Confederation's Police Powers and Private Militias
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court considered a motion to ban private militias and police forces, citing instances of violence and public order disturbances. The court ruled that while cantons are primarily responsible for policing matters, the Confederation could intervene under its general police powers if national security was threatened and urgent action was needed. However, because the incidents were largely localized and the relevant cantons had since taken legislative action to regulate these groups, the court found that the situation did not warrant federal intervention at that time, and the motion was subsequently withdrawn.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 102 nung, Art. 69tercst etLSEE, Art. 10 LSEE, Art. 16 RSEE, Art. 70 est, Art. 102 chiffres 10 Cst; Confederation's Police Powers and Private Militias: The court ruled that while cantons are primarily responsible for policing matters, the Confederation could intervene under its general police powers if national security was threatened and urgent action was needed. However, because the incidents were largely localized and the relevant cantons had since taken legislative action to regulate these groups, the court found that the situation did not warrant federal intervention at that time, and the motion was subsequently withdrawn.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
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KI-generiertCited by the Federal Council to justify potential intervention in matters of cantonal police competence if national security is affected and there is an urgent need.
Cited to establish the primary competence of the cantons in matters of police if no federal constitutional provision authorizes federal intervention.
Mentioned as the basis for federal intervention in the expulsion of foreigners if their activities are directed against the constitutional foundations and fundamental political orientations of the Confederation.
Cited as part of the federal law applicable to the granting of residence permits, indicating cantonal competence.
Cited in relation to the normal procedure for expulsion decisions being made by cantonal authorities.
Cited in relation to the normal procedure for expulsion decisions being made by cantonal authorities.
Volltext
Motion Ziegler Jean 984 N 3 juin 1993
#ST# 91.3317 n'est pas nécessaire. Ils ne disposent en effet, en principe, pas
de prérogatives de puissance publique et ne sont donc autori-
Motion Ziegler Jean sés à utiliser la force que dans les cas de légitime défense et de
nécessité. Si des dispositions sur les milices et polices privées
Verbot privater Milizen und Polizeien devaient néanmoins être édictées, la compétence à cet égard
Interdiction des milices et polices privées devrait se déterminer d'après les règles constitutionnelles de
répartition des attributions entre la Confédération et les can-
tons. Or, la répartition des compétences opérée par la Consti-
tution fédérale en ce domaine est claire. Du moment qu'au-
cune disposition constitutionnelle n'autorise la Confédération
à intervenir dans le domaine de la police, les cantons sont en
Wortlaut der Motion vom 26. September 1991 principe compétents conformément à l'article 3 de la Constitu-
Immer häufiger verüben Agenten, die entweder «Milizen», wel- tion. Au cas où une solution globale pour l'ensemble de la
che von wirtschaftlichen Gruppierungen finanziert werden, Pri- Suisse devait s'avérer nécessaire, la compétence correspon-
vatpolizeien oder privaten Sicherheitsdiensten angehören, dante de la Confédération devrait donc être créée par une révi-
Uebergriffe gegen Personen in der Schweiz. Sie führen ihre sion de la constitution.
Operationen vor allem in den Grossstädten durch, bedrohen Le Conseil fédéral peut toutefois s'écarter de cette répartition
die körperliche Integrität von Personen und scheuen auch des compétences telle qu 'elle est prévue par la constitution en
nicht vor Entführungen zurück. Sie stören die öffentliche Ord- se fondant sur la clause générale de police de l'article 102
nung. chiffre 10 est. Cette possibilité est cependant subordonnée à
Gestützt auf die Artikel 102, 2, 15 und 16 der Bundesverfas- la condition que la sécurité intérieure de la Confédération soit
sung wird der Bundesrat eingeladen, mit sofortiger Wirkung touchée, et non seulement celle d'un canton (voir K Eichen-
die Tätigkeit solcher Organisationen auf dem gesamten Ge- berger, Commentaire Cst, ad art 102, note 149), etqu'il existe
biet der Schweiz zu verbieten. au surplus un besoin urgent d'intervenir.
Darüber hinaus wird der Bundesrat eingeladen, solchen Les problèmes soulevés par l'auteur de la motion à propos
Agenten, soweit sie Ausländer oder Grenzgänger sind, die des milices et polices privées sont - en tout les cas pour l'ins-
Aufenthalts- und Arbeitsbewilligung zu entziehen. tant encore - localement limités, en ce sens que de tels grou-
pements exercent en règle générale leur activité exclusive-
Texte de la motion du 26 septembre 1991 ment dans les grandes villes. Il est vrai toutefois que celle-ci
Des agents appartenant à des «milices» financées par des donne lieu assez souvent à des exactions à rencontre de ci-
groupements économiques, des polices privées et services toyens innocents. De tels événements sont choquants et doi-
privés de sécurité multiplient les exactions à rencontre d'habi- vent être poursuivis de façon conséquente par les autorités
tants de notre pays. Opérant surtout dans les grandes villes, ils compétentes. Pour l'instant, la situation ne saurait cependant
menacent l'intégrité physique des personnes et procèdent, à être considérée comme grave au point de justifier une inter-
l'occasion, à des enlèvements. Ils troublent l'ordre public. vention de la Confédération dans un domaine relevant de la
En vertu des articles 102, 2, 15 et 16 de la Constitution fédé- compétence des cantons.
rale, le Conseil fédéral est invité d'interdire, avec effet immé- 2. Les questions de droit des étrangers
diat, l'activité de ces organisations sur l'ensemble du territoire Selon les prescriptions du droit fédéral applicables en la ma-
suisse. tière (art 69tercst etLSEE, RS 142.20), les cantons sont com-
Subsidiairement, le Conseil fédéral est invité d'annuler les per- pétents dans l'octroi des autorisations de séjour (voir à ce pro-
mis de séjour et de travail de ceux d'entre ces agents qui sont pos Urs Bolz, Rechtsschutz im Ausländer- und Asylrecht, Bàie,
de nationalité étrangère ou jouissent du statut de frontalier. 1990, p. 34). Les cantons disposent d'un pouvoir d'apprécia-
tion, dans le cadre des normes légales du droit fédéral et des
Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine-Aucun traités internationaux, pour décider du séjour et de l'établisse-
ment des étrangers. L'expulsion est également décidée, dans
Schriftliche Begründung - Développement par écrit le cas normal, par les autorités cantonales (art 10 LSEE et
Avec la crise économique qui commence, les conflits sociaux art 16 RSEE), à moins qu'existé une mise en danger de la
s'intensifient Certains détenteurs du pouvoir économique, sécurité intérieure de la Confédération conformément à
notamment dans le secteur immobilier, sont tentés de faire ap- l'article 70 est
pel, pour réaliser leurs objectifs - évacuation forcée d'immeu- Dans le cas d'espèce, le Conseil fédéral est prié de révoquer
bles, etc. -, à des milices privées, des polices parallèles, des les autorisations de séjour ou les permis de frontaliers des per-
organismes privés dits de sécurité. Certains des agents em- sonnes qui exercent une activité au sein de ces milices et poli-
ployés sont en plus de nationalité étrangère. ces privées. Cependant, comme la compétence appartient ici
Ainsi à Genève, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1991, des en première ligne aux cantons, le Conseil fédéral ne peut inter-
agents d'une milice privée au service de groupements écono- venir que s'il y a lieu de prendre en considération une «expul-
miques non identifiés ont-ils attaqué violemment les occu- sion politique» (G. Malinverni, Commentaire Cst, ad art. 70,
pants d'un immeuble abandonné. Ils en ont blessé certains, note 8). Cela suppose que les activités des étrangers concer-
enlevé de force d'autres. Il y a quatre mois à Neuchâtel, une nés soient «dirigées contre les bases constitutionnelles et les
autre police privée a provoqué un scandale en se battant avec orientations politiques fondamentales de la Confédération»,
des agents de la police municipale de cette ville et en moles- étant entendu que n'importe quel trouble de l'ordre public ne
tant des spectateurs d'un événement sportif. Les exemples représente pas nécessairement une menace pour la sécurité
d'exaction sont nombreux. Ils indiquent l'existence d'un pro- intérieure (Malinverni, op. cit., note 14).
blème structurel et conjoncturel qui doit être résolu dans son Le Conseil fédéral condamne les exactions commises par des
ensemble. membres des milices et polices privées. Mais ces actions ne
peuvent être considérées comme graves au point d'exiger une
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates application de l'article 70 de la Constitution.
vom 9. Dezember 1991
Rapport écrit du Conseil fédéral Schriftliche Erklärung des Bundesrates
du 9 décembre 1991 Déclaration écrite du Conseil fédéral
1. Interdiction des milices privées Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
D'éventuelles réglementations dans le domaine des milices et
polices privées ont typiquement une nature relevant du droit M. Ziegler Jean: Cette motion a plus de deux ans, elle
de police. Aussi longtemps qu'ils ne perturbent pas la tranquil- concerne les milices privées qui ont été notamment recrutées
lité et l'ordre publics, de tels groupements doivent en principe en Suisse romande par les spéculateurs immobiliers et qui, au
être tolérés et une réglementation particulière à leur égard début de l'année 1991, ont attaqué un certain nombre de com-
3. Juni 1993 N 985 Motion Ziegler Jean
munautés d'habitations, d'immeubles occupés, blessé des
squatters et même procédé à des viols de jeunes filles, causé
des blessures, ont été les auteurs d'attaques, de voies de fait.
La motion demande que la Confédération interdise le recrute-
ment de ces milices privées et, notamment, n'accorde plus de
permis de séjour à des membres de ces milices, qui sont aussi
très souvent recrutés en France voisine.
Je remercie le Conseil fédéral de sa réponse et notamment de
sa ferme condamnation des événements de Genève, de
Lausanne et d'Yverdon. Néanmoins, je retire cette motion
puisqu'entre temps les principaux cantons romands, quatre
d'entre eux, ont pris des mesures sérieuses et efficaces, et ont
légiféré dans le domaine de ces milices privées.
Je me rallie à ce que dit le Conseil fédéral, à savoir que la
Confédération doit intervenir uniquement si les cantons res-
tent inactifs, et, exceptionnellement, si la sécurité de tous les
cantons est menacée par des agissements de ce type.
Je remercie les cantons romands qui sont intervenus. Je re-
mercie M. Koller, conseiller fédéral, de sa réponse et de sa
condamnation très ferme des incidents de Genève, de Lau-
sanne et d'Yverdon, et je retire donc ma motion.
Zurückgezogen - Retiré
Schluss der Sitzung um 19,45 Uhr
La séance est levée à 19 h 45
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Ziegler Jean Verbot privater Milizen und Polizeien
Motion Ziegler Jean Interdiction des milices et polices privées
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1993
Année
Anno
Band III
Volume
Volume
Session Sommersession
Session Session d'été
Sessione Sessione estiva
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 04
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 91.3317
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 03.06.1993 - 15:00
Date
Data
Seite 984-985
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Pagina
Ref. No 20 022 780
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