Switzerland and the European Convention on the Legal Status of Migrant Workers
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis case concerns an interpellation regarding the legal status of migrant workers and the European Convention on the Legal Status of Migrant Workers. Switzerland has not signed this convention, which aims to guarantee a minimum legal standard for migrant workers from Council of Europe member states. The interpellation highlights that there has been little progress in harmonizing the legal status of migrant workers across Europe, and the convention's applicability is uncertain. The Swiss government acknowledges that a federal law on foreigners was developed concurrently with the convention, but the rejection of that law by Swiss voters in 1982 prevented Switzerland from signing. While the government is considering future reforms, the situation remains largely unchanged, and the possibility of signing the convention is contingent on further developments.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 2 Absatz, Art. 7 VD, Art. 24 Absatz, Art. 5 Absatz; Switzerland and the European Convention on the Legal Status of Migrant Workers: Switzerland has not signed this convention, which aims to guarantee a minimum legal standard for migrant workers from Council of Europe member states. The interpellation highlights that there has been little progress in harmonizing the legal status of migrant workers across Europe, and the convention's applicability is uncertain. The Swiss government acknowledges that a federal law on foreigners was developed concurrently with the convention, but the rejection of that law by Swiss voters in 1982 prevented Switzerland from signing. While the government is considering future reforms, the situation remains largely unchanged, and the possibility of signing the convention is contingent on further developments.
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KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
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KI-generiertVolltext
Interpellation Bundi 952 N 23 juin 1988
#ST# 88.373 (Espagne, France, Pays-Bas, Portugal, Suède et Turquie).
Cinq autres pays l'ont signée: Belgique (1978), Grèce (1977),
Interpellation Spielmann Italie (1983), Luxembourg (1977) et République fédérale
d'Allemagne (1977). Ils ne l'ont toutefois pas encore ratifiée.
Europäisches Abkommen über die Cette situation démontre qu'il n'y a presque aucun progrès
Rechtsstellung der Wanderarbeiter dans le sens d'une plus grande harmonisation du statut
Convention européenne relative au juridique des travailleurs migrants à l'échelon européen. A la
Statut juridique du travailleur migrant grande variété des problèmes traités par cette convention
s'ajoute l'incertitude sur sa portée juridique et notamment
sur la question très importante de savoir si elle est directe-
ment applicable.
Wortlaut der Interpellation vom 14. März 1988 La nouvelle loi fédérale sur les étrangers ayant été élaborée
Der Europarat hat am 24. November 1977 das Europäische parallèlement à cette convention du Conseil de l'Europe, les
Abkommen über die Rechtsstellung der Wanderarbeiter zur deux textes contenaient de nombreuses dispositions simi-
Unterzeichnung aufgelegt. Das Abkommen will für Auslän- laires. Le rejet par le peuple suisse, le 6 juin 1982, de la
derinnen und Ausländer aus Mitgliedsländern des Europara- nouvelle loi, a placé le Conseil fédéral dans l'impossibilité
tes einen rechtlichen Minimalstandard garantieren. Die d'envisager de signer la convention, cela pour des raisons
Schweiz hat dieses Abkommen bisher nicht unterzeichnet. aussi bien politiques que juridiques. Sur ces deux plans, la
Ich bitte deshalb den Bundesrat um Beantwortung folgen- situation n'a guère évolué depuis 1982.
der Fragen: Le Conseil fédéral étudie attentivement les projets de régle-
I.Ist der Bundesrat nicht auch der Ansicht, dass die mentations concernant les travailleurs migrants proposés
Schweiz mit ihrer relativ hohen Zahl ausländischer Arbeits- par la Commission des Communautés européennes, en
kräfte gegenüber diesen Menschen eine besondere Verant- application - notamment - du Livre blanc sur l'achèvement
wortung trägt? du marché intérieur. Parmi les développements envisagea-
2. Ist der Bundesrat nicht auch der Ansicht, dass eine Ver- bles dans ce contexte, figurent plusieurs domaines régle-
einheitlichung der Rechtsstellung der ausländischen mentés par cette convention. Le Conseil fédéral n'exclut
Arbeitskräfte auf europäischer Ebene, wie sie durch das donc pas, le moment venu, d'être en mesure de réexaminer
Abkommen angestrebt wird, sowohl für die betroffenen Per- la question de la signature de cette convention.
sonen als auch für die Gastländer von Vorteil ist?
3. Inwiefern entspricht die Rechtsstellung der Ausländerin- Abstimmung - Vote
nen und Ausländer in der Schweiz den Bestimmungen des
erwähnten Abkommens, inwiefern entspricht sie ihnen Für den Antrag auf Diskussion offensichtliche Mehrheit
nicht? Dagegen Minderheit
4. Ist der Bundesrat gewillt, das Abkommen zu unterzeich-
nen und dem Parlament zur Ratifizierung zu unterbreiten, Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes-
sobald die allenfalls erforderlichen Anpassungen in der rates nicht befriedigt.
schweizerischen Gesetzgebung erfolgt sind?
Texte de l'interpellation du 14 mars 1988
Le Conseil de l'Europe a ouvert à la signature le 24 novem- #ST# 88.338
bre 1977 la Convention européenne relative au statut juridi-
que du travailleur migrant. Cet instrument veut établir des Interpellation Bundi
garanties juridiques minimales en faveur des ressortissants
des Etats-membres du Conseil de l'Europe. La Suisse n'a Familienzulagen in der Landwirtschaft
pas signé cet accord. Allocations familiales dans l'agriculture
Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions sui-
vantes:
1. N'est-il pas d'avis que la Suisse, avec sa proportion élevée
de travailleurs étrangers porte une responsabilité particu-
lière à leur égard? Wortlaut der Interpellation vom 3. März 1988
2. Ne pense-t-il pas qu'une uniformisation à l'échelon euro- Der Bundesrat wird ersucht, darüber zu informieren, auf
péen du statut juridique des travailleurs étrangers, telle welche Weise ein sich aufdrängender Ausbau der Familien-
qu'elle est visée par cette convention, est dans l'intérêt des zulagen für landwirtschaftliche Arbeitnehmer und Kleinbau-
personnes touchées comme dans celui du pays d'accueil? ern erfolgen könnte. Im besonderen wird er gebeten, die
3. Dans quelle mesure le statut juridique des étrangers en folgenden Fragen zu beantworten:
Suisse satisfait-il ou non aux dispositions de cette conven- 1. Wie und in welchem Ausmasse lässt sich die Kinderzulage
tion? für die beiden erwähnten Kategorien unter Beibehaltung
4. Le gouvernement est-il disposé à signer l'accord et à le angemessener Einkommensgrenzen erhöhen?
soumettre au Parlement pour ratification dès que les éven- 2. Wie stellt sich der Bundesrat zur Einführung einer Haus-
tuelles modifications nécessaires de la législation suisse haltzulage für Kleinbauern im gleichen Rahmen wie für die
auront été apportées? landwirtschaftlichen Arbeitnehmer, und wie weit sind seine
in diesem Zusammenhang in Aussicht gestellten Studien
Mitunterzeichner- Cosignataire: Keine - Aucun gediehen?
3. Sieht der Bundesrat andere Möglichkeiten einer Verbes-
Schriftliche Begründung - Développement par écrit serung der Sozialzulagen für einkommensschwache Kate-
L'auteur renonce au développement et demande une gorien, eventuell in Zusammenhang mit der Frage eines
réponse écrite. Sozialausgleichs innerhalb der Landwirtschaft?
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates Texte de l'interpellation du 3 mars 1988
vom 18. Mai 1988 Le Conseil fédéral est invité à préciser de quelle manière
Rapport écrit du Conseil fédéral du 18 mai 1988 pourrait s'opérer l'amélioration indispensable des alloca-
Comme l'indique le quatrième rapport sur la Suisse et les tions familiales aux travailleurs agricoles et aux petits pay-
conventions du Conseil de l'Europe, du 24 février 1988, la sans. Le Conseil fédéral est prié de répondre en particulier
Convention européenne relative au statut juridique du tra- aux questions suivantes:
vailleur migrant n'a été ratifiée à ce jour que par six pays 1. Comment et dans quelle mesure est-il possible d'augmen-
23. Juni 1988 N 953 Interpellation Bundi
ter les allocations pour enfants versées aux deux catégories Der Grundbetrag der Einkommensgrenze liegt neu bei
mentionnées tout en maintenant des limites de revenu ap- 26 000 (bisher 25 000) Franken, der Kinderzuschlag bei 3600
propriées? (3500) Franken.
2. Que pense le Conseil fédéral de l'introduction d'une allo- Mit dieser Anpassung befinden sich die landwirtschaftlichen
cation de ménage aux petits paysans sur le même modèle Zulagen durchaus in vergleichbarer Höhe zu den kantona-
que celle qui existe pour les travailleurs agricoles et où en len Ansätzen; so werden im Berggebiet bei 3 Kindern bei-
sont les études envisagées à ce propos? spielsweise pro Monat 355 Franken ausgerichtet. Lediglich
3. Le Conseil fédéral voit-il d'autres possibilités d'améliorer in 9 Kantonen liegen die Zulagen höher, in drei von diesen
les allocations sociales pour les catégories à faible revenu, um gerade 5 Franken.
éventuellement en relation avec le problème de la compen- Kinderzulagen an Kleinbauern werden allein durch die
sation des charges sociales au sein de l'agriculture? öffentliche Hand (2/3 Bund, 1/3 Kantone) finanziert. Insbe-
sondere bei nichtlandwirtschaftlichen Arbeitgebern, welche
Mitunterzeichner - Cosignataires: Ammann, Bäumlin die kantonalen Zulagen an Arbeitnehmer über Beiträge
Richard, Bircher, Bühler, Dormann, Eggenberg-Thun, Fehr, finanzieren müssen, würde eine Anhebung der landwirt-
Hubacher, Jung, Keller, Lanz, Leuenberger-Solothurn, Morf, schaftlichen Zulagen über das in den Kantonen geltende
Nussbaumer, Ott, Pitteloud, Ruckstuhl, Ruffy, Schnider, Niveau hinaus auf entschiedenen Widerstand stossen (An-
Stamm, Uchtenhagen, Ulrich, Wanner, Wyss William, Züger passungsdruck).
(25) Kleingewerbetreibende sind in den meisten und Nichter-
werbstätige in allen Kantonen ausser dem Wallis von einem
Schriftliche Begründung - Développement par écrit Anspruch auf Kinderzulagen ausgeschlossen.
Diese Tatsache würde von den betroffenen Kreisen - selbst
Die Einkommenslage vieler Berg- und Kleinbauern ist in Anbetracht der besonderen Situation und Bedeutung der
gemäss den neuesten statistischen Erhebungen äusserst Landwirtschaft für unser Land - in zunehmendem Masse als
prekär und angespannt. Die zusätzlich in Aussicht gestellten stossend empfunden, wenn die allein durch Bund und Kan-
Betriebsbeiträge werden die Situation etwas mildern. Sie tone finanzierten Zulagen an Landwirte eine Grössenord-
reichen aber niemals zur Erreichung des Paritätslohnes aus. nung erreichten, welche um Etliches über dem Durchschnitt
Eine Möglichkeit zur gezielten Einkommensverbesserung der mittels Arbeitgeberbeiträgen finanzierten kantonalen
für landwirtschaftliche Arbeitnehmer und Kleinbauern stel- Zulagen läge. Die zu erwartende Opposition kann jedoch
len die Sozialzulagen dar. Eine Revision des Bundesgeset- nicht allein ausschlaggebend sein. Von Bedeutung ist viel-
zes über die Familienzulagen in der Landwirtschaft (FLG) mehr auch, dass die Familienzulagen im Gesamtzusammen-
drängt sich auf. Im Vordergrund dürfte dabei eine reale hang der Direktzahlungen an die Landwirtschaft gesehen
Erhöhung der Kinderzulagen stehen. In der Beantwortung werden müssen.
einer Motion Schnider-Luzern 1983 versprach der Bundes- 2. Die Familienzulagen sind eine Art Direktzahlung an die
rat ferner, den Problemkreis «Haushaltzulagen an Kleinbau- Landwirtschaft, deren Ausbau von verschiedener Seite
ern» durch eine Arbeitsgruppe prüfen zu lassen. Das dama- gefordert wird. Der ganze Fragenkomplex wird durch eine
lige Argument, die jährlichen Mehrkosten von etwa 54 Mil- vom EVD im Juli 1987 eingesetzte Expertenkommission
lionen Franken wären wegen der schlechten Finanzlage des bearbeitet. Von dieser werden zwei Arten von neuen Direkt-
Bundes und verschiedener Kantone nicht tragbar, entbehrt oder Ausgleichszahlungen geprüft, nämlich
heute der Stichhaltigkeit. Auch bei der Beantwortung einer -allgemeine produktionsunabhängige, jedoch mit
Motion Jung im Juni 1987 unterstrich der Bundesrat am bestimmten Auflagen verbundene Beiträge, abgestuft nach
Schluss die Bedeutung der Familienzulagen, denen minde- der Leistungsfähigkeit des Empfängers, und
stens die Funktion einer Direktzahlung zukomme. Diese -die Möglichkeiten von spezifischen Beiträgen für beson-
seien um so wichtiger, als vor allem kleine und bergbäuerli- dere, namentlich ökologisch erwünschte Leistungen (z. B.
che Betriebe aus den preispolitischen Massnahmen der für die umweltgerechte Pflege von artenreichen Wiesen und
Landwirtschaftspolitik nur in beschränktem Umfang Nutzen Weiden oder die Erhaltung von Erholungsflächen).
zu ziehen vermögen. Darum solle, zusammen mit der Frage In diesen Rahmen ist auch das Begehren betreffend Einfüh-
eines Ausbaues allgemeiner Direktzahlungen, auch der rung einer Haushaltungszulage an Kleinbauern zu stellen.
Bereich der Familienzulagen geprüft werden. Dies treffe Ein erstes Ergebnis der Kommissionsarbeit ist die Verord-
auch für die Forderung nach Haushaltzulagen zu. Der Bun- nung über Beiträge an Tierhalter, die der Bundesrat am
desrat möge deshalb zu den verschiedenen Lösungsmög- 14. März 1988 verabschiedet hat. Diese Tierhalterbeiträge -
lichkeiten dieses Problems Stellung nehmen. sie kommen 1988 erstmals zur Auszahlung - von grundsätz-
lich 2000 Franken je Betrieb sollen gemäss der gesetzlichen
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates Zielsetzung die Wettbewerbsfähigkeit der kleinen und mit-
vom 1. Juni 1988 telgrossen bäuerlichen Betriebe verbessern. Die weiterfüh-
Rapport écrit du Conseil fédéral du 1er juin 1988 renden Arbeiten der Kommission sind in vollem Gang; dar-
1. Der Gesetzgeber ging bisher ohne Zweifel bezüglich des über mehr zu sagen oder entsprechende Ergebnisse aufzu-
FLG immer wieder davon aus, dass die landwirtschaftlichen zeigen, ist heute verfrüht.
Zulagen in etwa den Zulagen nach kantonalen Gesetzen 3. Verschiedene Kantone (BE, FR, JU, NE, SH, SO, SG, TI,
entsprechen sollten: Gemäss Artikel 2 Absatz 4 und Artikel 7 VD, VS, ZH) haben in der einen oder anderen Form von der
Absatz 2 FLG passt der Bundesrat die Ansätze der Kinderzu- ihnen durch Artikel 24 Absatz 1 FLG eingeräumten Kompe-
lagen periodisch der wirtschaftlichen Entwicklung sowie der tenz Gebrauch gemacht, höhere und andere Zulagen für
Entwicklung der Ansätze nach den kantonalen Gesetzen den Bereich der Landwirtschaft einzuführen.
über Familienzulagen an. Bezüglich der Schaffung eines innerlandwirtschaftlichen
Eine gleiche Kompetenz kommt ihm nach Artikel 5 Absatz 2 Sozialausgleichs handelt es sich wohl um eine Aufgabe,
FLG betreffend der Einkommensgrenze zu: Der Bundesrat •welche auf kantonaler Ebene zu verwirklichen wäre. Es sei
passt diese in der Regel alle zwei Jahre der Entwicklung der diesbezüglich auf das Beispiel des Kantons Waadt verwie-
Einkommen in der Landwirtschaft und in der übrigen Wirt- sen (Sozialcharta für die Landwirtschaft).
schaft an. Bezüglich der Familienzulagen in der Landwirtschaft wird
Auf den 1. April 1988 hat der Bundesrat von diesen seinen der Bundesrat auch inskünftig dafür sorgen, dass diese ihrer
Kompetenzen erneut Gebrauch gemacht. Die Kinderzulagen Funktion als wichtige sozialpolitische Massnahme gerecht
erfuhren eine Heraufsetzung um 10 Franken pro Monat und werden.
betragen nun neu je 95 Franken für die ersten beiden Kinder
und 105 Franken ab dem dritten Kind im Talgebiet. Im Berg-
gebiet liegen diese Ansätze bei 115 respektive bei 125 Fran-
ken pro Kind.
Interpellation Longet 954 N 23 juin 1988
Abstimmung - Vote Mitunterzeichner - Cosignataires: Bär, Bäumlin Ursula,
Béguelin, Borei, Brélaz, Carobbio, Couchepin, Danuser,
Für den Antrag auf Diskussion offensichtliche Mehrheit Darbellay, Fankhauser, Fierz, Grendelmeier, Günter, Hafner
Dagegen Minderheit Rudolf, Hafner Ursula, Jeanprêtre, Leuenberger Moritz,
Maeder, Martin Jacques, Matthey, Mauch Ursula, Meizoz,
Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes- Morf, Nabholz, Pitteloud, Rebeaud, Ruffy, Segond, Uchten-
rates teilweise befriedigt. hagen, Zbinden Hans, Ziegler (31 )
Schriftliche Begründung - Développement par écrit
En décembre 1986, le DFJP a ouvert une consultation sur
deux projets de révision d'ordonnances relatives à l'adop-
tion. Ces projets prévoient essentiellement des exigences
plus strictes à l'égard des candidats à l'adoption, notam-
#ST# 88.372 ment si l'enfant est atteint d'un handicap, compte plus de
18 mois et/ou si la famille a déjà plus de trois enfants à sa
Interpellation Longet charge. Le motif de ce «durcissement» est, officiellement, la
Adoption ausländischer Kinder. lutte contre les abus, les filières. Toutefois, il est incontesta-
Verordnungen ble que les filières ne sont pas entretenues par ce type de
«demande», mais essentiellement par la mentalité déplora-
Adoption internationale. ble- que l'on retrouve aussi dans la fécondation artificielle -
Révision d'ordonnances de chercher à se procurer un enfant «sur mesure». Or, ce
dernier n'aura que rarement le profil d'un handicapé ou d'un
enfant sorti du premier âge.
Renforcer les exigences dans les cas d'enfants à problèmes,
c'est donc, en fait, faciliter l'adoption d'enfants qui ne sont
Wortlaut der Interpellation vom 10. März 1988 pas dans cette situation. En tout état de cause, il doit être
•1. Das EJPD hat am 23. Dezember 1986 eine Vernehmlas- absolument clair que l'adoption a pour but de trouver à des
sung über die Adoption ausländischer Kinder eröffnet, mit enfants existants et qui n'ont plus de parents des parents et
der es eine Verschärfung der Anforderungen in bezug auf non l'inverse. Une autre disposition qui a beaucoup choqué
das Alter des Kindes, seinen Gesundheitszustand und die est celle ne permettant en règle générale plus l'adoption
Anzahl Kinder der Eltern vorgeschlagen hat. d'enfants issus d'aires culturelles différentes, si la famille a
Kann der Bundesrat bestätigen, dass diese Verschärfungen déjà adopté des enfants de provenance étrangère. Il y a là
sowie die Bestimmung über die verschiedenen Kulturräume une mise en doute fondamentale de la réussite de l'intégra-
aufgegeben werden sollen? Welche neuen Kriterien sieht er tion dans la préservation de leur pleine personnalité des
aufgrund der bisherigen Erfahrungen vor, um zu gewährlei- enfants en provenance d'une «aire culturelle différente» de
sten, dass Eltern für Kinder und nicht Kinder für Eltern la nôtre. Pourquoi ce qui serait possible avec une aire
gesucht werden? culturelle ne le serait plus avec deux? Et, à mon sens, la
2. Ist der Bundesrat nicht auch der Ansicht, dass die herr- seule prévention de sentiments xénophobes, voire racistes,
schenden Missbräuche bekämpft werden sollten, indem na- qui pourraient apparaître à l'égard de ces futurs concitoyens
mentlich: est de mieux informer sur la réalité et la signification de
- Eltern dazu verpflichtet werden, ein Kind über eine aner- l'adoption internationale.
kannte Stelle zu adoptieren; Enfin, si l'examen des capacités d'accueil familiales se justi-
- sich diese Stelle zu vergewissern hat, dass das Kind nicht fie bien évidemment, il faut, là aussi, ne pas tomber dans
über einen Vermittlerring zur Adoption angeboten wird; une méfiance systématique ou dans un perfectionnisme
- zuerst versucht wird, für das Kind im Herkunftsland Adop- protecteur bien-pensant, mais finalement assez inopérant.
tiveltern zu finden; En effet, peut-on attendre que l'éducation d'enfants adoptifs
-dafür gesorgt wird, dass allen Kantonen zur Abklärung der se fasse sans conflits avec les frères et soeurs, le voisinage,
Gesuche genügend Mittel zur Verfügung stehen; les parents, alors que de tels conflits sont assumés comme
Ist der Bundesrat bereit, diese Vorschläge mit den interes- normaux, inévitables, voire salutaires dans toute vie de
sierten Kreisen zu prüfen? famille et tout processus éducatif?
Sauvegardons les intérêts des enfants à la recherche de
Interpellation du 10 mars 1988 parents en combattant les filières et leur motivation, la
1. S'agissant de la consultation ouverte en date du recherche de bébés sur mesure, mais pour le reste, ne
23 décembre 1986 par le DFJP sur le sujet mentionné en tombons pas dans des tentatives de surprotection au
titre, et les changements annoncés au terme de cette demeurant parfaitement illusoires. En réalité, on s'est
consultation, le Conseil fédéral peut-il confirmer que les aperçu que les projets de révision n'étaient guère fondés sur
exigences accrues qu'il était envisagé d'imposer (en raison l'expérience et l'analyse objective des situations existantes,
de l'âge de l'enfant, de son état de santé ou du nombre mais plutôt sur des idées que des experts s'en étaient faites.
d'enfants déjà à charge des parents), et la disposition rela- Les bases statistiques en particulier, permettant d'apprécier
tive aux aires culturelles différentes, vont effectivement être réussites, difficultés et échecs, sont absolument insuffi-
abandonnées? Quels critères nouveaux voit-il à la lumière santes. Dès lors, nous pensons que l'ouvrage doit être repris
des expériences faites, en vue de garantir le principe qu'il et repensé sur de nouvelles bases.
s'agit de trouver des parents à des enfants et non l'inverse? Des mesures comme celles-ci nous semblent, par exemple,
2. Ne pense-t-il pas que les abus existants nécessitent plutôt propres à améliorer la situation:
d'être combattus par des mesures comme celles-ci: - Le développement de l'effort d'information et de formation
- obligation pour les parents de passer par un intermédiaire des parents, également dans le sens que l'adoption interna-
reconnu; tionale ne peut que répondre à un problème individuel mais
- obligation pour ce dernier de s'assurer que l'enfant n'a pas ne saurait être une solution aux problèmes du tiers monde.
passé par une filière; - L'obligation pour les parents de passer par un intermé-
- priorité, dans la mesure du possible, au placement de diaire reconnu, et l'obligation pour ce dernier de s'assurer
l'enfant, dans le pays d'origine; que l'enfant n'a pas passé par une filière (cf. postulat Bauer
- assurance que tous les cantons aient bien à leur disposi- du 23.6.77).
tion des moyens suffisants d'investigation sur les demandes.
Le Conseil fédéral est-il prêt à examiner, de concert avec
tous les milieux intéressés, ces propositions?
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Bundi Familienzulagen in der Landwirtschaft
Interpellation Bundi Allocations familiales dans l'agriculture
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1988
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Sommersession
Session Session d'été
Sessione Sessione estiva
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 14
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 88.338
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 23.06.1988 - 08:00
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Seite 952-954
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Ref. No 20 016 485
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