a 10 ans qui n'aurait pas fait ces réserves.

Ce qui est peut-être plus important pour estimer la véritable si- Nous devons constater ce qui existe aujourd'hui et aussi ad-

tuation financière de la Confédération, c'est de parler du dé- mettre qu'en 1983, après la crise qui a suivi le deuxième choc

couvert du bilan, nos réelles dettes qui de 20,6 milliards de pétrolier, nous avons voté des mesures de relance, mais que

francs en 1991 passeront, si nous n'entreprenons rien, à celles-ci - une étude de la Commission de gestion l'a mis en

40 milliards de francs en 1996, soit un doublement en 5 ans. évidence - sont venues suffisamment tard pour accompagner

Faut-il chercher des responsabilités? Il y a l'inflation, le rappor- plutôt le processus de relance que véritablement créer cette

teur de langue allemande en a parlé. Qui en est responsable? relance et n'ont pas aidé réellement l'économie à l'époque.

Il y a la conjoncture mondiale. Il y a le fait que la plupart des Il nous faut donc prendre des mesures. Passons brièvement

pays connaissent le même genre de problèmes. Il est vrai que en revue les mesures proposées par le Conseil fédéral. Dans

tout le monde est un peu responsable et que cela décourage le cadre des économies, le Conseil fédéral a d'abord pris un

de chercher des responsabilités. On peut penser que le peu- certain nombre de mesures importantes qui dépendent de sa

ple suisse a une part de responsabilité du fait que nous nous compétence. Il a, par des ajustements dans tous les départe-

trouvions dans une telle situation. La population attend beau- ments, aboutit à des économies de l'ordre de 2,7 milliards de

coup, peut-être trop de la Confédération, sans vouloir toujours francs par année. Mais le résultat net se réduit à des diminu-

lui donner les moyens suffisants pour remplir sa tâche. Le peu- tions de dépenses de seulement 1 milliard en raison d'un cer-

ple vote les allégements fiscaux un peu facilement et les nou- tain nombre d'accroissements, voulus en particulier par ce

veaux impôts peut-être plus difficilement Cependant, sur la Parlement, dont les gros postes sont les paiements directs à

durée - l'histoire nous le démontre - on ne peut pas prétendre l'agriculture et l'assurance-maladie. Ensuite, le Conseil fédéral

que le peuple ait été incohérent On peut donc faire confiance a décidé une prolongation de 3 ans des réductions décidées

à sa sagesse pour continuer dans cette voie. De toute ma- par le Parlement dans le budget 1992, ce qui représente des

nière, en démocratie, le peuple a toujours raison. économies de l'ordre de 300 à 400 millions de francs. Puis il

S'il faut rechercher les responsabilités, tout compte fait il ne nous propose, et c'est l'enjeu du débat d'aujourd'hui, de voter

faut les rechercher nulle part ailleurs que dans ce Parlement un certain nombre d'économies ciblées, qui selon vos déci-

qui - j'entends celui qui siège aujourd'hui, mais aussi celui sions pourront avoir un résultat de l'ordre de 110 à

des législatures précédentes - n'a pas eu beaucoup de cou- 240 millions. Enfin, un gros morceau parce qu'il faut agir vite:

rage. Il n'a pas le courage suffisant pour prendre des mesures des réductions linéaires des subventions qui apporteront la

d'économie ciblées ayant une réelle portée. Il n'a pas le cou- première année, en 1993, des économies de 700 millions de

rage d'affirmer haut et fort que beaucoup de tâches de la francs et la troisième année de 900 millions. Ces réductions li-

Confédération sont indispensables, mais qu'elles coûtent néaires sont limitées dans le temps et dureront 3 ans.

cher et entraînent ainsi des impôts impopulaires peut-être, Du côté des recettes, le Conseil fédéral va augmenter progres-

mais nécessaires à leur financement Si vous, parlementaires, sivement l'impôt sur le tabac, jusqu'à 40 centimes par paquet,

voulez économiser, ayez le courage de voter la majorité en pour des recettes supplémentaires de l'ordre de 350 millions

précisant les secteurs où vous voulez opérer des coupes som- en 1995. Le Conseil fédéral vous propose d'augmenter les

bres. Si vous estimez les dépenses publiques justifiées, ayez droits d'entrée sur les carburants de 25 centimes ce qui rap-

le courage de défendre devant vos électeurs les mesures fis- portera 1,6 milliards de francs. Il propose encore une nouvelle

cales qui s'imposent en conséquence. répartition du bénéfice de la Banque nationale suisse. Le total

J'ai parlé de la situation de la Confédération. Celle des can- représente 600 millions de francs, dont 400 millions iraient aux

28. September 1992 N 1787 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

cantons et 200 millions à la Confédération. Enfin, l'autorisation faut tempérer ce chiffre en signalant que cela signifiera aussi

des maisons de jeux permettra d'obtenir, dans une phase ulté- 170 millions de moins de dépenses obligatoires dans le sec-

rieure à 1996, un rendement qu'il n'est pas possible de calcu- teur routier. En effet, sur ces 360 millions, 170 seraient versés

ler aujourd'hui. au compte routier et devraient être investis dans la construc-

De cette manière, globalement, entre les mesures autonomes tion des routes. Votre commission estime que les 650 millions

du Conseil fédéral, les mesures d'économie sur lesquelles supplémentaires restants sont suffisants pour terminer le ré-

nous devons nous prononcer aujourd'hui, demain et peut-être seau routier tel que le peuple l'a voulu.

après-demain et les recettes nouvelles, la situation financière Le rapporteur de langue allemande a passé en revue les

serait améliorée pour 1993 de 2,8 milliards environ, pour 1994 arrêtés A à H figurant sur le dépliant Je ne traduirai pas son

de 3,3 milliards, pour 1995 de 3,8 milliards, ce qui ramènerait intervention sur des points de détail; j'y reviendrai, si néces-

les déficits budgétaires pour 1993 à 2,5 milliards, pour 1994, saire, lors de la discussion par articles.

une bonne année, à seulement 0,5 milliard, pour 1995 à J'en arrive à la conclusion. J'ai déjà parlé de la Suède. L'Italie,

1,2 milliard. Mais je dois déjà nuancer, j'ai parlé de 2,5 mil- elle, envisage d'économiser 100 milliards de francs par an-

liards de francs de déficit prévisible pour 1993, c'était ce que le née, par le biais de mesures drastiques dont la moins popu-

Conseil fédéral pensait avant l'été, mais des faits nouveaux laire est relèvement de cinq ans de l'âge de la retraite. Les me-

sont apparus. Tout d'abord, nous savons qu'un référendum sures que nous vous suggérons sont beaucoup plus modes-

sera lancé contre l'augmentation de la taxe sur l'essence. tes, mais nous vous proposons d'agir à temps, avant qu'il ne

L'augmentation des recettes provenant de ce poste ne pourra soit trop tard et que, par exemple - et certaines années, si nous

donc entrer au mieux en vigueur - c'est-à-dire pour autant que ne faisons rien, cela se passera - CFF et Confédération ne doi-

le peuple l'accepte-qu'en été 1993. Cela représente un man- vent emprunter un milliard par mois sur le marché de l'argent

que à gagner de 800 millions. Ensuite, les intérêts passifs ont Nous vous soumettons des mesures qui, dans leur ensemble,

augmenté de plus de 800 millions par rapport aux estimations. ne touchent pas les cantons, ni les communes, et ne sont

Un certain nombre d'autres surprises ont encore aggravé la si- donc pas un simple report des problèmes de la Confédération

tuation, ce qui conduit le Conseil fédéral et le Parlement à être sur les autres institutions publiques. Nous vous présentons

confrontés à une détérioration supplémentaire de la situation, des mesures qui prennent en compte la nécessité, mais aussi

de l'ordre de 2 milliards de francs. la possibilité d'économiser, d'une part, et de prélever de nou-

C'est pourquoi, se fondant sur une demande de votre Com- velles recettes, d'autre part.

mission des finances visant à limiter le déficit du budget 1993 à Ce projet vient à temps, il est équilibré, et c'est la raison pour

2,5 milliards, le Conseil fédéral a déposé un message supplé- laquelle nous vous invitons à entrer en matière.

mentaire par lequel il entend introduire la hausse de

25 centimes des droits de douane sur les carburants, selon la Leuenberger Ernst: Ich beantrage Ihnen, bei der Detailbera-

procédure d'urgence. Votre commission est entrée en matière tung der Vorlagen A bis H die Entwürfe D und Dbis, die sich

sur ce message par la voie ordinaire, mais, à une courte majo- mit den Treibstoffzöllen befassen, an erster Stelle zu behan-

rité, elle a refusé la demande d'urgence formulée par le deln. Warum?

Conseil fédéral. Je reviendrai sur les raisons de ce refus lors- Die heutige bundesrätliche Vorlage ist so aufgebaut, dass

que nous aborderons cet arrêté urgent. man zuerst über das Sparen reden soll. «Sparen, dass es weh

De manière générale, votre commission tient à relever deux tut», hat es geheissen, und ich denke, die meisten haben den

aspects des mesures proposées. Tout d'abord, elle partage le Ernst der Lage erkannt Wenn wir uns dann über das Sparen

point de vue du Conseil fédéral selon lequel la situation bud- geeinigt hätten, könnte man den zweiten Teil des Pakets ange-

gétaire de la Confédération exige, pour être améliorée, à la fois hen, nämlich die Beschaffung von Neueinnahmen.

des mesures d'économie et de nouvelles recettes. Dans ce Wenn wir diese beiden Teile, das Reduzieren der Ausgaben

sens, votre commission estime que le paquet d'aujourd'hui und das Beschaffen von Neueinnahmen, näher betrachten,

est équilibré. Ensuite, on ne résout pas le problème de la stellen wir fest, dass die Kommission in ihrer Mehrheit (teil-

Confédération en le reportant sur les cantons et les commu- weise Zweidrittelsmehrheit) beim Sparen grosso modo dem

nes. Le Conseil fédéral l'a compris et, dans leur ensemble, les Bundesrat gefolgt ist Ich verrate Ihnen kein Geheimnis, dass

mesures envisagées n'aggravent pas la situation budgétaire in den allermeisten Fällen auch Sozialdemokratinnen und So-

des cantons. De l'avis de la commission, cela paraît être un zialdemokraten - manchmal schweren Herzens - mitgemacht

point positif du paquet. haben, den bundesrätlichen Kurs zu fahren.

Je retiendrai encore un autre aspect, soit celui de la réduction Betrachten Sie aber die Einnahmenseite und vor allem die An-

linéaire des subventions, qui représente malgré tout une träge, die uns heute auf den Tisch geflattert sind, so stellen Sie

grande partie des économies. Le débat d'entrée en matière, fest, dass bereits in der Kommission die Mehrheit nicht bereit

au sein de la commission, a démontré que, de manière géné- gewesen ist, dem Bundesrat zu folgen. Es ist bloss eine Min-

rale, ces réductions linéaires ne sont pas considérées comme derheit, die ich anführen darf. Und wenn Sie weiter zur Kennt-

satisfaisantes, et que, seule, l'urgence d'intervention pour as- nis nehmen, was heute an Anträgen vorgelegt worden ist, se-

sainir les finances fédérales légitime notre accord à ces réduc- hen Sie, dass die Vorstellungen bei der Einnahmenbeschaf-

tions linéaires. Le fait qu'elles soient limitées sur une période fung um Hunderte von Millionen Franken auseinanderliegen.

de trois ans et qu'ensuite nous ayons trouvé des solutions plus Kommt noch dazu, dass wir uns betreffend die Einnahmen-

satisfaisantes est une condition à notre oui. seite - aufgrund dessen, was man in der Kommission gehört

Les propositions de votre commission diffèrent quelque peu hat und hier noch hören wird - von Anfang an damit auseinan-

de celles du Conseil des Etats. En matière d'économies, le dersetzen müssen, dass wir höchstwahrscheinlich ein Refe-

Conseil des Etats ne s'est écarté des propositions du Conseil rendum zu bestehen haben.

fédéral que pour un montant de 300 millions de francs. Pour Wenn es nicht gelingt, uns bei der Einnahmenbeschaffung zu

l'essentiel, cette différence provient du fait qu'il a voté une par- einem Konsens zusammenzuraufen, wird die Sparübung zu

ticipation plus élevée des cantons à l'augmentation de einer Uebung divergierender Interessen verkommen. Denn,

25 centimes sur les droits d'entrée sur les carburants. Il a en wenn ich in diesen Saal blicke und die Ausgabenkürzungen -

fait décidé que, tant qu'à faire, puisqu'il fallait assainir les finan- vor allem die linearen - anschaue, stelle ich eine Zweidrittels-

ces de la Confédération, il faudrait profiter de cette opération mehrheit von Betroffenen fest Es braucht nichts anderes zu

pour assainir également quelque peu celles de tous les can- passieren, als dass sich all diese Einzelanliegen zusammen-

tons. La commission du Conseil national estime que la neutra- schliessen - und dann ist die ganze Sparübung gelaufen!

lité du paquet est suffisante pour les cantons et qu'il ne s'agit Das Sparen, das mir und den SP-Leuten ein Anliegen ist, kann

pas de leur accorder des cadeaux supplémentaires. nur gelingen, wenn wir zuerst ganz klar sagen, dass wir auch

Sur le plan des recettes, votre commission n'a pas suivi le bei der Einnahmenbeschaffung bereit sind, dem Bundesrat in

Conseil des Etats concernant les 25 centimes sur l'essence. etwa zu folgen, und wenn wir all diese Discounter-Anträge, die

Elle vous demande d'en rester à 20 centimes, ce qui repré- uns neuerdings auf den Tisch geflattert sind, zurückweisen.

sente une diminution de recettes de 360 millions de francs. Il Ich rede mit aller Ernsthaftigkeit mit den Damen und Herren

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1788 N 28 septembre 1992

aus den grossen bürgerlichen Fraktionen. Ich habe festge- En se basant sur cette idée, on écarte aussi un peu facilement

stellt, dass Sie, sobald jemand von der Auto-Partei ein biss- tous les aspects négatifs provoqués par les restrictions de per-

chen hüstelt, in solchen Fragen bereits hohes Fieber haben. sonnel, les coupes sombres dans les subventions, les haus-

Darum bin ich nicht ganz sicher, ob Sie dieses Auto-Partei-Fie- ses d'impôts, les taxes qui sont autant de mesures allant dans

ber bei der vorgesehenen Beratungsweise nicht dazu verlei- le mauvais sens et qui agiront négativement sur la consomma-

ten könnte - nachdem wir unsere Anliegen auf dem Spartisch tion, amplifiant une situation conjoncturelle au moment même

des Hauses geopfert haben -, bei der Einnahmenbeschaffung où elle est en train de se rétablir partiellement

und der Treibstoffzollerhöhung mit der Minivariante vorliebzu- Comment peut-on en effet parler d'encourager les investisse-

nehmen. ments en considérant aujourd'hui le comportement des col-

Das ist der Beweggrund für meinen Ordnungsantrag. Sie ha- lectivités publiques? Le meilleur service que nous pourrions

ben bis etwa morgen mittag Zeit, sich zu überlegen, ob es rendre à l'économie, en tant que parlementaires et responsa-

nicht sinnvoll wäre, sich ganz grosse Mühe zu geben, auf der bles des finances des collectivités publiques, serait d'appli-

Einnahmenseite einen Kompromiss, einen Konsens zu schaf- quer une politique de stabilité qui prévilégierait à plus long

fen. Ich verspreche Ihnen - und ich bin ganz sicher, es wird vie- terme le développement harmonieux et stable du bateau de

len so gehen -: Wir werden dann weniger Mühe haben, bei der l'Etat, plutôt que de suivre les pulsions du développement

Sparübung den zum Teil harten bundesrätlichen Anträgen zu économique qui, en définitive, nous font toujours retarder

folgen. d'une crise. Nous accélérons lorsqu'il faudrait freiner et frei-

Ich bitte Sie, meinem Ordnungsantrag zuzustimmen. nons lorsqu'il faudrait accélérer.

Chacun s'accorde à dire qu'une redéfinition du rôle de l'Etat et

M. Spielmann: Ce n'est pas la situation financière de l'Etat qui une restructuration de l'administration sont nécessaires. Je

motive en priorité mon refus des économies, mais c'est la na- considère que plus l'on attendra la mise en place des mesures

ture et la manière dont ces dernières nous sont présentées. de fond souhaitées par l'ensemble de la population et de l'éco-

Les multiples paquets financiers discutés dans les parlements nomie pour redéfinir le rôle de l'Etat et conduire une restructu-

cantonaux-toutes les collectivités publiques sont en effet aux ration, plus elles seront difficiles et douloureuses et moins

prises à des difficultés - ont pour dénominateur commun une elles seront couronnées de succès. Ainsi, plus on attendra

volonté d'assainir, c'est-à-dire d'équilibrer les budgets. La avant d'entreprendre ces réformes, plus la facture et les

question qu'on peut et qu'on doit se poser est celle de savoir conséquences de notre politique seront désastreuses.

si une telle politique d'assainissement est vraiment saine du Or, dans le cas particulier, le Conseil fédéral propose toute

point de vue économique. Pour y répondre, il s'agit, dans un une série de mesures de saupoudrage qui comportent tous

premier temps, d'analyser les présentations comptables pour les ingrédients d'une politique financière ne visant qu'à re-

tenter d'évacuer tout ce qui pourrait être de la cosmétique pousser dans le temps l'échéance des réformes indispensa-

budgétaire et des différences d'organisations comptables bles. Elles ont aussi pour inconvénient majeur de cristalliser

d'un canton à l'autre ou d'une collectivité à l'autre - je pense tous les mécontentements et toutes les oppositions qui, en

particulièrement à la Confédération et aux cantons - c'est-à- définitive, conduiront au report et au rejet de ces paquets.

dire d'avoir les mêmes critères de définition quant aux investis- La politique envisagée comporte aussi des mesures linéai-

sements et aux dépenses de fonctionnement afin de prendre res, des réductions de subventions à la prévoyance sociale,

en considération une réalité incontournable: «s'il est possible notamment à l'AVS. Or, on sait aujourd'hui qu'un des gros

de s'endetter pour des investissements qui profiteront aux gé- problèmes des finances publiques est le coût de l'assis-

nérations futures, il n'est pas possible de conduire une politi- tance qui est le fruit direct d'une mauvaise politique de pré-

que d'endettement qui obligerait les générations à venir à voyance. En développant cette dernière, on réduit les coûts

payer le fonctionnement d'aujourd'hui». En partant de cette d'assistance. La direction prise est donc opposée à l'effica-

constatation, il s'agit d'avoir effectivement une vision claire cité. En définitive, je considère que cette politique coûtera

dans la présentation comptable. beaucoup plus cher qu'une politique de prévoyance. A long

Ensuite, des mesures de l'ampleur de celles préconisées ont terme, elle sera plus onéreuse que si nous prenions le

aussi un impact sur le développement économique plus géné- temps de conduire les véritables réformes de fond et de

ral. Je crois qu'il n'est pas inutile de rappeler ici le résultat du structure de manière à proposer un paquet qui réponde,

vote sur l'arrêté conjoncturel soumis au peuple suisse en 1977 non seulement à l'actualité de la situation financière et éco-

et qui exigeait que la Confédération prenne des mesures vi- nomique, mais aux nécessaires réformes de l'Etat

sant, non seulement à équilibrer ses comptes, mais surtout à

assurer une évolution conjoncturelle équilibrée, ce qui impli- Präsident: Es folgt die Begründung der Nichteintretensan-

quait la prise de mesures contrecarrant les fluctuations. träge zu Vorlage D.

L'alinéa 3 de l'article 31quinquies de cet arrêté, qui est d'ail-

leurs toujours en vigueur, dit clairement: «La Confédération, Frey Walter, Sprecher der Minderheit: Es geht bei meinem Vo-

les cantons et les communes établissent leurs budgets tum um den Nichteintretensantrag zur Vorlage über die Erhö-

compte tenu des impératifs de la situation conjoncturelle», ce hung des Treibstoffzolls, zum Gesetzentwurf D. Ich möchte

qui ne signifie en tout cas pas accroître les fluctuations, mais, bekennen, dass es auch mir ein Anliegen ist, meinen Teil zur

dans la mesure du possible, les compenser. Or, la démarche Sanierung der Bundesfinanzen beizutragen. Nun bin ich aber

proposée par le Conseil fédéral dans son paquet financier va der Ansicht, dass in bezug auf dieses Bundesgesetz D grund-

dans une direction diamétralement opposée. Au lieu d'assurer sätzlich überlegt werden muss und dass grundsätzlich keine

la relance, de freiner l'inflation, elle provoquera l'inverse, sans Mehreinnahmen beschlossen werden sollten, wenn das Spar-

parler de toute la problématique de la politique des investisse- potential im Bundeshaushalt noch nicht ausgereizt ist

ments, du renchérissement de la consommation, etc. Prinzipiell sollte man vor allem auf Mehreinnahmen verzichten,

Le principal argument développé de ce paquet d'assainisse- welche präjudizierende Wirkung auf die von uns allen ange-

ment est celui du désendettement public qui pousse à la strebte neue Finanzordnung haben könnten und welche Kon-

hausse des taux d'intérêts et décourage ainsi - nous dit le sumenten und Wirtschaft äusserst stark belasten.

Conseil fédéral - les efforts d'investissement II faut savoir que Zusätzliche Steuern zu erheben ist bei schlechtgehender Wirt-

ces taux d'intérêts ont augmenté dans les années quatre- schaft, ja einer Wirtschaft, die sich in einer rezessiven Phase

vingt, alors même que la situation des finances publiques befindet, ein untaugliches Mittel. Die Automobilisten, an die

n'était pas celle que nous connaissons aujourd'hui. Elle était sich diese Ansprache richtet, müssen sich in diesem Staat

même - comme l'ont relevé tout à l'heure les rapporteurs -flo- langsam wie Milchkühe vorkommen, denen man zwar wenig

rissante. Cette volonté d'investissements n'est pas seulement Heu verfüttern will, bei denen man auf der anderen Seite aber

déterminée par le niveau des taux d'intérêts, mais également die Erwartung in die Milchproduktion recht hoch ansetzt

par les perspectives de ventes dont profiteront demain les in- Heute schon ist jeder Liter Treibstoff in diesem Land mit etwa

vestisseurs. Il y a donc un ensemble de mesures à prendre en 60 Rappen belastet; 60 Rappen des Säulenpreises fliessen

considération. heute schon in die Bundeskassen. Zusätzlich kommen jetzt

28. September 1992 N 1789 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

die vorgeschlagenen 25 Rappen, zusätzlich kommt die Vi- die sie beide gemeinsam haben. Sie tragen die Haare ausge-

gnettenerhöhung, und zusätzlich soll noch eine sogenannte fallen. (Unruhe) Ich habe wahrscheinlich zu viele Haare.

C02-Abgabe kommen. So bleibt mir nichts anderes übrig, als Ihnen einen wunder-

Das irritiert nicht nur die Automobilisten, sondern es sollte schönen Abend zu wünschen. Erholen Sie sich heute nacht

auch allen Bürgern dieses Landes zu denken geben, denn gut Ich werde morgen das Vergnügen und die Ehre haben, zu

diese Erhöhung betrifft uns alle. Ueber 95 Prozent der Waren Ihnen sprechen zu dürfen; dann werde ich sieben Minuten Zeit

des täglichen Bedarfes in diesem Lande werden auf der haben.

Strasse transportiert. Eine solch massive Erhöhung des Treib-

stoffgrundzolls wird Auswirkungen auf die Preise aller Güter Präsident: Ich danke Herrn Maspoli für seine Kürze.

und Dienstleistungen haben. Ich möchte nur auf ein Problem aufmerksam machen: Wir ha-

Wir haben errechnet, dass derTeuerungsschub oder die infla- ben hier verschiedene Male gleichlautende Fraktions- und

tionäre Wirkung des geplanten Treibstoffzollaufschlages von Minderheitsanträge. Das hat doch keinen Sinn. Wenn man

25 Rappen eine Inflationsrate von rund 0,6 bis 0,8 Prozent be- weitere Argumente hat, kann man sie in der Diskussion vor-

deuten würden. Darin sind sich Vorort und KOF (Konjunktur- bringen. Das Ratsreglement sagt ganz deutlich, bei gleichlau-

forschungsstelle der ETH Zürich) nun einmal einig; das ist et- tenden Anträgen habe der zweite Antragsteller nur noch Gele-

was, was wir heute nicht gebrauchen können. Es hilft weder genheit für eine kurze Ergänzung. Eine solche kurze Ergän-

den Konsumenten noch der Wirtschaft. zung erwarten wir auch von Herrn Scherrer.

Im übrigen muss ich Ihnen sagen, dass es nicht bei dieser Er-

höhung der Preise um 25 Rappen bleiben wird, sondern dass Scherrer Jürg: Herr Bundesrat Stich hat am vorletzten Freitag

auf diese Sollerhöhung eine Steuer von 6,2 Prozent geschla- in der «Freitagsrunde» die Drohung ausgesprochen, wenn der

gen wird, die Wust, und das an der Säule. So wird die Erhö- Benzingrundzoll nicht erhöht werde, stünde dem Staat für den

hung für den Konsumenten dann mit etwa 27 bis 28 Rappen Strassenbau kein Geld mehr zur Verfügung.

zu Buche schlagen. Herr Bundesrat, ich lese Ihnen Auszüge aus Artikel 36ter Ab-

Wenn Sie das mit dem heutigen Benzinpreis vergleichen, se- satz 1 der Bundesverfassung vor: «Der Bund verwendet die

hen Sie, dass wir im Falle der Annahme dieses Vorschlages Hälfte des Reinertrages des Treibstoffzolls und den gesamten

des Bundesrates gegenüber den meisten unserer Nachbar- Ertrag eines Zollzuschlages wie folgt für Aufgaben im Zusam-

länder keine substantiellen Preisvorteile mehr hätten. Der menhang mit dem Strassenverkehr:....» Dann werden die Auf-

heute für unseren Staat relativ gute Benzintourismus, der etwa gaben aufgelistet Und in Absatz 2 steht: «Soweit der Ertrag

60 Rappen pro Liter einbringt, würde ganz stark zurückgehen; des zweckgebundenen Grundzolls zur Sicherstellung» - Herr

diese Einnahmen würden dementsprechend sinken. Bundesrat Stich, ich wäre froh, wenn Sie mir zuhören würden -

Noch ein Wort zur Art und Weise, wie diese Treibstoffzollerhö- «der in Absatz 1 genannten Aufgaben nicht ausreicht, erhebt

hung begründet wird. Ich muss Ihnen sagen, dass der Wink der Bund einen Zollzuschlag.» Die Drohung, den Strassenbau

mit dem reduzierten Strassenbau bei mir, Herr Bundesrat, einzustellen, wenn wir jetzt auf die Vorlage D nicht eintreten,

nicht gut ankommt. Das tönt ein bisschen nach Erpressung. entbehrt jeder Grundlage.

Wenn die Strassen nicht mehr aus Bundesmitteln bezahlt wer- Das Autobahnnetz - das wissen Sie - kann fertiggestellt wer-

den können, hat wahrscheinlich kein Automobilist etwas da- den. Wir wollen heute keine Steuern auf Vorrat. Wir wollen zu-

gegen, wenn man den Treibstoffzollzuschlag, der nach Verfas- erst einmal die Rückstellungen, das Guthaben, die Forderun-

sung ganz und gar den Strassenbaukosten zugute kommt, gen der Automobilisten aus der Treibstoffkasse von rund

um etwa 10 Rappen angleicht Mit diesen 10 Rappen könnten 1,8 Milliarden Franken aufbrauchen, auch wenn Sie das Geld

Sie die Ausgaben, welche den Strassenbau betreffen, in den nicht mehr haben. Wenn dann kein Guthaben mehr vorhan-

nächsten Jahren ganz abgelten. Ganz zu schweigen von den den ist, Herr Bundesrat Stich, ist auch die Auto-Partei bereit,

1,7 Milliarden Schweizerfranken, die heute noch unverzinst in über eine Erhöhung des Zollzuschlages zu diskutieren.

Ihrer Kasse schlummern und die zweckgerichtet für den Stras- Ich bitte Sie, dem Nichteintretensantrag zum Entwurf D zuzu-

senbau vorhanden sind. stimmen und jetzt dafür zu sorgen, dass dieser Staat spart Je

Ich muss Ihnen auch sagen, dass der Entscheid des Bundes- mehr Geld er hat, um so mehr wachsen die Begehrlichkeiten.

rates, diese Treibstoffzollerhöhung dringlich zu gestalten-ein Ziehen Sie die Steuerschraube nicht bis zur Streckgrenze an;

Entscheid, der etwa zwei bis drei Wochen nach der Sitzung dann bricht sie nämlich ab!

der nationalrätlichen Kommission erfolgt ist -, für mich unver-

ständlich ist Wahrscheinlich ist es politische Taktik. Man hat M. Eggly: D'après la Situation actuelle, d'après la loi, s'il y a

sich wahrscheinlich überlegt, wie man das manchmal in Han- distribution aux cantons du bénéfice de la Banque nationale,

delskreisen tut, dass man eine Kuh verlangen solle - um beim cela va pour les deux tiers aux cantons et pour un tiers à la

landwirtschaftlichen Beispiel zu bleiben -, wenn man (vom Confédération. C'est en somme, d'après la loi toujours, une

Parlament) letztlich ein Kalb erhalten wolle. compensation à l'abandon de souveraineté monétaire des

Das Volk soll also während eines Jahres von seiner Referen- cantons à l'époque. En fait, on ne peut pas dire que les can-

dumsmöglichkeit ausgeschlossen werden. Wenn wir als Par- tons en aient beaucoup profité. Cela n'a guère été souvent que

lament unserer Aufgabe nachkommen wollen, dürfen wir die la Banque nationale a distribué son bénéfice, pour ne pas dire

dringlichen Bundesbeschlüsse wirklich nur dann annehmen, jamais. Faut-il - et c'est une question que l'on peut se poser -

wenn sie dringlich sind. Ich möchte Sie an die letzten beiden considérer qu'il est opportun que la Banque nationale distri-

dringlichen Bundesbeschlüsse erinnern, mit denen, rück- bue une partie de son bénéfice à la Confédération et aux can-

blickend gesehen, niemand von Ihnen glücklich werden tons? Est-ce vraiment le rôle de la Banque nationale? Cette

konnte. question sera encore abordée, notamment dans la discussion

Ich bitte Sie also aus prinzipiellen Gründen, auf diese Mehrein- par le porte-parole du groupe libéral. Mais, si on considère

nahmen zu verzichten. Treten Sie auf die Treibstoffzollerhö- que, au vu des bénéfices de la Banque nationale, d'une part,

hungsvorlage nicht ein, weder im ordentlichen noch im dringli- et au vu des difficultés financières de la Confédération et des

chen Gesetzgebungsverfahren! Warten wir auf eine dringlich cantons, d'autre part, il faut le faire, alors quels sont les critè-

gebotene neue Finanzordnung. res? Faut-il modifier les critères pour cette part distribuée aux

cantons en ce qui concerne la répartition entre eux? Le

Maspoli: Es gäbe mindestens noch sechs gute Gründe, auf Conseil fédéral le pense et nous propose désormais, contrai-

diese Vorlage nicht einzutreten. Leider kann ich Ihnen diese rement au texte actuel qui ne retient comme critère que la po-

nicht schildern, da ich ganze zwei Minuten zur Verfügung pulation de résidence de chaque canton, de pouvoir moduler

habe. Das Reglement will es so. entre le critère de la population de résidence et celui de la ca-

Es ist ein Reglement, das je nachdem angewendet wird - je pacité financière, vus à travers les critères de la péréquation fi-

nachdem, wer spricht Herr Spielmann hat zehn Minuten ge- nancière, cela après consultation des cantons.

sprochen. Das mag vielleicht daran liegen, dass unser Präsi- Le Conseil des Etats, lui, a en somme proposé un compromis

dent für ihn einige Sympathien hat, vielleicht wegen der Frisur, qui est, de mon point de vue, déjà mieux que rien, car au moins

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1790 N 28 septembre 1992

cinq huitièmes seraient répartis selon le critère de la popula- tout le monde. Il faut qu'elle corresponde à une réalité, à un

tion de résidence et seulement trois huitièmes selon celui de la sentiment d'équité, sans quoi, si vous abusez, si le déséquili-

capacité financière. Toutefois, la version du Conseil des Etats bre est trop grand, si dans les cantons dits riches qui croulent

reste à mes yeux tout à fait insatisfaisante. Or, la majorité de la sous les charges d'intérêt général et qui se débattent actuelle-

commission du Conseil national propose quelque chose de ment dans des déficits considérables - un des déficits record,

moins satisfaisant encore, puisqu'elle demande de moduler la par exemple, pour le canton de Genève - si cette solidarité

moitié selon le critère de la capacité financière et l'autre moitié n'est plus ressentie, c'est un véritable malaise que vous créez

selon celui de la population de résidence. Cela est très préoc- au sein de la Confédération et une sorte de sentiment d'agace-

cupant Même si l'on prend seulement le critère du Conseil ment et d'injustice qui s'adresse en fin de compte aux cantons

des Etats, on arrive bien sûr à quelque chose d'avantageux bénéficiaires. C'est ce que nous ne voulons pas. Nous vou-

pour le canton du Valais qui aurait touché en 1991 31 millions lons des critères de solidarité acceptés par le plus grand nom-

au lieu de 15 millions. Le canton de Neuchâtel aurait été avan- bre parce qu'ils seraient empreints de légitimité. C'est dans ce

tagé avec 14 millions au lieu de 9,5 millions. Les cantons sens que je vous invite à ne pas entrer en matière sur l'arrêté E.

d'Obwald et d'Appenzell Rhodes-Intérieures auraient été Je précise encore, pour que les choses soient bien claires,

avantagés. Mais, qu'en est-il du canton de Vaud, du canton de que ne pas entrer en matière sur cet arrêté E ne signifie pas du

Zurich, du canton de Zoug, du canton de Baie-Ville, du canton tout que l'on refuse qu'il y ait distribution des bénéfices de la

de Baie-Campagne ou du canton de Genève, mon canton? Banque nationale aux cantons, mais bien que l'on en reste au

Pour ce dernier, au lieu de toucher, selon le seul critère de la critère du texte actuel de la loi, c'est-à-dire que cette distribu-

population de résidence, quelque 23 millions, il n'en touche- tion soit faite selon la population qui réside dans les cantons.

rait que quelque 14 millions. C'est pourquoi je vous invite à ne pas entrer en matière sur

Cela ne va pas au moment où les critères de capacité finan- l'arrêté E. C'est une question d'équité confédérale, car, tel

cière retenus pour la péréquation financière sont de toute qu'il est présenté, cet arrêté ne respecte pas cette équité et va

façon, Monsieur le Conseiller fédéral, rediscutés et remis en provoquer un malaise confédéral.

cause, au moment où il est admis qu'il faut les redéfinir, notam-

ment en regard du fait que les cantons dits forts ne sont pas si Präsident: Es folgt die Begründung der Nichteintretensan-

forts que cela, qu'ils ont des charges que les autres n'ont pas träge zum Beschluss F.

et qu'ils ont des difficultés financières et budgétaires specta-

culaires que certains cantons dits faibles ou moins forts n'ont Hafner Rudolf, Sprecher der Minderheit: Es scheint ein Zei-

pas. Les cantons forts prennent à leur charge de nombreuses chen der Zeit zu sein, dass man etwas von der grossen, weiten

tâches d'intérêt général au bénéfice de tout le pays, particuliè- Welt schnuppern möchte, und das heisst, dass man wenig-

rement des cantons voisins. Dois-je rappeler à mes compatrio- stens einmal im Leben in einem schweizerischen Spielkasino

tes valaisans, par exemple, qu'ils bénéficient, ô combien!, de spielen möchte. Für alle, die so gut jassen können wie Sie,

l'Université de Genève et de l'Université de Lausanne? Dois-je Herr Bundesrat Stich, ist es natürlich schwierig zu verstehen,

rappeler ce qu'il en est pour les hôpitaux? Dois-je rappeler ce dass man nur um ein paar wenige Fränklein Einsatz spielen

qu'il en est pour les dépenses culturelles, pour les organisa- kann. Es wäre wohl schöner, um grössere Summen spielen zu

tions internationales, à Baie et à Genève? Il y a longtemps que können.

Genève ne reçoit plus de subventions pour les organisations Die Frage ist nicht allein die Frage des Lustprinzips, sondern

internationales et pour les frais d'infrastructure. Vous savez auch die nach den konkreten Folgen.

bien que les organisations internationales, sans doute, partici- Ich bin kein guter Jasser; ich jasse nicht um Geld. Ich kann

pent à la prospérité du canton, mais ne rapportent guère de re- aber sagen, dass die Informationen in der Botschaft nicht so

cettes fiscales puisque les internationaux ne paient pas d'im- ausführlich sind. Wenn Sie die Botschaft lesen, so stellen Sie

pôts. Bref, il y a quelque chose qui ne va plus. fest, dass diese Informationen nur eine Seite umfassen. Von ir-

Et puis, Monsieur le Conseiller fédéral, vous n'êtes pas sans gendwelchen bedenklichen Seiten dieser Spielbanken ist lei-

savoir que si la Confédération a un déficit qui vous inquète et der nichts zu lesen; und das, obwohl es um eine Verfassungs-

qui nous inquiète, les cantons dits forts ont des déficits qui les änderung mit obligatorischer Volksabstimmung geht Nicht

inquiètent et qui doivent aussi vous inquiéter. Genève, actuel- einmal der Bericht von Ex-Bupo-Chef Huber, der in sehr harm-

lement, détient le record du déficit budgétaire. Vous me direz losem Ton abgefasst ist, lag der Kommission vor.

que c'est en partie de sa faute. C'est possible, mais c'est aussi Dieser Huber-Bericht befasste sich mit der Situation in

à cause des charges considérables que Genève doit assumer, Deutschland und Oesterreich, wo eben die Dinge nicht so hei-

et dans les flux financiers qui vont de Genève à la Confédéra- kel waren, wie das vielleicht in ändern Ländern der Fall ist

tion et de la Confédération à Genève, il est évident que Genève Aber darauf ist noch zurückzukommen.

donne plus qu'il ne reçoit C'est la même chose pour Zurich et Ueber die Folgen allfälliger Spielsüchte hat die sehr aner-

pour Baie. kannte Stiftung Pro Mente Sana ausführliche Tagungen veran-

Je ne suis pas en train de remettre la solidarité en question. Je staltet Pro Mente Sana ist nicht einfach eine grüne Organisa-

reconnais qu'il doit y avoir une péréquation financière en fa- tion; es sind viele bürgerliche Politiker im Stiftungsrat

veur des cantons potentiellement, intrinsèquement plus fai- Pro Mente Sana hat sich auch mit der Frage der Geldspielau-

bles et qui ont moins de possibilités que les cantons forts. Mais tomaten im Kanton Zürich eingehend beschäftigt Der Herr

les critères sont allés trop loin ; comme je l'ai dit, même pour la Bundesrat wird diese Broschüre wohl kaum gelesen haben.

péréquation financière cela doit être revu. Par conséquent, au- Wenn man viel jassen muss, kann man eben keine SOseitigen

jourd'hui, ajouter que, dans le cadre de la distribution des bé- Broschüren mehr studieren. Aber immerhin wurde im Kanton

néfices de la Banque nationale allant aux cantons, il faut, par Zürich diese Vorlage abgelehnt Und der Kanton Zürich ist ja

exemple, qu'un canton comme Genève ne touche pas ce qu'il doch weiss Gott ein respektabler Stand. Wohlgemerkt sind

toucherait s'il n'y avait que le critère de la population de rési- diese Geldspielautomaten sehr viel harmloser als das, was

dence, et qu'il doive là encore et là aussi sacrifier en quelque jetzt zur Diskussion steht, Herr Bundesrat

sorte à la solidarité et à la capacité financière des cantons, eh Es ist auch kein Zufall, dass bei sehr vielen Spielkasinos ein

bien! - comme l'a dit M. Coutau, conseiller aux Etats - cela re- Verbot für die Leute aus der Region besteht, weil sich die Ge-

lève du surréalisme le plus amer. meinden - sie können auch rechnen - schlicht und einfach

Mes chers collègues des cantons, par exemple, de Zoug, de ausgerechnet haben, dass sie viele Millionen Franken bezah-

Baie-Ville, de Baie-Campagne et d'autres cantons dits finan- len müssen, wenn sie all die Fürsorgegelderfür die Menschen

cièrement forts, j'en appelle à vous afin que vous vous joigniez bezahlen müssen, die bankrott gegangen sind. Deshalb

à moi pour reconsidérer que cela ne peut pas aller comme möchte keine Gemeinde ein solches Kasino mehr in der Um-

cela A cette occasion, nous devons donner ici un signal à la gebung haben. Und Gemeinden sind ja öffentliche Gemein-

Confédération et au Conseil fédéral pour dire que cela ne peut wesen, die heute bekanntlich auch nicht soviel Geld haben.

continuer ainsi. La solidarité, je l'ai dit, est une belle chose, Zum Stichwort Geldwäscherei: Es liegt mir ein Dokument der

mais il faut justement qu'elle soit ressentie comme telle par Parlamentsdienste vor. Es handelt sich darum, dass im Falle

28. September 1992 N 1791 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

des Kasinos in Campione recherchiert wurde. Es liegt ja sehr auf Abstimmung unter Namensaufruf und bitten Sie, den

nahe der Schweizer Grenze und kann durchaus als Beispiel Nichteintretensantrag zu unterstützen.

für die Entwicklung in der Schweiz angesehen werden. Dieses

Dokument liest sich immerhin so spannend, dass ich einiges Präsident: Gleichlautende Nichteintretensanträge haben ein-

zitieren möchte: gereicht: Herr Jäggi Paul, Antrag Nummer 12, und HerrScher-

«Das Spielkasino von Campione am Luganersee war nach Be- rer Werner, Antrag Nummer 32. Diese Antragsteller haben Ge-

richten der Mailänder Zeitung 'Corriere della Sera' und des legenheit für eine kurze Ergänzung.

Tessiner Radios Bestandteil eines grosses Projekts der ameri-

kanischen Mafia zur Reinwaschung von schmutzigen Gel- Jäggi Paul: Im Namen einer Minderheit der CVP-Fraktion be-

dern. Die italienische Finanzpolizei hatte laut diesen Angaben antrage ich Ihnen, dem Minderheitsantrag zuzustimmen und

mit ihrer landesweiten Anti-Mafia-Aktion in den Spielkasinos auf den Bundesbeschluss F nicht einzutreten. Das heute noch

von Campione, San Remo, Saint-Vincent im Aostatal und Ve- geltende Spielbankenverbot von 1928 hat eine lange Vorge-

nedig Mitte November einen Strich durch die Pläne der Cosa schichte und führt in unserem Land immer wieder zu erregten

Nostra gemacht Die amerikanische Mafia wollte angeblich ita- Diskussionen. Dies dürfte auch diesmal und trotz der Aussage

lienische und französische Spielkasinos zu Geheimbanken des Bundesrates, das Spielbankenverbot sei eine nicht mehr

umfunktionieren und hatte bereits damit begonnen. In den Ka- zeitgemässe Bevormundung, der Fall sein. Nach meiner Mei-

sinos sollten Gelder aus Entführungen, aus Drogen- und Waf- nung ist es gerade die heutige Entwicklung in Gesellschaft

fenhandel und anderen Delikten reingewaschen werden, wo- und Wirtschaft - mit den vielen Unsicherheiten und Aeng-

bei das Kasino der italienischen Enklave am Luganersee of- sten -, die sehr wohl die Beibehaltung des Verbotes rechtfer-

fenbar als Vorposten der Cosa Nostra vorgesehen war. Das tigt Das Wohl der Bürgerinnen und Bürger als verfassungs-

Spielkasino von Campione blieb nach der Polizeiaktion vom mässiger Auftrag kann man nicht im Moment des mangelnden

11. November während rund sechs Wochen geschlossen. » Geldes über Bord werfen, und würde das Geld für einen noch

Sie müssen sich das einmal vorstellen: Geldwäscherei in so ei- so edlen Zweck eingesetzt

nem Stil, dass ein Kasino während sechs Wochen geschlos- Es ist eine eigenartige Situation, dass wir die Schweizerinnen

sen werden muss! und Schweizer im selben Moment, in dem viele von ihnen spa-

Also, Herr Bundesrat, da stellt sich schon die Frage: Der Be- ren müssen oder sogar Not leiden, noch zum Spielen verleiten

richt in der Botschaft war sehr harmlos; wenn Sie das lesen, ist wollen. In diesem Fall ist der Schutz vor selbstschädigendem

es nicht unbedingt derselbe Tenor. Der Gemeinderat von Verhalten vor das Individualrecht auf Spielen zu stellen. Wol-

Campione musste geschlossen zurücktreten. In der Anklage- len wir in der Schweiz neben der Alkohol- und Drogenszene

schrift rekonstruieren die zuständigen Staatsanwälte die Ge- noch eine Spielerszene?

schichte des Spielkasinoskandals, was zur Beschuldigung Die Bedenken, die der Bundesrat in seiner Botschaft selber

und teilweise zur Festnahme von Bürgermeistern, Assessoren auflistet, sind viel ernster zu nehmen. An einen Vorteil für Tou-

und Gemeinderäten von Campione und San Remo sowie von rismus und Kurorte ist ohnehin kaum zu glauben. Andere

Industriellen und von Personen, die man der Mafia-Zugehörig- Werte wie Wohnlichkeit und Erholung gelten mehr. Die Attrak-

keit verdächtigte, führte usw. Sie können es selber nachlesen. tivität unserer Städte und Touristenorte ist wirklich förderungs-

Die Anklageliste ist lang und reicht von der Gründung einer würdig, aber nicht durch Spielbanken. Wir brauchen men-

mafiaartigen, verbrecherischen Vereinigung über die Korrup- schenfreundlichere Städte, nicht spielfreudigere Menschen

tion, Erpressung, Begünstigung, Drohung und den unerlaub- und Touristen. Oder haben Sie, wenn Sie am Abend durch die

ten Waffenbesitz bis zum Bankrott, zur Auktionsstörung und Strassen und Gassen unserer Städte gehen, das Gefühl, den

zum Verstoss gegen das italienische Gesetz über die Finanzie- Menschen fehlten zu ihrem Glück noch die Spielbanken? Ich

rung der Parteien. habe diesen Eindruck nicht

Ja, Herr Bundesrat Stich, bei dieser Liste kann man wohl kaum Wichtiger als wirtschaftliche Kassenerfolge der Spielbanken

sagen, Geld stinke nicht Ob wir das alles unbedingt in die sind körperliche und geistige Gesundheit der Menschen. Dies

Schweiz einführen müssen, bleibe dahingestellt! ist förderungswürdig, und nicht das Spielen um Geld. Ein

Zur Verteilung der Einnahmen: Ich verstehe Sie sehr gut, Herr Staat, der nur noch das macht, was ein paar Franken bringt,

Bundesrat Stich, wenn Sie 80 Prozent der Einnahmen für die degradiert sich selber zu einer Nehmer-und Verteilerorganisa-

Bundeskasse haben wollen. Allerdings sind wir ja alle nicht tion und verliert die Achtung der Bürgerinnen und Bürger. Las-

nur Bundesbürger, wir sind auch Kantonsbürger. Ich liess bei sen wir es nicht soweit kommen.

verschiedenen Kantonen eine Umfrage machen, also u. a in In diesem Hause geht es häufig oder meistens um Geld. Mit ei-

Genf, Waadt, Tessin, Bern, Thurgau usw. Sehen Sie, alle diese nem Nein zur Aufhebung des Spielbankenverbots sorgen wir

Kantone sind mit der Geldverteilung nicht einverstanden. dafür, dass es uns für einmal nicht nur ums Geld geht

Dass das so ist, liegt natürlich auf der Hand.

Es ist wohl auch ein Zeichen dafür, dass in diesem Geschäft Scherrer Werner: Nach dem Bericht von Herrn Bonny habe

offenbar gar keine richtige Vernehmlassung stattgefunden ich Verständnis dafür, dass man Geld sucht; ich habe auch

hat. Wir müssen doch vermeiden, dass wir hier einfach eine Verständnis für den Bundesrat, dass er das fehlende Geld ir-

Debatte führen und die Vernehmlassung dann gewissermas- gendwo holen will. Ich habe aber absolut kein Verständnis da-

sen im nachhinein durchgeführt wird. Es wäre schon lustig, für, dass man unter trügerischem Vorwand die Bundeskasse

wenn die kantonalen Finanzdirektoren dann öffentlich in einer mit etwa 300 Millionen Franken, mit diesem schmutzigen

Kampagne auftreten müssten, wo es um ein Bundesgeschäft Geld, füllen will.

geht Im Gegensatz zu meinem Vorredner möchte ich erklären, dass

Es gibt aber auch noch andere problematische Punkte, u. a dieses Geld zum Himmel stinkt, weil es auf einem Pflaster von

zum Beispiel den Kanton Genf. Herr Staatsrat Ziegler hat den Spielleidenschaft, von Enttäuschungen und viel Leid geschef-

Personalbedarf für die Kontrolle dieser Spielbanken wie folgt felt wird. Ein moralisch korrupter Neoliberalismus unterstützt

eingeschätzt: «Selon une estimation effectuée par mes ser- diese Bestrebungen und hilft, unsere Familien und die Jugend

vices de police, entre 20 et 30 personnes.» zu zerstören.

Wenn Sie hören, dass 20 bis 30 Kontrollbeamte nötig sind, Auf die Aufhebung des Spielbankenverbotes ist deshalb nicht

können Sie das leicht selber ausrechnen: Bei durchschnittli- einzutreten.

chen Arbeitskosten von 200 000 Franken sind allein schon da-

für 40 bis 60 Millionen Franken nötig. Und wenn Sie dann noch Präsident: Frau Leemann begründet nun den Nichteintre-

alle Fürsorgeauslagen dazurechnen, bleibt letzten Endes von tensantrag der Minderheit zu Vorlage G und den Eintretensan-

dem Geld kaum noch etwas übrig. Es geht also hier um keine trag für einen neuen Beschluss H.

fundamentale Haltung, sondern schlicht darum, dass man die

Folgen dieses Geschäftes bedenkt Frau Leemann, Sprecherin der Minderheit: Ich bitte Sie, auf

Ueber30 Parlamentarier waren der Auffassung, dass man das den Bundesbeschluss G, Ausgabenbremse, nicht einzutre-

wirklich gründlich prüfen müsse. Wir stellen daher den Antrag ten. Wir müssen uns überlegen, was uns diese Ausgaben-

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1792 N 28 septembre 1992

bremse finanzpolitisch bringen kann. Wir müssen uns aber durchaus prozedurale Schwierigkeiten haben werden: Wenn

auch überlegen, welchen staatspolitischen Stellenwert diese es um einfache Kreditbeschlüsse geht, die eine festgelegte

Vorlage hat Es ist ja nicht umsonst, dass sich die Staatspoliti- Summe vorsehen, mag das entsprechend der Dringlichkeits-

sche Kommission des Ständerates mit der Vorlage befasst regelung durchaus gehen. Wenn es aber um den Voranschlag

und von der Abteilung für Staats- und Verwaltungsrecht des oder um Gesetze geht, wo z. B. bei Subventionshöhen und

Bundesamtes für Justiz einen Bericht angefordert hat Aus die- -bedingungen keineswegs auf Franken und Rappen klar ist,

sem Bericht gehen die politischen und staatsrechtlichen Zwei- ob die Rechnung aufgeht oder ein kleines Plus oder Minus re-

fel am Sinn dieses Instrumentes sehr klar hervor. sultiert, dann können Sie sich vorstellen, dass epische Diskus-

Es ist klar, dass die Ausgabenbremse das Verhältnis zwischen sionen resultieren, die ohne irgendeine Wirkung sein werden.

Legislative und Exekutive zugunsten der Exekutive verändert. Abstimmungen, bei denen ein Quorum vorausgesetzt wird,

Es ist ein Prozess, der seit Jahrzehnten zu beobachten ist: haben die Eigenschaft, dass die Zahl der Gegenstimmen

dass die Exekutive und die Verwaltung stärker werden. Ich keine Rolle spielt Das heisst nichts anderes, als dass die Geg-

brauche Sie nicht an die Parlamentsreform zu erinnern; ich ner eines Beschlusses gar nicht in Erscheinung zu treten brau-

bitte Sie, daran zu denken, dass gerade das Uebergewicht der chen. Mit der Ausgabenbremse sagen wir unseren Wählern

Exekutive ein wesentlicher Grund dafür ist, dass viele Leute und Wählerinnen also nicht nur, dass wir uns selber nicht so

Zweifel am EWR oder an der EG äussern. ganz trauen, sondern wir sagen ihnen auch, dass sich die

Es ist nun ausserordentlich problematisch, wenn im Rahmen Gegner unter Umständen drücken können und dafür hono-

eines befristeten Sanierungsprogrammes eine derart rele- riert werden, dass sie nicht Stellung nehmen. Ich halte das für

vante Verfassungsänderung eingebracht wird; wenn allenfalls etwas Verhängnisvolles und des Parlamentes Unwürdiges.

noch verschiedene Varianten vorgeschlagen werden, ändert 1974 ist in einer früheren Diskussion um die Ausgabenbremse

das grundsätzlich an dieser Problematik auch nichts. von der Finanzverwaltung zuhanden der damaligen Kommis-

Die Vorlage geht im Prinzip davon aus, dass der Bundesrat sion folgendes geäussert worden: «Die Ausgabenbremse

verantwortlicher handle als das Parlament Ich will natürlich blieb wirkungslos. Sie hat nie einen Beschluss verhindert Sie

nicht bestreiten, dass das Parlament an der heutigen Finanz- war mehr ein politisches Mittel, um den Sparwillen des Parla-

misere mit schuld ist Es ist ja angenehmer, Geld auszugeben mentes zu demonstrieren.» Mich dünkt, dass das heute wie-

als zu sparen. Aber konsequent zu Ende gedacht, heisst dies der der Fall ist, und wegen der staatspolitisch negativen Seite

nichts anderes, als dass wir das Gleichgewicht zwischen Exe- möchte ich dazu nicht Hand bieten. Ich bitte Sie deshalb, auf

kutive und Legislative, mit allen «checks and balances», in die Vorlage G nicht einzutreten.

Frage stellen. Diese Gewaltentrennung ist aber eine Grundfe- Im Gegensatz dazu bitte ich Sie, auf Vorlage H (neu) einzutre-

ste unserer Rechtsstaatlichkeit ten. Ich gehe bei der Beschränkung der Rüstungsausgaben

Die Tatsache, dass diese Ausgabenbremse auf die Ausgaben- von den folgenden Voraussetzungen aus:

seite beschränkt ist, zeigt übrigens, dass es nicht so sehr um Das EMD hat in den letzten Jahren unter allen Departementen

die Sanierung des Bundeshaushaltes geht: Es geht eher um zweifellos die geringste Wachstumsrate ausgewiesen und

die Einschränkung des Staatshaushaltes. Auch deshalb wird dieses Jahr sowie nach Planung in den nächsten Jahren

wehre ich mich dagegen. Weshalb etwa ist das Parlament im sogar real einen gewissen Abbau erfahren. Das steht im Zu-

Falle der Stempelsteuer nicht dem Bundesrat gefolgt? Das ist sammenhang mit der Veränderung der Bedrohungslage, der

jetzt Historié, aber ich könnte heute auch den Benzinpreis an- wir uns gegenüber sehen: Sie hat sich in den letzten Jahren

führen. Die kompensationslose Kürzung von Einnahmen ist und Jahrzehnten sehr stark verändert Der Zerfall des früheren

durchaus nicht weniger verantwortungslos als das leichtfer- Ostblocks hat diese Veränderungen noch massiv beschleu-

tige Ausgeben von Geld. nigt Heute, mitten im europäischen Raum-der bald ein Euro-

Im Grunde genommen möchte ich Sie aber noch grundsätzli- päischer Wirtschaftsraum sein wird, ohne uns oder mit uns ~,

cher fragen: Weshalb sollen Ausgabenbeschlüsse derart lapi- sieht die Bedrohung der Schweiz sehr viel anders aus als in

dar und einseitig das wichtigste auf der Welt sein? Wir würden früheren Jahrzehnten.

beispielsweise ein Quorum brauchen, um einen Budgetpo- Die SP ist nun der Ansicht, dass in dieser Situation die Neudefi-

sten von 120 000 auf 125 000 Franken zu erhöhen. Dabei füh- nition der Landesverteidigung weitaus stärker und grundsätz-

ren wir eine «Jahrhundertabstimmung» über den EWR-Vertrag licher an die Hand genommen werden müsste und dass des-

und später vielleicht über den EG-Beitritt durch, und da spricht halb eine weit stärkere Reduktion der Militärausgaben ange-

niemand von einem Quorum. Für mich ist das eine Absurdität bracht wäre. Wir haben auch guten Grund zur Annahme, dass

Sie werden sagen: Es geht um ein Quorum, um 101 Stimmen, heute die Mehrheit der Bevölkerung mit uns diese Ueberzeu-

und nicht um irgend etwas viel massiver Einschränkendes. gung teilt Mein Antrag ist kein «F/A-18-Antrag», aber trotzdem

Zum Stichwort Zufälligkeit: Das gilt genausogut zwischen 100 ist es klar, dass die Argumente in eine ähnliche Richtung ge-

und 101 Stimmen wie zwischen 89 und 90 Stimmen. Gegen hen. Wir haben heute eine sehr schwierige Finanzsituation,

eine Zufälligkeit ist übrigens unser Zweikammersystem eine und wir müssen ganz klar auf Prioritäten setzen. Es geht nicht

wirkungsvolle Hürde. In den meisten Fällen sind es nicht so mehr darum, was wünschbar ist - davon ist auch das Militär

knappe Entscheide, die zu den Ausgabenerhöhungen geführt nicht ausgenommen -, sondern um die Frage, was wir uns

haben. Von Ende 1990 bis Herbst 1991 hat das Parlament heute unter den extrem einschränkenden Bedingungen noch

rund 50 ausgabenrelevante Beschlüsse gefasst, und zehnmal leisten können. Für Dinge in anderen Gebieten, die absolut

hat das Parlament etwas beschlossen, das die Bundeskasse vordringlich sind - ich denke an Bildung, Landschaftsschutz

im Vergleich mit dem Vorschlag des Bundesrates mehr bela- u. a -, haben wir nicht genug Geld. Wir müssen deshalb beim

stet hat Es ist vielleicht pikant zu sagen, welche zwei dieser Militär vermehrt sparen, damit wir am anderen Ort mehr Spiel-

Ausgabenbeschlüsse mit weniger als 101 Stimmen zustande raum haben. Das Militär unterliegt nicht etwa den linearen Kür-

gekommen sind: einmal das militärische Bauprogramm 1991, zungen um die 10 Prozent, weil das Militär als traditionelle

dann die Aeufnung des Investitionshilfefonds für Berggebiete. Staatsaufgabe auch nicht Zahlungen erhält, die unter dem

Sie sehen, dass ich nicht parteipolitisch argumentiere. Es mag Terminus «Subventionen» laufen.

durchaus sein, dass heute die ändern acht Beschlüsse, mit Aus diesem Grund schlage ich Ihnen vor, für die Beschrän-

über 101 Stimmen gefällt, auch anders ausfallen würden. Wir kung der Rüstungsausgaben einen eigenen Beschluss, den

brauchen dazu aber nicht unbedingt ein Instrument wie die Bundesbeschluss H, mit der Begrenzung auf eine bestimmte

Ausgabenbremse, sondern wir brauchen die Einsicht in die Höhe einzuführen. Was heisst diese Zahl im Bundesbeschluss

Notwendigkeit, genauso wie wir sie heute für diese Beratung genau? Wenn Sie die Botschaft zum Sanierungsprogramm le-

hier brauchen. sen, finden Sie auf Seite 41 festgehalten, dass die Rüstungs-

Der Vergleich mit dem Dringlichkeitsrecht ist übrigens nicht ausgaben des Bundes bis 1995 auf 2,7 Milliarden Franken

angebracht: Dort geht es um eine zeitweilige Ausschaltung (pro Jahr) plafoniert werden sollen. Mein Antrag sieht die Pla-

der Rechte des Souveräns, und nicht um die Rechte von Parla- fonierung auf 2,3 Milliarden Franken vor. Dies bedeutet, dass

ment und Bundesrat Sie müssen sich übrigens auch darüber jährlich 400 Millionen Franken weniger für das Militär ausge-

Rechenschaft geben, dass Sie mit der Ausgabenbremse geben werden sollen, als der bundesrätliche Vorschlag vom

28. September 1992 N 1793 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

Frühjahr 1992 vorsieht. Ich denke, dass dies ein Verhältnis- Ich komme nun zum Allgemeinen: Der Bund ist fett geworden.

massig bescheidener Antrag ist und betone: Er ist für mich Der Bund hat in den letzten Jahren Fett angesetzt, und dieses

realistisch. Fett muss jetzt wieder weg. Nun wissen Sie alle, dass der

Ich weiss auch, dass Rüstungsabbau gleichzeitig Abbau von Uebergang von Dom Pérignon zu Dom Perrier, von Hennessy

Arbeitsplätzen bedeutet Es gibt allerdings genügend Unter- zu Henniez natürlich schmerzhaft, ärgerlich ist, Entbehrungen

suchungen, die zeigen, dass Arbeitsplätze in der Rüstungsin- fordert, und da kann es nicht ausbleiben, dass von allen Seiten

dustrie teuer und volkswirtschaftlich ineffizient sind. Sie sollten

Proteste angemeldet werden.

konvertiert werden; das ist eine alte Forderung unsererseits. Niemand, der aus der Bundeskasse Gelder erhält, an ihr mit-

Diese Konversion kann aber nicht von einem Tag auf den an- unter auch schmarotzt - das wollen wir doch ordnungshalber

deren geschehen. Aus diesem Grund bin ich bei dieser ver- festhalten -, sagt doch freiwillig: Mein Beitrag, den ich hier er-

hältnismässig bescheidenen Kürzung von 400 Millionen Fran- halte, dieser Beitrag ist unnötig; ja, bei mir können Sie mit dem

ken bei einem Voranschlag von 2,7 Milliarden Franken ge- Kürzen anfangen. Alle Subventionen sind für die Empfänger

blieben. doch die allernotwendigsten und allerwichtigsten Bundesbei-

Wenn wir bedenken, dass wir zusätzlich zum vorliegenden Sa- träge! Das machen wir jetzt seit Jahren mit Als Resultat davon

nierungsprogramm noch eine weitere Milliarde einsparen sind die Subventionen in den letzten 10 Jahren um 53 Prozent

müssen, sollte es für Sie leicht sein, diesem Antrag auf Kür- gestiegen, wenn ich es recht in Erinnerung habe.

zung um 400 Millionen Franken im Rüstungsbereich zu Was kommt denn alles auf uns zu? Es heisst jetzt, man müsse

folgen. neue Einnahmen beschaffen. Wir aber sagen, man müsse Ein-

Ich bitte Sie deshalb, auf den Bundesbeschluss H einzutreten nahmenausfällen Ausgabenausfälle entgegensetzen. Man

und ihm zuzustimmen. müsse also, wie das in meinem Rückweisungsantrag steht,

zunächst ein Sanierungsprogramm vorlegen, das sich aus-

Dreher, Sprecher der Minderheit: Ich begründe nicht nur mei- schliesslich auf Ausgabenkürzungen stützt Haben wir dann

nen Rückweisungsantrag, den Sie auf der Fahne erkennen ein solches Sanierungsprogramm vor uns, dann können wir

können; ich rede zugleich für die Fraktion, so dass ich als Frak- entscheiden, ob wir das akzeptieren wollen oder nicht; aber

tionssprecher nachher das Wort nicht mehr ergreifen werde. wir sehen dann, wie das aussieht

Unsere Fraktion heisst die Geschäfte A, B und C gut, wobei wir Aber nicht einmal das legt man uns vor! Es heisst einfach, es

gewisse Vorbehalte gegenüber linearen Beitragskürzungen wird gekürzt, und dann brauchen wir natürlich neue Einnah-

haben, weil dann diejenigen Ausgabenbereiche, die in der men. Neue Einnahmen gibt es in einer Rezession nicht; es

Vergangenheit nicht so stark gewachsen sind - wie beispiels- wäre das Verkehrteste, was man tun könnte.

weise die Landesverteidigung (mit einem effektiv rezessiven Einem allfälligen Vorbringen von Herrn Bundesrat Stich

Wachstum) -, im Vergleich zu anderen Ausgabenbereichen - möchte ich nun vorweg und vorsorglich entgegnen: Wir wis-

wie zum Beispiel das Asylanten-Unwesen, die Entwicklungs- sen natürlich auch, dass im Ausland der Benzinpreis höher ist

hilfe oder die Raumplanung, die überdurchschnittlich stark Aber das ist auch durch die ausländischen Gegebenheiten be-

gewachsen sind - ungerecht behandelt werden. dingt: In Italien beispielsweise wäre eine Abrechnung der

Wir sagen klar nein zur Benzinzollerhöhung - Kollege Jürg AHV, wie sie hierzulande üblich ist, mittels Weiterleitung der

Scherrer hat das bereits begründet; ich komme noch darauf Arbeitgeber- und Arbeitnehmerbeiträge an eine Zentralkasse

zurück. Wir sagen ja zu Abschnitt E, Nationalbankgesetz, und in Rom doch etwas weniger effizient zu kontrollieren, als dies

sind für Eintreten, wobei wir es mit der Minderheit II halten in unseren schweizerischen Breitengraden funktioniert.

werden. Darum wird dort die Rente der Alten über den Treibstoffzoll fi-

Bei Vorlage F, Spielbanken, sind wir ebenfalls für Eintreten, nanziert - unter anderem.

haben aber eine etwas andere Meinung dazu. Es ist zumin- Sie wollen den Benzinzoll erhöhen, um 100 Prozent, mit der

dest seltsam, dass man einen Staatshaushalt mit den Abga- Begründung, er sei seit 1936 nicht mehr gestiegen. Das aber

ben von Spielbanken sanieren will. Das hat schon etwas Belu- ist doch nicht das Thema! Das Thema ist höchstens, dass wir

stigendes an sich. Wir sind der Auffassung, es hätte ohne das 1936 90 000 Autos hatten, und jetzt sind wir allein bei den Per-

eigentlich auch gehen können. Andererseits hat sich dieses sonenwagen an der Dreimillionengrenze angelangt Ein Ku-

Spielbankenverbot überlebt, und jede Liberalisierung wird gelschreiber kostete 1947 auch 50 Franken das Stück; jetzt ist

von uns grundsätzlich begrüsst; also ja! er ein Wegwerfartikel.

An die Adresse der Fundamentalisten, die heute in dieser Sa- Insgesamt hat der Autofahrer 1991 6,3 Milliarden, 6300 Millio-

che unter den Steinen hervorgekrochen sind, möchte ich nen Franken, abgeliefert, und wir sind der Auffassung, das

noch sagen: Sind denn eigentlich die Amerikaner, die Deut- sollte doch eigentlich reichen! Es ist dies eine ganz eigenar-

schen, die Franzosen, die Italiener, die Oesterreicher mora- tige Vulgarität, welche aus dem Begehren spricht, den Treib-

lisch soviel tieferstehend als die Schweizer, weil sie Spielban- stoff höher zu belasten, weil er im internationalen Vergleich bil-

ken zulassen? Die Schweizer gingen bis jetzt halt in diese Län- liger ist Dazu sagen wir dezidiert nein, und da wird das Refe-

der und haben ihr Geld leider dort liegenlassen. rendum ergriffen werden. Ich sage das mit aller Klarheit, damit

Ausgesprochen warm begrüssen wir die Einführung der Aus- Sie es gehört haben und keinerlei Zweifel aufkommen.

gabenbremse. Sie ist wirklich dringend, hat doch dieses Parla- Sie wollen den Benzinzoll erhöhen, eine neue Vignette einfüh-

ment in der Vergangenheit jede Proportion, jedes Mass und ren; eine CO2-Steuer von etwa 20 Rappen pro Liter Treibstoff

Ziel verloren, wenn sich populistische Einflüsse bemerkbar soll kommen, und der Oekobonus geistert in der Gegend

machten und unter dem Einfluss der Medienszene die Lebe- herum. 30 Prozent höhere Autosteuern im Kanton Zürich ste-

heute-zahle-morgen-Mentalität zelebriert wurde. Wir betrach- hen bevor! Der Kanton Baselland hat jetzt allerdings ein Zei-

ten diese Ausgabenbremse als etwas absolut Notwendiges chen gesetzt, dass der umgekehrte Weg auch möglich ist

und Dringliches und stimmen diesem Bundesbeschluss wie Und dann kommt noch eine Sackgebühr im Kanton Zürich!

den ändern auch einstimmig zu. Ja, wie soll der kleine Mann, wie soll die kleine Frau, wie sollen

Die Position H, die uns soeben wortreich begründet wurde, sie denn da noch sehen, ob all der Kostensteigerungen, wo

lehnen wir ab. Es geht doch nur darum, die Armee zu schwä- sie bleiben?

chen. Das ist man sich vom Koalitionspartner der bürgerlichen Wir führen nicht die ganze Zeit das Wort «sozial» im Mund.

Regierung ja gewohnt und ist eigentlich auch nicht speziell er- Aber wir handeln in einer Art und Weise, welche vom Volk ver-

wähnenswert; ich gehe nur drauf ein, weil's auf der Fahne standen wird. Das Resultat Ihrer Politik nach dem Motto «Lebe

steht heute, zahle morgen» haben Sie jetzt gesehen: Wir haben eine

Die Motion l der Finanzkommission des Nationalrates, wo- unglaubliche Schweinerei in den Bundesfinanzen bekom-

nach sofort und dringlich 1 Milliarde Franken zu sparen sei, men. Das ist nicht nur die Schuld des Bundesrates, sondern

unterstützen wir in allen Teilen. Wir sind allerdings der Mei- ebensosehr des Parlamentes.

nung, 2 Milliarden Franken wären gescheiter und würden dem Der Bundesrat will zwar auch Geld ausgeben. Er ist ein sehr

Volkswillen mehr entsprechen. Ebenfalls unterstützen wir die grosszügiger Bundesrat Als es um den vollen Teuerungsaus-

Motion II, dort die Minderheit Frey Walter. gleich für das Bundespersonal ging, ist beim Finanzminister

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1794 N 28 septembre 1992

eher der Sozialist durchgebrochen und nicht die Sorge um die Conseil fédéral afin qu'il nous présente un rapport complé-

Bundesfinanzen. Das wollen wir doch festhalten, damit es wie- mentaire, lequel devrait comporter une évaluation des char-

der einmal gesagt worden ist ges cantonales et communales de la libéralisation, une mise à

Und man hat dann noch gesagt, 1991 sei halt ein Wahljahr ge- plat des incidences sociales de cette libéralisation et, enfin,

wesen, weshalb das Parlament besonders grosszügig gewe- une analyse européenne, mais vraiment européenne, Mon-

sen sei. Man habe Wahlgeschenke verteilt Wenn ich aber die sieur Stich, sur les risques de recyclage d'argent sale.

Wahlresultate 1991 anschaue, dann haben sich diese Wahl-

geschenke offensichtlich nicht ausgezahlt Das Volk hat die Hafner Rudolf: Die grüne Fraktion erachtet ein Sanierungs-

Sparsamen gewählt, es hat die Auto-Partei gewählt, auch seit- programm in Anbetracht der voraussichtlichen Budgetdefizite

her wieder. Nicht immer, aber immer öfter! in Milliardenhöhe als absolut notwendig und ist generell für

Eintreten, mit Ausnahme des Bundesbeschlusses F - das

M. Zisyadis: Trois cent mille Suisses ont été fichés par le Dé- habe ich bereits im Zusammenhang mit meinem Minderheits-

partement de justice et police. En 1990, le département en antrag begründet, auf den die grosse Mehrheit nicht eintreten

question a jugé bon de congédier publiquement le responsa- will - und des Beschlusses G (Ausgabenbremse).

ble de cette institution, M. Fiches, c'est-à-dire M. Peter Huber. Frühere Zeiten waren bessere Zeiten. Die Bundeskasse war

Or, peu de temps après, le même département fédéral, ayant am Ueberquellen. Man kann sagen, es konnte noch der Tanz

encore à sa tête M. Koller, a chargé M. Huber d'une étude sur ums Goldene Kalb stattfinden. Aber eben: Das Goldene Kalb

l'interdiction des grands jeux d'argent Donc, celui que ist etwas verblasst Man hat den Eindruck, es sei jetzt eher ein

M. Koller avait éjecté officiellement par la grande porte de son mageres Sparschweinchen; die Leute tanzen auf dem Spar-

département y rentrait peu après chargé d'une mission offi- schwein herum und versuchen, einander herunterzustossen,

cielle, fédérale, et très probableement rémunérée. und jeder versucht, bevor er hinunterfällt, noch eine Handvoll

Je pose à M. Stich, conseiller fédéral, une première question: Golddukaten herauszuholen.

combien a coûté le rapport de 134 pages établi par M. le doc- Ich kann Sie daran erinnern, dass unsere Fraktion bereits frü-

teur Peter Huber? Ce rapport, dont je vous lis juste un passage her auf die Problematik der Bundesfinanzen aufmerksam ge-

pour vous en montrer le style, dit par exemple ceci: «Les ou- macht hat Sie können sich erinnern: Unsere Fraktion war die-

vriers sont moins présents dans les casinos, ceci étant à met- jenige, die schon in früheren Jahren konsequent Rückwei-

tre en rapport avec les sévères prescriptions vestimentaires. Il sungsanträge zum Budget gestellt hat Die fatale Entwicklung

semblerait que les membres de cette couche ne se sentent konnte man vorhersehen; man darf ruhig sagen, es wäre be-

pas à l'aise en veston et cravate.» Voilà le style du rapport Peter reits früher notwendig gewesen, Gegensteuer zu geben. Je

Huber. On a le droit de savoir combien la collectivité publique länger man indessen zuwartet, desto schwieriger wird es na-

a dépensé pour un rapport renfermant de telles ineptiesl türlich, die aufgetretenen Probleme überhaupt noch zu lösen.

Deuxième question : le rapport Huber a été dissimulé à tous les Die massive Beanspruchung des Kapitalmarktes in den näch-

membres de la Commission des finances du Conseil national, sten Jahren wird zweifellos zur Folge haben, dass der Druck

y compris à son président, M. Bonny. Cette commission a été infolge der tendenziellen Erhöhung der Zinsen weiter zu-

chargée, à la hâte, de préaviser la libéralisation des grands nimmt, dass trotz der Diskontsatzsenkungen der National-

jeux d'argent en Suisse. Ce rapport est finalement parvenu à la bank eine gegenläufige Bewegung stattfindet Daran kann nie-

connaissance des membres de la commission, mais trop tar- mand Freude haben, aber auch nicht daran, dass es mut-

divement, et, on peut le constater, grâce à la pression d'un masslich - wenn das Bundesdefizit sehr expansiv ist - auch in

quotidien romand du 23 août La décision de la commission Richtung Inflation geht Auch daran kann niemand Freude ha-

était déjà prise en faveur des mises illimitées sur les tapis verts. ben, weil es zuletzt breite Bevölkerungskreise trifft

Le rapport officiellement commandé à M. Huber a été finale- Das vorgelegte Konzept mit den linearen Kürzungen um

ment mis à la disposition des conseillers nationaux. Je pose 10 Prozent - das wurde in der Kommission zu Recht schon ge-

encore la question suivante à M. Stich: si ce document, orné sagt - ist nicht differenziert Es nimmt unseres Erachtens zu

de la signature d'un très célèbre ancien chef de la police fédé- wenig Rücksicht auf politisch heikle Sachverhalte wie z. B. den

rale, était si important, pourquoi l'avoir dissimulé aux parle- Umweltschutz, die Entwicklungszusammenarbeit, das Bil-

mentaires? Ce rapport était pourtant en mains du Départe- dungswesen usw.

ment de justice et police depuis mars 1992. De mars 1992 à fin Unsere Fraktionssprecher bzw. -Sprecherinnen werden noch

août, date de la dernière et décisive réunion de la Commission weiter darauf eingehen.

des finances à Kandersteg, il s'est écoulé plus de quatre mois. Auf der anderen Seite wurde aus unserer Sicht das Sparpoten-

Que s'est-il donc passé? Un manque de coordination entre les tial, insbesondere beim Militärdepartement, zu wenig ausge-

plus hauts services de M. Stich et de M. Koller est à mon avis schöpft Wir unterstützen deshalb den Minderheitsantrag auf

absolument incroyable en matière de modification de la Cons- Kürzung der Rüstungsmaterialbeschaffung. Ein neues Kampf-

titution fédérale. N'est-ce pas plutôt une volonté concertée de flugzeug dürfte nach der jüngsten Entwicklung und nach dem

dissimuler aux conseillers nationaux certains aspects négatifs Abstimmungswochenende - Neat usw. - nicht mehr drinlie-

du rapport Huber? En effet, il n'a pas été possible, même à M. gen. Was für Privatpersonen gilt, müsste im Grunde auch für

Huber, de soustraire totalement les risques de blanchiment den Bundesfinanzhaushalt gelten: Man kann den gleichen

d'argent sale au difficile contrôle des recettes réalisées très ra- Franken nicht zweimal ausgeben.

pidement sur les tapis verts. Pourquoi M. Koller n'aurait-il pas Der Kommissionspräsident, Kollega Bonny, hat gesagt, wir

renseigné M. Stich, ou pourquoi M. Stich aurait-il attendu que hätten in der Vergangenheit über unsere Verhältnisse gelebt

la presse révèle ce renseignement pour le communiquer à ce Aber ich frage die Vertreter der Regierungsparteien: Wo waren

moment-là trop tard à la Commission des finances, puis ren- Sie denn, als wir über die Neat diskutierten? Die Frage der Fi-

seigner les conseillers nationaux avec un texte de 134 pages, nanzen wurde damals um Viertel vor zwölf behandelt, aber

que nous avons pu obtenir? nicht Viertel vor zwölf am Mittag, sondern um Mitternacht Es

Je rappelle que le passage du message du Conseil fédéral sur hat keine konsequente Debatte darüber stattgefunden.

cet important problème des mises illimitées ne comporte Nun einige Schwerpunkte: Auch wir sind der Auffassung, die

qu'une page et demie. On peut dire que c'est un record du Erhöhung des Treibstoffzolls sei wichtig und dringend. Aus

genre. Tout ceci est insuffisant, incomplet et, surtout, je consi- diesem Grunde unterstützen wir den Ordnungsantrag Leuen-

dère qu'il est inadmissible de passer ainsi par-dessus bord berger Ernst auf Vorziehen dieses Geschäftes.

des décennies de tradition helvétique en matière de maisons Die stundenlange Diskussion in der Finanzkommission über

de jeux. Il y a de la précipitation dans l'air, sans aucune ré- die Frage der Aufteilung des Treibstoffzolls, ob eben 50 Pro-

flexion, sur les incidences sociales de la libéralisation, à un zent Bundeskasse, 50 Prozent Strassenkasse oder wie sonst

moment ouïe chômage et la crise touchent de nombreuses fa- aufgeteilt werden soll, war- das wissen die Kommissionsmit-

milles et que tout ceci s'accompagne souvent d'une course ef- glieder - regelrecht mühsam. Glücklicherweise hat man sich

frénée aux petits crédits. am Schluss doch auf 50/50 geeinigt Aber eben: Es kann fest-

Je vous propose par conséquent de renvoyer cet objet au gestellt werden, dass die Autolobby immer noch hungrig nach

28. September 1992 N 1795 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

Beton ist. Unseres Erachtens ist jedoch der bisher geltende meinden über eine Ausgaben position, die wegen der weltpoli-

Anteil von 50 Prozent für den Nationalstrassenfonds bereits tischen Entwicklung als eigentliches Sparschwein herangezo-

ein äusserster Kompromiss. Wir sind der Auffassung, die gen werden kann. Wir haben heute wiederum die entspre-

Zweckbindung der Mittel im Nationalstrassenfonds sollte chenden Anträge und Ausführungen gehört Wir meinen das

grundsätzlich überprüft und gegebenenfalls geändert EMD, das dem Bundeshaushalt in dieser Phase der Ausga-

werden. benreduzierung die Friedensdividende entrichtet Kantone

Was man bisher gemacht hat, Herr Bundesrat Stich, sollte und Gemeinden müssen ihrerseits über unsere Gesetzge-

konsequent weitergeführt werden. Man sollte aus diesen Mit- bung und über die Vollzugsentscheidungen des Bundesrates

teln weiterhin Umweltschutzmassnahmen finanzieren oder mit neuen Aufgaben und damit auch mit neuen Ausgaben be-

gewisse Massnahmen des öffentlichen Verkehrs fördern. lastet werden.

Immerhin muss man relativieren, was von seilen der Auto-Par- Wir sind der Ansicht, dass man beim vorliegenden sogenann-

tei gesagt wurde: Wenn sie sagt, man habe schon viel zuviel ten Sanierungsprogramm übersieht, dass sich auch die ande-

bezahlt, so stimmt das nicht Wenn man die Unfallfolgekosten, ren Ebenen unseres föderalistischen Bundesstaates mit Fi-

die Umweltschäden, die Gebäuderenovationen usw. betrach- nanzproblemen konfrontiert sehen. In diesem Sinne ist es un-

tet, stellt man fest, dass von dieser Seite bis heute zuwenig be- genügend, wenn wir bloss darangehen, die Bundesfinanzen

zahlt wurde. einäugig zu regeln, Kantone und Gemeinden aber selbstän-

Wir sind demzufolge für 25 Rappen Erhöhung auf den Treib- dig ans rettende Ufer schwimmen zu lassen.

stoffzoll, und wir werden dem dringlichen Bundesbeschluss Unseres Erachtens, Herr Bundesrat, übersehen Sie diese Tat-

für eine Erhöhung zustimmen, wie ihn die Minderheit vor- sachen. Eine ganzheitliche Betrachtungsweise der aktuellen

schlägt, da eine Verbesserung des Budgets 1993 unbedingt Situation in unserem Land ist vordringlich, weil sowohl der

notwendig ist Aus sachlichen Gründen (Verursacherprinzip) Bund als auch die Kantone und Gemeinden die Gebühren

müsste man konsequenterweise sogar mehr als 25 Rappen steuern; Regiebetriebe wie SBB und PTT werden die Tarife er-

Treibstoffzollerhöhung verlangen. Wenn man unseren Benzin- höhen, die SRG die Radio- und Fernsehgebühren, die Kran-

preis mit den Benzinpreisen im Ausland vergleicht, ist diese kenkassen die Prämien, die Kraftwerke die Energiepreise und

Erhöhung ebenfalls gerechtfertigt die Arbeitslosenversicherung die Lohnprozente. Diese Liste

Wir bitten diejenigen, die nicht an die Strassenlobby gebun- könnte fast beliebig erweitert werden.

den sind, dem Antrag des Bundesrates zuzustimmen. Insbe- Die CVP-Fraktion verlangt in diesem Sinne eine transparente

sondere möchte ich die Vertreter der Landwirtschaft darauf Absprache und die Koordination aller Massnahmen auf allen

aufmerksam machen, dass heute um die Frage des Bundes- Stufen. Im gleichen Zug erwähnen wir, dass wir andererseits

haushaltes gerungen wird. Wenn Sie nicht für eine Erhöhung vom Bürger Masshalten, gar einen Verzicht bei der Einkom-

des Treibstoffzolls in diesem Ausmasse stimmen, werden wir mensvermehrung oder beim Teuerungsausgleich verlangen.

uns überlegen müssen, ob wir in Zukunft die Anliegen der Wir halten fest, Herr Bundesrat Stich: Für uns ist auch der

Landwirtschaft weiter so unterstützen können wie bisher. Wir Steuerzahler ein Mensch, und zwar ein Mensch, der die Rolle

werden uns deshalb genau merken, wer wie stimmt satt hat, lediglich als Milchkuh herangezogen zu werden. Wir

Wir sind auch für eine vermehrte Ablieferung der Gewinne von müssen auf seine Rolle Rücksicht nehmen. Wir glauben, dass

Seiten der Nationalbank. Hingegen erachten wir die Idee, das der Bürger nur gewillt ist, diese «Zitronenfunktion» zu überneh-

gelobte Geld über die Spielbanken hereinzuholen, nicht unbe- men, wenn wir in diesem Rat echte Sparmassnahmen be-

dingt als die beste Idee, sondern als gefährliche Spielerei. Die schliessen. In diesem Sinn vermissen wir umfassende Vor-

Folgekosten einer seriösen Kontrolle, Fürsorgeauslagen schläge des Bundesrates.

usw., dürften die vermeintliche Geldquelle eventuell sogar zu Ein Wort zur Staatsquote, die laufend als Indiz dafür herange-

einer Defizitquelle werden lassen. Ich erinnere an die Büchse zogen wird, dass machbar sei, was wir anstreben. Die gleich-

der Pandora; darüber, was letztlich herauskommt, wird man bleibende und stabile Höhe der Staatsquote wird als Argu-

staunen. ment herangezogen, wenn man auf Bundesebene die Ausga-

Wir werden auf alle Vorlagen eintreten, mit Ausnahme der Be- benexplosion der vergangenen Jahre und die anvisierten

schlüsse F und G. Steuererhöhungen begründen will. Der Hinweis, die Staats-

quote habe sich in den vergangenen Jahren stabilisiert, zeit-

Oehler: In den vergangenen anderthalb Stunden müsste man weise sogar zurückgebildet, stimmt nicht, sondern ist das Er-

fast glauben, dass einige der Redner die Jahrzahl vergessen gebnis einer einäugigen Betrachtungsweise. Niemand kann

haben und davon ausgingen, die Herbstwahlen 1991 stünden leugnen, dass der Bürger in den letzten Jahren spürbar stärker

unmittelbar bevor, weil der grosse Teil übersehen hat, worüber belastet worden ist, wenn wir seine Verpflichtungen auf kom-

wir an und für sich reden. munaler, kantonaler und eidgenössischer Ebene zusammen-

Es geht doch letztlich darum, dass wir die Bundesfinanzen sa- zählen.

nieren, und nicht, dass wir, wie mein Vorredner es getan hat, Um die Entwicklung der Staatsquote aussagekräftig aufzu-

frei nach dem Motto «Löschst du mir den Durst, dann geb' ich zeichnen, sind die Belastungen dieser drei Ebenen zusam-

dir die Wurst» vorgehen und festhalten: Wenn die Bauern dem menzuzählen. Wir meinen, Herr Bundesrat, es wäre ehrlich,

nicht zustimmen, stimmen wir dem anderen nicht zu, usw. Der wenn wir dieses ganze Bild zusammennähmen.

Bundesrat ist bestimmt auch der Meinung, dass wir auf diese Einige Worte zu den einzelnen Vorlagen: An die Adresse von

Art und Weise die gegenwärtige missliche Lage der Bundesfi- Herrn Leuenberger Ernst möchte ich festhalten, dass die CVP

nanzen nicht sanieren können. kein Fieber und keine Angst hat, wenn sie zu Vorlagen und An-

Die CVP-Fraktion teilt die Auffassung, dass wir den Bundes- trägen Stellung nimmt, die von selten der Auto-Partei kom-

haushalt nur über Sparanstrengungen und mit zusätzlichen men, und zwar aus dem einfachen Grund, weil wir jeden Vor-

Einnahmen wieder ins Gleichgewicht bringen können. Es ist schlag und jeden Antrag, der in diesem Saal auf den Tisch ge-

deshalb klar, dass wir uns unmissverständlich und einstimmig legt wird, ernst nehmen und ihn mindestens einmal durchge-

gegen alle Nichteintretensanträge aussprechen. hen. Wir haben uns mit grosser Mehrheit für die Erhöhung des

Wir stimmen aber andererseits der ganzen Vorlage und den Treibstoffpreises um 25 Rappen ausgesprochen; eine starke

verschiedenen Einzelvorlagen nur mit Vorbehalt zu, und zwar Minderheit indessen votiert für 20 Rappen. Dieses Abstim-

weil wir dem milliardenschweren Sanierungsprogramm diese mungsergebnis zeigt, dass uns der Entscheid nicht leichtge-

Qualifizierung nur teilweise geben können. Wir übersehen fallen ist. Dazu kommt, dass sich die CVP aus politischen

nicht, dass die Bundesfinanzen nur teilweise über echte Ein- Gründen und mit Blick auf einen durchsetzbaren Beschluss

sparungen saniert werden sollen. Die Lasten der Sanierung dafür ausspricht, dass eine vernünftige Aufteilung der anvisier-

werden vielmehr auf die Schultern von anderen abgeschoben. ten Einnahmen zwischen allgemeiner Bundeskasse und

Das sind für uns von der CVP-Fraktion keine Sparmassnah- Strassenrechnung einzieht Das bedeutet, dass wir für eine

men, zumal die anderen die Rolle der Zahlmeister zu überneh- Aufteilung je zur Hälfte stimmen werden.

men haben. Viele von uns und offenbar vor allem auch der Bundesrat ha-

Im Unterschied zum Bund verfügen weder Kantone noch Ge- ben vergessen, dass wir im Zuge der Wirtschaftskrise in den

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1796 N 28 septembre 1992

siebziger Jahren mit ähnlichen Vorgängen konfrontiert waren. tout en étant conscient que les mesures proposées seront lar-

Ganz Europa wollte damals die Staatsfinanzen über zusätzli- gement insuffisantes pour retrouver l'équilibre des comptes.

che Steuern und Einnahmen aus den Zöllen auf Treibstoff und En matière de dépenses, le groupe libéral votera les réduc-

Diesel sanieren. Wir haben offenbar vergessen, was sich da- tions proposées dans leur ensemble. Il mesure combien les

mals die Lieferanten der Erdölderivate sagten, nämlich dass réductions linéaires sont arbitraires, parfois injustes, qui tou-

auch sie ihren gerechten Anteil daran haben und daraus ablei- chent avec la même brutalité, aussi bien le gestionnaire avisé

ten möchten; wir haben die damalige Ausgangslage verges- et prudent, que le responsable moins enclin à l'économie. On

sen: dass die Opec die Preise in die Höhe trieb und wir damals peut d'ailleurs se demander s'il est opportun que certains sec-

Heizölpreise von rund 80 Franken pro 100 Kilogramm hatten. teurs soient touchés durablement pendant trois ans. Par

Wir erinnern uns vielleicht noch, dass das der Beginn der da- exemple, le secteur de la formation ou celui de l'aide aux uni-

maligen Wirtschaftskrise war. versités. Ces secteurs ne justifient-ils pas des allégements?

Uns scheint, als ob man - nicht nur in unserem Land - nach Ces allégements seraient à trouver grâce à de nouvelles éco-

dem gleichen Strickmuster wiederum Staatsfinanzen sanieren nomies dans d'autres domaines. Ces mesures doivent encore

will. Die CVP tritt grossmehrheitlich gegen den dringlichen avoir un caractère transitoire.

Bundesbeschluss und gegen die Anwendung von Notrecht Devant l'ampleur du déficit prévisible, nous appuyons néan-

auf diesem Gebiet an. moins cet effort de compression des dépenses, aussi nous ne

Wir meinen, es sei wichtiger, dass wir hier aufgrund der Lage, nous associerons pas au choeur des pleureuses et des pleu-

aufgrund der politischen Landschaft etwas Machbares durch- reurs qui, au vu des propositions déposées, dresseront un vé-

zusetzen versuchen. Wir glauben, der Bundesrat weiss selber, ritable mur des lamentations sur les réductions. Diminuer les

dass er uns hier ein Kuckucksei ins Nest legt, dass er uns aber réductions, c'est s'exposer dans quelques mois à des mesu-

letztlich - wie wir das heute oder morgen verschiedentlich hö- res encore plus brutales. Notre groupe approuvera le frein aux

ren werden - den Schwarzen Peter zuschieben möchte, wenn dépenses qui nous semble une autodiscipline acceptable que

wir die Dringlichkeit ablehnen. le Parlement doit mettre à ses activités. Nous le faisons d'au-

Mit einer starken Mehrheit lehnt die CVP-Fraktion das Eintre- tant plus aisément que nous avons le plus souvent plaidé pour

ten auf den Beschluss G (Ausgabenbremse) ebenfalls ab. Wir des réductions de dépenses ou des limitations de tâches étati-

meinen, dass das Parlament klug und reif genug sein sollte, je- ques qui n'ont pas trouvé un écho favorable au sein de notre

weils mit entsprechenden Mehrheiten und verantwortungsbe- Parlement

wusst die Entscheidungen zu treffen und sich nicht von der En matière de recettes, nous accepterons un relèvement de

Verwaltung und vom Bundesrat zeigen zu lassen, wo wir und 20 centimes du prix de l'essence, en souhaitant que le Conseil

was wir jeweils entscheiden können. fédéral prenne l'engagement de terminer rapidement le ré-

Unsere Fraktion befürwortet dennoch und trotz dieser Vorbe- seau des routes nationales, conformément au scrutin popu-

halte die Uebernahme des sogenannten Sanierungskonzep- laire. Au cas où le relèvement serait de 25 centimes, nous le re-

tes des Bundesrates - nicht aus eitel Freude, sondern weil wir fuserions, car nous estimons que la mesure serait condamnée

uns in einem Vollzugszwang fühlen. Die jüngste Zinsrunde par le peuple à un moment où le contribuable voit son pouvoir

deutet immerhin darauf hin, dass sich entsprechend auch auf économique fortement entamé par la non-indexation partielle

anderen Gebieten einiges in Bewegung gesetzt hat Aus die- de son revenu, l'augmentation de sa cotisation à l'assurance-

sem Grunde erhoffen wir, dass sich - auch mit Blick auf die chômage et les conséquences des hausses des tarifs des

Wirtschaftsentwicklung - einige Rückschlüsse auf den Bun- grandes régies. Nous appuyons donc une mesure qui per-

deshaushalt machen lassen, und zwar im positiven Sinne. mette une recette durable, assurant un véritable assainisse-

ment des finances fédérales, et non un expédient voué à

M. Marbel: L'état de santé des finances publiques se dégrade l'échec devant le peuple.

rapidement aux trois niveaux, au niveau de la Confédération, Le groupe libéral acceptera les autres recettes proposées. Il

des cantons et des communes. Selon certaines informations fait d'ores et déjà les remarques suivantes sur lesquelles il re-

le déficit budgétaire total pour l'an prochain pourrait s'élever à viendra lors de la discussion de chaque objet Premièrement,

7 milliards de francs. Si on examine ces déficits budgétaires, la distribution par la Banque nationale d'une part de

on constate qu'ils ont des causes de deux natures. 600 millions de francs de son bénéfice annuel est-elle une me-

Premièrement, des causes conjoncturelles. Le ralentissement sure qui puisse avoir un caractère durable? En effet, dans cer-

de notre économie provoque des baisses de recettes et les taines circonstances économiques, il pourrait être hautement

prévisions communiquées dernièrement par le Conseil fédé- profitable, pour assurer la défense de notre franc, que notre

ral en matière de recettes pour l'année 1992 donnent des in- institut d'émission dispose des plus grandes ressources pos-

quiétudes quant au bouclement des comptes de cette année. sibles. N'est-il donc pas préjudiciable à l'économie de ce pays

La hausse des taux d'intérêt accroît la charge financière pour de priver durablement la BNS de tels moyens?

nos collectivités. La forte inflation de ces dernières années a Deuxièmement la suppression de l'interdiction des jeux dans

augmenté la charge salariale et diverses dépenses avec une les casinos devrait procurer de nouvelles ressources à la

croissance supérieure à celle des recettes. Confédération. On peut se demander, au vu de la longue pro-

Deuxièmement, des causes structurelles. Les collectivités pu- cédure nécessaire, s'il est opportun d'intégrer cette mesure au

bliques ont pris en charge, en une période particulièrement fa- programme d'assainissement ou s'il n'aurait pas été préféra-

vorable économiquement, de plus en plus de tâches. Les ble de le traiter de manière indépendante.

comptes de la Confédération l'attestent De 1980 à 1990, les Nous le relevions tout à l'heure, les mesures proposées sont

dépenses sont passées de 17,5 milliards à 30 milliards, soit très largement insuffisantes pour atteindre l'équilibre des

une augmentation de 72 pour cent, alors que durant la même comptes. Nous estimons que le Conseil fédéral doit rapide-

période l'indice des prix à la consommation progressait de ment proposer au Parlement de nouvelles mesures d'écono-

40 pour cent La croissance réelle des charges de la Confédé- mie, notamment dans le cadre du fonctionnement de l'admi-

ration est donc de 23 pour cent, soit près d'un quart en 10 ans. nistration fédérale. Il est nécessaire que le gouvernement réex-

La Confédération, comme la plupart des collectivités publi- amine, à l'instar de certains cantons et de nombreuses entre-

ques, a mis en place des solutions perfectionnistes, qui de- prises du secteur privé, s'il n'est pas souhaitable de remettre

mandent un personnel et des moyens accrus. La répartition en cause le principe de la compensation automatique du ren-

des charges Confédération/cantons s'est compliquée. On chérissement récemment décidée.

s'est écarté du principe «qui décide, paye». Il en résulte des En outre, il est absolument nécessaire de réétudier certaines

charges supplémentaires pour la Confédération. Enfin, des tâches étatiques et d'envisager leur abandon. La répartition

procédures administratives trop compliquées provoquent une des tâches entre la Confédération et les cantons doit être sim-

croissance des dépenses. plifiée en appliquant le principe du décideur-payeur.

Face à une telle situation, le groupe libéral approuve le Conseil Enfin, si l'on veut que les finances publiques retrouvent dans

fédéral dans sa volonté d'assainir les finances fédérales et il leur ensemble - Confédération, cantons et communes -

votera l'entrée en matière des arrêtés qui nous sont proposés, l'équilibre, un réaménagement de la fiscalité est indispensa-

28. September 1992 N 1797 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

blé, avec l'instauration d'une TVA moderne eteurocompatible, Bedenken Sie wohl, dass soziale Aufgaben zu den ersten Auf-

d'un taux qui permette la suppression partielle ou totale de gaben dieses Staates gehören. Wer die soziale Sicherheit und

l'impôt fédéral direct Cette mesure permettrait aux cantons et damit den sozialen Frieden leichtfertig aufs Spiel setzt, verdirbt

aux communes de retrouver les moyens nouveaux qui leur mehr als einer, der eine Zeitlang eine Schuldenwirtschaft be-

font cruellement défaut aujourd'hui. Aller dans cette direction treibt

est le seul moyen permettant à toutes nos collectivités publi- 3. Zukunftsgerichtete Investitionen, die beschäftigungswirk-

ques de retrouver une bonne santé financière. sam sind, sollten nach Möglichkeit, soweit es irgendwie geht,

Nous souhaitons que le gouvernement mette tout en oeuvre von Sparübungen verschont werden. Ich nenne Ihnen ein ein-

afin que l'assainissement des finances publiques soit réalisé ziges Beispiel: den Bereich der Berufsbildung.

dans les délais les plus courts, car notre économie profiterait 4. Ich will gerne bekennen, dass wir selbstverständlich - ich

largement de ce redressement de nos finances. Il y a quelques komme wieder zu den Komponenten -, um ein gutes Klima für

mois, le Conseil fédéral affirmait la nécessité de créer des die Volksabstimmung zur Beschaffung von Mehreinnahmen

conditions-cadres permettant à notre politique économique zu schaffen, in diesem Haus Sparmassnahmen verabschie-

de trouver un nouvel essor. Le bon état des finances publiques den müssen, die uns allen irgendwo im Herzen zuwider sind:

est une de ces conditions-cadres. Aussi, nous appuyerons les Denn diese Sparmassnehmen treffen Gebiete, Staatsaufga-

efforts du gouvernement, à condition que les mesures propo- ben und Bereiche, von deren Erfüllung wir uns viel verspre-

sées aient des effets de sacrifices symétriques, touchant à la chen, deren Erfüllung wichtig ist, aber vielleicht nicht allererste

fois le fonctionnement de l'administration, les fonctionnaires Priorität hat

et le contribuable. Ich schreibe das auch den «Flugzeugfans» - F/A-18! - hier in

Au moment de conclure, nous aimerions également rappeler diesem Hause ins Stammbuch. Es ist schon eigenartig, wenn

combien il est essentiel, dans le fonctionnement de nos institu- wir demnach Hunderttausende von Franken abschneiden

tions, de retrouver le goût de la simplicité et de la décision ra- und sparen werden: Sie haben vor kurzem mit einer «certaine

pide. La période de haute conjoncture nous a permis d'adop- élégance» 3,5 Milliarden Franken beschlossen und hatten

ter des procédures trop compliquées. Nous sommes persua- nicht die geringste Ahnung, wie Sie das Zeug bezahlen

dés qu'avec un esprit positif et décidé on pourrait éviter nom- wollen.

bre de travaux fastidieux et simplifier les tâches. La consé- 5. Es darf nach unserer Meinung auch keine Schwarz-Peter-

quence en serait précisément une diminution des dépenses. Uebung geben, indem man Lasten an die Kantone weiter-

C'est dans ce sens que nous souhaitons que Parlement et schiebt Hier ist ein Kompliment an den Bundesrat ange-

gouvernement oeuvrent pour rétablir l'équilibre des finances bracht: Er hat mit der Nationalbankübung, die jetzt von födera-

publiques et que, comme au tennis, la Suisse aille en finale au listischer Seite bestritten wird, die Grundlage dafür geschaf-

titre de champion des finances publiques. fen, dass die Kantone Finanzmittel erhalten, um jene Aufga-

ben lösen zu können, bei deren Finanzierung der Bund ins-

Leuenberger Ernst: Es ist uns allen klar, dass die Herstellung künftig weniger mithelfen möchte.

des Haushaltgleichgewichtes nicht bloss ein Verfassungsauf- 6. Sparen nach linearen Grundsätzen ist nicht gerade das

trag ist, der irgendwann festgelegt wurde, sondern dass sie Klügste, was einem einfallen kann. Es sind Schwerpunkte zu

eine ökonomische Notwendigkeit ist Ausländische Staaten, bilden. Ich betone hier: Die Sozialdemokraten sind die einzi-

die dieses Gesetz leichtfertig verletzt haben, werken und labo- gen, die ganz klare Sparvorschläge auf den Tisch gelegt ha-

rieren heute intensiv an den Folgen einer verfehlten Haushalt- ben; wir haben den Antrag der Minderheit Leemann zur Auf-

politik, sei es, dass sie unüberwindliche währungspolitische nahme eines Bundesbeschlusses über Begrenzung der Rü-

Probleme haben, sei es, dass sie sehr tiefgreifende Sparein- stungsausgaben (Vorlage H neu) und die Motion «Zivilschutz

schnitte in ihren Staatshaushalt machen müssen. Die Wirkung Senkung der Ausgaben», die zur Motion der Kommissions-

von staatlicher Schuldenwirtschaft auf das Zinsniveau ist mehrheit geworden ist; sie stammt von Herrn François Borei.

höchst erfreulich! Die Inflationswirkung istverurteilenswürdig. Werner Marti wird Ihnen morgen oder am Mittwoch einen An-

Lassen Sie mich angesichts dieses Sanierungsprogramms trag begründen: Er wird Ihnen sagen, warum bei den Strassen

sechs Erwägungen anstellen. noch Sparmassnahmen möglich sind.

1. Ich sage noch einmal ganz deutlich: Dieses Sanierungspro- Meine Zeit scheint sich dem Ende zuzuneigen - nur die Rede-

gramm hat zwei Komponenten: einerseits die Beschaffung zeit (Heiterkeit) Ich darf Ihnen beantragen, auf alle Vorlagen

von Mehreinnahmen, anderseits das Sparen, das Drosseln einzutreten, mit Ausnahme der unseligen Ausgabenbremse.

des Ausgabenwachstums. Nur wenn wir bereit sind, diese bei- Ich muss Ihnen auch gestehen, dass Herr Gianfranco Cotti mit

den Komponenten nebeneinanderzustellen, wenn wir bereit seinen Eskapaden für den Spielbankenbeschluss wunder-

sind, dem Bundesrat bei der Verwirklichung beider Kompo- bare Voraussetzungen geschaffen hat; die SP-Fraktion ist

nenten zu folgen, schaffen wir hier im Parlament die Voraus- auch da nicht bereit, mitzumachen.

setzungen, die nötig sind, damit die einzelnen Teile des Pake- Mit Ausnahme dieser beiden Uebungen treten wir auf alle Vor-

tes eines Tages die Volksabstimmung bestehen. lagen ein.

Wer glaubt, man könne auf der Einnahmenseite hier elegant

wesentliche Teile, d. h. Hunderte von Millionen Franken her- Keller Rudolf: Wenn wir ernsthaft daran denken, den Bundes-

ausbrechen, lädt grosse Verantwortung auf sich, wenn das haushalt zu sanieren, müssen wir mit einer viel grösseren

ganze Projekt vor dem Volk Schiffbruch erleidet. Kompromissbereitschaft dahintergehen. Jetzt haben wir ein

Ich muss Ihnen ganz offen sagen: Man darf, muss und soll den Sammelsurium von Vorschlägen für Sparmassnahmen und

Rahmen noch ein klein wenig weiter spannen, indem man die Erschliessung neuer Einnahmequellen auf dem Tisch:

ganz ruhig darauf hinweist: Wenn, wie Herr Narbel das eben Mancher Sparvorschlag wird wohl zwischen Stuhl und Bank

gesagt hat, die Mehrwertsteuer in den nächsten Jahren je fallen - nach dem Motto: «Was die eine Fast-Ratshälfte will,

auch nur den Hauch einer Chance vor dem Schweizervolk ha- lehnt die andere knappe Mehrheit ab.»

ben soll, muss ich Sie dringend darauf aufmerksam machen, Am Wochenende hat das Volk die Ausgaben ein klein wenig

dass Sie hier die Voraussetzungen für diese kommenden begrenzt und am Parlament respektive an dessen Entschädi-

Volksabstimmungen schaffen. gungen ein Exempel statuiert-ein kleiner Beitrag. Anderseits

2. Es gibt keine Schnitte ins soziale Netz, nicht mit sozialdemo- sind Hunderte von Millionen, ja Milliarden Franken für die Neat

kratischer Unterstützung! Es geht nicht an, dass man in dieser neu bewilligt worden - ein Finanzabenteuer, bei dem wir uns

Zeit leichtfertig hingeht und den AHV-Fonds beispielsweise als fragen, ob es grossen Sinn macht, überhaupt noch zu sparen.

Finanzierungsquelle für den notleidenden Bundeshaushalt Ob zu diesem Neat-Schuldenberg dann noch einige Milliar-

ansieht; das kommt nicht in Frage - oder nur gegen unseren den aus dem normalen Budget hinzukommen, könnte uns vor

erbitterten Widerstand! - in einer Situation mit 100 000 Arbeits- diesem Hintergrund ja eigentlich egal sein. Ich sage aber:

losen , mit 500 000 Menschen an der Armutsgrenze, mit einem könnte. Es darf uns nicht gleich sein, weil sonst das ganze

unbedarften Biga-Direktor, der erklärt, man müsse den Ar- Bundesgefüge auseinanderfällt.

beitslosen die Taggelder kürzen! Die Fraktion der Schweizer Demokraten und der Lega dei Tici-

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1798 N 28 septembre 1992

nesi ist sich einig, dass wir den Bundeshaushalt nicht mit der Jahre hinaus auf hohem Niveau. Die Budgetierung ist zuse-

Erhöhung von Steuern sanieren dürfen. Wir lehnen deshalb hends zu einer Fortschreibe-Uebung verkommen, wo man zu

die Erhöhung des Treibstoffzolls strikte ab. Die Art und Weise, jedem Posten noch die Teuerung dazuzählt

wie das jetzt erzwungen werden soll, wie das Inkrafttreten gar Wenn wir beim Budget wieder mehr Bewegungsfreiheit zu-

noch vorgezogen werden soll, ist für unsere Fraktion unerträg- rückgewinnen wollen, was in Anbetracht neuer grosser Aufga-

lich. So dürfen wir nicht politisieren! ben unbedingt notwendig ist, müssen wir den Mut haben, von

Im übrigen finden wir es auch bedenklich, dass in den Hinter- liebgewordenen Mechanismen und Bundesbeiträgen Ab-

köpfen diverser Leute bereits die Möglichkeit eines vierten An- schied zu nehmen.

laufes zur Einführung einer Mehrwertsteuer herumgeistert Wie schwer es fällt, zu korrigieren, haben wir alle in den letzten

Das darf doch nicht wahr sein; das Volk hat zu dieser Steuer Wochen gespürt. Ich habe noch selten so viele Briefe erhalten,

dreimal nein gesagt! Wir dürfen sie jetzt nicht auf kaltem in denen ich gebeten wurde, mich dafür einzusetzen, dass die-

Wege - wahrscheinlich infolge dieses Programms - doch ein- ser und jener Posten nicht gekürzt wird. Wenn ich all diesen

zuführen versuchen! Ich glaube nicht, dass das Volk so etwas Briefen Rechnung tragen wollte, könnten wir diese Sparübung

mitmachen würde. glattweg vergessen. Viele der Empfänger von Bundesmitteln

Heute lautet unsere Alternative: sparen. Einmal mehr verlan- haben scheinbar gar nicht realisiert, in welch misslicher Lage

gen wir von der SD/Lega-Fraktion massive Einsparungen im der Bund steckt

Asylsektor. Diese Ausgaben sind nach wie vor unerträglich Ich bin denn auch überzeugt, dass wir dieses Paket auf der

hoch. Ausgabenseite so verabschieden sollten, wie es der Bundes-

Dann gilt es aber durchaus auch, die eine oder andere Stelle rat geschnürt hat Wir sollten keine Positionen herausbrechen,

neu zu schaffen. Es ist ein Bedarf da, aber im gleichen Atem- sonst bricht das ganze Gebäude zusammen, und wir stehen

zug ist ein Bedarf nach Stelleneinsparungen vorhanden. Wir vor einem Debakel.

müssen mehr Stellen einsparen als neue schaffen. Das ist die Ich weiss, wie schwer es ist, diese Linie durchzuhalten. Auch

Aufgabe, die wir nun zu erfüllen haben. Es gibt Aufgaben, die meine Fraktion ist bei eineim oder zwei Punkten schwachge-

vom Bund in den nächsten Jahren nicht mehr zu erfüllen sind, worden, wobei die vorgebrachten Begründungen bei den um-

die man privatisieren kann. strittenen Kürzungen im Landwirtschaftsbereich etwas für sich

Die Zeit erlaubt es mir nicht, hier noch Ausführungen zu ma- haben, geht es doch um einkommenswirksame Massnah-

chen, aber es ist eine Frage des Willens: Stellen kann man ein- men, die bei Kürzungen in sehr vielen Bauernfamilien zu ei-

sparen; es gibt die Möglichkeit von Stellenzusammenlegun- nem kleineren Einkommen führen würden.

gen - dort, wo nicht reine Spezialisten arbeiten, sogar departe- Die Landwirte fühlen sich gegenwärtig etwas als Stiefkinder

mentübergreifend. Dann müssen wir halt bei neuen Ausgaben der Nation. Ihr Lohn ist in den letzten Jahren beträchtlich zu-

und Forderungen zurückhaltender und sicher auch beschei- rückgegangen. Zudem handelt es sich hier um echte Kürzun-

denerwerden. gen, im Gegensatz zu den meisten anderen Posten, wo nur

Die Fraktion der Schweizer Demokraten und der Lega dei Tici- das Ausgabenwachstum etwas gebremst wird, aber trotz der

nesi ist für Rückweisung gemäss Minderheit Dreher. Wir blei- Sparübung in den nächsten Jahren mehr Mittel zur Verfügung

ben skeptisch. Sie, meine Damen und Herren der Regierungs- stehen als bisher.

parteien, haben uns dieses Finanzdebakel eingebrockt Wir Bei den Massnahmen auf der Einnahmenseite haben wir grös-

von der Opposition haben Ihnen in den letzten Jahren schon sere Mühe, dem Bundesrat zu folgen. Unser Konzept, dem im

manche Sparvorschläge präsentiert. Sie haben diese mit Ih- Vorfeld der neuen Legislaturperiode auch von den anderen

ren Mehrheiten in den Wind geschlagen. Für uns ist jetzt die bürgerlichen Bundesratsparteien zugestimmt wurde, lautet:

Zeit gekommen, klar zu erklären, dass wir von Ihrer bürger- zuerst Sparmassnahmen, dann Bundesfinanzreform mit

lich-sozialistischen Finanzpolitik genug haben! Uebergang zur Mehrwertsteuer, schliesslich allfällige Mehr-

Wir wollen nicht italienische Zustände in unseren Staatsfinan- einnahmen. Dieses Konzept halten wir längerfristig für erfolg-

zen. Unser Land sollte einer alten Tradition folgen: es sollte versprechender als den Zickzackkurs des Bundesrates.

vorbildlich vorausgehen. Wer Ordnung in den Staatsfinanzen Der Bundesrat hat es unterlassen, sein Programm auch zeit-

hat, hat auch Ordnung in seinem Staatswesen. lich richtig abzustimmen und sich auf ein Hauptziel, nämlich

den Uebergang zur Mehrwertsteuer, zu konzentrieren. Mit der

Fischer-Hägglingen: Man braucht nicht viele Worte darüber Weigerung, nach dem 2. Juni 1991 mit einer entschlackten

zu verlieren, dass dieses Massnahmenpaket notwendig ist Mehrwertsteuervorlage vor das Parlament zu treten, hat er un-

Die Zahlen und Prognosen sprechen für sich. Wir haben in nötige Diskussionen über Verfahrensfragen heraufbeschwo-

den letzten Jahren über unsere Verhältnisse gelebt Die guten ren und unnötige Kontroversen zwischen dem Bundesrat und

Rechnungsabschlüsse verleiteten den Bundesrat und vor al- der vorberatenden Kommission verursacht Wir erachten den

lem das Parlament, recht grosszügig mit dem Geld von ande- Uebergang zur Mehrwertsteuer nach wie vor als das A und O

ren umzugehen. Die schlechten Rechnungsabschlüsse für einer erfolgversprechenden Finanzpolitik für die nächsten

die Jahre 1992 und folgende waren absehbar. Unser Finanz- Jahre und Jahrzehnte.

minister machte uns schon vor Jahren darauf aufmerksam; Wir stehen nun vor der ungemütlichen Situation, dass der

doch das Parlament stiess diese Warnung beiseite und ging Stimmbürger im nächsten Jahr über die Treibstoffzollvorlage,

bei vielen Kreditvorlagen über die Vorschläge des Bundesra- die Weiterführung der Schwerverkehrsabgabe und der Vi-

tes hinaus. gnette sowie über die Mehrwertsteuer abstimmen muss.

Wir haben im Laufe der letzten Jahre dem Bund verschiedene Diese Häufung ist nicht gut und könnte zur Gefährdung vor al-

neue Aufgaben aufgebürdet und dabei vielfach die Folgeko- lem der Mehrwertsteuervorlage führen. Nicht förderlich für

sten übersehen. Wir haben uns auf verschiedenen Gebieten diese Vorlagen sind aber auch die ständigen Diskussionen

ehrgeizige Ziele gesetzt Naturgemäss stellt jede Epoche die über zusätzliche Einnahmequellen. Man spricht gegenwärtig

öffentliche Hand vor neue Aufgaben und Probleme. Schwer- von neuem von der CO2-Abgabe, von der Wust auf Energie,

punkte müssen immer wieder von neuem gesetzt werden. Da- von der Aufhebung der Freiliste für Lebensmittel bei der Wust

bei sollte man aber überlegen, wo man abbauen und wo man usw. Wir sollten uns endlich auf das konzentrieren, was wir

auf Aufgaben verzichten könnte. Dies ist in den letzten Jahren wollen, und den Stimmbürger nicht immer zusätzlich mit

nicht passiert. Die Besitzstandwahrung steht im Vordergrund, neuen Vorschlägen in bezug auf Mehreinnahmen verunsi-

nicht nur bei den Empfängern der Bundesleistungen, sondern chern. Auf der anderen Seite kann der Einnahmenverbesse-

auch im Parlament und in der Verwaltung. rung im jetzigen Zeitpunkt zugestimmt werden, wenn gewisse

Es fällt auch dem Parlament und der Verwaltung ausseror- Bedingungen erfüllt sind.

dentlich schwer, einzugestehen, dass einer Aufgabe nicht Ein Teil unserer Fraktion wird der Treibstoffzollerhöhung nicht

mehr jene Priorität zukommt wie noch vor Jahren. Dies zeigt zustimmen, und zwar aus grundsätzlichen Ueberlegungen:

sich vorab bei Programmen und zusätzlichem Mitteleinsatz, Einerseits ist eine stärkere Belastung des Bürgers und der

die unter dem Eindruck eines ganz bestimmten Ereignisses Wirtschaft in der gegenwärtig rezessiven Zeit nicht gerade

beschlossen wurden. Die beschlossenen Kredite bleiben auf sinnvoll. Anderseits wird der Index mit 0,5 Punkten belastet

28. September 1992 N 1799 Bundeshaushalt Sanierungsmassnahmen 1992

Die heute veröffentliche Konjunkturstudie der ETH zieht - we- hauptschuldig ist In Anbetracht der Devisenreserven von

gen dem Inflationseffekt - eine Treibstoffzollerhöhung im Jahr 41 Milliarden Franken und des Goldschatzes von 44 Milliar-

1994 ebenfalls vor. den Franken Marktwert könnte man durchaus eine grössere

Die Mehrheit unserer Fraktion wird jedoch der Vorlage auf Er- Ablieferung erwarten, mindestens so viel, wie die Deutsche

höhung der Treibstoffzölle zustimmen. Aber sie lehnt die Bundesbank ihrer Bevölkerung abliefert Wir bekommen zu

Dringlichkeit ab. Einerseits ist es unüblich, mitten im Behand- wenig; das Dreifache würde etwa den deutschen Verhältnis-

lungsverfahren die Spielregeln zu ändern. Ferner bestreiten sen entsprechen.

wir, dass die Voraussetzungen für die Dringlichkeit gegeben Wir sagen jein zum Spielbankenverbot Unsere Fraktion ist in

sind. Zudem gefährden wir die übrigen finanzpolitischen Vor- dieser Frage zerstritten; zerstritten kann man nicht sagen: wir

lagen, weil der Stimmbürger recht sauer reagiert, wenn er sich haben nicht immer gleichviel Freude aneinander. (Heiterkeit)

bewusst wird, dass er überspielt wird. Zudem stehen wir in fünf Wir meinen, das sei eine ethische Frage und überlassen das

Jahren wieder vor der gleichen Diskussion. jedem einzelnen. Meine Auffassung ist die des Herrn Zwygart;

Sicher ist es für unseren Finanzminister schmerzlich, wenn er wir sollten die Leute nicht in Versuchung führen.

nicht schon ab dem 1. Januar den vollen Ertrag aus den Treib- Wir sagen auch ja zum Sparpaket und ja zur Erhöhung der Ta-

stoffzöllen in der Kasse hat baksteuer. Aber bei der Ausgabenbremse haben wir wie-

Auf der anderen Seite sieht das Budget 1993 ein Ausgaben- derum Mühe. Jedenfalls sagen wir dazu nicht einstimmig ja

wachstum von 6,9 Prozent vor, also viel höher als das Wirt- Wir unterstützen den Bundesrat, soweit wir nur können, denn

schaftswachstum. Hier muss nochmals der Rotstift angesetzt auf diesem Wege wäre ein Ausgleich zu schaffen.

werden; vorab bei den Ausgabengebieten mit grossem Ein Wort noch zur Inflation - ein Anliegen, das mir seit Jahren

Wachstum. Ich denke an die Beziehungen mit dem Ausland unter den Fingernägeln brennt Seit 1988 mussten wir eine 23-

mit 15,5 Prozent Wachstum, Bildung und Grundlagenfor- prozentige Inflation über uns ergehen lassen. Wer anno 1988

schung mit 8,6 Prozent, Verkehr mit 10,4 Prozent und Volks- nur 200 000 Franken auf dem Bankkonto hatte, kann heute

wirtschaft mit 9,2 Prozent Im übrigen wird unsere Fraktion kaufkraftmässig noch 158000 Franken abholen. Das ist ein

dem Antrag der Minderheit II (Bührer Gerold) auf 20 Rappen Betrug an der Bevölkerung.

Treibstoffaufschlag mit einer Aufteilung von 10 und 10 Rappen Jetzt kommt Herr Bundesrat Stich mit den Zinsen. Man hat uns

zustimmen. Dieser Antrag ist nicht nur materiell, sondern auch aber immer gesagt, die Zinsen seien Entgelt für Konsumver-

aus abstimmungspolitischen Ueberlegungen richtig. Materi- zicht; Zinsen seien nicht dazu da, um die Inflation auszuglei-

ell, weil er einerseits der Bundeskasse etwas bringt und ander- chen. Sie kennen meine Zinsauffassung. Ich möchte Ihnen

seits eine termingerechte Beendigung des Nationalstrassen- nur jetzt schon den Wind aus den Segeln nehmen, wenn Sie

baus garantiert. Gerade in der gegenwärtigen Zeit ist es rich- mir wegen der Zinsen antworten.

tig, die Investitionen zu fördern. Mit der Aufteilung 10/10 kann Was hatte diese Inflation zur Folge? Wir kamen von 5,25 Pro-

damit gerechnet werden, dass die Verkehrsverbände Gewehr zent Hypothekarzinsen auf 8,25 Prozent: 3 Prozent Hypothe-

bei FUSS stehen werden; dann wird es für die Auto-Partei ziem- karzinserhöhung! Die Schweiz ist mit 450 Milliarden Franken

lich schwierig sein, die Referendumsabstimmung erfolgreich hypothekarisch verschuldet 3 Prozent Hypothekarzinserhö-

zu bestehen. hung machen nach Adam Riese 13,5 Milliarden Franken jähr-

Unsere Fraktion ist sich bewusst, dass weitere Sparanstren- lich aus. Das ist nicht Reingewinn, das gestehe ich ganz offen.

gungen notwendig sind, um die Finanzen wieder ins Gleich- Diesem Betrag stehen auch Passivposten gegenüber. Aber

gewicht zu bringen. Diese Sparanstrengungen werden zum man muss wissen, dass dieses Geld in neue, andere Kanäle

Teil schmerzlich sein. Gesunde Finanzen haben positive Wir- fliesst, in von Banken und Kreditgebern beherrschte Kanäle.

kungen auf die Teuerungsentwicklung und den Wechselkurs. Das ist ja die Crux Darum haben wir jetzt 100 000 Arbeitslose

Somit sind sie Voraussetzungen für den Wiederaufstieg unse- und noch viele weitere Probleme, die uns sehr viel Kummer

rer Wirtschaft Zudem erwarten wir, dass sich nicht nur das machen.

Parlament seiner Verantwortung bewusst wird, sondern auch Zur Inflation: Ich habe eine 50-Millionen-Mark-Note vor mir,

jeder einzelne Bundesrat, indem er seine departementalen eine Reichsbanknote: Berlin, 25. Juni 1923. Mit diesen 50 Mil-

Sonderwünsche im Interesse der gesamten Situation in den lionen Mark konnte man dazumal zwei Eier kaufen, und ein

Hintergrund stellt Von aussen hat man vielfach den Eindruck, paar Stunden später nur noch eines. Damit möchte ich nur

die finanzpolitische Gesamtverantwortung der Regierung als darauf hinweisen, wie gefährlich die Inflationsmentalität ist

Kollegialbehörde fehle bei einzelnen Bundesräten. Dabei Natürlich wird uns das nicht passieren. Aber die Deutschen

möchte ich keinen ausnehmen. anno 1923 meinten auch, es passiere ihnen nichts. Dann sind

Ich bitte Sie, auf alle Vorlagen einzutreten, mit Ausnahme der- solche Papiere in Umlauf gekommen. Ich gebe diese So-Millio-

jenigen, die die Dringlichkeit beansprucht nen-Mark-Note unserem Bundesrat mit der höflichen Bitte,

doch alle Verantwortlichen auf die damalige Entwicklung auf-

Weder Hansjürg: Die LdU/EVP-Fraktion empfiehlt Ihnen Ein- merksam zu machen.

treten. Uns droht für 1993 ein Defizit von 3,5 Milliarden Fran- O je, ich komme immer in Konflikt mit unserem Präsidenten!

ken. Die Schuldenlast droht bis anno 1996 bis auf 80 Milliar- Ich rede nicht zu lange, aber er hat zu wenig Geduld, verste-

den zu wachsen; der Kommissionspräsident sprach sogar hen Sie? (Heiterkeit)

von 90 Milliarden Franken. Mit anderen Worten: eine Sanie- Ich wiederhole, dass wir dem Bundesrat grosso modo zustim-

rung ist unumgänglich. Die Ausgaben laufen uns davon, und men. Gute Nacht

wir rennen ihnen fast rettungslos hinterher.

Ziel des bundesrätlichen Sanierungsprogrammes ist es, das

Gleichgewicht in den Finanzen wiederherzustellen. Damit er- On. Camponovo: Penso che più passa il tempo più forse un

füllt der Bundesrat eine Verfassungsbestimmung, in der es mio carissimo amico e buon cittadino svizzero ha ragione

heisst, dass Einnahmen und Ausgaben einander die Waage quando dice che meno tempo passiamo a Berna, meno danni

zu halten haben. facciamo. Ma anch'io faccio il mio compito.

Unsere Fraktion sagt ja zu den linearen Beitragskürzungen; Je résume la position du groupe radical. Nous voterons l'en-

dies mit zwei Ausnahmen: Entwicklungshilfe und Moorschutz. trée en matière pour tous les arrêtés. Nous soutiendrons tou-

Hier sollten wir dringend eine Ausnahme machen. Wir begrün- tes les propositions du Conseil fédéral qui tendent à freiner

den das später. l'augmentation des dépenses. Nous appuyons la motion qui

Wir sagen auch ja zur Erhöhung des Treibstoffzolls, und zwar demande au gouvernement de présenter une nouvelle série

nicht nur um 25, sondern um 30 Rappen. Herr Zwygart wird Ih- de freins aux dépenses ainsi que le principe d'un corset

nen den entsprechenden Antrag begründen. adopté de façon autonome par le Parlement en matière de dé-

Ferner sagen wir ja zur Ablieferung von 600 Millionen Franken penses. Nous approuvons la nouvelle répartition des bénéfi-

durch die Nationalbank. Allerdings sind wir damit nicht zufrie- ces de la Banque nationale. Sans lui donner trop d'importance

den. Unsere Fraktion teilt die Auffassung unseres Kommis- dans le contexte en question, nous acceptons la proposition

sionspräsidenten, dass die Nationalbank an der Inflation qui concerne les salles de jeu. Nous approuvons le principe de

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992 1800 N 28 septembre 1992

l'augmentation de l'imposition sur les carburants; ses limites

et sa répartition restent à discuter.

Pourquoi mettre des freins aux dépenses? Parce qu'une aug-

mentation des dépenses allant au-delà de celle du produit in-

térieur brut, prolongée dans le temps, telle que celle qui nous

préoccupe actuellement, provoque des déséquilibres écono-

miques et sociaux dangereux pour une nation qui jouit juste-

ment d'un équilibre de la vie économique et sociale. Pourquoi

de nouvelles recettes? Parce qu'une action prolongée de ré-

équilibre des finances, basé uniquement sur les dépenses, ac-

tion passablement lourde, risque également de provoquer

des déséquilibres dangereux de nature économique et so-

ciale. Les marges de manoeuvre - pensons aux dépenses

propres de la Confédération - existent, même si elles connais-

sent des limites. Cette première opération a rencontré des ré-

sistances, tant au sein de la population qu'à celui du Parle-

ment, tous deux armés de bons arguments.

Imaginons l'effet des prochaines actions et les dangers qu'on

encourrait si l'on touchait au secteur social. Comme en Italie,

le peuple irait dans la ruel Dans le secteur des recettes, les li-

mites de toute action sont données par la cote fiscale, d'une

part, et par l'extension à la seule imposition indirecte, d'autre

part Le dialogue entre les forces politiques et celles de la vie

sociale revêt une grande importance.

Una convergenza sulle due politiche, quella del contenimento

della spesa e quella della nuova struttura delle entrate, non è

facile. Per cui è più che mai indispensabile che tutte le forze

politiche ricerchino un comune denominatore al di sopra degli

interessi di parte, perché gli squilibri economici e sociali non

tornano sicuramente a beneficio di nessuna aggregazione po-

litica, almeno non di quelle rappresentate in Governo; altro

discorso è per le opposizioni. L'orgoglio e l'interesse supe-

riore nazionale, a confronto con le nuove sfide internazionali,

devono dettare la via della ricerca di un consenso che sia

prima governativo, poi parlamentare e poi popolare. Una

prima dimostrazione di consenso il Parlamento l'ha data con

l'esame del preventivo 1992. Oggi è chiamato a darne un'altra,

superando pressioni e aspirazioni particolari. Altre prove se-

guiranno a ritmo regolare per tutto il quadriennio.

Oggi è importante sapere che il bilancio federale risulterebbe

pesantemente squilibrato, anche se ci si trovasse in un pe-

riodo di buon andamento economico, e questo è il punto che

dobbiamo correggere. Non possiamo parlare di politiche più o

meno anticongiunturali; anche con una situazione economica

florida il bilancio sarebbe squilibrato. Per farlo, bisogna ridurre

in alcuni settori la percentuale di aumento delle spese, in altri

di ridurle per fare spazio a nuove esigenze. Bisogna inoltre

modificare l'assetto delle entrate per far sì che seguano l'anda-

mento economico e la spesa privata Quello dell'imposizione

sui carburanti è un primo passo. L'assetto attuale con entrate

che tendono ad uno sviluppo inferiore a quello economico

non fa altro che impedire allo Stato di svolgere la sua funzione

originaria più - quello è importante - quella sociale.

Sono in gioco i valori di stabilità, sui quali abbiamo basato tutte

le nostre fortune svizzere. E' necessario un largo consenso

politico fra le forze che portano la responsabilità della politica

federale, di quella governativa, di quella parlamentare, e so-

prattutto un consenso anche nella società

Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen

Le débat sur cet objet est interrompu

Schluss der Sitzung um 19.55 Uhr

La séance est levée à 19 h 55

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Bundeshaushalt. Sanierungsmassnahmen 1992

Finances fédérales. Mesures d'assainissement 1992

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1992

Année

Anno

Band V

Volume

Volume

Session Herbstsession

Session Session d'automne

Sessione Sessione autunnale

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 06

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 92.038

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 28.09.1992 - 14:30

Date

Data

Seite 1783-1800

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Ref. No 20 021 605

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