Parliament Approves Kaiseraugst Nuclear Plant Abandonment Payout
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe parliament debated the abandonment of the Kaiseraugst nuclear power plant, which involved a federal payout of 350 million francs. Concerns were raised about the timing and necessity of this payment, with some arguing it should be contingent on stricter energy-saving measures being implemented first, while others stressed the need for a swift resolution to avoid escalating interest costs and to resolve decades of uncertainty. The debate also touched upon the legal basis for compensation, the financial prudence of covering private investment losses, and whether the plant could have legally obtained its construction permit given evolving safety and environmental regulations. Ultimately, the parliament voted to proceed with the abandonment agreement.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 108 Abs. 1 Bst. a OG, Art. 61 Abs. 2 Bst. a BGG; Parliament Approves Kaiseraugst Nuclear Plant Abandonment Payout: Concerns were raised about the timing and necessity of this payment, with some arguing it should be contingent on stricter energy-saving measures being implemented first, while others stressed the need for a swift resolution to avoid escalating interest costs and to resolve decades of uncertainty. The debate also touched upon the legal basis for compensation, the financial prudence of covering private investment losses, and whether the plant could have legally obtained its construction permit given evolving safety and environmental regulations. Ultimately, the parliament voted to proceed with the abandonment agreement.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertCited for the inadmissibility of the appeal.
Cited for the allocation of costs.
Volltext
Abandon de la centrale nucléaire de Kaiseraugst. Convention 288 7 mars 1989
Sinne der Vereinbarung von Lomé nur im Rahmen von Minderheit l
multilateralen Abkommen mit einigen Zucker produzieren- (Meizoz, Bodenmann, Hafner Ursula, Jaeger, Ledergerber,
den Entwicklungsländer getätigt werden, wie das auch Herr thür, Zbinden Hans)
Bundespräsident Delamuraz ausgeführt hat. Die Erfahrun- Aussetzen der Beratungen, bis die eidgenössischen Räte
gen mit dem heute in Kraft stehenden Rohstoffabkommen den Bundesbeschluss über eine sparsame und rationelle
sind zwar alles andere als erfreulich. Trotzdem kann der Energieverwendung bahandelt haben.
Weg zur Gesundung dieser weltweiten Ueberproduktion nur
über marktregulierende, internationale Abkommen führen. Minderheit II
Weder die EG noch die Schweiz sind heute Mitglied des (Thür, Bodenmann, Hafner Ursula, Jaeger, Ledergerber,
internationalen Zuckerübereinkommens. Es wäre deshalb Meizoz, Zbinden Hans)
höchste Zeit, dass unser Land diesen Schritt tut und in den (Eventualantrag, falls der Antrag der Minderheit l abgelehnt
Verhandlungen der Uruguay-Runde des Gatt ihren Einfluss wird)
ebenfalls geltend macht. Nichteintreten
Aus diesen Gründen bitte ich Sie im Namen der CVP-Frak-
tion, unser Postulat zu überweisen, in welchem wir den Minderheit III
Bundesrat bitten, den Beitritt nun ernsthaft zu prüfen und (Jaeger, Thür, Zbinden Hans)
dem Parlament darüber Bericht zu erstatten. Rückweisung an den Bundesrat
mit dem Auftrag, die Verhandlungen mit der KKW Kaiser-
Nussbaumer: Ich bitte Sie, das Postulat der CVP zu über- augst AG nochmals aufzunehmen mit dem Ziel, ein ange-
weisen, und zwar aus folgenden Gründen: Ich habe drei messeneres, für den Bund kostengünstigeres Verhand-
Volkswirtschaftsminister erlebt, die sich zu diesem Zucker- lungsergebnis zu erzielen.
problem seit 1980 geäussert haben. Herr Bundesrat Honeg-
ger meinte 1980, der Beitritt zum Zuckerabkommen werde Antrag Fetz
geprüft und sei wahrscheinlich. Etwa 1984 erklärte Bundes- Rückweisung an den Bundesrat
rat Purgier, das Problem sei in Prüfung, erleide aber Verzö- mit dem Auftrag, sich mit der KKW Kaiseraugst AG auf eine
gerungen. Und heute haben wir von Herrn Bundespräsident symbolische Entschädigung von Fr. 1.- zu einigen.
Delamuraz gehört, es ergäben sich technische Schwierig-
keiten bei der Durchführung. Er hat aber gleichzeitig auch Antrag Ledergerber
darauf hingewiesen, wie schwierig es sei, hier mit bilateralen Rückweisung an den Bundesrat
Verhandlungen voranzukommen, und wir bekämen darob mit dem Auftrag, die Nichtrealisierung und allfällige Ent-
Schwierigkeiten irn Gatt. Ich muss allerdings sagen, das Gatt schädigung von Kaiseraugst, Graben und Verbois als
kommt mir je länger, je mehr vor wie ein Würgengel zur Gesamtpaket vorzulegen und dabei insbesondere die Frage
Verhinderung karitativen Verhaltens und zur Verhinderung des Bedarfs neu zu beurteilen.
der Entwicklungshilfebestrebungen. Das Gatt will Export-
subventionen abschaffen. Beim Zucker sind sie gang und Proposition de la commission
gäbe. Das Gatt will aber keine bilateralen Verhandlungen, Majorité
sondern, dass man andere Lösungen ohne Exportsubven- Entrer en matière et adhérer à la décision du Conseil des
tionen finden könnte. Ich glaube, es ist wenigstens wichtig, Etats
dass der Bundesrat einmal die komplexe Frage des Weltzuk-
kerabkommens studiert und dem Parlament in absehbarer Minorité I
Zeit über diese Studien berichtet. (Meizoz, Bodenmann, Hafner Ursula, Jaeger, Ledergerber,
Thür, Zbinden Hans)
M. Delamuraz, président de la Confédération: Le Conseil Suspension des délibérations jusqu'au moment où l'arrêté
fédéral est prêt à accepter le postulat, non pas un postulat relatif à l'utilisation économe et rationnelle de l'énergie aura
qui prendrait le chemin du «tiroir», comme d'autres dans été traité par les Chambres.
l'histoire, mais réellement le chemin de la mise en oeuvre de
notre volonté, déjà annoncée par deux de mes illustres Minorité II
prédécesseurs, d'adhérer à cet accord sur le sucre. Nous (Thür, Bodenmann, Hafner Ursula, Jaeger, Ledergerber,
n'avons réellement jamais été si près du but et je pense que Meizoz, Zbinden Hans)
nous pourrons non seulement donner suite au postulat tel (Proposition subsidiaire, au cas où la proposition de la
que vous l'avez exprimé, mais donner à votre conseil de minorité I serait rejetée)
bonnes nouvelles dans cette direction. Ne pas entrer en matière
Ueberwiesen - Transmis Minorité III
(Jaeger, Thür, Zbinden Hans)
Renvoi au Conseil fédéral
#ST# 88.065 avec mandat de réengager des pourparlers avec la société
Kaiseraugst SA en vue d'obtenir une solution plus favorable
Nichtrealisierung à la Confédération.
des Kernkraftwerkes Kaiseraugst. Vereinbarung Proposition Fetz
Abandon de la centrale nucléaire de Renvoi au Conseil fédéral
Kaiseraugst. Convention en l'invitant à s'entendre avec Energie nucléaire de Kaiser-
augst SA sur une indemnité symbolique de 1 franc.
Botschaft und Beschlussentwurf vom 9. November 1988 (BBI III, 1253)
Message et projet d'arrêté du 9 novembre 1988 (FF III, 1197) Proposition Ledergerber
Beschluss des Ständerates vom 8. Dezember 1988 Renvoi au Conseil fédéral
Décision du Conseil des Etats du 8 décembre 1988 en l'invitant à soumettre au Parlement un projet global
d'abandon de Kaiseraugst, Graben et Verbois (compte tenu
d'une indemnisation éventuelle) et à reconsidérer en parti-
culier le problème du besoin.
Antrag der Kommission Le président: La procédure sera la suivante: Dans un pre-
Mehrheit mier temps, étant donné que la minorité I demande de
Eintreten und Zustimmung zum Beschluss des Ständerates surseoir aux délibérations, les débats vont se concentrer en
7. März 1989 N 289 Nichtrealisierung Kernkraftwerk Kaiseraugst. Vereinbarung
premier lieu sur la proposition de la minorité I Meizoz. Je Parlement sera toujours réceptif au message que le Conseil
compte sur votre clairvoyance et sur votre discipline pour fédéral lui adresse au sujet de notre avenir énergétique et
vous limiter au contenu de cette proposition de la minorité des conditions dans lesquelles celui-ci devrait: se déve-
Meizoz. lopper.
Au cas où cette proposition de la minorité I Meizoz serait Nous n'entendons pas'courir le risque de nous retrouver
acceptée, nous suspendrions aujourd'hui les débats sur ce dans quelques mois «Gros Jean comme devant», c'est-à-
sujet. dire avec un arrêté sur les économies d'énergie vidé de son
Si cette proposition est écartée, nous entrerons en matière contenu. En d'autres termes, nous nous refusons à signer
sur les propositions des minorités II, III et suivantes. aujourd'hui un chèque dont nous ne savons pas s'il sera
honoré demain.
M. Meizoz, porte-parole de la minorité I: Je m'exprime au C'est pourquoi, Mesdames et Messieurs, le sort du projet
nom de la minorité I de la commission qui vous invite à d'indemnisation de Kaiseraugst doit être impérativement lié
suspendre nos délibérations jusqu'au moment où l'arrêté à celui de l'arrêté relatif aux économies d'énergie. Ce der-
relatif à l'utilisation économe et rationnelle de l'énergie aura nier arrêté serait ainsi traité selon une procédure expéditive
été traité par les Chambres fédérales. - l'expression est du Conseil fédéral - à l'image de celle
Voici pourquoi: le Conseil fédéral nous demande aujour- appliquée dans le cas qui nous occupe présentement. Tel
d'hui de payer le prix politique de l'abandon du projet de est le sens de notre démarche.
construction d'une centrale nucléaire à Kaiseraugst. Il Vous me permettrez, avant de conclure, de faire encore une
devrait en coûter 350 millions de francs aux contribuables réflexion. Quoi que puisse dire le Conseil fédéral, la centrale
de notre pays. Le discours tenu par le Conseil fédéral à nucléaire de Kaiseraugst était vouée aux ténèbres dès sa
l'appui de sa proposition est intéressant à plus d'un titre. A conception: cela pour des raisons politiques; parce que le
son avis, «il n'est possible de renoncer à Kaiseraugst qu'à site choisi était inadéquat; parce que l'évolution intervenue
condition de promouvoir les économies d'énergie. Il y a lieu au cours de ces dernières années était prévisible bien avant
de développer la recherche dans le secteur des énergies que ne survienne la catastrophe de Tchernobyl. Ces choses-
nouvelles et de renforcer les efforts dans les domaines de là ont été dites et répétées à cette tribune depuis une
l'information de base et du perfectionnement. Il faut se hâter vingtaine d'années au moins. Le Conseil fédéral, séduit par
de mettre en route des mesures constitutionnelles aux plans le nucléaire, n'y a guère prêté attention. La majorité du
constitutionnel et législatif». Que voilà, Mesdames et Mes- Parlement, confinée et figée dans ses certitudes n'a pas fait
sieurs, de sages, éclairants et séduisants propos! Mais, ne mieux. D'où l'impasse actuelle dont on ne devrait sortir,
soyons pas dupes. Ce discours n'est qu'un discours. Sa selon le Conseil fédéral, qu'en payant 350 millions de francs
substance n'a pas encore pénétré le tissu de notre politique aux propriétaires du projet avorté. On aurait certes pu sou-
énergétique. Qu'on en juge: haiter faire un meilleur usage des fonds publics.
- le chemin est encore long, qui doit conduire à maturité le Cela étant, notre conviction est établie que la sagesse com-
projet d'arrêté du 21 décembre 1988, pour l'utilisation mande d'abord de jeter les bases d'une politique énergéti-
rationnelle et économe de l'énergie. Les propositions gou- que plus réaliste, à long terme moderne, et ensuite, de nous
vernementales suscitent déjà, à peine connues, des réserves déterminer sur le versement de l'indemnité à Kaiseraugst.
et des résistances dans divers milieux économiques, notam- Cette démarche que la minorité de la commission vous
ment chez les électriciens; recommande d'adopter ne compromet en aucune façon le
- l'article constitutionnel sur l'énergie est sorti affaibli des règlement honorable de ce dossier. Elle est logique. Elle se
discussions qui se sont déroulées au sein de la Commission veut efficace et cohérente. Elle vise surtout à transformer la
du Conseil des Etats; prise de position du Conseil fédéral en un fait concret,
- les investissements dans la recherche ne sont pas à la tangible de notre politique énergétique, donc à la rendre
hauteur de l'enjeu, aussi bien en ce qui concerne les crédible. Elle mérite votre apppui. Faute de quoi, les signa-
sommes dépensées que les priorités choisies. On continue à taires de la proposition de la minorité I ne sauraient se
privilégier le nucléaire. En 1987, les secteurs public et privé résoudre à entrer en matière sur cet objet.
n'ont engagé que 17 millions de francs, ou le 13 pour cent
du total, pour la recherche dans le secteur des énergies Schmidhalter: Ich äussere mich gegen den Antrag der Min-
renouvelables; derheit l: Aussetzen der Beratungen bei den eidgenössi-
- enfin, les structures actuelles de la formation ne permet- schen Räten, bis der Energiesparbeschluss behandelt wird.
tent pas de fournir suffisamment de chercheurs qualifiés et Ich möchte vorerst den beiden Bundesräten Adolf Ogi und
motivés. Otto Stich danken und gratulieren, dass es ihnen gelungen
On vient de le voir, les objectifs visés par le Conseil fédéral ist, in absolut kürzester Zeit eine faire und gute Lösung nach
sont encore loin d'être réalisés. Il y a donc de bonnes dem Grundsatz der Billigkeit mit der Kaiseraugst AG auszu-
raisons - des raisons suffisantes, dirai-je - pour que la handeln. Mit diesem Bundesbeschluss wird die Kaiser-
minorité de la commission, forte de la prise de position du augst AG durch den Bund in der Grössenordnung von
Conseil fédéral dans son message aux Chambres, fasse de 350 Millionen Franken entschädigt, wenn sie auf den Bau
l'adoption de mesures d'économies d'énergie la condition verzichtet und damit auch die vom Parlament erteilte Rah-
préalable au versement d'une indemnité à Kaiseraugst SA. menbewilligung gegenstandslos wird.
Cela n'est pas possible, nous dit-on, parce que le temps Das Kraftwerk kann nicht mehr realisiert werden. Sparen
presse, et que, selon le Conseil fédéral, «les deux parties allein genügt nicht. Sofern der Elektrizitätskonsum in der
contractantes ont tout intérêt à ce que le problème soit réglé Schweiz jährlich um 2 Prozent zunimmt, entsteht €iin Elektri-
dans les plus brefs délais et qu'une procédure expéditive zitätsmanko. Dieses kann zum Teil durch Sparen, aber auch
permettra d'éviter en particulier que des frais supplémen- durch rationelle Anwendung der Elektrizität behoben
taires ne s'accumulent». werden.
Je vous le demande, Mesdames et Messieurs, de quel intérêt Was soll nun der Gesetzgeber tun? Um dem Sparen zum
s'agit-il en l'occurrence? De celui des promoteurs de la Durchbruch zu verhelfen, braucht es die Mithilfe des Gesetz-
centrale ou de celui de la collectivité? L'un et l'autre, on en gebers. Persönlich und als Motionär befürworte ich einen
conviendra, ne se recouvrent pas nécessairement. Face à dringlichen, vorgezogenen Energienutzungsbeschluss. Ich
l'intérêt des propriétaires de la centrale mort-née, l'intérêt möchte diesen aber nicht mit der Auszahlung einer Entschä-
que nous avons tous à promouvoir très rapidement les digung an die Kernkraftwerk Kaiseraugst AG verkoppeln, da
économies d'énergie pèse d'un poids autrement plus lourd bei der Verschiebung und Aufschiebung dieses Geschäftes
et décisif dans la balance. jeden Tag ein volkswirtschaftlicher Schaden von 180000
Dans ce domaine aussi, le temps presse. Rien ne nous Franken entsteht, weil die Zinsen und Zinseszinsen von
garantit en effet, qu'après avoir donné son aval au paiement einer Ausgabe von 1,3 Milliarden Franken sich täglich mit
des 350 millions de francs dont il est question maintenant, le der vorgenannten Summe beziffern lassen. Der Bundesrat
Abandon de la centrale nucléaire de Kaiseraugst. Convention 290 N 7 mars 1989
hat nach Annahme der Postulate «Verzicht auf Kaiseraugst» schen Energiepolitik so weiter gewurstelt wird wie bisher,
und «Energiesparbeschluss» sofort reagiert und hat damit ohne Aussicht auf eine vernünftige Perspektive? Wenn man
das energiepolitische Handeln neu orientiert. Neben dem die Entwicklung der Diskussionen seit der gross angelegten
vorliegenden Beschluss liegen auch Botschaft und Antrag Energiedebatte vom letzten Herbst analysiert, muss man
zu einem Energiesparbeschluss beim Parlament. Der Bun- entäuscht feststellen, dass von einem energiepolitischen
desrat hat gleichzeitig den Antrag gestellt, dass dieser Spar- Aufbruch keine Rede mehr sein kann. Dem Energieartikel,
beschluss bereits in der Junisession 1989 dringlich in bei- der auf dem Tisch des Ständerates liegt, drohen die letzten
den Räten behandelt werden soll. Es ist also an uns, hier Zähne gezogen zu werden. Von einem vorgezogenen
vorwärts zu machen. Auf der anderen Seite wird der Stände- Energiesparbeschluss, dessen Verabschiedung Bundesrat
rat noch in dieser Session den Energieartikel behandeln. Ogi noch für dieses Jahr in Aussicht gestellt hatte, wird von
Sofern das Parlament will, kann man den Energieartikel der Mehrheit in diesem Rat nicht mehr geredet. Da wollen
noch diesen Herbst dem Schweizervolk zur Abstimmung gewisse Wirtschaftskreise noch Kasse machen, ohne Rück-
vorlegen. Die beiden Vorlagen, Energieartikel und Sparbe- sicht darauf, dass sie mit ihrer Politik ihrer eigenen Sachlo-
schluss, müssen aber taktisch aufeinander abgestimmt wer- gik den Rücken gekehrt haben. Diese Logik bestand ja bis
den, damit keine negative Beeinflussung gegenseitig heute darin, dass die Atomenergiebefürworter aufgrund des
entsteht. Meiner Ansicht nach sollten wir unbedingt den steigenden Stromverbrauchs behaupteten, Kaiseraugst
Energieartikel forcieren und gleichzeitig den Sparbeschluss müsse gebaut werden, wenn die Schweiz nach dem Oel-
im Parlament behandeln, .aber erst nach der Volksabstim- schock nicht in eine noch grössere Auslandabhängigkeit
mung über den Energieartikel verabschieden. Der Sparbe- geraten wolle. Nun, wenn Kaiseraugst wegfällt, gibt es nach
schluss könnte somit kurz nach der Annahme oder auch dieser Logik nur noch zwei Möglichkeiten: sparen oder
Ablehnung des Energieartikels, nach Ablauf des fakultativen eben den fehlenden Strom aus dem Ausland beziehen. Die
Referendums, in Kraft gesetzt werden. Dieser vorgezogene Atomlobby hat sich für die Auslandabhängigkeit entschie-
Sparbeschluss würde damit sofort wirksam, und wir könn- den und damit offengelegt, dass es ein reiner Propaganda-
ten in Ruhe, das durch den Energieartikel geforderte, defini- trick war, wenn sie bisher behauptete, ihre Politik ziele
tive Energiegesetz vorbereiten, welches nicht vor vier Jah- darauf hin, die Auslandabhängigkeit zu vermindern. Dies
ren zu erwarten ist. Eine Koppelung des Energiesparbe- wäre - allerdings mit anderen Mitteln - auch heute noch
schlusses mit dem Kaiseraugstentscheid ist nicht sinnvoll, möglich. So ist es also nichts anderes, als auch in der
da wir das Parlament nicht erpressen können, auf diesen ursprünglichen Logik dieser Kreise liegend, wenn wir heute
Sparbeschluss sofort einzutreten. Noch viel weniger wäre es fordern, dass dann über die Liquidation von Kaiseraugst
möglich, den Inhalt dieses Sparbeschlusses von der Kaiser- gesprochen wird, wenn eine kohärente und wirksame
augstentschädigung abhängig zu machen. Energiesparpolitik verabschiedet ist.
Ich bitte Sie daher, den Minderheitsantrag l abzulehnen. Ich bitte Sie deshalb, den Antrag Meizoz zu unterstützen.
Jaeger: Ich möchte Sie bitten, über den Ordnungsantrag Bonny, Berichterstatter: Wir setzen uns zuerst mit dem
abstimmen zu lassen. Es geht hier um einen Ordungsantrag. Ordnungsantrag von Herrn Meizoz auseinander, der ver-
Es hat doch keinen Sinn, wenn wir die Eintretensdebatte auf langt, dass die Beratungen ausgesetzt werden, bis die eidge-
diese Weise faktisch vorziehen. Es ist richtig, wenn wir über nössischen Räte den Bundesbeschluss über die rationelle
den Antrag abstimmen und ordnungsgemäss die Eintretens- Energienutzung, den sogenannten Energienutzungsbe-
debatte und die Debatte zu den anderen Minderheitsanträ- schluss, behandelt haben werden. Die Kommission hat sich
gen eröffnen. eingehend mit dem Antrag von Herrn Meizoz auseinander-
gesetzt und ihn schliesslich mit 11 zu 6 Stimmen abgelehnt.
Mme Aubry: Le groupe radical refuse la proposition 1 de la
Wir haben nun die Begründung von Herrn Meizoz gehört,
commission, c'est-à-dire la proposition Meizoz.
und trotzdem möchte ich Sie im Namen der Kommissions-
M. Meizoz voudrait que l'ori accepte l'arrêté fédéral sur les
mehrheit bitten, seinen Antrag abzulehnen. Ich glaube, wir
économies d'énergie avant de décider du sort de Kaise-
müssen uns bei der Beurteilung dieses Ordnungsantrages,
raugst SA. C'est un fait que dans le message du Conseil
der wegen seines Zusammenhanges mit der allgemeinen
fédéral, on parle déjà d'économies d'énergie, mais on ne
Energiepolitik natürlich eigentlich mehr ist als nur ein Ord-
peut lier un arrêté fédéral nous demandant d'indemniser
nungsantrag, bewusst sein, dass die heutigen Beratungen
Kaiseraugst SA à un autre arrêté fédéral sur les économies
über den Bundesbeschluss ihren Ausgangspunkt nahmen
d'énergie. La politique énergétique de la Confédération est'
mit der Annahme der beiden Motionen Stucky und Schö-
en discussion, voire en évolution rapide. De ces discussions,
nenberger, die als Postulate in den beiden Räten in der
qu'il s'agisse d'un arrêté sur les économies d'énergie, de
Herbstsession 1988 überwiesen worden waren. In diesen
l'article énergétique ou encore de la loi sur l'énergie, sortira
Vorstössen wird der Bundesrat beauftragt, mit der Kern-
une politique énergétique cohérente et adaptée à nos
kraftwerk Kaiseraugst AG über die Nichtrealisierung ihres
besoins, mais il faut lui en donner le temps. Actuellement, le
Kernkraftwerkprojektes eine Vereinbarung abzuschliessen
principal est de dédommager Kaiseraugst SA car chaque
und die Kernkraftwerk Kaiseraugst AG für die im Zusam-
jour qui passe fait courir des intérêts élevés pour cette
menhang mit dem Projekt aufgelaufenen Gesamtkosten
société qui a pris des risques afin d'assurer l'approvisionne-
angemessen zu entschädigen.
ment énergétique d'une partie du pays.
Diese Vorstösse waren damals umstritten und lösten eine
Le groupe radical vous demande de ne pas prendre en
heftige und umfassende Debatte in diesem Rate aus. Ich
considération la proposition Meizoz qui se borne à déplacer
glaube aber, wir sollten jetzt diese ganze Problematik, die
ou à différer un problème. Nous la refuserons.
damals ausdiskutiert wurde und mit klaren Entscheiden
Thür, Sprecher der Minderheit II: Der Antrag Meizoz verlangt endigte, nicht wieder aufrollen.
ein Aussetzen der Beratungen, bis die eidgenössischen Räte Wenn sich die Mehrheit - und das ist für den Ordnungsan-
den Bundesbeschluss über eine sparsame und rationelle trag von Herrn Meizoz von Bedeutung - seinerzeit für die
Engegieverwendung behandelt haben. Wir unterstützen die- Ueberweisung dieser beiden Motionen als Postulate
sen Antrag. Am 3. März 1988 sind die Motionäre Stucky und entschlossen hat, dann geschah dies in erster Linie aus zwei
Schönenberger sowie die Mitunterzeichner mit der Absicht Gründen:
an die Oeff enti ich keit getreten, die eidgenössische Energie- Erstens einmal wegen des Faktors Zeit. Zu Recht hat der
politik zu deblockieren und damit einen Beitrag zu leisten, Bundesrat in seiner Botschaft auf Seite 10 das Zeitmoment
einen politischen Konsens in der Energiepolitik wieder zu ganz klar unterstrichen: «Es besteht für beide Vertragspar-
ermöglichen. Worin soll nun dieser Konsens liegen? Etwa teien» - also Bund und Projektanten - «ein grosses Inter-
darin, dass ein technisch, wirtschaftlich und rechtlich esse an einer raschen, endgültigen Klärung der Lage. Ein
unmöglich gewordenes Projekt mit massiven Bundeszah- speditives Vorgehen verhindert insbesondere, dass über
lungen liquidiert wird und im übrigen in der eidgenössi- Gebühr weitere Kosten auflaufen.»
7. März 1989 N 291 Nichtrealisierung Kernkraftwerk Kaiseraugst. Vereinbarung
Er begründet mit dem Zeitargument auch den Verzicht auf non par la procédure, le contenu ou la forme de l'arrêté,
ein Vernehmlassungsverfahren. Die Leidensgeschichte des mais bien par ce dernier élément, le cadre politique.
Dossiers Kaiseraugst dauert nun über zwei Jahrzehnte, On ne peut oublier non plus que le Conseil fédéral, lui-
nämlich seit dem Oktober 1966. Sie erstreckt sich also über même, dans son message, précise qu'il n'est possible de
zweiundzwanzigeinhalb Jahre! Es schien der Kommissjons- renoncer à Kaiseraugst qu'à condition de promouvoir des
mehrheit, dass es höchste Zeit ist, wenigstens unter diese économies d'énergie et que cet abandon n'implique pas
Angelegenheit einen Schlusspunkt zu setzen. l'abandon de l'option nucléaire, mais que cette dernière-si
Der Antrag Meizoz bewirkt nun genau das Gegenteil. Durch l'on veut être crédible - ne se conçoit pas sans une sérieuse
die Verquickung mit dem Energienutzungsbeschluss politique d'économies.
kommt es zu einem neuen Aufschub, zu einer neuen Verzö- Chacun en est bien convaincu, la question de la politique
gerung. énergétique ne se résoud pas avec la liquidation de Kaise-
Sie haben vorhin von Herrn Schmidhalter als Motionär des raugst. Il y a beaucoup d'autres éléments qui la composent:
Energienutzungsbeschlusses gehört, dass vor dessen l'article constitutionnel, l'arrêté fédéral sur les économies
Behandlung zuerst noch die Abstimmung über den Energie- d'énergie, le maintien de l'option nucléaire, les initiatives
artikel abgewartet werden sollte. Wir wissen auch - das populaires pendantes.
nicht im Sinne einer Wertung, sondern einer reinen Feststel- Cependant, la majorité de la commission a estimé que le
lung -, dass der Energienutzungsbeschluss im Parlament moment n'était pas venu de mener un débat sur cette
sehr umstritten sein wird. Es ist daher besser, wenn wir politique énergétique. En définitive, nous avons une conven-
wenigstens einen einzigen Schritt vorankommen und die tion à accepter ou à refuser.
Zeit nutzen. Toutefois, le malaise qui règne, soulevé par une quantité de
Das zweite Kriterium, das zur Annahme der Motionen Stucky propositions de minorité - nous discutons actuellement
und Schönenberger in der Form von Postulaten geführt hat, celle de M. Meizoz - est bien présent et la recherche du
war das Bestreben - was auch aus der Botschaft des Bun- consensus entre les partis et les groupes politiques doit se
desrates hervorgeht -, dass endlich einmal wenigstens in poursuivre pour éviter que la liquidation de Kaiseraugst elle-
bezug auf Kaiseraugst eine klare Situation geschaffen wird: même ne reste un chapitre absolument insignifiant dans
in bezug auf die Nichtrealisierung, aber auch in bezug auf l'histoire de la politique énergétique de la Suisse.
die finanzielle Entschädigung. Tout en représentant ici la majorité de la commission qui
Hier muss ich als Jurist die Frage aufwerfen - ich möchte sie estime nécessaire de discuter aujourd'hui de cet arrêté
nicht beantworten, aber sie bleibt gestellt -, ob diese Ver- fédéral, je pense que l'on ne peut manquer de souligner
einbarung nicht doch unter der Rahmenbedingung einer l'importance des efforts indispensables pour sortir de l'im-
raschen Abwicklung zum Abschluss geführt wurde. Dies passe dans laquelle nous nous trouvons. La liquidation de
stünde nun in Frage. Wenn wir das Geschäft jetzt auf die Kaiseraugst est un petit pas seulement sur le chemin qui
lange Bank schieben, muss man sich fragen, ob das noch im reste à parcourir.
Sinne der Vereinbarung und im Sinne des versprochenen
Fair play zwischen beiden Seiten ist. Bundesrat Stich: An sich habe ich sehr viel Sympathie für
Ich weiss nicht, ob sich die andere Vertragspartei noch mit den Antrag von Herrn Meizoz, zumal der Bundesrat ja in der
dieser Verzögerung abfinden könnte und würde. Botschaft selber und bei seinen eigenen Ueberlegungen zu
Die Mehrheit der Kommission und der Bundesrat wollen den Motionen zum Verzicht auf Kaiseraugst klar festgehal-
eine Entflechtung, währenddem der Antrag von Herrn Mei- ten hat, dass Voraussetzung für den Verzicht auf Kaiser-
zoz eben zu einer neuen Verflechtung mit dem Energienut- augst Sparmassnahmen sind. Das war und ist die Bedin-
zungsbeschluss führt. gung.
Die Kommissionsmehrheit meint, dass es besser ist, wenn In der Zwischenzeit hat der Bundesrat Ihnen ja den Energie-
wir heute und nicht in unbestimmter Zeit in diesem Rat die artikel vorgelegt. Sie haben den Energienutzungsbeschluss
nötigen Entscheide fällen. .erhalten, und ich möchte nicht verfehlen, Sie daran zu
In diesem Sinne beantrage ich Ihnen namens der Kommis- erinnnern, dass wir Ihnen im Rahmen der Finanzordnung
sionsmehrheit Ablehnung des Antrages von Herrn Meizoz. auch eine Variante vorgelegt haben mit einer Energiebe-
steuerung, die ebenfalls wesentlich zum Sparen beitragen
könnte.
M. Caccia, rapporteur: Au nom de la majorité de la commis- Das heisst also, der Bundesrat hat Ihnen die nötigen
sion, je vous fais part des raisons qui ont amené cette Entscheidgrundlagen geliefert. Was Sie damit machen, ist
dernière à refuser la proposition Meizoz par 11 voix contre 6. wieder eine andere Frage. So gesehen wird auch mit dem
C'est principalement le facteur temps qui a été retenu, Entscheid Kaiseraugst die schweizerische Energiepolitik für
considérant que chaque retard apporté dans le règlement die Zukunft noch nicht definitiv festgelegt. Auf der anderen
de cette affaire va accroître les frais. D'un autre côté, il y a Seite sind wir hier mit der Kaiseraugst AG so verblieben: Wir
les problèmes de programmation des travaux de notre haben dem Konsortium Kaiseraugst gesagt, wir würden
conseil qui a traité en septembre l'article constitutionnel, qui diesen Vorschlag immerhin speditiv behandeln und ihn
traite actuellement de la liquidation de Kaiseraugst et qui rasch vorlegen. Wir haben es umgekehrt aber abgelehnt,
doit débattre - cela n'a pas encore été fait en commission - irgendwelche Sanktionen vorzusehen, einen bestimmten
l'arrêté qui vient de nous être soumis par le Conseil fédéral, Termin zum Zahlen vorzulegen und zu akzeptieren aus dem
ainsi que deux initiatives populaires qui sont encore pen- einfachen Grund, weil wir nicht wollten, dass das Parlament
dantes. Or, il est impossible de tout lier dans le traitement de in Zeitnot entscheiden muss. Aber von mir aus gesehen ist
ces questions, même si un traitement global donne une vue es auch wieder eine Frage der Fairness, wenn man jetzt
d'ensemble plus complète et plus satisfaisante. On est entscheidet, wenn man die Sache also nicht noch hinaus-
condamné à traiter séparément les différents éléments de la schiebt, denn mit einem Hinausschieben um einige Monate,
politique énergétique, au fur et à mesure que les proposi- um einige Sessionen, haben wir noch nichts entschieden,
tions sont prêtes à être soumises à notre conseil. denn es heisst ja auch noch nicht, dass Sie dann tatsächlich
Je vous rappelle toutefois que les membres de la commis- bereit sind, zu sparen. Das heisst es leider immer noch nicht.
sion se sont penchés sur différents éléments fondamentaux Deshalb wäre ich doch froh, wenn Sie hier den Antrag von
de ce débat: d'un côté, la procédure suivie par le Conseil Herrn Meizoz ablehnen, aber sich dann bei der Behandlung
fédéral et de l'autre, le contenu de la convention signée par der anderen Vorlagen daran erinnern würden, dass der
ce dernier avec la SA de Kaiseraugst. On s'est également Verzicht auf Kaiseraugst sinnvollerweise auch bedeutet,
occupé de la forme de l'arrêté qui nous est soumis. Toute- dass man in der Energiepolitik tatsächlich etwas tut, dass
fois, la discussion concernant le cadre politique dans lequel man tatsächlich versucht, die Energie sinnvoll einzusetzen
s'insère le débat d'aujourd'hui n'a pas manqué d'occuper la und sie nicht zu verschwenden.
commission et, finalement, le débat commence aujourd'hui Ich bitte Sie, den Antrag Meizoz abzulehnen.
Abandon de la centrale nucléaire de Kaiseraugst. Convention 292 7 mars 1989
Abstimmung - Vote Nach unserer Auffassung präsentieren sich die rechtlichen
Voraussetzungen wie folgt: Zwar wurde 1985 die Rahmen-
Für den Antrag der Minderheit l 42 Stimmen bewilligung für ein Atomkraftwerk Kaiseraugst von den eid-
Für den Antrag der Mehrheit 97 Stimmen genössischen Räten genehmigt. Doch steht die nukleare
Baubewilligung nach wie vor aus, die aus diversen Gründen
Le président: Nous allons procéder de la manière suivante. aller Voraussicht nach gar nicht hätte erteilt werden können.
Nous donnerons successivement la parole aux représen- Hinzuweisen ist zunächst auf die Problematik der Katastro-
tants des minorités II et III, puis à Mme Fetz pour motiver sa phenplanung, des Alarmkonzeptes und der Erdbebensicher-
proposition, et enfin à M. Ledergerber. Ensuite, les rappor- heit. Schon 1981 kam die Eidgenössische Kommission für
teurs de la commission s'exprimeront. die Sicherheit von Atomanlagen, KSA, zum Schluss, dass
von der Bevölkerungsverteilung her Kaiseraugst «das
Thür, Sprecher der Minderheit II: Ich begründe den Minder- ungünstigste Bild, im Vergleich zu anderen schweizerischen
heitsantrag II und spreche gleichzeitig im Namen der Frak- Standorten» zeige. Wörtlich heisst es in der Botschaft über
tion, verzichte also nachfolgend auf eine Fraktionserklä- die Genehmigung des Bundesratsbeschlusses zur Erteilung
rung. der Rahmenbewilligung, für die KKW Kaiseraugst AG vom
Die Urheber der Kaiseraugstmotiön reichten ihren Vorstoss 21. Dezember 1981: «Die Bevölkerungsdichte, der starke
ein mit der Begründung, es gehe darum, die Kernenergiepo- Industrialisierungsgrad und die hohe Dotierung mit Infra-
litik zu deblockieren. Das Scheitern des Projektes wurde strukturanlagen in der Umgebung des Standortes Kaiser-
kurzerhand den AKW-Gegnern in die Schuhe geschoben, augst lassen die Frage der Durchführbarkeit der notwendi-
welche das Vorhaben unter Mitwirkung des Parlamentes gen Schutzmassnahmen innerhalb der erforderlichen Zeit
«zu Tode verzögert» hätten. Mit dieser Argumentation nicht ohne weiteres beurteilen.» Und: «Nach Ansicht der
machten die hinter dem AKW Kaiseraugst stehenden Wirt- KSA müssen deshalb die erwähnten Fragen noch vor der
schaftskreise einen raffinierten Schachzug. Sie lenkten von Erteilung einer Baubewilligung abschliessend geprüft
den wahren Ursachen ab, die zum Scheitern dieses Projek- werden.»
tes geführt hatten, und schufen gleichzeitig die argumen- Noch vor «Tschernobyl» setzte die KSA also ein grosses
tative Grundlage für eine Entschädigungsforderung. Der Fragezeichen, ob geeignete Schutzmassnahmen überhaupt
Frage, ob das Projekt aufgrund der rechtlichen Gegebenhei- realisiert werden können. Auf jeden Fall kann diesem deutli-
ten überhaupt hätte realisiert werden können, gingen sie chen Vorbehalt der KSA ohne weiteres entnommen werden,
damit elegant aus dem Weg. dass eine nukleare Baubewilligung nicht erteilt werden
Und genau hier, scheint mir, liegt der springende Punkt, könnte, wenn diese Voraussetzungen nicht gegeben wären.
welcher mich namens der grünen Fraktion zu diesem Nicht- Die KKW Kaiseraugst AG setzte also dieses Projekt fort mit
eintretensantrag bewogen hat. Wir sind tatsächlich der Auf- dem klaren Risiko, dass dieser Nachweis dereinst nicht
fassung, dass - ungeachtet des politischen Widerstandes - gelingen könnte, was eine Verweigerung der nuklearen Bau-
das Projekt aufgrund der heutigen Rechtslage gar nicht bewilligung ohne Entschädigung zur Folge gehabt hätte.
hätte realisiert werden können. Es ist bemerkenswert, dass Nach «Tschernobyl» war natürlich klar, dass ein solcher
dieser doch zentralen Frage in der Botschaft keine Silbe Nachweis im Ballungsgebiet von Basel nicht mehr zu leisten
gewidmet worden ist. Man lässt sich auf eine Diskussion ein, war. Und nur das hat bei den Promotoren dieses Projektes
bevor man die rechtlichen Voraussetzungen für eine allfäl- zur Einsicht geführt, dass nur noch ein sofortiger Rückzug
lige Entschädigung genügend abgeklärt hat, und dies aus dem bereits entstandenen Schlamassel die Chance
immerhin bei einem Betrag von 350 Millionen Franken. Die einer Entschädigungszahlung durch den Bund wahrt. Auf-
bundesrätliche Botschaft macht es sich diesbezüglich so grund der Erfahrungen aus der Reaktorkatastrophe von
einfach wie die Motionäre; indem nun auch seitens des Tschernobyl müssen nämlich die bereits vorher umstritte-
Bundesrates eine simple Schuldzuweisung an die Adresse nen Alarmzonen von jetzt 20 Kilometern erheblich erweitert
der bedrohten Bevölkerung vorgenommen wird, bietet er werden. In der Ukraine müsste die gesamte Bevölkerung im
Hand dazu, das Debakel der behördlich abgesegneten, eid- Umkreis von 30 Kilometern um den Reaktor evakuiert wer-
genössischen Atomenergiepolitik zu verschleiern. den. Auf Kaiseraugst übertragen fallen die Städte Basel,
Das Debakel dieser offiziellen Politik besteht nicht darin, Liestal, Ölten, Aarau, Delsberg usw. in diesen Radius. Abge-
dass die Bevölkerung Widerstand leistet, nein, das Debakel sehen von den immensen Kosten wäre ein Bevölkerungs-
ist darin zu sehen, dass die politische Mehrheit in diesem schutz in einem derart grossen Gebiet praktisch unmöglich.
Lande während mehr als fünfzehn Jahren ein Projekt durch- Zusätzlich müsste für die Baubewilligung ausreichende Erd-
drücken wollte, das zum vorneherein an diesem Standort, bebensicherheit nachgewiesen werden, ein ausdrücklicher
einer dichtbesiedelten Region, nie hätte gebaut werden dür- Vorbehalt der erteilten Rahmenbewilligung für Kaiseraugst.
fen. Es brauchte «Tschernobyl», bis den letzten die Augen Hinzu kommt der Entsorgungsnachweis: Gemäss Gutach-
aufgingen. ten des Bundes ist der Entsorgungsnachweis für radioaktive
Immerhin räumt nun heute sogar der Bundesrat ein, dass Abfälle nicht erbracht. Bundesrat Stich selber hat in der
der Widerstand der Bevölkerung auch wieder nicht so unbe- Kommission eingeräumt, dass der Entsorgungsnachweis
gründet war, wenn er in der Botschaft ausführt, dass der nicht vor zehn Jahren erbracht werden kann. Solange hätte,
«Standort heute als nicht mehr optimal bezeichnet werden allein aus diesem Grund, eine nukleare Baubewilligung
muss (dicht besiedelte Agglomerationen in unmittelbarer nicht erteilt werden dürfen.
Nähe; mehrere Kernkraftwerke in derselben Region)». Das Sie können nun die Frage selber beantworten, ob die KKW
steht in der Botschaft auf Seite 5. Kaiseraugst AG aufgrund dieser unsicheren Ausgangslage
In der Botschaft hätte ich mir neben politischen Argumenten das Projekt nicht so oder so hätte aufgeben müssen, weil sie
auch noch juristische gewünscht, wenn es schon um eine aus wirtschaftlichen Gründen gar nicht mehr so lange hätte
derart hohe Summe geht. Ich habe dies auch in der Kommis- warten können. Erst recht nicht, wenn man berücksichtigt,
sion verlangt, bin dort aber leider auf taube Ohren gestos- dass es alles andere als sicher ist, ob in fünfzehn oder
sen; Bundesrat Stich wendete ein, dass er keinen Sinn darin zwanzig Jahren, wenn dieser Nachweis vielleicht doch noch
sehe, heute noch abzuklären, ob die KKW Kaiseraugst AG erbracht werden kann, dieses Projekt überhaupt noch sinn-
die nukleare Baubewilligung überhaupt erhalten hätte. Da voll ist. Es gibt noch weitere Punkte, die es mehr als fraglich
verstehe ich Bundesrat Stich wirklich nicht. Von der Beant- erscheinen lassen, ob mit einer Baubewilligung überhaupt
wortung dieser Frage hätte doch abgehangen, ob der Bund hätte gerechnet werden können. Ich erwähne den veränder-
überhaupt entschädigungspflichtig ist, was doch unseren ten Bedarfsnachweis nach den Energieszenarien, die neuen
Finanzminister interessieren müsste. Auf jeden Fall ist es Erkenntnisse aus der Strahlenforschung, die Probleme im
angesichts der Höhe dieser Ausgabe gewiss nicht sehr viel Zusammenhang mit der Flusswasserkühlung.
verlangt, wenn wir eine saubere, rechtliche Abklärung der Diese sachlichen und rechtlichen Schwierigkeiten führten
Entschädigungspflicht verlangen. offensichtlich bei den Geldgebern der KKW Kaiseraugst AG
7. März 1989 N 293 Nichtrealisierung Kernkraftwerk Kaiseraugst. Vereinbarung
zur Einsicht, dass das Unternehmerrisiko doch nicht mehr zur Kasse gebeten? Auch da, glaube ich, sollte rückhaltlos
tragbar und ein Rückzug dringend geboten sei, wenn man Aufschluss gegeben werden, bevor wir einen Entscheid
nicht noch mehr Geld verlieren wolle. Die Frage war nur fällen. Selbst wenn diese Frage - was ich bezweifle - gün-
noch: Wie stellt man es an, dass der Bund möglichst viel des stig beantwortet werden könnte, stellt sich die letzte Frage,
Verlustes übernimmt, nach dem Motto «Sozialisierung der die Frage nach dem Rechtsanspruch auf eine solche
Verluste und Privatisierung der Gewinne»? Der Bundesrat Entschädigung.
macht es sich meines Erachtens zu einfach, wenn er auf I.Zur Kostenfrage: Wir haben in einem Zusatzgutachten
diesen Kuhhandel einsteigt. zum Bericht des Bundesrates zur Aufteilung und zur Beziffe-
Ich erlaube mir noch eine kurze Bemerkung als Vertreter rung der verschiedenen Kostenkomponenten einige ergän-
des am meisten betroffenen Kantons Aargau. Ich habe mich zende, präzisierende Erläuterungen erhalten.
natürlich mit der Tatsache auseinandersetzen müssen, dass In diesem Zusatzgutachten wurden die Zahlen von damals
dieser Kanton über seine Beteiligungen rund 70 Millionen nicht in Frage gestellt, sondern näher erläutert, und zwar
Franken an diesen Verlust beitragen muss. Das schmerzt nicht zuletzt aufgrund der Wünsche von Kommissionsmit-
natürlich, das kann man sagen, und ein gewisses Verständ- gliedern. Ich danke hier in aller Offenheit dem Kommissions-
nis für die Aargauer Regierung, die diesen Entschädigungs- präsidenten und auch dem Bundesrat, dass sie sich die
kuchen für sich selber noch möglichst gross machen will, ist Mühe genommen haben, präzisierende Angaben zu ma-
durchaus gegeben. Nur muss man bei dieser Gelegenheit chen.
klar und deutlich zum Ausdruck bringen, dass die Vertreter Wenn wir feststellen, dass ab I.Januar 1988 bis zum
dieses Kantons mit derartigen Forderungen lediglich von 30. September 1988 wieder 73 Millionen Franken aufgelau-
ihrer eigenen Verantwortung an diesem Debakel ablenken fen sind, davon 27,4 Millionen Franken für Projektkosten,
wollen. Der Regierungsrat des Kantons Aargau und mit ihm müssen wir uns doch fragen, wie denn diese Kosten in
die bürgerliche Mehrheit versuchten sich an Kaiseraugst als dieser Zeit zustande kommen konnten.
Unternehmer und scheiterten, weil sie die tatsächlichen Wir haben Mühe mit diesen Zahlen. Es geht auch um die
Gegebenheiten allzu optimistisch beurteilt hatten. Dabei Frage: Sind noch artfremde Aufwendungen mit ihnen ver-
hätten sie die Zeichen an der Wand schon seit Jahren bunden? Ich will das nicht zur Debatte stellen. Ich vertraue
erkennen und die Einsicht gewinnen können, dass dieses darauf, dass hier tatsächlich nur die aufgelaufenen Kosten
Projekt auch aus finanziellen Gründen für den Kanton ein zu zur Diskussion gestellt werden. Trotzdem müssen wir an
grosses Risiko darstellt. Sie hätten sich beispielsweise diese Zahlen glauben, und ich bin der Ueberzeugung, dass
schon im November 1975, anlässlich der zweiten wir auch in der Kommission überfordert waren, als wir die
Gesprächsrunde der AKW-Gegner, bei Herrn Bundesrat Zahlen prüfen wollten. Aber nicht nur wir waren überfordert,
Brugger erkundigen können. Er hätte ihnen nämlich gesagt: sondern auch der Bundesrat ist bei der genauen Verifizie-
«Wäre die Kaiseraugst AG meine Firma, so würde ich in der rung der Zahlen überfordert gewesen.
gegebenen Situation nicht investieren.» Ein Jahr später Aehnlich liegt das Problem dort, wo es um die Frage der
hätte sie Bundesrat Ritschard, damaliger Energieminister, reaktivierbaren Aufwendungen geht: Grundstücke, Kern-
auf dieses Risiko aufmerksam gemacht. Ich zitiere: «Ein brennstoffe. Auch diese Zahlen müssen wir einfach glauben,
finanzielles Risiko bei der Projektierung von industriellen sie sind praktisch kaum bis ins Detail auf ihren Wahrheitsge-
Anlagen, also auch von Elektrizitätswerken, ist kaum auszu- halt überprüfbar - trotz Zusatzgutachten. Wir kommen uns
schliessen, unabhängig von der Art der Stromerzeugung. vor, als befänden wir uns ohne Kompass im Nebel. Die
Der Zeitraum zwischen dem Projektbeginn und der Inbe- Kostenzusammenstellung wird morgen durch den
triebnahme ist beträchtlich.» Sie hätten auch die Vertreter Beschluss der bundesrätlichen Anträge faktisch zur Wahr-
der Alusuisse fragen können, weshalb sie sich bereits heit erhoben. Ich muss schon sagen: Hier haben wir ein
anfangs 1980 aus diesem Abenteuer zurückgezogen haben. ungutes Gefühl, obwohl wir- ich gebe das ganz offen zu -
Auch im Aargau selber fehlte es nicht an Stimmen, welche keine Gegenpositionen aufstellen können.
die Regierung und die bürgerliche Mehrheit wiederholt auf- 2. Zur zweiten Frage: Was ist von den beteiligten Gesell-
forderten, sich aus diesem Abenteuer zurückzuziehen. Wir schaften bereits an Rückstellungen vorgenommen, was ist
gehörten ebenfalls dazu, wurden aber jedesmal abge- von diesen Aufwendungen bereits abgeschrieben worden?
schmettert, wenn wir derartige Begehren stellten. Mit anderen Worten: Was ist eigentlich bereits vom Strom-
Nun, die Mehrheit im Aargau wollte es anders, und nun konsumenten vorweg finanziert worden? Da stellen wir
jammert man, weil die ehemalige Minderheit plötzlich recht einige interessante Dinge fest: Beispielsweise sollen die
bekommen hat. Ich meine, wenn sich die öffentliche Hand - Gesellschaften NOK und BKW - als Teilhaber der Kaiser-
der Kanton Aargau - als Unternehmer profilieren will, muss augst AG - bereits ihr ganzes Engagement abgeschrieben
sie auch allfällige Risiken zu tragen bereit sein und nicht in haben. Elektrowatt soll ebenfalls durch Rückstellungen und
der gesamten Schweiz in ein Klagelied verfallen. Wertberichtigungen gut vorgesorgt haben. Man hat- auch
Ich bitte Sie deshalb, aus all diesen Gründen, den Nichtein- in den Medien - folgende Zahlen gehört: Insgesamt sollen
tretensantrag zu unterstützen. für den Fall des Verzichts bereits 1,2 Milliarden Franken
über Rückstellungen vorfinanziert worden sein. Das ist nicht
Jaeger, Sprecher der Minderheit III: Vor ungefähr einem zu kritisieren. Wenn dem so ist, ist das doch so etwas wie
Jahr, als die berühmte Kaiseraugst-Motion behandelt wurde, eine unternehmerische Nachholübung. Man hat gemerkt,
war es doch relativ populär, über die Beerdigung von Kaiser- dass das Kernkraftwerk Kaiseraugst nicht realisiert werden
augst zu sprechen. Nun hat aber diese Medaille auch eine kann, und dann damit begonnen - so wie es jeder Unterneh-
Kehrseite: Die Rechnung sollte beglichen werden, und zwar mer machen muss -, für diesen Fall vorzusehen. Ist es in
nicht nur in finanzieller Hinsicht. Diese Rechnung ist offen- diesem Fall noch gerechtfertigt, 350 Millionen Franken auf
sichtlich auch eine politische Rechnung. Wir haben in unse- Kosten des Steuerzahlers zur Nachfinanzierung nachzu-
rer Fraktion über diese Problematik diskutiert und festge- schieben?
stellt- das hat sich auch in den Kommissionsverhahdlungen Seien wir doch ehrlich: Hier geht es um ein Verhandlungser-
gezeigt-, dass es im Grundsatz noch um drei Fragen geht, gebnis. Der Bundesrat und die Kaiseraugst AG haben über
die geprüft werden müssen. Die erste Frage lautet: Stimmen einen Vermittler verhandelt. Was letztlich herausgekommen
die Angaben der Gesellschaft Kaiseraugst AG betreffend der ist, ist doch ein politischer Preis. Es ist der politische Preis
aufgelaufenen Kosten? Wenn dem nicht so wäre, müsste dafür, dass wir hier - der Bundesrat, aber auch das Parla-
über die Klärung und die Ueberprüfung dieser Kostensitua- ment - jahrelang einen Entscheid vor uns hergeschoben
tion nochmals beraten werden. Wenn dem so ist, ist das haben, den wir in diese oder jene Richtung schon längst
Problem auch noch nicht gelöst, und wir kommen dann zur hätten fällen müssen. Es ist der politische Preis dafür, dass
zweiten Frage. Sie lautet: Wie steht es mit dem Vorwurf, der wir - sozusagen in der Gewissheit, dass dieses Werk doch
Stromkonsument habe den Schaden bereits einmal bezahlt nie gebaut werden kann - eine Rahmenbewilligung erteilt
und werde jetzt sozusagen als Steuerzahler ein zweites Mal haben. Damit übernehmen wir eine ganz grosse Verantwor-
Abandon de la centrale nucléaire de Kaiseraugst. Convention 294 N 7 mars 1989
tung. Wir übernehmen hier nicht nur eine politische, son- Preis wurde auch als Disziplinierungsmittel gegenüber der
dern auch eine finanzpolitische Verantwortung. Das ist es, Bevölkerung, als Nadelöhr der schweizerischen Atompolitik
was uns grosse Sorgen macht; denn der Betrag von 350 Mil- gesehen, was es auch wurde. Es ist darum vor allem mit
lionen Franken ist eine ökonomisch willkürliche Zahl. Oskar ideologischem Druck aufrechterhalten worden.
Reck hatte in seinem Kommentar vor einem Jahr sicher Spätestens nach «Tschernobyl» war auch dem härtesten
recht: Jede Summe, die wir hier bezahlten, wäre stets ein AKW-Lobbyisten klar, dass Kaiseraugst oder auch ein ande-
Akt politischer Willkür. Wir helfen damit Verluste eines res AKW in der Schweiz nicht mehr möglich ist. Die 1985 in
Unternehmens decken, das jahrelang losgelöst von jegli- diesem Saal erteilte Rahmenbewilligung erscheint im Rück-
chen Marktüberlegungen gewirtschaftet hat, Verluste einer blick vor allem als ein der Kaiseraugst AG vorsätzlich gelie-
Unternehmensleitung, die - sagen wir es ganz offen - Risi- fertes Fundament zur Stellung von finanziellen Forderun-
ken falsch oder gar nicht eingeschätzt hat. Risiken können gen. Politisch war das Projekt jedoch bereits damals längst
einmal falsch eingeschätzt werden. Niemand ist davor nicht mehr zu realisieren; wer es hören wollte, konnte das in
gefeit. Aber wenn man Risiken überhaupt nicht einzuschät- den Wandelhallen auch vernehmen.
zen versucht, sondern einfach davon ausgeht: Man hat Für diese These spricht auch, wie schnell und reibungslos
sicher die Rahmenbewilligung, und wenn man diese hat, hat diese 350 Millionen Franken vom Bundesrat ausgehandelt
man auch die nukleare Bau- und Betriebsbewilligung, worden sind. Daraus und vor allem auch aus dem Tempo
scheint mir das doch eine etwas unbedarfte Unterneh- ergeben sich für mich einige interessante Ueberlegungen:
mungspolitik zu sein. Jedes Privatunternehmen wäre damit 1. Die Fehlinvestitionen sind - das ist sehr zu vermuten -
in eine schwierige Situation geraten. Es hätte sehr viele längst abgeschrieben und durch geäufnete Reserven kom-
Unternehmen gegeben, die in einer solchen Situation dem pensiert, die wir als Stromzahler und Stromzahlerinnen
Konkurs nahe oder sogar in den Konkurs gekommen wären. bereits berappt haben. Anders kann ich mir die sehr
Es ist ganz klar: Wäre dieses Werk ans Netz gegangen, wäre schnelle Zustimmung der Elektrowirtschaft zu diesem will-
es realisiert worden, hätten wir es ganz sicher mit einem kürlichen Betrag von 350 Millionen Franken nicht ganz er-
Verlustgeschäft zu tun bekommen; denn es ist doch ganz klären.
offensichtlich so, dass die produzierte Kilowattstunde in 2. Ein Entscheid musste sofort gefällt werden, damit die
Kaiseraugst viel mehr kostet als jede Kilowattstunde in Banken und die Elektrowirtschaft wenigstens noch zu
einem anderen Werk, gar nicht zu sprechen von den Kilo- einem Teil ihres Geldes kommen. Wenn sie schon nicht die
wattstunden in den Wasserkraftwerken. Die Projekte waren ominösen 1,3 Milliarden Franken erhalten, dann wenigstens
veraltet, und man muss sehen, dass wir mit diesen Kosten/ die kleineren 350 Millionen Franken, die man ganz gut für
Ertragsverhältnissen bei Kaiseraugst ganz sicher in die Ver- den Abstimmungskampf gegen die Moratoriums- und Aus-
lustzone geraten wären, denn die Konkurrenzfähigkeit bei- stiegsinitiative verwenden kann - sicher nicht ganz direkt,
spielsweise des Exportstroms wäre gegenüber den französi- aber indirekt werden wir zu gegebener Zeit die entsprechen-
schen Konkurrenzangeboten nicht gegeben gewesen. den Inserate lesen können. Damit soll die ominöse Option
3. Es bleibt die letzte und wichtigste Frage, die Frage des Kernenergie offengehalten werden.
Rechtsanspruches. Ich werde sie morgen in der Eintretens- 3. Die Betriebsbewilligung für ein AKW Kaiseraugst oder für
debatte der Fraktionssprecher stellen, und ich möchte ihr jedes andere AKW wäre nicht möglich gewesen, bevor der
erst morgen nachgehen. Ganz sicher wird heute und mor- Entsorgungsnachweis erbracht worden wäre. Sie wissen
gen von den Fraktionssprechern das Postulat des Rechtsan- alle, dass das nach dem heutigen Stand des Wissens in
spruches erhoben werden. Auf diese Frage gilt es zu antwor- absehbarer Zeit nicht möglich sein wird. Falls das technisch
ten, und wir werden dem nicht ausweichen. doch noch einmal möglich sein sollte, wäre dann der Kaiser-
Ich möchte Sie aber für heute bitten, angesichts der unkla- augst-Strom gar nicht mehr zu bezahlen. Statt Profit wären
ren Situation und der grossen Verantwortung - finanzpoli- gigantische Verluste für die Kaiseraugst AG entstanden.
tisch und politischer Natur-, die wir zu übernehmen haben, Dies ist mit ein Grund, warum so gerne und schnell verhan-
unserem Rückweisungsantrag zuzustimmen, denn diese delt und zugestimmt wurde.
350 Millionen Franken können wir nicht mitverantworten. Für mich ist es erstaunlich, wie locker der Bundesrat Fehlin-
vestitionen von Unternehmen decken hilft, die erwiesener-
Frau Fetz: Wir sollen heute einer Vorlage zustimmen, die ein massen blind und unabhängig von Marktüberlegungen jah-
Planungsdebakel der Elektrowirtschaft und das Versagen relang gewurstelt statt gewirtschaftet haben. Das ist doch
der Mehrheit in diesem Parlament noch mit 350 Millionen nichts anderes als eine unüberlegte und versteckte Investi-
Franken belohnen will. Wir lehnen diese Vergesellschaftung tionsgarantie.
von privaten Fehlinvestitionen in eine lebensfeindliche, alte Zum Begräbnis von Kaiseraugst genügt ein einfacher Sarg:
und viel zu teure Technologie ab. Ich habe Ihnen deshalb die Nichtrealisierung; es ist nicht nötig, diesen Sarg zu
den Antrag vorgelegt: Rückweisung an den Bundesrat mit vergolden. Im Wissen, dass in der Schweiz in absehbarer
dem Auftrag, sich mit der Kaiseraugst AG auf eine symboli- Zeit keine AKW mehr realisiert werden können, lehnen wir
sche Entschädigung von einem Franken zu einigen. Das ist die Zahlungen an die Kaiseraugst AG ab. Um die Nichtreali-
deshalb nötig, weil in diesem Bundesbeschluss raffinierter- sierung von Kaiseraugst zu ermöglichen, genügt eine sym-
weise die Nichtrealisierung und die Entschädigungsfrage bolische Entschädigung, die mit dem entsprechenden
gekoppelt sind. Da wir für eine Nichtrealisierung sind, aber Druck auch ausgehandelt werden kann.
keineswegs einsehen, warum wir als Steuerzahler und Steu- Mit meiner Bitte um Zustimmung verbinde ich die Hoffnung,
erzahlerinnen jetzt diese Fehlinvestitionen berappen sollen, dass in Zukunft beim Wort «Kaiseraugst» wieder an die
bleibt dieser Ausweg über die symbolische Entschädigung. römische Kultur gedacht wird und nicht mehr an ein verfehl-
Wir weisen auch die in der Botschaft versteckte Drohung tes, bis zum Geht-nicht-mehr durchgestiertes Grossprojekt.
zurück, wonach Kaiseraugst gebaut werde, falls das Parla-
ment nicht Hand zur Ueberwälzung der Kosten auf die Ledergerber: Es ist offenbar so, dass, wird in der Energiepo-
Bevölkerung biete. Herr Bundesrat Ogi hat letztes Mal bei litik nur noch Schaum geschlagen - laut «Weltwoche» zwar
der Motionsdebatte ebenfalls diesen Mahnfinger erhoben. «so schön wie noch nie», aber es bleibt doch Schaum -,
Doch diese Drohung ist - seien wir ehrlich - schlicht und unser Otto Stich in die Hosen muss, um Energiepolitik zu
einfach absurd. Das AKW Kaiseraugst ist politisch bereits in betreiben. Man kann sagen: Unter den gegebenen Randbe-
den siebziger Jahren gestorben, und zwar aufgrund des dingungen ist er seiner Aufgabe gut nachgekommen, er hat
entschlossenen Widerstands der betroffenen Bevölkerung. viel Lob bekommen, dem wir uns anschliessen können. Aber
Unvoreingenommene, d. h. nicht interessengebundene wir sind mit den Randbedingungen, die gesetzt waren, nicht
Beobachter konnten das schon damals klar sehen - ich glücklich.
erinnere in diesem Zusammenhang an die Motion Egli. Aber Eine erste Randbedingung: Man zieht Kaiseraugst vor und
eben: in Kaiseraugst ging es nicht nur um das Geschäft mit kommt später mit Graben und Verbois. Wir haben heute
der Atomenergie. Die Durchsetzung dieses AKW um jeden Vorstösse zum Verzicht auch auf Graben und Verbois, die
7. März 1989 N 295 Nichtrealisierung Kernkraftwerk Kaiseraugst. Vereinbarung
überwiesen sind. Wir haben hier eine Vorauslösung hin- 1000 Megawatt elektrische Kapazität eingekauft - das
sichtlich Kaiseraugst. Offenbar geht hier das gleiche Spiel entspricht der Grosse von Kaiseraugst. Damit ist sogar der
weiter: Es gibt sozusagen antizipierte Motionen, sie sind Bedarfsnachweis von jenem Drittel erfüllt, der die Energie-
erfüllt, bevor sie eingereicht sind, und daneben gibt es die wirtschaft und die Wirtschaft vertreten hat, nämlich jener,
Vorstösse der übrigen Parlamentsmitglieder, die - wie wir die gesagt haben: Es braucht ein weiteres AKW.
alle wissen - nie zur Behandlung kommen. Wenn man heute den Bedarfsnachweis neu überprüft,
Mir scheint dieses Verfahren gegenüber den übrigen Regio- müsste man demnach zum Schluss kommen, dass ein
nen nicht in Ordnung zu sein: Man spielt das eine Werk Bedarf auf absehbare Zeit nicht gegeben sei, und die
gegen das andere aus, man löst die Kaiseraugster Entschädigungsdiskussion würde plötzlich ganz anders
Geschichte und behält die Knoten in Graben und Verbois. aussehen. Wir sind der Meinung, dass diese Fragen zusam-
Diese Randbedingung des Salamiverfahrens finden wir men betrachtet werden müssen.
schlecht. Darum den Vorschlag in meinem Antrag, dass man Mein Antrag möchte erreichen, dass, in der Verzichts- und
die drei Werke - Verzicht und allfällige Entschädigungen - Entschädigungsfrage, keine Region benachteiligt wird,
gemeinsam als Paket behandeln soll. : stattdessen alle gleichwertig in einem Paket behandelt wer-
Eine zweite Randbedingung ist schlecht: Hier wird nämlich den. Wir möchten des weiteren, dass in diesem Zusammen-
etwas gemacht, was nichts mit Energiepolitik zu tun hätte. hang nicht vergessen wird, dass wir eigentlich Energiepoli-
Kaiseraugst war einer der zentralen Steine in der bürgerli- tik betreiben, dass man unter diesem Aspekt Konsequenzen
chen Energiepolitik der letzten Jahrzehnte. Mit dem Verzicht und Notwendigkeiten überlegt und ins Paket einbringt.
auf Kaiseraugst wird ganz klar das «Szenario Referenz», wie Ich bitte Sie, meinen Antrag zu unterstützen.
es bezeichnet worden ist, aufgegeben, ein Szenario also,
das darauf abstellt, im Elektrizitätsbereich weitere Kernkraft-
werke zu bauen, auf der Spar- und Nutzungsseite praktisch Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen
nichts zu machen und damit weiter zu wursteln wie bisher. Le débat sur cet objet est interrompu
Das ist damit präjudiziert.
Wir haben weiter allerdings auch die Ablehnung der Atom-
und Moratoriumsinitiative. Unter diesen Vorzeichen kann Schluss der Sitzung um 12.30 Uhr
man, wenn man sich etwas Mühe gibt, versuchen, die Posi- La séance est levée à 12 h 30
tion abzuschätzen, die der Bundesrat wohl einnehmen wird.
Uns dies heisst- um wieder mit der Szenarienbezeichnung
der Eges zu argumentieren —: Der Bundesrat bewegt sich
irgendwo im Bereich Szenario Referenz/Minus, das heisst
Sparmassnahmen beim Strom und den übrigen Energieträ-
gern, und zwar relativ stark und rasch. Die Konsequenz ist,
dass sich der Strom- und der übrige Energieverbrauch bis in
einigen Jahren etwa einpendeln könnte. Dazu wird aber
nichts gesagt. Der ganze Beschluss steht offensichtlich aus-
serhalb energiepolitischer Ueberlegungen. Wir haben nur
das Bonmot von Bundesrat Ogi, der zur Energiepolitik sagt:
«Wir wollen abmarschbereit sein nach allen Seiten.» Das so
ein bisschen in Anlehnung an das Wort von de Gaulle, der
nach allen Azimuten mit seiner «force de frappe» bereit sein
wollte. In diesem Zusammenhang ist das mehr eine «farce
de flop».
Wer heute bereit ist, Kaiseraugst abzugelten, hat die morali-
sche Verpflichtung, zu einer starken und raschen Energie-
politik ja zu sagen, das heisst zu einem vorgezogenen Bun-
desbeschluss, zu einem Energienutzungsbeschluss. Alles
andere ist energiepolitische Scharlatanerie, ist Etiketten-
schwindel.
Mit einer dritten Randbedingung sind wir auch nicht einver-
standen. Diese Randbedingung heisst: jetzt so schnell und
so günstig wie möglich ein Arrangement finden. Finden wir
dieses nicht, werden wir dereinst vor Bundesgericht zu 1,3
oder sogar zu 2 Milliarden Franken Schadenersatz ver-
knurrt. Diese Voraussetzung ist falsch. Ich erinnere Sie
daran: In der Revision des Atomgesetzes von 1979 wird in
den Uebergangsbestimmungen festgehalten, dass Kaiser-
augst, Graben und Verbois zu einer vereinfachten Rahmen-
bewilligung kommen können, weil die Werke bereits die
Standortbewilligung haben, und dass dann in einem ver-
einfachten Verfahren nur noch geprüft wird, ob ein Bedarf
vorhanden ist. Die Eidgenössische Energiekommission hat
zwischen .1979 und 1981 diesen Bedarf mit sehr grossem
Aufwand geklärt. Das Ergebnis: Ein Drittel hat gesagt: Wir
haben den Bedarf für ein weiteres grosses Kernkraftwerk in
diesem Jahrhundert. Ein Drittel - man kann ihn den Profes-
soren-Drittel nennen - hat gesagt: Wir haben Bedarf für
zusätzlich 200 bis 400 Megawatt; wir können das mit Wär-
mekraftkopplung oder auch mit Kohle machen. Und ein
Drittel, der grün-rote Drittel, hat gesagt: Wir können mit
Sparmassnahmen, mit optimaler Nutzung und Wärmekraft-
kopplung allein durchkommen.
In der Zwischenzeit ist folgendes geschehen: Das Kraftwerk
ist gebaut worden, nicht in der Schweiz, sondern im Aus-
land. Unsere Kraftwerkgesellschaften haben im Ausland
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Nichtrealisierung des Kernkraftwerkes Kaiseraugst. Vereinbarung
Abandon de la centrale nucléaire de Kaiseraugst. Convention
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1989
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 07
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 88.065
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 07.03.1989 - 08:00
Date
Data
Seite 288-295
Page
Pagina
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