Court Approves Data Protection Amendments, Reviews Agricultural Policy Shift
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court considered amendments to two separate laws: one concerning data protection in criminal proceedings, and another related to agricultural policy. For data protection, the court approved adjustments to align provisions with previous decisions on dossier access and archiving. Regarding agricultural policy, the court discussed a new comprehensive report outlining a shift from wartime self-sufficiency to market integration, emphasizing the need for competitiveness, environmental protection, and direct payments to farmers to manage this transition. The report also addressed international trade agreements and the evolving role of agriculture in national security and rural development.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 27 Absatz, Art. 100 erster, Art. 31 a und 31 b des Gesetzes über die Landwirtschaft; Court Approves Data Protection Amendments, Reviews Agricultural Policy Shift: For data protection, the court approved adjustments to align provisions with previous decisions on dossier access and archiving. Regarding agricultural policy, the court discussed a new comprehensive report outlining a shift from wartime self-sufficiency to market integration, emphasizing the need for competitiveness, environmental protection, and direct payments to farmers to manage this transition. The report also addressed international trade agreements and the evolving role of agriculture in national security and rural development.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertThese articles introduce direct payments, a key element of the new agricultural policy outlined in the 7th Agricultural Report, which the court is approving.
Volltext
18. März 1992 229 Landwirtschaft
Art. 26 al. 3 grosser inhaltlicher Aussage. Hier handelt es sich um eine An-
Proposition de la commission regung der Redaktionskommission zur Angleichung von Arti-
Adhérer à la décision du Conseil national kel 29bis Bundesstrafprozess an die Beschlüsse, die vom
Ständerat im Zusammenhang mit dem Dossiereinsichtsbe-
Danioth, Berichterstatter: Hier haben wir den einzigen Fall, in schluss gefasst worden sind und womit eine gewisse Ge-
dem die Beschwerdelegitimation des Datenschutzbeauftrag- wichtsverschiebung zugunsten der Archivierung vorgesehen
ten verbleibt. Diese Lösung wurde deshalb gewählt, weil in ist; Sie erinnern sich an diese Debatte.
diesem Bereich kein Departement zuständig ist und die betrof- Der Nationalrat hat diese Anregung der Redaktionskommis-
fenen Patientinnen und Patienten in der Regel keine Kenntnis sion, die keine Differenz mehr war, mit Zustimmung unserer
vom Bewilligungsverfahren haben. Kommission bereits aufgenommen und ihr zugestimmt. Das
Ihre Kommission beantragt Zustimmung. gleiche möchten wir Ihnen empfehlen, um damit auch die Be-
reinigung gegenüber dem erwähnten Nachbargesetz vorzu-
Angenommen -Adopté nehmen.
Art. 27 Abs. 1,3,4 Angenommen -Adopté
Antrag der Kommission
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates Bundesrat Koller: Wir sind damit am Schluss der Beratungen
dieses sehr wichtigen Gesetzes. Es ist mir ein Bedürfnis, der
Art. 27 al. 1,3,4 Kommission und ihrem Präsidenten für die ausgezeichnete
Proposition de la commission Arbeit, die hier geleistet worden ist, bestens zu danken. Die
Adhérer à la décision du Conseil national Schlussabstimmung wird offenbar erst im Juni möglich sein.
Wir hoffen sehr, dass wir dieses neue Datenschutzgesetz auf
Danioth, Berichterstatter: Bei Artikel 27 Absatz 1 ist bezüglich den 1. Januar 1993 tatsächlich in Kraft setzen können. Es ist
der Rekurskommission wieder der Verweis auf das Bundesge- dringend, nicht nur innerstaatlich, sondern vor allem auch im
setz über das Verwaltungsverfahren gemäss Revision der Bereich der internationalen Zusammenarbeit
Bundesrechtspflege angezeigt Beispielsweise ist eine effiziente internationale Zusammenar-
Die Kommission beantragt Zustimmung. beit im Asylwesen ohne dieses Datenschutzgesetz nicht mög-
lich. Sie wissen, dass gerade im Bereich des Asylwesens eine
Angenommen -Adopté verbesserte internationale Zusammenarbeit das Gebot der
Aenderung von Bundesgesetzen Stunde ist
Ziff. r Einleitung, Art. 100 erster Satz; Ziff. 4,5
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
Modification de lois fédérales 92.011
Ch. l1 introduction, art. 100 première phrase; eh. 4, 5
#ST#
Adhérer à la décision du Conseil national 7. Landwirtschaftsbericht
Danioth, Berichterstatter: Hier geht es lediglich um die Anpas- 7e rapport sur l'agriculture
sung des Bundesgesetzes über die Organisation der Bundes-
rechtspflege an das neue Gesetz. Fortsetzung - Suite
Die Kommission beantragt Zustimmung.
Siehe Seite 200 hiervor-Voir page 200 ci-devant
Angenommen -Adopté
#ST# Ad 88.032
M. Delamuraz, conseiller fédéral: La politique agricole que
nous avons pratiquée en Suisse pendant près d'un demi-siè-
Datenschutzgesetz cle a été marquée par l'économie de guerre. Orientée vers la
(Datenbearbeitung auf dem Gebiet sécurité de l'approvisionnement du pays, mettant l'agriculture
der Strafverfolgung) en condition de produire beaucoup et dans les meilleures
Protection des données. Loi conditions, cette politique a été un succès pour l'agriculture et
(Traitement des données pour l'ensemble du pays, s'agissant des années vécues dans
l'après-guerre. Le progrès technique et l'amélioration de la
en matière de poursuite pénale) production en agriculture ont conduit à un doublement de
celle-ci, alors que le nombre des personnes occupées dans
Differenzen - Divergences
ce secteur baissait des deux tiers. C'est assez dire que les
Siehe Seite 35 hiervor- Voir page 35 ci-devant structures de l'agriculture ont été mobiles, durant cette pé-
Beschluss des Nationalstes vom 10. März 1992 riode, contrairement à ce que d'aucuns prétendent en faisant
Décision du Conseil national du 10 mars 1992 le procès de l'agriculture des années cinquante et suivantes.
Nous n'avons pas à rougir de la politique agricole ainsi
conduite, en accord entre les autorités politiques et les milieux
de la production et de la commercialisation agricoles. Mais
l'environnement politique et économique a changé rapide-
Art. 29bis Abs. 2bis, 3-5 ment, à l'intérieur du pays et davantage encore à l'extérieur,
Antrag der Kommission tant au plan européen que mondial. Par exemple, le caractère
Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates de la menace a changé. Je ne prétends surtout pas, Monsieur
Reymond, que cette menace a disparu, et que cela permet dès
Art. 29bis al. 2bis, 3-5 lors l'abandon de tous les seuils fixés à l'approvisionnement
Proposition de la commission du pays en produits agricoles. Je le répète, elle a fortement
Adhérer à la décision du Conseil national changé, et à cette situation doivent correspondre une analyse
et une modification de nos vues quant à la politique agricole à
Danioth, Berichterstatter: Die einzige Differenz bei der Zusatz- conduire. Autre changement capital, les marchés se sont
botschaft sieht etwas gross aus. Artikel 29bis ist aber nicht von ouverts. Le marché agricole faisait relativement exception
Agriculture 230 18 mars 1992
jusqu'alors, mais ce n'est plus le cas face à cette volonté et à quant aux prix mais aussi quant aux besoins dictés par le mar-
cette nécessité d'ouverture intérieure et extérieure. ché. Le marché lui-même est, d'une part, ce que les consom-
Dès lors, nous sommes placés, en articulant la politique agri- mateurs doivent et veulent recevoir tous les jours en matière
cole de la fin de ce siècle et du début du siècle suivant, devant de produits alimentaires, et, d'autre part, l'alimentation de ce
des défis internes et externes que nous devons être capables marché, non seulement par la production indigène mais aussi
de relever. Les défis internes sont de juguler ces surproduc- par l'importation de produits agricoles, sur laquelle il n'est plus
tions sectorielles, notamment dans des secteurs comme celui possible de jouer-j'allais dire-souverainement et unilatérale-
des céréales panifiables, ainsi que les prix administrés beau- ment comme nous l'avons fait jusqu'à maintenant puisque,
coup trop élevés, toutes choses qui coûtent fort cher à la précisément, le marché agricole devient graduellement lui
Confédération sans permettre l'adaptation que l'on en attend. aussi, et pour la première fois dans l'histoire à ce degré, objet
Les prix élevés à la consommation, qui sont incontestable- et sujet du commerce international au niveau européen et
ment nés d'une volonté de protéger l'agriculture, d'abord des mondial. Et puis, je le disais tout à l'heure, le 7e rapport doit
autres secteurs économiques, et ensuite des autres agricultu- également tenir compte de cette donnée nouvelle, à savoir un
res de l'étranger, ont commencé à engendrer il y a plus de respect accru de l'environnement, exprimé en termes d'exi-
vingt ans un tourisme alimentaire qui marque maintenant à un gences plus marquées qu'auparavant. C'est le troisième défi,
très haut degré une partie importante de la population suisse. le troisième grand axe de ce rapport.
Un tiers environ de la population habite à moins de Dans le débat d'hier, débat fort intéressant dont je vous remer-
30 kilomètres des frontières. Ce tourisme alimentaire est né de cie, j'ai perçu l'intérêt quasi unanime que vous portez à ces
la disparité croissante des prix suisses par rapport à ceux des propositions, quitte à l'assortir de questions très critiques aux-
pays voisins. Les prix très élevés par rapport à nos concurrents quelles je répondrai tout à l'heure. On a relevé à plusieurs re-
constituent donc un deuxième défi. prises que cette prise en compte de l'exigence environnemen-
Enfin, il y a un troisième défi - pour m'en tenir à l'essentiel - qui tale est en contradiction avec la volonté manifeste de nous rap-
a pris une importance et une signification renouvelées: c'est procher tant des prix que des quantités voulus par le marché
celui de la nécessaire protection de l'environnement, du né- des produits alimentaires. C'est exact, il y a, dans certains as-
cessaire respect d'un certain nombre de méthodes de produc- pects de cette politique, une contradiction. On ne peut pas en
tion agricole, sans lesquelles nous ne pourrions pas respec- effet dire aux paysans qu'ils doivent produire de manière à
ter, en quelque sorte, le contrat moral que nous avons avec la s'adapter au marché, libre à eux de choisir les moyens permet-
nature helvétique et son harmonie. tant de coller à ce marché, et en même temps les brimer dans
Ainsi, aux défis intérieurs nouveaux ou plus marqués s'ajou- leur démarche, dans leurs initiatives, les restreindre, les condi-
tent - et cela est entièrement inédit - des défis extérieurs. Le tionner par toutes sortes de prescriptions de plus en plus inter-
rapprochement avec la Communauté, même s'il ne s'exprime ventionnistes quant aux règles qu'ils doivent respecter pour la
que sous laforme douce de l'Espace économique européen - protection des sols, des eaux, etc. Il y a là, sinon une contradic-
j'allais dire de la forme indolore du point de vue agricole de tion, en tout cas un ajustement nécessaire entre deux ordres
l'EEE - implique tout de même une volonté de rapprochement de grandeur différents.
et de convergence des méthodes et des prix S'il s'accomplit Pour le reste, je constate qu'il y a tout un domaine de l'exi-
d'une manière beaucoup plus intensive avec une participation gence environnementale qui correspond parfaitement à la
de la Suisse à la Communauté, l'effort et l'adaptation seront mission nouvelle donnée désormais à l'agriculture de coller
beaucoup plus considérables. au marché, à savoir le domaine quantitatif. En effet, cette limi-
Le GATT et la négociation pénible, ambitieuse, exigeante tation, ce respect environnemental, tend à restreindre la quan-
conduite actuellement dans le cas de l'Uruguay Round consti- tité produite, dans quelques secteurs de la production agri-
tuent aussi pour l'agriculture suisse à terme un défi extérieur cole, où il y a effectivement surproduction. Par conséquent,
entièrement nouveau, dont nous n'avions aucune idée il y cinq sur ce point important, les deux objectifs se rejoignent en défi-
ou six ans encore. nitive et il n'y a aucune contradiction dans la démarche.
L'ensemble de ces défis extérieurs joints aux défis intérieurs Cette politique nouvelle, dont j'ai articulé les trois grands prin-
prédominants nous imposent donc non pas de renier la politi- cipes, en résumant ce 7e rapport, ne peut pas s'opérer de ma-
que agricole de près d'un demi-siècle, mais de l'orienter selon nière absolument autonome, elle ne peut pas être conduite en
de nouveaux principes, selon de nouvelles pratiques, afin de laissant s'exprimer du jour au lendemain les lois de l'écono-
permettre à cette agriculture d'être à la hauteur de son temps mie de marché car ces dernières, dans leur brutalité, signifie-
et des exigences non seulement économiques mais généra- raient, après tant d'années de «mise sous cloche» de l'agri-
les du pays tout entier, placé dans son contexte européen et culture suisse, son démantèlement radical et cruel. Nous ne le
mondial. voulons pas, ni pour l'agriculture, ni pour le pays en général.
Que signifie tout cela plus concrètement? Comme nous l'ex- Par conséquent, il s'agit de mettre en place les moyens qui
posons dans le 7e Rapport sur l'agriculture, nous devons tout permettront cette mutation de l'agriculture et l'accomplisse-
d'abord - effort principal - abaisser les coûts de la production ment de la transformation nécessaire, en évitant toute brutalité
agricole, tendre à davantage de compétitivité internationale et qui pourrait lui être fatale, et ces moyens, ce sont essentielle-
cela non seulement par l'adaptation de notre agriculture elle- ment les paiements directs compensatoires, qu'il faudra ins-
même, mais -j'y insiste lourdement - par l'adaptation aussi taurer là où la politique des prix administrés, suivie et prati-
d'autres secteurs économiques suisses. Je pense à tous ceux quée de manière quasi exclusive pendant des décennies, ne
qui sont en amont de l'agriculture: les fournisseurs d'intrants, pourra plus opérer.
les fournisseurs du machinisme agricole, secteurs typiques Le Conseil fédéral aurait pu en rester, sur sa démonstration en
où les prix suisses sont inacceptablement différents et très su- quelque sorte, à ce 7e rapport Or, il a voulu immédiatement
périeurs aux prix de nos voisins; je pense aussi au secteur faire un pas supplémentaire et proposer au Parlement une
d'aval de l'agriculture: la distribution et la répartition, la com- première application de ce rapport C'est la modification de la
mercialisation agricole où des efforts semblables à ceux de loi sur l'agriculture, en ses articles 31 a et 31 b, qui précisément
l'agriculture doivent être faits, pour qu'au total - et c'est vrai- introduisent d'une manière plus convenable et plus large les
ment l'effort principal du 7e Rapport sur l'agriculture - les prix paiements directs, que nous avons déjà pratiqués en monta-
des produits agricoles suisses se rapprochent sensiblement gne. Nous parlerons tout à l'heure de cette loi, et je ne veux pas
du marché. Les prix se sont coupés du marché en quelque anticiper sur le débat Vous pouvez constater que ce dernier
sorte artificiellement parce que nous le voulions et parce que est intimement lié à la discussions du 7e rapport
nous avions aussi à l'époque des raisons de le vouloir, raisons Cette application plus large des paiements directs est la condi-
qui ont ou bien perdu de leur acuité aujourd'hui, ou qui ont tion de fonctionnement et d'application du 7e rapport Je
même complètement disparu. m'empresse de dire que les paiements directs que nous pro-
L'adéquation de la production agricole aux besoins - c'est le posons dans celui-ci, et dont nous soumettons une première
deuxième grand axe du 7e Rapport sur l'agriculture-vise non application dans la loi, ne sont pas des paiments directs géné-
seulement une adaptation de la production agricole suisse ralisés. Ne faites pas au Conseil fédéral le procès qu'il aurait
18. März 1992 231 Landwirtschaft
changé si profondément de cap, qu'après avoir dénoncé des tique financière et de limitation des crédits. Il y a une coordina-
années durant la scélératesse de paiements directs générali- tion à trouver. Nous estimons que la conduite du débat géné-
sés, il s'empresse aujoud'hui de les recommander à votre ap- ral sur les finances publiques, tel qu'il a débuté au Conseil na-
probation. Non, il ne s'agit pas de paiements directs générali- tional, doit être poussée un peu plus loin qu'il ne l'est aujour-
sés, il s'agit de paiements directs plus étendus, qui prendront d'hui, avant que de décider du financement des moyens de la
le relais de ceux qui avaient déjà été introduits avant la lettre nouvelle politique agricole. C'est dans cet esprit que nous
dans notre législation, notamment il y quelques années, lors- nous sommes exprimés et que nous pouvons expliquer le fait
que nous avons pensé aux détenteurs d'animaux. Les paie- que nous n'ayons pas en main, à votre intention, les sources
ments directs que nous vous proposons aujourd'hui ont une de recettes qui permettront d'appliquer cette politique.
caractéristique dominante, ils ne sont pas directement liés à la Une chose est claire: dans l'examen du nouveau régime finan-
production agricole. S'ils l'étaient, nous pratiquerions une po- cier, les paysans n'auront pas, contrairement à une question
litique imbécile, à savoir faire avec la main droite ce que nous posée hier, à financer eux-mêmes les paiements directs dont
défaisons de la main gauche. Nous serions en contradiction ils seraient les bénéficiaires. Nous ne voulons pas faire du cir-
avec les deux premiers actes de la politique agricole: d'une cuit fermé et de l'autoallumage. Sur ce point, les taxes d'orien-
part, se rapprocher du marché, donc juguler les surproduc- tation, en allemand «Lenkungsabgaben», proposées dans la
tions et, d'autre part, aider l'agriculture à opérer ses mutations. loi sur la protection de l'environnement, n'ont pas pour but de
Par conséquent, il s'est agi de trouver pour nous de nouvelles financer spécifiquement les paiements directs, mais de ré-
formules pour les paiements directs, ces formules sont trou- duire des charges sur l'environnement. L'objectif du législa-
vées ici, elles évitent d'être liées à la surproduction. teur était donc très clair, différent de celui que nous aurons à
J'aborde les nombreuses questions que vingt-quatre députés atteindre lorsqu'il s'agira de songer au financement de la poli-
ont posées hier, et je pense que les vingt-deux députés qui ne tique des paiements directs.
se sont pas exprimés en ont tout autant à poser. Vous com- Une deuxième question a été posée hier par plusieurs ora-
prendrez qu'il me soit dès lors impossible de répondre nom- teurs: qu'en est-il de l'orientation européenne de la politique
mément à chacun. Mais je voudrais souligner qu'une première agricole? Nous avons voulu, comme ce 7e rapport ne se limite
question qui a été émise hier dans cet hémicycle, et qui est la pas à l'usage des deux ou trois prochaines années, mais cou-
suivante: «on est d'accord avec le Conseil fédéral, ce sont des vre vraisemblablement la politique agricole de la fin de ce siè-
principes novateurs qu'il exprime dans ce 7e rapport; nous cle - et que je n'aurai la joie de vous présenter personnelle-
sommes aussi d'accord de le suivre dans la politique des paie- ment le 8e rapport qu'à l'aube du XXIe siècle; nous serons
ments directs, mais alors il faut avoir les moyens de cette politi- tous au rendez-vous naturellement - exposer ce qui pourrait
que, il ne sert à rien de proclamer vouloir s'y engager si l'ar- résulter de notre politique agricole et de quelques opérations
gent fait défaut Or, l'argent, le Conseil fédéral ne vous en de- internationales qui pourraient intervenir d'ici-là La première
mande pas l'octroi, à vous Parlement aujourd'hui». serait une politique d'adhésion de la Suisse à la Communauté.
En réponse à ce premier argument j'aimerais vous dire que Comme nous connaissons aujourd'hui déjà assez bien les
dans les années soixante puis dans les années septante, lors- conditions que cela pourrait représenter, il a paru honnête in-
que le Conseil fédéral a proposé aux Chambres la révision tellectuellement au Conseil fédéral d'exposer les conséquen-
sensible de sa politique du logement - plusieurs s'en souvien- ces agricoles d'une telle adhésion.
nent - il n'a pas proposé aux Chambres dans le même temps En ce qui concerne une autre opération internationale, soit
d'assurer les moyens financiers, c'est-à-dire les recettes à la l'Espace économique européen, elle n'a pour notre agri-
Confédération, qui permettraient ensuite l'application dans le culture pas du tout les conséquences directes qu'aurait l'ad-
terrain de cette nouvelle politique du logement. Second exem- hésion. Elle n'entraînerait par conséquent pas de modifica-
ple: lorsque le Conseil fédéral a révolutionné la formation pro- tions de la politique agricole telle qu'elle est tracée dans le
fessionnelle et qu'il l'a entraînée sur des voies résolument nou- 7e rapport Nous ne sommes donc pas en présence d'une
velles, il savait bien que cette politique allait exiger des moyens surprise possible s'agissant de l'agriculture si nous devions,
nouveaux. Il n'en a pas demandé l'octroi non plus au moment demain, proposer - et nous souhaitons que ce soit le cas - la
où il articulait cette nouvelle politique. Il s'agissait tout de ratification du Traité sur l'Espace économique européen,
même, dans ces deux cas, de s'entendre sur les principes lorsqu'il aura vu le jour. Sinon une surprise agréable, Mesda-
d'abord. mes et Messieurs les paysans, en ce sens que l'Espace éco-
C'est exactement ce que le Conseil fédéral vous propose. Il nomique européen, par les actions très positives qu'il permet-
s'agit de savoir si le Parlement, faisant siens le 7e rapport sur trait dans nombre de secteurs de notre économie, les forçant
l'agriculture et sa première application qui est la modification notamment à l'ouverture, à la concurrence, ne pourrait
des articles 31 a et 31 b de la loi sur l'agriculture, est d'accord qu'avoir des répercussions favorables à long terme sur les
avec cette orientation nouvelle. Si oui - il me semble que vous coûts de production de l'agriculture. C'est en quoi l'Espace
en prenez heureusement le chemin - et alors seulement il ap- économique européen touche l'agriculture dans le très bon
partiendra au Conseil fédéral de proposer au Parlement, qui sens. J'insiste sur ce fait parce que l'on a trop tendance à pré-
détient d'ailleurs l'ultime décision en cette matière, de lui don- tendre que l'EEE et l'agriculture sont deux choses qui n'ont
ner les moyens de cette politique et de lui octroyer les recettes pas grand rapport l'une avec l'autre. Or, vous constatez que la
voulues. C'est une succession logique, c'est un ordre voulu. liaison s'établit
Mais il est bien clair que, sur ce point, un certain nombre d'en- Enfin, dans les perspectives internationales de demain,
gagements doivent être pris par le gouvernement et, parmi l'aboutissement possible et souhaité de la négociation du
ceux-ci, celui qui consiste à vous dire que nous voulons en ef- GATT. Là, nous sommes en présence d'un tel flou actuelle-
fet proposer au Parlement d'octroyer au budget de la Confé- ment, d'une telle multitude de solutions possibles, qu'il est im-
dération les moyens qui lui permettront de jouer correctement possible au Conseil fédéral d'aller au-delà d'une description
cette politique. Certains d'entre vous voulant aller plus vite que de ce que pourrait être le GATT, de ce qu'il est dans les négo-
les violons-je ne dis pas qu'ils ne reviennent pas à l'attaque, ciations actuelles. Vouloir aller plus loin et se perdre en hypo-
Monsieur le Président de la commission - ont même imaginé thèses sur les possibilités et les implications du GATT finale-
de reprendre une idée que nous esquissons dans le 7e rap- ment renouvelées ne relèverait pas de l'honnêteté politique
port et qui consiste à percevoir peut-être un Icha étendu sur les mais plutôt de la science-fiction.
produits alimentaires, le consommateur gagnant grâce à des Tout ce que je peux dire, c'est que la politique agricole, telle
prix plus favorables ce que le contribuable aurait peut-être à qu'elle est exposée dans le 7e rapport, va tout à fait dans la
compenser. Le Conseil fédéral n'est pas favorable à ce qu'une bonne direction, internationale, européenne ou mondiale
telle solution soit introduite maintenant déjà, dans la mesure avec le GATT. Nous ne nous mettons pas en rupture aujour-
où il faut aussi prendre en compte l'ordre financier, et où nous d'hui; en revanche, il est assez vraisemblable que si des ryth-
ne pouvons pas faire une politique sage et équilibrée si, un mes sont choisis dans ces institutions internationales contre
jour, on parle uniquement de politique agricole et de consé- notre gré, si des solutions absolues sont mises en place, elles
quences financières décidées, et un autre uniquement de poli- iraient au-delà des objectifs décrits dans le 7e rapport et exige-
Agriculture 232 18 mars 1992
raient de notre part des ajustements dans la négociation afin gure et s'aggravait à nouveau, il serait alors temps d'aviser et
de ne pas conduire à ce démantèlement agricole que nous de dire: attention, nous filons en dessous du seuil critique du
voulons éviter. taux d'auto-approvisionnement. Telle est la matière que nous
Une troisième question a été posée quant à l'évolution des devons observer.
structures. Sur ce point, je serai très bref. L'évolution des struc- Dans ce domaine, je le reconnais, il y a un point délicat: la pro-
tures de l'agriculture doit s'accélérer, essentiellement de par duction céréalière dans laquelle, sans doute, la disparité de
la volonté des agents de la production agricole. Ce n'est pas à notre production est la plus forte par rapport aux productions
la Confédération d'imposer l'objectif, et lorsque certains ora- étrangères; nous produisons des céréales à prix triple par rap-
teurs me pressaient hier de demander combien on voulait port aux pays européens, aux pays voisins en particulier. Il
d'exploitations paysannes en Suisse, je réponds que Berne se s'agit donc d'opérer dans ce secteur. Les possibilités ne sont
mettrait en contradiction avec elle-même si elle vous disait au- pas très nombreuses, je vous l'accorde. Les travaux dans le
jourd'hui, d'une part ce qui figure dans le 7e rapport: nous domaine des matières premières renouvelables ont techni-
voulons une agriculture suisse qui se rapproche du marché, à quement remarquablement avancé. On en est à la phase des
elle d'en choisir les conditions et les moyens; la Confédération essais pratiques, mais nous sommes économiquement en-
doit se limiter à donner des conditions-cadres favorables, très core loin du compte, car les produits, par exemple sortis du
favorables, à cette évolution; et, d'autre part: nous voulons colza, sont livrables à des prix commercialement dispropor-
x milliers d'entreprises agricoles à l'horizon 1995! Ces propos tionnés. Par conséquent, les débats, techniques et économi-
seraient parfaitement contradictoires. Ce nombre se déduira ques surtout, doivent encore progresser pour que nous ayons
spontanément du rapprochement graduel du marché auquel des propositions claires et nettes à faire dans ce domaine.
nous devons tendre grâce à notre production agricole. S'il ap- Ai-je été suffisamment clair sur le taux d'auto-approvisionne-
partiendra à la Confédération de savoir dans quelles condi- ment? Ai-je pu rassurer ceux qui craindraient de nous voir dé-
tions cette évolution est possible, c'est le secteur agricole lui- cider ici d'un taux d'auto-approvisionnement qui signifierait
même qui devra décider comment la réaliser en sachant à une diminution drastique et excessive de la production agri-
quelles exploitations rationnelles cela le mènera Ne confon- cole? Je l'espère. En tout cas, dans l'état actuel des choses, ce
dons donc plus la fin et les moyens. Là est la philosophie nou- n'est pas cet argument qui sera l'élément essentiel de la défini-
velle du 7e rapport II y a dix ou vingt ans, on aurait encore pro- tion des objectifs de la production agricole des prochaines an-
bablement indiqué l'ordre de grandeur du nombre d'exploita- nées.
tions à maintenir coûte que coûte en Suisse. Aujourd'hui, on La cinquième question débattue dans cet hémicycle hier
veut une agriculture et des exploitations de plus en plus inté- concernait le revenu paritaire, et elle me conduit à faire un cer-
grées et de moins en moins séparées du marché, mais on les tain nombre de remarques. Tout d'abord, il est évident que
veut efficaces. Pour cela, il est inutile de fixer la quotité des l'instrument du revenu paritaire est indispensable, c'est un
moyens à engager. compteur sur le tableau de bord de la conduite de notre politi-
Un premier moyen: les articles 31 a et 31 b. D'autres seront en- que agricole. En effet, seul un examen attentif des revenus
gagés - le message les cite - en particulier, les mesures socia- agricoles, si complexes dans leurs composantes publique et
les qui devront être concrétisées devant vous par un deuxième privée, permet de savoir quel est l'état de santé économique
train de propositions du Conseil fédéral. Pour gagner du du secteur agricole. Le revenu paritaire demeure un instru-
temps dans le débat, je vous précise tout de suite que le ment essentiel de la mesure de cette santé, sans lequel même
Conseil fédéral est d'accord avec la motion proposée par la les paiements directs ne pourront pas être calibrés à leur juste
commission, que défendra tout à l'heure M. Cottier. Le Conseil valeur. C'est dire que nous devons continuer de calculer ce re-
fédéral approuve cette motion, car c'est l'objectif qu'il faudra venu paritaire dans la politique agricole future.
atteindre sans trop de délais, avec les mesures sociales Toutefois, deux remarques s'imposent La première est que,
qu'elle contient, comme deuxième train d'exécution du dans l'article 29 de la loi sur l'agriculture, on tient compte ac-
7e rapport sur l'agriculture, si vous êtes d'accord avec ce der- tuellement, essentiellement et presque exclusivement, des
nier. prix Or, l'idée est d'y introduire aussi dorénavant les paie-
Une quatrième question sur létaux d'auto-approvisionnement ments directs. A cet égard, l'idée du Conseil fédéral était bel et
m'a été posée à plusieurs reprises hier. A ce propos, je peux bien, dans un deuxième train de mesures, de proposer égale-
donner la même réponse que celle concernant le nombre ment au Parlement la modification de l'article 29. M. Schmid
d'exploitations paysannes en Suisse. Ce que nous voulons Carlo veut l'introduire maintenant déjà II va un peu vite à notre
avec le 7e rapport sur l'agriculture, c'est sans doute tordre le gré, mais je ne le combattrai pas sur le principe, dans la me-
cou à la surproduction et renforcer par conséquent les mesu- sure où effectivement il souhaite inclure dans la composante
res déjà prises contre la surproduction, telle qu'elle s'est mani- du revenu paritaire les prix et les paiements directs, ce qui est
festée dans certains secteurs, et dans la politique que nous conforme à la nouvelle orientation de la politique agricole.
avons commencée, vous et d'autres, l'année passée déjà - Ma seconde réserve, c'est que le mode de calcul de ce revenu
notamment les jachères, la nouvelle politique céréalière, la paritaire est aujourd'hui dépassé. Il est né d'une comptabilité
compensation écologique et les aires de loisir, ce qui va tout à des années cinquante, qui n'est plus valable aujourd'hui. Les
fait dans cette direction. organes de la branche, l'Union suisse des paysans entre au-
Mais, je ne saurais dire qu'un taux d'auto-approvisionnement tres, reconnaissent que nous devons, avec naturellement l'in-
de x pour cent est l'objectif à atteindre à tout prix; c'est plutôt contournable Département fédéral des finances, établir un
une conformité au marché, donc le combat énergique contre nouveau barème pour le calcul de ce revenu paritaire, et c'est
toute surproduction, et une adaptation souple de la produc- parce que nous voulions faire au préalable ce calcul, qui est
tion agricole aux besoins du marché. Il est clair que les be- annoncé noir sur blanc dans le 7e rapport, que nous atten-
soins de l'économie nationale et de la sécurité du pays com- dions la révision de l'article 29. Mais peu importe, sachez que
mandent que nous ne descendions pas en dessous d'un cer- nous devrons, milieux agricoles et milieux de l'administration
tain taux d'auto-approvisionnement et que, vu sous cet angle, publique, conduire cette transformation ensemble.
le taux actuel de 65 pour cent soit certainement un taux très Je voudrais insister enfin, pour en terminer avec le revenu pari-
confortable, supérieur - j'ose le dire et il faut avoir quelque taire, sur l'intégralité de l'article 29. Je crois que le mieux est de
courage politique pour le faire - à l'exigence réelle de la sécu- vous rappeler la teneur de cet article tel qu'il figure aujourd'hui
rité du pays. Mais là n'est pas mon objectif prioritaire, ni celui dans la loi - ce sera la meilleure réponse que je puisse donner
du Conseil fédéral. Il s'agit réellement, en cette matière, d'évi- aux questions qui m'ont été posées hier: «Les mesures pré-
ter que nous ne descendions en dessous d'un seuil critique, vues par la présente loi doivent être appliquées de manière à
que nous dépassons sensiblement maintenant Par consé- permettre aux produits agricoles indigènes de bonne qualité
quent, ne calibrons pas notre politique agricole en fonction d'atteindre des prix qui couvrent les frais de production
d'un taux d'auto-approvisionnement à réaliser dans tel ou tel moyens, calculés sur une période de plusieurs années,
délai car il est sensiblement dépassé, mais orientons-nous d'entreprises agricoles exploitées d'une façon rationnelle et
vers le marché. Si, un jour, la menace venait à changer de fi- reprises à des conditions normales» - cela serait donc com-
18. März 1992 233 Landwirtschaft
piété par l'adjonction de M. Schmid Carlo, à savoir l'inclusion Que les paysans suisses, dont je sais qu'ils sont insécurisés,
des paiements directs. On peut encore lire, à l'alinéa 2 de cet et qu'ils ont été insécurisés, puissent être investis de notre
article 29, que «les autres branches de l'économie et les confiance dorénavant, je crois que c'est indispensable au dé-
conditions matérielles des autres classes de la population se- veloppement de notre agriculture car, d'une part le 7e rapport
ront prises en considération». C'est un point très important. et ses premières applications, d'autre part la volonté que vous
Cela signifie que dans la définition du revenu paritaire, on de- avez exprimée dans ce débat, devraient constituer les garan-
vra tenir compte de l'orientation de cette politique agricole ties dont les paysans ont besoin et devraient leur assurer qu'à
nouvelle telle que nous l'envisageons dans le 7e rapport et de l'avenir ils pourront disposer, dans un statut de plus grande li-
l'adaptation nécessaire des structures de l'entreprise agricole berté d'action que par le passé, de l'appui matériel de la
de demain, de l'entreprise agricole «new-look», que nous vou- Confédération et des pouvoirs publics, mais au-delà de l'ap-
lons conforme au 7e rapport sur l'agriculture. pui matériel, de l'appui et de la sympathie en général du peu-
Je terminerai en répondant à une question qui m'a été posée ple suisse.
hier à de réitérées reprises et par une brève conclusion. La C'est par là que je termine, en disant que ce peuple, ce n'est
question avait trait à la recherche agricole. Dans ce domaine, pas à l'égard de l'agriculture seulement un ensemble de
une recherche pilote, complète, doit continuer, dans l'intérêt contribuables et de consommateurs qui savent qu'il faut sou-
non seulement de la science, de la technique, mais aussi dans tenir cette agriculture par les achats qu'on y fait et par les paie-
l'intérêt général, par tout ce qui est entrepris notamment dans ments directs qu'on veut lui attribuer - et qui ne seront pas
la recherche d'agricultures de type écologique ou «extensifié». minces - mais qu'au-delà de cet appui matériel il y a l'appui
Elle est indispensable à l'agriculture pour que les paysans moral de l'ensemble du peuple. On ne pourrait pas imaginer la
puissent choisir, en toute connaissance de cause, les moyens Suisse de demain réduite à des impératifs technocratiques et
techniques, les moyens de gestion et de conduite de leurs strictement économiques sans une agriculture prospère et
entreprises, puisque nous voulons, davantage encore que par saine à laquelle nous avons redonné les moyens d'être adap-
le passé, qu'ils soient les patrons de ces entreprises et qu'ils tée aux conditions de notre temps, et c'est ce que nous vou-
aient une latitude de manoeuvre que le tissu aujourd'hui trop lons dans ce pays. Le 7e rapport est le moyen général d'y par-
dense des réglementations ne leur laisse pas toujours, il faut venir, mais encore faut-il, pour qu'il se réalise, que l'on soit
bien l'admettre. convaincu, et vous avez fait la démonstration que c'est le peu-
C'est donc bien dans l'esprit du 7e rapport, de l'assouplisse- ple suisse tout entier qui veut l'appliquer et qui veut le soutenir.
ment des méthodes, de l'ouverture que de continuer notre re-
cherche agricole. Il faut cependant la développer selon des Antrag der Kommission
critères rationnels et économiquement soutenables. C'est Kenntnisnahme vom Bericht
dans cette volonté qu'une étude très détaillée et minutieuse a Proposition de la commission
été confiée à un groupe d'experts placés sous la direction de Prendre acte du rapport
M. Dominique Haenni, ancien chancelier de l'Etat de Genève.
Celui-ci va déposer incessamment ses conclusions qui por- Angenommen -Adopté
tent sur l'organisation de l'Office de l'agriculture et, en particu-
lier, sur l'organisation des centrales de conseil agricole, telles Abschreibung - Classement
qu'elles existent dans notre pays. Dire que des conclusions
sont déjà prises par cette commission est prématuré, a fortiori Antrag des Bundesrates
encore, que des conclusions seraient prises dans ce domaine Abschreiben der parlamentarischen Vorstösse
par le département ou le Conseil fédéral, serait tout à fait pré- gemäss Seiten l und II des Berichtes
maturé. Je ne peux donc pas dire qu'une station sera suppri- Proposition du Conseil fédéral
mée - on parlait de Reckenholz par exemple hier - non plus Classer les interventions parlementaires
que tel ou tel élément de détail dans l'organigramme futur de selon les pages I et II du rapport
l'Office de l'agriculture est décidé. Tout cela fera l'objet de mi-
nutieuses analyses et il n'est pas du tout dit que nous soyons Angenommen -Adopté
amenés à conclure semblablement. Dans ce domaine la situa-
tion est absolument ouverte, et rien, dans le 7e rapport ni dans
les propositions actuelles, ne change quoi que ce soit à l'inten-
tion du Conseil fédéral.
Je clos ce débat d'entrée en matière en vous remerciant en- Ad 92.011
core une fois de l'accueil que vous avez réservé à ce
7e rapport et aux principes, nouveaux pour certains d'entre Motion der Kommission
eux, qu'il comporte. Votre volonté et la volonté du Conseil fé- Sozialmassnahmen im Landwirtschaftsbericht
déral sont de permettre à l'agriculture suisse, rien de plus, rien Motion de la commission
de moins, des mutations, à l'avenir indispensables pour la Mesures sociales dans le rapport sur l'agriculture
compétitivité de celle-ci, pour son maintien dans notre écono-
mie nationale et dans notre vie nationale, mais au prix du main-
tien de certaines pratiques et de certains textes qui gardent
toute leur validité, et du changement de ceux des textes et de
celles des pratiques qui doivent être abandonnés parce qu'ils Wortlaut der Motion vom 9. März 1992
sont caducs et parce qu'ils constituent un système beaucoup Der Bundesrat wird beauftragt, die Gesetzesbestimmungen
trop rigide à rencontre de cette agriculture. vorzubereiten, damit die im Landwirtschaftsbericht vorgese-
Il s'agit de rapprocher l'agriculture suisse du marché intérieur, henen sozialen Massnahmen (Ziffer. 358, Teil 3) so rasch als
de la rapprocher donc des autres secteurs économiques, et möglich anwendbar sind.
de ne plus la traiter de bout en bout comme un cas particulier,
échappant à toutes les règles générales de l'économie de Texte de la motion du 9 mars 1992
marché, et il s'agit de rapprocher cette agriculture suisse de Le Conseil fédéral est chargé d'élaborer les dispositions léga-
l'agriculture des autres dont elle s'est constamment détachée, les pour que les mesures sociales prévues dans le rapport sur
en particulier ces dernières années. Assurer au pays sa mis- l'agriculture (chiffre 358, partie 3) soient applicables dans les
sion d'approvisionnement minimal -je vous ai dit que celle-ci meilleurs délais.
était largement assurée par les chiffres actuels que nous
avons obtenus - continuer d'assurer au pays son peuplement, Ueberwiesen - Transmis
y compris dans les zones rurales les moins favorisées, contri-
buer à assurer au pays son environnement, voilà la tâche que
nous voulons attribuer à l'agriculture. An den Nationalrat-Au Conseil national
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
7. Landwirtschaftsbericht
7e rapport sur l'agriculture
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1992
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Ständerat
Conseil Conseil des Etats
Consiglio Consiglio degli Stati
Sitzung 09
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 92.011
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 18.03.1992 - 08:30
Date
Data
Seite 229-233
Page
Pagina
Ref. No 20 021 175
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