Swiss Federal Council: Deforestation, Trade, and Legality Concerns
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe Swiss Federal Council, responding to motions on peace and security policy, acknowledged the threat posed by tropical deforestation but expressed doubts about the proposed measures' effectiveness and legality. The Council noted that tropical timber trade is a minor cause of deforestation, with population pressure being the primary driver. They also found that banning Swiss imports would be disproportionate given their low volume and that promoting sustainably sourced tropical wood would be more beneficial. Furthermore, such a ban could hinder multilateral efforts and potentially violate GATT obligations. The Council committed to further examining all options and implications.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 66 al. 1 LTF; Swiss Federal Council: Deforestation, Trade, and Legality Concerns: The Council noted that tropical timber trade is a minor cause of deforestation, with population pressure being the primary driver. They also found that banning Swiss imports would be disproportionate given their low volume and that promoting sustainably sourced tropical wood would be more beneficial. Furthermore, such a ban could hinder multilateral efforts and potentially violate GATT obligations. The Council committed to further examining all options and implications.
Schlagwörter
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertUsed to order the losing party to pay the costs of the proceedings.
Volltext
Politique de paix et de sécurité. Rapport 1258 N 18 septembre 1989
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates #ST# 88.063
vom 3. Mai 1989
Rapport écrit du Conseil fédéral du 3 mai 1989
Le Conseil fédéral partage entièrement les préoccupations ex-
Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
primées dans la motion. Dans sa réponse à l'interpellation du Politique de paix et de sécurité. Rapport
groupe écologiste du 9 mars 1988 (88.360), il a eu l'occasion
d'exposer la politique suivie et les mesures prises par la Con- Bericht des Bundesrates vom 29. Juni 1988 (BB119891,668)
fédération en la matière. Lasurexploitation des ressources fo- Rapport du Conseil fédéral du 29 juin 1988 (FF 19891,642)
restières telle qu'elle est pratiquée par de nombreux pays en
développement est une réalité qui risque de mettre en danger
non seulement l'écosystème extrêmement fragile de la forêt
tropicale, mais également ses habitants et même la situation
climatique mondiale. Herr Maitre unterbreitet im Namen der Kommission für aus-
Il existe cependant certains doutes quant à l'opportunité, la wärtige Angelegenheiten den folgenden schriftlichen Bericht:
praticabilité et même la légalité des mesures proposées par la
Der Bericht des Bundesrates über die Friedens- und Sicher-
motion. A ce titre, les problèmes suivants méritent attention:
heitspolitik der Schweiz erfolgte in Beantwortung der Postu-
1. en premier lieu, il faut reconnaître que, dans la plupart des
late Muheim (vom 8.3.1984) und Pini (vom 16.3.1988). Stände-
pays, le commerce des bois tropicaux n'est qu'une cause mi-
rat Muheim verlangte damals einen Bericht über die friedens-
neure de la destruction des forêts tropicales; la raison princi-
politischen Massnahmen und Aktivitäten des Bundesrates als
pale de l'utilisation abusive des ressources forestières est,
Teil seiner Gesamtpolitik und insbesondere im Zusammen-
dans de nombreux pays, la pression démographique qui
hang mit seiner Sicherheitspolitik. Nationalrat Pini regte die
contraint la population locale à défricher de nouvelles terres et
Schaffung eines internationalen Fiedenskorps an, um die
à pénétrer plus loin dans la forêt vierge à la recherche de bois
Schweiz in die Lage zu versetzen, auf ziviler Ebene einen Bei-
de feu et de construction;
trag zur friedlichen Beilegung von Konflikten leisten zu kön-
2. étant donné la part marginale des importations suisses de
nen. Der Bundesrat ist bereit, seine bisherigen friedens- und
bois tropicaux, un arrêt de ces importations ou des rares
sicherheitspolitischen Tätigkiten fortzuführen und zu intensi-
achats de ces bois par l'administration et les régies fédérales
vieren. Er will insbesondere auch Anstrengungen unterneh-
pourrait être disproportionné par rapport au but recherché;
men (Bereitstellung von qualifiziertem Personal und adäqua-
3. il serait inapproprié, d'un point de vue de développement,
tem Material), um den Anforderungen einer Politik der Guten
de renoncer à l'achat de «tout type de bois tropicaux»; dans les
Dienste an der Schwelle des dritten Jahrtausends genügen zu
cas où de tels bois proviendraient de plantations ou d'une
können. In diesem Sinne ist er der Ansicht, dass damit den
forêt exploitées selon des principes écologiquement sains,
meisten Begehren des Postulates Pini entsprochen werde.
notre politique devrait plutôt nous conduire à favoriser de tels
Hingegen verzichtet der Bundesrat auf die Weiterverfolgung
achats en tant que ressource naturelle renouvelable des pays
der Idee eines internationalen Friedenskorps, «dessen inter-
en développement;
nationaler Charakter und die damit notwendigerweise verbun-
4. une telle mesure pourrait également nuire à nos efforts pour
dene politische Ausgewogenheit und geographische Vertei-
contribuer, sur le plan multilatéral et par le dialogue avec les
lungwohl kaum ein Garant für seine Effizienz wäre».
pays producteurs, à une solution de ce problème;
Die Kommission setzte sich mit dem Bericht ausführlich aus-
5. enfin, en ce qui concerne l'interdiction d'importer des bois
einander und nahm von ihm in zustimmendem Sinne Kennt-
tropicaux, une telle mesure pourrait être contraire à nos obliga-
nis. Bemängelt wurde hauptsächlich, dass der Bericht in ge-
tions au GATT.
wissen Punkten etwas zu oberflächlich ausgefallen sei.
Etant donné l'importance vitale du problème, le Conseil
fédéral est cependant prêt à examiner avec soin toutes les op- M. Maitre présente au nom de la Commission des affaires
tions envisageables ainsi que leurs implications politiques et étrangères le rapport écrit suivant:
juridiques.
Le rapport du Conseil fédéral sur la politique de paix et de
Schriftliche Erklärung des Bundesrates sécurité constitue une réponse aux postulats Muheim (du
Déclaration écrite du Conseil fédéral 8.3.1984) et Pini (du 16.3.1988). Dans son postulat, le conseil-
Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postu- ler aux Etats Muheim avait demandé un rapport sur les mesu-
lat. res prises et les activités envisagées en matière de paix et fai-
sant partie de la politique globale du gouvernement en relation
Punkt 1 - Point 1 avec sa politique de sécurité notamment. Pour sa part, le con-
seiller national Pini proposait de créer un corps international
Abstimmung - Vote de paix, afin que la Suisse soit en mesure de contribuer, dans
la domaine civil, au règlement pacifique des conflits. Le Con-
Für Ueberweisung als Motion 61 Stimmen seil fédéral entend poursuivre sa politique de paix et de sécu-
Für Ueberweisung aïs Postulat 84 Stimmen rité et intensifier les efforts qu'il déploie dans ce domaine. Il
veut tout particulièrement faire en sorte (en mettant à disposi-
Ueberwiesen als Postulat- Transmis comme postulat tion du personnel qualifié et un matériel adéquat) que nous
puissions satisfaire aux exigences d'une politique de bons offi-
Punkt 2-Point 2 ces à l'approche du troisième millénaire. A son avis, la plupart
des demandes formulées dans le postulat Pini sont ainsi réali-
Präsident: Wird die Ueberweisung des Punktes 2 der Motion sées. Il renonce en revanche à poursuivre l'étude de l'idée
in Form eines Postulates bestritten? - Das ist nicht der Fall. d'un corps de paix «dont le caractère international, avec ce
que cela comporte de dosage politique et de répartition géo-
Ueberwiesen als Postulat- Transmis comme postulat graphique, ne serait pas un gage d'efficacité».
Après avoir analysé le rapport, la commission en a pris acte en
l'approuvant. On a surtout critiqué le fait que celui-ci était trop
superficiel sur certains points.
Antrag der Kommission
Die einstimmige Kommission beantragt Ihnen, vom Bericht
über die Friedens- und Sicherheitspolitik der Schweiz Kennt-
nis zu nehmen und das Postulat Pini vom 16. März 1988 ab-
zuschreiben.
18. September 1989 N 1259 Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
Proposition de la commission que de l'asile est l'objet de réflexion constante et face aux diffi-
La commission vous propose à l'unanimité de prendre acte du cultés que traverse notre pays, nous ne pourrons plus distin-
rapport sur la politique de paix et de sécurité de la Suisse et de guer très longtemps une politique d'asile, qui devrait être
classer le postulat Pini du 16 mars 1988. ferme, d'une politique de renforcement accru de l'aide huma-
nitaire et de la coopération au développement.
Präsident: Zu diesem schriftlichen Bericht wurde eine De- Un autre volet, une autre contribution de notre pays, c'est l'ac-
batte verlangt. Ich beantrage Ihnen deshalb, gemeinsam mit tion qui est menée dans le domaine des droits de l'homme. Le
der Diskussion über diesen Bericht auch die Diskussion über Conseil fédéral rappelle à juste titre que le respect des droits
die Interpellationen Thür, Braunschweig und Kommission für de l'homme est un fondement important de la sécurité interna-
auswärtige Angelegenheiten zu führen. tionale. Il suffit ici - pour éviter un trop long développement -
Sie sind mit diesem Vorgehen einverstanden. de rappeler que le Conseil fédéral s'est exprimé de manière
complète à cet égard dans son rapport du 2 juin 1982 sur la
M. Maître, rapporteur: Le bref rapport écrit que vous avez reçu politique suisse dans le domaine des droits de l'homme.
en son temps est dépassé et nous avons convenu à la Com- Il s'agit maintenant de rappeler brièvement et succinctement
mission des affaires étrangères qu'il était préférable qu'un rap- quelques contributions concrètes aux opérations de maintien
port usuel soit présenté et qu'un débat puisse s'engager, cela de la paix. Il y a évidemment un certain nombre de contribu-
aussi bien sur le rapport du Conseil fédéral sur la politique de tions financières; il y a aussi la mise à disposition de matériel
paix et de sécurité qu'à propos de l'interpellation de la Com- de surveillance ou de reconnaissance, à l'exclusion de ma-
mission des affaires étrangères, relative à la position de la tériel militaire, par exemple l'avion pour la surveillance de la
Suisse vis-à-vis du processus de la CSCE. trêve en Palestine, des missions de reconnaissance dans le
Il faut se souvenir qu'en mars 1984, M. Muheim, conseiller aux cadre de pourparlers au Sahara Occidental; plus récemment,
Etats, déposait un postulat concernant la politique de paix et en Afghanistan, des programmes d'assistance, humanitaires,
de sécurité de la Suisse. Ce dernier demandait au Conseil économiques, sans parler des opérations concernant en parti-
fédéral un rapport sur les mesures à envisager et sur les mesu- culier la Namibie, etc. Il y a également des opérations de mise
res prises en matière de paix, lesquelles doivent faire partie de à disposition de matériel sanitaire et des actions plus récentes
la politique globale du Conseil fédéral - selon les termes du du Département fédéral des affaires étrangères, du Départe-
postulant - en relation avec la politique de sécurité notam- ment militaire fédéral, en réponse aux besoins concrets de
ment. l'ONU.
Plus récemment, M. Pini a saisi le Conseil fédéral d'un postulat A cela vient s'ajouter une contribution importante au dévelop-
par lequel il demande de créer un corps pour la paix, interve- pement et à l'application du droit humanitaire en cas de conflit
nant sur le plan international et dont le but serait de favoriser armé, notamment par la mise en place d'un certain nombre de
les conditions d'un règlement pacifique des conflits. mécanismes de contrôle des armements et du désarmement.
En juin 1988, le Conseil fédéral a soumis à notre parlement un Une autre contribution de notre pays est celle qui a trait à la
rapport sur sa politique de paix et de sécurité et le Conseil des coopération économique multilatérale et qui vise à la réduc-
Etats en a déjà pris acte. Il convient, à notre tour, d'en déli- tion des disparités économiques qui sont évidemment un fac-
bérer. La Commission des affaires étrangères, après en avoir teur de tension.
débattu, vous recommande également d'en prendre acte, tant On ne doit pas oublier non plus -c'est un volet important-tout
il est vrai que les grandes lignes de ce rapport sont approu- le secteur de la politique suisse des bons offices dont il faut se
vées. Ce dernier analyse, d'une part, les objectifs de la politi- souvenir qu'elle peut avoir un aspect bilatéral; il s'agit des
que de paix et de sécurité et, d'autre part, les contributions de bons offices proprement dit, des arbitrages que nous accueil-
notre pays au maintien de la paix internationale. lons en Suisse, pour lesquels des personnalités helvétiques
Le Conseil fédéral rappelle qu'une capacité de défense effi- sont sollicitées. Mais il s'agit aussi de la politique des bons offi-
cace est un garant indispensable de notre sécurité. Il est évi- ces vue sous son angle multilatéral et au travers de laquelle il
dent que ce chapitre significatif du rapport du Conseil fédéral faut rappeler que le siège à l'époque de la SON, puis mainte-
prend une signification très particulière à quelques semaines nant des Nations Unies dans notre pays, est un élément impor-
d'un scrutin important soumis au peuple et aux cantons suis- tant rappelé par le Conseil fédéral de notre politique étrangère.
ses et, sur ce point, le rappel de l'objectif de défense du Con- Pour conclure, j'en viens au postulat de M. Pini. Le Conseil
seiffédéral mérite d'être relevé tant évident est son poids. Mais fédéral a constaté que les demandes formulées dans le postu-
ce dernier, à juste titre, précise que l'effort de défense et de lat correspondaient aux objectifs de la politique de paix et de
sécurité ne s'arrête pas à nos frontières. sécurité et qu'il ne se justifiait pas en tant que tel de lancer une
Les contributions de notre pays au maintien de la paix interna- initiative en faveur de la création d'un corps de la paix, dont le
tionale sont de plusieurs ordres. Tout d'abord, il faut rappeler caractère international, avec ce que cela peut conporter
la ligne de conduite. Le Conseil fédéral estime que, pour assu- comme subtil dosage politique, ne serait pas nécessairement
rer la paix, il ne suffit pas d'adopter une ligne défensive, il faut un gage d'efficacité.
au contraire - cela est absolument indispensable - mener une Il convient au contraire, et la Commission des affaires étran-
politique étrangère active. Cette dernière a plusieurs volets. gères partage cet avis, de renforcer les instruments existants.
L'un des plus importants c'est, bien entendu, celui de la coo- Tel est le rapport que l'on pouvait présenter des délibérations
pération au développement et de l'aide humanitaire. Une poli- de la Commission des affaires étrangères. En ce qui concerne
tique de solidarité internationale est, en effet, de par sa nature l'interpellation de cette commission sur le processus de la
même, une politique de paix. La coopération internationale CSCE et la position de la Suisse dans le cadre de ce proces-
poursuit donc cet objectif, en recherchant à atténuer les ten- sus, je rappellerai que le Conseil fédéral vient de répondre. La
sions et les dangers de conflits qui résultent de la misère, mi- commission n'a évidemment pas pu se pencher sur cette
sère que nous connaissons dans de très nombreux pays. réponse. Je trouve personnellement cette réponse intéres-
C'est donc une action qui, affirmant des valeurs d'humanité et sante; il convient simplement que la discussion puisse être ou-
de réconciliation, contribue au maintien de la paix. Les contri- verte à ce propos, comme l'a souhaité la Commission des af-
butions de notre pays à la politique de développement et faires étrangères.
d'aide humanitaire sont connues puisqu'elles font l'objet de
messages qui, par trains réguliers - en principe tous les trois Bundi, Berichterstatter: Der vorliegende Bericht datiert vom 5.
ans - sont soumis à votre appréciation. Ces contributions cou- Juli 1988 und ist daher nicht mehr in allen Teilen aktuell. Er ist
vrent des centaines de projets et de programmes, qu'il auch etwa als kurz oder oberflächlich taxiert worden. Dazu ist
s'agisse de la coopération au développement, de l'aide huma- aber anzumerken, dass der Bundesrat nur die Aufgabe wahr-
nitaire et du soutien aux actions du Corps suisse pour l'aide en nahm, eine Stellungnahme zum Postulat des ehemaligen
cas de catastrophes. Il est évident que la politique de dévelop- Ständerates Muheim abzugeben, welcher er dann noch einen
pement et d'aide humanitaire devra aller en se renforçant en- kurzen Abschnitt zum Postulat Pini beifügte. Es ging aber nicht
core. Je pense, pour ma part que, dans la mesure où la politi- darum, die Ausführungen in den Berichten von 1973 und 1979
Politique de paix et de sécurité. Rapport 1260 N 18 septembre 1989
über die Sicherheitspolitik, die für den Bundesrat nach wie vor schaftlicher Institute in der Schweiz und wirkt als Schaltstelle
ihre Gültigkeit haben, zu wiederholen. für die friedens- und sicherheitspolitische Forschung. Es stellt
Mit dem vorliegenden Bericht will der Bundesrat in erster Linie sich trotzdem die Frage, ob diese drei Ausschüsse nicht zu ei-
aufzeigen, wie heute und in Zukunft die eine Komponente un- ner eigentlichen Stabsstelle vereinigt werden sollten, um ihre
serer Sicherheitspolitik stärker gewichtet werden soll. Nebst Arbeit noch effizienter und koordinierter vorantreiben zu kön-
den traditionellen Mitteln der Sicherheitspolitik, die eher de- nen. Der Wunsch nach einer solchen zentralen Stabsstelle ist
fensiven Charakter haben, will er die offensiven Mittel verstär- denn auch von Seiten des Parlamentes mit der Ueberweisung
ken, das heisst, unser aussenpolitisches Engagement in stär- eines entsprechenden Postulates in der vergangenen Som-
kerem Masse zugunsten einer stabileren und gerechteren mersession unterstrichen worden.
Weltordnung und von mehr Frieden in der Welt einsetzen. Von Seit Erscheinen des zur Diskussion stehenden Berichtes ist ei-
den vier aussenpolitischen Maximen der Schweiz sollen die niges im Sinne der darin skizzierten Möglichkeiten gelaufen.
Disponibiliät und die Solidarität besser zum Ausdruck kom- So haben die beteiligten Departemente wertvolle Erfahrungen
men. und Schlussfolgerungen aus der Namibia-Aktion gewinnen
Die aussenpolitische Kommission des Nationalrates hat mit können. Ferner ist vorgesehen, in der politischen Abteilung
Befriedigung von diesem Bericht Kenntnis genommen und im des EDA neu einen Dienst zu schaffen, der sich mit Friedens-
allgemeinen die neu eingeschlagene Marschrichtung unter- fragen im weitesten Sinne befasst, insbesondere mit Friedens-
stützt. Sie teilt insbesondere auch die Feststellung des Bun- und Konfliktforschung.
desrates, dass in bezug auf unsere Beteiligung an friedenser- Auch der schweizerische finanzielle Beitrag zur Ausbildung
haltenden Operationen eine Lücke besteht. Die Auflistung von Kontrolleuren für die kommenden nicaraguanischen Wah-
dessen, was die Schweiz seit dem Korea-Krieg bis heute dazu len darf als ein konkretes Zeichen erhöhten Engagements im
beigetragen hat, ist recht aufschlussreich. Rahmen unserer Guten Dienste gewertet werden.
In 34 Jahren engagierten wir uns im Rahmen eines Aufwands Der neu eingeschlagene Kurs verdient unseres Erachtens
von 85 Millionen oder 2,5 Millionen Franken pro Jahr. Das ist breite Unterstützung. Dem Grundsatz folgend, dass wir uns
eher eine bescheidene Hilfe. Erst in den letzten Jahren stei- nirgends und niemandem aufdrängen wollen, bei Anfragen
gerte sich das finanzielle Engagement etwas. Angesichts die- aber möglichst rasch und effizient helfen sollen, mag der
ser marginalen Beteiligung hat der Bundesrat 1988 ein Grob- schweizerische Beitrag an den friedenserhaltenden Aktionen
konzept erarbeitet, im Rahmen dessen in den folgenden vier glaubwürdig dastehen.
Jahren ein finanzieller Rahmen von jährlich 15 Millionen Fran- Wir bitten deshalb den Rat, vom vorliegenden Bericht in zu-
ken bereitgestellt wird. In neuester Zeit wird die Schweiz im- stimmendem Sinn Kenntnis zu nehmen.
mer mehr von der Uno um ihre Teilnahme an friedenserhalten-
den Aktionen gebeten. Beim Besuch des Generalsekretärs vor Thür: Ich danke dem Bundesrat für die Antwort, muss aber lei-
eineinhalb Jahren in der Schweiz wurde eine Wunschliste un- der mitteilen, dass ich von dieser in keiner Weise befriedigt bin.
terbreitet. Bei einem Teil der konkreten Bedürfnisse der Uno Das Thema, das mit meiner Interpellation angesprochen wird,
kann die Schweiz ihre Guten Dienste nicht anbieten, weil wir basiert auf einem Konflikt, der fast so alt ist wie der Atomsperr-
noch nicht entsprechend gerüstet sind. Der Bundesrat will vertrag. Die Frage dreht sich darum, ob die Bereitschaft, sämt-
aber Versäumtes rasch nachholen und die Voraussetzungen liches Kernmaterial und alle Atomanlagen einer internationa-
für ein weiteres Entgegenkommen schaffen. So hat er am 20. len Kontrolle zu unterstellen, die sogenannten Full-scopesafe-
Juni 1988 beschlossen, unsere Unterstützung an die friedens- guards, bei der Nichtverbreitung von Kernwaffen einen wirksa-
erhaltenden Operationen der Vereinten Nationen in finanziel- men Beitrag leisten könnte. Der von mir zitierte Joseph Gold-
ler, personeller und materieller Hinsicht zu verstärken. In die- blat hat diese Auffassung dezidiert vertreten. Das ist aber nicht
sem Sinne wurde dem Uno-Wunsch auch rasch stattgegeben, nur die Auffassung dieses Herrn, der im Internationalen Frie-
die Uno-Aktion zur Vorbereitung der Unabhängigkeit Nami- densforschungsinstitut in Stockholm arbeitet, sondern das ist
bias auch physisch zu unterstützen, eine Aktion, die bekannt- auch die Praxis der angelsächsischen Länder. Sie stellen sich
lich noch andauert. nämlich auf den Standpunkt, dass die nukleare Zusammenar-
Dieses Signal hat im allgemeinen positive Wirkungen gezeigt. beit vollständig unterbunden werden sollte mit jenen Ländern,
«Wir holen damit in den Augen der Weltöffentlichkeit lediglich welche nicht bereit sind, sämtliches Kernmaterial und alle An-
etwas nach, wozu wir im Komfort des Nichtmitgliedstatus lagen einer internationalen Kontrolle zu unterstellen. Da ver-
schon viel früher hätten Hand bieten können und sollen.» Die- stehe ich die Haltung der Schweiz und die Antwort des Bun-
ser letzte Satz ist ein Zitat von Paul Seger, «Bericht über die 43. desrates überhaupt nicht, wenn folgendermassen argumen-
Session der Generalversammlung der Uno». tiert wird: Eine Verschärfung der Lieferbedingungen würde
Soll die Schweiz ihre Dynamik im Rahmen von friedenserhal- sich kontraproduktiv auswirken, indem sich die betroffenen
tenden Operationen beibehalten können, bedeutet dies, dass Länder vollständig selbständig machen würden. Tatsache ist
sie grössere Anstrengungen als bisher auf dem Gebiete der doch, dass die Politik der Schweiz und auch der übrigen euro-
personellen Rekrutierung und Vorbereitung unternehmen päischen Länder in diesem Punkt ohnehin Schiffbruch erlitten
muss. Zwar hat man in Zusammenarbeit zwischen EDA und hat. Das muss doch auch einmal eingestanden werden. Das
EMD vor drei Jahren begonnen, spezielle Ausbildungslehr- Ziel der Nichtproliferation ist auch mit dieser etwas grosszügi-
gänge für Beamte zu schaffen und auch die Nachwuchsförde- gen Kontrollpraxis der Schweiz nicht erreicht worden. Es
rung an Hochschulinstituten zu intensivieren. Dieser Anfang scheint mir nun reichlich blauäugig zu sein, wenn behauptet
ist aber noch sehr bescheiden. In Zukunft wird man sich auch wird, die Kontrolle, wie sie im Atomsperrvertrag umschrieben
den Einsatz von Schweizer Experten für Aufgaben der Verifika- ist, sei ausreichend, um dieses Nichtproliferationsziel zu errei-
tion, Rüstungskontrolle und Abrüstung wünschen. Nicht allein chen. Wenn man in der Welt herumblickt, gibt es eine Reihe
im Rahmen der KSZE zeichnen sich solche Bedürfnisse ab, von Schwellenländern, die ohne Unterzeichnung des Atom-
sondern konkret auch im Zusammenhang mit der etappen- sperrvertrags in den Genuss dieser Technologie gekommen
weisen Demontage von Waffenkategorien. Die Schweiz sollte sind.
auf diesem Gebiet mit ihrem vermehrten Angebot an Guten Blauäugig scheint mir dann auch die Antwort in dem Punkt, wo
Diensten nicht so lange zuwarten, «bis alle Beteiligten dies auf die Kontrollen der Internationalen Atomenergieagentur
wünschen», wie es in der bundesrätlichen Botschaft steht. hingewiesen wird. Ich habe zu diesem Punkt bereits vor einem
Es ist ferner zu begrüssen, dass der Bundesrat die interdépar- Jahr Stellung genommen, als man am 22. Juni 1988 das Nu-
tementale Arbeitsgruppe «Gute Dienste und internationale klearabkommen mit China diskutiert hat. Damals habe ich auf
Friedenssicherung» erweitert und verstärkt hat. einen geheimen Bericht der Internationalen Atomenergie-
Nebst den beiden Ausschüssen für Rüstungskontrolle und Ve- agentur hingewiesen, in welchem die Mängel und die Pro-
rifikation einerseits und internationale Operationen zur Frie- bleme der Inspektionstätigkeit dieser Organisation in extenso
denssicherung andererseits hat er noch einen dritten Aus- aufgelistet worden sind. Dort sind auch die Mängel im Safe-
schuss «Forschung und Studien» gebildet. Dieser gibt Stu- guard-System offengelegt worden.
dien in Auftrag, unterstützt Tagungen und Seminare wissen- Von dieser Kontrolle der IAEA kann man aus einem ändern
18. September 1989 N 1261 Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
Grund nicht allzu viel erwarten: Diese Organisation stellt einen machen, welche Position sie auf dem nächsten Folgetreffen
grossen Teil ihres Geldes eben gerade nicht dieser Kontrolltä- im Jahr 1992 in Helsinki beziehen will.»
tigkeit zur Verfügung, sondern der Propagierung der Atom- Ich stelle die Frage, Herr Bundesrat Felber: Welche Gedanken
energie in der Dritten Welt mittels Förderprogrammen. Das hat macht sich der Bundesrat? Welche Perspektive ist vorhan-
zur Folge, dass für die Kontrolltätigkeit nicht genügend Geld den? Gerade eine Perspektive habe ich in meiner Antwort
zur Verfügung steht: Bekannt ist, dass die IAEA lediglich 50 schmerzlich vermisst, und ich wäre dankbar, wenn noch ein
Prozent der Verifikationsverpflichtungen wahrnehmen kann. Ausblick nachgeholt werden könnte. Ich denke, teilweise ab-
Ich werde mir erlauben, bei der nächsten Budgetdebatte die- seits zu stehen, passt nicht mehr zu einer modernen und akti-
sen Sachverhalt gebührend zu würdigen, indem ich dann die ven Neutralitätspolitik. Es soll keine Zweiteilung des KSZE-
Streichung der freiwilligen Beiträge der Schweiz beantragen Prozesses, keine Gespaltenheit geben, dafür etwas mehr Dy-
werde, denn mit diesen freiwilligen Beiträgen finanziert die namik! Ich könnte an verschiedenen Punkten der Antwort (1,4
Schweiz gerade das, was wir nicht wollen, nämlich die Förder- und ändern) nachweisen, dass der Bundesrat nicht so viel Dy-
programme in der Dritten Welt. namik bei der Rüstungsbeschränkung an den Tag legt, wie er
Noch ein letzter Punkt: Nächstes Jahr findet bekanntlich die Dynamik zeigt, wenn es um Rüstungsbeschaffungen geht.
vierte Ueberprüfungskonferenz statt im Hinblick auf die Frage,
wie und ob der 1995 auslaufende Atomsperrvertrag verlängert Meier-Glattfelden: Vor ungefähr einem Jahr hielt der damalige
werden kann und soll. Herr Bundesrat Felber hat letztes Jahr Chef des EMD, Bundesrat Koller, vor der Zürcher volkswirt-
bei der Behandlung des Geschäftsberichtes diesen Aspekt schaftlichen Gesellschaft eine Rede. Darin warnte er vor einer
kurz gestreift und darauf hingewiesen, dass es gefährlich sei, neuen Gefahr, vor der Abrüstungseuphorie. Gleichzeitig
neue Verhandlungen über alle Bestimmungen des Vertrags zu wandte ersieh gegen eine Erweiterung des bisherigen Sicher-
führen, und dass die Haltung der Schweiz eher zum Ziel habe, heitsbegriffes auf Umweltbedrohungen. Der Bericht über die
zu versuchen, wesentliche Bestimmungen des Atomsperrver- Friedens- und Sicherheitspolitik der Schweiz ist ungefähr
trages ins Völkergewohnheitsrecht überzuführen. gleich alt, aber aus ihm spricht ein anderer Geist.
Es würde mich in diesem Zusammenhang interessieren, wo Die grüne Fraktion steht hinter der Meinung des Bundesrates,
diese Vorbereitungsarbeiten heute sind, ob sich in diesem dass unsere Sicherheitspolitik dazu dient, die Unabhängigkeit
Punkt die generelle Einschätzung des Bundesrates geändert und die freie Selbstbestimmung unseres Volkes zu sichern.
hat oder ob er diese Politik weiterführen will. Mit dem Bundesrat sind wir der Meinung, dass die Bemühun-
gen zum Aufbau einer stabileren und gerechteren Weltord-
Braunschweig: Ich betrachte die Antwort des Bundesrates nung Vorrang vor den eher defensiven Mitteln der Selbstvertei-
als eine ernsthafte Auseinandersetzung mit den Fragen der In- digung - Armee, Zivilschutz - haben. Ebenfalls sind wir mit
terpellation. Dafür danke ich, und davon erkläre ich mich be- dem Bundesrat der Ueberzeugung, dass es keinen Frieden
friedigt, gesamthaft also teilweise befriedigt. geben kann, so lange Menschen wegen ihres Glaubens, ihrer
Inhaltlich habe ich allerdings Vorbehalte, und ich benütze politischen Ueberzeugung verfolgt oder wegen ihrer Rassen-
mein Diskussionsvotum dazu, diese Vorbehalte zu begrün- zugehörigkeit diskriminiert werden. Es gibt ihn auch nicht, so
den. lange Menschen Hungers sterben oder in sozialer Ungerech-
Ich greife Punkt 5 der bundesrätlichen Antwort heraus, die tigkeit leben müssen. Wir zweifeln aber die Aussage des Bun-
Wiener Verhandlungen über den Abbau konventioneller Streit- desrates auf Seite 3 des Berichtes an: «Die Schlüsselrolle der
kräfte in Europa. beiden Supermächte, das heisst die Vormachtstellung der
In Wien hat erstmals eine Aufteilung, wenn nicht gar eine Spal- Vereinigten Staaten und der Sowjetunion, bleibt sicherlich das
tung der KSZE stattgefunden. Einerseits befassen sich alle 35 zentrale Element der internationalen Politik.»
Staaten mit Vertrauens- und sicherheitsbildenden Massnah- Von eigenen Problemen geplagt und mit zusehends ernsthaf-
men, andererseits sind nur 23 Staaten, die der Nato oder dem teren Konkurrenten konfrontiert, haben die beiden Gross-
Warschauer Pakt angehören, an diesen Abbauverhandlungen mächte viel von ihrem früheren Einfluss in der Welt verloren.
in Wien beteiligt. Abseits stehen wir, zusammen mit elf ande- Nach Jahren kostspieligen Hochrüstens und vieler Rück-
ren N + N-Staaten. Im Rahmen des KSZE-Prozesses betrachte schläge, von Vietnam bis Afghanistan, wachsen auch ihre
ich diese Zweiteilung als einen Rückschritt, in dem von multila- Zweifel am politischen Nutzen militärischer Macht. Die Gleich-
teralen zu bilateralen Verhandlungen zurückgegangen wird, zeitigkeit, mit der beide Grossmächte an Einfluss verlieren, mit
bilateral zwischen Nato - einem Militärpakt - und Warschauer der die Stabilität und Ordnung im Osten, die ausschliesslich
Pakt. Ob unser Land daran wirklich keine Schuld trägt, muss auf bewaffneter Macht beruhte, erschüttert wird, mit der die Mi-
ich bezweifeln. Ich habe andere Informationen. Unsere Dele- litarisierung mit ihrem Andauern von Konflikten und Spannun-
gation war nicht unglücklich, dass wir von einzelnen Staaten gen in der Dritten Welt zunimmt und mit der ein einheitlicher
nicht erwünscht waren, dass wir an diesen Abrüstungsver- Markt innerhalb der europäischen Gesellschaft geschaffen
handlungen teilweise nicht teilnehmen müssen. wird - das alles ist Chance und Gefahr für den Weltfrieden zu-
Ich könnte mir eine andere Auffassung der Neutralität vorstel- gleich.
len: Neutralität ist eine Chance, auch im Rahmen des KSZE- Mit dem Bundesrat ist die grüne Fraktion mehrheitlich der An-
Prozessesvermittelnd einzugreifen oder weiterzuhelfen, wenn sicht, dass eine Schweiz mit Armee, die jederzeit auf die perso-
Verhandlungen stocken. Es könnte Aufgabe der Neutralen nelle und operationelle Infrastruktur der Milizarmee zurück-
sein, Misstrauen zu überwinden oder einen Beitrag zur Ueber- greifen kann, für den Frieden mehr tun kann als eine Schweiz
wachung, zur Verifikation zu leisten, wenn Vereinbarungen ge- ohne Armee. Wir sind im weiteren der Meinung, dass die Be-
troffen worden sind. Ich mache gerade auf diesen Aspekt auf- wahrung der Verteidigungsfähigkeit ein Faktor der Stabilität
merksam, habe ich doch schon früher in einem Vorstoss eine und Berechenbarkeit auf dem europäischen Kontinent ist.
Verifikations-Agentur der neutralen Staaten vorgeschlagen. Trotzdem sind wir davon überzeugt, dass die Politik der Guten
Leider hat der Bundesrat damals nicht positiv reagiert. Dienste, die Entwicklungszusammenarbeit und die humani-
Ich frage mich, ob es sich der Bundesrat nicht etwas zu leicht täre Hilfe für den Friedensprozess noch viel wichtiger sind.
macht, wenn er sagt, die Information der Neutralen in Wien sei Deshalb muss unserer Meinung nach der Artikel 18 der Bun-
gewährleistet. Wir hätten auch die Möglichkeit, unsere Interes- desverfassung: «Jeder Schweizer ist wehrpflichtig» neu ver-
sen direkt vorzubringen. Wenn wir an den Verhandlungen standen werden, und zwar so: «Jeder Schweizer, aber auch
über den Abbau konventioneller Streitkräfte beteiligt wären, jede Schweizerin ist pflichtig, für Frieden und Sicherheit Ein-
dann wäre alles wesentlich einfacher und direkter. satz zu leisten, sei es im Wehrbereich, im Sozialdienstfür den
Es ist seltsam: Die Interpellationsantwort hat der Bundesrat Mitmenschen, sei es im Umweltbereich oder im Dienst der Ent-
am 6. September genehmigt, am gleichen Tag, wie die Ant- wicklungshilfe.» Das Einsperren von Militärdienstverweigern,
wort auf die Interpellation der Aussenpolitischen Kommission die bereit sind, einen anderen, ebenso wertvollen Dienst zu lei-
zur KSZE. Aber dort ist der Tenor ganz anders: «Der Druck, die sten, ist unseres Landes unwürdig.
gegenwärtige Formel» - eben Spaltung 35/23 - «abzuändern, Manchmal scheint es, als hätten westliche Politiker Angst vor
wird sich stark erhöhen. Die Schweiz muss sich Gedanken dem Frieden. Es scheint, als hätten sie Angst, das stählerne
Politique de paix et de sécurité. Rapport 1262 N 18 septembre 1989
Gehäuse der Hochrüstung und Abschreckung, das ihnen vor- gegeben. Die konkreten Anstrengungen, schweizerseits zum
dergründig Stabilität und Sicherheit vorspiegelt, zugunsten ei- weltweiten Frieden beizutragen, fallen denn auch im Bericht
ner offenen und aktiven Friedenspolitik zu verlassen. Dies ziemlich mager aus. Erst nach unserer Mitwirkung an der Veri-
zeigt auch die Haltung unseres neuen EMD-Chefs, der nach fikation militärischer vertrauensbildender Massnahmen sei
eigenen Aussagen sehr skeptisch an das Geschäft der Be- eine Ausweitung der Sicherheit etwa in den Bereich der Men-
schaffung von 34 Hochleistungsflugzeugen herangegangen schenrechte vorzunehmen, und das in einer Standortbestim-
ist, heute aber - wie er sagt - mit voller Ueberzeugung für eine mung und politischen Absichtserklärung, die den Frieden
hochtechnologisierte, allerdings verkleinerte Superarmee mit mindestens im Titel voranstellt und auch im Text seine Not-
Flugzeugen und Panzern eintritt. wendigkeit immer wieder betont. Wir meinen, dass der Bericht
Zusammenfassend erkläre ich, dass die grüne Fraktion in zu- damit in der Bevölkerung eine falsche Erwartung an die Aus-
stimmendem Sinne vom Bericht über die Friedens- und Si- senpolitik erweckt und sie nicht aus dem eingeschliffenen Si-
cherheitspolitik der Schweiz Kenntnis nimmt. Wir erwarten cherheitskomplex herausholt. In einer den Herausforderun-
vom Bundesrat, dass er die darin enthaltenen Thesen der Soli- gen unserer Zeit gewachsenen und in diesem Sinn neuen
darität mit den Völkern der Dritten Welt in die Tat umsetzt. Die Aussenpolitik sind falsche Erwartungen jedoch sehr gefähr-
schönen Worte des Berichtes sind zum Beispiel überhaupt lich. Erinnert sei an die Erfahrungen, die wir in diesem Zusam-
nicht vereinbar mit der Praxis der schweizerischen Waffenaus- menhang mit dem Uno-Abstimmungsdebakel gemacht ha-
fuhr. Wir sind der Meinung, dass die Schweiz mehr Geld für ben. Und so wird letztlich trotz aller guten Absicht die Forde-
ihre Sicherheitspolitik ausgeben soll, allerdings nicht mehr rung des Postulates Muheim nicht vollständig erfüllt, nämlich
Geld für eine Armee mit Hochleistungsflugzeugen und Pan- die Perspektiven der politisch staatlichen Friedenssicherung
zern, sondern mehr Geld für eine gerechtere Weltwirtschafts- in der Bevölkerung bekanntzumachen und zu verankern.
ordnung. Die Länder der Dritten Welt brauchen nicht unsere 2. Eine weitere Anmerkung grundsätzlicher Art möchte ich un-
Moralpredigten wegen des fortschreitenden Raubbaus an ih- ter das Motto eines ehemaligen Professors für praktische
ren natürlichen Lebensgrundlagen, sondern schlicht und ein- Theologie stellen. Rudolf Bohren hat angehenden Pfarrern
fach gerechte Preise für ihre Rohstoffe. Friedens- und Sicher- und seiner Kirche ins Stammbuch geschrieben, dass Aeusser-
heitspolitik ist in erster Linie Aussen- und Aussenhandelspoli- lichkeiten und Praktiken der Institution oft lauter reden als Pre-
tik und erst in zweiter Linie Sache des EMD. digt, Seelsorge und das Wort Gottes. Diese treffliche Beobach-
tung lässt sich ohne weiteres auf unsere Aussenpolitik und
Präsident: Herr Burckhardt von der liberalen Fraktion lässt den Bundesratsbericht umlegen.
mitteilen, dass seine Fraktion in zustimmendem Sinn vom Be- Ohne die guten Maximen Neutralität, Solidarität, Universalität
richt des Bundesrats Kenntnis nimmt. und Disponibilität im geringsten herabwürdigen zu wollen,
sollten wir doch zugeben, dass immer wieder ein gelegentlich
Frau Bäumlin Ursula: Wie das Postulat Muheim vom März penetranter National- und Gruppenegoismus, politische Intro-
1984 richtig feststellt, sind Friedens- und Sicherheitspolitik version und Kleinstaatlerkleinlichkeit lauter geredet und die
eine Daueraufgabe, und Berichte, wie der vorliegende, haben besten Ziele unserer Aussenpolitik konterkariert haben. Die
darin die Funktion der Standortbestimmung. Wir begrüssen, Beispiele von früher sind bekannt und heissen heute so:
dass wir im Parlament dazu Stellung nehmen können, aber wir Exportrisikogarantie und Strukturanpassungsprogramme, die
schätzen diesen Vorgang auch nicht zu hoch ein, weil es ja das Sozial- und Wirtschaftsgefüge in den Schwellen- und Ent-
keine konkreten Beschlüsse zu fassen gibt, die die schweizeri- wicklungsländern destabilisieren, und im Bericht wird ver-
sche Friedens- und Sicherheitspolitik wirklich beeinflussen langt: Stabilität;
könnten. Fluchtgelder und Umgehungsgeschäfte in und über Schwei-
Durch die mehrmalige Verschiebung dieser Debatte hat sich zer Banken, die den von der offiziellen Schweiz und im Bun-
auch der Aktualitätsgehalt des Berichtes vom letzten Sommer desratsbericht angestrebten Aufbau einer gerechten Weltord-
verändert, und es würde uns nicht wundern, wenn Bundesrat nung wieder niederreissen;
Felber unsere Kritik damit beantworten würde, der Bericht sei Waffenexportproblematik und gegenwärtige Ausschaffungs-
im einen oder anderen Punkt bereits überholt. praxis abgewiesener Asylbewerber in Bürgerkriegsregionen
Die schweizerische Aussenpolitik hat schliesslich in der Zwi- wie den Libanon und das zerteilte Kurdistan, wo die Men-
schenzeit weiterhin stattgefunden, und wir haben sie zum Teil schenrechte nicht nur mit Füssen getreten, sondern mit Ge-
in der aussenpolitischen Kommission mitdiskutiert. Deshalb schossen und sogar Giftgas ausgelöscht werden.
ist es wohl vernünftig, weder offene Türen einzurennen, noch Der Bundesratsbericht geht auf diese schrillen Töne vor der
allzu sehr auf Details herumzureiten, sondern vielmehr ein Kirchen- oder Bundeshaustüre kaum ein.
paar grundsätzliche Anmerkungen kritischer Art zu machen. 3. Es hat mich in der aussenpolitischen Kommission erstaunt,
1. Es ist z. B. spannend, den bundesrätlichen Bericht mit dem wie schnell sich Kollega Pini mit der Antwort des Bundesrates
in der gleichen Zeitspanne erarbeiteten SPS-Diskussionspa- auf sein Postulat zufrieden gab, dass alle seine Forderungen
pier «Aussenpolitik als Weltinnenpolitik» zu vergleichen. Der bis auf ein eigentliches Friedenskorps, nach dem zivilen Mu-
damalige Aussenminister, Bundesrat Aubert, hat diese Arbeit ster des IKRK erfüllt seien. Gewiss hätten unabgesicherte und
1986 als wichtigen analytischen Beitrag charakterisiert. Der überstürzte Experimente in diesem Bereich sehr kontrapro-
Ausdruck «Weltinnenpolitik» sei vielleicht ein wenig ambitiös, duktive Folgen. Aber das sind unseres Erachtens keine Argu-
besonders in einem Land, das sozusagen kein Verhältnis zur mente gegen diesen konkreten Handlungsvorschlag.
Aussenpolitik habe, aber der analytische Ansatz in der welt- Unsere Partei hat unterdessen eine genau gleich gelagerte Er-
weiten Verflechtung sei wohl der einzig angemessene; und fahrung gemacht wie Herr Pini. Zu unseren vierzehn konkreten
das Hauptverdienst unserer Studie sei, dass sie präzise Vor- Vorschlägen zur Friedens- und Sicherheitspolitik hat letzte
schläge zu allen wichtigen Aspekten einer neuen Aussenpoli- Woche Herr Bundesrat Villiger im Organ des Vereins zur Infor-
tik mache. mation über Gesamtverteidigung mit dem Namen «Chance
Wie steht es in dieser Hinsicht mit dem überparteilichen Be- Schweiz» - das Sie sicher alle bekommen haben - Stellung
richt des Bundesrates? Er enthält nach meiner Ansicht und genommen. Auf die Frage, ob es sich bei unseren vierzehn
nach derjenigen der SP-Fraktion reichlich wenig Analyse, son- konkreten Vorschlägen um Utopie oder militärisch machbare
dern versucht eher kompilatorisch zum Problem «Frieden und Politik handle, antwortete er: Es sei «alles in allem ein Papier,
Sicherheit» Stellung zu nehmen. Das Verhältnis der beiden das in vielem mit dem übereinstimmt, was schon geschieht».
Determinanten bleibt weithin unklar. Das ist genau dieselbe Antwort, wie Kollega Pini sie erhalten
Abschliessend muss wohl gesagt werden, dass der Bericht hat. Aber wir lassen uns damit kaum so leicht abspeisen.
auf dem Sicherheits- und Gesamtverteidigungskonzept von Vor allem ist für uns Friedens- und Sicherheitspolitik weder
1973 basiert und die Friedenspolitik eindeutig nachgeordnet eine Utopie noch einfach machbare Militärpolitik, eben nichtl
ist. In der Beratung in der aussenpolitischen Kommission Noch hellhöriger macht uns die Aussage von Bundesrat Villi-
wurde das besonders deutlich, die Lage- und Sicherheitsbeur- ger im selben Interview: Es werde nächstens eine neue Abtei-
teilung wurde nämlich von den beiden Experten des EMD ab- lung beim Generalstabschef eingerichtet, mit Leitstellenfunk-
18. September 1989 N 1263 Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
tion für friedensfördernde Massnahmen. Wie steht es da mit Kräften zur Gestaltung und Sicherung eines dauerhaften Frie-
der Schweizer Maxime der Unterstellung der Armee unter die dens beizutragen. Defensiv ist sie in allen Massnahmen zur
Politik bis hin, dass der General nur im Kriegsfall gewählt wird? Verhinderung und Abwehr von feindlichen, gegen die Sicher-
Heute greifen offensichtlich Armee, EMD und Generalstabs- heit des Landes gerichteten Handlungen. Schon in jenem Be-
chef umgekehrt nach der Friedens- und Aussenpolitik. Das ist richt steht an zweiter Stelle der aufgeführten sechs strategi-
doch wirklich eine bedenkliche Entwicklung. schen Hauptaufgaben die allgemeine Friedenssicherung und
Es muss dem Bundesratsbericht auch vorgeworfen werden, Krisenbewältigung. Es hat also nicht erst Aktionen der jüng-
dass er dieser Tendenz mit Andeutungen und Halbheiten sten Zeit gebraucht, um die Bedeutung dieser beiden Berei-
noch Vorschub geleistet hat. Wo er die militärische Vereinnah- che unserer Sicherheitspolitik zu erkennen.
mung aller Konflikte und jeder Konfliktbewältigung noch haar- Wohl hat man sich in den siebziger Jahren sehr zögernd hinter
scharf umgeht, z. B. mit der Koordination und gemeinsamen die aktive, ausgreifende Komponente der Sicherheitspolitik
Verantwortung der Guten Dienste und internationalen Frie- gestellt. Seit den achtziger Jahren aber sind die Aktivitäten be-
denssicherung zwischen EDA und EMD, macht offenbar in der deutend erweitert worden. Die Friedenspolitik der Schweiz,
Zwischenzeit der offensive Krisenmanager Villiger das politi- nicht zuletzt der Beitrag unseres Landes zu den friedenserhal-
sche Rennen. Was meint eigentlich unser Aussenminister tenden Aktionen hat also heute durchaus schon einige Tradi-
dazu? tion. Aus dem Bericht geht richtigerweise auch hervor, dass für
4. Im Bericht wird mit keinem Wort die grösste gegenwärtige die Schweiz ihre Fähigkeit zur wirksamen Selbstverteidigung
Bedrohung von Weltfrieden und -Sicherheit erwähnt: Der und eine aktive Friedenspolitik nicht nur keine Gegensätze
Oekokollaps. Dabei ist der Diskurs über eine Umweltpolitik als sind, sondern einander im eigenen Interesse ergänzen, und
wichtigstem Friedensbeitrag längst im Gange. Vorhin haben dass beide notwendige Beiträge an die internationalen An-
wir hier im Saal davon gehört. strengungen zum Aufbau und zur Erhaltung eines sicheren
Im Bundesrat oder mindestens bei der Gesamtverteidigung ist und dauerhaften Friedens sind. In diesem Sinne kann denn
vermutlich auch in diesem Bereich die verantwortliche Führer- auch eine weitere Dynamisierung unserer Sicherheitspolitik
schaft umstritten. Soll die globale Umweltpolitik national auch im Hinblick auf einen Ausbau der friedenserhaltenden Bei-
noch ein Teil der militärlastigen Sicherheitspolitik werden? träge im internationalen Umfeld nur unterstützt werden. Dabei
Wir von der SPS verlangen klipp und klar, dass eine span- werden aber die Armee und ihre Mittel gerade in diesem Be-
nungsvermindernde Oekopolitik konsequent aus dem Ge- reich der aktiven Komponente eine gewichtige Rolle spielen
samtverteidigungskonzept, das ja bis 1995 fortgeschrieben müssen. So können wir von einer gesicherten Plattform aus,
werden soll, ausgelagert und politisch zivilisiert wird. Schon die dem Ausland unseren Willen zur Unabhängigkeit bestätigt,
Verteidigungsarmeen sind ein hochgradiges Oekorisiko, und sehr viel Sinnvolles im nach wie vor unsicheren internationa-
es ist erwiesen, dass aus Umweltzerstörung soziale und wirt- len Umfeld tun.
schaftliche Spannungen entstehen, die gerade wegen ihrer Der Bericht über die Sicherheits- und Friedenspolitik sagt we-
Existenzbedrohung für ganze Völker und Gruppen unbere- nig oder nichts mit Bezug auf die Weiterentwicklung der Si-
chenbar sind. Wir können doch wirklich nicht darauf warten, cherheitspolitik. Diese schweizerische Sicherheitspolitik muss
dass wir solche ökoindizierten Krisen mit militärischen Mitteln sich aber veränderten Lagen anpassen. Sie ist deshalb perio-
wieder in Ordnung zu bringen hätten, wenn das überhaupt disch zu überprüfen. Einzelne Gefährdungen verlieren an Ge-
möglich wäre. wicht, andere kommen dazu und erhalten erhöhte Bedeutung.
Es gibt keinen Frieden ohne friedliches Verhalten in ökologi- Die Sicherheitspolitik muss wohl eine verlässliche Konstanz
scher Hinsicht. Da haben wir Industrieländer unbeschreibli- haben. Aber wir wissen alle, dass neue, vielleicht schlei-
che Defizite vorzuweisen. Denken wir nur an den Missbrauch chende Gefahren, die existentielle Bedeutung einnehmen
Afrikas als Giftmüllhalde. können, im Raum stehen. Die Bedrohungen demografischer,
Aufgrund der Alarmzeichen von der Sondermüllfront ist bisher sozialer, wirtschaftlicher und ökologischer Natur können die
vor allem unser Innenminister aktiv geworden, und ich stelle Rahmenbedingungen der Sicherheitspolitik wesentlich verän-
Ihnen, Herr Bundesrat Felber, die Frage: Wie arbeiten Sie in dern. So hat sich unseres Erachtens die schweizerische Si-
dieser wichtigen Sache mit ihm zusammen? cherheitspolitik - auch wenn eine Ausdehnung des bisherigen
Wie eingangs gesagt, ist Aussenpolitik eine Daueraufgabe, Begriffes kaum zweckmässig ist - mit neuen Formen der exi-
die es gewiss kontinuierlich auszubauen und zu verbessern stentiellen Bedrohung auseinanderzusetzen, die von aussen
gilt. Manchmal, und in der Friedens- und Sicherheitspolitik ist in unser Land hineingetragen werden. Da stehen im Vorder-
dieser Moment unseres Erachtens längst erreicht, geht es grund die Bedrohung der Stabilität und Unabhängigkeit durch
nicht ohne radikale Veränderungen bei der Analyse und der Terrorismus, aber vor allem auch die Bedrohungen im Zusam-
Methode, um die konkret definierten Ziele zu erreichen. menhang mit dem ständig zunehmenden internationalen Dro-
In diesem Sinn muss der Bundesratsbericht sicher à jour ge- genhandel, über dessen destabilisierende, existenzbedro-
bracht oder besser neu geschrieben werden. Wenn dazu ein hende Wirkung gerade in demokratischen Ländern wir uns
weiteres Postulat von unserer Seite notwendig sein sollte, noch viel zu wenig Rechenschaft geben. Es drängt sich unse-
wäre es uns ein leichtes, ein solches einzureichen. Aber Frie- res Erachtens auch eine Verbesserung des Instrumentes zur
dens- und Sicherheitspolitik geschieht ja eben nicht nur über Früherfassung bedrohlicher Entwicklungen auf. Kurz und gut,
Berichte und Absichtserklärungen. Gleichzeitig reden wir hier eine kritische Ueberprüfung der Konzeption der Sicherheits-
z. B. anhand von drei Interpellationen über dieselbe Sache. politik ist wohl eine Daueraufgabe. Wir befürworten ein weite-
Am besten sind jedoch friedenssichernde, an der Basis demo- res, verstärktes Engagement in der Friedenspolitik, die aber
kratisch abgestützte Entscheide auf den verschiedensten Ge- weiterhin mit der Fähigkeit zur wirksamen Verteidigung ein-
bieten, die die schweizerische Weltinnenpolitik konkret bin- hergehen muss. In diesem Zusammenhang gewinnt die Infor-
den und fördern: mation zunehmend an Bedeutung. Eine offene, sachliche und
zeitgerechte Information ist insbesondere in Zeiten rascher,
Spalti: Im grossen und ganzen darf man diesem Bericht ein neuer und von vielen nur schwer erfassbarer Entwicklungen,
durchaus gutes Zeugnis ausstellen. Er ist realistisch, ohne eu- von Aenderungen der Bedrohung und auch von gezielter
phorische Einlagen und entspricht in seinem Ton unserer von Fehlinformation von grösster Bedeutung. Man wird unserer
Vernunft und Sachlichkeit getragenen Sicherheitspolitik. Bevölkerung auch Sinn und Inhalt friedensfördernder aussen-
Es ist im Zusammenhang mit diesem Bericht wieder einmal politischer Massnahmen noch näherbringen müssen, um die
darauf hinzuweisen, dass bereits der Bericht des Bundesrates Akzeptanz zu fördern. In bezug auf die Informationspolitik ist
an die Bundesversammlung vom 27. Juni 1973 über die Si- also noch einiges zu tun.
cherheitspolitik der Schweiz erwähnt - und wir beurteilen das Ein Letztes: Die positive Einstellung zur Verstärkung des frie-
nicht als negativ -, dass die schweizerische Sicherheitsstrate- denspolitischen Engagements darf nicht zu einer einseitigen
gie einen ausgreifenden, nach aussen aktiven und einen be- Ueberbewertung dieser Komponente führen. Eine Sicher-
wahrenden defensiven Bereich umfasse. Nach aussen aktiv ist heitspolitik, die sich nur auf Friedenspolitik abstützte, wäre un-
sie in den Bemühungen, im internationalen Rahmen nach tragbar. Und hüten wir uns auch vor einer Ueberbewertung
Politique de paix et de sécurité. Rapport 1264 N 18 septembre 1989
des Friedens im Sinne eines Friedens um jeden Preis! Wenn Dritte Frage: In welchem Rahmen sieht der Bundesrat die
der Frieden nämlich zum einzigen politischen Ziel wird, dann Rolle unseres neutralen Kleinstaats bei künftigen Verifikatio-
wird die Furcht vor Krieg, vor Auseinandersetzung, zur Waffe in nen von Abrüstungsschritten, die an der Wiener KSZE-Konfe-
den Händen der Rücksichtslosesten. Beispiele gibt es auch in renz über die Verminderung der konventionellen Streitkräfte in
der jüngsten Vergangenheit zur Genüge. Europa vereinbart würden?
Vierte Frage: Welche konkreten Ergebnisse haben die Bemü-
Loretan: Ich möchte im Namen derfreisinnig-demokratischen hungen des Bundesrates bis heute gezeigt, die personellen
Fraktion einige Ausführungen machen, dies aus der Sicht der Voraussetzungen für eine vermehrte Beteiligung der Schweiz
aussenpolitischen Kommission. Der Bundesrat stellt in sei- bei der Erbringung von Guten Diensten - eine Beteiligung, die
nem Bericht unter dem Titel «Das internationale Umfeld» auf wir begrüssen - und allenfalls für die Beteiligung an Verifikati-
den Seiten 3 und 4 einerseits fest, es sei «schwierig», die Aus- onssystemen zu verstärken? Konkret: Wie viele Leute könnten
wirkungen der vom Generalsekretär der KPdSU, Michail Gor- heute für solche Feldaktionen zur Verfügung gestellt werden?
batschow, eingeleiteten Oeffnungs- und Reformpolitik auf die Fünfte Frage: Es ist uns klar, dass diese Fragen im Rahmen
Ost-West-Beziehungen einzuschätzen. Andererseits hält der der heutigen Debatte nicht umfassend beantwortet werden
Bundesrat fest, dass in dieser Situation unser Land seine mili- können. Deshalb erachtetes die FDP-Fraktion nachgerade als
tärischen Anstrengungen nicht erlahmen lassen dürfe. vordringlich - wie das Kollege Spalti bereits ausgeführt hat -,
Die FDP-Fraktion kann diesen beiden zentralen Aussagen nur dass der Bundesrat dem Parlament endlich den mehrfach ver-
beipflichten, heute mehr als noch vor Jahresfrist. Sie sind so- sprochenen zweiten Zwischenbericht zum Bericht «Sicher-
wohl in der Analyse wie auch in der daraus zu ziehenden Kon- heitspolitik der Schweiz» vom 27. Juni 1973 vorlegt. Ich darf
sequenz schlüssig. Diese Beurteilung der Lage und die dar- daran erinnern, dass die FDP-Fraktion diesen Zwischenbe-
aus zu ziehende Folgerung bestimmt offenbar auch die Hal- richtvorfünfjahren in einem Postulat angefordert hat.
tung der Schweiz im Rahmen des KSZE-Prozesses. Oder ist der Bundesrat etwa der Meinung, der vorliegende Be-
Im Zentrum der Wienerverhandlungen stehen derzeit die Ge- richt könne den Anforderungen eines neuen sicherheitspoliti-
spräche der 23 Mitgliedstaaten der beiden Bündnissysteme schen Leitbildes genügen?
Nato und Warschauer Pakt für eine Reduktion der konventio-
nellen Rüstung in Europa, vom Atlantik bis zum Ural. Wir be- M. Grassi: L'idée maîtresse de la politique suisse de sécurité,
trachten es als richtig, dass die sogenannten N + N-Staaten, qui considère la paix et l'indépendance comme des objectifs
also auch unser Land, vorderhand diesen Gesprächen nur als de même importance, rencontre l'approbation du groupe
Beobachter, aber auch als laufend zu informierende Staaten démocrate-chrétien, pour autant qu'elle constitue la base in-
folgen. Das heisst nicht, wie das Herr Braunschweig unterstellt dispensable au respect des droits de l'homme. Nous consi-
hat, dass die Rolle der Neutralen dadurch etwa bescheidener dérons la paix non seulement comme un fait politique, mais
würde, im Gegenteil. Es macht den Anschein, dass sich die comme une exigence d'ordre éthique qui trouve son origine
Sowjetunion zum Beispiel für die Erreichung ihrer Abrüstungs- dans la civilisation chrétienne. Ainsi comprise, la paix se con-
ziele gegenüber dem Westen von den Neutralen einiges er- çoit comme le résultat d'une politique de justice à tous les
hofft. Sie sollen Brücken schlagen. Man erwartet offenbar die égards.
Beteiligung neutraler Staaten, so auch der Schweiz, bei künfti- Cela dit, il convient d'énoncer le cadre dans lequel nous nous
gen Verifikationen im Zusammenhang mit konkreten Abrü- efforçons de réaliser une telle politique. Il s'agit d'abord d'as-
stungsschritten. Zu diesem Punkt macht indessen der Bun- sumer notre responsabilité à l'égard de la population. La
desrat in seinem Bericht «Sicherheits- und Friedenspolitik» auf Suisse, de par sa neutralité, entend poursuivre sa politique vi-
Seite 12 Vorbehalte. Wie uns scheinen will, nicht ganz zu un- sant à maintenir la paix et l'indépendance du pays. La paix
recht. Denn mit Verifikationen begibt man sich auf ein heikles dans la liberté et dans l'indépendance n'est pas un slogan,
Parkett, wo ein neutraler Staat leicht Vorwürfen der Partei- mais bien un engagement et un défi que nous devons aussi
nahme und der Parteilichkeit ausgesetzt werden könnte. Dazu accepter au seuil du XXIe siècle. La Suisse le fera avec les
kommt, dass die personelle Dotierung von Verifikationsteams moyens disponibles et dans le style imposé par la nature d'un
offenbar noch längere Zeit Schwierigkeiten bereiten würde, petit pays. L'un de ces moyens est une défense du pays crédi-
wie zwischen den Zeilen des bundesrätlichen Berichtes zu le- ble et efficace qui puisse compter sur une armée vouée uni-
sen ist. quement à la défense et celle-ci à tout prix. Le PDG répondra
Die freisinnige Fraktion möchte im Zusammenhang mit diesen non à toutes les initiatives qui s'en prendraient à l'armée.
Ueberlegungen dem Bundesrat einige Fragen stellen, um ihm Il est aussi nécessaire d'opérer sur le plan de la politique étran-
Gelegenheit zu geben, den immerhin nun über ein Jahr zu- gère pour promouvoir les droits de l'homme. La politique de
rückliegenden Bericht aufzudatieren, wie das im übrigen paix et de sécurité que nous voulons soutenir se manifeste par
schon andere Votanten verlangt haben. In dieser Zeit sind notre solidarité envers les plus pauvres de ce monde. Notre
doch einige neue Entwicklungen in Gang gekommen, wie politique de développement doit se poursuivre avec l'intensité
zum Beispiel die einseitigen Abrüstungsschritte, die Gorba- nécessaire et aider aussi à éliminer les causes de la misère qui
tschow im November 1988 vor der Uno angekündigt hat, oder touche les réfugiés. A cela s'ajoute un ordre économique mon-
die sich immer mehr abzeichnende und für den Generalsekre- dial ouvert et juste qui permette les échanges entre le nord et le
tär der KPdSU bedrohliche DeStabilisierung in der Sowjet- sud, qui s'ouvre aux pays les moins favorisés et qui combatte
union und in ihrem Satellitengürtel. Auch nach der Realisie- toute forme de protectionnisme.
rung des einseitigen Abrüstungsangebotes der Sowjetunion Le rapport du Conseil fédéral suit cette ligne, mais il reste
bleibt in Europa eine krasse Ueberlegenheit und die nach wie néanmoins quelque peu superficiel quand il aborde certains
vor hohe Angriffsfähikgeit der Sowjetunion und ihres Paktsy- points, notamment ceux qui concernent l'appréciation réaliste
stems bestehen. Es gibt Nachrichten, wonach in der Sowjet- de la situation actuelle.
union eine qualitativ hochstehende Rüstungsproduktion in Nous sommes au début d'un processus qui devrait réduire la
unvermindertem, ja gesteigertem Tempo weitergehen soll, menace potentielle en Europe et pour l'Europe. Le succès de
auch auf dem Gebiet atomarer Waffen. cet objectif présuppose non seulement la bonne volonté de
Unsere erste Frage: Für wie ernsthaft hält der Bundesrat diese l'Union soviétique, mais aussi une attention particulière et un
sowjetischen Abrüstungsangebote? Sind sie geeignet, aus ei- réalisme prudent en Europe. En effet, la détente qui fait suite à
ner ausgesprochen auf Angriff getrimmten Armee eine solche la «glasnost» rend plus facile la mise en oeuvre d'actions de
mit «hinlänglicher Defensivwirkung» zu machen? stratégie indirecte du type agit-prop qui abuse de mouve-
Zweite Frage: Welche Bedeutung messen die beiden Super- ments en soi pacifiques à des fins de politique de puissance
mächte und ihre Paktsysteme der bewaffneten schweizeri- ou de défaitisme. Cela se manifeste à divers niveaux.
schen Neutralität für die Sicherheit in Europa zu? Mit anderen Que pense à ce sujet le Conseil fédéral? Il n'en dit mot, pas
Worten gefragt: Welchen Stellenwert hat unsere Mitwirkung plus qu'il n'émet son jugement sur les conflits régionaux li-
am KSZE-Prozess unter diesem Aspekt? Wird sie als «aktive mités à certaines régions du Moyen-Orient, de l'Amérique cen-
Friedenspolitik» gewertet und akzeptiert? trale et de l'Afrique. En soi, ceux-ci ne représentent pas une
18. September 1989 N 1265 Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
menace directe pour notre paix et notre sécurité, mais ils sont dann verwandelt sich die Sicherheitspolitik in eine Friedens-
néanmoins des sources de misère, de mort et d'insécurité politik. Ich glaube, die Schweiz tut gut daran - und zwar in ih-
pour les populations concernées. ren eigenen Interessen -, aktiv am Ziel einer globalen Frie-
Le rapport contient quelques informations sur la lutte contre le denspolitik mitzuarbeiten.
terrorisme, qui se limite aux mesures internationales et à la col- Um dieses langfristige Ziel zu erreichen, werden wir die Ge-
laboration entre autorités étatiques, sans approfondir ni samtheit der Mittel einsetzen müssen, wie sie der Bundesrat
décrire les mesures de sécurité internes. En effet, on apprend im vorliegenden Bericht darlegt. Ich brauche sie nicht zu wie-
de temps à autre que des terroristes sont présents dans notre derholen, Sie kennen sie. Ich greife nur vier davon heraus: Es
pays. La population s'inquiète. Il serait rassurant d'en savoir sind dies die Aussenpolitik, die Disponibilität für Gute Dienste,
davantage sur les mesures de prévention. Des mesures de die Aussenhandelspolitik und die Solidarität mit der Völkerge-
sécurité devraient aussi concerner les individus qui, directe- meinschaft. Sie sehen, es handelt sich eigentlich um zwei Be-
ment ou par l'intermédiaire de sociétés, abusent de notre terri- griffspaare.
toire pour des affaires de nature très douteuse, frôlant l'illé- Zum ersten glaube ich feststellen zu können, dass die Schweiz
galité et portant préjudice au renom de la Suisse et au compor- bzw. der Bundesrat - er vertritt ja offiziell unsere Aussenpolitik
tement de la grande majorité des hommes d'affaires. - in den letzten Jahren die aussenpolitische Tätigkeit wesent-
Je vous remercie, Monsieur le Conseiller fédéral, pour les lich ausgeweitet und vorangetrieben hat. Vor allem ist der Bun-
réponses que vous nous donnerez sur les divers points que desrat auch mehr mit der Aussenpolitik an die Oeffentl ich keil
j'ai soulevés. Le groupe démocrate-chrétien apprécie l'effort getreten. Das tut not in einem Land, das keinen Umgang kennt
du Conseil fédéral et l'assure de son soutien dans sa politique mit Aussenpolitik, das sich noch so gerne immer wieder auf
de paix et de sécurité. seine eigenen Positionen zurückzieht. Es ist sicher ein Ver-
dienst dieses Berichtes, dass wir zur Kenntnis nehmen kön-
Rychen: Die SVP-Fraktion dankt dem Bundesrat für den guten nen, dass es die Welt ausserhalb der Schweiz gibt und dass
und fundierten Bericht. Zur Aussenpolitik möchten wir vier Be- wir mit ihr verwoben sind.
merkungen anbringen: 1982 wurde die Agdif, die Arbeitsgruppe Gute Dienste und in-
1. Wir unterstützen den Ausbau der Politik der Guten Dienste ternationale Friedenssicherung, gegründet, um die Arbeiten
im Sinne der Blaumützen-Politik, stellen uns aber ganz klar ge- dieses Bereiches zwischen EDA und EMD besser zu koordi-
gen mögliche Ansinnen, auch Blauhelme in die Welt zu nieren.
schicken. 1983 wurde der Bundesrat von der Kommission für auswärtige
2. Das vermehrte Engagement der Schweiz im Rahmen der in- Angelegenheiten aufgefordert, auch die Konflikt- und Frie-
ternationalen Bekämpfung von Drogenkartellen und politi- densforschung zu koordinieren. Um entsprechende Studien,
schem Terror ist dringend angezeigt. Tagungen und Seminare an wissenschaftlichen Instituten zu
3. Bei allen Bemühungen um den Frieden und die Sicherheit unterstützen, wurde eine Art Schaltstelle gebildet, ein Aus-
sind die weltweit sehr aktiven, wieder erwachenden Kräfte des schuss Forschung und Studien. Dazu wurden jährliche Kre-
Nationalismus und des politischen wie auch religiösen Funda- dite von 360000 Franken bewilligt, und zwar von 1987 bis
mentalismus besonders gut zu beobachten und in die Beurtei- heute.
lung immer wieder neu einzubeziehen. Dass man den erhöhten Anforderungen an unsere Vertreter
4. Angesichts der immer komplexeren internationalen Ver- Rechnung trägt, das schlägt sich u. a. in einem Kredit von
flechtungen in Wirtschaft und Politik ist unsererseits zu über- 100000 Franken nieder, der vom Parlament 1986 gutgeheis-
prüfen, ob die diplomatische Präsenz personell noch zu genü- sen wurde, um ein erstes zweijähriges Ausbildungsprogramm
gen vermag. für je zwei Beamte des EDA und des EMD zu ermöglichen. Es
Die Definition der Sicherheitspolitik im bundesrätlichen Papier scheint uns jedoch, dass diese finanziellen Zuwendungen
wird von uns unterstützt. In diesem Sinne sagen wir ja zu einer reichlich bescheiden sind, wenn man bedenkt, welch aktive
aktiven Aussenpolitik, ja zu Solidarität und Disponibilität. Aber Rolle die Schweiz nun zu übernehmen gewillt ist und zum Bei-
- das unterstreichen wir - im gleichen Sinne sagen wir auch spiel im Rahmen der KSZE bereits heute spielt. Wenn wir nicht
ganz War ja zur Armee, zur Sicherstellung der wirtschaftlichen bereit sind, wesentlich höhere Beiträge an die Aus- und Weiter-
Landesversorgung, zur psychologischen Abwehr sowie zum bildung auf diesem Gebiet zu leisten, verliert die Schweiz ihre
notwendigen Staatsschutz. Glaubwürdigkeit.
Die SVP-Fraktion nimmt in zustimmendem Sinne Kenntnis Und um Glaubwürdigkeit ganz anderer Art geht es im zweiten
vom vorliegenden Bericht und dankt dem Bundesrat noch- Begriffspaar, welches ich bereits angedeutet habe und wel-
mals für seine gute Arbeit. ches zu den Mitteln unserer Friedens- und Sicherheitspolitik
gehört: die Aussenhandelspolitik und die Solidarität mit der
Frau Grendelmeier: Wir hatten genügend Gelegenheit, im Völkergemeinschaft.
Vorfeld der Initiative zur Abschaffung der Armee über unsere Es ist sicher richtig, wenn ein so kleines, neutrales Land wie
Sicherheitspolitik nachzudenken, und zwar öffentlich, laut, die Schweiz seine Aussenpolitik vor allem als Aussenhandels-
auch ab und zu heftig nachzudenken. politik versteht und auch ausübt. Wenn man aber gleichzeitig
Das war eine Chance. So wurde uns vielleicht wieder einmal die Solidarität mit der Völkergemeinschaft beschwört, so tut
bewusst, dass Sicherheitspolitik oder Landesverteidigung nur sich da ein Graben auf. Man redet zwar einer gerechteren Wirt-
zu einem kleinen Teil die Verteidigung unserer physischen schaftsordnung das Wort, zieht aber keine Konsequenzen.
Landesgrenzen sein kann. Dazu gehört aber, dass wir unsere So lange wir Entwicklungshilfe eher als eine Art Entwicklungs-
relative Unabhängigkeit, oder besser gesagt unsere Selbstän- hilfe für unsere schweizerische Wirtschaft verstehen, so lange
digkeit, nur dann sichern können, wenn wir sämtliche Mittel wir die Ausfuhr von Kriegsmaterial so grosszügig zugunsten
einsetzen, auch - oder vielleicht sogar vermehrt - jene indirek- des Waffenexports auslegen und so lange wir uns am Drogen-
ten, die primär gar nichts mit der klassischen Vorstellung von elend bereichern - um nur ein paar ganz wenige Beispiele her-
Landesverteidigung zu tun haben. Dazu gehört aber ganz be- auszugreifen -, so lange wird man auch im Ausland Mühe be-
sonders die Einsicht, dass unsere Unabhängigkeit neu defi- kunden, an eine schweizerische Solidarität mit den Völkerge-
niert werden muss. Das heisst, dass sie nicht mehr als Ab- meinschaften zu glauben. Hier schimmert immer wieder jener
schottung oder als Igelpolitik verstanden werden darf. Dazu kleinliche, heuchlerische Krämergeist durch, wie er von unse-
gehört aber auch die Einsicht, dass unsere Unabhängigkeit, rem Fraktiospräsidenten bereits anlässlich der Uno-Debatte
auf diese Weise verstanden, eine Illusion ist. gegeisselt wurde.
Die Schweiz ist wie kaum ein anderes Land in ein dichtes Netz Alles in allem: Dieser Bericht zeugt von einem redlichen Bemü-
von Abhängigkeiten verwoben, aus dem wir uns gar nicht lö- hen, umfassend über die schweizerische Friedens- und Si-
sen können, und es wird es auch niemand wollen. Wenn wir cherheitspolitik zu orientieren. Auch durchaus selbstkritische
aber endlich zur Kenntnis nehmen, dass wir ein Teil eines Gan- Töne sind aus diesem Dokument herauszuhören, und viel gu-
zen, ein Teil dieser höchst unfriedlichen, höchst zerstöreri- ter Wille schimmert durch.
schen Welt sind, ergibt sich zwangsläufig ein neues Bild. Nur Was ich hingegen schmerzlich vermisst habe, sind konkrete
Politique de paix et de sécurité. Rapport 1266 N 18 septembre 1989
Vorschläge auf konkrete Probleme. Alles bleibt viel zu sehr im hochmoderne Kommunikationseinrichtungen, die die Polizei
Unverbindlichen, im Konjunktiv. Auf Seite 6 übrigens scheint offenbar nicht hat. Diese Geschichte stammt nicht aus irgend-
das dem Bundesrat selber ungemütlich zu werden, schreibt er einem Ostblättchen, sondern wurde uns von einem hochran-
doch: «Das sind keine hohlen Phrasen.» Ein gewisses Un- gigen sowjetischen Besucher des Komitees für Frieden und
behagen scheint also selbst beim Bundesrat durchzuschim- Zusammenarbeit in Europa vor zwei Wochen berichtet; mit
mern. grosser Sorge hat er seinem Wunsch Ausdruck gegeben, ob
Ich bin mir natürlich bewusst, dass ein Bericht nicht dezidierter die Schweiz hier nicht auch etwas helfen könne, zumindest mit
ausfallen kann, als wir selber bereit sind, unsere Politik glaub- technischem Know-how.
würdig zu gestalten. 3. Bei der Bekämpfung von Aids: Die Gruppe um Sacharow,
Die LdU/EVP-Fraktion ist aber glücklich, dass unsere Aussen- ein Komitee hochrangiger Persönlichkeiten - darunter auch
politik unter Bundesrat Felber offener, selbstbewusster und - Jelzin -, hat sich zum Ziel gesetzt, die Ausbreitung von Aids in
so scheint uns - auch zielgerichteter geworden ist. Wir bitten der Sowjetunion zu bekämpfen. Wenn man die Schilderung
ihn, auf diesem Weg weiterzuschreiten. dieses Komitees liest-sie wurde in Moskau publiziert-, über-
Wir bitten Sie, von diesem Bericht in zustimmender Weise kommt einen ein Schaudern. Es fehlt offenbar überall in den
Kenntnis zu nehmen. Spitälern an Plastikspritzen, Wegwerfnadeln und ähnlichem
Material. Ein rasanter Anstieg der HIV-Infektionen ist zu be-
Günter: Ich äussere mich zum KSZE-Prozess, der in den letz- fürchten. Das Sacharow-Komitee hat einen dringenden Hilfe-
ten Jahren endlich Fortschritte gemacht hat. Europa wird viel- ruf an uns gerichtet.
leicht doch ein Kontinent mit mehr Offenheit, weniger Span- Ich komme zum Schluss. Perestroika ist eben nicht nur durch
nung und weniger Waffen werden. Auch der Respekt vor den machtgierige Apparatschiks gefährdet. Für Gorbatschow sind
Menschenrechten ist etwas gestiegen. Aber es gibt immer der Engpass in der Versorgung, aber auch die Verunsiche-
noch viel mehr Probleme, als uns allen lieb sein kann, und Eu- rung der Bürger über die zunehmende Kriminalität und die
ropa ist immer noch der waffendichteste Platz der ganzen dunklen medizinischen Perspektiven ebenso bedrohlich,
Welt. Einzig bewegen wir uns nun etwas in Richtung auf einen denn dadurch wird das bestehende restliche Vertrauen der
besseren Zustand. Was bedeutet das für die Schweiz? Bürger in ihre Regierung untergraben.
Als westeuropäisches Land sind wir auf drei Seiten von einem Wenn die Schweiz hier etwas beitragen kann, leisten wir auch
der Militärblocks umschlossen, in die Europa eingeteilt ist. Die einen Beitrag zur Stabilisierung einer erfreulichen Entwicklung
wirtschaftliche Situation ist analog. Westeuropa wird trend- in Europa. Damit würden wir wahrscheinlich langfristig uns
mässig immer mehr von der Europäischen Gemeinschaft ge- selbst am meisten nützen.
prägt und dominiert. Elf der zwölf EG-Länder sind Nato-Staa-
ten. Es bestehen enge Beziehungen zwischen dem militä- Ott: Die Schweiz muss im Kontext der KSZE kreativ und inno-
risch-politischen und dem wirtschaftlichen Bündnis. vativ denken. Wir haben schon einmal die Formulierung ge-
Wir können die geographische Lage der Schweiz nicht än- braucht vom «Denkplatz Schweiz» auf dem Gebiet der Frie-
dern, und mittelfristig werden auch die Blöcke bleiben. Das dens- und Sicherheitspolitik, und das gilt im KSZE-Kontext in
einzige, was wir hoffen und wofür wir uns einsetzen können, ganz besonderer Weise. Vergessen wir nicht: Nachdem sich
ist, dass die Blöcke an Bedeutung verlieren, weil die europäi- das Schweizervolk den Vollbeitritt zur Uno versagt hat, ist die
sche Konfrontation durch eine europäische Zusammenarbeit KSZE für uns das wichtigste multilaterale Feld, wo wir an der
ersetzt wird. Die Schweiz ist an einer derartigen Entwicklung in Lösung der grossen Weltprobleme, vor allem des Problems
höchstem Masse interessiert und sollte sie daher sinnvoller- des Friedens, mitwirken können.
weise unterstützen. Wir unterstützen den KSZE-Prozess nicht Ueber die weltpolitische Bedeutung der KSZE braucht kein
nur aus Solidarität, sondern auch in unserem ureigenen, wohl- Wort verloren zu werden. Sie hat aus dem gefährlichsten,
bestandenen Interesse. spannungsreichsten Erdteil eine sichere, eine der sichersten
Es ist unbestritten, dass der Aufbruch des KSZE-Prozesses Weltregionen gemacht. Die Nationen Europas haben gelernt,
wesentlich das Verdienst der neuen Politik der Sowjetunion ist. auf das Prinzip der friedlichen und geduldigen Verhandlungen
Der Wandel in Osteuropa ist ein positiver Beitrag zu dieser Ent- zu setzen, und das könnte eines Tages für die übrige Welt vor-
wicklung. Ja der Wandel ist im Moment derart tiefgreifend, bildlich werden.
dass wir heute mahnende Stimmen zur Bremsung von Pere- In dieser Hinsicht kann ich allen fünf Feststellungen des Bun-
stroika hören können, damit sie nicht scheitere. Ich verweise desrates in der Beantwortung der Interpellation der aussen-
u. a. auf die Titelgeschichte in der letzten Nummer der politischen Kommissionen über die Vorzüge der KSZE voll zu-
«Schweizerischen Handelszeitung». stimmen. Auch was der Bundesrat über unsere Teilnahme in
Man beginnt in allen Kreisen unseres Landes zu erkennen, der Gruppe der N + N sagt, verdient Zustimmung.
dass die Schweiz eben auch aus eigenem Interesse an Pere- Die in den N + N zusammengeschlossenen kleineren Natio-
stroika interessiert ist. Grossbritannien musste vor Jahrhun- nen bilden eine einflussreiche Gruppe. Durch ungeschrie-
derten die Neue Welt schaffen, um die Alte Welt im Gleichge- bene KSZE-Tradition kommt ihnen im Gesamtrahmen der
wicht zu halten. Aehnlich braucht unser Land heute ein offenes KSZE immer wieder die Aufgabe der Vermittlung zu. Dadurch
Osteuropa, um Westeuropa im Gleichgewicht halten zu kön- können sie schöpferisch wirken, sie geben dem Kompromiss,
nen. Zwar können wir Osteuropa nicht «neu erschaffen», aber der sich anbahnt, seine Formulierung.
wir können den Prozess von Perestroika unterstützen, wo un- Gerade im letzten Sommer ist der Konferenz über vertrauens-
sere Hilfe sinnvoll und gefragt ist. Damit meine ich nicht, dass bildende Massnahmen in Wien wieder ein umfassendes Pa-
wir grosse Hilfsprogramme für die Sowjetunion entwickeln. pier der N + N - entstanden vor allem auf Initiative der Schweiz
Sie soll ihre Politik selber machen, aber dort, wo unser Mit- und Schwedens - vorgelegt worden; ein Konzept, das einen
machen gefragt ist, sollten wir uns einen Beitrag überlegen Konsens zu provozieren geeignet wäre.
und auch verwirklichen. Ich gebe Ihnen drei Beispiele: Die Gruppe der N + N ist sozusagen unsere weltpolitische Hei-
1. Bei der Entwicklung des Genossenschafterwesens in ei- mat. In diesem Rahmen -sicherauch darüber hinaus, aber vor
nem freien Markt zum Vorteil der Konsumenten und mit ihrer allem in diesem Rahmen - müssen wir unseren Einfluss aus-
Mitwirkung: Es gibt bekanntlich in der Schweiz mehrere sehr zubauen versuchen. Einfluss kann aber auf längere Sicht nur
erfolgreiche Beispiele und Modelle. haben, wer eigene Ideen entwickelt. Unsere Entwicklung eige-
2. Bei der Kriminalität: Ganz offenbar gibt es in den Hauptstäd- ner Dynamik muss sich auf die ganze thematische Breite der
ten des Ostens eine sehr starke Welle der Kriminalität bis hin KSZE erstrecken, nicht etwa bloss auf den menschlichen und
zu hochorganisiertem Gangstertum. Die Polizei ist erstaunlich menschenrechtlichen Bereich. In dieser Hinsicht hat die
hilflos, da es ihr an Ausbildung zur Bewältigung des Problems Schweiz bisher mit ihrem Prinzip der Ausgewogenheit der
mangelt, aber auch an genügend hochstehendem techni- Körbe eine gesunde Politik verfolgt. Auf sicherheitspoliti-
schem Material, um die Gangster richtig bekämpfen zu kön- schem Gebiet wird man sich z. B. auch Gedanken machen
nen. Der Wolga bleibt einfach stehen, während die Gangster müssen über eine neue Generation von vertrauensbildenden
im Mercedes oder im BMW davonbrausen, gewarnt über Massnahmen, vertrauensbildenden Massnahmen politischer
18. September 1989 N 1267 Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
Art, wenn der Katalog der bisher ausschliesslich behandelten Sie haben mit dem Wiener Schlussbericht der KSZE ein sehr
militärischen vertrauensbildenden Massnahmen einmal er- wichtiges Dokument in den Händen, und ich hoffe, dass Sie es
schöpft ist. Solche Denkarbeit muss rechtzeitig geschehen. eingehend lesen werden. Die Kontrollmechanismen sind ent-
Auch die künftige Haltung der Schweiz zur Abrüstung - und scheidend verstärkt worden, und zwar ist das nicht bloss eine
damit komme ich kurz auf die Beantwortung der Interpellation quantitative Zunahme, sondern ein qualitativer Sprung. Er ist
Braunschweig - muss frühzeitig durchdacht werden. Es mag von allergrösster Bedeutung, weil erden Helsinki-Prozess auf
zwar sein, dass die N + N im jetzigen Anfangsstadium in Sa- eine neue und höhere Ebene hebt. Wir müssen diesem Pro-
chen Abrüstung in Wien noch nicht viel Substantielles beitra- zess die grösste Bedeutung zumessen, weil diese 35 Staaten
gen können. Es könnte aber im günstigen Fall bald einmal der das Wesen des industrialisierten Nordens ausmachen. Wir
Moment kommen, wo sie auch auf diesem Gebiet wieder als stehen erstmals vor der realen Möglichkeit, dass im Rahmen
Vermittler und Moderatoren gefragt sind. An diesem Tag des industrialisierten Nordens eine konstruktive Zusammenar-
müssten wir auch bei den Abrüstungsverhandlungen mit da- beit stattfinden kann, und das hat auch Auswirkungen auf die
bei sein, und hier hat die Hauptstossrichtung der Interpellation Entwicklungsförderung. Deshalb müssten wir in der Lage sein
Braunschweig recht. Für diesen Moment müssen wir dann - wir sind es heute leider nicht -, eingehender über diese Pro-
geistig gerüstet sein. Es braucht ein Konzept. Abrüstung ist bleme der weltpolitischen Neuordnung, die sich abzeichnet,
eine der wichtigsten Aufgaben unserer Zeit. Mit einigen takti- diskutieren zu können.
schen und pragmatischen Ueberlegungen im letzten Moment
wird es nicht getan sein. Pini: lo devo ai relatori e al presidente on. Maître, al relatore on.
Gestatten Sie eine letzte Erwägung. Wahrscheinlich zu Recht Bundi un ringraziamento particolare per aver rilevato un postu-
weist der Bundesrat in seiner Beantwortung der Interpellation lato mio, ormai più anziano del messaggio che stiamo discu-
der aussenpolitischen Kommission auf die in Zukunft noch tendo.
wachsende Bedeutung nationaler Minoritätenkonflikte in Eu- Il ringraziamento va anche ai colleghi che hanno ridato attua-
ropa hin. Dass gerade hier,von der föderalistischen Schweiz lità al problema sollevato dal mio atto parlamentare. On. Sa-
ein konstruktiver Beitrag zur Lösung und Befriedung sollte er- ger, lei ha ragione di dire che non abbiamo sempre il senso
wartet werden dürfen, versteht sich wohl von selbst. delle proporzioni e del valore delle discussioni nel tempo par-
Endlich die praktische Folgerung: Die für die KSZE zuständige lamentare. A questi colleghi che oggi sono riusciti a risusci-
Abteilung des EDA muss künftig personell so dotiert sein, dass tare, «ressusciter l'actualité d'un message périmé», un mes-
sie diesem Schwerpunkt unserer aussenpolitischen Aktivität saggio vecchio (il miracolo di Lazzaro), il quale rimane, tuttavia
ohne Beeinträchtigung oder Behinderung vollumfänglich ge- per il contenuto, dì una evidente, direi «éclatante», attualità: La
recht zu werden vermag. sicurezza e la pace.
C'è la tentazione, quando, nella discussione, scivola il termine
della «sicurezza», di vedere subito un atteggiamento difensivo
Wyss Paul: Ich frage mich, ob der Begriff «Sicherheitspolitik»
duro; implicitamente una posizione politica militare, di difesa.
den heutigen Anforderungen noch entspricht. Meines Erach-
Qui bisogna dar atto al Consiglio federale che nel suo rapporto
tens ist er zu eng gefasst, auf militärische Ereignisse ausge-
ha saputo evidenziare le particolarità intrinseche della politica
legt; dies aus verschiedenen und verständlichen Gründen,
di sicurezza, ben distinte dall'eventuale tentazione di vedere in
insbesondere, weil die militärische Erscheinungsform der Exi-
essa un'operazione prettamente difensiva militare.
stenzgefährdung historisch fassbar ist. Ursachen und Folgen
Orbene, noi siamo tuttavia ancora in una politica di stallo; vor-
militärischer Konflikte sind uns, zumindest was konventionelle
rei dire che pratichianno una politica statica riguardo le azioni
Austragungsformen betrifft, bekannt. Wir leben aber in einer
che il Governo e il Parlamento e il Paese possono assieme
Welt, in der die Existenz unseres Staats und der von uns vertei-
condurre per la sicurezza e la pace in Europa e nel mondo.
digten Werte nicht nur durch äussere Gewaltanwendung be-
E' talmente vero che noi forse cominciamo a soffrire del com-
droht ist, sondern ebenso durch mögliche andere Grosskata-
plesso di aver detto no all'ONU. Perché proprio là noi av-
strophen, für die wir wenig bis nicht vorbereitet sind. Es gibt
remmo potuto sviluppare ampiamente e dinamicamente la
also - kurz gesagt - auch andere Bedrohungsformen als die
creatività, come l'on. Ott ha detto un momento fa, di proporre
militärische, seien es wirtschaftliche Engpässe, Naturkatastro-
soluzioni pacifiche.
phen, das Drogenproblem, das Terrorismusproblem oder gar
Siamo rimasti ai buoni uffici. Siamo rimasti ad una politica sta-
klimatische Veränderungen bis hin zur möglichen Klimakata-
tica.
strophe, auf die wir uns besser vorbereiten sollten. Im Zeitalter
Quando leggiamo che il ministro degli esteri svedese Ander-
weltweiter politischer und wirtschaftlicher Interdependenz und
son è stato scelto mediatore per la grave vertenza bellica tra
verstärkter Eingriffe des Menschen in die Regelkreise der Na-
Israele e la Palestina, io vedo un esempio (per un paese neutro
tur erweisen sich mehr und mehr auch Entwicklungen als exi-
come la Svezia), una disponibilità, un atteggiamento molto più
stentielle Bedrohungen, bei denen keine feindliche Absicht ir-
dinamico di quanto noi, in questo momento manifestiamo nei
gendeines weltpolitischen Akteurs vorliegt. Deshalb meine
confronti degli impegni rivolti a promuovere soluzioni pacifi-
ich, dass die Formulierung dessen, was wir in Zukunft unter Si-
che.
cherheitspolitik verstehen wollen respektive müssen, rasch
Non è colpa nostra e forse non è nemmeno colpa del Consi-
vorangetrieben werden sollte. Ich bitte deshalb den Bundes-
glio federale, ma dobbiamo uscire da questa visione statica
rat, die Arbeiten an der Erweiterung des Sicherheitsbegriffes
dell'impegno nazionale svizzero rivolto ad apportare soluzioni
voranzutreiben, sei es im Rahmen des vom Bundesrat ver-
di pace in un mondo sempre più in conflitto.
sprochenen 2. Zwischenberichts zum Bericht «Sicherheitspo-
Noi ad esempio manchiamo in Libano; noi manchiamo in Pa-
litik der Schweiz» vom 27. Juni 1973 oder aber im Rahmen der
lestina; noi manchiamo in Sudafrica e in molti altri paesi conflit-
neu zu konzipierenden Gesamtverteidigung, in der stillen Hoff-
tuali, fra cui quelli del Sudamerica, come paese dinamica-
nung, dass für die Bezeichnung «Gesamtverteidigung» ein
mente promotore di soluzioni pacifiche. Aspettiamo che la
besserer Ausdruck gefunden werden kann.
pace venga. Solo a quel momento diciamo che il nostro territo-
rio è a disposizione per la «Conferenza di pace» o il nostro am-
Sager: Ich möchte meiner wachsenden Besorgnis Ausdruck basciatore è a disposizione per i buoni uffici....
geben. Wir leiden zunehmend an einem Proportionenverlust, E' una buonissima, eccellente cosa, on. Felber, ma io ho l'im-
der groteske Dimensionen annimmt. Wir widmen der Diskus- pressione che anche Lei sotto sotto può essere d'accordo con
sion über die Gedenkfeiern an die Mobilmachung fünf Stun- me nel pensare (non dico nel dire, per carità, non lo dica oggi
den und sind in der Lage, 15 Monate nach seiner Veröffentli- on. Felber!), solamente nel pensare, che possiamo fare di più
chung über den Sicherheitsbericht einige Worte zu verlieren. o potremmo fare qualche cosa di meglio nel senso che il mio
Und das im Rahmen einer sehr gedrängten Traktandenliste, postulato proponeva. Ritengo che se non si vuole un corpo in-
die uns nicht mehr Zeit lässt, alle diese Punkte, die eine grosse ternazionale della pace, un organismo svizzero che potesse
Bedeutung haben, noch zu diskutieren. Daher halte ich mich muoversi in funzione médiatrice e di intervento dinamico per la
kurz. soluzione della pace, al di là delle implicazioni particolari ed
Politique de paix et de sécurité. Rapport 1268 N 18 septembre 1989
anche difficili che la neutralità comporta, avrebbe, oggi, un va- et qui constituait la réponse au postulat de M. Franz Muheim,
lore evidente. ancien conseiller aux Etats, sur la politique de paix et de sécu-
Questo volevo dire: Usciamo dalla staticità. Entriamo, on. Fel- rité. Nous voudrions simplement préciser que nous avons
ber, anche con molto giudizio, in una visione più dinamica dei strictement répondu aux questions posées, que nous n'avons
nostri interventi per le soluzioni pacifiche nel mondo e in Eu- pas tenté de définir la politique à long terme du Conseil fédéral
ropa. en matière de paix et de sécurité et que, par conséquent (je
réponds ici immédiatement à un certain nombre de questions
M. Ziegler: M. Sager qui a très rarement raison dans cette en- qui nous ont été posées) nous reviendrons devant le Parle-
ceinte a eu aujourd'hui exceptionnellement raison. Nous ment avec un deuxième rapport intermédiaire du Conseil
n'avons presque jamais de débats de politique étrangère. fédéral sur la politique de paix et de sécurité.
Nous avons devant nous un excellent rapport, le meilleur do- Cependant, à la suite du débat d'aujourd'hui, nous tenons à
cument produit par ce département depuis de très longues affirmer deux choses: tout d'abord, la volonté renouvelée du
années. Nous aurions dû en débattre page par page, pro- Conseil fédéral de s'engager en faveur de la paix et de la sécu-
blème après problème, d'une façon approfondie, afin de fixer rité dans le monde. Nous tenons à souligner ce qui est déjà ex-
pour le Conseil fédéral la route à suivre en matière de politique pressément contenu dans notre rapport, c'est-à-dire le fait que
étrangère dans les prochaines années. Cela ne s'est pas fait l'entretien d'une armée, nécessaire sans doute, n'épuise pas
par indifférence, par lassitude, par manque de temps, par les à lui seul nos impératifs de défense nationale. Dans notre
excuses habituelles que nous nous donnons. Il n'est donc pas intérêt propre, nous devons donc participer pleinement aux ef-
possible d'attaquer ce rapport sur le fond, sur les motivations forts de la Communauté internationale en vue de réaliser un
et sur les problèmes idéologiques qu'il pose. Je me contente monde que nous souhaitons plus juste et, en définitive, plus
donc de soumettre à votre attention et surtout à celle du Con- stable, y compris dans les échanges économiques.
seil fédéral un seul problème mentionné à la page 9 qui est ce- C'est dans cette perspective que se situe la décision du Con-
lui de la Palestine, vis-à-vis de laquelle je ne comprends pas la seil fédéral du mois de mars de l'année dernière, d'élargir la
politique de notre pays, politique qui doit changer. participation de la Suisse aux opérations de maintien de la
Vous savez qu'en Palestine occupée se joue une effroyable paix. Nous avons, dans ce but, déjà pris un certain nombre
tragédie depuis vingt-deux mois. Nous lisons quotidienne- d'initiatives, par exemple, la formation à l'étranger d'observa-
ment dans nos journaux, avec indifférence, que quatre, cinq teurs militaires suisses non armés. Ces gens nous sont de-
enfants palestiniens ont été de nouveau assassinés par la po- mandés par les Nations Unies pour aider à trouver la solution
lice israélienne. A cela, il faut ajouter chaque semaine des di- de certains conflits ou à maintenir la paix. Nous sommes inter-
zaines et des dizaines d'enfants, d'adolescents qui sont para- venus en Namibie par le truchement de la GANUPT; nous al-
lysés à vie, qui sont torturés, qui sont brisés dans leur âme et lons encore y intervenir en répondant aux Nations Unies par
dans leur corps par les forces d'occupation. l'envoi d'un groupe d'observateurs civils aux prochaines élec-
Or, le Conseil fédéral pourrait - je ne m'adresse pas ici à M. tions générales.
Felber dont je connais le sentiment de justice et d'équité - en Le Conseil fédéral a également accepté le postulat de M. Ott,
tant qu'autorité collective, comme les Suédois, avoir une in- conseiller national, et nous étudierons les possibilités restan-
fluence déterminante. La Confédération est dépositaire des tes dans le domaine de la participation de la Suisse aux opéra-
Conventions de Genève. Or, Israël viole systématiquement et tions de maintien de la paix des Nations Unies. Enfin, nous
pratiquement chacun des principes de la quatrième conven- continuons de former à Genève en particulier (nous envisa-
tion sur les territoires occupés et du droit humanitaire en geons de le faire peut-être dans d'autres universités) des ex-
général. M. Sommaruga, président du CICR, qui a visité les ter- perts en matière de sécurité, qu'ils soient civils ou militaires.
ritoires occupés en juin dernier, a dit publiquement combien il En dernier lieu, nous nous permettons de rappeler que le Con-
avait été choqué. Lorsque l'Etat palestinien a demandé son seil fédéral a également pourvu le Département des affaires
admission à l'OMS l'an dernier, la Suisse n'a pas voté. Quel- étrangères d'une division politique III, précisément chargée
ques mois plus tard, lors de la demande d'admission de la Pa- de traiter des problèmes de paix et de sécurité. C'est, à nos
lestine à l'UNESCO la Suisse est de nouveau restée indif- yeux, un effort important puisque, ce faisant, il dotait égale-
férente. La semaine dernière cet Etat a demandé son admis- ment le service des droits de l'homme de mon département de
sion aux Conventions de Genève, de nouveau agnosticisme, moyens nouveaux et plus efficaces.
de nouveau la Suisse a dit: «Ce n'est pas notre affaire, nous ne Voilà la solution et les chemins dans lesquels nous nous enga-
pouvons rien faire, nous ne nous prononçons pas». Ces geons. Ils ne sont pas tout à fait aussi statiques que voudrait
réponses ne sont pas dignes d'un pays comme le nôtre nous le faire croire M. Pini, conseiller national. Mais, le
lorsqu'une tragédie, sans issue, se joue à quelques centaines deuxième élément important de l'attitude du Conseil fédéral,
de kilomètres de chez nous entre un gouvernement semi-fas- c'est qu'il ne cède pas et ne veut pas céder à la naïveté. Il est
ciste et ses forces d'occupation et un peuple sans défense. évident que nous devons constamment analyser l'évolution
L'Etat neutre que nous sommes -je le répète - dépositaire et de la situation politique dans le monde et, en particulier, en
gardien des Conventions de Genève devrait changer radicale- Europe et en Europe de l'Est, positivement sans doute
ment de politique. Je demande donc au Conseil fédéral dans lorsqu'il est pour nous question d'appuyer les réformes en
son ensemble - car je suis persuadé que M. Felber voudrait cours, mais avec lucidité lorsque nous mesurons quelquefois
faire beaucoup plus personnellement- pourquoi nous avons la fragilité de ce qui est engagé dans certains de ces pays.
donné la réponse que nous avons donnée sur les Conven- C'est sur ces deux pôles - volonté d'agir et de nous engager,
tions de Genève la semaine dernière et pourquoi quand l'Etat mais lucidité dans les analyses et absence de naïveté - que se
de Palestine demande son admission -comme c'est son droit fondera la politique du Conseil fédéral en matière de sécurité
- dans les organisations spécialisées des Nations unies on ne et d'actions en faveur de la paix.
vote pas, on ne lui donne pas acte de son droit et l'on ne vote En ce qui concerne la CSCE, il est évident que son processus
pas pour son admission? Y a-t-il un espoir que cette politique touchant essentiellement l'Europe (celle de l'Est et celle de
indigne des traditions de la Suisse change et que la Suisse, l'Ouest, plus les Etats-Unis et le Canada) est un des plus im-
comme Pierre Schon', comme Sten Andersson, comme les mi- portants auxquels nous ayons pu participer jusqu'à présent.
nistres norvégiens que M. Felber connaît bien en tant qu'amis, Nous l'avons déjà dit à cette tribune, le fait même que 35 pays
va se mobiliser pour faire sentir le poids des neutres dans cet aient tous la même possibilité - et avec le même poids - de dis-
effroyable conflit et forcer l'Etat israélien à respecter les princi- cuter de l'amélioration de leurs relations et, en même temps,
pes fondamentaux du droit humanitaire international. d'assurer la coopération et l'équilibre en Europe en visant à
l'amélioration de l'application des droits de l'homme dans
M. Felber, conseiller fédéral: Je tenterai de donner une chacun de leur propre territoire et de leur législation, en visant
réponse assez brève à un débat relativement long et substan- à l'amélioration de la politique de sécurité en vue de réduire les
tiel. Il n'est pas nécessaire que le Conseil fédéral s'appesan- armements et de faire cesser les menaces pesant encore au-
tisse sur ce qui figure déjà dans le rapport dont vous discutiez jourd'hui sur le monde; ce fait-là, nous le considérons comme
18. September 1989 N 1269 Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
extrêmement important de même que la Conférence sur la sion politique III qui doit précisément essayer de coordonner
sécurité et la coopération en Europe et surtout les conférences les différents efforts tentés dans plusieurs départements.
de suivis qui viennent confirmer ou infirmer les décisions pri- Monsieur Spalti, nous avons laissé entendre assez clairement
ses dans le document final de la Conférence de Vienne en par- qu'il n'y aura pas d'engagement multilatéral de la Suisse - ce
ticulier. Nous avons dans le cadre de cette Conférence de qui serait une preuve de naïveté - au détriment de notre sécu-
Vienne, avec nos collègues des autres pays neutres et non- rité. De toute manière, tout ce qui est actuellement en discus-
alignés d'Europe, joué un rôle que, récemment encore, le sion fait l'objet de négociation. Il n'est pas question pour nous,
président des Etats-Unis a lui-même qualifié d'essentiel dans parce que nous sommes suisses et que nous voulons la paix,
une lettre qu'il adressait au Conseil fédéral, bien que les USA d'accepter n'importe quoi. Il en va aussi de notre crédibilité sur
n'aient pas été a priori d'accord avec toutes nos propositions. le plan international. Nous ne pouvons pas être de ceux qui di-
Je répète que dans le domaine militaire -je réponds déjà aux sent oui sans savoir ce que cela coûtera. Nous pouvons donc
préoccupations de M. Braunschweig - la Suisse participe à la vous rassurer à ce sujet.
Conférence des Trente-cinq. Je tiens à souligner qu'il était pri- La politique suisse, Monsieur Loretan, est aujourd'hui telle
mitivement prévu par certains membres de la CSCE de sortir qu'elle a été définie, telle que nous la proposons à la Con-
de son cadre les négociations entre pays du Pacte de Varsovie férence sur la sécurité et la coopération en Europe de Vienne,
et OTAN. C'est à la suite de l'insistance de la Suisse en particu- très généralement acceptée. En particulier, les rôles'que nous
lier que nous avons réussi à obtenir l'accord par concensus de nous sommes attribués, les offres que nous avons faites dans
la totalité des pays de la CSCE afin de maintenir cette con- le domaine des vérifications ont été parfaitement reçus. Nous
férence sur le désarmement conventionnel dans le cadre de la avons donné un certain nombre d'exemples dans ce do-
CSCE. Nous désirions être informés des suites et de l'avance maine. Je vous rappelle qu'en ce qui concerne les armes chi-
des problèmes posés dans la Conférence des Vingt-trois, miques l'industrie chimique suisse a été prête - et elle l'a fait -
c'est-à-dire les quinze de l'OTAN et les huit du Pacte de Varso- à tester une méthode de.vérification de sa production afin de
vie, en même temps que nous avions encore à améliorer le favoriser l'avance de la Conférence du désarmement de
mécanisme de contrôle qui existe déjà dans le cadre des Tren- Genève. Ce test était important, difficile, mais il a été fait et la
te-cinq et auquel nous participons. Nous pouvons d'ores et participation et la disponibilité de la Suisse ont été saluées à
déjà affirmer que des progrès essentiels ont déjà eu lieu dans plusieurs reprises.
la Conférence des Vingt-trois à Vienne et que les plus pessi- Quel succès a obtenu notre campagne d'engagement? A ce
mistes d'entre les délégations annoncent que vraisemblable- sujet, nous pouvons affirmer, par exemple, que le Corps
ment, au printemps de l'année 1990, cette première con- suisse pour l'aide en cas de catastrophes reçoit chaque année
férence pourrait se terminer. Si l'on met cela en relation avec la plusieurs centaines de nouvelles demandes d'incorporation.
durée (15 ans) de la Conférence MBFR sur le même sujet, Celui-ci, élément important, intervient également au-delà de la
sans aucun résultat, on peut naturellement s'estimer très heu- lutte contre les effets d'une catastrophe, c'est-à-dire aussi
reux de ce qui se passe actuellement. dans le domaine de l'aide humanitaire à plus long terme, en
A M. Braunschweig qui s'inquiète de ce que fera le Conseil particulier l'aide à la reconstruction, aux soins médicaux, à la
fédéral, ainsi qu'à une question posée tout à l'heure par l'un construction d'hôpitaux. Le Corps suisse pour l'aide en cas de
des intervenants, nous répondons ceci: nous constatons ef- catastrophes sert aussi la politique de paix et de solidarité de
fectivement qu'aujourd'hui il existe, dans l'armement conven- notre pays.
tionnel, une supériorité très nette en faveur du Pacte de Varso- En ce qui concerne les recrutements pour la Namibie, nous
vie. Cela est constaté et admis d'ailleurs par les participants sommes entièrement satisfaits de cette première expérience.
aux négociations de Vienne. La difficulté et ce qui doit être ob- Là aussi, des gens du Corps suisse pour l'aide en cas de
tenu, c'est d'avoir, en fin de négociation, une réduction asy- catastrophes se sont spontanément annoncés pour faire par-
métrique des armements et des forces conventionnelles, de tie du Swiss Médical Unit en Namibie.
manière à obtenir une égalité - ce sera toujours une égalité De même, l'appel que nous avions lancé pour trouver des ob-
des armes et de la force - entre les deux blocs. C'est ce que servateurs civils a obtenu un très net succès. Nous allons en-
nous souhaitons. Ce que le Conseil fédéral imagine, Monsieur voyer entre 20 et 30 observateurs dans quelques semaines;
Braunschweig, ce n'est pas de réduire lui aussi dans la même comme nous avions à peu près 80 offres de services, nous
proportion son armement ou son effort de défense nationale, pouvions choisir. Nous pouvons vous indiquer - et c'est aussi
mais c'est de dire que si à terme on obtient en Europe un une réponse à M. Pini, dans un certain sens - que nous n'al-
groupe d'armées uniquement défensives, que la paix est ainsi lons pas jeter à la corbeille à papiers les adresses de toutes
pratiquement assurée et que, linéairement, toutes ces armées ces personnes avec lesquelles nous avons eu des entretiens,
décident de diminuer leur effort, il est alors évident qu'à ce mo- qui nous ont dit ce qu'elles étaient prêtes àfaire et qui nous ont
ment-là - ce n'est pas demain - les pays neutres, dont la fait part de leurs capacités et de leurs disponibilités. C'est dire
Suisse, pourraient aussi participer à ce genre de réduction. que le Conseil fédéral, sans créer de corps particulier, est prêt
M. Meier-Glattfelden souligne le rôle des deux grandes puis- à utiliser, si besoin est et si on le lui demande, les personnes
sances. Rassurez-vous, Monsieur Meier, nous ne tenons pas à qui se sont mises au service de la paix, au nom d'un engage-
nous 'abriter derrière ces deux grandes puissances. Nous ment personnel, dans leur pays.
avons tous fait le constat que la plupart des grands conflits du Il est indéniable que les problèmes les plus importants dans le
monde n'ont été - heureusement - réglés que par l'interven- monde demeurent ceux des droits de l'homme, Monsieur
tion de ces deux superpuissances. Prenons le cas de l'Afgha- Grassi. Le rapport que nous avons distribué n'avait pas pour
nistan et celui de l'Angola. C'est pourquoi nous soulignons but d'y répondre très largement, mais nous avons déjà eu à
l'importance de l'engagement de ces deux pays. maintes occasions - et nous récidivons aujourd'hui - la possi-
Madame Bäumlin, je ne vous renverrai pas à vos copies, en di- bilité de souligner que la politique des droits de l'homme doit
sant que ce que vous demandez est déjà dépassé ou en être renforcée et que les mesures de contrôle de l'application
cours. Il y a toujours mieux à faire dans le domaine de la politi- des chartes conventionnelles - et notamment les conventions
que de paix; nous sommes prêts à écouter toutes les sugges- du Conseil de l'Europe - relatives aux droits de l'homme et à la
tions, encore faut-il qu'il y en ait et pas seulement des avis torture seront désormais appliquées. Nous y veillerons le plus
négatifs sur la politique en cours. Nous acceptons donc de scrupuleusement possible.
préciser que la politique de paix et celle de sécurité doivent En ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, puisque vous
être évolutives et constamment admettre qu'il existe de nou- voulez connaître la situation en Suisse, il ne s'agit plus pour
veaux moyens afin d'introduire la paix dans le monde et d'as- moi de trouver des réponses concrètes mais plutôt de trans-
surer une sécurité accrue. mettre votre demande d'informations plus précises au Conseil
Nous pensons avoir répondu, dans un autre domaine, à ces fédéral. Il s'agit naturellement davantage de mesures de po-
problèmes, en parlant de la politique de migration dans les lice avec des accords internationaux que de mesures de politi-
questions d'asile. Afin d'analyser un certain nombre des ques- que étrangère ou de politique de sécurité.
tions que vous avez soulevées, nous avons aussi créé la Divi- Tels sont les quelques éléments que nous tenions à souligner.
Interpellation Thür. Programmes nucléaires 1270 N 18 septembre 1989
Pour terminer, je voudrais encore répondre à quelques ques- nière encore, elle ne reconnaît pas le nouvel Etat de Palestine.
tions plus précises, et notamment à M. Günter. M. Günter dit Je peux rassurer M. Ziegler: j'ai communiqué ce matin au Con-
que nous devons nous intéresser à ce qui se passe à l'Est. seil fédéral le résultat de notre décision concernant la de-
Nous nous y intéressons très fortement et tout comme vous, mande palestinienne de ratifier les conventions de Genève.
Monsieur Günter, nous sommes persuadés qu'il ne s'agit pas Première communication: les représentants de l'OLP ou de la
de proposer un million, 100 millions ou un milliard de francs Palestine nous remercient de ce que nous avons fait et sont
suisses à l'URSS, mais de savo.ir répondre très exactement à satisfaits de notre solution.
ce qu'elle nous demandera quand elle en aura besoin. Cette Deuxièmement, Israël nous remercie d'avoir pris le temps de
analyse est en cours, nous pouvons ici vous en donner la certi- faire cette analyse et est satisfait de notre solution. Troisième-
tude: savoir de quoi a besoin l'URSS et ce que nous pouvons ment, un grand Etat comme les Etats-Unis, dont le CICR lui-
lui offrir qui réponde à ses besoins. De même, nous viendrons même et les organisations de la Croix-Rouge pouvaient crain-
devant le Parlement avec un rapport beaucoup plus général dre que, selon la solution, il retire ses forces et son argent de
sur l'aide que nous pourrons apporter, bilatéralement, mais en certaines institutions d'aide humanitaire, est également satis-
concertation avec les pays du Groupe des Dix et la Commu- fait. Le Secrétaire d'Etat, M. Baker, m'a fait communiquer per-
nauté économique européenne pour l'aide à la Pologne et à la sonnellement sa gratitude pour notre action. Chacun a bien
Hongrie. 'Cela fera l'objet d'un message particulier qui sera compris qu'il ne s'agissait pas d'écarter ou d'accepter mais de
discuté ici. Nous ne nous occupons pas directement de «Pere- poser le problème une fois pour toutes, de donner au monde
stroïka» mais nous sommes prêts à soutenir les efforts difficiles et à la communauté internationale la possibilité d'accepter ou
de restructuration entrepris en Union soviétique, persuadés de rejeter un Etat, de le reconnaître ou non et de savoir quels
comme vous que, s'ils devaient échouer, nous retomberions en seraient les effets sur les conventions de Genève. Le Con-
dans une situation dramatique et nous prendrions du retard seil fédéral a passé beaucoup de temps à analyser tous ces
pour ce qui est de la paix et de l'équilibre en Europe. éléments, a engagé des discussions avec de nombreux pays,
Nous avons déjà répondu partiellement à M. Wyss en disant y compris les pays neutres, qui nous ont aidés à trouver cette
que dans le cadre du Corps suisse pour l'aide en cas de catas- solution et à l'accepter.
trophes nous sommes prêts à engager d'autres actions aux- Vous m'excuserez d'avoir repris brièvement vos interventions
quelles ce Corps pourrait participer et que nous allons dépo- mais nous tenons à vous remercier, au nom du Conseil
ser un nouveau rapport sur la politique de paix et de sécurité. fédéral, de l'accueil que vous avez réservé à notre rapport et
Monsieur Pini, si le Conseil fédéral n'a pas accepté votre pos- d'avoir enfin, après 15 mois, pu consacrer quelques heures
tulat ce n'est pas par volonté de rester statique, c'est parce pour discuter de la politique de paix et de sécurité et un peu de
que l'expérience nous a prouvé que chaque fois qu'on de- politique étrangère.
mande à un groupe d'intervenir dans un pays, le pays qui
reçoit, de même que les pays qui envoient, qui parrainent le Präsident: Die Kommission beantragt Ihnen, vom Bericht
rétablissement de la paix ou de la sécurité, ont le droit de choi- über die Friedens- und Sicherheitspolitik der Schweiz Kennt-
sir les contingents qui leur sont envoyés ainsi que leur prove- nis zu nehmen und gleichzeitig das Postulat Pini vom 16. März
nance. C'est pour cette raison essentielle que nous estimons 1988 abzuschreiben. - Ein anderer Antrag ist nicht gestellt.
qu'un corps international créerait des difficultés car on devrait
le dissocier ou le désengager pratiquement chaque fois. En Zustimmung - Adhésion
Namibie, par exemple, nous avons été acceptés, on nous de-
mande maintenant en Angola; dans certaines demandes
adressées l'année dernière au Conseil fédéral, on mentionnait
la Suisse et la Suède et quelques semaines plus tard on refu-
sait la Suède.
#ST# 88.559
Il est donc difficile d'imaginer une action internationale, elle se
crée sur place, à la demande de ceux qui ont besoin de cette Interpellation Thür
aide ou sur demande des Nations Unies, mais certains pays Unterstützung von Atomprogrammen
sont exclus, à cause de leur politique ou de leur position an- von Schwellenländern durch die Schweiz
térieure. Nous savons cependant qu'avec les nombreuses of-
fres que nous avons reçues nous sommes à même d'interve- Programmes nucléaires
nir dans de très nombreux cas et nous tiendrons les person- de pays nouvellement industrialisés.
nes qui ont manifesté leur engagement à disposition des pays Aide de la Suisse
qui feront appel à nous et auxquels nous pourrons même les
proposer.
J'en viens à la critique adressée par M. Ziegler au Conseil
fédéral. Je ne me dissocie pas, vous l'imaginez bien Monsieur
Ziegler, du collège gouvernemental. En Palestine, notre posi- Wortlaut der Interpellation vom 23. Juni 1988
tion est connue. Nous avons même déclaré - le Conseil Die Regierungen der Bundesrepublik, der Schweiz, Belgiens
fédéral et pas seulement le chef du Département des affaires und Frankreichs sind dafür verantwortlich, dass einige ato-
étrangères - à diverses reprises, publiquement, qu'Israël se mare Schwellenländer wie Pakistan oder Argentinien, die den
mettait en tort et ne respectait pas les droits de l'homme. Nous Atomsperrvertrag nicht unterzeichnet haben, trotz internatio-
avons offert nos bons offices, notre territoire, puis nous avons naler Technologie-Embargos mittlerweile ein militärisch nutz-
laissé la proposition Shultz prendre de l'avance puisqu'il sem- bares Atomprogramm entwickeln konnten.
blait qu'elle serait acceptée, mais nous sommes prêts, avec Diese Auffassung vertrat Joseph Goldblat, Mitarbeiter des
d'autres Etats, à revenir à la charge et à présenter d'autres pro- weltweit anerkannten Friedensforschungsinstituts (Sipri) in
positions pour le règlement politique et pacifique de ce conflit Stockholm kürzlich als Zeuge vor dem Atom-Untersuchungs-
qui n'a que trop duré. Là aussi, nous avons, comme dans d'au- ausschuss des Europäischen Parlaments in Brüssel.
tres pays, des contacts assez directs avec certaines parties au 1. Wie stellt sich der Bundesrat zu dieser schwerwiegenden
conflit qui nous demandent de les aider. Nous ne pouvons pas Anschuldigung?
toujours avouer sur la place publique tout ce que nous faisons 2. Was gedenkt der Bundesrat gegebenenfalls vorzukehren,
et tout ce que nous entreprenons, il y va aussi de la sécurité de um solche Proliferationsbeihilfe mit Sicherheit zu verhindern?
certaines personnes qui s'engagent parfois très généreuse-
ment mais dangereusement dans ces affaires. Texte de l'interpellation du 23 juin 1988
J'en arrive aux conventions de Genève. L'engagement de la Les gouvernements de la République fédérale d'Allemagne,
Suède en faveur du règlement du conflit israélo-palestinien est de la Suisse, de la Belgique et de la France sont responsables
évident, mais cela n'a jamais signifié que la Suède ait reconnu du fait que quelques pays nouvellement industrialisés déten-
l'Etat de Palestine. La Suède nous l'a fait savoir la semaine der- teurs de la technologie nucléaire tels que le Pakistan ou l'Ar-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Friedens- und Sicherheitspolitik. Bericht
Politique de paix et de sécurité. Rapport
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1989
Année
Anno
Band IV
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 01
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 88.063
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 18.09.1989 - 14:30
Date
Data
Seite 1258-1270
Page
Pagina
Ref. No 20 017 699
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