Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 90-889 KI-generiert

Swiss Federal Council Addresses Humanitarian Aid and Emigration from Eastern Europe

Geschäftsnummer VPB 90-889
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

The Swiss Federal Council addressed urgent interpellations regarding humanitarian aid to Eastern Europe, particularly the Soviet Union. The council acknowledged the dire economic and food supply situations in these regions, exacerbated by logistical and bureaucratic challenges, and affirmed its readiness to provide aid. The council detailed ongoing efforts, including exploratory missions, the provision of food and medicine, and coordination with international partners, while emphasizing that long-term solutions require internal reforms in the recipient countries. The council also discussed the potential for increased emigration from the Soviet Union and its preparedness to address such a scenario, alongside its commitment to supporting progressive forces in Eastern Europe and addressing specific needs in countries like Bulgaria and Romania.

Legislator-Regeste

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Swiss Federal Council Addresses Humanitarian Aid and Emigration from Eastern Europe: rungsmitteln beinahe katastrophal. Die Gefahr ist gross, dass dentaux, donc la Suisse aussi, organisent une aide.

Schlagwörter

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Osteuropa Langzeithilfe Umsiedlung Flüchtling internationale Rechtshilfe Bulgarien. Regionen
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Volltext

14. Dezember 1990 N 2413 Osteuropa. Persönliche Vorstösse

Hilfe für Osteuropa.

#ST#

Probleme ergeben sich wohl weniger beim Aufbringen der

Persönliche Vorstösse notwendigen Hilfsgüter und finanziellen Mittel als beim Trans-

port nach den notleidenden Gebieten der Sowjetunion und

Aide à l'Europe de l'Est. bei der Verteilung an Ort und Stelle: Per Post versandte Ge-

Interventions personnelles schenkpakete kommen oft erst nach Monaten oder gar nicht

an. Lebensmittel verderben auf abgelegenen Bahnhöfen und

in Schiffen, die nicht gelöscht werden. Bürokratische Schwer-

fälligkeiten, komplizierte Zollformalitäten und andere Hinder-

nisse erschweren offensichtlich rasche und wirkungsvolle

Hilfe.

1. Ist der Bundesrat bereit, aufgrund des bestehenden Rechts,

Hilfsaktionen zu lancieren und/oder zu unterstützen?

90.889 2. Sind Verhandlungen mit den betroffenen Ländern möglich,

um die Effizienz der Hilfe zu gewährleisten?

Dringliche Interpellation 3. Empfehlen sich Verhandlungen mit anderen westlichen

der sozialdemokratischen Fraktion Ländern, um die Hilfeleistung zu koordinieren?

Hilfe an die Sowjetunion 4. Inwieweit können durch den Bund (DEH, PTT, SBB usw.)

Interpellation urgente Aktionen privater Hilfsorganisationen unterstützt und koordi-

du groupe socialiste niert werden?

Aide à l'Union soviétique

Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990

Selon des rapports concordants, publiés également par les

médias soviétiques, l'approvisionnement de la population en

denrées alimentaires de première nécessité est très difficile et

Wortlaut der Interpellation vom 26. November 1990 l'inquiétude est vive pour cet hiver dans certains pays de l'Eu-

Die wirtschaftliche Situation in der Sowjetunion ist momentan rope de l'Est, notamment en Roumanie, en Bulgarie et dans de

äusserst prekär, die Versorgung der Bevölkerung mit Nah- vastes régions d'URSS. Il est donc urgent que les pays occi-

rungsmitteln beinahe katastrophal. Die Gefahr ist gross, dass dentaux, donc la Suisse aussi, organisent une aide.

ungeduldige gegnerische Kräfte diese Lage ausnützen und Le problème n'est pas tant de se procurer les produits et les

eine Umkehr von Perestroika und Glasnost erzwingen könn- moyens financiers nécessaires que de transporter ces biens

ten. vers les régions défavorisées de l'Union soviétique et de les

Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, dass die Schweiz distribuer sur place: les cadeaux envoyés par colis postaux ne

angesichts dieser Situation ein Soforthilfeprogramm für die parviennent aux destinataires qu'après des mois, quand ils ne

Sowjetunion, insbesondere auf dem Lebensmittelsektor, vor- se perdent pas en route. Les denrées alimentaires périssent

bereiten und verabschieden soll? dans des gares éloignées ou sur des bateaux qui ne sont pas

déchargés. La lourdeur de la bureaucratie, des formalités de

Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990 douane compliquées et d'autres difficultés font obstacle à une

La situation économique de l'Union soviétique est actuelle- aide rapide et efficace.

ment extrêmement précaire et l'approvisionnement de la po- Je prie le Conseil fédéral de bien vouloir répondre aux ques-

pulation en denrées alimentaires touche à la catastrophe. Le tions suivantes:

risque est donc grand que des opposants impatients tirent 1. Est-il disposé, en se fondant sur le droit en vigueur, à lancer

parti de cette situation pour mettre fin aux réformes de la glas- et/ou à soutenir des campagnes d'aide?

nost et de la perestroïka. 2. Peut-on ouvrir des négociations avec les pays concernés

Le Conseil fédéral n'est-il pas d'avis devant cette situation que afin de garantir l'efficacité de l'aide?

la Suisse doive mettre en oeuvre un programme d'aide d'ur- 3. Est-il opportun d'ouvrir des négociations avec d'autres

gence à l'URSS, tout particulièrement dans le secteur alimen- pays occidentaux pour coordonner les opérations d'aide?

taire ? 4. Dans quelle mesure la Confédération (DDA, PTT, CFF)

pourrait-elle soutenir et coordonner les campagnes d'aide mi-

Sprecher-Porte-parole: Bundi ses sur pied par des organisations privées?

Sprecher - Porte-parole: Auer

90.896

Dringliche Interpellation

der freisinnig-demokratischen Fraktion

Hilfe an die Bevölkerung Osteuropas 90.887

und der Sowjetunion

Interpellation urgente Dringliche Interpellation Kühne

du groupe radical-démocratique Rasche Lebensmittelhilfe

Aide à la population de pays de l'Est an osteuropäische Staaten

et de l'Union soviétique Interpellation urgente Kühne

Aide alimentaire urgente

à des pays d'Europe de l'Est

Wortlaut der Interpellation vom 27. November 1990

Gemäss übereinstimmenden Berichten, auch in sowjetischen

Medien, ist es zurzeit und besonders im Hinblick auf den Win- Wortlaut der Interpellation vom 26. November 1990

ter in Ländern Osteuropas, vor allem in Rumänien, Bulgarien Ist der Bundesrat bereit, mittels Hilfslieferungen aus einheimi-

und in weiten Teilen der UdSSR arg bestellt mit der Versor- schen Nahrungsmittelbeständen (Rindfleisch, Milchpulver)

gung der Bevölkerung mit den wichtigsten Nahrungsmitteln. noch diesen Winter einen Beitrag zur Linderung der prekären

Hilfe des Westens und auch unseres Landes ist daher dring- Versorgungslage verschiedener osteuropäischer Staaten zu

lich. leisten?

Europe del'Est. Interventions personnelles 2414 N 14 décembre 1990

Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990 Y a-t-il des raisons autres q je la possibilité d'acheter des pro-

Le Conseil fédéral est-il disposé à livrer des denrées alimentai- duits agricoles meilleur marché dans certains pays?

res (viande de boeuf, lait en poudre) provenant des réserves

nationales pour contribuer, cet hiver encore, à l'amélioration Mitunterzeichner - Cosignataires: Bühler, Daepp, Fischer-

des conditions précaires de ravitaillement que connaissent di- Hägglingen, Hari, Hess Otto, Luder, Müller-Wiliberg, Neuen-

vers pays de l'Est? schwander, Reimann Maximilian, Rutishauser, Rychen, Seiler

Hanspeter, Wyss William, Zölch (14)

Mitunterzeichner - Cosignataires: Blatter, Bürgi, Columberg,

Darbellay, David, Dietrich, Dormann, Engler, Fischer-Sursee, M. Felber, conseiller fédéral: Je m'excuse de la longueur de

Hänggi, Hess Peter, Hildbrand, Iten, Jung, Keller, Nussbau- nos interventions, mais regardez la longueur de vos interpella-

mer, Ruckstuhl, Rutishauser, Rüttimann, Schmidhalter, Schni- tions et le nombre de questions qu'elles posent: ou bien j'y ré-

der, Segmüller, Tschuppert, Wanner, Wellauer, Widrig, Zwingli ponds ou bien je n'y réponds pas!

(27) En ce qui concerne l'aide à l'Union soviétique, nous savons

que cet Etat souffre en comparaison avec l'Europe occiden-

tale d'une pénurie alimentaire aiguë, sans que l'on puisse, au

moins pour l'instant, véritablement parler de famine. Malgré

des pertes importantes, difficiles à évaluer car les chiffres se

90.888 contredisent, l'Union soviétique a bénéficié cette année d'une

récolte record. J'essaierai d'abréger mon intervention parce

Dringliche Interpellation Schwab que M. Ledergerber a déoosé une interpellation ordinaire

Soforthilfe für Russland avec réponse écrite et vous recevrez le texte de la réponse du

Interpellation urgente Schwab Conseil fédéral.

Aide d'urgence à l'Union soviétique Les achats de céréales à l'intérieur de l'Union soviétique s'élè-

vent à 75 millions de tonnes. Ils sont donc supérieurs à ceux

de l'année précédente. Les importations complémentaires

s'élèvent à 30 millions, plus faibles que les années précéden-

tes, et une petite partie seulement en a été importée jusqu'à

Wortlaut der Interpellation vom 26. November 1990 présent. Les difficultés d'approvisionnement, en particulier

Die Umwälzungen in Osteuropa, so auch in Russland, haben pour les segments vulnérables à faible pouvoir d'achat de la

deutlich zutage gebracht, dass die Landwirtschaftspolitik in population urbaine, sont dues à toute une série de facteurs:

diesen Ländern total versagt hat. Fehlplanungen, fehlende manque général de structures de distribution; désorganisa-

Motivation durch Ausschaltung der Eigeninitiative der Bauern tion du système qui fonctionnait encore jusqu'à présent; perte

haben zu dieser katastrophalen Situation geführt. d'une partie des récoltes à cause du matériel déficient, du

Hinzu kommen die gravierenden Umweltschäden, die eine manque de coordination ou de la baisse de la discipline; rete-

solch verfehlte Agrarpolitik hinterlässt. nue de certaines récoltes - et c'est grave, politiquement par-

Zurzeit stehen wir am Anfang eines Winters. Die Strenge die- lant - dans les régions et les fermes productrices pour leur pro-

ser Jahreszeit kann noch nicht vorausgesagt werden. Bekannt pre consommation, pour d j fourrage ou pour faire un jour du

ist jedoch, dass in Russland ein Mangel an Nahrungsmittel troc avec d'autres républiques; retenue de la récolte en raison

und Heizmaterial vorhanden ist. Hilferufe aus diesem Land des tensions entre les républiques soviétiques, entre les pro-

sind unüberhörbar. Die Gefahr besteht, dass aus dieser Notsi- vinces, entre les groupes ethniques. Il y a donc ainsi diverses

tuation heraus Leute das Land verlassen werden. raisons qui, accumulées, créent les problèmes que nous con-

Ich bitte deshalb den Bundesrat um Beantwortung folgender naissons. Il y a même dans les villes, naturellement, de la part

Fragen: de certains consommateurs plus riches, une accumulation, un

1. Wie schätzt der Bundesrat die Versorgungslage in Russland accaparement des biens do première nécessité.

mit Nahrungsmittel und Heizmaterial ein? Ces difficultés ont essentiellement donc des origines politi-

2. Wie beurteilt der Bundesrat die Möglichkeit, dass auch aus ques et des origines structurelles. A moyen et à long terme,

diesem Land eine Flüchtlingswelle einsetzen wird? elles ne pourront donc pas être surmontées par une aide hu-

3. Ist der Bundesrat bereit, diesem Land zu helfen? Wenn ja, manitaire directe mais elles devront bénéficier de vastes me-

wie? Ist er allenfalls bereit, seine Praxis zu ändern, indem er sures d'ajustement strucUrel. Pour cela, l'Union soviétique a

auch Agrarprodukte aus der Schweiz nach Russland schickt? besoin de l'aide de la Communauté internationale. Récem-

Wenn nicht, gibt es noch andere Gründe als den des billigeren ment ont eu lieu les prem ères missions exploratoires de la

Einkaufs in sogenannten Billigländern? Banque mondiale et d'autres institutions. Pour l'instant, il n'y a

pas encore de programme concret d'aide internationale.

Texte de l'interpellation du 26 novembre 1990 Compte tenu de ladimensisn des problèmes, seule une parti-

Les bouleversements qui surviennent en Europe orientale, no- cipation à des mesures d'Elide concertées au plan internatio-

tamment en URSS, montrent que la politique agricole de ces nal pourrait entrer en ligne de compte pour un petit pays

pays a complètement échoué. Cette situation catastrophique comme la Suisse. Il s'agit donc du problème global tel qu'il est

est due aux erreurs de planification et à la démotivation des posé.

paysans dont l'esprit d'initiative a été étouffé. A cela s'ajoutent A côté de ces mesures à long terme, il faudrait néanmoins met-

les graves atteintes à l'environnement causées par le système. tre en oeuvre, en réponse à une aggravation des difficultés

S'il est impossible de prédire la sévérité de l'hiver qui appro- d'approvisionnement, des mesures à court terme d'aide hu-

che, on sait déjà que la Russie souffre de pénurie de denrées manitaire. Il est actuellement difficile de dire comment cela se

alimentaires et de matériaux de chauffage. On ne peut ignorer traduira dans les faits, car ni les besoins ni les organisations ou

les appels à l'aide, ni le risque que les habitants, poussés par les structures susceptibles de mettre en oeuvre de tels pro-

la misère, cherchent à quitter le pays. grammes ne sont totalement connues. Des situations analo-

Le Conseil fédéral est donc prié de répondre aux questions gues au plan de l'approvisionnement en produits alimentaires

suivantes: et autres produits de première nécessité peuvent être consta-

1. Comment juge-t-il la situation en URSS en ce qui concerne tées dans d'autres pays d'Europe centrale et orientale. Ce

l'approvisionnement en denrées alimentaires et en combusti- sont les questions posées par l'un des interpellateurs: pen-

bles? sons à la Bulgarie, tout particulièrement, et également à la

2. Comment évalue-t-il le risque que l'on assiste à une vague Roumanie.

de réfugiés en provenance de ce pays? L'évolution de la situation de l'approvisionnement en Union

3. Que compte-t-il faire pour aider l'URSS? Envisage-t-il de soviétique et dans d'autres pays de l'Europe de l'Est fait main-

modifier sa pratique et de permettre l'envoi de produits agrico- tenant l'objet d'une analyse régulière du Conseil fédéral sur la

les suisses vers ce pays? Dans la négative, pour quels motifs? base d'informations en provenance de différentes sources. Le

14. Dezember 1990 N 2415 Osteuropa. Persönliche Vorstösse

Conseil fédéral est également conscient des implications poli- taire fédéral a offert ses services en relation avec l'action d'aide

tiques que la poursuite de cette détérioration de la situation, en d'urgence prévue. Au retour de la mission exploratoire, aujour-

particulier en Union soviétique, pourrait avoir. d'hui ou demain, les offices compétents décideront dans

Nous sommes conscients que, malgré l'aide humanitaire envi- quels domaines on pourra, au besoin, faire appel aux services

sagée par la Communauté internationale, une vague d'émi- du DMF, respectivement à ceux de l'armée - on peut penser

grés d'Union soviétique ne peut pas être exclue à ce stade. Il en particulier à un appui dans le domaine des transports.

n'est toutefois pas possible d'en évaluer l'importance. Vous Mesdames et messieurs, s'il vous plaît, le chef du Départe-

aurez peut-être remarqué que, d'après les premières consta- ment fédéral des affaires étrangères n'a jamais décidé d'en-

tations faites dans les pays du nord de l'Europe et en Finlande voyer des soldats suisses à Moscou, il a simplement fait part

tout spécialement, ce ne sont pas des citoyens soviétiques qui d'une offre possible de la part du Conseil fédéral. La mission

quittent l'Union soviétique mais des citoyens de pays du tiers exploratoire mentionnée plus haut vient de terminer l'essentiel

monde qui avaient vécu en Union soviétique, invités par cet de son activité d'évaluation et il est intéressant de la connaître.

Etat et qui ne sont plus soutenus par lui. Ce sont des Zaïrois et Elle est arrivée à la conclusion qu'on ne peut pas parler d'une

des Vietnamiens, en particulier, qui quittent l'Union soviétique. situation de catastrophe ou de famine en Union soviétique.

Quant à la planification et à la préparation des mesures à pren- Cependant, certaines denrées essentielles font défaut. Les ca-

dre dans une telle éventualité, nous vous renvoyons aux expli- naux de distribution habituels, en particulier l'infrastructure

cations détaillées qui ont été données par M. Koller, président des transports, ne fonctionnent plus. Le manque de nourriture

de la Confédération, dans sa réponse à la question de en tant que tel présente moins de problèmes. En effet, un afflux

M. Bonny, conseiller national, le 10 décembre dernier. Dès non coordonné de secours risque d'aggraver la situation au

que nous aurons des indications suffisamment concrètes, le lieu de l'améliorer.

Conseil fédéral participera, et même le cas échéant avec un Par ailleurs, comme dans d'autres pays connaissant des diffi-

préavis très court, à une action concertée au niveau internatio- cultés économiques plus ou moins graves, il existe en Union

nal d'aide humanitaire en faveur de l'Union soviétique et des soviétique des groupes sociaux particulièrement vulnérables:

pays d'Europe centrale ou orientale. Nous sommes prêts à les retraités, les malades, les handicapés, les orphelins, les

mettre à disposition, si nécessaire, des moyens financiers mères seules, les familles nombreuses, les étudiants. C'est à

supplémentaires. Comme l'a toujours précisé le Conseil fédé- ces groupes-là qu'une aide doit s'adresser en priorité. Pour

ral, de telles mesures d'aide ne pourront pas émarger aux cré- cette raison, notre premier envoi dont l'arrivée à Moscou est

dits d'aide aux pays en voie de développement, pays dont la prévue ces jours-ci encore consiste en aliments spéciaux pour

population, dans de nombreuses régions, connaît une situa- bébés et en lait en poudre. Plusieurs volontaires du Corps

tion alimentaire encore pire. suisse pour l'aide en cas de catastrophes seront sur place

Comme l'ont démontré les contacts au plan international de pour en assurer la réception et la distribution. Cette aide est

diverses instances de notre administration fédérale, la mise en destinée à différentes institutions sociales.

oeuvre et la coordination d'opérations d'aide de cette impor- D'autres besoins que notre mission a pu identifier concernent

tance dépassent la capacité d'un seul pays, et plus particuliè- l'approvisionnement en médicaments. Une aide au plan de la

rement d'un petit pays. Dès lors, le Conseil fédéral ne voit au- logistique est également envisagée spécialement à Lenin-

cune possibilité de répondre positivement à la proposition de grad. Il restera à déterminer de quelle façon des mesures d'ap-

l'auteur d'une des interpellations d'assumer un rôle de chef de pui dans ces deux secteurs: alimentation et médicaments,

file ou de coordinateur en la matière. Il est en train de le faire peuvent être réalisées.

pour les aides suisses. Par contre, il est parfaitement envisa- En tout cas, nous devons nous assurer que toute action cor-

geable qu'un soutien spécifique en matière logistique, responde aux besoins constatés et aux priorités exprimées

comme le Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes par le pays bénéficiaire de notre aide. Dès aujourd'hui, une

peut l'offrir, soit accordé dans le cadre d'une action internatio- mission exploratoire se rend en Bulgarie afin d'évaluer de ma-

nale, ce que l'on nous a d'ailleurs déjà demandé dans certains nière plus approfondie les besoins d'aide d'urgence. Je vous

cas. C'est la Direction pour l'aide humanitaire et l'aide au déve- signale que le président de la République bulgare a, par lettre,

loppement qui est responsable, au sein de l'administration fé- appelé la Suisse à aider son pays à traverser la crise actuelle

dérale, de l'aide humanitaire atout pays étranger. Elle élabore et particulièrement le manque total de médicaments, y com-

la conception d'ensemble de l'aide humanitaire, elle met en pris ceux de base. A ce stade, cela semble concerner avant

oeuvre les mesures nécessaires, directement ou en collabora- tout les médicaments pour la Bulgarie. On vient de mentionner

tion avec des organisations partenaires expérimentées. Le aussi qu'en sus des problèmes propres à la restructuration

Conseil fédéral envisage par conséquent d'inclure dans le économique de la Bulgarie cette dernière souffre encore des

prochain message sur la poursuite de l'aide humanitaire inter- conséquences de la crise du Golfe. En Roumanie, deux repré-

nationale, en sus des moyens destinés presque exclusive- sentants du Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes,

ment aux pays en voie de développement, un crédit d'engage- qui se trouvent sur place dans le cadre d'un projet en cours,

ment spécifique pour l'aide humanitaire à l'Europe de l'Est, y ont été chargés de l'évaluation de la situation.

compris l'Union soviétique, et d'élaborer pour cela des critè- Un groupe de travail interdépartemental sur l'aide humanitaire

res d'engagement particuliers. De cette manière, les actions à l'Union soviétique, respectivement aux pays d'Europe de

indispensables de la Confédération pourront être mises en l'Est, a été créé. Il est placé sous la direction de la Division de

oeuvre sans retard et les expériences des instances fédérales l'aide humanitaire de la DDA. Outre celui des affaires étrangè-

chargées de l'aide humanitaire, celles de leurs organisations res, sont représentés le Département militaire fédéral, le Dé-

partenaires - les organisations caritatives - pourront être ainsi partement fédéral de l'économie publique et le Département

pleinement valorisées. fédéral des finances. Ce groupe a pour tâche de coordonner

Nous allons indiquer brièvement les moyens de notre engage- les actions d'aide humanitaire de l'administration fédérale et

ment! Concrètement, les mesures suivantes sont prévues ou de conseiller les organisateurs d'actions caritatives privées de

sont déjà en cours. Premièrement, une mission de la Direction manière à assurer une coordination de l'aide.

pour l'aide humanitaire et la coopération au développement, La Confédération se doit toutefois de respecter l'autonomie

de la Division de l'aide humanitaire et du Corps suisse pour des oeuvres d'entraide, ainsi qu'elle le fait dans les autres do-

l'aide en cas de catastrophes, menée à Moscou et à Leningrad maines de sa collaboration avec celles-ci. Ainsi, au-delà d'ap-

conjointement avec la Croix-Rouge suisse, va évaluer ce qui puis financiers éventuels à des actions d'aide humanitaire, le

suit jusqu'au 13 ou 14 décembre: 1} les besoins humanitaires rôle de la Confédération se limite à conseiller les organisations

immédiats en matière d'approvisionnement alimentaire et de privées, à échanger des informations avec elles ainsi qu'à les

médicaments; 2) les infrastructures et les canaux de distribu- encourager à coordonner entre elles leurs activités. La respon-

tion possibles; 3) la possibilité d'une affectation de volontaires sabilité de la coordination de l'aide avec d'autres pays dona-

du Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes dans les teurs incombe également à la «Task Force».

domaines de la distribution, de la logistique et du contrôle; et Tels sont les éléments que je pouvais indiquer en réponse aux

4) la planification des étapes ultérieures. Le Département mili- diverses interpellations.

Europe del'Est. Interventions personnelles 2416 N 14 décembre 1990

Präsident: Herr Günter beantragt Diskussion. und der Sowjetunion abgeschlossene Abkommen über die

Zusammenarbeit im Bereich Umwelt zu vertiefen, breit auszu-

Abstimmung - Vote nützen. In Anknüpfung an Bestimmungen dieses Abkommens

sollte verstärkt die Beratung und Vermittlung im Umweltschutz

Für den Antrag auf Diskussion 36 Stimmen und in der Umwelttechnik gefördert werden.

Dagegen 33 Stimmen Drittens möchte ich darauf hinweisen, dass insbesondere

auch die politische Beratung und die Ausbildung einen spezi-

Feigenwinter: Nachdem Sie den Delegationsmitgliedern der ellen Sektor eines solchem Programmes darstellen könnte.

Reise nach Bagdad die Diskussion verwehrt haben, erstaunt Dies entspricht nämlich einem Wunsch auch von seiten der

dieser Entscheid einigermassen, und er ist auch zufällig. Ueb- baltischen Staaten, insbesondere Litauens, das an einer Wei-

licherweise ist es beim Zustandekommen der Diskussion so terführung und Intensivierung bereits geknüpfter entspre-

gehandhabt worden, dass die Diskussion auf später verscho- chender Kontakte interessiert ist. Die entsprechenden Wün-

ben worden ist. sche sind bekanntlich auch von Herrn Aussenminister Sche-

Ich stelle Ihnen deshalb den Ordnungsantrag, auch diese Dis- wardnadse angemeldet worden. Hier böten sich Möglichkei-

kussion auf später zu verschieben. ten, unser Parlament noch miteinzubeziehen.

Insgesamt stellt sich mit Bezug auf ein ausserordentliches

Präsident: Ich weise Sie darauf hin, dass es sich hier um eine Hilfsprogramm für die Sowjetunion oder auch ein zweites

Gruppe von dringlichen Interpellationen handelt und nicht um Hilfsprogramm für Osteuropa die Frage, ob dieses nicht ähn-

eine normale Behandlung von Interpellationen. lich der Marshallplan-Hilfe, wie sie nach dem Zweiten Welt-

krieg von den USA gegenüber Europa geleistet wurde, ausge-

Abstimmung - Vote staltet sein sollte. Mit anderen Worten: Man sollte prüfen, einen

grossen Teil dieser Hilfe unentgeltlich zur Verfügung zu stel-

Für den Ordnungsantrag Feigenwinter 34 Stimmen len. Auch wäre ein Zinsmcratorium gegenüber einzelnen Län-

Dagegen 46 Stimmen dern eine dringende Notwendigkeit. Westeuropa steht heute

im Hinblick auf Osteuropa, vor der gleichen Herausforderung

Bundi: Vor drei, bald vier Wochen haben wir in unserer Frak- oder Aufgabe wie die USA 1945 gegenüber Westeuropa. Uns

tion beschlossen, diese Interpellation einzureichen. In der Zwi- muss die Gesundung Osteuropas, insbesondere der Sowjet-

schenzeit ist sehr vieles gelaufen. Der Bundesrat hat verschie- union, einen angemessenen Preis wert sein. Das Schicksal

dene Massnahmen in Gang gesetzt, und sehr viele private Ver- dieser Region ist untrennbar mit unserem verbunden.

einigungen und Privatpersonen haben eigene Initiativen er- Ich stelle abschliessend dem Bundesrat die Frage, wie ersieh

griffen. Das ist sehr erfreulich. Ich möchte namens unserer zu einem solchen aussero -dentlichen Programm stellt und wie

Fraktion dem Bundesrat für diese grossen Bemühungen in er die Schwerpunkte, die wir genannt haben, beurteilt.

dieser Hinsicht danken.

Wir sind einverstanden, dass zunächst einmal mit Nahrungs- Auer: Ich möchte Herrn Bundesrat Felber danken für seine

mittelhilfe und mit Medikamentenhilfe dort geholfen wird, wo Antwort und mich namens der freisinnig-demokratischen

die Not am grössten ist. Wir sind auch damit einverstanden, Fraktion als befriedigt erklären. Danken möchte ich auch dem

dass neben der Sowjetunion Länder wie Bulgarien und Rumä- Katastrophenhilfekorps, cem Schweizerischen Roten Kreuz

nien mitberücksichtigt werden, in denen die Not in allerletzter und anderen Hilfswerken, die seit der Einreichung der Inter-

Zeit sehr stark signalisiert worden ist. pellation aktiv tätig gewc-rden sind. Ich danke auch jenen

Ich darf in diesem Zusammenhang daran erinnern, dass die Landsleuten, die in spontaner Weise gehandelt haben, nicht

Schweiz im Jahre 1922 in einer sehr grosszügigen Art und zuletzt in einer gemeinsamen Aktion von Medien und grösse-

Weise der Sowjetunion ebenfalls mit einer Nahrungsmittelhil- ren Firmen in den beiden Elasel. Die Notwendigkeit der Hilfe ist

feaktion geholfen hat, als es in Russland eine ausserordentlich offenbar. Darüber berichten in erschütternder Weise nicht nur

grosse Hungersnot gab. unsere Medien, sondern auch jene der betroffenen Länder.

Die heutige Situation - das ist auch aus dem Votum von Herrn Wir haben in den letzten anderthalb Jahren in der Welt völlig

Bundesrat Felber hervorgegangen - ist eine andere als zum Ueberraschendes und zui/or Unglaubliches erlebt. Vieles ist

Beispiel 1922. Es herrscht also keine direkte Hungersnot. Aber kaum zu fassen. Wir wagen keine Prognose mehr. Doch die

in verschiedenen Gegenden herrscht partielle Not. Wir sind Entwicklung ist dabei voller Widersprüche: Wir sehen eine

uns bewusst, dass die jetzt weltweit anlaufende Hilfe nur einen Grossmacht, die nach Hilf 3 ruft, aber gleichzeitig Hilfe an Viet-

Tropfen auf einen heissen Stein bedeuten kann. Die Russen nam, Afghanistan, Kuba und andere Länder zu leisten hat;

müssen selber ihre Reformen vorantreiben und damit die Ur- eine Sowjetunion, die heute noch ein Fünftel ihres Volksein-

sachen für die heutige Misere beheben. kommens für das Militär und Abermilliarden für die Raumfahrt

Das Ziel unserer Interpellation war eigentlich aber noch etwas ausgibt; Machtkämpfe zwischen verschiedenen Lagern und

weiter gesteckt: Der Reformprozess in der Sowjetunion hat es gleichzeitig eine zusammenbrechende Wirtschaft, vielfach nur

nötig, dass er vom Westen nachhaltig unterstützt wird. Ohne noch ein Chaos; auf dereinen Seite das überraschende «Wun-

solche längerfristige Hilfe besteht ständig die Gefahr, dass die der» Glasnost, auf der ändern das Versagen von Perestroika;

gegnerischen Kräfte in der UdSSR Perestroika und Glasnost Millionen von Bürokraten, die weiterwursteln, und den Reform-

in ihr Gegenteil verwandeln. kurs sabotierende Funktionäre; weiterhin Pläne, an die sich

Es stellt sich darum die Frage, ob die Schweiz nicht ein ausser- niemand mehr hält; eine glänzende Ernte, aber drohender

ordentliches Hilfsprogramm für die UdSSR verabschieden Hunger; gefüllte Vorratslager, aber kein funktionierendes Ver-

sollte. Ein solches müsste mit den Programmen der EG oder teilsystem; leere Regale in den Geschäften, aber noch alles in

der gesamten Völkergemeinschaft koordiniert werden, und es Hülle und Fülle in den Perteizentralen; Schiffe, die nicht ge-

müsste gezielt auf ein paar wenige, überblickbare Sektoren löscht, Zehntausende vor Containern und Tausende von Ei-

und auf geographisch ausgewählte Gebiete ausgerichtet sein. senbahnwagen, die nicht entladen werden; blühender

Es Hessen sich zum Beispiel für die Schweiz die folgenden Schwarzhandel mit Preisen, die das Volk nicht bezahlen kann.

Schwerpunkte anvisieren: Die «Weltwoche» titelte: «Organisiertes Verbrechen, Schutz-

Erstens könnte ein Beitrag an die Erneuerung russischer Dör- gelder, Schwindler und Gauner gefährden den Reformkurs in

fer geleistet werden. Hier böten sich Möglichkeiten, zusam- der Sowjetunion.» Es rächt sich heute, dass der Kommunis-

men mit der Landreform, mit der Privatisierung des Grundei- mus nicht nur die Wirtschaft zerstört hat, sondern mit seinem

gentums, der Landflucht entgegenzuwirken, ja auch die Rück- dialektischen Materialismus weitgehend auch die Moral.

kehr vieler Leute aus den übervölkerten Städten zu fördern. Wer hätte sich das noch vor kurzem vorstellen können: dass

Bedarf ist hier vor allem an Kleintechnik für die Privatbauern mit einer Luftbrücke Berlin-Moskau die deutsche Regierung

und an Verbesserung der Infrastruktur im ländlichen Raum gratis jene Lebensmittelvcrräte, die nach der Berlin-Blockade

überhaupt. 1949 angelegt worden waren, in die russische Hauptstadt

Zweitens wäre es wünschbar, das 1989 zwischen der Schweiz schickt? Dass das von der Sowjetunion immer wieder verur-

14. Dezember 1990 2417 Osteuropa. Persönliche Vorstösse

teilte Israel heute mit Flugzeugen Südfrüchte nach Russland zu bringen. Ich bin aber der Meinung, dass diese Lastwagen-

sendet? Dass deutsche Kriegsschiffe Hilfsgüter dorthin trans- konvois in Russland bleiben sollten, um dort bei der Feinver-

portieren? Dass ein Ronald Reagan zu Hilfeleistungen für das teilung helfen zu können. Bezüglich der Transporte von der

«Reich des Bösen» aufruft? Dass ein überragender russischer Schweiz nach Russland vertrete ich die Auffassung, dass man

Staatsmann, der den Friedensnobelpreis verdient hat, ihn diese mit Grossraumflugzeugen bewältigen sollte. Die Güter

nicht persönlich entgegennehmen kann? würden mit Grossraumflugzeugen nach Russland gebracht,

Die sozialdemokratische Fraktion hat ihren Vorstoss auch poli- und die Lastwagenkonvois, die wir nach Russland schicken,

tisch begründet: Es gelte der Gefahr der Restauration in Russ- sollten für die Feinverteilung eingesetzt werden; so hätte man

land entgegenzuwirken. Doch die Hungerhilfe wird an der wirt- eine Garantie, dass die Güter an den richtigen Ort gebracht

schaftlichen Misere kaum etwas ändern, so wenig wie Kredite, werden. Dass die Güter liegenbleiben, ist ja das Problem und

die nur zu Konsumzwecken verwendet werden. Dazu braucht die grosse Gefahr.

es mehr: erstens den Willen und die Tatkraft der Russen Noch eine letzte Bemerkung im Zusammenhang mit einer

selbst, und zweitens massive Hilfe des Westens, vielleicht eine Fernsehsendung auf einem deutschen Sender gestern

Art Marshallplan - Herr Bundi tönte das an -, an der sich auch abend. Ihr zufolge sind in Russland wohl Lebensmittelgüter

die Schweiz beteiligen könnte. vorhanden, auch auf den Kolchosen; aber diese sind zum Teil

Angesichts der Not in der Sowjetunion darf aber jene in ande- nicht weiterverteilt worden oder - und das ist viel schlimmer -

ren Staaten Osteuropas nicht vergessen werden, in denen sindungeniessbar, weil sie vergiftet sind. Es scheint also, dass

sich die Demokratie durchzusetzen beginnt. Sie sind durch in Russland doch da und dort - das Ausmass kenne ich nicht -

die Umwälzungen und durch die Golfkrise härter betroffen als die Böden verseucht und die Lebensmittel nicht mehr geniess-

die Sowjetunion, vor allem nach dem Zusammenbruch des bar sind. Vielleicht hat der Bundesrat auch auf diese Frage

Comecon. So wickelte zum Beispiel Bulgarien 88 Prozent sei- noch eine Antwort. Seine Experten befinden sich ja gegenwär-

nes Aussenhandels mit dem Osten ab - Versorgungs- und tig in Russland, um Abklärungen vorzunehmen.

Handelsströme, die heute versiegt sind. Ich danke dem Bun- Zum Schluss möchte ich bekanntgeben, dass ich von der Ant-

desrat, dass er diese Länder an vorderster Stelle nennt. wort bis jetzt teilweise befriedigt bin. Wenn der Herr Bundesrat

Angesichts der verwirrenden politischen und wirtschaftlichen noch zur Flüchtlingswelle seine Antworten geben kann, hoffe

Lage kann die von uns geforderte Hilfe nicht rational, sondern ich, mich dann total befriedigt erklären zu können.

nur humanitär begründet werden. Das ist die Zielrichtung, die

unsere Interpellation verfolgt. Präsident: Herr Bundi gibt bekannt, dass er von der Antwort

befriedigt ist.

Kühne: Ich weiss, dass Sie heute morgen keine langen Reden

mehr hören mögen; die Wirksamkeit der Hilfe hängt ja auch Wiederkehr: Die Not in Bulgarien ist die grösste seit dem

nicht von der Länge der Reden an diesem Pult ab. Ich Zweiten Weltkrieg. Noch vor einer Woche sah es so aus, als ob

schliesse mich den grundsätzlichen Ausführungen meiner niemand diesem Bulgarien helfen würde; denn Bulgarien er-

beiden Vorredner an und möchte dafür danken, dass das Pro- lebt zurzeit eine unblutige Revolution. Ohne Blut keine Schlag-

blem rasch angegangen worden ist. Die Schweiz kann und zeilen, ohne Schlagzeilen offenbar keine Hilfe. Herr Raeders-

muss mithelfen, und ich unterstütze den Grundsatz, dass es dorf hat mir dann gesagt: Es braucht einen offiziellen Appell

besser ist, Hilfe vor Ort zu leisten, als wegen mangelnder Hilfe von Bulgarien an die Schweiz, damit die Schweiz aktiv werden

Flüchtlingsströme zu riskieren. kann. Diesen offiziellen Hilfsappell hat der bulgarische Präsi-

Ich bitte den Bundesrat, seine Aufmerksamkeit den mittelfristi- dent an unser Land gerichtet. Ich danke Ihnen, Herr Bundes-

gen Problemen zu schenken, denn die Lage wird sich bis zur rat, ganz herzlich für die flexible, schnelle Hilfe, die Sie gewäh-

nächsten Ernte vermutlich noch zuspitzen. Bei den mittelfristi- ren können, indem Sie beordert haben, dass die Kommission

gen Problemen sehe ich vor allem die Fragen der Logistik, Ver- von Moskau nicht direkt in die Schweiz zurückkehrt, sondern

teilung, Transporte und die Frage der Art der Lebensmittel und noch eine Kurve zieht über Sofia und diese Hilfeleistungen ab-

ihrer Zubereitung. Konkret besteht die Möglichkeit, bei grös- klärt.

seren und länger anhaltenden Lieferungen von Konserven zu

Frischprodukten überzugehen. Damit kann man, mit gleich- Mühlemann: Es hätte Grund bestanden, im Irak-Konflikt Kritik

viel Geld, die Hilfe wesentlich verstärken. zu üben am Eidgenössischen Departement für auswärtige An-

Ich bin von der Antwort befriedigt. gelegenheiten. Hier ist kein Grund zur Kritik, sondern eher

zum Dank für die Soforthilfe, welche eingeleitet wurde. Ich ma-

Schwab: Ich danke dem Herrn Bundesrat für die Beantwor- che Sie aber darauf aufmerksam, dass diese karitativen Aktio-

tung der Fragen und nehme an, dass die Fragen, die von ihm nen in eine gefährliche politische Spannungszeit hineingera-

nicht beantwortet worden sind, gerade in dem Teil enthalten ten. Die Sowjetunion ist jetzt in einer politischen Auseinander-

waren, den er übersprungen hat. setzung zwischen den konservativen Kräften, die heute mit

Wir stellen fest, dass in Russland das Problem einerseits die den neuen Innenministern, dem alten Stalinisten Pugo aus

Versorgungslage ist und dass anderseits die Verteilung über- Lettland und dem General Gromow aus Kiew, symbolisiert

haupt nicht mehr funktioniert. Wir stellen auch fest, dass wir werden. Dieser Umschwung ist gefährlich und trifft die pro-

uns in einer harten Jahreszeit befinden - es ist Winter, und die gressiven Kräfte, die sich in Moskau und Leningrad am stärk-

Gefahr ist gross, dass das Chaos, das in Russland gegenwär- sten in Entwicklung befinden. Dies schein der Grund, warum

tig herrscht, noch grösser wird. Aus diesem Chaos könnten die beiden Städte zwar keine Hungersnot haben, aber eine kri-

Gefahren entstehen, die zu Putschversuchen oder übermässi- tische Situation in der Lebensmittelversorgung aufweisen. Die

ger Völkerwanderung führen würden. beiden Bürgermeister Popow in Moskau und Sobtschak in Le-

In der Frage 2 meiner Interpellation habe ich den Bundesrat ningrad sind aus der Partei ausgetreten und werden deshalb

gefragt, wie er die Gefahr einer einsetzenden Flüchtlingswelle von alten Funktionären in ihrer Arbeit behelligt und beeinträch-

einschätzt. Auf diese Frage, Herr Bundesrat, haben Sie keine tigt.

Antwort gegeben, und ich wäre sehr froh, wenn Sie sich zu die- Ich bitte den Bundesrat, bei den Hilfsaktionen diese politische

ser Frage noch in zwei, drei Sätzen äussern könnten. Dimension zu berücksichtigen. Wir haben kein Interesse, stali-

Es stellt sich natürlich die Frage: Was kann ein kleines Land nistische Kräfte zu stützen, sondern wir haben alles Interesse,

wie die Schweiz diesbezüglich tun? Ich bin dem Bundesrat den progressiven, fortschrittlichen Kräften in der Sowjetunion

und all seinen Stellen dankbar, die sich in den letzten Tagen - zu helfen.

seit Einreichung meiner Interpellation - bemüht haben, mit In diesem Sinne, Herr Bundesrat, würde ich Sie auch bitten,

Nahrungsmittelhilfen zu helfen. Ich bin überzeugt davon, dass eine allfällige Unterstützung an die baltischen Staaten zu erwä-

wir auf diesem Weg einen kleinen Beitrag leisten können. gen. Es geht dort nicht primär um Lebensmittelversorgung,

Ich möchte mich noch kurz äussern zur Frage der Verteilung sondern um medizinische Hilfe. Wir haben in den bisherigen

der Güter. Ich habe Verständnis dafür, dass man daran denkt, Konferenzen gegenüber den baltischen Staaten nicht gerade

mit Militärlastwagen nach Russland zu fahren, um Hilfsgüter freundlich reagiert. Es wäre eine Chance, mit der Unterstüt-

Motion Bär 2418 N 14 décembre 1990

zung der freiheitlichen Kräfte in den baltischen Staaten etwas ment important. J'ai rencontré beaucoup de Soviétiques lors

gutzumachen. Ich bitte Sie auch, dem Appell von Herrn Wie- de mon dernier voyage qui affirmaient qu'ils ne voulaient rien.

derkehr zu folgen; in Bulgarien stehen wir ebenfalls vor einer J'en ai rencontré qui considéraient que c'était une honte que

Auseinandersetzung zwischen den alten Kommunisten und d'accepter des aides. Je crois que ces éléments-là nous de-

den neuen, liberalen Kräften. Dort können wir mithelfen, dass vons les garder présents à l'esprit et répondre véritablement

zur rechten Zeit die Freiheit einkehrt. In diesem Sinne ist diese aux seuls besoins réels que nous aurons désignés, que nous

karitative Hilfe durchaus auch politisch einzubetten. aurons vérifiés, avec des aides limitées à ces besoins. Ne nous

transformons pas en humaniste souverain qui va aider la tota-

M. Felber, conseiller fédéral: Je remercie les intervenants et lité du monde oriental à redevenir plus libre, plus riche et plus

les interpellateurs de leurs prises de position. Le Conseil fédé- belle.

ral examine naturellement et continuera d'examiner les possi-

bilités d'intervention à long terme dans un pays comme

l'Union Soviétique, de manière à favoriser la restructuration

politique de ce pays. Ces questions nous ont été posées, des

échanges ont déjà eu lieu, ils se poursuivront; nous continue-

rons donc d'analyser ces problèmes.

J'aimerais signaler que sur le plan de l'aide humanitaire, nous

avons reçu des offres spontanées de certaines entreprises

pharmaceutiques qui nous permettront aussi de livrer des

quantités intéressantes de médicaments dans les endroits où

ils font totalement défaut.

Je vous remercie de nous avoir signalé les événements que

nous devons encore prendre en compte. Je vous assure que

si nous envoyons des missions spécialisées sur place c'est

que nous tenons compte de tous les éléments. Je précise, en

particulier, que les moyens de transports militaires ne seront

utilisés que si c'est absolument judicieux et indispensable.

Mais naturellement toutes les autres possibilités seront analy-

sées.

En ce qui concerne la question posée par M. Schwab concer-

nant les émigrations, j'ai un peu évacué le problème-je suis

d'accord avec vous, Monsieur le Conseiller national - parce

que M. Koller, conseiller fédéral, a déjà répondu à cette ques-

tion. Il est clair que tous les pays d'Europe occidentale ont déjà

mis sur pied un certain nombre de stratégies qui devraient leur #ST# 90.719

permettre de faire face à un flux important de réfugiés d'Union

soviétique. Il y aura deux types de réfugiés, il ne faut pas l'ou- Motion Bär

blier. Une partie d'entre eux seront les gens qui auront faim et

qui essayeront simplement de se déplacer pour trouver ail-

Uno-Beitritt

leurs de quoi satisfaire leurs besoins élémentaires. Puis il y Adhésion à l'ONU

aura une autre composante de ce flot migratoire, dont on ne

peut pas du tout mesurer l'importance. A partir de la fin de

cette année les citoyens soviétiques recevront chacun leur

passeport, comme nous, ils pourront librement sortir de leur

pays et il est évident qu'une partie d'entre eux, qui depuis des Wortlaut der Motion vom 24. September 1990

dizaines d'années souhaite simplement aller voir ailleurs, for- Der Bundesrat wird beauftragt, der Bundesversammlung in-

mera un groupe important de migrants qui ne viendront pas nert nützlicher Frist eine neue Botschaft für einen Uno-Beitritt

pour des raisons humanitaires mais simplement parce qu'ils der Schweiz vorzulegen.

veulent profiter de cette première ouverture de leurs frontières.

Le Conseil fédéral, plus spécialement le Département de jus- Texte de la motion du 24 septembre 1990

tice et police, se préoccupe de ces problèmes et des mesures Le Conseil fédéral est cha-gé, dans un délai approprié, de pré-

qu'il faudra prendre à la frontière, mais tout n'est pas encore senter à l'Assemblée fédérale un message visant à une adhé-

décidé. Les considérerons-nous comme des réfugiés? sion de la Suisse à l'ONU.

Comme des réfugiés de la faim? Pourrons-nous les laisser

entrer librement? Serons-nous en mesure de les faire retour- Mitunterzeichner-Cosignataires: Gardiol, Leutenegger Ober-

ner chez eux? Toutes ces questions sont actuellement à holzer, Meier-Glattfelden, Rebeaud, Schmid, Stocker, Thür (7)

l'étude, Monsieur le Conseiller national, et préoccupent plus

particulièrement l'Office fédéral des réfugiés et le Département Schriftliche Begründung - Développement par écrit

des affaires étrangères naturellement. Comment traiter ce Die Motionärin verzichtet auf eine Begründung und wünscht

genre de personnes s'il se présente à nos frontières? De quel eine schriftliche Antwort.

type de réfugiés s'agira-t-il? C'est tout cela que nous devons

définir, en accord avec les autres pays qui nous entourent et Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates

ceux, en particulier, qui ont déjà reçu les premières vagues de vom 26. November 1990

réfugiés qui, encore une fois, heureusement, ne sont pas trop Rapport écrit du Conseil fédéral

trop importantes. du 26 novembre 1990

Sur le plan de la distribution des médicaments, il est certain Die Funktionsweise der Vereinten Nationen hat sich in den

qu'à long terme nous devrons obtenir en Union soviétique une letzten Jahren positiv entwickelt. Seit der ersten Hälfte der

amélioration des infrastructures, des systèmes de distribu- achtziger Jahre ist eine Tendenz zu sachbezogeneren Debat-

tions devront être établis à l'intérieur du pays grâce à l'aide ten festzustellen, zudem hat auch die Entspannung zwischen

internationale. Ost und West zu einer deutlichen Verbesserung der Arbeitsat-

J'aimerais terminer en vous rappelant un élément fondamen- mosphäre in den verschiedenen Institutionen des Uno-

tal à notre avis. Ne blessons pas l'amour-propre et l'honneur Systems geführt. Somit ist die Uno der Erfüllung ihrer in der

des Soviétiques par n'importe quelle démarche. Ils sont prêts Charta verankerten Aufgaben bedeutend näher gekommen:

à accepter une aide, mais il ne sont pas nécessairement prêts Die einmütige Haltung des Sicherheitsrates gegen die Aggres-

à tendre la main. Je crois que c'est un élément particulière- sion Iraks ist hier wohl der deutlichste Beweis.

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Hilfe für Osteuropa. Persönliche Vorstösse

Aide à l'Europe de l'Est. Interventions personnelles

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1990

Année

Anno

Band V

Volume

Volume

Session Wintersession

Session Session d'hiver

Sessione Sessione invernale

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 15

Séance

Seduta

Geschäftsnummer ---

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 14.12.1990 - 08:00

Date

Data

Seite 2413-2418

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Ref. No 20 019 322

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