Asylum Seeker Deportation and Re-entry Case
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis case concerns the deportation of an asylum-seeking family after several years of residence in Switzerland. The family had children attending school and both parents were employed, leading to their integration into the local community. Despite this, they were forcibly returned to their home country, where the father was subsequently arrested. The family later re-entered Switzerland and sought asylum again. The Federal Council acknowledged the difficulty of such cases, stating that humanitarian permits were not applicable as the family had not resided in Switzerland for four years and no such application was filed. The Council emphasized that consistent asylum policy requires timely deportations, ideally within the first year of residence, to avoid the complex humanitarian issues that arise with longer-term residents. While the specific case would be re-evaluated for any persecution risks, the Council highlighted that failure to enforce negative asylum decisions, even out of compassion, undermines the credibility of the entire asylum system.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 68 GRN, Art. 68 RCN, Art. 297 Absatz; Asylum Seeker Deportation and Re-entry Case: The family had children attending school and both parents were employed, leading to their integration into the local community. Despite this, they were forcibly returned to their home country, where the father was subsequently arrested. The family later re-entered Switzerland and sought asylum again. The Federal Council acknowledged the difficulty of such cases, stating that humanitarian permits were not applicable as the family had not resided in Switzerland for four years and no such application was filed. The Council emphasized that consistent asylum policy requires timely deportations, ideally within the first year of residence, to avoid the complex humanitarian issues that arise with longer-term residents. While the specific case would be re-evaluated for any persecution risks, the Council highlighted that failure to enforce negative asylum decisions, even out of compassion, undermines the credibility of the entire asylum system.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertVolltext
Initiative parlementaire. Droit de garde 1052 N 7 juin 1993
#ST# 91.3424 Bundesrat Koller: Dieser Fall zeigt die ganze Schwierigkeit
unserer Asylpolitik auf. In diesem Fall waren die Voraussetzun-
Interpellation Zwahlen gen für eine humanitäre Bewilligung leider ganz klar nicht ge-
geben, weil die Familie von Herrn Oezdemir noch nicht vier
Missachtetes Asylrecht Jahre hier war. Es lag auch kein Gesuch um eine humanitäre
Droit d'asile bafoué Bewilligung vor.
Das ist das, was mir selber und meinen zuständigen Aemtern
Diskussion - Discussion immer wieder diese grossen Probleme aufgibt Auf der einen
Seite sagt man immer wieder, es müsse eine konsequente
Siehe Jahrgang 1992, Seite 1248 - Voir année 1992, page 1248 Asylpolitik betrieben werden. In jedem konkreten Fall aber, wo
negative rechtskräftige Asylentscheide vollzogen werden
müssen, gibt es aus verständlichen Gründen natürlich Leute,
die sich mit diesen Menschen solidarisieren, vor allem wenn
es um Familien geht
M. Zwahlen: A la période où j'ai déposé cette interpellation Ich habe Ihnen daher gesagt, unser bestes Mittel, um derart
91.3424, soit le 13 décembre 1991, une famille entière de Tur- schwierige Situationen zu vermeiden, sei es, die alten Fälle
quie avait été renvoyée manu militari de Suisse sans ménage- künftig noch mehr abzubauen. Wenn wir Wegweisungen im
ment et sans avertissement Mon interpellation avait donc ersten Jahr vollziehen können, ist das viel humaner und stellt
pour but d'attirer l'attention du Conseil fédéral, mais égale- viel weniger Probleme, als wenn wir Leute nach zwei, drei oder
ment des Chambres fédérales, sur le problème général du sogar fünf Jahren noch wegweisen müssen.
renvoi très tardif de familles entières de réfugiés, ceci après Geben Sie uns daher künftig die Mittel, dass wir dies auch tun
deux, trois, voire quatre ans. Après une aussi longue période, könnenl Das ist weitaus das beste und eigentlich fast das ein-
lorsque des enfants mineurs fréquentent l'école, lorsque zige Mittel, solche Situationen zu vermeiden. Denn wenn wir
ceux-ci sont intégrés à la population, lorsque les parents, beginnen, aus menschlichem Mitleid heraus negative Asylent-
comme c'était le cas pour la famille Oezdemir, travaillent tous scheide nicht mehr zu vollziehen, ist natürlich die ganze Asyl-
les deux, et qu'ils sont également très appréciés de la popula- politik nicht mehr glaubwürdig.
tion environnante, il paraît choquant, pour ne pas dire plus, In diesem Dilemma befinden wir uns sehr oft Herr Oezdemir
qu'on utilise de telles méthodes pour les renvoyer. und seine Familie sind jetzt bekanntlich wieder in die Schweiz
Notre pays souffre d'une mauvaise réputation avec de telles eingereist; die Verfahren sind zum Teil in der ersten und zum
pratiques, et nous nous demandions pourquoi les autorités fé- Teil in der zweiten Instanz hängig. Wir werden selbstverständ-
dérales ne pouvaient pas éviter de tels désagréments à ces fa- lich noch einmal ganz gründlich überprüfen, ob tatsächlich
milles. Le Conseil fédéral nous répond que les autorités ne eine Verfolgungsgefahr besteht oder nicht.
pouvaient pas imaginer qu'Oezdemir courait des risques dans Mehr kann ich Ihnen im Moment nicht sagen.
son pays d'origine. Néanmoins, aussitôt rentré en Turquie, il a
été arrêté et mis en prison pendant plusieurs jours. Ensuite, ila
été libéré, et bientôt, au bout de quelques semaines déjà, il est
revenu en Suisse illégalement Actuellement, il s'y trouve de
nouveau avec toute sa famille, essayant d'obtenir une fois en-
core l'asile politique. #ST# 92.415
Je demande à M. Koller, conseiller fédéral, pourquoi, dans de
tels cas, on ne peut pas utiliser plus largement les permis hu- Parlamentarische Initiative
manitaires. On m'a répondu entre autres que ceux-ci étaient
de la compétence des cantons et que, d'un canton à l'autre,
(David)
les réponses variaient assez fortement Dans le canton de
Gemeinsames Sorgerecht
Berne, M. Widmer, responsable de la police, m'avait répondu Initiative parlementaire
lui-même qu'il devait rattraper un certain retard dans les dos- (David)
siers et que, par conséquent, il se montrait assez sévère. Droit de garde commun des enfants
De telles méthodes devraient absolument être évitées à l'ave-
nir. Nous estimons qu'après plusieurs années, particulière- Kategorie V, Art 68 GRN - Catégorie V, art 68 RCN
ment lorsque des enfants fréquentent l'école, lorsqu'ils sont
parfaitement intégrés, lorsqu'on fait ils sont déjà devenus à
moitié Suisses et qu'ils ont déjà des racines dans notre pays,
on devrait absolument éviter de les renvoyer par des manières
aussi brutales. Wortlaut der Initiative vom 20. März 1992
Dans le cas des Oezdemir, le retour même de toute la famille Gestützt auf Artikel 21 bis des Geschäftsverkehrsgesetzes be-
prouve combien elle est attachée à ce pays et combien finale- antrage ich folgende Aenderung des Schweizerischen Zivilge-
ment elle se sent menacée dans son pays d'origine. Actuelle- setzbuches:
ment, elle est revenue à Tavannes où elle a été autorisée à sé- Artikel 297 Absatz 3
journer pendant quelque temps. On menace de nouveau de la Nach dem Tode eines Ehegatten steht die elterliche Gewalt
renvoyer dans un centre de réfugiés pour un motif absolument dem überlebenden Ehegatten zu. Bei Scheidung spricht der
fallacieux, faux, sans fondement; on prétend qu'Oezdemir au- Richter demjenigen Ehegatten die elterliche Gewalt zu, dem
rait causé des troubles et souvent dérangé la police, alors que die Kinder anvertraut werden, oder beiden Ehegatten, wenn
jamais personne, dans la localité de Tavannes, n'a porté diese zustimmen und das Wohl der Kinder dadurch gefördert
plainte, et que jamais cette famille n'a causé un problème wird.
quelconque à la police.
De telles méthodes nous étonnent. Bien que nous soyons les Texte de l'initiative du 20 mars 1992
premiers à constater les progrès qui ont été faits dans le do- Me fondant sur l'article 21 bis de la loi sur les rapports entre les
maine de l'asile dans ce pays, nous estimons prioritaire d'évi- conseils, je propose de modifier le Code civil suisse dans les
ter de tels cas tragiques, douloureux, qui ne devraient plus sur- termes suivants:
venir à l'avenir. Article 297 alinéa 3
Je demande donc à M. Koller, conseiller fédéral, ce qu'il est Après la mort de l'un des époux, l'autorité parentale appartient
encore possible de faire pour le cas particulier de la famille au survivant En cas de divorce, le juge attribue l'autorité pa-
Oezdemir, mais surtout, de manière générale, pour des famil- rentale à l'époux auquel les enfants sont confiés ou aux deux
les entières qui séjournent chez nous depuis plusieurs années époux lorsque ceux-ci sont d'accord et que cette mesure sert
et qui sont, par conséquent, déjà bien intégrées. le bien des enfants.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Zwahlen Missachtetes Asylrecht
Interpellation Zwahlen Droit d'asile bafoué
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1993
Année
Anno
Band III
Volume
Volume
Session Sommersession
Session Session d'été
Sessione Sessione estiva
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 91.3424
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 07.06.1993 - 14:30
Date
Data
Seite 1052-1052
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Ref. No 20 022 800
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