Switzerland's Neutrality and China Human Rights Interpellation
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis case involves an urgent interpellation regarding the suppression of peaceful protests in China and the role of non-member states in the UN. The Swiss Federal Council, while expressing condemnation of the violence and taking some action like banning arms exports, stated that further measures were premature due to the ongoing uncertainty in China and Switzerland's policy of maintaining dialogue. The Council emphasized its commitment to human rights and humanitarian traditions but also highlighted its practice of not imposing sanctions and the importance of preserving existing bilateral relations with China. The interpellation raised questions about a neutral state's ability to engage in human rights policy abroad without violating neutrality, asserting that neutrality should not be a neutrality of conviction and that protecting freedom and human dignity requires cross-border engagement.
Legislator-Regeste
KI-generiertSwitzerland's Neutrality and China Human Rights Interpellation: Unies et de s'associer à leurs travaux. Ainsi, notre pays nifestaient pacifiquement sur la place Tien An Men à Pékin.
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KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertVolltext
Interpellation urgente Meier dosi 318 15 juin 1989
Auslösender Umstand ist die unbestreitbare Tatsache, dass notre mission à New York cherche à faire lui aussi, naturelle-
Beobachter, die viel später als der Vatikan, die beiden Korea ment.
und die Schweiz zu den UN gestossen sind - und die zudem
nicht einmal Staaten sind, vor allem die PLO -, aufgrund be- Dobler: Ich danke Herrn Bundesrat Felber für seine diplomati-
sonderer Resolutionen Rechte beanspruchen können, die wir sche Antwort und erkläre mich für mehr oder weniger befrie-
vor Jahrzehnten weder gesucht noch erhalten haben. digt.
Es versteht sich, dass die Schweiz infolge des Volksent-
scheids vom März 1986 in dieser Frage des face lifting gehö-
rige Zurückhaltung zu üben hat.«
Dieser Auffassung kann ich mich nicht anschliessen. Einmal #ST# 89.450
finde ich es nicht angebracht, mit Minderwertigkeitsgefühlen
oder dem Verhalten eines reuigen Sünders den Volksent- Dringliche Interpellation Meier Josi
scheid vom März 1986 zur Grundlage für unser Verhalten in
Ereignisse in China
der Uno zu nehmen. Zum ändern hat sich der klassische Be-
griff des Beobachterstaates gewandelt. Der Grund liegt in der Interpellation urgente Meier Josi
Tatsache, dass sich die PLO zum Staat erklärt hat und als Evénements survenus en Chine
solcher von zahlreichen Uno-Mitgliedstaaten bereits aner-
kanntworden ist. Damit sind die Beobachterstaaten von einer
Organisation, die nach dem klassischen Völkerrecht nicht ein-
mal die Tatbestandsmerkmale eines Staates aufweist, klar Wortlaut der Interpellation vom 5. Juni 1989
überrundet worden. Das Schweizervolk ist erschüttert über die Brutalität, mit der
Bei dieser Situation ist es verständlich, dass sich die Nicht- die chinesischen Machthaber die in Peking (auf dem Platz des
mitgliedstaaten um vermehrte Rechte im Schosse der Gene- himmlischen Friedens) friedlich demonstrierenden Bürger
ralversammlung der Uno bemühen und vorderhand wenig- niederwalzen Hessen.
stens ein einmaliges Rederecht erwirken wollen. Die Schweiz Die unterzeichneten Mitglieder des Ständerates stellen sich
hat sich bis anhin von diesen Demarchen distanziert. Meine voll hinter den Protest des Bundesrates und fragen ihn an, wel-
Interpellation hat zum Ziel, den Bundesrat zu veranlassen, che weitern politischen Mittel er einzusetzen gedenkt, um
sich solidarisch den Forderungen der Nichtmitgliedstaaten dazu beizutragen, dass - auch im Interesse der ungestörten
anzuschliessen und sie tatkräftig zu unterstützen. Entwicklung gegenseitiger Beziehungen - diese Schändung
elementarster Menschenrechte ein Ende nimmt und diese
M. Felber, conseiller fédéral: Nous remercions M. Dobler, Rechte voll respektiert werden.
conseiller aux Etats, de nous permettre de traiter une fois du
sujet de l'Organisation des Nations Unies. Le Conseil fédéral Texte de l'interpellation du 5 juin 1989
s'est toujours efforcé d'utiliser pleinement les possibilités ou- Le peuple suisse est profondément ému par la brutalité avec
vertes aux Etats non membres de l'organisation des Nations laquelle les dirigeants chinois ont réprimé les citoyens qui ma-
Unies et de s'associer à leurs travaux. Ainsi, notre pays nifestaient pacifiquement sur la place Tien An Men à Pékin.
prend-il la parole sur certains sujets - plus particulièrement Les membres soussignés du Conseil des Etats appuyent plei-
sur ceux qui nous touchent directement - dans les grandes nement la protestation du Conseil fédéral et lui demandent
commission de l'Assemblée générale des Nations Unies, au quels moyens supplémentaires il compte mettre en oeuvre
Conseil économique et social, l'ECOSOC. pour que cette violation des droits élémentaires de l'homme
Nous agissons en qualité de pays membres de certains orga- prenne fin et que ces droits soient pleinement respectés, ceci
nes, comme la Commission des sociétés transnationales, le également dans l'intérêt d'un développement harmonieux des
programme des Nations Unies pour le développement, le relations mutuelles.
PNUD; nous prenons part aux travaux en tant qu'observa-
teurs, comme c'est le cas à la Commission des droits de Mitunterzeichner - Cosignataires: Béguin, Bührer, Cavadini,
l'homme ou à celle pour le droit commercial international. De Collier, Daniolh, Delalay, Dobler, Flückiger, Gautier, Hänsen-
plus, la Suisse a fait usage de la possibilité de faire une décla- berger, Hefti, Hunziker, Iten, Jagmetti, Jelmini, Küchler, Kün-
ration en séance plénière de l'Assemblée générale lors de sa dig, Lauber, Masoni, Miville, Onken, Piller, Reichmulh, Rolh,
troisième session extraordinaire sur le désarmement, en juin Ruesch, Schmid, Schoch, Seiler, Simmen, Uhlmann, Weber,
de l'année dernière. Nous prenons part également aux prépa- Ziegler, Zimmerli.Zumbühl (34)
ratifs qui se déroulent sur recommandation de l'Assemblée
générale pour une stratégie internationale du développement Frau Meier Josi: Ich habe meine Interpellation schriftlich for-
des Nations Unies pour les années 1990. Donc, nous es- muliert und bitte Herrn Bundesrat Felber, direkl darauf Anlwort
sayons de démontrer par-là que la Suisse utilise des mécanis- zu geben. Ich werde nachher sagen, ob ich von der Anlwort
mes de négociation multilatéraux en coordonnant sa position befriedigl bin. Ich habe schon letzte Woche hier im Rat vertre-
avec d'autres Etats membres ou non membres, intéressés à ten, wie wichtig es ist, dass wir ihm im jelzigen Zeilpunkl Gele-
des questions de procédure ou de substance. Nous sommes genheit geben, sich zu dieser Frage zu äussern, und ich bin
aussi en étroit contact à ce propos avec le Secrétariat des dem Rat sehr dankbar, dass er mil seiner Unlerslülzung der
Nations Unies. Dringlichkeil die Möglichkeit gegeben hat, das Thema heule
Le Conseil fédéral suit donc les récents développements con- zu behandeln.
cernant la question du statut des non-membres que vous po-
sez avec attention. Néanmoins, nous déclarons que les possi- M. Felber, conseiller fédéral: Par sa déclaralion ferme du
bilités d'améliorer ce statut sont limitées, étant donné que le 5 juin 1989, relafive aux événemenls Iragiques survenus en
contenu essentiel des droits des non-membres de participer République populaire de Chine, le Conseil fédéral a exprimé
à l'Assemblée générale, au Conseil de sécurité et à l'ECO- l'émolion que peul ressenlir un pays comme le nôtre à l'égard
SOC, ainsi qu'à des sous-comités de ces organes, est déter- d'un grand pays, avec lequel nous avons des relations amica-
miné par des statuts ou règlements de procédure. les el correctes, el qui sombre soudainemenl dans la violence.
De plus, il ne semble peut-être pas toujours indiqué que la Je crois que cette émolion a été ressenlie par l'ensemble de
Suisse, après son refus d'adhérer exprimé par le peuple et les nos concitoyens; il y avait une charge affective dans le peuple
cantons, prenne - si vous nous le permettez - le rôle d'avant- suisse en faveur de la République populaire de Chine qui a été
garde et de pionnier dans cette demande. Mais, nous pou- profondément blessée.
vons vous affirmer que nous nous intéressons aux demandes La décision que le Conseil fédéral a prise, peu après, d'inter-
des autres, qui sont faites dans le cadre de l'organisation des dire l'exportation d'armes vers la Chine esl une suite logique
Nations Unies, et que nous tentons d'utiliser au maximum les des événemenls el une mesure conforme à noire législalion
possibilités qui nous sont offertes. C'est ce que le chef de en la malière, en particulier dans le domaine humanitaire.
15. Juni 1989 319 Dringliche Interpellation Meier Josi
Toute autre mesure paraît actuellement prématurée dans l'état Meldungen über Ausweisung von Berichterstattern und Haft-
de confusion relative et d'incertitude qui prévaut toujours dans befehle gegenüber kritischen Wissenschaftern. Es geht viel
ce pays. D'ailleurs, vous le savez, la Suisse n'a pas pour prati- weiter: Es wurden friedlich demonstrierende Menschen
que d'appliquer des sanctions, fussent-elles économiques ou schwer gefesselt durch die Strassen geschleppt, sie wurden
diplomatiques. Elle juge souvent les premières inefficaces zu Hunderten getötet und werden schwer verfolgt. Die Reak-
parce que n'atteignant pas ceux qui devraient être touchés, les tionen von einigen Gerontokraten auf zaghafte demokratische
secondes étant contraire à notre intérêt qui est de pouvoir Gehversuche, die Reaktionen auf den Aufruf zum Kampf ge-
maintenir le contact, sinon le dialogue, en temps de crise dans gen Korruption waren nicht nur unverhältnismässig, sie waren
un pays donné. grauenhaft, und wir waren durch dieses Vorgehen zutiefst be-
Le Conseil fédéral tient à rappeler à cet égard l'importance troffen und sind erschüttert. Wir können es nicht scharf genug
qu'il attache et qu'il a toujours attaché à ses relations avec la verurteilen. Wir sind dem Bundesrat dankbar, dass er sofort
République populaire de Chine dont il fut un des premiers unmissverständlich dieser Ueberzeugung unseres Volkes
pays occidentaux à reconnaître l'existence en janvier 1950 Ausdruck gegeben hat. Die Abscheu der Welt vor diesem Füh-
déjà, des relations qui ne sauraient être remises en cause par rungsverhalten ist übrigens offenkundig.
l'expression légitime de son émotion devant les bouleverse- Wir sind uns bewusst, dass uns Machtmittel fehlen; aber es
ments actuels. La gravité de la situation actuelle nous affecte gilt, deutliche Zeichen zu setzen. Das Einfrieren der Ausfuhr
d'autant plus que ces relations se sont développées progres- von Waffen war ein solches Zeichen. Das Zurückziehen eines
sivement pour s'intensifier considérablement dans tous les Botschafters", wie viele es diskutierten, wäre natürlich keines.
domaines durant les quinze dernières années, alors que notre Wir erwarten vielmehr, dass dieser Botschafter in Peking unser
dialogue avec Pékin s'approfondissait. L'ouverture de la Anliegen, das Regime möge unverzüglich den Schutz der
République populaire de Chine, de son territoire, les visites de Menschenrechte wiederherstellen, mit Nachdruck verficht
nombreux touristes donnaient effectivement à l'ensemble de Unser verständnisvolles Verhalten gegenüber in der Schweiz
notre peuple, et non seulement aux autorités, un espoir qui a weilenden Chinesen in der jetzigen Situation, unsere Hilfestel-
été brutalement-je le répète encore une fois-déçu. lung bei der Kontaktsuche mit ihren Angehörigen daheim, ist
L'avenir de la Chine, qui est un facteur déterminant dans la sta- ein weiteres Zeichen. Im übrigen sind natürlich vor allem die
bilité de la région et du monde, concerne tous les pays de la privaten Unternehmungen aufgefordert, welche in China tätig
terre, nous concerne tous, et le Conseil fédéral suit actuelle- sind, nicht nur zu beobachten, wie sich die Dinge entwickeln,
ment avec beaucoup d'attention l'évolution de la situation. sondern jeden geeigneten Einsatz zu leisten, um etwa bedroh-
Nous exprimons l'espoir que la politique d'ouverture et de ten Arbeitnehmern in der jetzigen Situation beizustehen, und
réforme, qui a été fructueusement menée par la République ich erwarte, dass die öffentliche Schweiz in solchen Fällen hilf-
populaire de Chine ces dernières années, sera poursuivie. reich beisteht.
C'est à cause de cette évolution que nous avons pu constater Es scheint sehr wenig, was wir tun können. Das ist aber keines-
le substantiel développement des relations de cet Etat avec la wegs ein Grund zum Verzagen. Erinnern wir uns an Afghani-
Suisse mais aussi avec le reste du monde. stan. Dort wie hier ging es darum, die öffentliche Meinung der
Nous ne souhaitons pas brader ou perdre ce qui a été cons- Welt zu festigen und dadurch ein Regime zur Vernunft zu brin-
truit par des mesures hâtives, il s'agit plutôt de rechercher les gen. Wir müssen die Hoffnungsträger von Betroffenen blei-
voies et moyens d'une contribution positive, conformément à ben, die sich in ihren Ländern selbst nicht wehren können.
l'engagement constant de notre pays en faveur du respect des Und wir müssen das auch tun, indem wir bei jeder Gelegenheit
droits de l'homme ainsi qu'à sa tradition humanitaire. Nous in internationalen Organisationen, die politisch aktiv sind, un-
n'avons pas condamné la République populaire de Chine, sere festen Erwartungen auf eine Wiederherstellung men-
nous n'avons pas condamné le peuple chinois que nous esti- schenrechtsfreundlichen und demokratiefähigen Verhaltens
mons, mais nous avons condamné et nous réprouvons l'utili- von China zum Ausdruck bringen.
sation de l'armée contre une population civile et la répression Ich bin dem Bundesrat dankbar, wenn er weiterhin in diesem
systématique de l'opposition telle qu'elle vient d'être engagée Sinne tätig ist.
par des dirigeants qui n'ont pas accepté la voie du dialogue
démocratique et qui ont démontré qu'ils n'avaient pas com- Hefti: Grundsätzlich gehe ich mit Kollegin Meier einig. Im vor-
pris qu'il ne saurait y avoir d'ouverture et de restructuration liegenden Fall aber und unter den gegebenen Verhältnissen
dans le domaine économique si elles ne sont pas accompa- halte ich sowohl die Erklärung des Bundesrates wie auch
gnées d'une évolution et d'une restructuration dans le do- seine heutigen Ausführungen für durchaus richtig. Etwas an-
maine politique. deres könnte meines Erachtens eher kontraproduktiv wirken.
Frau Meier Josi: Ich bin von der Antwort teilweise befriedigt
und bitte Sie um die Gelegenheit zu einer kurzen Diskussion. Schluss der Sitzung um 10.40 Uhr
Die Frage wird immer wieder gestellt, wie ein neutraler Staat La séance est levée à 10 h 40
Menschenrechtspolitik betreiben könne. Dürfen wir Verletzun-
gen von Menschenrechten ausserhalb unserer Grenzen verur-
teilen, oder ist das eine unerlaubte Einmischung in innere An-
gelegenheiten anderer Staaten und eine Verletzung unserer
Neutralitätspflicht? Geht uns das alles nichts an, wenn keine
eigenen Staatsangehörigen betroffen werden? Es geht um die
alte Problematik: «Bin ich meines Bruders Hüter?» Die Antwort
ist klar: Neutralität war nie, ist nie und darf nie Gesinnungsneu-
tralität werden. Wer Freiheit und Menschenwürde schützen
und sichern will, der muss sich über die Grenzen hinweg dafür
einsetzen. Menschenrechte sind denn auch grenzüberschrei-
tend definiert. Sie stehen uns um unserer menschlichen
Würde willen zu und nicht etwa nur um unserer Staatsangehö-
rigkeit willen.
Der KSZE-Prozess hat uns selten klar bewiesen, dass der
grenzüberschreitende Einsatz für Menschenrechte vor allem
dann zwingend ist, wenn die Bewohner eines Staates, in dem
Menschenrechte verletzt werden, diesen Schutz nicht mehr
selbst leisten können. Genau das ist nun im grossen China der
Fall, wo nicht bloss das Recht auf Meinungsäusserung offen-
sichtlich schwerstens beschnitten wurde und wird. Wir hören
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Dringliche Interpellation Meier Josi Ereignisse in China
Interpellation urgente Meier Josi Evénements survenus en Chine
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1989
Année
Anno
Band III
Volume
Volume
Session Sommersession
Session Session d'été
Sessione Sessione estiva
Rat Ständerat
Conseil Conseil des Etats
Consiglio Consiglio degli Stati
Sitzung 08
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 89.450
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 15.06.1989 - 08:00
Date
Data
Seite 318-319
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Ref. No 20 017 653
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