Switzerland's Contribution to European Integration and Cohesion Policies
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe Swiss government acknowledged that non-member European countries are expected to contribute to European integration efforts, particularly through measures that support economically disadvantaged regions, as part of the price for remaining outside the European Community. While existing agreements between Switzerland and the EC were deemed balanced, the government indicated a willingness to explore future cooperation on cohesion policies, potentially through enhanced EFTA initiatives, rather than immediate unilateral actions, and recognized the need to adapt to evolving European integration.
Legislator-Regeste
KI-generiertSwitzerland's Contribution to European Integration and Cohesion Policies: reichen Nordstaaten zugunsten der weniger bemittelten südli- solidarité demandé par l'interpellation précédente.
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KI-generiertVolltext
Interpellation Jaggi. Suisse et solidarité européenne 450 20 septembre 1989
posée au passage et ainsi aurai-je pu utiliser cette discussion hésion» européenne et/ou à la création d'une structure paral-
instituée après la réponse à l'interpellation de Mme Jaggi, dis- lèle au sein de l'AELE? Ne pense-t-il pas qu'un tel effort pour-
cussion qui me montre un Conseil des Etats sur la longueur rait devenir indispensable, à moyen ou à long terme, pour con-
d'ondes de générosité que le prix de la liberté appelle. server à la Suisse les avantages qu'elle tire déjà du libre-
échange et qu'elle pourrait obtenir du marché unique?
2. Le Conseil fédéral ne pense-t-il pas que la Suisse aurait
avantage à prendre elle-même une initiative, même modeste,
en la matière, plutôt que de subir les éventuelles pressions
#ST# 88.865 que pourraient exercer sur elle certains Etats européens?
3. Le Conseil fédéral est-il prêt à entamer des négociations ex-
Interpellation Jaggi ploratoires avec la CE concernant une contribution à la solida-
Europäische Solidarität rité européenne?
der Schweiz 4. Le Conseil fédéral estime-t-il que l'AELE est susceptible de
générer un organisme parallèle aux fonds structurels de la
Suisse et solidarité CE? Est-il prêt à s'engager à cette fin au sein de l'Association
européenne européenne de libre-échange?
Mitunterzeichner - Cosignataires: Bührer, Dobler, Ducret,
Flückiger, Gadient, Jelmini, Meier Josi, Miville, Onken, Piller,
Rhinow, Roth.Simmen, Weber (14)
Wortlaut der Interpellation vom 15. Dezember 1988
Der Schweiz wird von den Mitgliedstaaten der EG, mit der sie
durch ein Freihandelsabkommen verbunden ist, häufig unter- Mme Jaggi: Je vous remercie de me redonner ainsi rapide-
stellt, von den Handelsvorteilen der europäischen Integration ment la parole pour une interpellation plus ancienne - elle re-
zu profitieren, ohne an den Anstrengungen zur Umverteilung monte effectivement à décembre 1988 et qui est en quelque
teilnehmen zu wollen, die in der EG von den verhältnismässig sorte le complément «vertical» du mouvement «horizontal» de
reichen Nordstaaten zugunsten der weniger bemittelten südli- solidarité demandé par l'interpellation précédente.
chen Länder unternommen werden («Kohäsionspolitik» mit- Nous le savions tous plus ou moins confusément; nous ne
tels regionaler und struktureller Fonds). pouvons désormais plus l'ignorer, après le débat que nous
Weder das Handelsbilanzdefizit Schweiz/EG, noch der Fonds avons eu dans ce conseil en juin dernier sur le rapport du Con-
der EFTA zugunsten Portugals, noch der Wiedereingliede- seil fédéral sur le processus d'intégration européenne: la
rungsfonds des Europarates, auf die man sich oft beruft, kön- non-adhésion à la Communauté européenne a son prix,
nen als Antwort auf die Kritik an der Schweiz genügen. Aus die- même pour les pays membres qui ne cessent de s'interroger
sem Grund sollte unser Land zusätzliche Anstrengungen un- sur le coût de la non-Europe. Qu'elle adhère ou non, la Suisse
ternehmen. devra payer une sorte de tribut à l'Europe communautaire qui
Diese Sachlage veranlasst mich, dem Bundesrat folgende s'invente sous nos propres yeux, malgré tous les «couacs» et
Fragen zu stellen: les à-coups inhérents à une construction aussi vaste et nou-
1. Welche Ueberlegungen hat sich der Bundesrat zu diesem velle (et donc difficile) que la Communauté européenne,
Thema gemacht? Ist er bereit, einen Beitrag der Schweiz zur désormais bien au-delà de sa dimension libre-échangiste ini-
europäischen «Kohäsion» und/oder eine parallele Struktur in- tiale.
nerhalb der EFTA vorzusehen? Ist er nicht der Meinung, dass Or donc, nous sommes décidés à payer le prix du spectacle
eine derartige Anstrengung mittel- oder langfristig nötig wer- qui se déroule sous nos yeux, même si l'un ou l'autre parmi
den könnte, um der Schweiz die Vorteile zu erhalten, die sie nous en conteste le principe. Je crois que nous n'avons pas
bereits aus dem Freihandel zieht und die sie vom EG-Binnen- vraiment le choix sur ce point et que là où il nous reste quelque
markt erreichen könnte? marge d'autonomie, c'est sur l'affectation d'une partie au
2. Ist der Bundesrat nicht der Meinung, dass es für die moins de cette contribution volontaire à la construction euro-
Schweiz vorteilhaft wäre, in diesem Bereich selber eine wenn péenne. A cet égard, une offre de la Suisse, c'est-à-dire du
auch bescheidene Initiative zu ergreifen, als unter den Druck pays le plus riche d'Europe, tendant à participer à la politique
zu geraten, den bestimmte europäische Staaten auf sie aus- dite de cohésion serait sans doute opportune et comme telle,
üben könnten? fort bien accueillie par la Communauté. Concrètement, cette
3. Ist der Bundesrat bereit, in Vorgespräche mit der EG über politique de cohésion représente la mise en oeuvre des fonds
einen Beitrag zur europäischen Solidarität einzutreten? structurels qui sont autant d'instruments de la politique régio-
4. Ist der Bundesrat der Meinung, dass die EFTA bereit wäre, nale et sociale intra-communautaire. Dans l'ordre chronologi-
einen ähnlichen Strukturfonds zu errichten wie die EG? Ist er que de leur institution, ces fonds sont au nombre de trois. Il y a
bereit, sich in der EFTA dafür einzusetzen? d'abord le fameux FEOGA, le Fonds d'orientation et de garan-
tie agricole, créé en 1962, qui ne fonctionne d'ailleurs pas très
Texte de l'interpellation du 15 décembre 1988 bien comme instrument exclusif de financement de la politi-
Liée à la Communauté européenne par un accord de libre- que agricole commune. Je ne m'y attarderai pas car il n'entre
échange, la Suisse est souvent soupçonnée, par les pays pas en ligne de compte ici. Il y a ensuite le Fonds social euro-
membres de la CEE, de bénéficier des avantages commer- péen, créé en 1971, qui sert à soutenir l'emploi en Europe et à
ciaux de l'intégration européenne, sans vouloir contribuer aux combattre le chômage, notamment celui des jeunes qui sont
efforts de redistribution qui se font au sein de la Communauté les principaux bénéficiaires des subventions versées au titre
des pays relativement riches du nord, vers les pays moins fa- du FSE.
vorisés du sud (politique de «cohésion» par le biais des fonds Enfin, le plus important, de toute évidence, pour une éven-
régional et structurel). tuelle contribution suisse, il y a le FEDER, le Fonds européen
Ni le déficit de la balance commerciale Suisse-CE, ni le Fonds de développement régional, créé en 1975. Les montants
de l'AELE en faveur du Portugal, ni le Fonds de réétablisse- versés à ce Fonds, qui sont de l'ordre de 17 milliards d'ECUS à
ment du Conseil de l'Europe, qui sont souvent cités comme ce jour pour les 11 premières années de son exploitation, vont
éléments de compensation, ne peuvent suffire à répondre aux essentiellement aux pays méditerranéens - l'Italie, l'Espagne,
critiques émises à l'égard de la Suisse. Pour cela, notre pays le Portugal et la Grèce - et à certaines zones industrielles en
devrait consentir un effort supplémentaire. déclin du Royaume-Uni. De fait, mises à part certaines régions
Cette situation m'incite à poser les questions suivantes au en difficulté de Grande-Bretagne et d'Irlande, le FEDER fonc-
Conseil fédéral: tionne pratiquement comme un vaste programme de rééquili-
1. Quel est l'état de la réflexion du Conseil fédéral à ce sujet? brage nord-sud, à l'intérieur même de la Communauté euro-
Est-il prêt à envisager une contribution de la Suisse à la «co- péenne. C'est un rééquilibrage auquel toute l'Europe a le plus
20. September 1989 451 Interpellation Jaggi. Europäische Solidarität der Schweiz
grand intérêt - preuve en est l'aide au Portugal qui avait été et des Communautés contient quand même - il faut reconnaî-
mise sur pied au sein de l'AELE lorsque ce pays en faisait par- tre que c'est un des termes très généraux, Madame - une
tie, lui qui était en quelque sorte le seul «sudiste» de l'Associa- déclaration d'intention dans ce sens. En outre, des membres
tion européenne de libre-échange. du Conseil fédéral et de l'administration ont abordé plusieurs
On ne manquera pas d'objecter qu'une contribution spon- fois ce sujet à l'occasion d'entretiens bilatéraux avec leurs ho-
tanée et volontaire, même modeste, de la part de la Suisse mologues des Etats membres de l'AELE et de la Commu-
n'est peut-être pas souhaitée par les récipiendaires de la Com- nauté.
munauté. Il est vrai qu'un rapport de la commission, parvenu Je tiens à faire maintenant une réflexion de déculpabilisation.
malgré elle à la connaissance du public en novembre dernier, J'entends souvent dire - est-ce le fait de jaloux ou de gens mal
préconisait que la politique de cohésion ne fasse pas partie informés - «ah, mais la Suisse, c'est bien entendu dans l'Eu-
des domaines de collaboration de la Communauté euro- rope le beurre et l'argent du beurre». En tant que ministre de
péenne et de l'AELE, mais il n'y a jamais eu à Bruxelles un mot, l'agriculture, je suis sensible à cette image forte. La Suisse,
à ma connaissance du moins, contre une contribution spon- réellement, profite d'une situation ambiante dont elle tire tous
tanée. Au contraire, je crois savoir qu'une telle initiative serait les avantages comme on tirerait ses marrons du feu, alors
bien reçue, particulièrement de la part de la Suisse qui est sou- qu'elle est beaucoup moins encline à jouer sa partition de res-
vent soupçonnée, à l'intérieur comme à l'extérieur, de cher- ponsabilités. Cependant, nous devons remettre l'église au mi-
cher à bénéficier des avantages commerciaux de l'intégration lieu du village et préciser que, dans l'état actuel des choses,
européenne sans vouloir contribuer aux efforts de redistribu- les pays de l'AELE et la Suisse en particulier n'ont aucune
tion qui se font au sein de la Communauté. dette à régler envers la Communauté. Nos accords avec cette
En effet, ni le déficit de la balance commerciale Suisse-Com- dernière sont équilibrés, à l'avantage des deux parties.
munauté, ni le Fonds de l'AELE en faveur du Portugal, ni Comment pourrait-on imaginer, dans cette forêt de quelque
même le Fonds de réétablissement du Conseil de l'Europe, 130 accords que la Suisse a passés avec la Communauté, que
qui sont souvent cités comme éléments de compensation, ne celle-ci, à chaque coup, eût été lésée dans sa volonté de con-
peuvent suffire à répondre aux critiques émises à l'égard de la clure l'accord au profit unilatéral des petits Suisses? Ce serait
Suisse. Pour cela, notre pays devrait consentir un effort sup- compter avec une Communauté peu habile en négociations!
plémentaire. Or, elle l'est remarquablement. Par conséquent, il fallait bel et
D'où les quatre questions posées par voie d'interpellation en bien que les deux parties, à chaque fois dans tous ces ac-
décembre dernier, auxquelles le Conseil fédéral avait choisi cords, y trouvent leur avantage. La Communauté, en signant
de donner une réponse dans le cadre du débat sur l'Europe ces accords, a reconnu tout l'intérêt qu'elle portait à l'exis-
que notre Conseil a tenu au cours de la session de printemps, tence en Europe de plusieurs partenaires forts et à la mise en
ce qui n'a pas été possible pour des raisons d'horaire. Ces place d'accords avec eux.
questions concernaient l'état de ses réflexions sur une contri- Mais, si du point de vue de la comptabilité, nous n'avons pas
bution éventuelle de la Suisse à la politique de cohésion euro- de comptes en retard à l'égard de la Communauté, il est bien
péenne; l'opportunité d'une contribution spontanée, même clair que la négociation d'accords futurs devra passer par une
modeste, en la matière; les négociations exploratoires avec la partie de cette solidarité et de cette coopération mutuelles
Communauté européenne à entamer à propos d'une telle avec tous les partenaires de la Communauté. C'est dans ce
contribution à la solidarité européenne; et enfin le rôle accru sens que la coopération AELE-Communauté pourrait s'éten-
que l'AELE pourrait jouer en générant par exemple un orga- dre à des mesures de cohésion. J'insiste sur le fait que je ne
nisme parallèle au Fonds structurel de la Communauté euro- justifie pas une telle démarche dans l'état actuel des choses:
péenne. nous sommes - «fifty fifty», Communauté, Suisse et pays de
l'AELE - parfaitement équilibrés dans les accords que nous
M. Delamuraz, président de la Confédération: Nous l'avons avons négociés puis signés, car nous sommes confrontés à
écrit dans le rapport du Conseil fédéral d'août de l'année der- un futur qui appelle sans doute une participation à des oeu-
nière, nous l'avons répété à de nombreuses reprises, ici en vres de cohésion plus actives.
particulier lors de l'examen de ce rapport, la Suisse ne peut J'en viens à la troisième question que m'a posée Mme Jaggi,
pas être de l'Europe pour les bons risques et s'en exclure pour quant à savoir quelle forme pourrait revêtir cette coopération
les mauvais. Notre pays ne peut prétendre, tout en restant en dans l'optique d'une réduction des différences économiques
dehors de la Communauté, participer au mouvement d'in- et sociales entre les diverses régions d'Europe occidentale.
tégration où elle n'assumerait qu'une partie des obligations Dans un premier temps, on pensait faire participer les pays de
matérielles ou morales qui découlent de cette participation à l'AELE aux instruments structurels des communautés,
l'intégration. J'ajoute que si tant est que l'on aurait pu imagi- c'est-à-dire le Fonds européen de développement régional, le
ner, en toute candeur, que la Suisse accomplisse ce parcours Fonds social européen, dont vous avez parlé. Depuis lors, la
uniquement pour les avantages qu'il présente, en éludant soi- Communauté paraît accorder la priorité à d'autres mesures,
gneusement les inconvénients, les autres partenaires ne le notamment des allégements tarifaires, des concessions des
voudraient pas et la Communauté ne saurait tolérer un statut pays de l'AELE sur le plan des importations de produits agrico-
privilégié, une espèce d'exception qui ferait de nous les les, puisque ces produits proviennent des pays méditerra-
bénéficiaires unilatéraux d'un mouvement que nous devons néens les plus dignes de notre attention, économiquement
assumer, chacun à sa place mais globalement. parlant, un renforcement de la coopération dans le domaine
C'est dire que le Conseil fédéral est conscient que les pays eu- de la protection de l'environnement, en particulier de nouveau
ropéens non membres de la Communauté seront toujours da- dans le bassin méditerranéen parce qu'il est géré directement
vantage appelés à supporter, par le biais de mesures en faveur par les pays les plus pauvres qui ont besoin d'une aide et
des régions économiquement défavorisées, une partie des parce qu'il est confronté à un énorme problème de rétablisse-
charges qui découlent de la création et de l'intensification du ment de l'environnement qui ne se pose pas en des termes
marché intérieur, ainsi que de la compensation Nord-Sud aussi lourds dans d'autres parties de l'Europe. La promotion
intra-communautaire. Tel est le prix à payer. du tourisme ou d'autres initiatives entrent aussi dans cette
En effet, depuis un certain temps déjà, le Conseil fédéral a démarche.
voué une attention soutenue à cette question et en particulier à Une participation directe des pays de l'AELE au fonds structu-
la participation suisse à ces mesures dites de cohésion. Au rel paraît difficile, principalement en raison des problèmes liés
début 1988 déjà, c'est-à-dire avant la publication de notre rap- à la gestion des activités de ces fonds. En effet, la Commu-
port, la Suisse avait soulevé cette question à titre informel nauté n'est pas disposée, du moins en l'état actuel des cho-
auprès de ses partenaires de l'AELE. Sans doute était-ce à ses, à concéder aux pays de l'AELE un droit de codécision for-
l'époque un peu prématuré! En tout cas, la matière à réflexion mel pour ce qui est de la gestion de ces instruments structu-
qu'avait proposée la Suisse n'a pas soulevé grand intérêt dans rels, ce que l'on peut comprendre, mais il faut comprendre
l'enceinte de l'AELE. aussi que nous ne puissions pas envisager, dès lors, une parti-
La déclaration faite le 2 février 1988 par les ministres de l'AELE cipation pleine et entière à des instruments dont nous n'avons
Postulat Simmen 452 20 septembre 1989
pas le contrôle. Cela fait partie des règles de base de toute Texte du postulat du 21 juin 1989
coopération internationale. Le Conseil fédéral est invité à étudier la possibilité de renforcer
Dans le droit fil de la politique de cohésion que préconise la notablement le dédommagement des pertes à l'exportation
Communauté, la Suisse a oeuvré pour une réduction ac- des pays en développement commerçant avec la Suisse. A
célérée des tarifs douaniers des pays de l'AELE en faveur des longue échéance, il faut trouver les moyens d'imputer aux con-
importations en provenance d'Espagne. C'est là une contribu- sommateurs le financement de ce dédommagement.
tion substantielle à la cohésion nord-sud de l'Europe. Par
exemple, un arrêté concernant les importations en prove-
nance d'Espagne est entré en vigueur le 1er juillet de cette Frau Simmen: Die hohe Verschuldung der Länder der Dritten
année. Les importations en provenance du Portugal n'en- Welt ist ein Problem, das nicht nur die Schuldner-, sondern in
traient pas en ligne de compte puisque ce pays est lié à nous wachsendem Mass auch die Gläubigerländer betrifft. Neben
depuis longtemps en sa qualité d'ancien cousin membre de dem moralischen Aspekt sind es der ökonomische und der
l'AELE. La question de savoir si d'autres mesures devraient ökologische, die hier ins Gewicht fallen: Der ökonomische,
être prises est examinée dans le cadre de cette négociation weil die Länder der Dritten Welt unsere potentiellen Kunden
globale qui a commencé cette année entre l'AELE et la Com- sind, und arme Kunden sind keine guten Kunden. Der ökologi-
munauté, suite à l'utile provocation du discours de M. Delors le sche deshalb, weil die Schuldnerländer zur Leistung des
17 janvier, suite à la conférence ministérielle AELE-Commu- Schuldendienstes gezwungen sind, ihre natürlichen Ressour-
nauté du 20 mars à Bruxelles, suite aux examens que les pays cen zu übernutzen, was weltweit negative Folgen zeitigen
de l'AELE ont conduits de leur côté depuis lors. Il s'agit de kann. Denken Sie zum Beispiel an den tropischen Regenwald.
réaménager les relations AELE-Communauté, du point de vue Die Ursachen der Schuldenkrise sind mannigfaltig und kom-
institutionnel et du point de vue juridique 'et pour l'heure on est plex. Ich beschränke mich in meinem Postulat bewusst auf
en plein travail au niveau de nos négociateurs à Genève et à eine davon, nämlich die Frage der Exporterlöse, in der Ueber-
Bruxelles. Il serait donc tout àfait prématuré que j'esquisse au- zeugung, dass auch komplexe Probleme nur so gelöst wer-
jourd'hui telle ou telle formule sur tel ou tel aspect de nos rela- den können, dass man an verschiedenen Punkten anfängt
tions et en particulier que je me risque à faire des pronostics und diese Einzelaktionen später miteinander verbindet. Damit
définitifs sur le Fonds occulte structurel de l'AELE. En revan- ein Land überhaupt Schuldendienst leisten kann, ist ein ent-
che, je peux dire à Mme Jaggi et à votre conseil que le Conseil sprechendes Einkommen nötig. Das Einkommen der Entwick-
fédéral continue de suivre attentivement cette question, qui est lungsländer hängt zu einem wesentlichen Teil von den Export-
incontestablement posée, et c'est dans le cadre de l'examen erlösen für Rohstoffe und landwirtschaftliche Erzeugnisse ab.
de ces nouvelles structures éventuelles de la négociation de Die Erlöse für diese Güter schwanken sehr stark und sind in
demain entre la Communauté et les pays de l'AELE que den vergangenen Jahren drastisch gefallen. Ein brüskes Ab-
pourra trouver place un instrument de cohésion. C'est à cela sinken kann ein Land in ernsthafte Schwierigkeiten und mit ei-
que nous travaillons. Il ne serait donc pas utile, ni médiatique- nem Schlag um die Früchte seiner Anstrengungen bringen,
ment ni fondamentalement, de présenter maintenant une pro- besonders wenn die Erlöse trotz steigender Produktion sin-
position unilatérale et claironnante de la Suisse. L'objet a été ken. Bereits in den dreissiger Jahren tauchte daher die Idee
déposé par nous sur la table de cette discussion globale, il y auf, gewisse Stabilisierungsmechanismen zu schaffen. Inter-
est compris tout naturellement parce que tout se tient dans nationale Rohstoffabkommen scheiterten bisher allerdings
cette discussion structurelle et c'est dans cet esprit que je weitgehend. Mehr Erfolg war der Kompensationsfinanzierung
crois pouvoir affirmer à Mme Jaggi que le Conseil fédéral est beschieden. Sie kann zwar Erlösausfälle nicht verhindern,
sur la même longueur de sensibilité que celle qui a animé son aber sie kompensiert wenigstens nachträglich die entstande-
interpellation. nen Ausfälle. Die Schweiz unterstützte immer aktiv die Bemü-
hungen der Unctad für ein globales System solcher Aus-
Le président: Je demande à l'interpellatrice si elle est satis- gleichszahlungen. Die EG ihrerseits hat ein eigenes System -
faite ou non de la réponse gouvernementale. genannt Stabex -, das den Lome-Mitgliedstaaten Entschädi-
gungen zahlt. Die Schweiz als Nicht-EG-Mitglied kann sich
Mme Jaggi: Oui, Monsieur le Président, je suis satisfaite de dort nicht beteiligen, und der Kreis der Empfängerländer wäre
cette réponse, qui marque un esprit de disponibilité et d'ouver- auch nicht unbedingt optimal für die Schweiz. Hingegen über-
ture vis-à-vis de la Communauté européenne avec laquelle nehmen wir weitgehend die Berechnungsgrundlagen von der
nous devons apprendre à vivre, surtout si nous n'en sommes EG.
pas membre. Die Schweiz hat heute ein eigenes Programm für Kompensati-
onszahlungen; die Mittel stammen aus dem dritten Rahmen-
kredit für wirtschafts- und handelspolitische Massnahmen. Für
die Jahre 1987 bis 1990 steht ein Betrag von maximal 40 Millio-
nen Franken zur Verfügung. Dieser beschränkte Betrag macht
es nötig, die Hilfe auf jene Handelspartner der Schweiz zu be-
#ST# 89.530 schränken, die zu den 42 ärmsten Ländern gehören. 1986 und
1987 kamen so sechs afrikanische Staaten in den Genuss von
Postulat Simmen Zahlungen im Werte von knapp 16 Millionen Franken. Diese
Verstärkung der Exporterlösentschädigung Kompensationszahlungen sind an keinerlei Kaufverpflichtung
für Entwicklungsländer gegenüber der Schweiz gebunden, hingegen müssen sie zur
Finanzierung von Diversifikationsprojekten und Strukturan-
Pour un meilleur dédommagement passungen verwendet werden. In vier der sechs Länder arbei-
des pertes à l'exportation des pays tet die Schweiz mit der Weltbanktochter Ida zusammen und
en développement spart damit personelle Mittel. Sie beteiligt sich so auch an der
internationalen Zusammenarbeit zur grundlegenden Verbes-
serung der wirtschaftlichen Lage der Entwicklungsländer.
1989 reichen die verbleibenden Mittel wahrscheinlich noch
knapp aus, doch bereits im nächsten Jahre wird das nicht
Wortlaut des Postulates vom 21. Juni 1989 mehr der Fall sein, da sich dann die sehr stark gefallenen Kaf-
Der Bundesrat wird eingeladen, eine namhafte Aufstockung feepreise auswirken werden. Wenn die Schweiz auch weiter-
der Entschädigung für Exporterlösausfälle von Entwicklungs- hin volle Ausfälle entschädigen will, ist eine Aufstockung des
ländern im Handelsverkehr mit der Schweiz zu prüfen. Länger- Kredites unumgänglich. Damit können wir nur gerade den Sta-
fristig soll nach Möglichkeiten gesucht werden, die Finanzie- tus quo halten. In Zukunft sollten aber auch Handelspartner
rung der Entschädigung auf die Konsumentinnen und Konsu- der Schweiz, die «nur arm» und nicht «sehr arm» sind, in den
menten zu überwälzen. Kreis der Empfängerländer einbezogen werden können; denn
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Jaggi Europäische Solidarität der Schweiz
Interpellation Jaggi Suisse et solidarité européenne
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1989
Année
Anno
Band IV
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Ständerat
Conseil Conseil des Etats
Consiglio Consiglio degli Stati
Sitzung 03
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 88.865
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 20.09.1989 - 08:00
Date
Data
Seite 450-452
Page
Pagina
Ref. No 20 017 952
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