Switzerland's Compliance with the Convention Against Torture and Non-Refoulement Principles
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis interpellation raises concerns about Switzerland's adherence to the international convention against torture, specifically regarding the principle of non-refoulement, which prohibits returning individuals to countries where they face torture or persecution. The interpellant cites two cases where individuals were allegedly expelled to countries where they faced persecution and torture, contradicting official reports to the UN Committee Against Torture. The interpellation questions the completeness of the official report, the discrepancy between the foreign affairs and justice departments' approaches, and asks what measures will be taken to ensure better assessment of torture risks and improved cooperation with international organizations.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 3 dieser, Art. 3 EMRK, Art. 14 des Übereinkommens von 1984 gegen die Folter; Switzerland's Compliance with the Convention Against Torture and Non-Refoulement Principles: The interpellant cites two cases where individuals were allegedly expelled to countries where they faced persecution and torture, contradicting official reports to the UN Committee Against Torture. The interpellation questions the completeness of the official report, the discrepancy between the foreign affairs and justice departments' approaches, and asks what measures will be taken to ensure better assessment of torture risks and improved cooperation with international organizations.
Schlagwörter
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertProvides for compensation to victims if Swiss authorities are indirectly held responsible for torture committed by a third state.
Volltext
23. März 1990 N 739 Interpellation Bäumlin Ursula
correspondants, un échange constant d'informations entre #ST# 89.709
les différentes régions de notre pays. Le Conseil fédéral a dès
lors pris acte avec inquiétude des problèmes financiers de
l'ATS et des mesures envisagées, qui ne permettraient plus à
Interpellation Bäumlin Ursula
l'agence d'assumer ses tâches d'importance nationale. Einhaltung der Anti-Folter-Konvention
2. La Confédération n'accorde de subventions ni à l'ATS ni aux durch die Schweiz
autres agences. La question a été examinée durant les années
septante dans le cadre des mesures d'encouragement en fa-
Respect de la Convention
veur de la presse, mais on ne lui a pas donné de suite favora- internationale sur la torture
ble dans le souci de conserver l'indépendance des agences
d'information. Par contre, la Confédération est une bénéfi-
ciaire importante de diverses prestations de l'ATS, qu'elle
rémunère forfaitairement depuis 1973 en prenant en charge 11
pour cent de ses dépenses ordinaires d'exploitation. Wortlaut der Interpellation vom 27. November 1989
De cette manière sont payés les abonnements ATS de l'admi- Am 15. November 1989 hat Botschafter Mathias Krafft vom
nistration fédérale, de la salle des journalistes du Palais fédéral EDA den offiziellen Bericht über die von der Schweiz getroffe-
et des journalistes étrangers à Genève;-cette contribution en- nen Massnahmen zur Durchführung der internationalen Kon-
globe également le service d'alarme de l'ATS pour l'adminis- vention gegen die Folter dem entsprechenden Uno-Komitee
tration fédérale et la traduction en langue italienne de nom- in Genf vorgelegt. Dieser Bericht äussert sich auch über die
breux documents qui ne sont remis aux journalistes qu'en lan- Einhaltung des in Artikel 3 dieser Konvention vorgesehenen
gues allemande et française. Cette rémunération s'est élevée Verbots, eine in ihrem Herkunftsland von Folter bedrohte Per-
en 1973, lors de la conclusion du contrat, à 800 000 francs, et son dorthin auszuschaffen: Nach Darstellung im Bericht
en 1988 à 1,83 million de francs. komme die Schweiz dieser Verpflichtung nach, indem sie das
Le Conseil fédéral a déjà débattu le 6 septembre 1989 des rela- ebenfalls nach der Flüchtlingskonvention (Art. 33) und der Eu-
tions avec l'ATS; il a chargé la Chancellerie fédérale de ré- ropäischen Menschenrechtskonvention (Art. 3) geltende Ver-
examiner chacune des prestations de l'ATS en faveur de la bot respektiere, wonach niemand in einen Staat abgeschoben
Confédération ainsi que la question de la contribution forfai- werden darf, in welchem ihm politische Verfolgung oder un-
taire ou de la rémunération individuelle de chaque service menschliche Behandlung droht (Prinzip des Non-refoule-
rendu. Bien que la Confédération soit une cliente importante ment). Der Bericht begründet dies v. a. mit dem Hinweis dar-
de l'ATS, elle a toujours renoncé à déléguer un représentant à auf, dass die Schweiz von den Organen der Europäischen
son conseil d'administration pour ne pas créer d'équivoque Menschenrechtskonvention in Strassburg noch nie wegen ei-
au sujet de l'indépendance de l'agence d'information natio- ner Verletzung von Artikel 3 EMRK verurteilt worden sei.
nale vis-à-vis de l'Etat. Alle Kenner/innen der schweizerischen Asylpraxis wissen,
Aucune demande officielle n'a encore été présentée par l'ATS dass die Realitäten bezüglich Ausschaffungen in Folterstaaten
au sujet de la rémunération de ses prestations en faveur de la keineswegs derart unproblematisch sind, wie es der Bericht
politique générale. Tout en émettant des réserves de principe, an das Uno-Komitee gegen die Folter wahrhaben will. Der ent-
le Conseil fédéral est néanmoins prêt à étudier cette question. sprechende Teil dieses Berichts ist unvollständig und muss
Une contribution éventuelle aux prestations fournies par les als schönfärberisch bezeichnet werden. So erwähnt er nur die
agences d'information aux minorités linguistiques sera de zwei Fälle, in welchen die Menschenrechtskommission in
toute manière examinée conformément à une recommanda- Strassburg eine Beschwerde gegen die Schweiz wegen Ver-
tion du groupe de travail ad hoc qui, dans son rapport intitulé letzung von Artikel 3 EMRK abwies; unerwähnt bleiben hinge-
«Le quadrilinguisme en Suisse - présent et futur», écrit: gen die zurzeit vor den Strassburger Organen hängigen Ver-
«L'existence d'agences de presse nationales qui proposent fahren sowie diejenigen Fälle, in welchen eine trotz Folterge-
leurs services en deux, trois, voire quatre langues nationales fahr drohende Abschiebung nur dank Einleitung eines EMRK-
est d'un intérêt considérable sur le plan de la politique linguis- Verfahrens verhindert werden konnte, ohne dass diese Verfah-
tique, culturelle et étatique. Des prestations de ce genre - qui, ren formell abgeschlossen wurden.
le plus souvent, ne sont économiquement pas rentables - doi- Der Bericht verschweigt ebenfalls zwei gravierende Fälle von
vent être soutenues de manière convenable par la Confédéra- Verletzung des Non-refoulement-Prinzips durch die Schweiz,
tion». Ce rapport fait actuellement l'objet d'une vaste procé- in welchen die Betroffenen faktisch (noch) keine Möglichkeit
dure de consultation. hatten, diese Verletzung in Strassburg geltend zu machen:
3. Les problèmes financiers actuels de l'ATS ont pour l'essen- - Der albanischsprachige Jugoslawe Januz Salihi wurde nach '
tiel deux origines. D'une part, le développement concurrentiel Ablehnung seines Asylgesuchs 1986 von den Schweizer Be-
des deux autres agences d'information exerçant en Suisse hörden ausgeschafft und in Belgrad direkt der jugoslawischen
place l'ATS dans une nouvelle situation sur le marché suisse Polizei übergeben; seither befindet er sich in Haft - er hat we-
alémanique. Tant Associated Press (AP) que la Correspon- gen seiner in der Schweiz ausgeübten friedlichen politischen
dance politique suisse (CPS) sont en mesure d'offrir leurs ser- Aktivität in Jugoslawien eine sechseinhalbjährige Freiheits-
vices à moindre coût: AP du fait qu'elle ne fournit pas une infor- strafe zu verbüssen.
mation exhaustive et que ses services en langue française res- - Der zweite Fall betrifft die zwei kurdischen Ex-Asylbewerber,
tent limités, la CPS parce que ses services en langues fran- welche nach ihrer Rückkehr in die Türkei wegen des Ver-
çaise et italienne sont loin d'être équivalents et qu'elle peut dachts der Unterstützung einer illegalen Organisation fast ein
compter sur d'autres importantes sources de financement. halbes Jahr im Gefängnis verbrachten und dabei gefoltert wur-
D'autre part, la disponibilité de maints éditeurs de Suisse alé- den. Der eine der beiden war im April dieses Jahres ausge-
manique à porter solidairement le fardeau des activités de schafft worden, obwohl das UNHCR, Amnesty International
l'ATS dans les langues latines s'amenuise sensiblement. Le und andere Organisationen ausdrücklich auf die Gefahr politi-
Conseil fédéral déplore d'autant plus cette réalité que de nom- scher Verfolgung aufmerksam gemacht hatten. Der Sprecher
breux médias connaissent actuellement une période d'essor des DFW hat versucht, diese Verletzung des Non-refoule-
économique et que cette solidarité constitue un pilier impor- ment-Prinzips durch verharmlosende und irreführende Erklä-
tant de l'ATS. rungen abzustreiten.
Le Conseil fédéral est prêt à assister l'ATS dans sa recherche Ich stelle deshalb dem Bundesrat die folgenden Fragen:
de solutions, à la condition qu'elle ne prenne aucune décision 1. Ist der Bundesrat nicht der Ansicht, die erwähnten Fälle von
remettant en cause son mandat national. Verletzungen des Non-refoulement-Prinzips seien dem inter-
nationalen Ansehen der Schweiz abträglich? Hält es der Bun-
desrat nicht für angezeigt, den in dieser Hinsicht unvollständi-
Le président: L'interpellateur est satisfait de la réponse du gen Bericht an das Uno-Komitee gegen die Folter zu ergän-
Conseil fédéral. zen?
Interpellation Bäumlin Ursula 740 23 mars 1990
2. Ist der Bundesrat bereit, in Zukunft die offiziellen Berichte depuis lors, jamais recouvré la liberté: ses activités politiques
der Schweiz an das Uno-Komitee gegen die Folter vorgängig pacifiques en Suisse lui ont valu d'être condamné par un tribu-
bei interessierten Kreisen - insbesondere der Eidgenössi- nal yougoslave à une peine privative de liberté de six ans et
schen Kommission für Flüchtlingsfragen - zur Konsultation demi.
vorzulegen? - Deux Kurdes, dont la demande d'asile avait été rejetée par
3. Welche Massnahmen hat der Bundesrat in den beiden er- les autorités suisses, ont dû regagner la Turquie où ils ont été
wähnten Fällen ergriffen oder gedenkt er zu ergreifen, um den emprisonnés pendant six mois et torturés parce qu'ils étaient
Opfern der von der Schweiz mitzuverantwortenden Men- soupçonnés d'avoir apporté leur soutien à une organisation il-
schenrechtsverletzungen Wiedergutmachung zu leisten? légale. L'un d'entre eux avait été expulsé en avril dernier alors
4. Wie erklärt der Bundesrat die Diskrepanz zwischen den Er- même que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les
klärungen des EDA über die Respektierung von internationa- réfugiés, Amnesty International et d'autres organisations
len Bestimmungen zum Schutz verfolgter Menschen und de- avaient nettement attiré l'attention sur le danger que consti-
ren tatsächlichen Anwendung durch das EJPD? Wie arbeiten tuait l'expulsion pour une personne menacée de poursuite en
EJPD und EDA in solchen Menschenrechtsfragen zusam- raison de son appartenance politique.
men? Le porte-parole du Délégué aux réfugiés (DAR) a essayé de
5. Was gedenkt der Bundesrat zu tun, damit inskünftig die dro- démontrer par des argument fallacieux et peu probants qu'il
hende Foltergefahr bei Asyl- und Wegweisungsentscheiden n'y avait pas eu violation du principe du non-refoulement.
besser abgeklärt wird? Ist der Bundesrat bereit, mit dem Uno- Aussi, je demande au Conseil fédéral de bien vouloir répondre
Hochkommissariat für Flüchtlinge sowie mit nicht-staatlichen aux questions suivantes:
Hilfswerken und Menschenrechtsorganisationen besser zu- 1. Le Conseil fédéral n'est-il pas d'avis que les cas de violation
sammenzuarbeiten? du principe du non-refoulement mentionnés ci-dessus ne
Die Beantwortung ist mit der Aktualität der Ereignisse und de- peuvent que nuire, sur le plan international, à la Suisse? Le
ren Präzedenzwirkung gegeben; es besteht ein dringendes Conseil fédéral ne pense-t-il pas qu'il conviendrait de com-
Bedürfnis auf Berichtigung des einseitigen Berichts. Die Be- pléter le rapport quia été remis au Comité contre la torture des
kämpfung der Folter verträgt keinen Verzug. Ueberdies steht Nations Unies?
die Frage auch in einem Zusammenhang mit der Ausgestal- 2. Le Conseil fédéral est-il disposé dorénavant à soumettre
tung des Asylverfahrens, welches derzeit einer erneuten Revi- aux milieux intéressés, et plus particulièrement à la Commis-
sion durch Ausarbeitung eines dringlichen Bundesbeschlus- sion fédérale pour les questions relatives aux réfugiés, les rap-
ses unterzogen wird. ports officiels que la Suisse entend adresser au Comité contre
la torture des Nations Unies?
Texte de l'interpellation du 27 novembre 1989 3. Quelles mesures le Conseil fédéral a-t-il prises ou entend-il
Le 15 novembre 1989, M. Mathias Krafft, ambassadeur au prendre pour, dans les deux cas cités, indemniser les person-
Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), a remis nes qui ont été victimes d'une violation des droits de l'homme
au Comité contre la torture de l'ONU un rapport officiel sur les et où la Suisse apparaît comme coresponsable?
mesures prises par la Suisse pour appliquer la Convention 4. Comment le Conseil fédéral explique-t-il la différence qu'il y
internationale sur la torture. Le rapport porte aussi sur le res- a entre les explications fournies par le DFAE sur le respect des
pect de l'article 3 de cette convention qui interdit d'expulser règles internationales en matière de protection des persé-
une personne menacée de torture dans son pays d'origine. A cutés et l'application qui est faite de ces mêmes règles par le
en croire le rapport, la Suisse tient compte de cette obligation Département fédéral de justice et police (DFJP)? Quel est le
et respecte aussi la Convention relative au statut des réfugiés degré de collaboration entre le DFAE et le DFJP en ce qui con-
(art. 33) et la Convention de sauvegarde des droits de cerne les questions relatives aux droits de l'homme?
l'homme et des libertés fondamentales (art. 3) qui prévoient 5. Qu'entend faire le Conseil fédéral pour être mieux informé
qu'on ne peut refouler ou expulser aux frontières d'un pays des risques de torture encourus par les personnes auxquelles
quiconque est menacé de poursuites en raison de son appar- on refuse le droit d'asile et que l'on renvoie? Le Conseil fédéral
tenance politique ou risque de faire l'objet d'un traitement est-il disposé à collaborer plus souvent avec le Haut Commis-
dégradant et inhumain (principe du non-refoulement). La sariat des Nations Unies pour les réfugiés ainsi qu'avec des
Suisse justifie sa position dans ce rapport en arguant notam- oeuvres d'entraide non-gouvernementales et des organisa-
ment qu'elle n'a encore jamais fait l'objet d'une condamnation tions pour les droits de l'homme?
par les organes institués par la Convention européenne des Le Conseil fédéral devra, dans sa réponse, prendre en compte
droits de l'homme pour violation de l'article 3 de cette même les événements qui se sont produits dernièrement et l'inci-
convention. dence qu'ils auront dans un futur proche. La lutte contre la tor-
Mais tous ceux qui connaissent la pratique du droit d'asile ture ne pouvant être remise à demain, il est urgent de revoir le
suisse savent que l'expulsion de personnes aux frontières rapport qui a été présenté au Comité contre la torture. En
d'un pays où la torture est pratiquée est un problème beau- outre, le problème posé ne peut être dissocié de l'aménage-
coup plus important que ne veut le faire croire ce rapport. Ce ment de la procédure d'asile qui fait actuellement l'objet d'une
dernier, incomplet, ne fait donc pas toute la lumière sur la si- révision dans le cadre de l'élaboration d'un arrêté fédéral ur-
tuation. C'est ainsi qu'il ne mentionne que les deux cas où la gent.
Commission européenne des droits de l'homme à Strasbourg
a rejeté une plainte qui avait été déposée contre la Suisse pour Mitunterzeichner- Cosignataires: Keine -Aucun
violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits
de l'homme. Il passe sous silence les procédures pendantes Schriftliche Begründung - Développement par écrit
auprès des organes de Strasbourg et les quelques cas où il fal- Die Urheberin verzichtet auf eine Begründung und wünscht
lut engager une procédure, conformément aux dispositions eine schriftliche Antwort.
renfermées par la Convention européenne des droits de
l'homme, pour éviter l'expulsion de personnes menacées de Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
torture dans leur pays d'origine; ces procédures n'ont d'ail- vom 21. Februar 1990
leurs pas été terminées de manière formelle. Rapport écrit du Conseil fédéral du 21 février 1990
Toujours en ce qui concerne la violation du principe du non- 1. Nach der mündlichen Präsentation des Schweizer Berichts
refoulement, il n'est fait aucune mention dans le rapport de vor dem Uno-Ausschuss gegen die Folter präzisierte der Chef
deux autres cas bien plus graves où les personnes concer- der Schweizer Delegation in seiner Antwort auf die Frage eines
nées n'ont pas (encore) pu s'adresser à Strasbourg. Les voici Ausschussmitgliedes, dass die schweizerischen Behörden
ici brièvement exposés: eine Politik strikter Einhaltung ihrer internationalen Verpflich-
- Après que sa demande d'asile ait été refusée en 1986, Januz tungen verfolgen. Dies gilt im besonderen für den Grundsatz
Salihi, Yougoslave de langue albanaise, a été expulsé de des Non-refoulement. Man kann allerdings die Möglichkeit
Suisse et remis entre les mains de la police yougoslave. Il n'a, nicht ausschliessen, dass dieses Prinzip angesichts der gros-
23. März 1990 N 741 Interpellation der SVP-Fraktion
sen Schwierigkeiten, die mit seiner Anwendung in der Praxis #ST# 89.654
unweigerlich verbunden sind, in einzelnen Fällen nicht einge-
halten worden ist.
Der Ausschuss gegen die Folter hat die Schweiz nicht um Er- Interpellation der Fraktion
gänzung ihres Berichts ersucht. Gemäss Artikel 19 des Ueber- der Schweizerischen Volkspartei
einkommens gegen die Folter wird unser Land dem Aus- Drogenpolitik
schuss seinen nächsten Bericht im Jahr 1993 vorlegen. Interpellation du groupe
2. Bei der Ausarbeitung des nächsten Berichts werden die in- de l'Union démocratique du Centre
teressierten Kreise, und damit auch die Eidgenössische Kom-
Politique de lutte contre la drogue
mission für Flüchtlingsfragen, über die Probleme, die sich im
Zusammenhang mit der effektiven Anwendung des Non-Re-
foulement-Grundsatzes in der Schweiz stellen, konsultiert wer-
den.
3. Im Falle, dass eine in diesem Bereich zuständige internatio-
nale Behörde oder ein Gericht unseres Landes den Bundesrat Wortlaut der Interpellation vom 4. Oktober 1989
für eine Folterhandlung, die von einem Drittstaat gegenüber In der schweizerischen Drogenpolitik sind alarmierende Auf-
einer aus der Schweiz weggewiesenen Person begangen wor- weichungstendenzen der geltenden, im Betäubungsmittelge-
den ist, indirekt verantwortlich machen sollte, werden die setz verankerten Grundsätze zur Bekämpfung des Drogen-
Schweizer Behörden das Opfer gemäss Artikel 14 des Ueber- missbrauchs im Gang. Das Gesetz wird heute nicht mehr voll-
einkommensvon 1984 gegen die Folter entschädigen. zogen. Verschiedene Kreise bis hin zu Exekutivmitgliedern for-
4. Von einer Diskrepanz zwischen dem EDA und dem EJPD dern eine «liberalere» Drogengesetzgebung. Die liberale Dro-
mit Bezug auf die Achtung der internationalen Bestimmungen genpolitik hat aber versagt. Anerkannte Fachleute warnen vor
über den Schutz verfolgter Personen kann nicht die Rede sein. der Liberalisierung der Drogenpolitik. Die Tendenzen im Aus-
In Ziffer 1 ist auf einzelne Probleme bei der praktischen An- land weisen in dieselbe Richtung; Staaten wie England, Israel
wendung des Non-refoulement-Prinzips hingewiesen wor- und Holland beispielsweise verschärfen die Drogenbekämp-
den. fung. Beispielhaft für die Tendenzen in der Schweiz ist die De-
Das EJPD (DFW) arbeitet mit dem EDA (Koordinator für inter- marche der Berner Regierung in Sachen Straffreiheit des Dro-
nationale Flüchtlingspolitik und Direktion Völkerrecht) in den genkonsums und Legalisierung von leichten Drogen sowie
Grundsatzfragen betreffend Asyl und das Problem des Non- die Einrichtung von «Fixerstüblis». Gleiches steht im Kanton
refoulement zusammen. Zürich zur Diskussion, wo im Kantonsrat ein Postulat über-
Das EJPD ist jedoch für die Respektierung des Non-refoule- wiesen wurde, das die Regierung verpflichtet, auf eidgenössi-
ment-Prinzips in den einzelnen Entscheiden verantwortlich. scher Ebene eine Standesinitiative einzureichen, wonach das
Es arbeitet mit den Schweizer Vertretungen im Ausland zu- Betäubungsmittelgesetz so zu lockern wäre, dass leichte Dro-
sammen, welche auf seine Anfrage hin Untersuchungen im gen straffrei ausgingen. Die Empfehlungen im Drogenbericht
Herkunftsland oder am Ort des letzten Aufenthalts der Ge- der Subkommission «Drogenfragen» der Eidgenössischen
suchsteller durchführen (vgl. Antwort auf Frage Müller-Aargau, Betäubungsmittelkommission gehen teilweise in ähnliche
Fragestunde vom 2.10.1989). Eine Konsultation des EDA in je- Richtung. Demselben Bericht kann entnommen werden, dass
dem konkreten Fall ist nicht zuletzt aus organisatorischen und aber alle Drogen «ein nicht zu vernachlässigendes Abhängig-
personellen Gründen nicht möglich. keits- und Gefährdungspotential besitzen». Wir fragen des-
5. Das EDA (Dienst für Menschenrechte) verfügt über eine halb den Bundesrat an:
ausführliche Dokumentation im Bereich der Menschenrechte, 1. Hinter welche Zielsetzungen einer eidgenössischen Dro-
welche auch dem DFW offensteht, und es arbeitet eng mit genpolitik stellt sich der Bundesrat, und wie gewichtet er die
zahlreichen nicht gouvernementalen Organisationen, welche einzelnen Aspekte (gesellschaftliche Aspekte, Volksgesund-
in diesem Gebiet tätig sind, zusammen (vgl. Geschäftsbericht heit, individuelle Gesundheit, Drogenabstinenz u. a.)?
1989, EDA, Lit. D, Ziff. I/G.Antwort auf Postulat Ziegler). 2. Teilt er die Auffassung, dass das geltende Betäubungsmit-
Bevor er einen Asylbewerber wegweist, prüft der DFW sorgfäl- telgesetz heute nicht mehr konsequent angewendet wird?
tig, ob es Gründe zur Annahme gibt, dass dieser eine Behand- 3. Wie beurteilt er die Entwicklung der schweizerischen Dro-
lung riskiert, welche gegen die Menschenrechte verstösst. genpolitik im Hinblick auf die Entwicklung im Ausland?
Diese Prüfung geschieht in Zusammenarbeit mit den Hilfswer- 4. Wie stellt sich der Bundesrat zu den Forderungen des er-
ken und den Organisationen zum Schütze der Menschen- wähnten, im Kanton Zürich überwiesenen Postulats? Wie stellt
rechte. Eines der verschiedenen Elemente zur Einschätzung er sich zur Erteilung einer Sonderbewilligung durch das eid-
der Situation ist die Meinung der erwähnten Organisationen, genössische Gesundheitsamt für eine medizinisch kontrol-
soweit sie sich auf konkrete Tatsachen bezieht. Im weiteren ar- lierte, staatliche Opiatabgabe, wie sie im Kanton Zürich disku-
beiten die Bundesbehörden in Fragen der internationalen tiertwird?
Flüchtlingspolitik seit jeher eng mit dem Uno-Hochkommissa- 5. Ist der Bundesrat auch der Meinung, die Anstrengungen zur
riat für Flüchtlinge zusammen. Eindämmung des Drogenmissbrauchs sollten im therapeuti-
Es ist hervorzuheben, dass jede Person, die eine Verletzung schen und prophylaktischen Bereich massgeblich verstärkt
des Non-refoulement-Prinzips vorbringt, Beschwerde bei der werden? Welche Massnahmen gedenkt er zu ergreifen?
Europäischen Menschenrechtskommission führen kann, in-
dem sie Artikel 3 der Europäischen Menschenrechtskonven- Texte de l'interpellation du 4 octobre 1989
tion anruft. Wie die Schweiz in ihrem Bericht an den Ausschuss La politique de lutte contre la drogue en Suisse semble s'écar-
gegen die Folter erwähnt hat, ist dies bereits mehrmals ge- ter aujourd'hui de manière alarmante des principes énoncés
schehen. Bis heute sind alle diese Beschwerden als unzuläs- dans la loi fédérale sur les stupéfiants pour lutter contre l'abus
sig erklärt worden. de ceux-ci. A l'heure actuelle, cette loi n'est plus appliquée
aussi scrupuleusement qu'auparavant. Certains milieux, y
Le président: L'interpellatrice n'est pas satisfaite de la compris quelques membres de l'exécutif, vont même jusqu'à
réponse du Conseil fédéral. plaider en faveur d'une libéralisation de la législation en ma-
tière de stupéfiants. Mais l'assouplissement de cette politique
Abstimmung - Vote de lutte contre la drogue est vouée à l'échec. Les spécialistes
reconnus ne nous mettent-ils pas en garde contre la libéralisa-
Für den Antrag auf Diskussion offensichtliche Mehrheit tion de la politique de lutte contre la drogue? D'autres pays,
Dagegen Minderheit comme par exemple la Grande-Bretagne, Israël et les Pays-
Bas intensifient aujourd'hui la lutte contre la drogue. La
Suisse, par contre, se distingue par une attitude opposée: le
gouvernement du canton de Berne envisage de dépénaliser la
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Bäumlin Ursula Einhaltung der Anti-Folter-Konvention durch die Schweiz
Interpellation Bäumlin Ursula Respect de la Convention internationale sur la torture
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1990
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 16
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 89.709
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 23.03.1990 - 08:00
Date
Data
Seite 739-741
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Ref. No 20 018 484
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