Resale Prohibition on Non-Agricultural Real Estate Affirmed
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court affirmed a federal decision that imposed a resale prohibition period on non-agricultural real estate. The court reasoned that while the legislature intended to curb speculation, the current law's interpretation by courts regarding inheritance divisions did not create unmanageable hardships compared to an sole heir. The government also argued that revising the law so soon after its implementation would cause further legal uncertainty, and that priority should be given to preparing for the law's eventual replacement rather than amending it.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 3 auf, Art. 4 lit. b à h de l'arrêté, Art. 3 de l'arrêté; Resale Prohibition on Non-Agricultural Real Estate Affirmed: The court reasoned that while the legislature intended to curb speculation, the current law's interpretation by courts regarding inheritance divisions did not create unmanageable hardships compared to an sole heir. The government also argued that revising the law so soon after its implementation would cause further legal uncertainty, and that priority should be given to preparing for the law's eventual replacement rather than amending it.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertCited as part of the existing exceptions to the resale ban, implicitly used to frame the discussion on expanding these exceptions.
Cited as the article containing the list of exceptions to the resale ban, which the motion proposed to expand.
Volltext
23. Januar 1991 165 Bodenrecht. Motionen
fiehlt es sich, den Bundesbeschluss auf weitere Lücken mit - die Veräusserung ohne Gegenleistung,
Bezug auf das Vermächtnis, den Erbvorbezug oder die - die Realteilung von Miteigentum, soweit die Ausgleichung
Fusion bzw. Unternehmensumstrukturierung zu überprüfen 10 Prozent nicht übersteigt,
und diese allenfalls gleichzeitig zur Behebung zu beantragen. - den Tausch ohne Aufgeld,
- alle Veräusserungsgeschäfte im Rahmen einer Erbteilung
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates oder einer Zuteilung zwischen Miteigentümern oder Gesamt-
vom 17. September 1990 eigentümern;
Rapport écrit du Conseil fédéral c. eine Bestimmung einzuführen, welche es den kantonalen
du 17 septembre 1990 Behörden, die mit dem Vollzug dieses Bundesbeschlusses
Es ist richtig, dass das Eidgenössische Justiz- und Polizeide- betraut sind, ermöglicht, in Härtefällen eine Bewilligung für
partement in seiner Beschwerdeschrift die Auffassung vertre- eine vorzeitige Veräusserung zu erteilen, insbesondere in den
ten hat, mit der Erbteilung beginne keine neue Sperrfrist zu Fällen, in denen der Gesuchsteller mit den Gestehungskosten
laufen. Das Bundesgericht hat nun mit dem zitierten Urteil an- die tatsächlichen Auslagen nicht decken kann, und wenn er
ders entschieden. Als wahrscheinliche Folge dieses Urteils nachweisen kann, dass er keine spekulativen Absichten ver-
werden Erbengemeinschaften künftig Grundstücke vermehrt folgt.
bereits vor der Erbteilung veräussern und den Erlös unter sich
aufteilen, um den Beginn einer unliebsamen Sperrfrist zu ver-
meiden. Insofern ist eine rechtsgleiche Behandlung mit einem Texte de la motion du 4 octobre 1990
Alleinerben gewährleistet. Es ist daher nicht zu erwarten, dass Le Conseil fédéral est chargé de présenter aux Chambres fé-
die bundesgerichtliche Praxis zu unhaltbaren Härtefällen dérales, dans les plus brefs délais, un projet de révision de l'ar-
führt. Eine Korrektur des Urteils auf dem Gesetzgebungsweg rêté fédéral concernant un délai d'interdiction de revente des
scheint dem Bundesrat aus dieser Sicht unverhältnismässig. immeubles non agricoles visant:
Der rasche Erlass der drei dringlichen Bundesbeschlüsse a. à réduire le délai d'interdiction de revente de cinq à trois
sollte nicht zu einem entsprechend schnellen Revisionstempo ans;
verführen. Der Sperrfristbeschluss wurde für wenig mehr als b. à élargir la liste des exceptions de l'article 3 de l'arrêté aux
fünf Jahre in Kraft gesetzt. In dieser kurzen Zeit sollte auf mög- cas suivants:
lichst hohe Rechtsbeständigkeit geachtet werden. Das Bun- - l'aliénation à titre gratuit,
desgerichtsurteil hat nach einer Einführungsphase, die von ei- - le partage d'une copropriété avec une soulte qui n'excède
ner gewissen Rechtsunsicherheit geprägt war, in einem um- pas 10 pour cent,
strittenen Punkt Klarheit geschaffen. Mit einer Gesetzesrevi- - l'échange sans soulte,
sion würden erneut Unsicherheiten, namentlich auch solche - tous les actes d'aliénation intervenant dans le cadre du par-
übergangsrechtlicher Art, provoziert. Solche Rechtsunsicher- tage d'une succession ou d'un partage attributaire entre co-
heiten sind zu vermeiden. propriétaires ou propriétaires en mains communes;
Eine ordentliche Revision setzt voraus, dass die Verwaltung c. à introduire une clause qui permettrait aux autorités canto-
die nötigen Vorbereitungen trifft und der Bundesrat eine Bot- nales chargées de l'exécution de l'arrêté d'accorder une auto-
schaft an das Parlament verabschiedet. Diese Revision dürfte risation d'aliénation anticipée dans les cas de rigueur, notam-
wohl erst gegen Ende 1991 in Kraft gesetzt werden können. ment lorsque le coût de production ne couvre pas les charges
Der Bundesrat erachtet die Vorbereitung der Massnahmen, réelles du requérant et que celui-ci peut démontrer qu'il n'a
welche die dringlichen Bundesbeschlüsse ablösen sollen, als pas de dessein de spéculation.
der Sache dienlicher.
Aus diesen Gründen lehnt der Bundesrat eine Revision ab.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Baggi, Bonny, Cotti, Cou-
Schriftliche Erklärung des Bundesrates chepin, Coutau, Dietrich, Dubois, Friderici, Grassi, Gros, Gui-
Déclaration écrite du Conseil fédéral nand, Houmard, Jeanneret, Leuba, Maître, Mühlemann, Port-
Der Bundesrat beantragt, die Motion abzulehnen. mann, Savary-Vaud, Scheidegger, Wellauer, Zbinden Paul
(21)
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
La grave détérioration du marché immobilier ces derniers
mois démontre le bien-fondé des avertissements de ceux qui
attiraient l'attention des Chambres fédérales sur les consé-
#ST# 90.821 quences négatives et perverses des arrêtés fédéraux du
6 octobre 1989, à l'époque où se faisaient déjà sentir les effets
Motion Ducret de l'augmentation des taux hypothécaires.
Sperrfrist für den Verkauf Contrairement à l'opinion exprimée par le Conseil fédéral dans
nichtlandwirtschaftlicher Immobilien. ses réponses à la question ordinaire Humbel du 5 juin 1990, à
Revision des Bundesbeschlusses la motion Spoerry du 5 juin 1990 et à la motion du groupe radi-
cal démocratique du 13 juin 1990, les autorités chargées de
Délai d'interdiction de revente l'exécution de ces arrêtés, tout particulièrement celui concer-
des immeubles non agricoles. nant un délai d'interdiction de revente des immeubles non
Révision de l'arrêté fédéral agricoles, sont confrontées très fréquemment à des difficultés
d'interprétation ou à des lacunes qui s'expliquent essentielle-
ment par la précipitation mise à la préparation et à l'adoption
de cette législation. Par ailleurs, si la spéculation foncière a
bien été enrayée (mais sans doute plus en raison de l'augmen-
Wortlaut der Motion vom 4. Oktober 1990 tation des taux que de la mise en application des AFU), nom-
Der Bundesrat wird beauftragt, der Bundesversammlung so breux sont les constructeurs et autres propriétaires de biens
bald wie möglich einen Entwurf zur Revision des Bundesbe- immobiliers.qui n'ont jamais eu de volonté spéculative mais
schlusses über eine Sperrfrist für die Veräusserung nichtland- qui se trouvent confrontés aujourd'hui à des situations de ri-
wirtschaftlicher Grundstücke zu unterbreiten, mit dem Ziel: gueur, voire de détresse (faillites, notamment), qui ne consti-
a. die Sperrfrist für die Veräusserung nichtlandwirtschaftlicher tuaient pas à l'évidence l'objectif recherché par le législateur
Grundstücke von fünf auf drei Jahre herabzusetzen; et qui peuvent parfois avoir de graves conséquences sociales
b. die Liste der Ausnahmen von Artikel 3 auf folgende Fälle zu pour les intéressés (licenciements, fermetures d'entreprises,
erweitern: etc.).
Droit foncier. Motions 166 N 23 janvier 1991
Dès lors que le but principal de la loi semble avoir été atteint et Le Parlement s'est exprimé clairement contre une norme gé-
pour tenir compte de son caractère conjoncturel, il est aujour- nérale pour les situations de rigueur. Il a donné la préférence à
d'hui impératif de l'adapter à la situation actuelle du marché une liste des motifs d'exceptions. La possibilité de vendre en
immobilier. tout temps sans bénéfice exclut en outre les véritables situa-
Une réduction du délai d'interdiction de cinq à trois ans appa- tions de rigueur.
raît comme une mesure raisonnable, ceci d'autant plus que de Il faut enfin remarquer qu'une révision à court terme pourrait
récentes statistiques démontrent que 73 pour cent des requé- créer des insécurités juridiques nouvelles et des difficultés de
rants sont propriétaires de leur immeuble depuis moins de droit transitoire.
trois ans et qu'ainsi une telle réduction ne restreindrait pas de
manière exagérée le champ d'application de la loi.
Quant à la liste des exceptions de l'article 3, elle devrait être
Schriftliche Erklärung des Bundesrates
élargie, de façon à englober tous les cas mis en exergue par la
Déclaration écrite du Conseil fédéral
pratique des autorités d'exécution qui ne justifient pas une
Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.
interdiction d'aliénation.
Enfin, compétence devrait être donnée aux autorités cantona-
les de montrer plus de souplesse dans la définition et la déter-
mination du coût de production, lorsque les requérants peu- Frau Spoerry: Ich darf vorausschicken, dass meine Motion
vent démontrer qu'ils n'ont pas de volonté spéculative et que mit der ersten Motion dieses Blockes, mit der Motion II der
la stricte interprétation du texte légal les placeraient dans une Kommission, identisch ist. Die Kommission hat mein Anliegen
situation de rigueur non justifiée par l'esprit des travaux prépa- der Korrektur des Beschlusses A übernommen. Die Aus-
ratoires. gangslage für diese beiden Motionen darf als bekannt voraus-
gesetzt werden.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates Bei der Ausarbeitung des Beschlusses A ist uns in der Hitze
vom 10. Dezember 1990 des Gefechts ein Fehler unterlaufen. Bei einem Artikel haben
Rapport écrit du Conseil fédéral wir gesagt, dass wir beim Erbgang und bei der Erbteilung
du 10 décembre 1990 keine Sperrfrist wollen, vergassen dann aber, dies in einem
Le motionnaire réclame la révision de l'arrêté fédéral du zweiten Artikel zu wiederholen und zu verdeutlichen. In der
6 octobre 1989 concernant un délai d'interdiction de revente Folge hat das Bundesgericht unseren Beschluss strikte wört-
des immeubles non agricoles et la publication des transferts lich ausgelegt und bei der Erbteilung eine neue Sperrfrist ein-
de propriété immobilière (AFIR). La révision doit, d'une part, treten lassen.
corriger la pratique du Tribunal fédéral selon laquelle le par- Diese Auslegung führt in der Praxis zu ausserordentlich stos-
tage successoral fait partir un nouveau délai. Cette demande a senden Resultaten, vor allem auch deswegen, weil dieser Be-
aussi été présentée dans une motion Spoerry du 5 juin 1990 schluss rückwirkend in Kraft gesetzt wurde. Auch wenn also
(90.1069). Le Conseil fédéral a déjà rejeté ces deux interven- eine Erbteilung vor dem Dringlichkeitsrecht erfolgte und die
tions de même manière. Betroffenen von dieser Sperrfrist gar nichts wissen konnten,
Les héritiers uniques et les communautés héréditaires ne sont unterstehen sie heute der Sperrfrist, und diese verhindert den
pas traités de manière inégale par la pratique du Tribunal fédé- Verkauf. Wir wissen jedoch alle, dass wir als Gesetzgeber
ral, comme certains le prétendent. Avant le partage successo- diese Auswirkungen nicht wollten. Auch der Bundesrat wollte
ral, une hoirie peut vendre un immeuble aux mêmes condi- sie nicht. Folgerichtig hat er beim Bundesgericht Beschwerde
tions qu'un héritier unique. Une fois le partage opéré, un héri- gegen den Entscheid des Obergerichtes des Kantons Luzern
tier a toujours la possibilité d'aliéner sans bénéfice l'immeuble eingelegt. Unser Wille war es, die kurzfristige Spekulation mit
qui lui a été attribué dans le partage. Le Conseil fédéral ne den preistreibenden Kaskadenverkäufen zu unterbinden. An
connaît pas non plus d'autres situation de rigueur dont l'ori- dieser Zielsetzung ändert meine Motion nichts. Weder eine
gine résiderait dans un aménagement ou une application Erbteilung noch die Umstrukturierung einer Firma sind An-
inappropriés de l'AFIR. lässe zu spekulativen Kaskadenverkäufen; hingegen geben
L'interprétation de l'arrêté fédéral que donne le Tribunal fédé- sie oft Gelegenheit, Bauland oder Grundstücke, die lange Zeit
ral quant au délai en cas de partage successoral est justifiée. im Besitz einer Familie oder einer Unternehmung gewesen
Pour ces motifs, le Conseil fédéral s'oppose à une révision de sind, auf den Markt zu bringen. Durch die Auslegung des Bun-
l'AFIR. desgerichtes wird das jetzt entgegen unserem Willen verhin-
Le motionnaire réclame en outre d'autres modifications. Ces dert. Die Verflüssigung des Baumarktes ist gerade heute - wo
demandes peuvent en fait se justifier. Le Conseil fédéral cons- das Angebot mit der Nachfrage nicht Schritt halten kann - zu
tate en effet avec satisfaction que le marché foncier s'est calmé begrüssen. Die Sperrfrist führt in diesen Fällen zu einer uner-
et que des baisses de prix se sont manifestées sur certains wünschten Verknappung des Angebotes.
marchés. A cet égard, il faut encore se demander dans quelle Herr Bundesrat, es tut mir leid, aber ich muss es mit aller Deut-
mesure ces effets souhaités sont causés par les hausses des lichkeit aussprechen: Ich habe überhaupt kein Verständnis für
taux hypothécaires que l'on sait ou par les mesures urgentes die Ablehnung dieser Motionen durch den Bundesrat. Wir ha-
prises en matière de droit foncier dans le secteur urbain. En ce ben mit Dringlichkeitsrecht einen Beschluss gefasst. Wir ha-
qui concerne l'arrêté fédéral concernant un délai d'interdiction ben sogar gesagt, dass wir diesen befristeten Beschluss vor-
de revente, il n'y a pas de preuve qu'il y a eu des situations de zeitig wieder ausser Kraft setzen können, wenn sich die Situa-
rigueur insupportables. En outre, un examen approfondi de tion ändern sollte oder wenn ersieh nicht bewähren würde. Wir
ces propositions implique des travaux considérables et de reden nicht davon, den gesamten Beschluss ausser Kraft zu
nombreuses consultations. Mais le temps nécessaire manque setzen. Aber wir möchten jenen Teil korrigieren, der unseren
pour y procéder, vu la durée de validité limitée de l'AFIR. Absichten widerspricht, der sogar eine kontraproduktive Aus-
Le Conseil fédéral estime que le bénéfice d'une révision est wirkung zeitigt.
trop sujet à caution par rapport aux dépenses et au temps de Was, um Himmels willen, Herr Bundesrat, spricht denn dage-
validité de l'arrêté qui reste encore. Il faut donner la priorité à la gen? Eine grosse Zahl von Bürgern ist wirklich in ungute Situa-
préparation des mesures qui feront suite aux arrêtés urgents. tionen geraten, ich sagte es bereits. Es betrifft vor allem jene,
Le Conseil fédéral rejette aussi la révision de ce point de vue. die von der Rückwirkung des Dringlichkeitsrechtes betroffen
Dans les débats parlementaires, la durée du délai d'interdic- werden. Gegenüber diesen Bürgern haben wir durch den be-
tion a été longuement discutée. Le Conseil fédéral ne s'estime gangenen Fehler eine Verpflichtung. Wir müssen ihn rasch
pas tenu de revenir aujourd'hui déjà sur la décision qu'il a plu und unkompliziert korrigieren.
au Parlement de prendre. Ce n'est que sur la base du rapport Da der Bundesrat, trotz allen Vorstössen des Parlamentes,
intermédiaire que les effets du délai d'interdiction apparaîtront nicht freiwillig bereit ist, diese Korrektur vorzunehmen, bitte ich
de manière concluante. Une correction à l'heure actuelle se- Sie, meine Motion sowie die Motion II der Kommission zu un-
rait par conséquent prématurée. terstützen.
23. Januar 1991 167 Bodenrecht. Motionen
M. Ducret: Plus de quinze mois se sont écoulés depuis notaire et les registres fonciers pendant toute l'année 1989,
l'adoption des arrêtés fédéraux urgents du programme de tout spécialement au cours de l'été.
lutte contre la spéculation foncière. A l'époque, vous vous en Ma proposition de motion comporte trois volets. Le premier
souvenez, le Conseil fédéral avait admis «que ces mesures ne vise à réduire le délai d'interdiction de revente de cinq à trois
combattaient que partiellement de simples phénomènes ans. Je vous rappelle que nous avions beaucoup hésité sur ce
consécutifs à un développement défavorable du marché, point et que la décision en faveur du délai de cinq ans n'avait
qu'elles ne portaient que sur les symptômes du mal et non sur été prise qu'à une très courte majorité de 4 voix. Or, de l'avis
ses causes et qu'il serait donc nécessaire de s'attaquer à ces des conservateurs de registres fonciers que j'ai pu interpeller,
dernières par d'autres moyens lorsque les effets des arrêtés ce délai est inutilement trop long, car les trois quarts des re-
auraient porté leurs fruits.» quérants d'autorisation anticipée sont propriétaires depuis
Lors de la discussion de ces arrêtés, j'étais de ceux qui, tout en moins de trois ans de sorte qu'une réduction de cinq à trois
approuvant l'objectif de la lutte contre la spéculation, avaient ans ne restreindrait pas de manière exagérée le champ d'ap-
exprimé leurs craintes que les mesures proposées déploient plication de la loi. Au surplus, il est absolument certain que la
des effets pervers pouvant affecter sur un plan général l'en- longueur du délai est inversement proportionnelle à l'intérêt
semble du marché immobilier, notamment le secteur du loge- des petits propriétaires, ce qui n'est pas forcément le cas pour
ment, et sur un plan particulier ceux des acteurs de l'immobi- ceux dont l'importance du patrimoine immobilier les met à
lier qui n'ont pas de velléité spéculative, à commencer par les l'abri des conséquences néfastes des variations de taux, sans
petits propriétaires. parler d'ailleurs à ce propos des spéculateurs qui n'avaient
Aujourd'hui, on peut tirer un premier bilan de ces arrêtés et que peu de fonds propres et qui se sont donc fortement endet-
constater que leur application, si elle a contribué à résorber la tés.
spéculation, déploie des effets secondaires tels que l'on peut Le deuxième volet de ma motion énumère une liste d'excep-
se risquer à dire que les remèdes appliqués ont certes permis tions à ajouter à celles de l'article 3 de l'arrêté. Il s'agit de situa-
de cicatriser une plaie mais qu'ils ont aussi conduit le patient à tions auxquelles nous n'avons pas songé et qui, très logique-
l'hôpital, ce qui n'était pas, vous me l'accorderez, le but de ment, l'expérience le démontrant, ne devraient pas faire courir
l'exercice. le délai d'interdiction car elles n'impliquent aucun risque
Il faut avoir toutefois l'honnêteté de reconnaître que la hausse d'abus ni de spéculation. Je vous cite un exemple tiré de mon
du taux des intérêts hypothécaires constitue la cause pre- expérience professionnelle. Deux promoteurs ont construit
mière de l'assèchement du marché immobilier. Mais on en ensemble un groupe de villas destinées à la vente sur un ter-
connaissait déjà les prémices en automne 1989 et les plus rain qu'ils avaient acquis une dizaine d'années auparavant.
informés d'entre nous avaient tenté de le faire comprendre, Après en avoir vendu quelques-unes, ils sont maintenant
malheureusement sans beaucoup de succès. Or, le cumul confrontés aux difficultés actuelles du marché et ne trouvent
des effets de cette hausse et de l'accroissement de l'inflation plus d'acquéreurs pour les deux dernières. Le premier de ces
dans le même temps font précisément peser sur les transac- promoteurs décide alors d'habiter lui-même une de ces villas,
tions immobilières des contraintes qui, conjuguées aux obs- le second de poursuivre ses efforts pour vendre l'autre. Pour
tacles que constituent les arrêtés fédéraux urgents, sont ab- ce faire, ils sont tenus de s'attribuer chacun une villa et de
solument insupportables pour certains intéressés. De cela, conclure un acte d'aliénation entre eux. Quels sont alors les ef-
on n'avait pas pu ou voulu tenir compte lors de l'adoption de fets de l'arrêté? S'il veut réaliser le bénéfice qu'il aurait dégagé
ces mesures. J'en veux pour exemple le fait qu'en acceptant de la vente de son bien lorsqu'il était propriétaire en main com-
d'ajouter un supplément de 3 pour cent au coût de produc- mune, le second de ces promoteurs devra attendre cinq ans,
tion déterminant pour définir le bénéfice d'une aliénation au le seul fait du partage attributaire intervenu entre les deux as-
sens de l'article 4 de l'arrêté, nous pensions compenser en sociés après la fin des travaux lui faisant perdre son droit légi-
grande partie les intérêts des emprunts qu'avait nécessité time au bénéfice de l'autorisation, faute de valeur ajoutée de-
l'achat du bien en question. Or, le taux de ces intérêts a puis le partage avec son associé. Cet exemple rejoint celui qui
passé depuis lors de 5, 5,5 pour cent à 8 pour cent, soit une a été cité par Mme Spoerry et démontre que cette situation
hausse supérieure à 25 pour cent qui ne peut être que très n'est pas acceptable.
partiellement compensée avec ce supplément. La consé- Quant au troisième volet, il s'inscrit dans la logique et l'esprit
quence en est que le propriétaire qui veut obtenir une autori- de l'arrêté. Si l'aliénateur démontre qu'il n'a pas de dessein de
sation d'aliénation anticipée et qui ne se trouve pas dans spéculation mais que les dispositions de l'article 4, y compris
l'une des situations particulières de l'article 4, lettres b a h , la lettre a, qui permet d'accorder une autorisation en cas de
non seulement ne pourra se contenter de ne retirer aucun venie sans bénéfice, ne lui donnent pas la possibilité de vente
bénéfice de la vente de son bien mais devra en plus suppor- sans perte, alors les autorités cantonales devraient être en me-
ter une perte financière dans tous les cas de figure, y compris sure d'autoriser une aliénation anticipée. Il s'agit donc de lais-
- et c'est cela qui est inadmissible - dans les cas où il n'y a ser une certaine souplesse aux cantons dans les cas de ri-
eu aucun dessein spéculatif, lorsque l'intéressé s'est endetté gueur pour qu'ils puissent tenir compte des circonstances qui
en respectant les charges maximales de l'arrêté B. n'avaient pas été prises en considération lors de l'adoption de
A ces constats de caractère général, qui confirment que les cet arrêté.
circonstances qui avaient présidé à l'adoption de ces arrêtés Les réponses du Conseil fédéral aux différentes interventions
ont considérablement évolué et que la conjoncture n'est plus parlementaires donnent à penser que lui-même et l'adminis-
du tout la même, s'ajoute le fait que la pratique administrative tration vivent sur une autre planète, coupés des'réalités quoti-
des autorités d'application et la jurisprudence des tribunaux diennes. Nous autres miliciens, parce que nous pouvons
démontrent que la précipitation dans laquelle nous avons tra- maintenir les contacts avec les citoyens, nous pouvons juger
vaillé à la fin de l'été et au début de l'automne 1989 a débou- des effets pervers de cette législation. C'est la raison pour la-
ché sur une législation qui comporte des lacunes et qui crée quelle je vous propose, avec le groupe démocrate-chrétien,
des difficultés d'interprétation dont la meilleure illustration est de soutenir ma motion, ceci quels que soient les arguments
l'arrêt du Tribunal fédéral visé par la motion de Mme Spoerry. qui lui seront opposés par le Conseil fédéral.
Dès lors, pourtoutes ces raisons, j'avoue que la tentation a été
grande pour moi de proposer également l'abrogation de Bundesrat Koller: Ich höre Ihre Ungeduld und will mich daher
l'arrêté A. Si je ne le fais pas, c'est pour tenir compte du fait que kurz fassen. Ich verweise vor allem auf unsere schriftliche Stel-
ce train de mesures ne comporte pas que des aspects néga- lungnahme. Ganz kurz zu einigen Punkten:
tifs. J'observe d'ailleurs que si l'on avait écouté certaines orga- Ich bin mit Frau Spoerry durchaus einverstanden, dass wir
nisations immobilières, qui fin 1988 déjà avaient plaidé en fa- beim Erlass dieses ersten Bundesbeschlusses der Meinung
veur de mesures antispéculatives conjoncturelles d'une durée waren, mit der Erbteilung solle keine neue Sperrfrist zu laufen
maximale d'un ou deux ans, sans multiples exceptions ou beginnen. Wir haben diesen Standpunkt auch vor Bundesge-
lourdeurs administratives, on aurait pu éviter la frénésie d'opé- richt vertreten; das Bundesgericht hat uns nicht gehört. Nun
rations d'achat et de revente qui ont engorgé les cabinets de stellt sich die Frage, welche Schlussfolgerung wir daraus zie-
Droit foncier. Motions 168 N 23 janvier 1991
hen. Ich bin mit Ihnen der Meinung, dass wir eine Revision ein-
leiten müssten, wenn diese andere Auslegung durch das Bun-
desgericht wirklich zu schwerwiegenden Nachteilen führen
würde. Ich glaube nicht, dass das der Fall sein wird, denn die
praktische Folge wird doch eher sein, dass eine Erbengemein-
schaft ein Grundstück während der Existenzdauer der Erben-
gemeinschaft veräussert. Damit wird eine neuerliche Sperrfrist
verhindert, und die geschilderten schweren Nachteile können
weitgehend behoben werden.
Hinzu kommt, dass dieser Bundesbeschluss wie alle ändern
zeitlich sehr begrenzt ist; er läuft Ende 1994 aus. Wenn wir jetzt
ein Revisionsverfahren durchführen, müssen wir eine Bot-
schaft ausarbeiten, die durch beide Räte gehen muss. Im Nor-
malfall - Sie kennen Ihren eigenen Betrieb - beansprucht das
sofort wieder ein Jahr. Lohnt sich das noch für eine Sache, wie
sie hier geltend gemacht wird?
Wir haben auch bei anderen Gesetzen Interpretationen und
Urteile des Bundesgerichtes, die uns nicht total gefallen.
Wenn wir im Justizdepartement immer dann, wenn das Bun-
desgericht eine Norm etwas anders auslegt, als wir uns das
vorgestellt haben, sofort mit Gesetzesrevisionen beginnen,
dann habe ich nicht mehr nur 12 Gesetzesvorlagen bei Ihnen
hängig, wie das zurzeit der Fall ist, sondern 20 bis 30. Es war
daher auch das zeitliche Moment, das uns dazu bewogen hat
zu sagen: Der Nachteil ist nicht so schwerwiegend, dass wir
jetzt unbedingt ein Revisionsverfahren einbringen müssen.
Zur Motion von Herrn Ducret. Herr Ducret möchte mehrere Re-
visionsanliegen in diesen Prozess einbringen: einmal eine
Verkürzung der Sperrfrist von fünf auf drei Jahre, dann meh-
rere Ausnahmebestimmungen und, was mir am meisten
Sorge macht, die Einführung einer generellen Härteklausel. In
beiden Räten wurde über diesen Punkt sehr lange diskutiert.
Wir haben uns zur Enumeration aller Ausnahmen entschieden
und nicht zu einer generellen Härteklausel zur Verfügung der
Rechtsanwendungsorgane der Kantone.
Der Bundesrat ist daher überzeugt, dass die Einführung einer
solchen generellen Härteklausel zu einer weitgehenden Aus-
höhlung des ganzen Bundesbeschlusses führen würde. Das
ist der Hauptgrund, weshalb wir diese Motion abgelehnt ha-
ben.
Präsident: Herr Thür teilt mit, dass die grüne Fraktion alle drei
Motionen ablehnt. /
Ad 90.055
Motion II der Kommission
Motion II de la commission
Abstimmung - Vote
Für Ueberweisung der Motion 75 Stimmen
Dagegen 54 Stimmen
90.577
Motion Spoerry
Abstimmung - Vote
Für Ueberweisung der Motion 83 Stimmen
Dagegen 39 Stimmen
90.827
Motion Ducret
Abstimmung - Vote
Für Ueberweisung der Motion 71 Stimmen
Dagegen 55 Stimmen
Schluss der Sitzung um 22.05 Uhr
La séance est levée à 22 h 05
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Ducret Sperrfrist für den Verkauf nichtlandwirtschaftlicher Immobilien. Revision
des Bundesbeschlusses
Motion Ducret Délai d'interdiction de revente des immeubles non agricoles. Révision de
l'arrêté fédéral
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1991
Année
Anno
Band I
Volume
Volume
Session Januarsession
Session Session de janvier
Sessione Sessione di gennaio
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 90.821
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 23.01.1991 - 15:00
Date
Data
Seite 165-168
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Pagina
Ref. No 20 019 602
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