Federal Chancellery and Popular Initiative Titles
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court considered a motion to amend the law on popular initiatives, proposing that the Federal Chancellery be mandated to formulate their titles. A minority supported the motion, arguing that current titles can mislead citizens, while the majority rejected it, asserting that existing legal provisions are sufficient and that assigning this task to the Chancellery would be impractical, lead to conflicts, and potentially appear as censorship. The majority also maintained that simplified titles inevitably highlight only one aspect of complex initiatives and that supplementary explanations adequately inform voters, emphasizing that the attractiveness of popular initiatives should be preserved by allowing titles that pique public interest.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 22ter soit, Art. 69 Antrag, Art. 68 GRN, Art. 68 RCN, Art. 93 Absatz, Art. 69 al. 2 LDP; Federal Chancellery and Popular Initiative Titles: A minority supported the motion, arguing that current titles can mislead citizens, while the majority rejected it, asserting that existing legal provisions are sufficient and that assigning this task to the Chancellery would be impractical, lead to conflicts, and potentially appear as censorship. The majority also maintained that simplified titles inevitably highlight only one aspect of complex initiatives and that supplementary explanations adequately inform voters, emphasizing that the attractiveness of popular initiatives should be preserved by allowing titles that pique public interest.
Schlagwörter
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertUsed to determine the Chancellerie fédérale's power to modify initiative titles that mislead, contain advertising, or cause confusion.
Volltext
Motions. Titre des initiatives populaires 1476 N 20 septembre 1990
2. Le Conseil des Etats a décidé le 25 septembre 1989, par Rejeter la motion
30 voix contre 5, de transmettre cette motion. Le chancelier de Minorité
la Confédération avait proposé, au nom du Conseil fédéral, de (Leuba, EppenbergerSusi, Perey)
transformer la motion en postulat. Transmettre la motion
3. La commission du Conseil national a tenu, le 16 février
1990, une réunion à laquelle un représentant de la Chancelle-
rie fédérale a assisté; il s'agissait de procéder à l'examen préa-
lable de la motion.
4. La minorité de la commission regrette que la pratique tolère #ST# 89.778
des titres d'initiatives qui n'indiquent pas exactement l'objet
de celles-ci. On cite comme exemples les titres suivants: Initia- Motion Zwingli
tive populaire «pour le droit à la vie» et initiative populaire «pour
une protection des exploitations paysannes et contre les fabri- Titel von Volksinitiativen
ques d'animaux (Initiative en faveur des petits paysans)». Des Titre des initiatives populaires
enquêtes ont révélé que de nombreux citoyens se laissent
leurrer par de tels titres. D'autres sont indignés du fait que des Siehe Seite 700 hiervor- Voir page 700 ci-devant
pratiques aussi déloyales soient cautionnées par les docu-
ments officiels. Pour mettre fin à toute tentative de manipuler la
volonté populaire et pour faire en sorte que le débat politique
se déroule dans une atmosphère de loyauté, il faut donner à la
Chancellerie fédérale, selon la minorité, le mandat de formuler Diskussion - Discussion
les titres d'initiatives de manière à sauvegarder l'objectivité.
5. En revanche, la majorité de la commission est d'avis que les Schmid, Berichterstatter: Am 4. Juni 1989 wurde die Volksin-
dispositions juridiques actuelles permettant à la Chancellerie itiative «Für ein naturnahes Bauern - gegen Tierfabriken», die
fédérale de modifier des titres d'initiatives populaires suffisent. sogenannte Kleinbauern-Initiative, von den Stimmbürgerin-
Il n'est pas possible de charger la Chancellerie fédérale de for- nen und Stimmbürgern mit einem überaus knappen Resultat
muler ces titres. L'objectivité recherchée par ceux qui soutien- verworfen. Es ist verständlich, dass immer dann, wenn solche
nent la motion ne saurait être atteinte, car il peut être néces- hauchdünnen Entscheide Zustandekommen, die Diskussio-
saire de résumer dans un titre, par un mot-vedette, un ensem- nen darüber entstehen, ob allenfalls nicht nur die Kraft der Ar-
ble complexe d'idées ou mettre en exergue un des éléments gumente zu diesem Ergebnis geführt haben könnte. Wohl un-
déterminants d'une initiative. La structure de la langue fait que ter dem Eindruck jenes eidgenössischen Urnenganges
toute formule simplifiée et abrégée n'éclaire qu'un aspect reichte Ständerat Carlo Schmid schon am folgenden Tag eine
d'une initiative quel que soit l'auteur du texte en question. On Motion ein, in der er den Bundesrat beauftragen möchte, das
ne peut de toute manière pas renoncer à donner des informa- Bundesgesetz über die politischen Rechte in bezug auf Volks-
tions complémentaires; les explications concernant les objets initiativen wie folgt abzuändern:
soumis à une votation servent ce propos. En outre, si on con- 1. Werden Volksbegehren in der Form eines ausgearbeiteten
fiait la tâche de rédiger les titres des initiatives à la Chancellerie Entwurfs eingereicht, so darf nurmehr auf die Verfassungsbe-
fédérale, celle-ci aurait inévitablement des conflits juridiques stimmung, die aufgehoben, geändert oder ergänzt werden
stériles avec les auteurs. On pourrait difficilement éviter de soll, verwiesen werden.
donner l'impression que les autorités veulent établir une tu- 2. Der Titel der Volksinitiative soll künftig von der Bundeskanz-
telle officielle, voire censurer les initiatives populaires. lei festgelegt werden.
De plus, la Chancellerie fédérale, soucieuse de ne pas être 3. Bei Initiativen in Form der allgemeinen Anregung haben die
taxée de partialité, choisirait des titres formulés en termes gé- Initianten das Recht, vorgängig angehört zu werden.
néraux, vagues et peu percutants. Dans le cas d'une initiative Die Kommission hat in ihrer Sitzung vom 16. Februar 1990 mit
populaire portant sur un projet formulé de toutes pièces, on ne 7 zu 3 Stimmen bei einigen Enthaltungen beschlossen, die
devrait même se référer qu'à la disposition constitutionnelle vi- Motion des Ständerates abzulehnen. Eine Kommissionsmin-
sée, si on s'en tient aux termes de la motion. Par conséquent, derheit möchte sie dagegen für erheblich erklären.
la question posée lors de la votation concernant l'intiative po- Lieber die Gründe, die zu diesem ablehnenden Entscheid
pulaire «Ville-campagne contre la spéculation foncière» aurait führten, werden Sie durch den vorliegenden schriftlichen Be-
dû être formulée comme il suit: «Acceptez-vous l'initiative po- richtinformiert. Ich möchte jene Ausführungen nicht wiederho-
pulaire demandant que l'article 22ter soit modifié et que len und insbesondere die Begründung, weshalb die Bundes-
l'article 22quater de la Constitution fédérale soit complété par kanzlei von diesem Vorschlag ebenfalls nicht begeistert ist,
un alinéa 4 et des dispositions transitoires?» Afin de sauvegar- dem Herrn Bundeskanzler überlassen.
der l'attractivité des droits poupulaires, il est souhaitable que Gestatten Sie mir dennoch, einige ergänzende Bemerkungen
les titres des initiatives populaires soient formulés de façon à anzubringen, die für Ihre Meinungsbildung noch von Belang
éveiller l'intérêt des citoyens. La campagne précédant une vo- sind. Es betrifft erstens eine vorgesehene kleine Aenderung im
tation doit permettre de faire connaître non seulement le titre Bundesgesetz über die politischen Rechte, sodann einige
d'une telle initiative populaire, mais toute sa portée, pour la dé- Stellungnahmen von Parlamentariern bei der letzten Revision
fendre ou pour la combattre, le cas échéant en dénonçant le des erwähnten Gesetzes, als ein ähnlicher Antrag vorlag, und
caractère démagogique de son titre. La majorité de la commis- drittens noch einige zusätzliche Anmerkungen zur Frage, wie-
sion est d'avis qu'il n'est pas judicieux de mettre en doute la fa- weit es sprachlich möglich ist, sogenannt neutrale oder objek-
culté de discernement des citoyens, comme on le ferait impli- tive Formulierungen von Initiativtexten zu finden.
citement en adoptant la motion du Conseil des Etats. 1.1m Vernehmlassungsentwurf zur Revision des Gesetzes
über die politischen Rechte schlägt der Bundesrat eine Aende-
rung und eine Ergänzung vor. Die Aenderung betrifft Artikel 69
Antrag der Kommission Absatz 2. Dessen ursprüngliche Fassung lautet: «Ist der Titel
Mehrheit einer Initiative offensichtlich irreführend, enthält er kommer-
Ablehnung der Motion zielle oder persönliche Werbung oder gibt er zu Verwechslun-
Minderheit gen Anlass, so wird er durch die Bundeskanzlei geändert.»
(Leuba, EppenbergerSusi, Perey) Wie Sie sehen, besteht schon jetzt die Möglichkeit zu interve-
Ueberweisen der Motion nieren, falls die Ueberschrift eines Volksbegehrens der Sach-
lichkeit entbehrt. In diesem Gesetzestext soll nun noch das
Wort «offensichtlich» gestrichen werden, damit nicht nur allzu
Proposition de la commission grobschlächtige und eindeutig unzutreffende Schlagworte
Majorité vermieden werden, sondern auch subtilere Formen möglicher
20. September 1990 N 1477 Motionen. Titel von Volksinitiativen
Irreführung unterbunden werden können. In jedem Fall wird ben sowohl das vegetative als auch das seelisch-geistige Le-
die Bundeskanzlei noch früh genug zum Zuge kommen. ben umfasst, könnten Gegner und Befürwortersich gegensei-
In einem neuen Absatz 4 wird zudem folgende Ergänzung an- tig vorhalten, sie operierten nur mit einem Teilaspekt des Le-
gebracht: «Titel, Text und Namen der Urheber der Initiative bens und verschwiegen den anderen. Dennoch hat die Vor-
werden im Bundesblatt veröffentlicht.» Auch dieser Zusatz lage eine gute Grundsatzdiskussion ausgelöst, die vielleicht
trägt mindestens zur Transparenz und zur besseren Orientie- ohne diese abgekürzte und verallgemeinernde Formulierung
rung über das vorliegende politische Anliegen bei. Er ist übri- nicht derart umfassend geführt worden wäre.
gens bereits jetzt Praxis. In unserer Politik sind nun aber gerade Grundsatzdiskussio-
2. Das Anliegen der Motion ist in seiner Stossrichtung nicht nen eine Rarität. Darum sollten wir uns eine dieser wenigen
neu. Bereits 1976 haben sich die Räte im Zusammenhang mit Gelegenheiten neben den vielen Routinegeschäften nicht da-
der Revision des Gesetzes über die politischen Rechte mit fol- durch verbauen, dass wir durch eine sogenannte Versachli-
gendem Antrag befasst: «Die Bundeskanzlei gibt der Initiative chung der Initiativtitel die Vorlagen wenig einladend gestalten
einen sachgemässen Titel.» Der Ständerat unterstützte da- und dies erst noch einer Instanz übertragen, die den ganzen
mals diesen Antrag mit 16 zu 8 Stimmen. Der Nationalrat ver- Denkprozess der Initianten, der schliesslich zu einem be-
warf ihn dagegen deutlich mit 98 zu 26 Stimmen. Schon da- stimmten Titel geführt hat, noch einmal nachvollziehen muss
mals wandte sich der Zürcher Ständerat und spätere Bundes- und daher bestimmt keine informativere oder sachgerechtere
rat Honegger gegen dieses Ansinnen. Er fand, man könne es Sprachform für das Anliegen zu finden imstande wäre.
den Initianten nicht verargen, wenn sie für ihre Anliegen mit ei- Alle Wörter und Begriffe sind vieldeutig und lösen bei den
nem attraktiven Titel auf den Unterschriftenbogen werben Stimmbürgerinnen und Stimmbürgern, die sie lesen, unter-
möchten. Auch den Versuch, durch die Bundeskanzlei die Ti- schiedliche Vorstellungen aus. Deshalb kommt man in keinem
tel von Volksbegehren sogenannt zu versachlichen, bezeich- Fall um zusätzliche ausführliche Erläuterungen herum. Auch
nete er als eine höchst undankbare, wenn überhaupt lösbare wenn die Ueberschriften einmal sehr eingängig und plakativ
Aufgabe. Sein Ratskollege Heimann wies mit Recht darauf hin, ausfallen: die Urheber der Initiative können keinesfalls ein In-
dass Initianten gegen solche Verfügungen der Bundeskanzlei teresse daran haben, dass ihre Anliegen falsch verstanden
rekurrieren könnten, denn diese sei gewissermassen als ver- werden. Sie werden sich im voraus gründlich überlegen, wel-
längerter Arm der Regierung selbst Partei, und es sei nicht ein- che Formulierung am zutreffendsten ist und der Sache am be-
zusehen, weshalb gerade jene Partei, die bereits jetzt den län- sten dient.
geren Spiess habe als die Initianten, zusätzlich noch die Mög- Aus diesen Gründen ersuche ich Sie im Namen der Kommissi-
lichkeit erhalten soll, den anderen Spiess zu verkürzen. Diese onsmehrheit, die Motion des Ständerates abzulehnen, und ich
vor 14 Jahren angeführten Argumente haben auch heute glaube, analog kann ich das auch für die Motion Zwingli sa-
noch ihre volle Gültigkeit. gen, die im Wortlaut genau der Initiative des Ständerates ent-
3. Zur Frage, ob es überhaupt möglich ist, sogenannt objek- spricht.
tive, die Initiativbegehren umfassend wiedergebende Initiativ-
titel zu formulieren, die keinerlei Zweifel über die Absicht der Mme Déglise, rapporteur: Cet objet a été porté en catégo-
Initianten aufkommen lassen: Wäre dies der Fall, könnte man rie III. Comme il a été établi un rapport écrit de la commission,
ja strenggenommen auf den Initiativtext verzichten. Wir erwar- je me contenterai, dans ce débat d'entrée en matière, de vous
ten aber auch von einem Buchtitel oder von der Ueberschrift en rappeler l'objet.
eines Zeitungsartikels nicht, dass sie den Inhalt schon vorweg- L'article 69, alinéa 2, de la loi sur les droits politiques prévoit
nehmen. Eine Ueberschrift kann darum lediglich schlaglicht- actuellement ce qui suit au sujet des titres d'initiatives populai-
artig aufzeigen, welches das Problem ist, das mit dem Volks- res: «Lorsque le titre d'une initiative induit en erreur, contient
begehren einer Lösung zugeführt werden soll. Ueberblickt des éléments de publicité commerciale ou personnelle ou
man die Titel der in den letzten zehn Jahren zur Abstimmung prête à confusion, il incombe à la Chancellerie fédérale de le
gelangten Initiativen, so ist dieser Zweck eigentlich immer er- modifier.»
füllt worden. Ich rufe einige Beispiele in Erinnerung: «Volksin- Le 5 juin 1989, M. Carlo Schmid, conseiller aux Etats, a dé-
itiative für einen echten Zivildienst auf der Grundlage des Tat- posé une motion ayant la teneur suivante: «Le Conseil fédéral
beweises», «Volksinitiative für eine sichere, sparsame und um- est chargé de présenter aux Chambres un projet de modifica-
weltbewusste Energieversorgung», «Volksinitiative für eine tion de la loi fédérale du 17 décembre 1976 sur les droits politi-
Verlängerung der bezahlten Ferien», «Volksinitiative für die Ab- ques, de telle sorte que ne soit autorisée dans le titre des initia-
schaffung der Vivisektion», «Volksinitiative zum Schütze der tives populaires, présentées sous la forme d'un projet rédigé
Moore» usw. de toutes pièces, que la mention de la disposition constitution-
Anstoss genommen haben Initiativgegner bis heute nur am Ti- nelle à abroger ou à modifier, ou de la disposition visant à com-
tel der bereits erwähnten Kleinbauern-Initiative, allenfalls noch pléter la constitution. Dans ce cas, la Chancellerie fédérale dé-
am Titel der Initiative «Recht auf Leben». Ich möchte an diesen terminera le titre de l'initiative populaire. S'agissant d'initiati-
beiden Beispielen aufzeigen, dass wir auch mit der Sprache ves populaires conçues en termes généraux, la Chancellerie
an Grenzen der Verständigung stossen. Man hat den Urhe- fédérale fixera le titre d'entente avec les auteurs des initiati-
bern der Initiative «Für ein naturnahes Bauern - gegen Tierfa- ves.»
briken» vorgeworfen, sie hausierten mit einem irreführenden Le Conseil des Etats a décidé le 25 septembre 1989, par
Titel, weil das darin enthaltene Ziel durch die Annahme der In- 30 voix contre 5, de transmettre cette motion. Le chancelier de
itiative nicht erreicht würde. Dieser Vorwurf der Irreführung la Confédération avait proposé au nom du Conseil fédéral de
würde nur stimmen, wenn die Initianten ganz bewusst etwas transformer la motion en postulat. La Commission du Conseil
anderes beabsichtigt hätten, als sie im Titel der Initiative vorga- national a tenu le 16 février 1990 une réunion à laquelle un re-
ben. Sie waren aber überzeugt, dass ihr Weg richtig war, und présentant de la Chancellerie fédérale a assisté! Il s'est agi de
sie hatten dies auch argumentativ untermauert. l'examen préalable de la motion. Après une large discussion,
Es ist natürlich den Initiativgegnern freigestellt, einen mögli- la commission a décidé par 7 voix contre 3 de rejeter la motion
chen Irrtum aufzudecken und andere Wege vorzuschlagen, du Conseil des Etats. Une minorité de la commission propose
die dem Anliegen besser dienen, oder zu sagen, dass am ge- de recommander que la motion soit acceptée. Les arguments
genwärtigen Zustand nichts zu beanstanden sei. de la commission qui l'ont amenée à rejeter la motion du Con-
So wie bei der Kleinbauern-Initiative beide Seiten für sich be- seil des Etats vous seront rappelés en guise de réponse au dé-
anspruchten, die Interessen der Bauern zu vertreten, so nahm veloppement des arguments de la minorité de la commission.
bei der Initiative «Recht auf Leben» jede Seite für sich in An-
spruch, Anwalt des Lebens zu sein. Die Befürworter der Initia- M. Leuba, porte-parole de la minorité: La minorité de la com-
tive dachten dabei aber an den Schutz des noch ungeborenen mission vous propose, contrairement bien sûr à l'avis de la
Lebens, die Gegner an das Leben des mündigen Menschen, majorité, de donner suite à la motion de M. Carlo Schmid, con-
in diesem Fall der Frau, mit ihrem Anrecht auf Selbstbestim- seiller aux Etats, qui est devenue d'ailleurs une motion du Con-
mung und Selbstverantwortung. Da nun aber der Begriff Le- seil des Etats.
Motions. Titre des initiatives populaires 1478 N 20 septembre 1990
Tout d'abord, j'aimerais rappeler qu'au Conseil des Etats la droits politiques, on serait incapable d'effectuer ce contrôle et
motion a été acceptée par 30 voix contre 5. Cela ne signifie évi- de veiller à ce que le titre corresponde au contenu de l'initiative
demment pas que le Conseil des Etats a raison, sinon il n'y au- ou à une partie de celui-ci!
rait jamais de divergences entre nos deux Chambres, mais Il s'agit là d'un travail incombant aux juges. Ceux-ci ne font ja-
cela signifie au moins que, de l'avis de nos sénateurs, cette mais autre chose que d'examiner si les faits correspondent à la
motion a une certaine valeur puisqu'elle a trouvé une majorité définition d'un texte légal. Ce travail doit être accompli, il l'est
qui peut être considérée comme très importante. Elle vaut d'ailleurs; souhaitons simplement qu'il soit également effec-
donc mieux qu'un enterrement de première classe auquel la tué par la Chancellerie fédérale.
majorité de la commission la destine. Je vous concéderai volontiers que la solution proposée par la
En réalité, sur le plan de la procédure la question est évidem- motion n'est peut-être pas la meilleure que l'on puisse trouver.
ment difficile parce que nous avons - et les deux rapporteurs La Chancellerie fédérale a présenté à la commission un exem-
l'ont rappelé une fois en allemand, une fois en français - ple ahurissant qui ne peut pas être repris tel quel. Mais lorsque
l'article 69, alinéa 2 de la loi sur les droits politiques, qui con- nous constatons que la loi n'est pas appliquée correctement,
tient une disposition qui, à nos yeux, est d'ailleurs parfaite- il n'y a pas d'autre solution que d'approuver la motion du Con-
ment satisfaisante. Je la répète encore une fois parce qu'elle seil des Etats, afin d'obliger le Conseil fédéral à nous soumet-
situe bien le fond du problème: «Lorsque le titre d'une initiative tre une proposition que nous pourrons examiner et rendre cor-
induit en erreur, contient des éléments de publicité commer- recte et acceptable. Par conséquent, si vous refusez la motion,
ciale ou personnelle ou prête à confusion, il incombe à la nous en resterons à la situation insatisfaisante que nous con-
Chancellerie fédérale de le modifier.» naissons aujourd'hui.
Ce qui est intéressant, c'est que ce texte ne figurait pas déjà Au surplus, je ne pense pas qu'il soit impossible de trouver,
dans le projet du Conseil fédéral. Il a été introduit par la com- pour les initiatives populaires, des titres correspondant au
mission du Conseil national en deux fois, lors du premier dé- contenu. Le prochain week-end, nous nous prononcerons sur
bat, puis dans la procédure d'élimination des divergences. une modification de la loi sur la circulation routière, touchant 8
C'est donc une volonté de notre conseil - en 1976, sans doute, ou 10 articles. Or, chacun sait que l'objectif principal du vote
mais une volonté de notre conseil quand même - d'introduire est la largeur des camions. Il n'était pas nécessaire de préci-
ce texte dans la loi sur les droits politiques. ser: référendum contre la largeur des camions pour que cha-
Des propositions de renoncer à ces dispositions ont été for- cun sache que le référendum lancé contre la modification de la
mulées lors de discussions en plénum, mais elles ont été re- loi sur la circulation routière touche en réalité cette largeur. Il
poussées. C'est donc en le sachant et en le voulant que notre est donc parfaitement possible d'avoir un titre correspondant
conseil a imposé à la Chancellerie d'effectuer le contrôle de au contenu: référendum contre la loi sur la circulation routière,
l'exactitude du titre, probablement contre le souhait du Con- et de faire porter le débat sur un sujet aussi mondialement im-
seil fédéral, mais sûrement contre celui de la Chancellerie. portant que la largeur des camions.
Seulement, notre Chancellerie fédérale, aussi sympathique En conclusion, nous constatons que la situation actuelle n'est
qu'elle soit, est à peu près comme toutes les chancelleries en pas satisfaisante. En effet, on nous présente un certain nom-
Suisse. Elle est caractérisée à cet égard par trois éléments: bre d'initiatives dont le titre ne correspond en rien à leur con-
d'abord et dans doute comme la plupart d'entre nous, elle exé- tenu. Cette situation doit être modifiée, et la seule manière d'y
cute avec mauvaise volonté les décisions qui lui sont impo- parvenir est d'approuver la motion du Conseil des Etats, ce
sées; ensuite, elle ne recherche pas forcément le travail; enfin, que je vous invite à faire.
elle craint d'être impliquée dans des discussions qui ont un ar-
rière-fond politique, nous en sommes d'accord. Selon M. Le président: Le groupe UDC ne prendra pas la parole mais
Schmid, conseiller aux Etats, la Chancellerie n'a jamais fait nous informe qu'il soutiendra la proposition de minorité
usage de la possibilité que lui donne l'article 69, alinéa 2. Je Leuba.
dirai, en allant un tout petit peu plus loin, que la Chancellerie
n'a jamais appliqué la loi jusqu'à maintenant. En consé- Frau Grendelmeier: Ich bitte Sie, die Motion abzulehnen. Wer
quence, nous sommes constamment interpellés - et je suis hat hier eigentlich Angst vor dem Volk? Die Volksinitiative ist
sûr que vous l'avez été aussi, mes chers collègues - par des ein Instrument des Stimmbürgers, seine Ideen einzubringen
citoyens qui ne sont pas forcément très versés dans les cho- und dafür zu sorgen, dass sich das ganze Volk über eine Idee
ses politiques mais qui s'y intéressent et qui nous demandent den Kopf zerbrechen und darüber abstimmen kann. Wir sind
comment il est possible qu'on ait laissé passer des titres d'ini- sehr stolz auf dieses Instrument. Wir sind auch stolz auf das
tiatives qui ne correspondent absolument pas à ce qui est de- Referendumsrecht, das wir haben. Und nun scheint sich plötz-
mandé dans le contenu de l'initiative. C'est, à mon avis, ce lich Angst einzuschleichen. Es wundert mich auch nicht, dass
souci légitime qui a fait agir M. Schmid, conseiller aux Etats. die Motion von der bürgerlichen Seite kommt, denn es wird
Quand la majorité dit - et vous avez entendu l'argument - que sehr selten eine Initiative ergriffen von bürgerlicher Seite. Wes-
de tels titres permettent aux opposants de dénoncer le carac- halb? Sie haben ohnehin die Mehrheit.
tère démagogique de certaines initiatives ou de certains titres, Das Initiativrecht ist ein Recht der Minderheit, und davor
je veux bien que cet argument soit bon pour nous, les politi- scheint man Angst zu haben, besonders wenn es sich um so-
ciens. Le citoyen a le droit de ne pas s'intéresser exclusive- genannte heisse Themen handelt. Nun will man Politik ma-
ment à la politique, mais à autre chose dans la vie, et à n'exer- chen mit dem Titel. Man will schon zum vornherein den Inhalt
cer ses droits politiques qu'occasionnellement. Le citoyen ne einer Initiative abschmettern, indem man ihren Titel ins Korsett
comprend pas et c'est pour lui que nous devons faire les lois. legt. Stellen Sie sich vor, was das heissen könnte! Es gibt ein
Alors, la question posée est fort intéressante. Que doit faire no- sehr schönes Beispiel dafür: Anstatt «Stadt-Land-Initiative ge-
tre Parlement, ou plutôt notre conseil, lorsque la Chancellerie gen die Bodenspekulation», von der jedermann weiss, worum
n'applique pas une loi qui a été acceptée? On nous a opposé- es geht, müsste es dann heissen - wenn man schon von einer
probablement l'argument sera-t-il repris-qu'il n'y a pas de no- sogenannt objektiven sprachlichen Regelung spricht, die es ja
tion objective de l'objectivité, et chacun sait que cette dernière gar nicht gibt -: «Wollen Sie die Volksinitiative betreffend die
dépend de celui qui s'en prévaut. Je veux bien, mais ce n'est Aenderung von Artikel 22ter und die Ergänzung von Artikel
pas ce que nous demandons. M. Schmid ne désire pas que le 22quater der Bundesverfassung durch einen Absatz 4 mit
titre des initiatives soit objectif, il demande qu'il corresponde Uebergangsbestimmung annehmen?» Und darüberstimmen
au contenu. C'est une notion très différente, que je considère Sie ab. Absurd!
comme parfaitement cernable. Sie werden es erleben: Selbstverständlich hat diese Initiative
On punit les commerçants lorsqu'ils fixent sur leurs produits innerhalb von zwei Tagen wieder einen Namen, mit dem man
des étiquettes qui ne correspondent pas à ceux-ci. On exige Politik machen kann. Initiativen und auch ihre Titel sind politi-
que ces commerçants jouent le jeu de la transparence et que sche Instrumente. Und wenn nun ein offensichtlich falscherTi-
l'étiquette corresponde au contenu du paquet. Or, pour un do- tel gewählt wird, ein irreführender Titel, ein Titel, der wie bei-
maine infiniment plus important qui est celui de l'exercice des spielsweise bei «Recht auf Leben» von etwas ganz anderem
20. September 1990 N 1479 Motionen. Titel von Volksinitiativen
spricht, dann ist es unsere, Ihre Aufgabe als Politiker oder als reits gesagt wurde-in Form einer Motion mit 30 gegen 5 Stim-
Vertreter des Volkes, das zu entlarven. Das ist ein Teil des poli- men. Es ist natürlich einzugestehen, das wir als Gesetzgeber
tischen Kampfes, auf den wir ja so stolz sind. die Verantwortung für eindeutige Initiativtitel nicht einfach auf
Es ist für mich eine etwas bedenkliche Motion, und es ist für die Bundeskanzlei abschieben können. Auch wir in den eidge-
mich noch bedenklicher, dass sie im Ständerat mit dieser ho- nössischen Räten haben einzugreifen, wenn Volksinitiativen
hen Stimmenzahl durchgegangen ist. Offenbar hat man dort mit irreführenden Titeln ausgestaltet werden.
Angst vor dem Volk, Angst vor der Volksinitiative. Der Bundesrat sicherte mir im Rahmen der laufenden Revision
dieses Gesetzes zu, entsprechende Vorschläge für die Titelge-
Frau Stocker: Die grüne Fraktion bittet Sie ebenfalls, die Mo- bung von Volksinitiativen zu unterbreiten, und ist bereit, meine
tion abzulehnen und der Mehrheit der Kommission zuzustim- Motion als Postulat entgegenzunehmen.
men. Inhalt und Form müssen kompatibel sein, das ist ein sehr Aufgrund dieser Zusagen bin ich bereit, die Motion in ein Po-
wichtiger Grundsatz. Es wäre schön, es wäre in der Politik im- stulat umzuwandeln. Ich bitte Sie, den Vorstoss als Postulat zu
mer so. überweisen.
Es gibt eine Definitionsmacht. Diejenigen politischen Gruppie-
rungen und Bewegungen in unserem Land, die noch die Kraft Schmid, Berichterstatter: Ich möchte noch auf einige Aeusse-
haben, Initiativen zu lancieren, haben auch das Recht, ihre In- rungen eingehen.
halte und ihre Form zu wählen. Ich bitte Sie, dieses Instrument Herr Leuba hat gefragt: Was soll man machen, wenn die Bun-
nicht dadurch von vornherein zu entleeren, dass Sie denjeni- deskanzlei ein Gesetz nicht anwendet? Sie sind ja dafür und
gen, die selbst aktiv werden, die Kompetenz nehmen, zu be- wollen mit dieser Motion bekräftigen, dass man das an die
stimmen, wie sie ihrer Aktivität, ihrem Programm, ihrer Idee Bundeskanzlei delegiert. Dann kann man hinterher wohl nicht
Ausdruck geben wollen. der Bundeskanzlei den Vorwurf machen, sie entscheide infei-
Wir bedauern ja hier im Saal sehr oft die politische Abstinenz, gener Verantwortung, ob sie eingreifen will oder nicht. Da än-
und ich höre schon die Kommentare vom Sonntagabend, die dert die Annahme der Motion nichts.
in denselben Tenor einstimmen werden. Es ist unsere Sache, Sie haben gesagt: Titel müssen nicht objektiv sein, sondern
zu deklarieren, dass wir die politisch Engagierten in diesem mit dem Inhalt übereinstimmen. Ich wiederhole: Sie können ei-
Lande ernst nehmen, sie ihrer Freiheit nicht berauben wollen, nen Initiativtext mit einem einzigen Satz nicht völlig abdecken.
ihr Engagement selbst in Worte und Initiativen zu kleiden. Ich Es wird gezwungenermassen so sein, dass der Initiativtext et-
glaube, es wäre sehr falsch, jetzt die Definitionsmacht an ir- was Bestimmtes hervorhebt, und das andere muss man eben
gendeiner Stelle zu deponieren, wo es halt manchmal - das im Text nachlesen.
sei hier auch gestanden - nicht mehr zu den grossen politi- Dann haben Sie das Strassenverkehrsgesetz als Beispiel her-
schen Aufbrüchen kommt. angezogen und gesagt, dort sei ziemlich klar, worum es gehe.
Bitte stimmen Sie der Kommissionsmehrheit zu, lehnen Sie Wenn Sie konsequent sind, müssen Sie gerade hier reklamie-
die Motion ab. ren und sagen, das sei irreführend. Es gibt da 80 Artikel, und
man spricht immer nur von einem. Da nehmen Sie nicht An-
Zwingli: Anschliessend an die Abstimmung über die Volksin- stoss daran. Da wird auch etwas hervorgehoben, und das an-
itiative «für ein naturnahes Bauern, gegen Tierfabriken» (Klein- dere wird nicht besonders erwähnt.
bauern-Initiative) reichte ich am 7. Juni 1989 eine von 70 Rats- Herr Zwingli hat darauf hingewiesen, dass die PR-Methoden
mitgliedern unterzeichnete Motion zur Aenderung des Bun- eine Gefahr für Irreführung seien. Das kann auf die eine wie auf
desgesetzes über die politischen Rechte ein. Es ist eine die andere Seite laufen. Wenn Sie zum Beispiel sehen, wie
gleichlautende Motion, wie sie Herr Ständerat Schmid zwei grobschlächtig und holzschnittartig auf die kommende Ab-
Tage vorher eingereicht hatte. Die Motionen wollen den Arti- stimmung hin argumentiert wird, kann man nicht der einen
kel 69 dieses Gesetzes so ändern, dass die Bundeskanzlei be- Seite Irreführung und der anderen Korrektheit vorwerfen.
auftragt ist, einer Volksinitiative einen sachlich objektiven Titel Noch zum Problem des Postulates: In der Kommission wurde
zu geben. Es gibt einige Beispiele von Initiativtiteln, die die Ab- zunächst ein Antrag gestellt, ein Postulat zu überweisen, das
sicht der Initianten unvollständig oder irreführend wiederge- in etwa das Anliegen der Motion aufnimmt. Es wurde dann
ben. aber wieder zurückgezogen. Darum kann ich wohl im Namen
Ich habe Verständnis dafür, dass die Bundeskanzlei beim heu- der Kommissionsmehrheit sagen, dass wir auch das Postulat
tigen Wortlaut des Gesetzes nicht gerne eingreift. Der Titel ablehnen.
müsste geändert werden, wenn er offensichtlich irreführend
ist, wenn er kommerzielle oder persönliche Werbung enthält Mme Déglise, rapporteur: L'article 59, alinéa 2, de la loi sur
oder zu Verwechslungen Anlass gibt. Die Bundeskanzlei les droits politiques charge actuellement la Chancellerie fédé-
müsste ausserdem in Kauf nehmen, dass auf die Beschwerde rale de modifier le titre d'une initiative populaire lorsqu'il con-
der Initianten hin die Auseinandersetzung um die Titelfestset- tient des éléments de publicité commerciale ou personnelle
zung vor Bundesgericht weitergeführt werden müsste. qui prêtent à confusion ou induisent manifestement en erreur.
Auf ein weiteres Problem ist hinzuweisen. Das Initiativrecht der Actuellement, pour chaque initiative une modification éven-
Schweizer Stimmbürgerinnen und Stimmbürger ist eines der tuelle du titre est examinée très soigneusement. Suite à l'exa-
wichtigsten Volksrechte. Die einen werden aus dieser Feststel- men préalable, une décision formelle est rendue sur la base
lung die Schlussfolgerung ziehen: völlige Freiheit in der Aus- d'une proposition écrite du service juridique de la Chancellerie
übung. Gerade dieser Schluss ist zweifellos falsch. Der Souve- fédérale, dûment fondée quant à l'admissibilité du titre. Cette
rän verlangt in Artikel 121 unserer Bundesverfassung in einer décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral par un
Volksinitiative die Einheit der Materie und unterscheidet klar recours de droit administratif. Les critères retenus en pratique
zwischen Total- und Teilrevisionen. Aber auch irreführende ont d'ailleurs été précisés par le Conseil fédéral dans son rap-
oder zu Verwechslungen Anlass gebende Titel gefährden un- port de gestion en 1979. Le Parlement n'a pas contesté cette
ser Initiativrecht. Gerade durch die Anwendung moderner PR- pratique que ce soit lors de l'examen du rapport de gestion de
Methoden ist die Gefahr der Irreführung von Stimmbürgern 1979 ou dans les cas précis ayant suscité des critiques.
akuter geworden. Es nützt unserem Land wenig, wenn mit der Les considérations qui ont amené la majorité de la commis-
Abstimmungsanalyse hinterher festgestellt wird, dass so und sion à rejeter la motion sont les suivantes. La commission est
so viele Stimmbürger anders stimmten, als sie eigentlich woll- d'avis que les dispositions juridiques actuelles, permettant à la
ten. Zusammenfassend ist also festzustellen, dass der Re- Chancellerie fédérale de modifier les titres d'initiatives populai-
spekt vor unserem Initiativrecht auch die Verhinderung von res, suffisent. Il n'est pas possible de charger la Chancellerie
Missbräuchen verlangt. fédérale de formuler ces titres. L'objectivité recherchée par
Der Bundesrat stellt in seiner Stellungnahme vom 16. August ceux qui soutiennent la motion ne saurait être atteinte, car il
1989 fest, dass eine strengere Praxis bei der Beurteilung von peut être nécessaire de résumer dans un titre, par un mot ve-
Initiativtiteln in jedem Falle eine Gesetzesänderung erfordert. dette, un ensemble complexe d'idées ou mettre en exergue un
Der Ständerat überwies den Vorstoss vor einem Jahr-wie be- des éléments déterminants de l'initiative. La structure de la lan-
Motions. Titre des initiatives populaires 1480 N 20 septembre 1990
gué fait que toute formule simplifiée et abrégée n'éclaire qu'un Text herstellen. Man kann nicht den Titel allein betrachten,
aspect d'une initiative, quel que soit l'auteur du texte en ques- sondern muss auch sehen, ob der Titel - selbst wenn er dem-
tion. On ne peut de toute manière pas renoncer à donner des agogisch erscheint - nicht tatsächlich auch im Text wieder vor-
informations complémentaires. Les explications concernant kommt. Kommt er im Text vor, kann man nicht von einer offen-
les objets soumis à une votation servent ce propos. En outre, sichtlichen Irreführung reden. Oft haben wir im Titel genau die
si l'on confiait la tâche de rédiger les titres des initiatives à la gleichen Formulierungen wie im Text der Initiative. Dann ist die
Chancellerie fédérale, celle-ci aurait inévitablement des con- Sache von vornherein klar. Oft ist es aber auch so, dass der
flits juridiques stériles avec les auteurs. On pourrait difficile- Text der Initiative lediglich inhaltlich das wiedergibt, was im Ti-
ment éviter de donner l'impression que les autorités veulent tel festgehalten ist. Dann wird auch keine Rückweisung vorge-
établir une tutelle officielle, voire censurer les initiatives popu- nommen, auch wenn nach Meinung der Gegner - die Gegner
laires. En outre, la Chancellerie fédérale, soucieuse de ne pas sehen es immer anders - vielleicht ein demagogischer Zug
être taxée de partialité, choisirait des titres formulés en termes vorhanden ist. Aber es kann nicht von einer offensichtlichen Ir-
généraux, vagues et peu percutants. Dans le cas d'une initia- reführung gesprochen werden.
tive populaire portant sur un projet formulé de toute pièce, on Herr Leuba hat gesagt, wir würden das Gesetz nicht anwen-
ne devrait même se référer qu'à la disposition constitution- den. Ich bestreite das in aller Form. Herr Leuba, wenn Sie mir
nelle visée, si l'on s'en tient aux termes de la motion. Par con- einen einzigen Fall nachweisen können - Sie haben kein kon-
séquent, la question posée lors de la votation concernant l'ini- kretes Beispiel erwähnt-, zahle ich Ihnen die teuerste Flasche,
tiative populaire «Ville-Campagne» contre la spéculation fon- die in den Waadtländer Weinbergen gewachsen ist, rot oder
cière aurait dû être formulée comme il suit: «Acceptez-vous weiss, je nach Ihrem Wunsche. Wir sind der Sache so sicher,
l'initiative populaire demandant que l'article 22ter soit modifié weil in jedem einzelnen Fall so geprüft wird, dass wir die Unter-
et que l'article 22quater de la Constitution fédérale soit com- lagen für einen allfälligen Bundesgerichtsentscheid zur Verfü-
plété par un quatrième alinéa et des dispositions transitoires». gung haben.
Afin de sauvegarder l'attractivité des droits populaires, il est Das Referendum, das zitiert worden ist, ist ein anderer Fall. Sie
souhaitable que les titres des initiatives populaires soient for- können nicht das Referendum gegen einen bestimmten Arti-
mulés de façon à éveiller l'intérêt des citoyens. La campagne kel ergreifen, sondern nur gegen eine ganze Vorlage. Dass
précédant une votation doit permettre de faire connaître non das gut ist, bezweifle ich. Ich glaube, dass man sich gelegent-
seulement le titre d'une telle initiative populaire, mais toute sa lich überlegen sollte, ob nicht auch ein Referendum gegen ei-
portée pour qu'il soit possible de la défendre, de la combattre nen einzelnen Artikel denkbar wäre. Das könnte z. B. bei der
le cas échéant en dénonçant le caractère démagogique de Beratung eines Gesetzes zu Vorentscheiden führen, was gar
son titre. nicht unbedingt etwas Negatives wäre. Man muss sich das bei
La majorité de la commission est donc d'avis qu'il n'est pas ju- einer künftigen Gesetzesrevision doch einmal überlegen.
dicieux de mettre en doute la faculté de discernement des ci- Nun drei allgemeine Bemerkungen:
toyens, comme on le ferait implicitement en adoptant la mo- 1. Die plakativen Titel: Es ist nun einmal so, dass plakative Titel
tion du Conseil des Etats. Au nom de la majorité de la commis- zur politischen Auseinandersetzung - und um sie geht es - ge-
sion je vous propose donc de rejeter la motion du Conseil des hören. Die Kommission hat meines Erachtens mit Recht dazu
Etats. folgende zwei Sätze gesagt: «Die geforderte Objektivität ist
nicht erreichbar, muss doch ein Titel einen unter Umständen
Bundeskanzler Buser: Ich möchte vorschlagen, die Motion, komplexen Sachverhalt schlagwortartig zusammenfassen
entgegen dem Antrag der Kommissionsmehrheit, als Postulat oder eines von mehreren wichtigen Elementen des Initiativin-
zu überweisen. haltes auswählen. Es liegt in der Natur der Sprache, dass ver-
Die Gründe, die den Bundesrat zu dieser Stellungnahme ver- einfachte und abgekürzte Formulierungen ein Anliegen nur
anlasst haben, finden Sie im ausgeteilten Dokument. Deshalb schlaglichtartig beleuchten können, von wem auch immer der
nur noch kurz zum Verfahren, wie es heute von der Bundes- Text abgefasst wird.»
kanzlei praktiziert wird, um Ihnen zu zeigen, dass die Vorwürfe Ich finde diese Feststellung der Kommission sehr zutreffend;
von Herrn Leuba so nicht ganz zu akzeptieren sind. wir erleben es täglich in der Praxis, dass dem so ist. Plakative
Sie wissen, dass nach dem geltenden Gesetz die Titel der In- Titel sind im übrigen noch gar keine Garantie für den Erfolg ei-
itiativen heute auf vier Punkte hin zu untersuchen sind: ner Initiative. Ich habe hier eine Zusammenstellung ab 1980.
1. Sie dürfen keine kommerzielle Werbung enthalten. Wenn Danach sind eine ganze Reihe von Initiativen mit solchen Ti-
also der Name eines Grossverteilers oder einer anderen Ge- teln überhaupt nicht zustande gekommen. So zum Beispiel
sellschaft enthalten ist, müssen wir ihn herausstreichen. die Volksinitiative «Sichere Arbeitsplätze für alle». Was könnte
2. Sie dürfen keine personelle Werbung enthalten; ich brau- man Attraktiveres offerieren? Die Initiativen «Stopp der Atom-
che keine Namen zu nennen. Sie können sich vorstellen, was energieprogramme» und «Eigentum für alle» sind ebenfalls
hier etwa denkbar ist. nicht zustande gekommen. Die Initiative für die «Wiedereröff-
3. Sie dürfen zu keinen Verwechslungen Anlass geben mit an- nung von Freudenhäusern» ist nicht zustande gekommen. Die
deren Initiativen, die bereits eingereicht sind. Auch das wird je- «Wiedereinführung der Todesstrafe für Personen, die mit Dro-
weils genau geprüft. gen handeln» - weiss Gott ein aktuelles Thema - ist nicht zu-
4. Sie dürfen keine offensichtliche Irreführung enthalten. Die- stande gekommen. Die Initiative «Kampf dem Waldsterben» -
ses vierte Kriterium, die offensichtliche Irreführung, ist der was gibt es Plakativeres? - ist auch nicht zustande gekom-
Streitpunkt, wobei der Bundeskanzlei vorgeworfen wird, dass men.
sie diese Voraussetzung nicht streng genug auslege. Wenn schliesslich solch eine Initiative zustande kommt, ist
Ich möchte vorweg darauf aufmerksam machen, dass diese noch gar nicht gesagt, dass sie angenommen wird. Es gibt
Frage nicht neu ist. Die Referenten haben verdankenswerter- eine ganze Reihe solcher Initiativen seit 1980, die trotz ihres
weise bereits darauf hingewiesen, dass bei der Beratung des plakativen Titels verworfen worden sind. So die Volksinitiativen
Bundesgesetzes über die politischen Rechte die Frage disku- «Stopp dem Beton», «zur Herabsetzung der Arbeitszeit», «für
tiert worden ist. Das Parlament habe ausdrücklich keine wei- einen wirksamen Schutz der Mutterschaft», «gegen den Aus-
tere Beschränkung der Titelfreiheit gewollt und der Bundes- verkauf der Heimat», «gegen den Missbrauch des Bankge-
kanzlei daher keine weitere Kompetenz gegeben. heimnisses und der Bankenmacht» usw. - alles plakative Titel,
Die heutige Ueberprüfung aufgrund der zitierten Kriterien er- die in der Abstimmung trotzdem nicht zum Erfolg geführt ha-
folgt sehr genau, wobei der Rechtsdienst der Bundeskanzlei ben. Sie sehen, es liegt nicht nur an diesem Titel, und man
zu jedem einzelnen Titel einen schriftlichen Bericht erstattet, kann nicht allein wegen der Kleinbauern-Initiative ein ganzes
der vom Sprechenden formell genehmigt werden muss - mit System auf den Kopf stellen.
einer Verfügung, die gegebenenfalls gerichtlich anfechtbar 2. Wenn die Bundeskanzlei oder der Bundesrat oder sonst ir-
wäre. Ich werde darauf zurückkommen. gend jemand diese politisch gefärbten Titel nicht zulässt, dann
Das Kriterium der offensichtlichen Irreführung wird von uns so werden - genau wie Frau Grendelmeier gesagt hat - die Me-
interpretiert, dass wir stets eine Verbindung zwischen Titel und dien innert 24 Stunden einen eigenen Titel kreieren, einen Ti-
20. September 1990 N 1481 Petition. Entwicklung braucht Entschuldung
tel, den man in der öffentlichen Auseinandersetzung brauchen 90.2006
kann; das unterliegt überhaupt keinem Zweifel.
3. Vergessen Sie nicht: Wenn wir gemäss der Motion dieses Petition
System, und von der Bundeskanzlei aus die Titel, ändern, Brot für Brüder/Caritas/Fastenopfer/
dann ist gegen jede Aenderung die verwaltungsgerichtliche Heks/Helvetas/Swissaid
Beschwerde ans Bundesgericht möglich. Es wird also zu einer Entwicklung braucht Entschuldung
Verrechtlichung des ganzen Verfahrens führen. Wer eine Initia- Pétition
tive einreicht, muss - wenn wir deren Titel ändern und er sich Pain pour le Prochain/Caritas/Action de Carême/
dagegen wehren will - mit einem Jahr oder noch mehr Verzö- EPER/Helvetas/Swissaid
gerung rechnen, bis dieser Streit vor Bundesgericht entschie- Le désendettement: une question de survie
den ist.
Das sind die wichtigsten Gründe, weshalb ich beantragen
möchte, die Motion abzulehnen. Ich möchte aber noch beifü-
gen: Wir verschliessen uns der Einsicht nicht, dass die Formu-
lierung «offensichtliche Irreführung» nicht ungefährlich ist. Das
Wort «offensichtlich» lässt natürlich die Maschen weit offen.
Die Diskussion darüber wird kommen. Wir haben sie bei der Herr Oehler unterbreitet im Namen der Wirtschaftskommis-
nächsten Revision des Bundesgesetzes über die politischen sion den folgenden schriftlichen Bericht:
Rechte vorgesehen, das bereits vor Ihnen liegen würde, wenn
wir nicht wegen der Entwicklung der Integration in Europa die 1. Mit Eingabe vom Juni 1990 unterbreiteten die Organisatio-
Sache um zwei Jahre verschoben hätten, um dann der neuen nen Brot für Brüder, Caritas, Fastenopfer, Heks, Helvetas und
Situation gerecht zu werden und nicht zweimal mit Revisionen Swissaid eine gemeinsame Petition mit rund 250 000 Unter-
vor Sie zu treten. Mit anderen Worten: Mit der rein formellen schriften, in welcher sie den Bundesrat und das Parlament auf-
fordern, zum 700jährigen Bestehen der Schweiz einen Fonds
Uebertragung des Auftrages an die Bundeskanzlei, diese Titel
zu setzen, ist das Problem nicht gelöst; man muss eine materi- von mindestens 700 Millionen Franken zur Entschuldung der
elle Aenderung prüfen, und wir sind bereit, in der Botschaft zur ärmeren Entwicklungsländer zu errichten.
Revision des Bundesgesetzes, die im Jahre 1992 oder 1993 2. Die Wirtschaftskommission befasste sich am 20. und
kommen wird, dazu ausführlich Stellung zu nehmen. 21. August 1990 mit dieser Eingabe. Unbestritten war die
Deshalb beantragt Ihnen der Bundesrat, die Motion als Postu- Dringlichkeit einer Lösung des Schuldenproblems der ärme-
lat zu überweisen. ren Länder der Dritten Welt und die Idee eines speziellen
schweizerischen Beitrages. Umstritten hingegen war die
Le président: Nous sommes face à trois propositions: la ma- Frage, ob der Bundesrat zum vornherein auf den Betrag von
jorité de la commission vous propose de rejeter la motion du 700 Millionen Franken festzulegen sei oder ob man ihm hier
Conseil des Etats, M. Zwingli vous propose le même texte nicht lieber eine gewisse Flexibilität lassen sollte. Mit 12 zu 7
sous forme de postulat, avec le Conseil fédéral, et la minorité Stimmen beschloss die Kommission die Einreichung eines
Leuba vous propose de transmettre la motion du Conseil des Postulates, worin der Bundesrat aufgefordert wird, eine Vor-
Etats sous forme de motion. lage im Sinne der Petition dem Parlament vorzulegen. Die Min-
Je vous propose une seule procédure de vote pour les deux derheit schlägt den identischen Text vor, ohne aber eine
motions. Summe zu nennen.
M. Oehler présente au nom de la Commission des affaires
Abstimmung - Vote économiques le rapport écrit suivant:
Eventuell - A titre préliminaire 1. Une pétition commune munie de quelque 250 000 signatu-
Für Ueberweisung als Postulate 66 Stimmen res et déposée en juin 1990 par six organisations caritatives
Für Ueberweisung als Motionen 39 Stimmen suisses (Pain pour le Prochain, Action de Carême, Caritas,
EPER, Helvetas, Swissaid) demande aux autorités fédérales
Definitiv-Définitivement de constituer à l'occasion du 700e anniversaire de la Confédé-
Für Ueberweisung der Postulate 63 Stimmen ration un fonds d'au moins 700 millions de fanes destiné au
Dagegen 57 Stimmen désendettement des pays les plus pauvres.
2. La Commission des affaires économiques a examiné cette
requête les 20 et 21 août 1990. Elle n'a pas contesté l'urgence
d'une solution au problème de l'endettement des pays les
plus pauvres du tiers monde, ni l'idée d'une contribution spé-
ciale de la Suisse à cet effet. Par contre, elle doute qu'il faille
imposer au départ le montant de 700 millions de francs au
Conseil fédéral et se demande s'il ne convient pas de ménager
une certaine marge de manoeuvre.
Par 12 voix contre 7, la commission a décidé de déposer un
postulat invitant le Conseil fédéral à soumettre au Parlement
un projet s'inspirant de la pétition. La minorité propose le
même texte tout en évitant de préciser un montant.
Antrag der Kommission
Die Petition dem Bundesrat zur Kenntnisnahme überweisen
Mehrheit
Ueberweisung des Postulates der Mehrheit
Minderheit
(Cavadini, Aubry, Bühler, Gysin, Mühlemann, Reimann Maxi-
milian, Schwab)
Ueberweisung des Postulates der Minderheit
Proposition de la commission
Transmettre la pétition au Conseil fédéral pour qu'il en prenne
acte
Majorité
Transmettre le postulat de la majorité
Pétition. Le désendettement: une question de survie 1482 N 20 septembre 1990
Minorité Zustimmung zur Petition der Hilfswerke beschlossen. Das war
(Cavadini, Aubry, Bühler, Gysin, Mühlemann, Reimann Maxi- für mich als Präsident in dieser Kommission ein eigentliches
milian, Schwab) Erfolgserlebnis, denn wir waren uns einig, dass wir mit Blick
Transmettre le postulat de la minorité auf die unmögliche Situation der Drittweltländer mehr Leistun-
gen zu erbringen haben, dass die Entschuldung notwendig ist
und dass die reicheren Industriestaaten, zu denen auch wir
Ad 90.2006 uns zählen, mehr zu leisten haben.
Wir waren uns im weiteren auch bald einmal einig, dass aus
Postulat der Wirtschaftskommission Anlass des 700jährigen, glücklichen Bestehens unseres Staa-
(Mehrheit) tes ein Zeichen der Solidarität zu setzen ist - zumal wir aus
Entwicklung braucht Entschuldung dem Verbund mit anderen Staaten in den vergangenen Jahr-
Postulat de la Commission des affaires économiques zehnten und in den vergangenen Jahrhunderten mehr Nutzen
(majorité) als Schaden zogen. In diesem Sinne haben wir den Inhalt der
Le désendettement: une question de survie Petition der Hilfswerke zur eigenen Sache gemacht. Gemäss
Reglement und Geschäftsverkehrsgesetz können wir in einem
solchen Fall von der Petition Kenntnis nehmen und sie allen-
Wortlaut des Postulates vom 21. August 1990
falls dem Bundesrat zur weiteren Behandlung überweisen. Die
Der Bundesrat wird beauftragt, dem Parlament im Rahmen der
Wirtschaftskommission hat aber einstimmig beschlossen, den
700-Jahr-Feier der Eidgenossenschaft eine Vorlage im Sinne
Text der Petition in einen Kommissionsvorstoss einfliessen zu
der Petition 90.2006 «Entwicklung braucht Entschuldung»
lassen. Wir entschieden uns für die Form des Postulates, weil
über 700 Millionen Franken für zusätzliche Schuldentilgung,
wir darin den Vorteil erkannten, dass wir ohne Zustimmung
aber auch mit entwicklungshilfepolitischen Massnahmen vor-
des Ständerates aktiv werden und dem Bundesrat einen Auf-
zulegen.
trag erteilen können.
Wir wussten damals noch nicht, wie sich der Ständerat bzw.
Texte du postulat du 21 août 1990
seine Aussenwirtschaftskommission zu diesem Vorstoss der
Dans le cadre de la commémoration du 700e anniversaire de
Hilfswerke stellen wird. Mittlerweile hat sich auch die vorbera-
la Confédération, le Conseil fédéral est chargé de présenter au
tende Ständeratskommission einstimmig zur Petition be-
Parlement un projet allant dans le sens de la pétition 90.2006
kannt. Daraus können wir die Wahrscheinlichkeit ableiten,
«Le désendettement: une question de survie» concernant
dass der Ständerat seiner vorberatenden Kommission folgen
700 millions de francs pour des mesures de désendettement
wird.
additionnelles, mais comportant également des mesures de
Wir wollen in diesem Zusammenhang die Probleme, welche
coopération au développement.
mit der Realisierung der Petition in der Rechtswirklichkeit ent-
stehen werden, nicht übersehen. Von seilen der Kommission
und namentlich auch des Bundesrates ist darauf hingewiesen
Ad 90.2006
worden, dass es schwierig sein dürfte, die von Ihnen in der
Sommersession bewilligte Summe von 100 Millionen Franken
Postulat der Wirtschaftskommission
zu verdoppeln. Und heute geht es gar um 700 Millionen Fran-
(Minderheit)
ken. Wir überlassen es aber aufgrund unseres Postulates dem
Entwicklung braucht Entschuldung
Bundesrat, den Rahmen und namentlich auch die Zeitdauer
Postulat de la Commission des affaires économiques der Entschuldungsaktionen und unsere Mitarbeit hierzu ab-
(minorité) zustecken und festzulegen. Wir wollen dem Bundesrat mit un-
Le désendettement: une question de survie serem Postulat zeigen, dass das Parlament gewillt ist, ihn in
seinem Vorhaben zugunsten der Armen und zugunsten der
Wortlaut des Postulates vom 17. September 1990 ärmsten Entwicklungsländer zu unterstützen. Wir können un-
Der Bundesrat wird beauftragt, dem Parlament im Rahmen der ser Postulat sogar als Auftrag verstehen, auf diesem Gebiet in-
700-Jahr-Feier der Eidgenossenschaft eine Vorlage im Sinne tensiv aktiv zu werden. Ueberweisen wir das Postulat, dann hat
der Petition 90.2006 «Entwicklung braucht Entschuldung», uns der Bundesrat einen Vorschlag auszuarbeiten, der die
aber auch mit entwicklungshilfepolitischen Massnahmen vor- Vorschläge und Vorstellungen der Petition, dann aber auch
zulegen. der beiden Kammern unseres Parlamentes beinhaltet. Dann
werden wir in diesem Rat definitiv zu bestimmen haben.
Proposition de la minorité du 17 septembre 1990 Ihnen liegen heute zwei Vorschläge aus der Kommission vor:
Dans le cadre de la commémoration du 700e anniversaire de Die Texte sind grundsätzlich gleich, weisen aber dennoch ei-
la Confédération, le Conseil fédéral est chargé de présenter au nen substantiellen Unterschied auf: Die Kommissionsmehr-
Parlament un projet allant dans les sens de la pétition 90.2006 heit schlägt Ihnen vor, dass wir in unserem Postulat die von
«Le désendettement: une question de survie», mais compor- den Petenten anvisierte Summe von 700 Millionen Franken für
tant également des mesures de coopération au développe- zusätzliche Schuldentilgung wörtlich aufnehmen, derweil die
ment. Kommissionsminderheit auf die Erwähnung dieser Summe
verzichten möchte. An sich ist es sehr zu begrüssen, dass sich
Oehler, Berichterstatter: Das Ratsbüro hat die Petition «Ent- die Kommission in dieser doch nicht einfachen und politisch
wicklung braucht Entschuldung» der Wirtschaftskommission brisanten Materie auf einen gemeinsamen Grundtext einigen
zur Behandlung übergeben. Wir haben diese Petition aus na- konnte.
heliegenden Gründen im Zusammenhang mit den anderen Die Mehrheit beantragt Ihnen, die Summe von 700 Millionen
Vorlagen, wie Entschuldung, Sanierung der ERG usw., disku- Franken aus folgendem Grund in unser Postulat aufzuneh-
tiert und auch behandelt. Im Sinne einer Vorbemerkung men: Sie will damit nicht nur den Bezug zur Petition unmissver-
möchte ich Sie an die Verhandlungen unseres Rates in der ständlich kundtun, sondern auch den Bezug zur 700-Jahr-
Sommer- beziehungsweise Frühjahrssession dieses Jahres Feier der Eidgenossenschaft herstellen. Von Bedeutung ist in
erinnern. Damals ging es um den bekannten Kredit von diesem Zusammenhang auch unser Auftrag an den Bundes-
100 Millionen Franken und um die Minderheitsanträge über rat, die angeführte Summe nicht nur für die Schuldentilgung
eine Verdoppelung dieser Schuldenkonsolidierungsbeiträge. zu verwenden, sondern auch für entwicklungshilfepolitische
Damals haben sich vor dem Hintergrund der eingereichten Massnahmen einzusetzen. Die Mehrheit der Wirtschaftskom-
Petition grundsätzlich alle Fraktionen positiv zum Vorhaben mission ist der Meinung, dass mit der Erwähnung der Summe
der Hilfswerke ausgesprochen. Aus naheliegenden Gründen die Anliegen offen und umfassend übernommen werden. Wir
haben wir uns an die seinerzeitigen Aussagen der Fraktionen erachten dies als richtig und notwendig. Die Hilfswerke und
im Plenum erinnert. Mit seltener Einmütigkeit hat sich die Wirt- die 250 000 Petitionäre haben dadurch die Gewähr, dass ihr
schaftskommission rasch gefunden und ihre grundsätzliche Anliegen auch vom Parlament übernommen wird, sie fühlen
20. September 1990 N 1483 Petition. Entwicklung braucht Entschuldung
sich nicht verschaukelt. Politisch bedeutsam ist bestimmt jorité de la commission a eu envie, a ressenti le besoin sur ce
auch der Hinweis, dass sie dadurch ein echtes Erfolgserlebnis point d'aller à la rencontre de la pétition,
haben, zumal das Parlament in einer einmaligen - und ich Deuxièmement - c'est en même temps une réponse à la mino-
würde behaupten, sogar raschen - Art die Anliegen von Bür- rité de la commission - le montant additionnel correspondant
gern zu seiner eigenen Sache gemacht hat. au voeu de la pétition n'est soumis à aucune condition, ni pour
Ich beantrage Ihnen im Namen der Mehrheit der Kommission, la durée de son utilisation, ni pour sa ventilation dans les diffé-
das Postulat in dieser Form, mit Erwähnung der 700 Millionen rentes formes que peut prendre la coopération au développe-
Franken, zu überweisen. Ich mache dies nicht nur als Präsi- ment. Dès lors donc, on retient cette version élargie du postu-
dent der Kommission und im Sinne meines Auftrags, sondern lat qui inclut des mesures de coopération au développement.
aus Ueberzeugung, zumal wir dadurch ein klares Zeichen set- Il ne s'agit donc pas d'un montant à part, d'un montant artificiel
zen und die Marschrichtung angeben. qu'on ne saurait pas où placer ni dans quel cadre inscrire, ni
Eine Anmerkung zur Fassung der Minderheit, weil bei der er- comment déplacer. Il sera absorbé, englobé dans les élé-
sten Ausgabe mein Name als Vertreter der Minderheit erwähnt ments bien contrôlés de la politique que vous avez été et que
wurde: Jene Fassung wurde korrigiert, nicht weil sich meine vous serez appelés à soutenir. Simplement le geste comme
Einstellung zwischen gestern und heute geändert hätte, son- tel, à l'occasion du 700e, sera reconnaissable et aura son effet
dern weil sich im Sekretariat ein Fehler eingeschlichen hatte. psychologique. Ce sera, encore une fois, un geste symboli-
Ich möchte dies protokollarisch festgehalten haben. que d'une volonté politique vivifiée en matière de coopération
Angesichts des Elends, das wir täglich von den Medien vorge- au développement.
setzt bekommen, sind wir im Interesse einer einvernehmlichen Finalement, la minorité de la commission s'est ralliée à cette
Entwicklung der Dritten Welt aufgerufen, ja aufgefordert, jenen idée d'aller par un postulat dans le sens des auteurs de la péti-
ärmsten Ländern - und vor allem den ärmsten Bevölkerungs- tion. Mais la minorité a considéré que c'était anormal, artificiel,
kreisen in diesen Staaten - zu helfen. Mit diesem Vorstoss des dérisoire, probablement démagogique, de déterminer un
Parlaments kommen wir den Hilfswerken nicht nur entgegen, montant et surtout ce montant de 700 millions pour correspon-
sondern wir übernehmen deren Anliegen und helfen ihnen bei dre au 700e anniversaire. A cela la majorité de la commission
ihrer Arbeit im Dienste der armen Länder und armen Völker. répond: puisqu'il s'agit, dans l'idée de la commission, défaire
Ich bitte Sie in diesem Sinne, den Vorstoss anzunehmen. un geste qui marque les esprits, pourquoi ne pas voter un cré-
dit de 700 millions qui -je le répète - sera absorbé, ventilé, uti-
lisé dans les démarches normales de notre politique? 700 mil-
M. Eggly, rapporteur: Cette pétition a provoqué une large et lions, chiffre magique qui en quelque sorte «tendrait la main»
intéressante discussion au sein de votre commission. On n'a au 700e anniversaire. On peut trouver cela d'un effet facile, on
pas réussi finalement à obtenir une unanimité telle que celle peut trouver que c'est un peu bête, que c'est trop rigide mais,
que la commission vous présentait hier pour les accords sur si vous me permettez une expression un peu familière dont je
les consolidations de dettes. Finalement, la majorité de la vous prie de m'excuser: si cela ne fait pas de bien, cela ne fait
commission (12 à 7) s'est décidée pour le postulat qu'elle en tout cas pas de mal! La majorité de la commission pense
vous présente et que vous avez sous les yeux, et qui va dans le que cela fera du bien psychologiquement car il s'agit de faire
sens de la pétition, mais en l'élargissant. un signe reconnaissable par notre population.
Cette pétition pose certes plusieurs problèmes. Elle demande Dans ces conditions elle vous invite à accepter son postulat
de constituer un fonds destiné au désendettement des pays dont nous avons d'ailleurs cru comprendre en commission
les plus pauvres. En s'attachant au désendettement, la péti- que sous laforme proposée par la majorité de la commission il
tion vise une question très sérieuse, sans aucun doute au cen- ne gênait pas le Conseil fédéral qui l'acceptait.
tre de l'analyse actuelle des relations entre pays développés et
pays sous-développés. Mais la question de l'endettement est M. Cavadini, porte-parole de la minorité: Dans la première
liée également au fonctionnement et aux intérêts légitimes de partie de mon intervention je parlerai également au nom du
notre propre économie, ce que prend en compte notre sys- groupe radical et je soutiendrai la proposition de la minorité de
tème de garantie des risques à l'exportation; c'est le débat que la commission qui est appuyée, je le précise tout de suite, par
nous avons eu hier. Tout cela est compliqué, tout cela s'inscrit la majorité de mon groupe.
dans une politique dont chaque élément doit être étudié et Lors de la session de juin, j'avais déjà annoncé que le groupe
dont tous doivent être coordonnés, ce qui montre bien d'ail- radical était disposé à accomplir un effort supplémentaire en
leurs la complémentarité des quatre messages présentés si- faveur des pays les plus pauvres. Nous sommes convaincus
multanément par le Conseil fédéral aux deux conseils. que notre pays peut réaliser cette action exceptionnelle envers
En effet, dans cette optique large et globale, il n'y aurait pas de ces nations. Nous devons aider ces pays à sortir de leur dé-
sens à isoler la question du désendettement des autres volets tresse, grâce à une politique de soutien intelligente et pas seu-
et problèmes de la coopération au développement. C'était lement par des versements qui souvent ne parviennent pas à
donc une première raison de ne pas prendre la pétition telle modifier durablement la structure et la situation économique
qu'elle était et de lui préférer un postulat qui inclût des mesu- de ces pays. On peut se montrer plus généreux, mais alors
res de coopération au développement. nous devrons être encore plus attentifs aux buts poursuivis
Toutefois, on peut s'interroger, c'est ce que nous avons fait en afin d'éviter que nos moyens ne soient détournés par des régi-
commission. Faut-il en plus des crédits déjà votés au fil de mes corrompus qui n'ont aucun respect des droits de
cette politique continue et articulée de coopération au déve- l'homme.
loppement prévoir soudain des mesures additionnelles? A Avec les quatre messages que nous avons examinés récem-
vrai dire certains membres de la commission affichaient dans ment, le Conseil fédéral a déjà fait un effort accru par rapport
la discussion un certain scepticisme à cet égard. Mais la com- au passé en faveur des pays en voie de développement. Tou-
mission, elle, a deux réponses à cette objection. Première- tefois, nous admettons aussi que les problèmes Nord-Sud
ment, il n'est pas inutile, il n'est pas vain, il n'est pas dérisoire sont devenus encore plus graves et qu'un effort supplémen-
de marquer le 700e anniversaire de la Confédération par un taire de la Confédération, en particulier à l'occasion de son
geste qui marque la conscience d'une grave question et la vo- 700e anniversaire, mérite d'être appuyé. Nous partageons
lonté, la solidarité du peuple suisse. Après tout il n'est pas de l'avis unanime de la commission selon lequel cet effort supplé-
politique continue en Suisse sans un soutien du peuple et des mentaire ne peut pas être réalisé sous laforme proposée dans
cantons. De plus -j'y insiste- la Suisse, par les temps qui cou- la pétition. En effet, la création d'un fonds pour le désendette-
rent, a de quoi s'interroger sur elle-même, a de quoi s'interro- ment n'apparaît pas opportune si nous considérons les instru-
ger sur sa cohésion intérieure, sur ses liens extérieurs, sur ses ments dont nous disposons déjà. De même, il n'est pas conce-
valeurs, sur son avenir, sur ses projets. Donner un signe, don- vable que ce fonds soit financé en premier lieu, comme le di-
ner un point de repère, susciter un élan, c'est davantage qu'un sent les partisans de la pétition, par l'impôt anticipé sur les dé-
peu d'esbrouffe et de démagogie. Pensons notamment aux pôts bancaires en provenance des pays en voie de développe-
jeunes qui ont besoin de points de repère et de projets. La ma- ment, et ensuite seulement par des contributions publiques.
Pétition. Le désendettement: une question de survie 1484 N 20 septembre 1990
L'idée du fonds et de son système de financement ne permet tät, Wachstum, wir haben eine Friedenszeit, vor allem in Eu-
donc pas d'accepter la pétition qui, d'autre part, ne vise ropa: Wenn man diese Diskrepanz vergleicht, dann spürt man,
qu'une action de désendettement. Le groupe radical est d'avis dass der Graben zwischen Arm und Reich grösser wird. Para-
que l'action supplémentaire exceptionnelle doit être étudiée dox ist aber, dass gleichzeitig eine viel engere Schicksals-
par le Conseil fédéral: premièrement en tenant compte des gemeinschaft zwischen der Ersten, der Zweiten und der Drit-
programmes d'aide déjà votés et approuvés; deuxièmement, ten Welt gebildet worden ist und dass es in Zukunft nur mög-
en fonction de nos différents instruments d'aide aux pays les lich sein wird, dass bestimmte grosse, drängende Probleme
plus pauvres, qui ne comprennent pas seulement des mesu- gemeinschaftlich und partnerschaftlich von Erster und Dritter
res de désendettement mais aussi d'autres moyens d'action - Welt gelöst werden können. Ich denke beispielsweise an das
coopération technique, crédits mixtes, GRE, etc. - c'est-à-dire Problem der Migration. Ich denke, dass wir nur zusammen
des moyens qui permettent d'accorder à ces nations une aide den ökologischen Kollaps verhindern können. Ich denke auch
directe; troisièmement, en vérifiant nos plans financiers et les an die jüngste Entwicklung im Nahen Osten, an die Golfkrise.
disponibilités futures et réelles de la Confédération pour le Da haben wir zum ersten Mal einen vereinigten Norden, der
paiement de ce programme extraordinaire; quatrièmement, gegen einen Teil des Südens antritt.
en vérifiant les possibilités de réalisation pratique de ces pro- Zurzeit ist das allgemeine Klima der Zusammenarbeit zwi-
grammes supplémentaires, sur place, et avec nos moyens; schen Nord und Süd nicht das beste. Ich erinnere daran, dass
enfin, en essayant d'intégrer et de coordonner cet effort sup- letzte Woche im Schosse der Unctad - es ist nicht zufällig,
plémentaire avec tous ceux que nous avons déjà votés et qui dass man das gar nicht richtig mitbekam - in Paris eine Uno-
sont programmés. Konferenz der 41 ärmsten Länder der Welt stattgefunden hat.
Seule une analyse attentive du Conseil fédéral pourra nous in- Die Gläubigerländer wollten zusammen mit den Schuldner-
diquer le chiffre qu'il faudra inclure dans la nouvelle demande ländern wieder einmal eine Lösung für die Zukunft finden. Das
de crédit qui devra être soumise au Parlement, sans oublier Traurige war, dass sie das Programm von 1981, das praktisch
qu'avec le message voté au mois de juin dernier nous avions nichts brachte, kaum miteinander verändern konnten, dass
déjà autorisé un crédit de 100 millions pour des mesures de man auseinanderging, ohne wegweisende, zukunftsverspre-
désendettement. En conclusion, le groupe radical est prêt à chende Lösungen gefunden zu haben.
soutenir cette action supplémentaire et la procédure choisie Zu diesen 700 Millionen Franken. Wir haben ganz bestimmte
par la commission avec son postulat au Conseil fédéral. Forderungen, die wir explizit dem Bundesrat auf den Weg ge-
Je reprendrai maintenant les motifs qui ont poussé la minorité ben möchten:
de la commission à présenter sa proposition, c'est-à-dire à re- 1. Wir fordern, dass in der Vorlage, wenn sie ausgearbeitet
prendre le postulat de la majorité en supprimant le chiffre de wird, diese Arbeitsgemeinschaft gebührend miteinbezogen
700 millions. J'en ai déjà indiqué quelques-uns. La minorité wird.
n'a pas voulu fixer maintenant déjà un chiffre déterminé, et ce 2. Wir verlangen, dass in der Abwicklung des Geschäftes die
afin de laisser au Conseil fédéral une marge d'appréciation Grundsätze der Direktion für Entwicklungszusammenarbeit
plus large, tout en lui donnant une indication très claire sur la und humanitäre Hilfe Berücksichtigung finden. Ich will sie
volonté de voter l'année prochaine un programme exception- nicht alle aufzählen, Sie kennen sie.
nel par son contenu et par son ampleur financière. En défini- 3. Wir verlangen, wenn nun auch entwicklungspolitische
tive, les deux postulats ont le même développement. Le chiffre Massnahmen dabei sind, dass es sich dabei primär um huma-
définitif devrait donc résulter de l'analyse du Conseil fédéral. Il nitäre Hilfe und technische Zusammenarbeit handeln muss.
s'agit d'une proposition plus réaliste, pondérée, et c'est pour Wenn wirtschaftspolitische und handelspolitische Massnah-
cette raison que le postulat de la minorité mérite d'être ap- men im Rahmen der Entwicklungszusammenlrbeit ebenfalls
prouvé. zum Zuge kommen, dann plädieren wir dafür, Exporterlösaus-
La majorité, en revanche, comme l'ont exposé les rapporteurs, fälle zu kompensieren und Zahlungsbilanzausgleichshilfen
veut, aujourd'hui déjà, chiffrer l'ampleur de cet effort supplé- zur Verfügung zu stellen. Wir möchten explizit mit diesen Gel-
mentaire. Elle oublie les 100 millions que nous avons déjà vo- dern nicht zum Beispiel den Ländern helfen, Zahlungsrück-
tés et la nécessité de vérifier le contenu de ce programme stände gegenüber dem Internationalen Währungsfonds ab-
extraordinaire au niveau de l'administration et de nos futurs decken zu können. Wir sind nach wie vor der Meinung, dass
engagements financiers. Laissons donc au Conseil fédéral le vom Internationalen Währungsfonds aus Konditionen gestellt
soin d'évaluer la situation et de nous soumettre une proposi- werden, die wir nicht akzeptieren können.
tion concrète, et ne le lions pas déjà en imposant un montant. Ein vorletzter Punkt: Wir kennen verschiedene Arten von parla-
Le cas échéant, la proposition du Conseil fédéral pourrait mentarischen Vorstössen im Rat. Die Möglichkeit eines Ap-
même atteindre ce chiffre de 700 millions, mais ce sera le fruit pells wird selten benützt. Einen solchen möchte ich nicht an
d'un examen attentif et pondéré et d'une évaluation de toutes Sie, sondern an die schweizerischen Geschäftsbanken rich-
nos actions en faveur des pays en voie de développement. ten, an die führenden Finanzinstitute. Im Grunde genommen
C'est pourquoi je vous invite à appuyer le postulat de la mino- hätte diese Arbeitsgemeinschaft ihre Petition nicht nur an uns
rité soutenu également par le groupe radical. richten müssen, sondern auch an die privaten Gläubigerban-
ken. Ich möchte Sie nur daran erinnern, dass das ganze Bi-
Zbinden Hans: In der letzten Session ging es um Proklamatio- lanzvolumen der schweizerischen Geschäftsbanken im letz-
nen, und heute geht es jetzt um etwas mehr, es geht um Aktio- ten Jahr die Höhe einer Billion überschritten hat und dass nur
nen. Das letzte Mal war es leichter als heute. Die Fraktion der eine der fünf führenden Geschäftsbanken, der Schweizeri-
Sozialdemokraten und Gewerkschafter unterstützt diese Peti- sche Bankverein, bereits einen ausgewiesenen Gewinn von
tion grundsätzlich; trotzdem hat diese Aktion der Arbeitsge- 674 Millionen Franken erreicht hat, ungefähr dieselbe
meinschaft der Hilfswerke einen Haken, nämlich den, dass sie Summe, über die wir gerade diskutieren - damit Sie die Ge-
diese Aktion auf das Jubiläumsjahr hin lanciert haben. Man hat samtrelationen sehen. Es ist schade, dass bei dieser Aktion
das Gefühl, dass es sich hier um eine Art Geste handelt, eine die Banken nicht auch in Pflicht genommen werden.
Art Sonntagsaktion, karitative Aktion. Zum Schluss zu den vorliegenden beiden Postulaten: Ich
Wir sind der Meinung, dass das kein Sonntagsgeschenk sein möchte Sie bitten, den kleinen Unterschied zu beachten. Er
darf, sondern dass das eine verpflichtende Werktagsaktion besteht nur in einer Zahl, nämlich «700 Millionen». Herr Cava-
sein muss, dass das dringend notwendig ist. Ich möchte nicht dini, mich erstaunt eigentlich, dass ausgerechnet von Ihrer
das ganze Panorama der Entschuldungsproblematik auf- Seite eine Massnahme ohne fixe Zahl lanciert wird. Sie wollen
zeichnen, aber ich möchte Ihnen trotzdem kurz sagen, dass es doch bei jeder Vorlage, dass eine Kostenabschätzung vorge-
die sogenannte verlorene Dekade der armen Länder und nommen und genau fixiert wird, wie teuer etwas zu stehen
gleichfalls die sogenannte gewonnene Dekade der reichen kommt. Und ausgerechnet hier wollen Sie die Zahl nicht hin-
Länder gibt. Die armen Länder, das wissen Sie, sind in den schreiben, wahrscheinlich in der Hoffnung, dass sie noch klei-
letzten zehn Jahren in ihrer Entwicklung zurückgeworfen wor- ner wird - sicher nicht in der Hoffnung, dass sie grösser wird.
den; bei uns haben wir nun bald ein Jahrzehnt lang Prosperi- Ich bitte Sie alle, jenes Postulat zu unterstützen, das den klei-
20. September 1990 N 1485 Petition. Entwicklung braucht Entschuldung
nen Unterschied macht und diese 700 Millionen Franken ex- einer vom Bundesrat vorzulegenden Zusammenstellung inter-
plizit aufführt. essiert sind, die aufzeigt, was wir auf diesem weiten Gebiet der
Entschuldung, der Wirtschaftshilfe, der technischen Hilfe usw.
Fischer-Sursee: Die CVP-Fraktion begrüsst die Petition der bereits alles tun. Das ist nämlich nicht wenig. Dennoch werfen
Hilfswerke und stimmt dem Postulat der Kommission zu, wel- gerade kirchliche Kreise, aber auch linke Kreise hier im Rat der
ches den Bundesrat beauftragt, im Rahmen der 700-Jahr- Schweiz immer wieder vorlaut vor, man tue in Sachen Dritte
Feier der Eidgenossenschaft im Sinne der Petition eine Vor- Welt viel zu wenig, mehr als der berühmte Tropfen auf den
lage über 700 Millionen Franken für zusätzliche Schuldentik heissen Stein sei dies nicht, oder noch schlimmer: man tue al-
gung vorzulegen. Wirfinden es richtig, im Rahmen des sieben- les hauptsächlich nur aus eigener Profitsucht.
hundertjährigen Jubiläums einen besonderen und wirkungs- Die SVP lässt sich von einer Petition, die wohl in die richtige
vollen Beitrag zur Entschuldung der ärmeren Entwicklungs- Richtung zielt, aber mit falschen Mitteln arbeitet, nicht in die Irre
länder zu leisten. Diese Sonderleistung steht uns als einem führen, auch nicht, wenn 250 000 Leute unterschrieben haben,
Land mit dem höchsten Lebensstandard aus humanitären und schon gar nicht, weil nächstes Jahr Wahlen anstehen.
und Solidaritätsgründen gut an. Wir erwarten von dieser Mass- Warum ist die Petition ein untaugliches Mittel? Wir können
nahme auch eine Signalwirkung, sowohl auf das Bewusstsein doch nicht für 1991 eine Ausgabenposition von 700 Millionen
unserer eigenen Bevölkerung als auch auf das internationale Franken beschliessen, ohne zu wissen, was wir damit genau
Bewusstsein. machen wollen. In der Kommission wurde uns klar erläutert,
Die politische Ausstrahlung und Signalwirkung wird aber um dass diese hohe Summe zweckgerichtet gar nicht ausgege-
so effizienter sein, wenn das Parlament im Postulat bereits den ben werden kann - ich sage zweckgerichtet -, es sei denn,
Betrag von 700 Millionen Franken fordert. Es ist auch eine man verwende sie auch zugunsten ausländischer Gläubiger
Chance für das Parlament zu einer vertrauensbildenden Mass- oder zugunsten von höheren Länderkategorien, denen län-
nahme gegenüber den vielen Petenten. Wenn wir schon ein- gerfristig eine Lösung aus eigener Kraft möglich ist.
mal eine Petition vor uns haben, die wir als gut befinden und Ich weiss nicht, ob sich die Petitionäre dieser Sachlage über-
grundsätzlich bejahen, ist es besser, wenn wir diese voll über- haupt bewusst sind. Die Zahl «700» wurde ja aus völlig ande-
nehmen und nicht schon jetzt Abstriche vornehmen. Dann set- ren Ueberlegungen herangezogen und hat mit den Realitäten
zen wir ein klares Zeichen. nichts zu tun. Im übrigen haben wir in der Sommersession
Es ist zuzugeben, dass es auch Gründe gibt, den Betrag offen- eine Entschuldungsaktion von 100 Millionen Franken bewil-
zulassen, namentlich weil es nicht einfach sein wird, kurzfristig ligt. Damit lassen sich nach Aussagen des Departementes von
genügend sinnvolle Entschuldungsprojekte durchzuziehen. Herrn Delamuraz Schulden im heutigen Marktwerkt von
Wir tragen diesen Argumenten aber Rechnung, indem das 700 Millionen Franken zurückkaufen. Ich sage dies vor allem
Kommissionspostulat ausdrücklich zusätzliche entwicklungs- für alle diejenigen, die ihr schlechtes Gewissen im nächsten
hilfepolitische Massnahmen verlangt. Wir denken dabei unter Jahr mit der magischen Zahl «700» beruhigen möchten.
anderem an folgendes: Der Schuldenerlass darf nicht nach Noch ein Weiteres: Wirklich griffige Lösungen zur Bewältigung
dem Giesskannenprinzip, sondern muss gezielt und effizient der Verschuldungsproblematik der Dritten Welt lassen sich
erfolgen und eine Dauerwirkung erzielen. Es sind auch die er- nur auf der Basis multinationaler Konzeptionen finden. Geben
forderlichen Sicherungen zu treffen, dass diese Länder die allein genügt nicht. Die betroffenen Länder müssen ebenfalls
Entschuldung nicht zu einer Neuverschuldung missbrauchen. in die Entschuldungsaktionen einbezogen werden, nicht
Die Entschuldung darf daher auch nicht zeitlich zu kurzfristig durch Gelder natürlich, sondern durch die Ueberarbeitung ih-
und zu überstürzt durchgeführt werden, sondern muss ent- rer wirtschaftlichen und politischen Strukturen. Wir können
schuldungswürdige Projekte erfassen. Die Entschuldungs- doch keinem schweizerischen Arbeitnehmer - Herr Hans
massnahme wird sich daher zwangsläufig über einen länge- Zbinden, Sie haben sich für die Arbeitnehmer ausgesprochen,
ren Zeitraum erstrecken. In diesem Sinne verstehen wir den die hinter Ihnen stehen sollen - und auch keinem Steuerzahler
Betrag von 700 Millionen Franken als zeitlich unbefristet. plausibel machen, dass er mit seinem Geld zur Entschuldung
Schliesslich darf, wie die Petenten selber richtig ausführen, die von Ländern beitragen soll, die durch Extravaganzen von sich
Entschuldung keine isolierte Massnahme sein, sondern muss reden machen. Dazu nur als Beispiel die Elfenbeinküste: Der
eingebettet sein in weitere entwicklungshilfepolitische Vorkeh- Präsident dieses armen Landes hat dem Vatikan eben eine
ren, die namentlich darauf ausgerichtet sind, das Uebel an der Kopie des Petersdoms zum Geschenk gemacht - zum ge-
Wurzel zu packen, wie z. B. Förderung der Wirtschaftlichkeit, schätzten Baupreis von 250 Millionen Franken und erst noch
Bildung usw. mit Air-condition. Woher hat dieser Herrscher wohl die Mittel
Es sind also auch die Grundsätze der Entwicklungshilfe und genommen, in einem Zeitpunkt, wo sein Land in der schwer-
-Zusammenarbeit zu berücksichtigen. Es bedarf dabei aber sten wirtschaftlichen Krise steckt?
auch der Mitwirkung dieser ärmsten Länder selbst. Ferner ge- Nur internationale Koordination, verbunden mit klaren und
hört dazu die Möglichkeit einer internationalen Koordination, durchsetzbaren Auflagen, verspricht mittel- und langfristig Er-
und wir bitten den Bundesrat, auch darauf Gewicht zu legen. folg, Erfolg bei der Entschuldung wie auch bei der wirtschaft-
Die Massnahmen und Möglichkeiten sind in der geforderten lichen Entwicklung. Ein Alleingang der Schweiz taugt da nicht
Vorlage aufzuzeigen. viel. Wir wollen ja angesichts unserer eigenen finanzpoliti-
Ich ersuche Sie daher im Namen der CVP-Fraktion, dem Kom- schen Verdüsterung am Horizont nicht sinnlos eigene Gelder
missionspostulat zuzustimmen. verschleudern.
Nehmen wir also von der Petition Kenntnis, aber sorgen wir
Reimann Maximilian: Die SVP-Fraktion anerkennt den Grund- auch dafür, dass den Unterzeichnern klarer Wein einge-
satz, dass die Verschuldungsproblematik der Dritten Welt ge- schenkt wird.
löst werden muss, und zwar massgeblich durch finanzielle
und wirtschaftspolitische Hilfe seitens der reichen Industrie- Biel: Für mich ist es relativ leicht, die Stellung unserer Fraktion
staaten. Darin stimme ich mit meinen Vorrednern überein, zu begründen, denn die heutige Diskussion schliesst sich an
auch mit Herrn Hans Zbinden. die gestrige über Entwicklungshilfe an. Dort hat man ja bei der
Der von der Petition vorgezeichnete Weg ist aber der falsche, Schuldenkonsolidierung auch über eines der Grundprobleme
so sympathisch die Idee auf den ersten Blick auch erscheinen gesprochen, nämlich die Verschuldung der Dritten Welt. Ich
mag. Die Fraktion lehnt folglich-allerdings nur mit einer knap- verweise deshalb auch auf das Votum von Kollege Andreas
pen Mehrheit- die beiden Postulate ab, die den Bundesrat be- Müller, der hier seine Ueberlegungen dargelegt hat.
auftragen, mit oder ohne Nennung eines fixen Betrages im Unsere Fraktion stimmt dem Postulat der Kommissionsmehr-
Sinne der Petitionäre aktiv zu werden. heit zu. Wir halten das für vernünftig. Die Idee dahinter ist auch
Eine Minderheit der Fraktion - zu ihr gehört auch der Spre- durchführbar. Entwicklungspolitisch passt die Entschul-
chende - unterstützt hingegen das abgeschwächte Postulat dungsaktion in das Konzept, nachdem wir heute - und dar-
ohne Nennung einer Summe, wie es eben von Herrn Cavadini über herrscht ja weitgehend Konsens - Entwicklungspolitik
begründet worden ist. Dies vor allem deshalb, weil auch wir an betreiben möchten.
Pétition. Le désendettement: une question de survie 1486 N 20 septembre 1990
Die Entschuldung hat nicht nur einen entwicklungspolitischen 8. Mit dieser Entschuldungspetition sprechen wir etwas an, an
Sinn, sie hat auch einen Sinn darüber hinaus - sofern es uns das wir immer noch tapfer glauben: dass nämlich die Mächti-
gelingt, mit den Ländern, die mitmachen, den Gegenwert für gen der Welt die Welt verändern. Doch nein: Die kleinen Zen-
vernünftige Projekte in heimischer Währung einzusetzen. Ich tren, die kleinen Genossenschaften, die Frauen, die sich zu
denke vor allem daran, dass wir dann, wenn wir in grösserem Selbsthilfeprojekten zusammenschliessen, nur sie können die
Ausmass Mittel zur Verfügung haben, auch gemeinsam mit än- Probleme der Dritten Welt lösen.
dern europäischen Ländern endlich daran gehen können, im 9. Wir klammern uns mit dieser Entschuldungsaktion krampf-
Grossen Projekte zu unterstützen, die die weitere Zerstörung haft an den Glauben, dass Handel mit Gütern irgendwo die
dertropischen Urwälder verhindern. Wir haben hier besorgnis- Probleme lösen wird; und wir kommen nicht dazu, den Handel
erregende Entwicklungen. Darüber haben wir im Parlament mit Grundbedürfnissen wirklich ins Zentrum zu stellen - also
wiederholt diskutiert. Nun haben wir ein Instrument, das wir al- die Handelssubjekte, diejenigen, die wirklich die Bedürfnisse
lerdings nur einsetzen können, wenn es uns gelingt, mit ande- haben, ins Zentrum zu stellen. Wir sehen wieder nur die Wa-
ren Ländern vorzugehen. Aber das bedingt, dass wir auch über ren.
genügend Mittel verfügen, um disponieren zu können. 10. Mit dieser Petition, die die grüne Fraktion selbstverständ-
Die ganze Uebung hat aber auch einen wirtschaftlichen lich unterstützt, reflektieren wir aber einen Selbstbetrug: dass
Zweck. Wir alle sind daran interessiert, dass die Weltwirtschaft auf dem Kapitaltransferweg wirkliche Probleme gelöst wer-
stabilisiert wird. Solange aber die Verschuldungskrise weiter- den. Geld löst diese Probleme nicht. Es ginge darum, weniger
geht, droht der gewünschten wirtschaftlichen Stabilität immer zu'nehmen und uns nicht Gold an den Hut zu stecken, weil wir
wieder das Gegenteil, nämlich Instabilität mit allen negativen irgend etwas geben.
Folgen. Ich glaube, wir sollten auch auf diesem Weg versu- Warum sagen wir ja zur Petition? Es ist ein Zeichen, dass sich
chen, einen Beitrag zu leisten. Das liegt in unserem ureigen- eine Viertelmillion Schweizerinnen und Schweizer überhaupt
sten Interesse. noch aufraffen, ihren Namen unter eine solche Petition zu stel-
Warum ich - und damit auch unsere Fraktion -für das Postulat len. Aber wissen Sie, dass die USA das meistverschuldete
der Kommissionsmehrheit bin, die die Zahl nennt, ist eine poli- Land der Welt sind? Wem hier im Parlament würde es einfal-
tische Ueberlegung. Wenn ich an das kleinliche Markten um len, den USA zum 700jährigen Jubiläum der Schweiz etwas zu
die 700-Jahr-Feier der Schweiz und an die jämmerlichen schenken? Denken Sie vielleicht über diese Zusammenhänge
Volksabstimmungen, die in einzelnen Kantonen stattgefun- nach! Vielleicht kommt Ueberheblichkeit wirklich von «ha-
den haben, denke, habe ich ein schlechtes Gefühl. Ist dieses ben».
Land nicht stolz genug, für 700 Jahre seines Bestehens etwas
Besonderes zu tun? Da bietet sich nun diese Gelegenheit an. Mme Cardio): La création d'un fonds de 700 millions, tel qu'il
Ich halte sonst auch nicht viel vom Zahlenmythos. Aber hier nous est proposé en faveur du désendettement, n'est pas la
stimmt es nun einmal: 700 Jahre Eidgenossenschaft, 700 Mil- solution miracle. On sait bien que cela ne résoudra pas le pro-
lionen. Das ist ein Zeichen, das wir setzen, und für einmal nicht blème de l'endettement ni surtout celui de ses conséquences
für uns, irgendwo in unserem Land, sondern wirklich dort, wo dramatiques de dégradation des conditions de vie, sur le plan
dringende Probleme gelöst werden müssen und wo wir auch alimentaire, sur le plan de la santé, de l'éducation et de l'envi-
Solidarität üben können. Das führt dazu, dass wir das Postulat ronnement bien sûr aussi. Mais la proposition qui nous est
der Kommissionsmehrheit unterstützen. faite est constructive; elle va dans le bon sens avec souplesse;
Wie heisst es so schön: «Pas d'argent, pas de Suisse»! Wollen elle n'est limitée ni dans le temps ni quant au cercle des bénéfi-
wir nicht mit einer solchen Massnahme dafür sorgen, dass die- ciaires. A mon avis, cela est important.
ser Spruch auch einmal positiv gilt, d.h.: «Wenn die Schweizer En outre, c'est le moment de prendre cette décision en faveur
in der Dritten Welt sind, dann eben mit Geld»? du désendettement en attendant que des mesures qui s'atta-
Ich bitte Sie, dem Postulat der Kommissionsmehrheit zuzu- quent directement aux causes de l'endettement et non seule-
stimmen. ment à ses symptômes puissent s'instaurer. Je pense entre
autre à l'établissement de relations économiques plus équita-
Frau Stocker: Vielleicht kommt Ueberheblickeit von «haben»; bles entre le nord et le sud.
ich weiss es nicht. Aber die Töne, die bisher im Zusammen- C'est aussi le bon moment pour une deuxième raison: de lar-
hang mit dieser Petition angeschlagen wurden, machen mich ges milieux ne sont - et de loin - pas enthousiastes face aux
sehr stutzig. Können wir uns leisten, im Vorfeld der 700-Jahr- festivités de l'an prochain. Voici un projet généreux, solidaire,
Feier mit dieser Krämermentalität hinter das grösste Problem digne d'une année de jubilé, qui tourne ses regards vers l'exté-
unserer Zeit zu gehen? Das ist doch sehr dürftig! Einige Ge- rieur. C'est aussi une bonne raison pour soutenir cette propo-
danken: sition.
1. Herr Maximilian Reimann, falls Sie heute morgen Kaffee ge- Il faut dire que la proposition qui nous est faite est tout de
trunken haben und nur Fr. 2.80 bezahlt haben, haben Sie même chargée d'un bon lot de morale, comme les pétitionnai-
mehr zur Verschuldung als zur Entschuldung beigetragen. res l'ont prévu. Il ne s'agit pas tout simplement de rayer les det-
2. Zu den Damen und Herren der Banken: Dort liegt Geld, mit tes en offrant un beau cadeau qui nous fera peut-être plaisir à
dem eigentlich die Schulden dieser armen Länder schon nous-mêmes, mais ce projet prévoit de mériter cette aide, de
längst bezahlt sind. fournir des garanties, des projets d'assainissement. A l'effort
3. Mit diesen Krediten wurden nie die Grundbedürfnisse be- supplémentaire que nous ferons devra correspondre aussi un
friedigt, sondern die Bedürfnisse der Eliten, sei es bei uns oder effort des pays aidés, concrétisé par le fonds de contrepartie
in der Dritten Welt. en monnaie du pays. On va donc aider ceux qui ont décidé de
4. Gerade mit diesen Krediten ging die Subsistenzwirtschaft in s'aider et c'est là une solution réaliste qui n'est de loin pas uto-
den Entwicklungsländern kaputt. Man musste immer mehr für pique, qui a déjà été appliquée avec succès, permettant la
den Export produzieren, und die einheimische Bevölkerung multiplication de chaque franc qui sera accordé par trois, qua-
verarmte. tre ou dix. C'est une solution qui a été retenue déjà dans plu-
5. Wer wirklich Grundbedürfnisse befriedigen wollte, musste sieurs milieux, entre autre par nous-mêmes au mois de juin
in die Schattenwirtschaft abwandern, und dort besteht keine lorsque nous avons voté le crédit de 100 millions pour le dé-
Garantie für das Ueberleben. sendettement.
6. Die Freiheit der Investition führte immer zu einer Verarmung J'en viens au postulat. Nous soutenons le postulat de la majo-
durch die Arbeit. Die Damen und Herren, die selbst Investoren rité de la commission et nous attendons donc un projet que le
sind oder Investoren vertreten, kennen das. Conseil fédéral devrait nous présenter sans tarder, conformé-
7. Gegenüber den Frauen und Männern in den Drittweltlän- ment aux affirmations de M. Delamuraz en commission. Ce
dern, die zum Teil von morgens 4 Uhr bis abends 22 Uhr arbei- projet tiendra compte des suggestions des pétitionnaires, ex-
ten und dabei nicht einmal ihre Grundbedürfnisse befriedigen plicitera la pétition dans un concept clair et ce sera donc un
können, steht es uns nicht zu, irgendwelche Konditionen zu complément, un supplément aux autres programmes d'aide
formulieren; eher könnten wir uns noch schämen. que nous avons déjà votés. Il permettra une efficacité maxi-
20. September 1990 N 1487 Petition. Entwicklung braucht Entschuldung
male et mettra sur les rails les propositions généreuses qui die Entwicklungshilfe abstimmen und ausser Zustimmen oder
nous sont faites aujourd'hui. Nous sommes donc d'accord Ablehnen letztlich nichts tun können.
avec le postulat qui donne un sens large et pas seulement In diesem Sinne ist die Zustimmung zum Postulat, wie es Ih-
comptable au terme de désendettement. On donnera la prio- nen die Kommissionsmehrheit vorschlägt, auch eine indirekte
rité au désendettement mais, subsidiairement, on s'attaquera Anerkennung dieser Arbeit der Urheber der Petition, nämlich
aussi aux conséquences de l'endettement qui touchent des der vier Hilfswerke.
hommes, des femmes et tout particulièrement de nombreux Ich bitte Sie in diesem Sinne, die Petition zu überweisen, wie
enfants dans leur vie quotidienne (et dans leur mort), comme es die Kommissionsmehrheit beantragt.
le rappellent les pétitionnaires. Im kommenden Jahr sollen 700 Jahre Eidgenossenschaft ge-
Il est enfin important de mentionner le chiffre de 700 millions à feiert werden. Herr Biel und Herr Fischer-Sursee haben im Zu-
l'occasion du 700e anniversaire de la Confédération. La magie sammenhang mit den bisherigen Diskussionen über dieses
du symbole est capitale. Il n'y a pas de raison de ne pas jouer Ereignis von Krämermentalität gesprochen. Nur der blosse
sur cette symétrie, vu l'ampleur du problème auquel le crédit Gedanke aber, ob wir nächstes Jahr nicht auch einmal dank-
doit répondre. Je n'ai aucune crainte que l'on ne trouve pas à bar für die Entwicklung der vergangenen 700 Jahre sein soll-
quoi les utiliser à bon escient et sans étirer l'exercice sur les ten, ob wir nicht - nur einmal - irgend jemandem dankbar sein
décennies, mais au contraire en permettant à cette lutte contre sollten, dass wir uns so entwickeln durften, dass wir unseren
l'endettement d'avoir un effet multiplicateur. Je crois aussi que Staat auf dieses Niveau brachten, ist für mich Anlass genug, in
l'on pourra trouver les sommes nécessaires, tout d'abord en die Petition auch den Begriff der 700 Jahre bzw. der 700 Millio-
examinant les propositions qui nous sont faites par les péti- nen Franken einzubringen, im Sinne eines Auftrages: dass
tionnaires et sinon, peut-être, en renonçant à certains achats sich auch die Herren Bundesräte daran erinnern sollten, dass
contestés. wir diese Dankbarkeit anders ausdrücken möchten, und dass
Je vous remercie de soutenir la proposition de la majorité. sie uns entsprechende Vorschläge unterbreiten.
M. Eggly, rapporteur: Au fond, la seule question qui devrait
Oehler, Berichterstatter: Ich möchte mich bedanken für die nous occuper est celle-ci: est-ce que ce qui vous est proposé
Ausführungen, indessen doch noch kurz auf Herrn Maximilian par le postulat de la majorité contredit les principes de notre
Reimann Bezug nehmen. Er wirft mindestens einem grossen politique de coopération au développement, tels que nous en
Teil der Befürworter vor, wir hätten die Wahlen des kommen- avons débattu hier? La réponse est bien évidemment non, et
den Jahres in unserem Blickfeld, und wir würden deshalb die d'autant moins que le postulat, d'ailleurs sous les deux formes
Petition beziehungsweise das Postulat übernehmen. Herr Rei- - aussi bien celle de la majorité que celle de la minorité - met
mann, es mag der Fall sein, dass wir an das nächste Jahr den- l'accent sur les mesures de désendettement, dont M. Biel a dit
ken; aber es ist in verschiedenen Kreisen bedeutend einfa- ajuste raison qu'elles étaient très importantes au centre de la
cher, sich gegen Entwicklungshilfe zu stemmen, als sich für réflexion sur le développement, sans oublier les autres mesu-
Kredite einzusetzen. Ich denke nicht zuletzt auch an das Um- res de coopération au développement. Par conséquent,
feld, in dem Sie politisieren. même l'aspect multilatéral, Monsieur Reimann Maximilian,
So einfach können wir uns die Sache nicht machen. Wie heisst peut être compris par le postulat puisque celui-ci, contraire-
es doch so schön im ersten Satz dieser Petition: «Die Verschul- ment à la pétition, est extrêmement large.
dung der Dritten Welt gefährdet Millionen von Menschenle- La deuxième question que l'on peut se poser en descendant
ben.» Ich glaube, das müssen wir und werden wir akzeptieren. du principe à l'application est celle-ci: est-ce que ce crédit ad-
Ich gehe mit Herrn Reimann einig, dass wir multinationale ditionnel va soudain perturber la bonne marche, l'application
Konzepte anstreben sollen. Aber ausschliesslich multinatio- de notre politique de coopération au développement, dans et
nale Konzepte anzustreben und zu verwirklichen, bedeutet für par ses différentes articulations? La réponse, derechef, est
mich, die Hilfe an Entwicklungsländer und an jene Völker und non. Latitude complète est laissée au Conseil fédéral de trou-
betroffenen Personen auf den Sankt-Nimmerleins-Tag zu ver- ver les voies et moyens d'engager le crédit qui sera ainsi pro-
schieben. Das hat einen einfachen Grund: Wir bringen es im mis et dégagé par la décision de notre Parlement. Ce que je
mittleren Europa nicht einmal zustande, dass die Zollämter zur dis là vaut donc tout aussi bien pour la proposition de la majo-
gleichen Zeit offen sind, damit sich die Lastwagen nicht rité, à savoir les 700 millions.
stauen; wie sollen wir es dann fertigbringen, Milliarden von M. Reimann nous a dit que ce n'était quand même pas ortho-
Franken zugunsten einzelner Nationen bzw. Völker zu koordi- doxe, en substance, parce qu'un poste précis ne pouvait pas
nieren? Schauen Sie, Herr Reimann, ich war kürzlich in einem être prévu. Mais c'est justement ce qui en fait l'avantage: c'est
asiatischen Staat und habe da in einer Turnhalle rund 1000 un geste, un effort spécial que nous voulons faire à l'occasion
Körbe mit kleinen verstossenen Kindern gesehen. Diese Kin- du 700e anniversaire de la Confédération. Mais, encore une
der, bis zu drei Monaten alt, interessieren doch die multinatio- fois, c'est le Conseil fédéral et son administration qui, très libre-
nalen Aktionen nicht. Die interessiert überhaupt nicht, ob wir ment, procéderont à l'application, à la ventilation et à l'aména-
nächstes Jahr 700 Jahre Schweiz feiern, sondern die interes- gement de la durée d'utilisation. Je ne vois donc pas quels
siert später einmal, falls sie überleben, dass sie überleben sont les inconvénients de ce postulat ni la contradiction.
konnten und wer ihnen diese Hilfe allenfalls gebracht hat. Das La seule et véritable question qui demeure: est-ce bien utile?
ist doch das Ziel und der Zweck dieser Entwicklungshilfe bzw. Je ne crois pas que l'on dira, comme Cyrano, que c'est encore
der Petition. Wenn Sie unserem Postulat zustimmen, be- bien plus beau lorsque c'est inutile. En réalité, il n'est pas inu-
schliessen Sie nicht über einen Ausgabenbetrag von 700 Mil- tile, à l'occasion du 700e anniversaire de la Confédération, de
lionen Franken im kommenden Jahr, sondern geben schlicht manifester une conscience, une volonté de solidarité et d'ex-
und einfach dem Bundesrat den Auftrag, uns für das nächste primer des signes.
Jahr eine Vorlage vorzubereiten mit dem Inhalt, dass er uns Depuis un certain nombre de mois, pour ne pas dire d'années,
aufzeigen soll, wie wir erstens die Entschuldung weiterführen, il y a beaucoup de questions qui se posent à l'occasion des
wie wir zusammen Massnahmen ergreifen können, und zwei- festivités du 700e anniversaire de la Confédération. Lisez les
tens - das ist unsere Forderung im Postulat -, wie wir entwick- journaux, écoutez la radio et regardez la télévision: partout on
lungspolitische Massnahmen mit einbauen können. se demande au fond ce que la Suisse va exprimer à cette occa-
Es ist etwas gar einfach, sich nun hinter multinationalen Aktio- sion. Si la Suisse peut, à cette occasion notamment, exprimer
nen zu verstecken. Ich bin mit allen einig, die hier festhielten, une telle dimension de solidarité Nord-Sud avec les réflexions
wir sollten uns nicht für korrupte Regimes oder für andere que cela implique, les interrogations que cela suppose, je
Kreise einsetzen. Das wollen wir nicht - ich glaube, niemand crois que ce n'est pas inutile. Au fond, les auteurs de la pétition
hier in diesem Saal will das. Aus diesem Grunde glauben wir, ont mis le doigt sur quelque chose de juste. La commission,
dass die Hilfswerke, die die Petition lancierten, näher beim voyant les inconvénients que pouvait avoir la pétition prise au
Volk, näher beim Bedürftigen sind als alle anderen Kreise, die, pied de la lettre, a élargi la réponse par le postulat qu'elle vous
beispielsweise hier in diesem Saal, locker vom Hocker über propose et je suis convaincu que la version de la majorité avec
Initiative parlementaire. Afrique du Sud 1488 N 20 septembre 1990
ses 700 millions est une chose utile. 700 millions seront un si- lichen Produkten aus Südafrika, der Export von Waffen, Nukle-
gne plus précis, une indication plus précise que si on laissait artechnologie, Computern und Erdöl nach Südafrika sowie
simplement - si je puis dire - le montant en blanc avec, en ef- neue Investitionen in Südafrika. Ausserdem seien der südafri-
fet, un peu l'arrière-pensée que l'on n'arrivera pas à cette kanischen Fluggesellschaft die Landerechte in der Schweiz zu
somme. entziehen und schweizerischen Fluggesellschaften der Flug-
Je suis vraiment de l'avis que ce n'est pas irréaliste, que c'est verkehr mit Südafrika zu verbieten. In das Verbot einzubezie-
même assez intelligent et tout à fait opportun d'opter pour le hen seien schliesslich Vermittlungsgeschäfte in den genann-
postulat de la commission. ten Bereichen.
Reimann Maximilian: Ich möchte nur den Kommissionspräsi- Texte de l'initiative du 15 juin 1989
denten bitten, mir nächstes Mal besser zuzuhören und nicht En vertu de l'article 93, alinéa premier, est. et de l'article 21 bis
einfach einen Wortfetzen herauszupicken und ihn zu verdre- LREC, je dépose l'initiative parlementaire suivante sous la
hen mit dem ihm eigenen verbalen Talent. Ich habe klar ge- forme d'une proposition conçue en termes généraux:
sagt, Entschuldung setze eine Schuld voraus, sonst könnten Un arrêté fédéral doit être édicté disposant qu'il est interdit
wir gar nicht entschulden. Ich meine eine Schuld eines armen d'accorder à l'Etat ou à des entreprises sud-africaines de nou-
Landes gegenüber der Schweiz, ein Mischkredit oder ähnli- veaux crédits ou prêts, ainsi que de renouveler des crédits ve-
ches. Solche Schulden bestehen nach Auskunft seitens des nus à échéance, ceci jusqu'à l'abolition du système d'Apar-
Volkswirtschaftsdepartementes nicht in ausreichender Höhe, theid et l'introduction de la démocratie. Sont interdites égale-
als dass wir heute schon die 700 Millionen Franken beschlies- ment les importations d'or, de diamants, de charbon, de fer,
sen können. Deshalb sind wir in der SVP und bin ich persön- d'acier et de produits agricoles venus d'Afrique du Sud, ainsi
lich der Meinung, dass wir die Kräfte konzentrieren müssen que les exportations d'armes, de technologie nucléaire, d'or-
auf multinationale Finanz- und Wirtschaftshilfe, wo wir Aufla- dinateurs et d'huiles minérales vers l'Afrique du Sud; les nou-
gen machen können, wie es auch von anderen Fraktionen ver- veaux investissements en Afrique du Sud sont également
langt worden ist. Das ist kein Verstecken und kein Verschieben interdits. Par ailleurs, la compagnie aérienne sud-africaine se
von Hilfe auf den Sankt-Nimmerleins-Tag. verra retirer ses droits d'atterrissage en Suisse, et les compa-
gnies suisses auront l'interdiction d'atterrir en Afrique du Sud.
Präsident: Die Kommission beantragt Ihnen, die Petition Enfin, sont incluses dans l'interdiction toutes les formes de re-
90.2006 dem Bundesrat zur Kenntnisnahme zu überweisen. présentation dans les domaines précités.
Zustimmung - Adhésion Herr Bund! unterbreitet im Namen der Kommission für aus-
wärtige Angelegenheiten den folgenden schriftlichen Bericht:
Präsident: Was die Kommissionsvorstösse betrifft, schlage
ich Ihnen folgendes Vorgehen vor. Erste Abstimmung: Postu- Am 15. Juni 1989 hat Nationalrat Rechsteiner eine parlamenta-
lat der Mehrheit gegen Postulat der Minderheit. Zweite Abstim- rische Initiative eingereicht, die in allgemeiner Formulierung
mung: Resultat gegen Ablehnung des Postulats. den Erlass eines Bundesbeschlusses vorschlägt, der die Ge-
währung neuer Kredite oder Anleihen an den südafrikani-
Abstimmung - Vote schen Staat und an südafrikanische Unternehmen sowie neue
Investitionen in Südafrika verbieten soll. Zu verbieten seien fer-
Eventuell - A titre préliminaire ner der Import gewisser Metalle und landwirtschaftlicher Pro-
Für das Postulat der Mehrheit 84 Stimmen dukte sowie vor allem der Export von Waffen und Nukleartech-
Für das Postulat der Minderheit 31 Stimmen nologie. Ausserdem seien den südafrikanischen Fluggesell-
schaften Landerechte zu entziehen und den schweizerischen
Definitiv-Définitivement Verbote in bezug auf den Flugverkehr mit Südafrika zu ertei-
Für Ueberweisung des Postulates len. Alle diese Massnahmen seien zu ergreifen, bis das Apart-
der Mehrheit 105 Stimmen heid-System abgeschafft und die Demokratie eingeführt sei.
Dagegen 11 Stimmen
Schriftliche Begründung des Initianten
In Südafrika hat sich seit der Einreichung der Initiative im Juni
1989 unbestreitbar einiges bewegt (Freilassung von Nelson
#ST# 89.233 Mandela und weiterer politischer Gefangener, Entbannung
des ANC usw.). Diese Schritte sind ein Erfolg des jahrzehnte-
Parlamentarische Initiative langen Kampfes der Befreiungsbewegungen und der demo-
(Rechsteiner) kratischen Bündnisse in Südafrika; aber auch ein Erfolg der
Unterstützung dieses Kampfes durch die internationale Soli-
Südafrika-Sanktionen daritätsbewegung und durch die Sanktionen der demokrati-
Initiative parlementaire schen Staaten. So ungenügend und teilweise halbherzig
(Rechsteiner) diese Sanktionen waren, gewirkt haben sie dennoch.
Sanctions à ('encontre de l'Afrique du Sud Nichts darf jedoch darüber hinwegtäuschen, dass die Apart-
heid in Südafrika noch immer unverändert besteht. Die
Kategorie III, Art. 68 GRN - Categorie III, art. 68 RCN schwarze Mehrheit - Nelson Mandela eingeschlossen hat
nach wie vor keine politischen Rechte. Es herrscht - politisch
wie ökonomisch - nach wie vor die weisse Minderheit. Der
Ausnahmezustand ist noch immer in Kraft, die Polizei verübt
noch immer gewalttätige Uebergriffe in erster Linie gegen
Wortlaut der Initiative vom 15. Juni 1989 Schwarze, und noch immer sind viele politische Gefangene -
Gestützt auf Artikel 93 Absatz 1 BV und Artikel 21 bis GVG rei- teilweise ohne Verfahren - in Haft.
che ich folgende parlamentarische Initiative in Form einer all- Wer an echten Fortschritten und an der Beseitigung der Apart-
gemeinen Anregung ein: heid interessiert ist, muss gerade jetzt für Sanktionen eintre-
Es sei ein Bundesbeschluss zu erlassen mit folgendem Inhalt: ten. Dazu rufen uns nicht nur Nelson Mandela und die demo-
Es seien bis zur Abschaffung des Apartheid-Systems und der kratischen Bewegungen Südafrikas auf. Wenn die internatio-
Einführung der Demokratie die Gewährung neuer Kredite und nale Finanzpresse, aber auch südafrikanische Regierungsver-
Anleihen sowie die Erneuerung auslaufender Kredite an den treter selber ihre Schritte nach vorne mit der Wirkung der Sank-
südafrikanischen Staat und an südafrikanische Unternehmen tionen erklären, dann dürfen diese nicht gelockert werden, be-
zu verbieten. Zu verbieten seien ferner der Import von Gold, vor die Wurzel der Unterdrückung, das rassistische System
Diamanten, Kohle, Eisen und Stahl sowie von landwirtschaft- der Apartheid selber, abgeschafft ist.
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion Zwingli Titel von Volksinitiativen
Motion Zwingli Titre des initiatives populaires
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1990
Année
Anno
Band IV
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 05
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 89.778
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 20.09.1990 - 08:00
Date
Data
Seite 1476-1488
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Pagina
Ref. No 20 018 976
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