Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 91-410 KI-generiert

Parliamentary Initiative Against Retroactive Popular Initiatives

Geschäftsnummer VPB 91-410
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang Gutgeheissen (Allowed)

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

The parliamentary initiative aimed to prevent retroactive provisions in popular initiatives. The core of the debate centered on whether to implement a prohibition on retroactive clauses in popular initiatives, with arguments focusing on legal certainty versus the expansion of direct democracy rights. Ultimately, the chamber voted to adopt a measure that would, in principle, prohibit such retroactive provisions, while also discussing and making changes to the deadlines for processing popular initiatives to ensure a more efficient direct democracy process.

Legislator-Regeste

KI-generiert

Art. 121 BV, Art. 122 BV, Art. 122 heisst, Art. 122 Absatz, Art. 121 Absatz, Art. 121 Ab; Parliamentary Initiative Against Retroactive Popular Initiatives: The core of the debate centered on whether to implement a prohibition on retroactive clauses in popular initiatives, with arguments focusing on legal certainty versus the expansion of direct democracy rights. Ultimately, the chamber voted to adopt a measure that would, in principle, prohibit such retroactive provisions, while also discussing and making changes to the deadlines for processing popular initiatives to ensure a more efficient direct democracy process.

Schlagwörter

KI-generiert
parlamentarische Initiative direkte Demokratie Rückwirkung Gesetzesänderung Initiativrecht Rechtssicherheit

Zitierte Gesetzesbestimmungen

KI-generiert
Art. 121 BV
alors de suivre, également, les propositions qui vous été faites, hat (Art. 121 Abs.
Art. 122 BV
Art. 122 Abs. 2 (neu) Proposition de la commission
Art. 122 heisst
Art. 122 Abs. 2 (neu) Proposition de la commission
Art. 122 Absatz
Art. 122 Abs. 2 (neu) Proposition de la commission
Art. 121 Absatz
alors de suivre, également, les propositions qui vous été faites, hat (Art. 121 Abs.
Art. 121 Ab
alors de suivre, également, les propositions qui vous été faites, hat (Art. 121 Abs.
Art. 20 al. 2 passt
2 (nouveau) Art. 20 (nouveau)
Art. 20al. 1 Für
1 -Introduction, titre, art. 20al.
KI-generiert

Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

KI-generiert
Art. 121 al. 3bis BV

Used to prohibit retroactive provisions in popular initiatives.

Art. 121 al. 5, 6 BV

Used to establish time limits for the processing of popular initiatives.

Art. 122 al. 2 BV

Used to mandate the legislature to set maximum deadlines for processing popular initiatives.

Art. 20 Abs. 1, 2, Art. 121 Abs. 3bis BV

Transitional provisions applied to ensure the retroactive prohibition applies to future initiatives.

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Volltext

Initiative parlementaire. Dispositions rétroactives 812 N 28 avril 1993

Antrag Gros Jean-Michel Abstimmung - Vote

Die Motionen 92.3200 (Gros Jean-Michel) und 92.3211 (Cou- Für den Antrag Gros Jean-Michel 56 Stimmen

tau) «Belebung der Wirtschaft und des Wettbewerbs» sind Für den Antrag des Bundesrates 19 Stimmen

nicht abzuschreiben.

An den Ständerat-Au Conseil des Etats

Proposition du Conseil fédéral

Classer les interventions parlementaires

selon les pages 2 et 3 du message 93.100

Proposition Gros Jean-Michel

Ne pas classer les motions 92.3200 (Gros Jean-Michel) et #ST# 91.410

92.3211 (Coutau) intitulées «Revitalisation de l'économie par

renforcement de la concurrence». Parlamentarische Initiative

(Zwingli)

Behandlung

M. Gros Jean-Michel: Aux pages 2 et 3 du message sur le pro- von rückwirkenden Bestimmungen

gramme consécutif au rejet de l'Accord EEE, le Conseil fédéral in Volksinitiativen

nous propose de classer plusieurs interventions parlementai-

res, dont les motions identiques 92.3211 du 9 juin 1992 et Initiative parlementaire

92.3200 du 9 juin 1992 présentées respectivement par (Zwingli)

M. Coutau au Conseil des Etats et par moi-même au Conseil Initiatives populaires.

national. Dispositions rétroactives

L'idée du Conseil fédéral est sans doute qu'au travers du rap-

port qu'il nous présente, et plus particulièrement son volet Fortsetzung - Suite

consacré à la régénération de l'économie, il considère les ob-

jectifs des motions atteints. Or, ce n'est certainement pas le Siehe Seite 793 hiervor- Voir page 793 ci-devant

cas.

Je voudrais insister tout d'abord sur le fait que les motions en

question ne se contentaient pas de demander au Conseil fé-

déral un rapport, auquel cas nous aurions pu éventuellement

admettre que le mandat du gouvernement était ainsi rempli. Dettling: Als Vertreter der FDP-Fraktion möchte ich Ihnen

Mais non, nous demandions au Conseil fédéral de réviser les nochmals mit Nachdruck Eintreten auf die Vorlage empfehlen.

dispositions du droit public et du droit privé qui ont pour effet Ich will hier nicht wiederholen, was bereits gesagt worden ist,

ou pour objet de restreindre la concurrence à l'intérieur du sondern mich mit zwei Aspekten dieser zugegebenermassen

pays. Force nous est de constater qu'aujourd'hui aucune dis- heiklen Materie auseinandersetzen:

position n'a encore été modifiée. Le rapport va certes dans la 1. das Problem der Rechtssicherheit, expliziert am Beispiel

bonne direction, indique une volonté d'aller dans le sens pré- der Rothenthurm-lnitiative;

conisé par les motionnaires, mais ne reste pour l'instant 2. die Frage der Unvollkommenheit der vorgesehenen Verfas-

qu'une promesse de lancer un certain nombre de procédures sungsvorschriften.

de consultation. Il faut donc, à nos yeux, et sans doute aussi à Die Gegner der neuen Regelung fechten vorab mit dem Argu-

ceux des 108 conseillers nationaux qui ont cosigné ma mo- ment, man dürfe dem Volk in der Ausübung seines demokrati-

tion, maintenir la pression sur le gouvernement de manière à schen Initiativrechtes keine materiellen Schranken setzen.

ce que les intentions se concrétisent. Grundsätzlich sind wir alle mit dieser in unserer Rechtstradi-

J'ajoute que si la révision de la loi sur les cartels, dont la de- tion verankerten Maxime einverstanden. Indessen kann da-

mande était au coeur des préoccupations des motionnaires, durch der andere, in unserem Land ebenfalls hochgehaltene

est largement traitée dans le rapport sur la régénération, il n'en Grundsatz der Rechtsstaatlichkeit und Rechtssicherheit in al-

est pas de même d'un autre point très important lui aussi. ler Form in Frage gestellt sein.

Nous demandions au Conseil fédéral d'ouvrir au secteur privé Nehmen Sie das Beispiel der Rothenthurm-lnitiative, die nicht

les marchés où les entreprises publiques et les régies fédéra- nur im Gebiet von Rothenthurm tiefgreifende Folgen haben

les exercent une position dominante ou de monopole. Ce wird, sondern darüber hinaus für Moore und vor allem für

point a lui aussi été accepté par le Parlement sous forme de Moorlandschaften in der ganzen Schweiz gilt Nicht weniger

motion le 14 décembre 1992 et ce, contre l'avis du Conseil fé- als viereinhalb Jahre liegen nämlich bei dieser rückwirkenden

déral. Nous devons cependant constater que cette question Volksinitiative zwischen dem Stichtag der von den Initianten

n'est à aucun moment traitée dans le rapport. Il faut dès lors vorgegebenen Rückwirkung, dem 1. Juni 1983, und dem Tag

admettre que les objectifs souhaités par le Parlement à travers der Annahme durch das Volk am 6. Dezember 1987.

ces motions ne sont pas ou, en tout cas, pas encore remplis et In dieser Schwebezeit von sage und schreibe 50 Monaten war

qu'il y a donc lieu de ne pas les classer. nicht einmal klar, was man unter einer Moorlandschaft im ein-

Monsieur le Président de la Confédération, vous souhaitiez, ou zelnen zu verstehen hat, geschweige denn, wie diese abzu-

c'est plutôt M. Delamuraz qui souhaitait, dans le débat consa- grenzen sei. Obendrein wurde diese Initiative noch mit der Ver-

cré au rapport, obtenir un large soutien parlementaire dans le pflichtung angereichert, wonach die Ersteller, die nach gelten-

combat qui s'annonce rude en faveur de la régénération de dem Recht korrekt vorgegangen waren, ihre Bauten und Anla-

l'économie suisse. Vous l'obtiendrez sans doute, et ces mo- gen in den später erst definierten Moorlandschaften auf ei-

tions en sont une preuve tangible, puisque, premièrement, gene Kosten wieder abzubrechen haben. Dieses Beispiel

elles émanent des quatre partis bourgeois, et, deuxièmement, zeigt mit allem Nachdruck die maximale Rechtsunsicherheit

qu'elles vont largement à la rencontre des idées défendues für die im Einzelfall durch eine schrankenlose Verfassungsin-

par le Conseil fédéral lui-même dans le rapport. Nous ne itiative betroffenen Bürger.

voyons donc pas l'intérêt que pourrait trouver le gouverne- Ich frage die Gegner der Kommissionsvorlage, insbesondere

ment à se priver de ce soutien majoritaire en enterrant une mo- auch Herrn Gross Andreas, der sich pikanterweise zu dieser

tion qu'il aurait quasiment pu faire sienne. Problematik nicht geäussert hat: Wo bleibt da die Rechtssi-

C'est pourquoi et en conclusion je vous demande de ne per- cherheit? Wo bleibt die Rechtsstaatlichkeit? Wie sollen sich die

mettre le classement de ces motions qu'une fois les lois cor- Betroffenen in der mehrere Jahre andauernden Schwebezeit

respondantes sous toit, et donc de voter pour l'instant en fa- verhalten? Wie können sie sich für ihr im guten Glauben erfolg-

veur de ma proposition. tes Handeln bzw. für ihre aufoktroyierte Untätigkeit schadlos

28. April 1993 N 813 Parlamentarische Initiative. Rückwirkende Bestimmungen

halten? Diesem selbst von den Initianten kaum in Abrede ge- in die Volksrechte, es ist vor allem auch ein Misstrauensvotum

stellten Interessengegensatz muss doch im Dienste aller Be- dem Volke, dem Souverän gegenüber.

teiligten abgeholfen werden, und zwar durch Erlassvon geeig- Die Vergangenheit hat immer wieder gezeigt, dass die Stimm-

neten Spielregeln. bürgerinnen und Stimmbürger sehr wohl in der Lage sind, dif-

Nun ist zwar zuzugeben, dass eben diese Spielregeln nach ferenziert zu werten und dann auch abzustimmen. Sie sind

unserem Verfassungsverständnis nicht vollkommen sein kön- ohne weiteres in der Lage, Initiativen - sei es mit oder ohne

nen. Es wird denn auch immer wieder dagegen vorgetragen - Rückwirkung - abzulehnen oder aber - das kann das Volk

so etwa durch Herrn Gross -, dass die initiierten Spielregeln eben auch - anzunehmen. Diese differenzierte Betrachtungs-

durch die Spieler selber, d. h. durch das Volk als Verfassungs- weise haben wir sowohl bei der Rothenthurm-lnitiative gese-

geber, jederzeit mittels einer neuen Initiative im Einzelfall un- hen, wir haben sie aber auch bei den Abstimmungen zur Parla-

terlaufen werden können. Das trifft zwar in der Theorie zu. Al- mentsreform schmerzlich gespürt.

lein in der Praxis werden die Initiativen nicht durch das Volk, Die Tatsache, dass man heute ein Rückwirkungsverbot einfüh-

sondern durch die Initianten - oder, wenn Sie so wollen, durch ren will, zeigt, dass im Bereich der Volksrechte offenbar Hand-

die Spielführer-initiiert. Sie geben die Initiativtexte vor, und in- lungsbedarf besteht. Das Unbehagen ist weit verbreitet Statt

soweit sind sie auch in erster Linie die Adressaten der Spielre- die erkannten Mängel mit einer fortschrittlichen Reform zu be-

geln. Die Praxis zeigt, dass sich die Initianten in der Tat an heben, will die Kommissionsmehrheit mit einer kleinlichen, ja

diese Spielregeln halten, wie etwa das Beispiel des bereits seit mit einer kleinkarierten Einschränkung fundamental in Volks-

1891 bestehenden verfassungsrechtlichen Gebots der Einheit rechte eingreifen. Dies notabene ohne damit das Problem zu

der Materie deutlich macht. beheben! Das Rückwirkungsverbot ist eine reine Scheinlö-

Die Initianten sind denn auch weder risikofreudige Schlau- sung, kann es doch mit einer entsprechenden Formulierung

meier, wie das heute morgen Herr Ruf darzustellen versuchte, leicht und ohne Problem umgangen werden.

noch notorische Unterwanderer oder Aushöhler der vom Volk Die Lösung der Kommissionsmehrheit wird damit weder zur

selbst aufgestellten Spielregeln. Damit nun aber solche Spiel- Rechtssicherheit noch zur späteren oder zur grösseren Glaub-

regeln zur Ueberwindung des latenten Interessengegensat- würdigkeit beitragen. Sie führt aber dazu, dass an der Unan-

zes - schrankenlose Volksrechte auf der einen, Rechtsstaat- tastbarkeit der Volksrechte gerüttelt wird.

lichkeit und Rechtssicherheit auf der anderen Seite - über- Dieser Eingriff erscheint sicher vielen hier in diesem Rat unbe-

haupt an die Adresse der Initianten ergehen können, müssen denklich, weil rückwirkende Bestimmungen stets einen scha-

wir Volk und Ständen zunächst die Gelegenheit geben, sich len Beigeschmack haben. In einem Zeitpunkt, wo im Rahmen

darüber auszusprechen, ob sie überhaupt, und wenn ja, wel- der Annäherung an Europa - auch das war ein Thema dieser

che Schranken sie wollen. Woche - die Angst vor einem Verlust von Volksrechten wächst,

Im Gegensatz zu Herrn Gross finde ich daher den vorliegen- ist die Beschränkung des Initiativrechtes eine Entwicklung in

den Vorschlag nicht anmassend. Vielmehr fände ich es an- der falschen Richtung.

massend, wenn wir als Parlament und Führungsorgan Volk Ich bitte Sie daher dringend - im Interesse von uns allen; ich

und Ständen keinen solchen Vorschlag unterbreiten würden, denke, auch im Interesse der Mehrheit, wenn ich an die Volks-

nachdem in breiten Bevölkerungskreisen diesbezüglich ein vi- abstimmung denke -, der Minderheit zuzustimmen.

rulentes Unbehagen auszumachen ist.

Volk und Stände können sich mit ja oder nein dazu ausspre- Frau Stamm Judith: Wie bereits mehrfach ausgeführt, müssen

chen, und ich bin überzeugt, dass sie in ihrer Mehrheit ver- wir uns beim vorliegenden Geschäft die Grundsatzfrage stel-

nünftige Spielregeln befürworten. Verschaffen wir also Volk len, ob ein Bedarf besteht, materielle Schranken der Verfas-

und Ständen diese Möglichkeit. Geben wir ihnen diese sungsrevision zu regeln. Dass Schranken bereits bestehen -

Chance und stimmen wir der parlamentarischen Initiative zu! wie Herr Fritschi Oscar zum Beispiel ausgeführt hat -, ist

unbestritten. Das Verbot der Rückwirkung ist lediglich ein

Tschäppät Alexander: Der Unmut über unliebsame Sonderfall.

Initiativen - ich nenne die Stichworte Rothenthurm und Neuch- Bis jetzt herrschte in unserem Land die Auffassung, es sei

len-Anschwilen - war sicher ursächlich für diese parlamentari- wichtiger, dem politischen Prozess Raum zu geben, als

sche Initiative. Da wurde dann etwa von schlechtem Demokra- Schranken gegen alles Mögliche einzubauen. Diese Meinung

tieverständnis gesprochen, es hiess, die Rechtsunsicherheit haben auch wir in diesem Haus durch unsere grosszügige

sei sehr problematisch, Verwilderung halte Einzug in diesem Haltung gegenüber Volksinitiativen immer wieder bestätigt.

Lande, und viele andere Argumente wurden angeführt. In der Wir leben nun seit hundert Jahren mit diesem Instrument der

Tat-da teile ich nun die Meinung der Kommissionsmehrheit - Volksinitiative. Wir haben davon vernünftigen Gebrauch ge-

sind solche Rückwirkungsklauseln an und für sich unerfreu- macht Wir hatten Vertrauen zu uns selbst, den Angehörigen

lich. Damit hat es sich dann aber schon mit dem Teilen der einer direkten Demokratie.

Meinung der Mehrheit. Der Vorschlag, der Ihnen heute vorliegt, ist - es wurde bereits

Dass es immer mehr solche Initiativen gibt, hat seinen Grund gesagt - aus Unmut über ganz spezielle Geschäfte geboren

sicher im Fehlen des Verwaltungsreferendums. Sie werden worden. Für diese speziellen Geschäfte greift er nicht mehr,

heute noch die Chance haben, auch darüber zu sprechen und und Unmut ist ein schlechter Berater. Wir müssen zur Kenntnis

diesbezüglich dann entsprechend Farbe zu bekennen. Es ist nehmen, dass unser Volk, der Souverän, zu einem neuen poli-

trotz anderslautendem Verfassungstext den Stimmbürgerin- tischen Selbstverständnis erwacht, vermehrt Einfluss auf den

nen und Stimmbürgern nach wie vor verwehrt, bei wichtigen, Gang der Dinge nehmen will, und dazu passen unsere Instru-

aber eben nicht referendumsfähigen Geschäften mitsprechen mente nicht mehr richtig.

zu dürfen. Ich denke da an die letzten Initiativen (F/A-18-Kauf); Ich bejahe den Handlungsbedarf im Bereich der Volksrechte.

ich denke auch an den Bau von Atomkraftwerken usw. Wir müssen die Instrumente der direkten Demokratie über-

Der grosse Erfolg von Unterschriftensammlungen und auch denken. Aber wir müssen dies, wie es der Bundesrat vor-

die rege Anteilnahme im Vorfeld von Abstimmungen zeigen schlägt, im Zusammenhang tun und nicht häppchenweise.

aber immer wieder deutlich, dass das Volk in diesen Fragen Denn wenn wir an einem Faden ziehen, gerät das ganze Ge-

eben mitsprechen will. Statt diesem legitimen Wunsch nach füge aus dem Rahmen. Wenn Sie zum Beispiel zum Rückwir-

mehr Mitsprache nachzukommen, will man mit einer Strafak- kungsverbot ja sagen, müssten Sie fairerweise zum Verwal-

tion die Initianten und letztlich damit eben die Stimmbürgerin- tungsreferendum auch ja sagen. Sie wissen aber, dass noch

nen und Stimmbürger disziplinieren. viel mehr Fragen im Raum stehen.

In der Schweiz haben die Volksrechte einen sehr hohen Stel- Die Unterschriftenzahl steht immer wieder zur Diskussion. Un-

lenwert. Bis heute hat man es deshalb zu Recht vermieden, bei terschriften sammeln soll zeitlich und örtlich eingeschränkt

Initiativen irgendwelche inhaltliche Schranken vorzugeben. werden. Es soll untersucht werden, wieweit Geld -vorhande-

Würde man nun ein Rückwirkungsverbot einführen, so wiche nes und nicht vorhandenes - auf das Funktionieren der direk-

man von dieser bewährten und meiner Meinung nach unan- ten Demokratie Einfluss nimmt Wir haben in diesem Hause

tastbaren Praxis ab. Dies ist nicht nur ein gefährlicher Eingriff schon die Einheits-initiative begraben, aber wir werden uns in

Initiative parlementaire. Dispositions rétroactives 814 N 28 avril 1993

diesem Hause mit dem konstruktiven Gesetzesreferendum Kommt eine Vorlage trotzdem durch, so wirft sie ein beson-

befassen müssen. ders grelles Licht auf Unterlassungssünden, die in der Politik

Wir müssen diese Fragen im Zusammenhang überdenken, im vorausgegangen sind. Dann war es noch einmal die letzte

Zusammenhang lösen und dann im Zusammenhang dem Gelegenheit, gewisse Standpunkte gründlich zu überdenken

Volk präsentieren und erklären; denn allfällige Aenderungen und darauf zurückzukommen. Aber dazu sind oft jene nicht

sehen isoliert ganz anders aus als in einem grösseren Zusam- bereit, die sich nachträglich über Rechtsunsicherheit

menhang. beklagen.

Ich kenne natürlich Ihr Misstrauen gegenüber Lösungen im Alle Massnahmen, die darauf gerichtet sind, die Volksrechte

Zusammenhang. Der Sankt-Nimmerleins-Tag lässt grüssen! zu beschneiden, werden aus dem engen Geist des Prestiges

Mit dem vorliegenden Geschäft ist es aber anders. Die Totalre- und der Verbandsinteressen geboren. Diese verleiten dazu,

vision der Bundesverfassung ist uns für diese Legislatur ver- je nach dem, was nützt, etwas abzuschaffen oder einzufüh-

bindlich versprochen worden. Die Volksrechte werden ein Teil ren, ungeachtet dessen, was langfristig sinnvoll ist

dieser Totalrevision sein. Dann müssen wir harte Knochenar- Nichts gegen eine angemessene Interessenvertretung im

beit leisten, die Instrumente unserer direkten Demokratie Parlament, aber wir Politikerinnen und Politiker haben dar-

überprüfen, vielleicht neu schmieden und dann als Ganzes über hinaus auch Verantwortung für das Ganze wahrzuneh-

vor dem Volk in der Volksabstimmung vertreten. men. Wir müssen uns immer wieder von einer blossen Politik

Ich beantrage Ihnen daher, dem Antrag der Minderheit zu fol- der Verbände und Interessengruppen zu einer Politik der Pro-

gen und nicht einzutreten. blemlösungen durchringen.

Bei einer sachbezogenen, die Verantwortung für das Ganze

Schmid Peter: Es ist nachgerade Mode geworden, dem Sou- wahrnehmenden Politik werden rückwirkende Bestimmun-

verän am Zeug zu flicken. Die parlamentarische Initiative, wel- gen in Volksinitiativen überflüssig. Die politische Frage darf

che rückwirkende Bestimmungen in Volksinitiativen verhin- darum nicht lauten: Was tut man gegen rückwirkende Be-

dern will, ist nur eine unter mehreren Bemühungen, an den stimmungen in Volksinitiativen?; sondern: Was tun wir für

Volksrechten Abstriche vorzunehmen oder doch zu verhin- eine umfassende, verantwortungsbewusste und allen Proble-

dern, dass sie erweitert werden. Ins gleiche Kapitel gehören men Rechnung tragende Politik?

Versuche, Unterlistenverbindungen zu verbieten, in manchen In diesem Sinn geht an den Bundesrat ein Kompliment für

Kantonen gar Listenverbindungen, aber auch Anstrengungen seine weitsichtige Stellungnahme, die wahrhaft staatsmänni-

gewisser Parteien, ihren unaufhaltsamen Niedergang mit der sches Format hat Beweisen auch Sie Format, Grosse und

Einführung des Majorzwahlsystems von Exekutivbehörden zu Grosszügigkeit - treten Sie auf die Vorlage nicht ein.

kaschieren. Spätestens wenn sie dann selbst am erforderli-

chen Quorum scheitern - davon bin ich überzeugt -, fordern

sie die sofortige Wiedereinführung der Listenverbindungen. Fischer-Seengen, Berichterstatter: Gestatten Sie mir, dass

Dasselbe könnte auch bei rückwirkenden Bestimmungen von ich auf ein paar Argumente, die in der interessanten Diskus-

Volksinitiativen geschehen. sion vorgebracht worden sind, noch kurz eintrete.

Zu Recht ist auch erkannt worden, dass die Ausschliessung Herr Gross Andreas hat harte Worte verwendet Er hat eine phi-

des Volks bei Entscheiden von hoher Tragweite indirekt nicht losophisch unterlegte Breitseite abgefeuert und gesagt, unser

nur mit der wachsenden Zahl von Volksbegehren zusammen- Vorschlag sei anmassend, falsch und unnötig; er hat Sie gebe-

hängt, sondern auch mit Klauseln, die verhindern wollen, dass ten, sich nicht verführen zu lassen. Nun, wenn Sie unseren

über Verschleppungstaktik vollendete Tatsachen geschaffen Vorschlägen zustimmen, lassen Sie sich höchstens zu etwas

werden. Gutem verführen, aber nicht zu dem Schlechten, das Herr

Wohl das unerfreulichste Beispiel der Nichtanerkennung ei- Gross Andreas Ihnen beliebt zu machen versuchte.

nes Volksentscheids war die Reaktion nach der Abstimmung Wir wollen die Rechte unserer Demokratie nicht schmälern,

über den Europäischen Wirtschaftsraum. Zeitweise gewann nein. Es geht uns lediglich darum, Missbrauchsbekämpfung

man den Eindruck, die unterlegenen Befürworter dächten zu betreiben, im Interesse der Rechtssicherheit und der Re-

ernsthaft daran, das Volk gegen ein anderes auszuwechseln, spektierung unserer Kompetenzordnung Leitplanken zu set-

nur um auf ihrer Rechthaberei sitzen bleiben zu können. Dass zen. Auch die Demokratie braucht Spielregeln. Dadurch soll

sie sich vielleicht selbst geirrt haben könnten, wiesen sie weit das Initiativrecht in seinem Gehalt nicht tangiert werden. Wenn

von sich. aber mit einem Volksrecht augenfällig Missbrauch getrieben

Der Souverän ist beileibe nicht unfehlbar. Ich würde sogar ent- wird, muss unsere Rechtsordnung dafür sorgen, dass das

gegen anderen Stimmen sagen, das Volk hat auch nicht im- Volksrecht zwar nicht geschmälert, aber dessen missbräuchli-

mer recht Aber es hat genauso wie wir Parlamentarierinnen che Anwendung verhindert wird.

und Parlamentarier ein Recht darauf, einmal unrecht zu ha- Die anderen Votanten haben eine Menge Argumente vorge-

ben. Die Wahrheit ist nicht zu finden, indem man um jeden bracht. Einige Stichworte: Herr Ruf sprach von Entmachtung

Preis angebliche Fehler zu verhüten trachtet, sondern indem des Volkes; Frau Caspar-Hutter davon, dass man gegen das

man den Umweg über den Irrtum zur Wahrheit notfalls zulässt Volk regiere, dem Volk die Mündigkeit abspreche; Frau Bühl-

Wir in diesem Saal nehmen uns dieses Recht auch heraus, ge- mann sprach von massiver Eindämmung der Volksrechte, da-

legentlich gescheiter zu werden. Häufig genug tun wir dies nur von, dass man der Demokratie den Riegel schiebe, und von

unter dem Druck der Verhältnisse und der klaren Willenskund- Demokratieabbau; Herr Tschäppät Alexander sprach von ei-

gebung einer Mehrheit der Stimmberechtigten. ner Scheinlösung, davon, dass man an der Unantastbarkeit

Eines sollte für ein Land mit demokratischer Tradition unter- der Volksrechte rütteln wolle. Herr Schmid Peter sprach

dessen klar geworden sein: Am Volk kommt man nicht vorbei, schliesslich noch davon, dass man sich darum bemühe, an

egal ob man dessen Rechte erweitert, beschneidet oder ganz den Volksrechten Abstriche vorzunehmen.

abschafft Wer nicht am Puls des Volkes politisiert, verliert Zusammenfassend und abschliessend möchte ich dazu ein-

selbst den Boden unter den Füssen und versteigt sich in Vor- fach noch einmal sagen: Die Vorlage will keinen Abbau der

haben, die früher oder später Schiffbruch erleiden. Demokratie, die Vorlage will keine Entmachtung des Volkes,

In den Initiativen spiegelt sich der Wille oder manchmal auch und sie will schon gar nicht dem Volk seine Mündigkeit ab-

der Unwille der Stimmberechtigten gegenüber seinen Vertre- sprechen. Unsere Vorlage ist lediglich eine Vorkehr, um das

tern in Exekutive und Legislative. Wir müssen auch diesen Un- Funktionieren der Demokratie sicherzustellen, Missbräuche

willen zulassen, wenn uns am politischen Dialog gelegen ist zu verhindern, und sie will dafür sorgen, dass auch andere

Die Angst, es könnte etwas ohne unseren Segen und unsere Grundsätze unserer Demokratie eingehalten werden, so die

Schulmeisterei Schiffbruch erleiden, ist unbegründet Einmal Rechtssicherheit und die verfassungsmässige Kompetenz-

ist kein Entscheid absolut unumkehrbar, zum ändern erwei- ordnung. Wir wollen, dass die Volksrechte im Geiste unserer

sen sich allzu plumpe Rückwirkungsbestimmungen schon vor Verfassung ausgeübt werden, wie Herr Ducret treffend festge-

dem Entscheid als Klumpfuss, der die Initianten selbst am Er- halten hat, nicht mehr und nicht weniger.

folg hindert In diesem Sinne bitte ich Sie, auf diese Vorlage einzutreten.

28. April 1993 N 815 Parlamentarische Initiative. Rückwirkende Bestimmungen

M. Guinand, rapporteur: Les opinions me paraissent être fai- disait tout à l'heure, à savoir que votre assemblée n'a pas jugé

tes. Il ne m'apparaît donc pas nécessaire de reprendre les ar- qu'on pouvait s'opposer à l'initiative concernant les avions de

guments des uns et des autres. Je souhaiterais seulement combat, parce qu'effectivement, juridiquement, elle n'a pas

ajouter quelques remarques sur l'esprit démocratique ou non d'effet rétroactif. En cela, je ne peux pas suivre l'argumentation

démocratique qui émanerait des propositions de la majorité de M. Borei François. Je ne crois pas que le vote de votre

de la commission. conseil tout à l'heure signifiera aux citoyens: «Si vous votez le

On a dit que la majorité de la commission voulait restreindre 6 juin sur les initiatives proposées, c'est la dernière fois.» Ce

les droits populaires, qu'elle voulait punir ou faire la leçon, que n'est pas vrai, parce que, sauf si des gens sont assez bêtes

ce n'était pas digne du Parlement. M. Gross Andréas a même pour présenter un texte qui ait effectivement un effet rétroactif

ajouté que nous n'étions pas le souverain. Mais oui, nous ne écrit, jamais l'assemblée ne pourra véritablement le constater

sommes pas le souverain et nous n'entendons pas le devenir. et dire: «Cette initiative a un effet rétroactif.» Donc c'est inutile.

Il est cependant de notre devoir de rendre attentif ce souve- Le Conseil fédéral est aussi de l'avis que cette initiative est im-

rain, qui est le peuple et les cantons, des conséquences de possible à appliquer. On a senti la difficulté, au sein de la com-

dispositions rétroactives que nous avons acceptées en vertu mission, et on a dit: «Nous voulons éviter que ce soit une déci-

des règles existantes, et de proposer à ce souverain même de sion de l'assemblée.» Donc, on inscrit dans la constitution que

décider s'il n'entend pas lui-même prévoir une modification les initiatives qui ont un effet rétroactif ne sont pas admissibles.

des règles du jeu. Car enfin, les propositions que nous vous Mais, comme la pratique actuelle le prouve, vous trouverez

demandons de discuter, en entrant en matière, et d'adopter toujours des gens pour dire que telle initiative a en réalité un

dans le sens des propositions de la majorité de la commission, effet rétroactif, même si elle ne le fait pas figurer expressément

ce sont des propositions qui, en définitive, seront soumises au dans le texte. Par conséquent, des divergences surviendront

souverain lui-même, qui pourra les accepter ou les refuser. Et, inévitablement sur le point de savoir si telle initiative aura ou

de plus, nous garantissons à ce souverain que s'il estime que non un effet rétroactif. C'est donc l'assemblée qui devra

les règles que nous proposons sont justifiées, il aura la garan- décider.

tie qu'elles ne s'appliqueront que pour l'avenir. Je ne vois pas Politiquement, cette assemblée aura, je pense, une très

en quoi nous pourrions être plus démocratiques. grande réserve à décider ici qu'elle soustrait au souverain le

J'ajouterai, par ailleurs, qu'il est de notre devoir de soumettre droit de prendre une décision constitutionnelle. Par consé-

la question au souverain, car enfin dans l'affaire de l'initiative quent, la plupart ou toutes les initiatives seront de toute ma-

«Pour une Suisse sans nouveaux avions de combat», que nière soumises à la votation populaire. Prenons l'exemple

s'est-il passé? Dans un vote souverain, en 1987, le peuple et d'une initiative qui aurait pour but de dire qu'on ne peut plus

les cantons ont refusé d'introduire le référendum en matière exploiter l'aéroport de Kloten. Il est clair que, si elle est bien for-

de dépenses d'armement; le 6 juin 1993, malgré ce vote, le mulée, cette initiative n'aura pas d'effet rétroactif, si ce n'est

peuple et les cantons auront à se prononcer sur une initiative que, dans les faits, elle rendra caducs des centaines de mil-

qui, en réalité, soumet au scrutin populaire une dépense d'ar- lions d'investissements et que l'on pourrait aussi dire qu'elle a

mement. Dans le respect de la pratique, l'Assemblée fédérale en fait un effet rétroactif.

n'a pas voulu déclarer l'initiative irrecevable pour cette raison. La troisième raison pour laquelle le Conseil fédéral estime que

Je pense qu'elle a eu raison de ne pas le faire. Mais elle est au- cette initiative n'est pas le bon remède à ce mal qu'il faut effec-

jourd'hui parfaitement habilitée, je dirai même qu'elle en a le tivement combattre, c'est qu'elle est dangereuse. Si l'on re-

devoir, à demander au souverain s'il est prêt, à l'avenir, à conti- prend l'exemple d'une initiative demandant qu'on n'utilise

nuer d'accepter un tel état de fait. C'est l'objet des proposi- plus l'aéroport de Kloten, ou bien l'assemblée arrive à la

tions de la majorité de la commission. Ces propositions doi- conclusion que ça n'a pas d'effet rétroactif, et alors elle fait la

vent être adoptées et soumises au vote du peuple et des can- démonstration de l'inutilité de la mesure constitutionnelle pro-

tons. Quoi de plus démocratique, je vous le demande? posée, ou bien elle arrive à la conclusion qu'en réalité ça a un

effet rétroactif, et alors elle rend extrêmement problématique le

M. Couchepin, chancelier de la Confédération: Permettez- dépôt de toutes sortes d'initiatives ultérieures, parce que toute

moi tout d'abord une petite remarque de procédure. Plusieurs initiative constitutionnelle a pour but de changer l'état actuel

intervenants, ce matin, ont dit qu'à leur avis la prise de position de la constitution et a pour conséquence inévitable que cer-

du Conseil fédéral était un peu lapidaire. Je voudrais simple- tains actes d'application de l'ancien droit ne seront plus possi-

ment rappeler à l'assemblée que le Conseil fédéral a eu bles ou peuvent être modifiés.

quatre semaines pour examiner un projet très important qui a La quatrième raison pour laquelle le Conseil fédéral estime

pris au Parlement deux ans pour mûrir. Par conséquent, parce que cette initiative n'est pas le bon remède, c'est que, qu'on le

qu'il fallait que cela passe à la session extraordinaire d'avril, il veuille ou non, elle crée une inégalité entre les autorités qui

n'a pas pu, compte tenu de ses moyens limités, faire mieux. peuvent faire entrer en vigueur, par un arrêté fédéral urgent dé-

Sur le fond, je crois que - et c'est l'impression qui se dégage rogeant à la constitution, des dispositions avant le vote popu-

de ce débat - nous avons dévié peut-être du vrai problème. laire, alors que, parallèlement, on prétend interdire à l'initiative

Tout le monde est d'accord sur le fait que des dispositions ré- et au souverain, dont on a beaucoup parlé ce matin, de pou-

troactives sont haïssables, et, par conséquent, le Conseil fédé- voir faire entrer en vigueur préalablement des dispositions.

ral partage absolument - et moi aussi - tout ce qu'on a dit ce Dans ces conditions et hélas, le Conseil fédéral doit constater

matin et au début de l'après-midi, ici, sur ce point-là Ce point que le remède proposé n'est pas de nature à combattre le mal.

n'est pas contesté. Les dispositions rétroactives ne sont pas Ce ne sont donc pas des raisons de refus de faire des modifi-

acceptables dans un Etat de droit, elles vont à rencontre de la cations ou des réformes, comme le laissait entendre le prési-

sécurité du droit et elles doivent être évitées. dent de la commission, qui ont guidé le Conseil fédéral, mais

La question est de savoir si le moyen qui est proposé, pour évi- bien la conviction que, malheureusement, l'initiative n'est pas

ter ces dispositions rétroactives, est un moyen efficace et adé- utile, ne sera pas efficace, sera très difficilement applicable et,

quat ou non. Et de cela, à part l'un ou l'autre des intervenants, à la limite, inéquitable.

on n'a pas parlé dans ce débat. Le Conseil fédéral est de l'avis Bien sûr, on peut dire, comme MM. Leuba et Poncet: «Le peu-

que le moyen proposé n'est pas un bon remède à cette mala- ple devra trancher, pourquoi s'y opposer maintenant?» Le

die que représente l'utilisation actuelle qui est faite du droit Conseil fédéral estime quand même, et je crois qu'il a raison,

d'initiative. que le Parlement ne peut pas, sous le prétexte que nous som-

J'estime que ce n'est pas un bon moyen, tout d'abord parce mes en démocratie, laisser soumettre au peuple n'importe

qu'il est inutile. Selon le texte proposé, seules devraient être quoi. Et s'il a le sentiment que ce qui est offert n'est pas le

déclarées inadmissibles des initiatives qui ont un effet rétroac- moyen ou le remède pour combattre le mal, c'est précisément

tif. Il suffira donc, à l'avenir, de faire attention à la formulation au Parlement à le dire. Si ensuite il veut tout de même le sou-

pour qu'il n'y ait pas de doute sur l'aspect juridique de cet effet mettre au peuple, il le fera, mais au moins il aura dit: «Ce

rétroactif. moyen est ou n'est pas le bon; ceci, malheureusement, doit

Je tiens à reprendre ce que le rapporteur de langue française être constaté en l'espèce.»

Initiative parlementaire. Dispositions rétroactives 816 N 28 avril 1993

J'aimerais, pour terminer, insister sur un point qui me fait doz, Scheidegger, Schmied Walter, Sieber, Spielmann,

souci, dans le sens qu'en entendant le débat de ce matin j'ai Stamm Luzi, Theubet, Wyss Paul, Wyss William, Ziegler Jean,

eu le sentiment que de toute manière on allait parler d'une ex- Zisyadis (34)

tension ou d'une réduction des droits populaires. J'aurais eu

de la peine à lire ou à entendre que le Parlement, dans sa ma- Präsident Schmidhalter stimmt nicht

jorité, a voulu réduire les droits populaires, alors qu'en fait il ne M. Schmidhalter, président, ne vote pas

va pas les réduire parce que l'outil qu'on vous propose ne sert

à rien. Par conséquent, on va vous accuser, si vous prenez Detailberatung - Discussion par articles

cette décision, de vouloir réduire les droits populaires, alors

qu'en fait vous prenez une mesure qui est de la poudre aux M. Couchepin, chancelier de la Confédération: Le Conseil fé-

yeux, qui est une mesure tendant à montrer psychologique- déral a pris position sur une proposition. Il était d'avis qu'il ne

ment que nous ne sommes pas satisfaits par la formulation fallait pas entrer en matière, la question est réglée. Il afait quel-

des initiatives qui ne sont plus véritablement conformes à l'es- ques propositions d'amélioration de l'outil présenté. Je pense

prit initial de la constitution, mais sans pouvoir effectivement qu'il importe de savoir si la commission les accepte.

trouver le bon remède. Et en cela, je trouve que la solution qui A ma connaissance, nous sommes d'accord, je crois donc

consiste à réexaminer l'ensemble des droits démocratiques qu'il n'y a pas de divergence.

pour trouver comment promouvoir un meilleur usage des

droits politiques, plutôt que comment empêcher un mauvais Baumberger: Die Kommission hat erkannt, dass die Häufung

usage de ces droits, est une meilleure solution. von Volksinitiativen mit Rückwirkungsklauseln nicht nur, aber

C'est dans cet esprit que je vous invite à suivre la recomman- auch mit den aus verschiedenen Gründen eingetretenen Ver-

dation du Conseil fédéral de ne pas entrer en matière, mais zögerungen in der Behandlung der Initiativbegehren zu tun

alors de suivre, également, les propositions qui vous été faites, hat (Art. 121 Abs. 5 und 6 BV). Gerade weil das Initiativrecht ein

notamment par M. Baumberger, pour qu'un début de remède wichtiges und grundlegendes Volksrecht ist, darf es seiner

soit apporté par une accélération du traitement des initiatives Wirkung nicht durch dilatorische Behandlung von Initiativbe-

populaires. gehren beraubt werden. Die Unterzeichner der Initiative - das

ist meine feste Ueberzeugung - müssen Gewissheit haben,

Namentliche Abstimmung - Vote par appel nominal dass ihr Anliegen innert objektiv berechenbarer, angemessen

kurzer Fristen Volk und Ständen zur Abstimmung vorgelegt

Für den Antrag der Mehrheit (Eintreten) stimmen: wird.

Votent pour la proposition de la majorité (entrer en matière): Wenn bei positivem Ausgang der Abstimmung die gewollte

Allenspach, Aubry, Baumberger, Berger, Bezzola, Binder, Bir- Wirkung innert nützlicher Frist eintreten kann, entfällt auch das

cher Peter, Blatter, Bonny, Borer Roland, Bortoluzzi, Bühler Si- Motiv für Rückwirkungsklauseln, ganz abgesehen natürlich

meon, Bührer Gerald, Bürgi, Caccia, Cavadini Adriano, Che- von eigentlichen Missbrauchstatbeständen, auf welche nicht

vallaz, Cincera, Columberg, Cotti, Couchepin, Daepp, Darbel- Rücksicht genommen werden muss und im Interesse der

lay, David, Deiss, Dettling, Dreher, Ducret, Eggly, Epiney, Eti- Rechtsstaatlichkeit auch nicht Rücksicht genommen werden

que, Eymann Christoph, Fehr, Fischer-Hägglingen, Fischer- darf.

Seengen, Fischer-Sursee, Frey Walter, Friderici Charles, Frit- Dem Antrag der Staatspolitischen Kommission (SPK) bezüg-

schi Oscar, Früh, Giger, Gobet, Gros Jean-Michel, Grossenba- lich der neuformulierten Absätze 5 und 6 von Artikel 121 BV-

cher, Guinand, Hari, Heberlein, Hegetschweiler, Hess Peter, sie stipulieren Behandlungsfristen für Initiativbegehren einer-

Hildbrand, Iten Joseph, Jäggi Paul, Jenni Peter, Keller Anton, seits in Form der allgemeinen Anregung, andererseits in Form

Kern, Kühne, Leu Josef, Leuba, Loeb François, Mamie, Mau- des ausgearbeiteten Entwurfes - kann und muss daher inhalt-

rer, Miesch, Moser, Mühlemann, Müller, Marbel, Nebiker, Oeh- lich, aber eben nur inhaltlich, zugestimmt werden. Die Fristen

ler, Perey, Philipona, Pidoux, Poncet, Raggenbass, Reimann sind notwendig, und sie sind gemäss den Vorschlägen der

Maximilian, Rohrbasser, Ruckstuhl, Rychen, Savary, Scherrer SPK in ihrer Dauer auch vernünftig. Aber - wie der Bundesrat

Jürg, Scherrer Werner, Scheurer Rémy, Schnider, Schwab, in seinem Bericht zutreffend feststellt - diese Fristen gehören

Segmüller, Seiler Hanspeter, Spoerry, Steinegger, Stucky, nicht auf die Verfassungsstufe. Gerade im Wissen darum, dass

Tschuppert Karl, Verterli, Wanner, Wick, Wittenwiler, Zölch, weitere Reformprojekte im Zusammenhang mit unseren de-

Zwahlen (95) mokratischen Institutionen im Gange sind - Frau Stamm Ju-

dith hat ausdrücklich darauf hingewiesen; ich erinnere an das

Für den Antrag der Minderheit (Nichteintreten) stimmen: Verwaltungsreferendum -, liegt es auf der Hand, dass derar-

Votent pour la proposition de la minorité (ne pas entrer en tige Behandlungsfristen hinsichtlich der Einzelheiten ihrer Ge-

matière): staltung eben nicht in die Verfassung gehören, wie das die

Bär, Baumann, Bäumlin, Béguelin, Bischof, Bodenmann, Bo- Kommission vorgeschlagen hat Sind sie in der Folge zu än-

rei François, Borradori, Brügger Cyrill, Brunner Christiane, dern, wäre dafür jedesmal eine Verfassungsänderung notwen-

Bühlmann, Bundi, Camponovo, Carobbio, Caspar-Hutter, dig, und das ist unverhältnismässig.

Comby, Danuser, de Dardel, Diener, Dormano, Dünki, Eggen- Natürlich könnte man mit dem Bundesrat nun die Fristen bzw.

berger, Engler, Fankhauser, Fasel, Gardiol, Goll, Gonseth, die Aenderungen der Absätze 5 und 6 einfach streichen. Für

Grendelmeier, Gross Andreas, Haering Binder, Hafner Rudolf, eine blosse Streichung dieser Aenderungen ist mir und der

Hafner Ursula, Haller, Hämmerle, Hollenstein, Hubacher, Kommission die Frage indessen doch zu wichtig. Es muss si-

Jeanprêtre, Jöri, Keller Rudolf, Leuenberger Ernst, Leuenber- chergestellt sein, dass derartige Fristen künftig rechtsgleich

ger Moritz, Maeder, Marti Werner, Maspoli, Mauch Ursula, sind.

Meier Samuel, Meyer Theo, Misteli, Nabholz, Rebeaud, Rech- Zu diesem Zweck schlage ich Ihnen vor, Artikel 122 BV zu er-

steiner, Schmid Peter, Seiler Rolf, Stalder, Stamm Judith, Stef- gänzen. In Artikel 122 heisst es heute: «Ueber das Verfahren

fen, Steiger, Steinemann, Strahm Rudolf, Suter, Thür, Tschäp- bei den Volksbegehren.... wird ein Bundesgesetz das Nähere

pät Alexander, Tschopp, Vollmer, Weder Hansjürg, Wieder- bestimmen.» Da schlage ich Ihnen vor, einen Absatz 2 (neu)

kehr, Züger, Zwygart (69) zu formulieren und zu beschliessen, der den Auftrag des Ver-

fassungsgebers an den einfachen Gesetzgeber enthält, Maxi-

Der Stimme enthalten sich -S'abstiennent: malfristen festzulegen. Weil gewisse Fristen - nämlich die der

Mauch Rolf (1) Behandlung von Initiativen in der Bundesversammlung - be-

reits heute im Geschäftsverkehrsgesetz formuliert sind, drängt

Abwesend sind - Sont absents: sich die Klarstellung auf, dass es um die Behandlungsfristen

Aguet, Aregger, Bircher Silvio, Blocher, Duvoisin, von Feiten, bis zur Abstimmung von Volk und Ständen geht. Deshalb lau-

Frey Claude, Giezendanner, Gysin, Herczog, Hess Otto, Jae- tet mein Antrag: «Insbesondere sind Maximalfristen für die Be-

ger, Ledergerber, Leemann, Maitre, Matthey, Meier Hans, handlung von Initiativbegehren bis zur Abstimmung von Volk

Neuenschwander, Pini, Robert, Ruf, Ruffy, Rutishauser, San- und Ständen festzulegen.»

28. April 1993 N 817 Parlamentarische Initiative. Rückwirkende Bestimmungen

In der Meinung, dass Sie wie der Bundesrat diesem Konzept David: Die CVP-Fraktion unterstützt ebenfalls den Antrag

zustimmen können - ich nehme an, das trifft auch für die Kom- Baumberger, und zwar in der Meinung, dass es von der Ge-

mission zu, weil ich ihr Anliegen aufnehme-, reiche ich umge- setzgebungshierarchie her richtig ist, die Bestimmungen über

hend eine parlamentarische Initiative ein, mit welcher ich die die Fristen auf der Gesetzesstufe zu regeln. Allerdings ist uns

unverzügliche Revision des Geschäftsverkehrsgesetzes bzw. sehr wichtig, dass das Volk, wenn es über die Verfassungsän-

des Bundesgesetzes über die politischen Rechte im dargeleg- derung abstimmt, genau weiss, wie es sich dann mit diesen

ten Sinn beantrage. Ich schlage vor, das Gesetz (Verfahren bei Fristen auf der Gesetzesebene verhält. Also ist für uns auch

Volksinitiativen) sei dahingehend zu ergänzen, dass Maximal- Kondition dieser Zustimmung, dass die Regelung der Fristen

fristen für die Behandlung von Initiativbegehren nicht nur bis rechtzeitig bis zur Volksabstimmung bereitsteht und dass sie

zur Stellungnahme der Bundesversammlung, wie das heute gleichzeitig mit der Verfassungsänderung in Kraft treten kann.

schon der Fall ist, sondern bis zur Abstimmung von Volk und Unter dieser Prämisse ist es zweckmässig und richtig, dem

Ständen festgelegt werden. Dabei sollen die von der Staatspo- Antrag Baumberger zu Artikel 122 Absatz 2 BV zu folgen, wo-

litischen Kommission im Bericht vom 26. Februar 1993 vorge- nach die Maximalfristen in der Gesetzgebung festzulegen

schlagenen Fristen übernommen werden. sind.

Sie sehen: Es liegt mir daran, dass es selbst auf Verfassungs- Wir sind auch der Meinung, so wie es hier Herr Baumberger

stufe nicht bloss bei einer Absichtserklärung bleibt Vielmehr ausgeführt hat, dass es dieselben Fristen sein müssen, die Ih-

will ich dem Stimmbürger und dem Unterzeichner von Initiati- nen die Kommission jetzt auf Verfassungsstufe vorgeschlagen

ven ohne Verzug und noch vor der Volksabstimmung über hat. Wir wollen diesbezüglich inhaltlich auf der Gesetzes-

Rückwirkungsklauseln in Volksinitiativen volle Klarheit über ebene keine Aenderung.

die inskünftig geltenden Maximalfristen schaffen. In diesem Sinne bitte ich Sie, dem Antrag Baumberger zuzu-

Weil die Festsetzung von Behandlungsfristen bis zur Abstim- stimmen.

mung auch für sich allein sinnvoll ist, besteht im übrigen

selbstverständlich kein Anlass, die Behandlung dieser parla- Seiler Hanspeter: Unser Hauptanliegen, das Verbot der Rück-

mentarischen Initiative hinauszuschieben, beispielsweise bis wirkungsklausel, ist ja jetzt erfüllt. Es geht hier noch um die

zur Volksabstimmung. Das von mir vorgeschlagene Konzept Frage der Fristen. Nach unserer Meinung ist es nicht so ent-

entspricht inhaltlich dem, was der Bundesrat in seiner Stel- scheidend, ob man dies auf Verfassungs- oder auf Gesetzes-

lungnahme zu den Fristen ausführt, mit dem Unterschied, stufe regelt. Wir können beides als gangbaren Weg bezeich-

dass die sich aufdrängende verfassungsrechtliche Regelung nen. Wir können beidem zustimmen.

auch tatsächlich beschlossen und durchgeführt wird. Dem Wenn wir Herrn Baumberger zustimmen, erwarten wir, dass

müsste, neben dem Bundesrat, auch die Mehrheit der Kom- diese Fristen im Gesetz in etwa der Regelung entsprechen,

mission zustimmen können. wie sie die Kommission hier vorschlägt Das wäre eine Voraus-

Ich ersuche Sie daher um Zustimmung zu den Anträgen des setzung für unsere Zustimmung. Unter diesen Bedingungen

Bundesrates bezüglich Artikel 121 Absätze 5,6 und 7 BVsowie können wir dem Antrag Baumberger ebenfalls zustimmen.

hinsichtlich der Uebergangsbestimmungen (Streichung von

Ziff. II). Dies ergänzt um meinen Antrag betreffend Artikel 122 M. Borei François: La majorité de ce Parlement a décidé de

Absatz 2 (neu) BV, der den Auftrag des Verfassungsgebers an restreindre les droits populaires. En compensation, il veut offrir

den einfachen Gesetzgeber enthält, und zusammen mit der comme «susucre» une garantie sur les délais concernant le

Festsetzung dieser Fristen im Geschäftsverkehrsgesetz. traitement des initiatives. Quelle forme doit avoir ce

Ich ersuche Sie, diesem Konzept zuzustimmen. «susucre»?

Le groupe socialiste s'en désintéresse, raison pour laquelle il

Fritschi Oscar: Die Abänderung von Artikel 121 Absatz 5 und s'abstiendra lors de ce vote.

6 BV respektive die Festsetzung von Behandlungsfristen bis

und mit Urnengang war in der Kommission das Pendant - das Fischer-Seengen, Berichterstatter: Wir sind daran, eine neue

Gegengeschäft - zur Einführung des Rückwirkungsverbotes. Verfassungsbestimmung einzuführen. Schon aufgrund der

Von Initianten, die mit Rückwirkungsklauseln operiert haben, Notwendigkeit, dass in den Materialien gewisse Ueberlegun-

wurde nämlich ins Feld geführt, sie hätten gewissermassen in gen festgehalten sind, ist es angebracht, hier noch ein paar Er-

Notwehr gehandelt, weil die Behandlung von Initiativen oft läuterungen zu geben.

eine sehr grosse Verzögerung erfahre. Diesem Argument Zu Artikel 121 Absatz 3bis (neu) BV: Dieser Artikel beinhaltet

konnte man eine gewisse Berechtigung tatsächlich nicht ab- das eigentliche Rückwirkungsverbot, welches Gegenstand

sprechen. Jedenfalls ist es auch ein Gebot der Rechtssicher- der parlamentarischen Initiative Zwingli war und nun in der

heit, dass die Initianten wissen, bis wann ihr Begehren zur Ab- Bundesverfassung verankert werden soll. Aus dem Wortlaut

stimmung gelangt, ab wann es - das Ja des Souveräns vor- dieses Artikels geht klar hervor, dass lediglich jene Bestim-

ausgesetzt - Rechtswirkungen entfalten kann, und dass sie mungen in Initiativbegehren unzulässig sind, welche rückwir-

sich darauf verlassen können. kend sind. Es geht also nicht darum, die ganze Initiative als un-

Aus der Ueberlegung, dass es hier also um ein Pendant zu gültig zu erklären. Jene Teile, die keine Rückwirkung entfalten,

dem geht, was neu in die Verfassung hineinkommen soll, hat bleiben gültig.

man für dieses Pendant gleichfalls die Verfassungsstufe ge- In der Kommission wurde darüber diskutiert, wer über die Gül-

wählt, obwohl systematisch wahrscheinlich schon immer das tigkeit von Bestimmungen in Initiativbegehren zu befinden

Geschäftsverkehrsgesetz der richtige Ort gewesen wäre. habe. Als Möglichkeit wurde die Beurteilung durch das Bun-

Diese Ueberlegung vom Pendant führt uns auch dazu, den desgericht genannt. Die Schranke des Rückwirkungsverbotes

Antrag des Bundesrates abzulehnen, dass man dem Souve- macht indessen kein Abweichen von der bisherigen Praxis

rän das Verbot der Rückwirkung vorlegt, ohne ihm gleichzeitig notwendig. Danach entscheidet die Bundesversammlung ge-

eine Garantie über die Behandlungsfristen abzugeben. Dage- nauso wie bei der Verletzung der Einheit von Form und Materie

gen scheint mir der Antrag Baumberger insofern ein eleganter von Volksinitiativen auch über die allfällige Verletzung des

Weg zu sein, als das Gegengeschäft auf der Stufe Verfassung Rückwirkungsverbotes. Eine Uebertragung dieser Kompe-

fixiert wird, während die Fristen, die wahrscheinlich eher ein- tenz an das Bundesgericht müsste im Rahmen einer umfas-

mal angepasst werden, stufengerecht auf der Gesetzesebene senden Neuabgrenzung der Kompetenzen zwischen Legisla-

festgelegt werden, und zwar zeitlich so, dass der Souverän tive und Judikative geregelt werden.

dann, wenn der Urnengang stattfindet, weiss, wie das mit die- Im Gegensatz zum ursprünglichen Text der parlamentari-

sem Gegengeschäft aussieht. schen Initiative Zwingli, die der Bundesversammlung die Kom-

Der Antrag Baumberger ist erst gestern verteilt worden, konnte petenz übertragen wollte, rückwirkende Bestimmungen ein-

also in der FDP-Fraktion nicht besprochen werden. Darum zelfallweise zuzulassen oder ungültig zu erklären, hat sich die

kann ich mich nur auf die Rücksprache milden Kommissions- Kommission für ein generelles Verbot solcher Bestimmungen

mitgliedern in der Fraktion berufen. Ich würde Ihnen aber vor- entschieden, um die Bundesversammlung anzuhalten, diese

schlagen, dass man dem Antrag Baumberger zustimmt Frage nicht aus politischer Opportunität, sondern aufgrund ei-

Initiative parlementaire. Dispositions rétroactives 818 N 28 avril 1993

ner klaren Rechtsgrundlage zu beurteilen. All diese Ueberle- Zu Artikel 121 Absatz 7 (neu) BV: Mit dieser Bestimmung wird

gungen haben zum Wortlaut geführt, der Ihnen nun zum Be- dem Einwand Rechnung getragen, das Rückwirkungsverbot

schluss vorgelegt ist könne im Rahmen jeder beliebigen Initiative gleich wieder zur

Zu Artikel 121 Absatz 5 und 6 BV: Wie bereits im Eintretensre- Aufhebung beantragt werden. Deshalb drängt sich, um jede

ferat dargelegt, haben sich Initiativkomitees oft mit Rückwir- Unklarheit zu beseitigen, eine Regelung auf, wonach die Ver-

kungsklauseln beholfen, weil sie damit rechnen mussten, fahrensvorschriften nicht während des Verfahrens geändert

dass ihre Initiativbegehren über Gebühr verzögert würden. werden dürfen, sondern dass diese Verfahrensänderungen in

Gewissermassen als Pendant zum Rückwirkungsverbot hat einer gesonderten Vorlage zur Aufhebung oder Abänderung

die Kommission entschieden, Behandlungsfristen, welche beantragt werden müssen. Die Spielregeln sollen demnach

bisher lediglich im Geschäftsverkehrsgesetz festgelegt waren, nicht während des Spiels, sondern vor dem Spiel geändert

in der Verfassung zu verankern. Sie beantragt deshalb, Ab- werden.

satz 5 und 6 von Artikel 121 BV mit entsprechenden Fristen zu Nach Auffassung des Bundesrates erschwert dieser Vor-

ergänzen. schlag die Aenderung der Bestimmungen über die Volksinitia-

Bisher sah das Geschäftsverkehrsgesetz lediglich Fristen für tive zu weitgehend. Der Argumentation des Bundesrates kann

den Zeitraum zwischen der Einreichung der Initiative und dem in dieser Frage gefolgt werden. Die Kommission hat sich dar-

Bundesbeschluss mit der Empfehlung der eidgenössischen über zwar nicht ausgesprochen, aber ich glaube, dass ich das

Räte vor. Man hatte bisher darauf verzichtet, eine Frist für die an dieser Stelle trotzdem sagen darf. Der von der Kommission

Durchführung der Volksabstimmung zu setzen. Bereits am angestrebte Zweck kann auch mit der Fassung des Bundesra-

6. April 1989 hat eine nationalrätliche Kommission eine Motion tes erreicht werden, so dass ich mich dem Bundesrat jeden-

(Ad 88.235) eingereicht, mit welcher der Bundesrat aufgefor- falls in dieser Frage anschliessen kann.

dert wird, das Geschäftsverkehrsgesetz in dem Sinne anzu- Zu den Uebergangsbestimmungen Artikel 20 (neu) BV: Wenn

passen, als innert der bisher für den Bundesbeschluss gülti- man mit den vorliegenden Verfassungsänderungen rückwir-

gen Frist die Volksabstimmung stattfinden muss. Diese Aen- kende Bestimmungen in Volksinitiativen verbieten will, so

derung des Geschäftsverkehrsgesetzes ist bisher nicht er- muss dies gerechterweise auch für die Einführung dieser

folgt. neuen Bestimmung gelten. Es wäre in hohem Masse stos-

Die nunmehr auf Verfassungsstufe vorgesehenen Fristen er- send, wenn man das Rückwirkungsverbot selber rückwirkend

fassen ebenfalls den Zeitraum zwischen Einreichung der In- einführen wollte.

itiative und Entscheid von Volk und Ständen. Bei Initiativen in Aus diesem Grund schlägt die Kommission eine Uebergangs-

der Form einer allgemeinen Anregung sind zwei Fälle zu unter- bestimmung vor, nach welcher das Rückwirkungsverbot le-

scheiden: jener, bei dem die eidgenössischen Räte mit dem diglich Gültigkeit hat für Initiativbegehren, für welche die Un-

Begehren einverstanden sind, und jener, bei dem sie dieses terschriftensammlung im Zeitpunkt einer Annahme durch Volk

ablehnen. und Stände noch nicht eingeleitet worden ist.

Dieser Entscheid ist innert zwei Jahren zu fällen. Sind die Räte Rückwirkende Bestimmungen in Initiativen, für die das Vorprü-

mit diesem Begehren einverstanden, so haben sie die ent- fungsverfahren durch die Bundeskanzlei im Zeitpunkt der Ab-

sprechende Partialrevision auszuarbeiten, und die Vorlage ist stimmung von Volk und Ständen über die vorliegende Verfas-

innert weiteren zwei Jahren Volk und Ständen zur Abstim- sungsänderung bereits abgewickelt wurde, bleiben deshalb

mung zu unterbreiten. Sind sie jedoch nicht einverstanden, so gültig.

ist das Begehren innert zwei Jahren nach dessen Einreichung Der Streichungsantrag des Bundesrates wäre lediglich die

zur Abstimmung vorzulegen. Wird das Begehren angenom- logische Konsequenz aus dem Wegfall von Artikel 121 Ab-

men, so ist eine Partialrevision auszuarbeiten und innert wei- satz 3bis BV gewesen. Mit dessen Annahme dürfte der Strei-

teren zwei Jahren darüber abzustimmen. chungsantrag nunmehr hinfällig geworden sein.

Wird die Initiative in Form eines ausgearbeiteten Entwurfs ein- Schliesslich eine Bemerkung zu Ziffer 233 der bundesrätli-

gereicht, so ist dieser innert drei Jahren nach dessen Einrei- chen Stellungnahme vom 7. April 1993 (BBIII 222): Der Bun-

chung Volk und Ständen vorzulegen, sofern die Bundesver- desrat teilt die Auffassung der Kommission, wonach die eidge-

sammlung damit einverstanden ist. Ist sie damit nicht einver- nössischen Räte über die Zulässigkeit von Bestimmungen in

standen, so kann sie einen Gegenentwurf ausarbeiten. Dieser Volksinitiativen zu entscheiden haben. Die Kommission hat

ist zusammen mit dem Verwerfungsantrag bezüglich des In- nichts dagegen einzuwenden, dass dies in den Gesetzen über

itiativbegehrens innert vier Jahren nach dessen Einreichung die politischen Rechte und über den Geschäftsverkehr veran-

der Abstimmung zu unterbreiten. kert wird.

Die von der Kommission vorgeschlagenen Fristen sind knapp Der Bundesrat sei hiermit aufgefordert, die entsprechende

genug, um willkürliche Verzögerungen zu vermeiden, aber Botschaft vorzulegen.

lang genug, um den Behörden einen genügenden Zeitraum

für eine seriöse Behandlung der Begehren und für die Durch- M. Guinand, rapporteur: Après les explications très complètes

führung der Volksabstimmung einzuräumen. données par le rapporteur de langue allemande, vous me per-

Der Bundesrat erachtet eine Festlegung der Behandlungsfri- mettrez de ne pas répéter ce qu'il a dit, mais de souligner sim-

sten auf Verfassungsstufe als unzweckmässig und sähe es lie- plement les points que nous avons encore à trancher.

ber, wenn diese stufengerecht im Gesetz verankert würden. L'article 121 alinéa 3bis (nouveau) ne fait plus l'objet de

Die Kommission wollte demgegenüber ganz bewusst den Be- contestation puisque M. Tschäppät Alexander a retiré sa pro-

handlungsfristen eine hohe Bedeutung beimessen, weil ein position de minorité.

beliebiges Hinausschieben der Behandlung einer Rechtsver- En ce qui concerne les alinéas 5 et 6 proposés par la commis-

weigerung gleichkommen und das Volksrecht illusorisch ma- sion à l'article 121, deux concepts s'opposent: le concept de

chen kann. Die Behandlungsfristen sind somit Teil des Initiativ- la commission qui, estimant qu'il y a lieu de fixer des délais

rechts und verdienen eine Regelung auf Verfassungsstufe. pour traiter les initiatives populaires, précise qu'il faut le faire

Der Antrag Baumberger lag der Kommission nicht vor. Er geht dans la constitution, d'où la proposition d'inclure une nouvelle

in die gleiche Richtung wie der Antrag des Bundesrates und version des alinéas à l'article 121. Il y avait par ailleurs le

möchte die Behandlungsfristen im Gesetz festlegen. Herr concept du Conseil fédéral formulé ainsi: il n'y a pas besoin de

Baumberger will jedoch auf Verfassungsstufe dem Gesetzge- dispositions dans la constitution, on peut se borner à régler la

ber den verbindlichen Auftrag erteilen, diese Fristen auf Geset- question au niveau de la loi. Enfin, il y a le concept de

zesstufe tatsächlich festzulegen. M. Baumberger, auquel s'est rallié le Conseil fédéral, et qui dit:

Namens der Kommission bitte ich Sie, der vorgeschlagenen il n'y a pas besoin d'indiquer expressément les délais dans la

Regelung auf Verfassungsstufe zuzustimmen und den bun- constitution, comme le fait la commission, mais il faut alors,

desrätlichen Antrag sowie denjenigen von Herrn Baumberger dans la constitution, indiquer de manière expresse le mandat

abzulehnen. donné au législateur de fixer des délais maximums pour le trai-

Persönlich bin ich der Meinung, man könnte auch mit dem An- tement des initiatives populaires, entre leur dépôt et la votation

trag Baumbergerleben. du peuple et des cantons.

28. April 1993 N 819 Parlamentarische Initiative. Rückwirkende Bestimmungen

Voilà les deux concepts qui sont soumis à votre appréciation. Ziff. l Einleitung

La commission est partie de l'idée que, si on voulait donner la Antrag der Kommission

garantie du respect des délais, il fallait les inscrire dans la Artikel 121 der Bundesverfassung wird wie folgt geändert:

constitution. C'est dans ce sens qu'elle vous propose d'adop-

ter les alinéas 5 et 6 de l'article 121. Elle n'a pas pu discuter de Ch. l introduction

la proposition Baumberger, de sorte que je ne peux pas vous Proposition de la commission

donner son avis sur ce concept qui, à tout le moins, est meil- L'article 121 de la Constitution fédérale est modifié comme il

leur que celui qui était d'abord le concept du Conseil fédéral. suit:

Enfin, dernière remarque à propos de l'article 121 alinéa 7, la

commission, en vue d'empêcher que l'interdiction des clau- Angenommen -Adopté

ses rétroactives soit contournée par l'inscription dans chaque

initiative d'une clause de dérogation, prévoit que la suppres- Art. 121 Abs. 3bis (neu)

sion ou la modification de la clause relative aux dispositions Antrag der Kommission

rétroactives devrait faire l'objet d'un vote distinct. La différence Mehrheit

existant entre la proposition du Conseil fédéral et celle de la Bestimmungen in Initiativbegehren, welche Wirkungen auf ei-

commission est que la commission vous propose de prévoir nen Zeitpunkt zurück entfalten, der vor Annahme des Begeh-

un vote distinct pour toute modification de l'article 121, le rens durch Volk und Stände liegt, sind unzulässig.

Conseil fédéral estimant qu'une telle procédure serait suffi- Minderheit

sante pour l'alinéa 3bis (nouveau). Sur ce point aussi, la com- (Tschäppät Alexander, Bühlmann, Diener, Fankhauser)

mission ne s'est pas prononcée. Pour ma part, il me paraît que Bestimmungen in Initiativbegehren, welche Wirkungen auf ei-

la proposition du Conseil fédéral est raisonnable. nen Zeitpunkt zurück entfalten, der vor Einreichung des Be-

gehrens liegt, sind unzulässig. Die Bundesversammlung ent-

M. Couchepin, chancelier de la Confédération: Je l'ai dit dans scheidet über die Zulässigkeit von Bestimmungen, welche

ma première intervention, le Conseil fédéral peut se rallier à la Rechtswirkungen auf einen Zeitpunkt zwischen Einreichung

proposition Baumberger qui est effectivement plus précise, des Begehrens und Ablauf der gesetzlichen Fristen zur Verab-

mais qui, effectivement aussi, veut mettre au niveau législatif schiedung der Stellungnahme der Bundesversammlung ent-

ce qui doit l'être. Tout le débat d'aujourd'hui tend à éviter falten.

qu'on utilise la constitution au-delà de ce qui est utile. Don-

nons l'exemple et ne mettons dans la constitution que ce qui Art. 121 al. 3bis (nouveau)

est véritablement indispensable. Proposition de la commission

Nous nous rallions donc à la proposition Baumberger. Pour le Majorité

surplus, j'ai noté avec intérêt que la commission - ou en tout Les dispositions figurant dans les demandes d'initiatives qui

cas ses rapporteurs - pouvait accepter la formulation de déploient des effets juridiques à partir d'une date antérieure à

l'alinéa 7 proposée par le Conseil fédéral. l'adoption de la demande par le peuple et les cantons sont

inadmissibles.

Titel Minorité

Antrag der Kommission (Tschäppät Alexander, Bühlmann, Diener, Fankhauser)

Bundesbeschluss über das Verbot rückwirkender Bestim- Les dispositions figurant dans les demandes d'initiatives qui

mungen in Volksinitiativen und die Behandlungsfristen von déploient des effets juridiques à compter d'une date anté-

Volksinitiativen rieure au dépôt de l'initiative sont inadmissibles. L'Assemblée

fédérale statue sur la validité des dispositions d'initiatives qui

Eventualantrag des Bundesrates déploient des effets juridiques entre la date du dépôt de la de-

Bundesbeschluss über das Verbot rückwirkender Bestim- mande et la date d'expiration des délais impartis à l'Assem-

mungen von Volksinitiativen blée fédérale pour se prononcer.

Titre Präsident: Der Antrag der Minderheit ist zurückgezogen

Proposition de la commission worden.

Arrêté fédéral portant interdiction des dispositions rétroactives

Angenommen gemäss Antrag der Mehrheit

dans les initiatives populaires et fixant les délais pour le traite-

ment des initiatives populaires Adopté selon la proposition de la majorité

Art. 121 Abs. 5,6

Proposition subsidiaire du Conseil fédéral Antrag der Kommission

Arrêté fédéral portant interdiction des dispositions rétroactives

Abs. 5

dans les initiatives populaires Wird ein solches Begehren in Form einer allgemeinen Anre-

gung gestellt, beschliessen die eidgenössischen Räte dar-

Angenommen gemäss Antrag der Kommission über innert zwei Jahren. Sind sie mit dem Begehren einver-

Adopté selon la proposition de la commission standen, haben sie die Partialrevision im Sinne der Initianten

auszuarbeiten. Dieselbe ist innert weiteren zwei Jahren dem

Ingress Volke und den Ständen zur Annahme oder Verwerfung vorzu-

Antrag der Kommission legen. Stimmen die eidgenössischen Räte dem Begehren

Die Bundesversammlung der Schweizerischen Eidgenossen- nicht zu, ist die Frage der Partialrevision dem Volke innert zwei

schaft, nach Prüfung einer parlamentarischen Initiative, nach Jahren nach dessen Einreichung zur Abstimmung zu unter-

Einsicht in den Bericht der Staatspolitischen Kommission des breiten. Sofern die Mehrheit der an der Abstimmung teilneh-

Nationalrates vom 26. Februar 1993 und in die Stellungnahme menden Stimmberechtigten zustimmt, ist die von der Bundes-

des Bundesrates vom 7. April 1993, beschliesst: versammlung im Sinne des Volksbeschlusses ausgearbeitete

Revision innert zwei Jahren nach dem Abstimmungsdatum

Préambule dem Volke und den Ständen zur Abstimmung zu unterbreiten.

Proposition de la commission Abs. 6

L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu une ini- Wird das Begehren in Form eines ausgearbeiteten Entwurfs

tiative parlementaire, vu le rapport de la Commission des insti- gestellt und stimmt die Bundesversammlung demselben zu,

tutions politiques du Conseil national du 26 février 1993, vu ist der Entwurf innert drei Jahren nach dessen Einreichung

l'avis du Conseil fédéral du 7 avril 1993, arrête: dem Volke und den Ständen zur Annahme oder Verwerfung

vorzulegen. Stimmt die Bundesversammlung nicht zu, so

Angenommen -Adopté kann sie einen eigenen Entwurf ausarbeiten. Ihr Entwurf oder

Initiative parlementaire. Dispositions rétroactives 820 N 28 avril 1993

Verwerfungsantrag ist gleichzeitig mit dem Initiativbegehren Antrag des Bundesrates

innert vier Jahren nach dessen Einreichung der Abstimmung Die Aufhebung oder Abänderung von Absatz 3bis darf Volk

des Volkes und der Stände zu unterbreiten. und Ständen nur in Form einer gesonderten Vorlage zur Ab-

stimmung unterbreitet werden.

Antrag des Bundesrates

Unverändert Art. 121 al. 7 (nouveau)

Proposition de la commission

Antrag Baumberger Les modifications de l'article 121 de la Constitution fédérale ne

Unverändert doivent être soumises au vote du peuple et des cantons que

sous la forme d'un projet distinct

Art. 121lai. 5,6 Proposition du Conseil fédéral

Proposition de la commission L'abrogation ou la modification de l'alinéa 3bis ne doit être

Al. 5 soumise au vote du peuple et des cantons que sous la forme

Lorsque la demande d'initiative est conçue en termes géné- d'un projet distinct

raux, les Chambres fédérales statuent sur cette demande

dans les deux ans. Si elles l'approuvent, elles procéderont à la Abstimmung - Vote

révision partielle dans le sens indiqué par les auteurs. Le projet Für den Antrag des Bundesrates offensichtliche Mehrheit

est soumis au vote du peuple et des cantons dans les deux Für den Antrag der Kommission Minderheit

ans. Si les Chambres fédérales n'approuvent pas la demande

d'initiative, la question de la révision partielle sera soumise au Ziff. II

vote du peuple dans les deux ans à compter de la date du dé- Antrag der Kommission

pôt. Si la majorité des citoyennes et des citoyens suisses pre- Einleitung

nant part à la votation se prononce par l'affirmative, l'Assem- Die Uebergangsbestimmungen der Bundesverfassung wer-

blée fédérale procédera à la révision en se conformant à la dé- den wie folgt ergänzt:

cision populaire; le projet de révision sera soumis au vote du Titel

peuple et des cantons dans les deux ans à compter de la date Uebergangsbestimmungen

du scrutin précédent.

Art. 20 (neu)

Al. 6

Abs. 1

Lorsque la demande d'initiative revêt la forme d'un projet ré- Artikel 121 Absatz 3bis findet Anwendung auf Initiativbegeh-

digé de toutes pièces et que l'Assemblée fédérale l'approuve, ren, wenn mit der Unterschriftensammlung zum Zeitpunkt sei-

le projet sera soumis au vote du peuple et des cantons dans ner Annahme durch Volk und Stände noch nicht begonnen

les trois ans à compter de la date du dépôt Si l'Assemblée fé- worden ist

dérale rejette le projet, elle peut élaborer un projet distinct Son Abs. 2

projet ou sa proposition de rejet sera soumis en même temps DieAenderungenvon ....von Artikel 121 Absatz 5 und Bfinden

que la demande d'initiative au vote du peuple et des cantons auf alle Initiativbegehren Anwendung, die nach der Annahme

dans les quatre ans à compter du dépôt de la demande. dieser Aenderungen durch Volk und Stände eingereicht

werden.

Proposition du Conseil fédéral

Inchangé Antrag des Bundesrates

Art. 20 Abs. 2

Proposition Baumberger Streichen

Inchangé

Ch.ll

Art. 122 Abs. 2 (neu) Proposition de la commission

Antrag Baumberger Introduction

Insbesondere sind Maximalfristen für die Behandlung von In- Les dispositions transitoires de la Constitution fédérale sont

itiativbegehren bis zur Abstimmung von Volk und Ständen modifiées comme il suit:

festzulegen. Titre

Dispositions transitoires

Art. 122 al. 2 (nouveau) Art. 20 (nouveau)

Proposition Baumberger AI.1

En particulier des délais maximums doivent être déterminés L'article 121 alinéa 3bis s'applique à toute demande d'initia-

pour le traitement, depuis la demande d'initiative populaire tive pour laquelle la récolte des signatures n'aura pas encore

jusqu'à la votation par le peuple et les cantons. commencé, à la date de l'acceptation dudit article par le peu-

ple et les cantons.

Al. 2

Präsident: Ich schlage Ihnen vor, dass wir nun die beiden Les modifications du de l'article 121 alinéas 5 et 6 s'appli-

Konzepte der Kommission und des Bundesrates zu Arti- quent à toute demande d'initiative qui aura été déposée après

kel 121 Absätze 5 und 6 einander gegenüberstellen. Im Kon- leur acceptation par le peuple et les cantons.

zept des Bundesrates wäre zusätzlich der Antrag Baumberger

zu Artikel 122 Absatz 2 (neu) enthalten. Proposition du Conseil fédéral

Ueber Artikel 121 Absatz 7 werden wir separat abstimmen; er Art. 20 al. 2

passt zu beiden Konzepten. Biffer

Abstimmung - Vote Einleitung, Titel, Art. 20Abs. 1 -Introduction, titre, art. 20al. 1

Für den Antrag des Bundesrates/ Angenommen -Adopté

Baumberger offensichtliche Mehrheit

Für den Antrag der Kommission Minderheit Art. 20Abs. 2-Art. 20al. 2

Art. 121 Abs. 7 (neu) Präsident: Absatz 2 wird als als Konsequenz Ihres Entscheids

Antrag der Kommission zugunsten des bundesrätlichen Konzepts gestrichen.

Die Bestimmungen von Artikel 121 der Bundesverfassung

dürfen Volk und Ständen nur in Form einer gesonderten Vor- Angenommen gemäss Antrag des Bundesrates

lage zur Aufhebung oder Abänderung beantragt werden. Adopté selon la proposition du Conseil fédéral

28. April 1993 N 821 Parlamentarische Initiative. Verwaltungsreferendum

Ziff. III dass zukünftig auch gegen solche Verwaltungsakte das Refe-

Antrag der Kommission rendum ergriffen werden kann.

Dieser Beschluss untersteht der Abstimmung des Volkes und Die Einführung des Verwaltungsreferendums hat eine sub-

der Stände. stantielle Erweiterung der Volksrechte zur Folge. Das ist aus

verschiedenen Gründen erwünscht. Es lohnt sich, den Aus-

Ch. III bau der direktdemokratischen Mitbestimmungsmöglichkeiten

Proposition de la commission in einem Zeitpunkt neu zur Diskussion zu stellen, in dem we-

Le présent arrêté est soumis au vote du peuple et des cantons. gen des EG-Integrationsprozesses Kompetenzen gegebe-

nenfalls auf eine supranationale Ebene übertragen werden

Angenommen -Adopté (was neben den Rechten des Parlamentes auch die direktde-

mokratischen Mitbestimmungsmöglichkeiten betrifft).

Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Formal kann das Verwaltungsreferendum mit einer einfachen

Für Annahme des Entwurfes 83 Stimmen Ergänzung von Artikel 6 des Geschäftsverkehrsgesetzes ein-

Dagegen 48 Stimmen geführt werden.

Erwägungen der Kommission

An den Ständerat-Au Conseil des Etats Geltendes Recht und bisherige Vorstösse

Artikel 89 Absatz 2 der Bundesverfassung unterstellt allge-

meinverbindliche Bundesbeschlüsse dem fakultativen Refe-

rendum. Bei der Revision des Geschäftsverkehrsgesetzes im

#92.431

ST#

Jahre 1962 wurde in Artikel 6 festgelegt, dass die Form des all-

gemeinverbindlichen Bundesbeschlusses nur für rechtset-

Parlamentarische Initiative zende Erlasse gilt. Aufgrund dieser Bestimmung kann die

Form des allgemeinverbindlichen Bundesbeschlusses nicht

(Rechsteiner)

auf Verwaltungsakte wie zum Beispiel Grossbauvorhaben

Einführung des Verwaltungsreferendums oder Rüstungsprogramme angewendet werden. Diese kön-

Initiative parlementaire nen somit auch nicht dem Referendum unterstellt werden.

(Rechsteiner) In den letzten Jahren wurden verschiedene Vorstösse lanciert,

Institution du référendum administratif die diesen Zustand ändern wollten. So wurden anlässlich der

Diskussion über das Rüstungsprogramm 1992 im Nationalrat

Kategorie III, Art 68GRN -Catégorie III, art. 68 RCN Anträge zu dessen Unterstellung unter das fakultative Referen-

dum gestellt, die allerdings abgelehnt wurden. Ebenfalls ab-

gelehnt hat der Nationalrat 1990 bzw. 1988 zwei parlamentari-

sche Initiativen zur Einführung des Verwaltungsreferendums

für Grossbauvorhaben bzw. zur Einführung des allgemeinen

Wortlaut der Initiative vom 18. Juni 1992 Finanzreferendums. Keine Gnade vor dem Volk fanden die

Das Geschäftsverkehrsgesetz wird wie folgt geändert: Volksinitiative zur Einführung des Rüstungsreferendums

Art. 6 Abs. 2bis(neu) (1986) sowie die Volksinitiative «Demokratie im Nationalstras-

Die Bundesversammlung kann in der Form des allgemeinver- senbau»(1976).

bindlichen Bundesbeschlusses auch Verwaltungsakte von Argumente der Kommissionsmehrheit

ausserordentlicher Tragweite erlassen. Die Kommissionsmehrheit betont die grosse Bedeutung der

Volksrechte. Ein teilweiser Ausbau derselben führt aber ihrer

Texte de l'initiative du 18 juin 1992 Ansicht nach zu einer Ueberforderung der direkten Demokra-

La loi sur les rapports entre les conseils est modifiée comme il tie und würde dieser somit schaden. Vielmehr sei im Rahmen

suit: einer Gesamtüberprüfung der Volksrechte die Verwesentli-

Art. 6 al. 2bis (nouveau) chung der direkten Demokratie angesagt. Zudem wird be-

L'Assemblée fédérale peut édicter des actes administratifs de fürchtet, dass der Staat durch die Einführung des Verwal-

portée exceptionnelle sous la forme de l'arrêté fédéral de por- tungsreferendums an effizientem Handeln gehindert würde.

tée générale. Gerade bei zunehmender internationaler Verflechtung muss

der Staat jedoch rasch handeln können. Im weiteren würde die

Frau Zölch unterbreitet im Namen der Kommission den fol- Einführung des Verwaltungsreferendums die Konkurrenzie-

genden schriftlichen Bericht: rung des Parlamentes durch die Volksrechte in unverantwortli-

chem Masse verstärken. Die Kommissionsmehrheit erachtet

Wir unterbreiten Ihnen gemäss Artikel 21 ter des Geschäftsver- es als schwierig, im Falle der Annahme der Initiative neue Ab-

kehrsgesetzes den Bericht der vorprüfenden Kommission grenzungskriterien zu finden, die klar regeln, welche Erlasse

über die von Nationalrat Rechsteiner am 18. Juni 1992 einge- referendumspflichtig sind und welche nicht Das Parlament,

reichte parlamentarische Initiative. welches entscheiden müsste, wann ein Verwaltungsakt «von

Die Initiative Rechsteiner verlangt, dass die Bundesversamm- ausserordentlicher Tragweite» ist, könnte sich so leicht dem

lung in der Form des allgemeinverbindlichen Bundes- Vorwurf der Willkür aussetzen.

beschlusses auch Verwaltungsakte von ausserordentlicher Argumente der Kommissionsminderheit

Tragweite erlassen kann. Diese würden somit referendums- Gemäss der Ansicht der Kommissionsminderheit widerspricht

pflichtig. die im Jahre 1962 in Artikel 6 des Geschäftsverkehrsgesetzes

Die Kommission hat am 21. Januar 1993 den Initianten ange- festgelegte Beschränkung der referendumspflichtigen Er-

hört. lasse auf solche rechtsetzender Natur dem ursprünglichen

Sinn der Verfassung von 1874. Das Volk könne durch diese

Begründung des Initianten Einschränkung zu wichtigen Entscheiden mit zum Teil gros-

Bisher steht das fakultative Referendum - wenn man vom sen finanziellen Folgen nicht Stellung nehmen, es sei denn, es

Staatsvertragsreferendum absieht - aufgrund der Regelung werde der problematische Umweg über Volksinitiativen mit

im Geschäftsverkehrsgesetz nur gegen rechtsetzende Erlasse rückwirkenden Bestimmungen gewählt. Die Einführung des

in Form allgemeinverbindlicher Bundesbeschlüsse zur Verfü- Verwaltungsreferendums würde eine substantielle Erweite-

gung. Diese Regelung ist aufgrund der Verfassung nicht zwin- rung der Volksrechte darstellen, denn häufig hätten Verwal-

gend. Die Erlassform des allgemeinverbindlichen Bundesbe- tungsakte für die Bevölkerung oder Teile davon grosse Aus-

schlusses kann ohne weiteres auch für Verwaltungsakte von wirkungen, so zum Beispiel Bauvorhaben. Die direkte Demo-

besonderer Tragweite gewählt werden (was der französische kratie müsse gerade dort Anwendung finden, wo die Bevölke-

Wortlaut der Verfassung bereits nahelegt), was zur Folge hat, rung am direktesten betroffen ist

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Parlamentarische Initiative (Zwingli) Behandlung von rückwirkenden Bestimmungen in

Volksinitiativen

Initiative parlementaire (Zwingli) Initiatives populaires. Dispositions rétroactives

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1993

Année

Anno

Band II

Volume

Volume

Session Aprilsession

Session Session d'avril

Sessione Sessione di aprile

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 05

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 91.410

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 28.04.1993 - 15:00

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Seite 812-821

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Ref. No 20 022 677

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