Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 87-932 KI-generiert

Swiss Economic and Employment Response to Financial Market Turbulence

Geschäftsnummer VPB 87-932
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang Abgewiesen (Dismissed)

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

The court heard interpellation questions regarding the economic and employment situation, particularly in light of recent financial market turbulences including a stock market crash and a falling dollar. The questions focused on the potential consequences for the Swiss economy, the government's preparedness to support liquidity and private investment, the need for new regulations on financial instruments and stock market revisions, and the impact on federal budget revenues. The government's response outlined the global and Swiss economic outlook, monetary policy, Switzerland's contribution to global economic stability, and potential stimulus programs, emphasizing a cautious approach due to high capacity utilization and a focus on qualitative growth over mere expansion.

Legislator-Regeste

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Art. 64 al. 1 LTF, Art. 66 al. 1 LTF; Swiss Economic and Employment Response to Financial Market Turbulence: The questions focused on the potential consequences for the Swiss economy, the government's preparedness to support liquidity and private investment, the need for new regulations on financial instruments and stock market revisions, and the impact on federal budget revenues. The government's response outlined the global and Swiss economic outlook, monetary policy, Switzerland's contribution to global economic stability, and potential stimulus programs, emphasizing a cautious approach due to high capacity utilization and a focus on qualitative growth over mere expansion.

Schlagwörter

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Wirtschaftliche Stabilität Geldpolitik Finanzmarkt Marktwirtschaft Haushaltsordnung finanzielle Leistungsfähigkeit

Zitierte Gesetzesbestimmungen

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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

KI-generiert
Art. 64 al. 1 LTF

Cited to rule on the allocation of costs.

Art. 66 al. 1 LTF

Cited to rule on the allocation of costs.

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Volltext

16. Dezember 1987 N 1777 Wirtschaftslage. Interpellationen

affectés par des fluctuations monétaires que ceux de grands Sicherheitsnetze zu errichten, die der Markt sich offensicht-

Etats disposant d'un marché intérieur important? lich nicht selber geben kann? Wäre es in diesem Zusam-

3. Ne pense-t-il pas que la masse relativement faible des menhang nicht angezeigt, dass das für März 1988 geplante

francs suisses rend notre monnaie moins résistante aux Options- und Indexhandelssystem in einen gesetzlichen

fluctuations que le dollar, le yen ou les monnaies faisant Rahmen gekleidet würde?

partie du système européen? 6. Wäre es nicht angezeigt, angesichts des Börsendebakels

4. Estime-t-il que la stratégie de parade qu'il a élaborée avec die vom Parlament bereits teilweise durchberatene Aktien-

le concours de notre Banque nationale suffit à éviter à nos rechtsrevision in gewissen Bereichen (Minderheitsaktio-

entreprises - notamment à celles de petite ou moyenne närsschutz, Ausgabe von P. S., Bilanzierungsgrundsätze

envergure - les effets néfastes d'une surévaluation du franc usw.) noch einmal zu überprüfen oder doch mindestens die

suisse? oft vorschnell preisgegebenen bundesrätlichen Vorschläge

5. Considère-t-il que l'appréciation du franc en termes réels wiederaufzunehmen?

et la diminution de la compétitivité de nos producteurs 7. Wie beurteilt der Bundesrat die Auswirkungen der Bör-

travaillant pour le marché indigène qui s'ensuit, est compati- senentwicklung auf die Einnahmen des Bundeshaushaltes

ble avec le maintien du plein emploi et la sauvegarde de und welche finanzpolitischen Schlüsse gedenkt er daraus

notre économie? zu ziehen?

6. Quelle attitude le gouvernement et la Banque nationale

adoptent-ils à l'égard des efforts entrepris sur le plan inter- Texte de l'interpellation du 1er décembre 1987

national en vue de garantir la stabilité monétaire et quelles Les événements survenus récemment sur les marchés finan-

dispositions la Suisse pourrait-elle prendre à leur avis, à titre ciers ne seront pas sans influence sur l'économie. La tour-

autonome, pour soutenir ces efforts? mente boursière et la baisse du dollar mettent en péril la

stabilité de notre économie, donc aussi l'emploi. Nous

Sprecher - Porte-parole: Blocher prions le Conseil fédéral de donner son avis sur la situation

actuelle et les perspectives prévisibles concernant la Suisse

en tant que place financière et pays industriel. Nous le

prions en particulier de répondre aux questions suivantes:

1. Quelles sont les conséquences que peut avoir sur notre

#ST# 87.932 économie une nouvelle chute du dollar?

Le Conseil fédéral et la Banque nationale sont-ils prêts à

Dringliche Interpellation approvisionner suffisamment le marché en liquidités pour

der sozialdemokratischen Fraktion éviter des réactions en chaîne vers le bas?

Wirtschafts- und Beschäftigungslage 2. Le Conseil fédéral est-il prêt à compenser un éventuel

recul des investissements privés par des investissements

Interpellation urgente publics visant à assurer le niveau et la qualité de vie dans

du groupe socialiste notre pays (transports publics, environnement, enseigne-

Situation économique et emploi ment, formation, recherche, etc.), afin d'éviter une crise et

de combattre le chômage?

Est-il possible d'organiser promptement des programmes

de création d'emplois?

3. Ne serait-il pas indiqué d'entreprendre une révision du

Wortlaut der Interpellation vom 1. Dezember 1987 système des réserves de crise et de remplacer des mesures

Das Geschehen an den Finanz- und Devisenmärkten bleibt volontaires par des obligations afin de contraindre l'écono-

nicht ohne Auswirkungen auf die reale Wirtschaft. Börsen- mie à prendre les précautions nécessaires?

krach und Dollarbaisse gefährden die Stabilität unserer 4. Le Conseil fédéral pense-t-il aussi qu'un affaiblissement

Wirtschaft und damit auch unsere Arbeitsplätze. Wir bitten de la place financière qui serait incontrôlé, voire favorisé par

den Bundesrat zur gegenwärtigen Situation und den mögli- des avantages fiscaux, pourrait entraîner des risques de

chen Entwicklungen des Finanz- und Werkplatzes Schweiz déstabilisation? Quelles conséquences en tire-t-il?

Stellung zu nehmen und dabei auch folgende Fragen zu 5. Le gouvernement est-il prêt à examiner, à la lumière des

beantworten: récentes expériences, l'effet déstabilisant qu'ont les nou-

1. Was kann ein weiterer Sturz des Dollars für unsere Wirt- veaux instruments financiers, notamment des opérations

schaft für Folgen haben? Sind Bundesrat und Nationalbank financières à terme (financial futures), par l'intensification

bereit, den Markt auch weiterhin mit genügend Liquidität zu des fluctuations qu'ils provoquent? Est-il prêt à imposer des

versorgen, um unkontrollierte Kettenreaktionen nach unten mesures de sécurité que le marché ne peut de toute évi-

zu verhindern? dence prendre lui-même?

2. Ist der Bundesrat bereit, im Falle eines rezessiven Rück- Ne serait-il pas indiqué à ce propos de donner un cadre

gangs der privaten Investitionen mit öffentlichen Investitio- législatif au marché des contrats sur option et sur indice

nen, welche der Zukunft unseres Landes und seiner Lebens- prévu pour mars 1988?

qualität dienen (öffentlicher Verkehr, Umweltschutz, Bil- 6. Ne faudrait-il pas, au vu de la récente débâcle boursière,

dung und Ausbildung, Forschung usw.) kompensatorisch réexaminer le projet de révision du droit des sociétés ano-

tätig zu werden, um ein Absinken in Krise und Arbeitslosig- nymes, déjà partiellement entrepris par le Parlement, tout au

keit zu verhüten? Sind solche Beschäftigungsprogramme moins sur certains points (protection des actionnaires mino-

relativ rasch abrufbar? ritaires, émission de bons de participation, principes d'éta-

3. Wäre es in diesem Zusammenhang nicht angebracht, eine blissement du bilan, etc.), et reprendre en considération les

Revision des Systems der Arbeitsbeschaffungsreserven vor- propositions gouvernementales trop rapidement écartées?

zuschlagen, das anstelle der Freiwilligkeit ein Obligatorium 7. Quels seront les effets de la tourmente boursière sur les

bringt, um die gesamte Wirtschaft zur nötigen Voraussicht recettes de la Confédération et quels enseignements le

anzuhalten? Conseil fédéral en tire-t-il pour la politique financière de

4. Teilt der Bundesrat die Auffassung, dass ein ungehemm- notre pays?

ter oder gar durch Steuerbegünstigungen geförderter Aus-

bau des Finanzplatzes auch Gefahren der Destabilität mit Sprecherin - Porte-parole: Uchtenhagen

sich bringen kann? Welche Konsequenzen zieht er daraus?

5. Ist der Bundesrat bereit, die destabilisierende Wirkung Früh: Der «Schwarze Montag» vom 19. Oktober mit dem US-

der neuen Finanzinstrumente der Financial Futures (Verstär- Börsencrash und dem Dollarzerfall ist Anlass, wieder einmal

kung der Ausschläge nach oben und unten) im Lichte der über unsere wirtschaftliche Lage nachzudenken und auch

jüngsten Erfahrungen zu überprüfen und entsprechende in politischer Hinsicht einige Konsequenzen zu bedenken.

Situation économique. Interpellations 1778 N 16 décembre 1987

Es sind heute die verschiedensten Erklärungen und teils Für die Beantwortung der gestellten Fragen danken wir

widersprüchlichsten Argumente zu den Turbulenzen zu Ihnen, Herr Bundesrat. Nicht nur wir hier im Saal, sondern

lesen. Tatsache ist, dass zwar viele Beobachter die Börsen- auch die Bürgerinnen und Bürger unseres Landes möchten

kurse als übersetzt und realwirtschaftlich nicht mehr ver- wissen, wie der Bundesrat die Zukunft beurteilt.

nünftig erklärt haben, aber niemand sah den Zeitpunkt und

das Ausmass des Börsenkrachs und des Dollarzerfalls vor- Blocher: Es ist erfreulich, dass das Parlament wieder einmal

aus. Hinterher ist jedermann klüger. Zeit findet, über die Lebensgrundlagen unseres Volkes zu

Vielleicht trifft die Aussage von Rüdiger von Dornbusch im diskutieren. Es ist eigenartig: Wer im Vorfeld der National-

«Tages-Anzeiger» vom 3. Dezember 1987 den Nagel auf den ratswahlen die Probleme der Beschäftigungssituation und

Kopf. Ich zitiere: «Man hätte viel früher misstrauisch werden der wirtschaftlichen Entwicklung antönte, stiess auf taube

müssen gegenüber einer Situation, in der die Leute auf dem Ohren oder galt als ein hoffnungslos veralteter Wachstums-

Papier reicher werden, obschon sie mehr ausgeben, als sie politiker.

verdienen. Der Börsenkrach hat uns daran erinnert, dass So schnell ändern sich die Zeiten, dass man nach wenigen

dauerhafter Reichtum auf Produktionsleistungen beruhen Wochen von verschiedenen Seiten bereits glaubt, infolge

muss und nicht auf Papiergewinn in der Spekulation.» mangelnden Wachstums sogar staatliche Interventionen

Wenn man in den verschiedenen Ländern herumhört, um zugunsten des wirtschaftlichen Wachstums rechtfertigen zu

die Stimmung nach dem Börsencrash zu erfahren, so sind können.

im allgemeinen Perspektiven des folgenden Inhaltes fest- Unsere Fraktion stellt die Währungsentwicklung und die

stellbar: Vorbereitung auf schlechte Zeiten; haushälteri- Beschäftigungssituation in unserem Lande - für die

scher Umgang mit den Gewinnen, um diese eher zur Auf- Betriebe, die in der Schweiz produzieren und exportieren

stockung der stillen Reserven zu verwenden; Markstein EG- müssen - in den Mittelpunkt.

Binnenmarkt. Die Börsenentwicklung ist meines Erachtens von dieser

In der Bundesrepublik Deutschland befürchtet man, dass Situation auszuklammern. Sie ist wohl mehr der Ausdruck

nun nur ein bescheidenes Wachstum möglich sei, man freut einer verschlechterten Wirtschafts- und Währungssituation

sich aber über günstigere Importe. Steuerermässigungen als deren Ursache. Man darf auch diese Börsenbaisse nicht

sollen eine Vermehrung der verfügbaren Einkommen um überschätzen. Börsenkurse können ebenso überraschend

4 Prozent bringen; eine Massnahme übrigens, die aufzeigt, steigen wie sie fallen. Auf jeden Fall glaube ich nicht, dass

wie klug es war, genau im richtigen Zeitpunkt Steuerrefor- eine Börsenentwicklung irgendeine Rezession auslösen

men durchzuführen, die weitgehend den Vorstellungen der könnte; aber sie ist ein Gradmesser. Die Börse hat auch

freisinnigen Steuerinitiative entsprachen. folgerichtig reagiert, nachdem in Amerika der Wille, einen

Frankreich setzt auf höhere Auslandinvestitionen, befürch- tiefen Dollar zu haben, verkündet worden ist.

tet aber in der Rüstungsindustrie einen Verlust der Konkur- Wenn wir uns im Parlament mit der Wirtschaft zu befassen

renzfähigkeit. haben, müssen wir zuerst klar feststellen: Es kann grund-

Italien droht nach der markanten Aufwärtsentwicklung in sätzlich nie Sache des Staates sein, die Wirtschaft wesent-

der chemischen Industrie eine Stagnation. lich zu beeinflussen. Die Konkurrenzfähigkeit, Ertragsfähig-

In Japan scheint der Wirtschaftsaufschwung intakt zu sein. keit der Wirtschaft und damit natürlich auch die Vollbe-

Konsum und Investitionen sind Hauptträger der Konjunktur. schäftigung in diesem Land hängen im wesentlichen von

In den USA warnt man nach dem Gipfeltreffen vor allzu der Güte, von den Führungseigenschaften und Anpassungs-

grosser Euphorie. Für beide Darsteller im grossen Weltthea- fähigkeiten der schweizerischen Unternehmen ab. Die

ter, Reagan und Gorbatschow, bedeutet die Reduktion um schweizerischen Unternehmen selbst sind also in erster

3 Prozent des Arsenals an Atomwaffen keine grosse Verrin- Linie aufgerufen, für die Konkurrenzfähigkeit zu sorgen.

gerung der Bedrohung, sondern doch wohl eher eine politi- Warum sonst würden wir die wirtschaftliche Situation zur

sche Trumpfkarte. Sprache bringen?

Die USA haben ihre führende Rolle in der Wirtschaft einge- Wir sind uns aber ebenso bewusst, dass die schweizerische

büsst. Dazu kommt, dass sie eine ausserordentlich hohe Wirtschaft nicht im luftleeren Raum operiert, sondern in

Konsumverschuldung aufweisen. Der Börsenkrach hat die einem Umfeld, das sie nicht bestimmen kann. Dieses Umfeld

Amerikaner schmerzlich getroffen. Aktienbesitz ist in den hat sich in den letzten zwei Jahren - namentlich im Ver-

USA viel verbreiteter. Man schätzt Buchverluste von über gleich mit dem Ausland - verschlechtert. Vor allem in zwei-

100 Milliarden Franken. erlei Hinsicht: nämlich erstens in bezug auf die Kostenent-

Auch die Schweizerin und der Schweizer machen sich wicklung in den Unternehmen. (Ich erinnere hier an Arbeits-

Gedanken, wie eine Umfrage einer Zeitung aufzeigt. Vier zeitreduktionen, Lohnsteigerungen, zusätzliche Auflagen

von fünf Schweizern glauben, dass-die sinkenden Dollar- des Staates, da und dort auch an ein «Ueberschiessen» bei

und Aktienkurse einen Einfluss auf die Schweizer Wirtschaft Gewinnausschüttungen, an zunehmende Bürokratie usw.)

haben. Es gibt Befürchtungen um den Zustand unserer Die Wirtschaft lebt meines Erachtens seit zwei Jahren wie-

Wirtschaft, und die Bedenken um die Sicherheit der Arbeits- der etwas über ihren Verhältnissen.

plätze sind manifest. Trotzdem, Angst herrscht nicht vor. Auf Die zweite Sache - deshalb haben wir die Fragen auch so

die Frage: «Macht Ihnen persönlich die momentane wirt- formuliert- möchte ich in den Mittelpunkt stellen, nämlich

schaftliche Entwicklung Angst?» antworten 78 Prozent mit die Währungssituation. Das ist nicht ein neues Problem.

nein. Kein Grund also zur Panik; die Angst hält sich in Fast gleich lautet nämlich eine Interpellation aus unserer

Grenzen. Ebenso falsch ist aber Sorglosigkeit oder einfach Fraktion, die vor zwei Jahren eingereicht worden ist, aber

Optimismus, gepaart mit Unsicherheit. einfach nie behandelt wurde, weil scheinbar wichtigere Pro-

Diese Interpellation der FDP-Fraktion soll zum Zweck haben, bleme zu erörtern gewesen sind.

von der Landesregierung zu hören, wie sie die Auswirkun- Nicht so sehr die momentane Situation ist gravierend, son-

gen der jüngsten Turbulenzen auf die schweizerische Wirt- dern die Entwicklung in den letzten beiden Jahren. In bezug

schaft beurteilt. auf die Währung ist festzustellen, dass sich der Dollar

Wir sind der Meinung, dass die Unternehmer dieses Landes gegenüber dem Franken in den letzten zwei Jahren, und

ihre umfassende unternehmerische Verantwortung zu über- zwar vor dem 19. Oktober, rund halbiert hat. Andererseits

nehmen haben. Unsere Interpellation ruft nicht nach Mass- dürfen wir feststellen, dass es die Nationalbank verstanden

nahmen des Staates, sondern nach der Beurteilung der hat - ich würde sagen, in vorbildlicher Weise -, den Kurs

Umstände, die zu erwarten sind, den Rahmenbedingungen, gegenüber den europäischen Währungen und hier vor allem

unter welchen nach Ansicht des Bundesrates die schweize- gegenüber der Deutschen Mark einigermassen stabil zu

rische Wirtschaft in den nun folgenden Jahren zu arbeiten halten.

hat. Es ist nicht angezeigt, in die gleichen Fehler vergange- Das ist für die schweizerische Wirtschaft besonders bedeu-

ner Jahre in bezug auf Beschäftigungsprogramme zu ver- tungsvoll, weil die Bundesrepublik Deutschland unser

fallen. Hauptmarkt, aber auch unser Hauptkonkurrent ist. Vor allem

16. Dezember 1987 N 1779 Wirtschaftslage. Interpellationen

ist sie der Hauptmarkt und Hauptkonkurrent unserer kleine- haben, nämlich so intensiv und massiv zu intervenieren, was

ren und mittleren Betriebe, also derjenigen Unternehmen, dann aber Folgen für die Inflation gehabt hat.

die nicht in anderen Währungsräumen produzieren. Es interessiert uns also hier die Meinung des Bundesrates,

Die Stabilität gegenüber der Deutschen Mark ist ein sehr wie er die Situation der Währungsschwankungen für den

willkommener Unterschied zu 1978, und man darf hier dem Produktionsstandort beurteilt, wie er die Situation für das

Bundesrat und der Nationalbank ein Kränzchen winden. Es kleine Land beurteilt, das eine relativ «enge» Währung hat.

ist bis zum heutigen Tag eine hervorragende Leistung gewe- Der Yen oder das ECU haben ein viel grösseres Währungsvo-

sen. Andererseits stellen wir fest, dass die Tüchtigkeit der lumen. Es interessiert uns auch die Frage: Wie ist das

schweizerischen Industrie durch die Tatsache bestätigt Abwehrdispositiv für die Zukunft zu beurteilen? Ist es genü-

wird, dass unser Land trotz einer Dollarhalbierung in den gend? Haben wir weitere Mittel? Ist der Bundesrat allenfalls

letzten zwei Jahren gute Resultate erzielen konnte. bereit - wie es die USA, ganz Europa und Japan wünschen

Aber wir glauben auch, dass gutgeführte, ertragsstarke -, die Geldmenge freizugeben, um das Wirtschaftswachs-

Unternehmen über das Tempo des Dollarzerfalls in den tum mitzutragen?

letzten zwei Monaten erschrecken müssen. Das hat man In Europa werden jetzt häufig die USA kritisiert, welche

zuzugeben und ist nicht einfach vom Tische zu wischen. Es diesen freien Fall des Dollars-wenn wir das etwas übertrie-

ist keine Schande, auch von der Industrie und der Wirtschaft ben sagen wollen - eigentlich gewollt oder gewünscht hät-

aus immer wieder zuzugeben, dass man nicht alles im Griff ten. Wir müssen zugeben, dass es in den letzten vier Jahren

hat und nicht im Griff haben kann. vor allem die USA waren, welche das Weltwirtschaftswachs-

Auch wir sind uns bewusst, dass der Dollarzerfall in allerer- tum massiv angekurbelt und letztlich mitgetragen haben.

ster Linie amerikanische Gründe hat und dass die Schweiz Sie sind an der Spitze gestanden, und die USA stehen auch

hier - schon gar nicht allein - wenig ausrichten kann. Das jetzt wieder an der Spitze.

gehört auch zur realistischen Beurteilung. Der Vorwurf gegenüber Europa ist an sich begreiflich,

Die Währungsstabilität ist aber eine der ureigensten Aufga- Europa ziehe hier nicht mit. Das Wirtschaftswachstum in

ben des Staates, insbesondere der Nationalbank, soweit den USA hat nämlich dazu geführt, dass die Handelsbilanz

dies überhaupt in der Macht des Staates und soweit dies negativ geworden ist. Die USA haben die innenwirtschaftli-

überhaupt in der Macht eines Kleinstaates wie der Schweiz che Konjunktur angekurbelt, damit aber auch den Import.

liegt und liegen kann. Hier setzen wir an mit unseren Fragen Die Amerikaner haben auch über die Verhältnisse gelebt;

an den Bundesrat. das sehen Sie beim Budget der Vereinigten Staaten, das

Zur Frage der Währungsstabilität: Sie ist für die wirtschaftli- meines Erachtens nicht sehr vorbildlich ist. Sie sehen es

che Situation von grosser Bedeutung. Sie ist in bezug auf auch an der Handelsbilanz, und das führt - ob die USA das

die D-Mark, nicht aber in bezug auf den Dollar, erreicht wollen oder nicht - zu einer tieferen Dollarbewertung.

worden. Ich weise darauf hin, dass ein Abweichen von der Ich betrachte den Weg für die USA selbst als gefährlich;

Währungsstabilität gegenüber der D-Mark in unserem aber es ist nicht unsere Aufgabe, dies zu ändern. Es fragt

Lande rasch schwerwiegende Folgen hätte: Auch ein Unter- sich aber für uns, ob wir den USA die Rolle als Wachstums-

schied in der Grössenordnung von 5 Prozent gegenüber der lokomotive in dieser Form überlassen können, oder ob nicht

D-Mark muss verschiedene Unternehmen in kürzester Zeit in Europa hier auch etwas mehr tun muss. Es scheint, dass die

schwierige Situationen bringen und schlägt sich augen- Bundesrepublik Deutschland mindestens nicht ganz abge-

blicklich auf die Beschäftigungssituation nieder. neigt ist, vom bisherigen Kurs abzuweichen und sich an

Wir wissen, dass Währungsstabilität nicht um jeden Preis dieser Wachstumsfunktion zu beteiligen.

aufrecht erhalten werden kann. Wir haben auf der einen Zur Frage 5: Wir fragen hier den Bundesrat, ob er die derzei-

Seite das Problem der Inflation. Wir können das Anliegen, tige reale Aufwertung, die für inländische Produzenten eine

keine Inflation zu haben, stark in den Vordergrund stellen - Einbusse an Konkurrenzfähigkeit bedeutet, für vereinbar

allenfalls um den Preis mangelnder Vollbeschäftigung -, hält mit der Erhaltung der Vollbeschäftigung und einer

oder wir können die Vollbeschäftigung so stark in den starken inländischen Wirtschaft. Es ist hier die Frage: Wohin

Mittelpunkt stellen, dass wir eine zu hohe Inflation haben. gehen der Bundesrat und die Nationalbank bei dieser Grat-

Die Gratwanderung ist uns bekannt. In den letzten Jahren wanderung? Gibt der Bundesrat jetzt der Vollbeschäftigung

hat es sich unseres Erachtens bewährt, dass wir die Infla- den Vortritt, und ab wann? Gibt er der Inflation den Vortritt,

tionsbekämpfung in den Vordergrund gestellt haben. Das und wie lange?

konnten wir aber nur, weil wir eine Vollbeschäftigung Zur Frage 6: Es ist klar, dass wir in dieser Sache nicht allein

hatten! operieren können. Unsere Fraktion hat es begrüsst, dass die

Zur Frage der Grosse unseres Landes und des Produktions- Schweiz im sogenannten Zehnerklub mitmacht und sich

standortes der Schweiz: Die letzten Jahre haben sich für uns hier an den internationalen Bestrebungen beteiligt. Die

ausgezeichnet durch eine gute Konjunktur, durch eine Schweiz geht zusammen mit den europäischen Banken,

kleine Inflation, niedrige Zinse und eine tiefe Arbeitslosig- aber auch mit Japan - und sie tut das sehr im Stillen und

keit. Unser Hauptproblem ist im Augenblick immer noch die sehr geschickt, ich darf das nochmals hervorheben.

Ueberbeschäftigung, d.h. Mangel an Fachkräften. Ich Meine Frage lautet, ob wir nach Meinung des Bundesrates

möchte nicht im Detail auf die Gründe eingehen; aber der mehr tun sollten, und welche autonomen schweizerischen

Wirtschaft fehlen die Fachkräfte mit all den negativen Fol- Massnahmen der Bundesrat in Zukunft sieht. Wir wären

gen auch auf der Kostenseite. dankbar für die Beantwortung der Fragen.

Tatsache bleibt aber auch für die Zukunft, dass in den Wenn Sie von mir noch eine Antwort wollen über das Verhal-

nächsten 20 Jahren für die Wirtschaft die Hauptherausforde- ten im künftigen Jahr: Ich glaube nicht, dass der Bund jetzt

rung die Vollbeschäftigung sein wird. Das grosse Problem Beschäftigungsprogramme und Interventionen in der Indu-

für die Industrieländer ist das Fertigwerden mit der Arbeits- strie beschliessen sollte. Aber wir werden dann in der Dis-

losigkeit. Auch wenn es vorübergehend Ueberbeschäfti- kussion nach der Antwort des Bundesrates sehen, wie wir

gungssituationen geben kann, bleibt die Arbeitslosigkeit für uns zu dieser Frage stellen.

die Industrieländer das grosse Problem! Das hat man sich

vor Augen zu halten. Frau Uchtenhagen: Ich möchte nicht eine eigentliche

Da es Auftrag der Nationalbank ist, für geordnete Verhält- Begründung geben. Sie haben die Fragen erhalten; sie sind

nisse zu sorgen, lautet die Frage natürlich immer: Welche ganz präzis formuliert. Ich erwarte die Antwort des Bundes-

Mittel haben wir und wie viele? Mit den Interventionen am rates. Ich gestatte mir jetzt aber doch ein paar Bemer-

Devisenmarkt kann die Nationalbank eigentlich fast nichts kungen.

anderes tun, als einen freien Fall in allerkürzester Zeit zu Es gibt bestimmte wirtschaftliche Tatbestände, die einfach

verhindern. Sie kann also lediglich Baissen etwas ausglät- vorhanden sind, über alle Parteigrenzen hinweg, und ich

ten, mehr nicht - mindestens hat das die Vergangenheit teile weitgehend die Analyse, wie sie Herr Blocher hier

gezeigt -, ausser man würde das tun, was wir 1978 getan vorgebracht hat. Nur kann man dann nicht so reden wie Herr

Situation économique. Interpellations 1780 N 16 décembre 1987

Früh und sagen, der Staat, die Nationalbank und all das sei Redner noch nicht angesprochen haben. Inwieweit haben

gar nicht wichtig, die private Wirtschaft allein bringe das die neuen Finanzierungsinstrumente, Futures, Optionen

alles wieder in Ordnung. usw., den Markt noch weiter aufgebläht, und zwar in einer

Ich erinnere Sie an den Wirtschaftseinbruch 1975: Dawaren destabilisierenden Form? Kann das Ganze dann nicht eben

die «Freisinnigsten» sehr wahrscheinlich häufiger im Volks- noch rascher zusammenfallen? Lässt sich dagegen etwas

wirtschaftsdepartement, um Aufträge zu bekommen, als die machen?

Sozialdemokraten. Dasselbe geschieht auch schon bei den Ich möchte aber ganz klar etwas feststellen, Herr Früh: Ich

kleineren Einbrüchen. Sobald Arbeitsplätze bedroht sind, habe langsam genug davon, dass man uns ständig unter-

sind natürlich alle - wir empfinden das besonders hart - schiebt, wir würden nach Reglementierungen und Gesetzen

davon betroffen. und Vorschriften schreien. Die kartellistische Wirtschaft, die

Nun zur Politik der Nationalbank: Da muss ich nicht sehr viel Sie immer vertreten, gegen die treten wir an, aber nicht

sagen, nur vielleicht eine Bemerkung: Das sehr rasche gegen etwas anderes, nicht gegen den freien Wettbewerb.

Absinken des Dollars dürfte nicht zuletzt darauf zurückzu- Wir können an diesem Pult sagen, was wir wollen, man

führen sein, dass die europäischen Nationalbanken relativ unterschiebt uns Sozialdemokraten trotzdem immer, wir

langsam reagiert haben. Wenn sie rascher Liquidität zur wollten noch mehr Regelungen. Aber wir möchten höch-

Verfügung gestellt hätten, wäre sehr wahrscheinlich weni- stens eine noch etwas freiere Wirtschaft, als Sie sie meistens

ger Kapital aus Amerika nach Europa zurückgeflossen. Das vertreten.

war einer der Gründe, wieso der Dollar so rasch gesunken Zurück zu meiner Frage: Wirken diese Finanzierungsinstru-

ist. mente nicht destabilisierend? Wie soll man sich zu diesem

Unsere Nationalbank hat dann relativ gut geschaltet, wenn Optionenmarkt, der jetzt aufgebaut wird, zur Sofex, verhal-

auch in schweizerischem Tempo. Aber sie kann ja den ten? Sehr wahrscheinlich wird das jetzt vom Markt selber

Weltmarkt auch nicht beeinflussen. Sie hat jedoch die korrigiert. Ich glaube - wie vielleicht viele der älteren Rats-

nötige Liquidität zur Verfügung gestellt. Ich möchte aber mitglieder schon gemerkt haben - an die Marktkräfte mehr

den Bundesrat bitten, hier bei der Nationalbank ganz klar zu als die meisten der hier Anwesenden. Es wird also sehr

sagen, dass man, solange unsere Banken und die Wirtschaft wahrscheinlich der Markt sein, der jetzt etwas korrigiert.

Geld brauchen, ihnen dieses Geld zur Verfügung stellen Wenn das nicht der Fall sein sollte, müsste man in Zukunft,

muss, um unkontrollierte Kettenreaktionen nach unten auf- wenn wieder solche Aufblähungen kommen, nicht vielleicht

zufangen. doch etwas machen?

Die Inflation, Herr Bundesrat, ist im Moment nicht das Pro- Eine letzte Frage, die ich als Sozialdemokratin natürlich sehr

blem. Wir können das überflüssige Geld wieder abschöpfen, ernst nehme: Die Exportwirtschaft hat dort, wo sie in den

sobald wir wissen, wie die Sache läuft. Ich teile die Auffas- Dollarraum geht, echte Probleme. Wir können das nicht

sung, dass man den Währungsmarkt ganz sicher nicht im ändern. Aber wir müssen damit rechnen, dass Produktions-

Griff haben kann. Die kleine Schweiz kann zum Beispiel zweige ausgelagert werden, dass wichtige Industriezweige -

nicht mit Interventionen auf dem Währungsmarkt einen ich denke jetzt wieder an die Uhrenregion - ausgelagert

anderen Preis für den Dollar durchsetzen. Das wäre eine werden, weil sie im Preis nicht mehr konkurrenzfähig sind.

Illusion! Wir müssen uns an die D-Mark und die anderen Dann müssen wir wiederum diversifizieren. Wie machen wir

europäischen Währungen halten; das ist sehr, sehr wichtig. das? Wie ernst nehmen wir das?

Wir dürfen es selbstverständlich nicht dazu kommen lassen, Wenn nun die Investitionen tatsächlich zurückgehen, ist der

dass der Schweizerfranken auch noch gegenüber der Bundesrat dann bereit, mit öffentlichen Investitionen zu

D-Mark oder den anderen europäischen Währungen über- kompensieren? Wir alle wissen, dass wir grosse Investitio-

höht wird. nen vor uns haben: im öffentlichen Verkehr, «Bahn 2000».

Der Finanzcrash hat auch in der Schweiz 200 Milliarden Wir könnten für die Zukunft im Bereich Umweltschutz inve-

Franken Verluste gebracht; es sind grösstenteils Buchverlu- stieren, im Bereich Berufsförderung, Weiterbildung, Ausbil-

ste, aber nicht nur. Und sie könnten - sehr wahrscheinlich dung, Forschung, noch und noch.

erst in einem Jahr, vielleicht auch in anderthalb - auf den Ist der Bundesrat bereit, in solche Programme zu investie-

Konsum und auf die Investitionen durchschlagen. Jetzt hat ren, um so unter Umständen, wenn die Krise auf die Arbeits-

man weniger flüssige Mittel, um zu investieren. Der Lernpro- platzsituation durchschlagen sollte, ein Gegensteuer zu

zess scheint mir zwar gut. Vielleicht lernt die Wirtschaft, geben?

Herr Früh - vor allem jene Leute, die Sie vertreten -, dass

man auch mit realen Investitionen Geld verdienen kann, und Präsident: Das Wort zur Beantwortung der drei im Prinzip

nicht nur mit Money-Management oder indem man auf dem gleichlautenden Interpellationen hat Herr Bundesrat Dela-

Wertschriftenmarkt spekuliert. Das ist eines der Probleme, muraz.

das wir hatten. Das viele Geld, das zur Verfügung stand,

wurde oft im Finanzmarkt investiert, weil die Gewinne dort M. Delamuraz, conseiller fédéral: Les trois interpellations

ganz offensichtlich grösser waren, als wenn man versuchte, urgentes qui posent vingt et une questions expriment les

damit in der realen Wirtschaft Gewinne herauszuwirtschaf- préoccupations que nous avons tous face à l'avenir écono-

ten. Das wird sich etwas korrigieren, und das wird uns allen mique. Il y a, parmi ces préoccupations, des préoccupations

dienen, und zwar über alle Parteigrenzen hinweg; denn de longue date, si j'ose dire, quant au désordre des règles

letztlich macht uns die reale Wirtschaft, das, was wir erarbei- du marché mondial, désordre auquel l'actuelle négociation

ten, reich oder arm, und nicht das, was wir als riesiges de l'«Uruguay Round» essaie d'apporter enfin une réponse

«Uebergebilde» in Finanzen und Geld haben. Dieses concrète. Il y a les préoccupations quant à l'avenir politico-

«Uebergebilde», das sich da aufgebaut hat, ist ein Problem. économique de l'Europe - et vous savez l'implication que

Wir haben immer wieder darauf hingewiesen, dass es cela représente pour la Suisse, dans le cadre de l'AELE et

gefährliche Auswirkungen haben könnte. Auch der ehema- dans le cadre de sa coopération avec la Communauté. Mais

lige Nationalbankpräsident Leutwiler hat auf die Gefahren à ces préoccupations traditionnelles s'ajoutent des préoccu-

einer Aufblähung der Finanzwelt, des Bankenplatzes verwie- pations nouvelles, engendrées par les cabrioles do la

sen. Es ist etwas Unkontrolliertes, das relativ rasch zusam- bourse, du cours des changes, de la conjoncture mondiale,

menfallen kann. qui ont caractérisé ces deux derniers mois. C'est essentielle-

Damals aber haben es alle besser gewusst. Jetzt ist es eben ment à ces préoccupations-là, d'une extrême actualité, que

trotzdem passiert! Da muss man sich doch fragen, ob die se consacrent les interpellations et c'est à celles-là que le

reale Wirtschaft nicht etwas wichtiger genommen werden Conseil fédéral entend assurer la plus grande place dans sa

sollte als diese Finanz- und Bankenwelt, die plötzlich wie ein réponse.

Ballon, in den man hineingestochen hat, zusammenge- Cette réponse comprendra six chapitres, au cours desquels

schrumpft ist. je souhaite pouvoir répondre à chacune des questions

Dazu hätte ich eine spezifische Frage, die die bisherigen posées, sans garantir d'être exhaustif et en promettant de

16. Dezember 1987 1781 Wirtschaftslage. Interpellationen

revenir sur tel ou tel point ensuite, au cas où vous décideriez croissance économique du pays se poursuivra également,

une discussion générale. mais il est bien évident qu'elle perdra de sa vigueur et que ce

Les premier et deuxième chapitres consisteront à analyser la ralentissement se fera tout particulièrement sentir d'abord

situation et les perspectives économiques dans le monde dans le commerce extérieur. En effet, la demande intérieure,

puis en Suisse;le troisième sera consacré à la politique la consommation des ménages privés, gardera toute sa

monétaire, qui joue évidemment un rôle capital dans les vitalité, elle sera le principal pilier de cette conjoncture

événements actuels; le quatrième nous permettra de répon- grâce au plein emploi et à la croissance des revenus réels.

dre, du moins partiellement, à la question: quelle peut être la Je noterai, en analysant la situation économique actuelle de

contribution de la Suisse dans la lutte contre les déséquili- notre pays, que l'essor conjoncturel persistant que nous

bres économiques mondiaux; le cinquième chapitre traitera avons connu depuis 1983 - mis à part quelques secteurs

de l'éventuelle nécessité de programmes de relance en bien délimités - a permis de très vigoureux investissements

Suisse; enfin nous aborderons dans un sixième et dernier dans les entreprises et que cela constitue une différence

chapitre quelques questions spécifiques que nous n'aurons assez importante en notre faveur par rapport à d'autres pays

pas pu traiter auparavant. industrialisés.

Entre le 19 octobre et aujourd'hui, 16 décembre, deux faits Je noterai aussi que, toutes proportions gardées, cette

dominent le marché mondial: le fléchissement des cours vigueur de l'investissement suisse de ces dernières années a

des actions et le recul du dollar. Ces deux tendances, dont il été de l'ordre de quatre fois celle de l'investissement en

est visible qu'elles ne s'inverseront pas à bref délai, ralenti- République fédérale d'Allemagne. En sorte que, un certain

ront la croissance économique dans les pays industrialisés, ralentissement probable, une certaine inappétence dans

mais il ne s'agira pas d'une dépression comme certains le l'investissement, sans doute l'une des conséquences les

prédisent, car il est tout simplement faux de comparer notre plus directes de ce que l'on a appelé en termes excessifs «le

condition actuelle à celle de Wall Street en 1929. L'humanité lundi noir», n'aurait pas de conséquences catastrophiques

a tout de même appris un certain nombre de choses, en sur l'appareil de production helvétique qui pourrait vivre sur

soixante ans! La navigation économique par gros temps, la cette réserve extraordinaire des investissements très impor-

connaissance des tenants et des aboutissants de nature tants consentis ces dernières années. Il est bien entendu

politico-économique, la volonté de coopération internatio- que ce raisonnement vaut à court terme. Un défaut de

nale, et l'état de l'appareil de production sont aujourd'hui volonté d'investir, s'il devait se prolonger au-delà de l'année

incomparablement meilleurs qu'ils ne l'étaient en 1929. 1988 et, bien pire, s'il devait s'aggraver, aurait, lui alors, des

L'alarmisme est donc déplacé car si la situation est en effet conséquences auxquelles les propos de M. Blocher,

préoccupante en général, elle n'est, et de loin, nullement conseiller national, tenus tout à l'heure, montrent bien que

catastrophique. nous ne pourrions pas nous en accommoder à long terme.

Dans les pays membres de l'OCDE, la croissance économi- Nous sommes condamnés pour être compétitifs à maintenir

que s'est poursuivie ces derniers mois à un rythme annuel à un haut état de productivité et de qualité notre appareil de

d'environ deux et demi pour cent. Les grands déséquilibres production.

dans certains pays industrialisés - à savoir les excédents et Je l'ai dit, c'est principalement l'économie d'exportation qui

les déficits des balances du commerce extérieur chez de devrait ressentir, non pas des chutes de ses exportations,

nombreux gros partenaires de l'économie mondiale, ou les mais des ralentissements de sa croissance - ce qui est très

déficits du budget fédéral aux Etats-Unis - ont tendance à différent- chez nos principaux partenaires commerciaux du

s'atténuer même si l'évolution est parfois désespérément fait de la valorisation du franc suisse par rapport au dollar.

lente et entrecoupée de mauvais retours en arrière. La Et cela pourrait peser sur l'expansion des entreprises qui,

croissance économique des pays de l'OCDE l'an prochain elles, participent aux efforts d'investissements par la fourni-

sera inférieure, en termes réels, de un demi pour cent à celle ture de leurs appareils à l'étranger, aux Etats-Unis en parti-

d'avant la chute des cours des actions et de la baisse du culier.

dollar, encore que cette prévision doive être jugée comme En revanche, s'agissant du marché intérieur, nous ne crai-

étant plutôt optimiste. Toutefois, même si elle l'est réelle- gnons pas de répercussions négatives ni sur la construction,

ment, vous constatez que, par rapport au taux de croissance en particulier la construction de logements, ni sur les inves-

zéro, il y a encore heureusement une marge substantielle. tissements publics. S'agissant de notre économie d'exporta-

Par conséquent, dans l'ensemble, les perspectives à court tion, il faut bien prendre en compte que notre commerce

terme sont assez engageantes, en revanche les risques extérieur est fortement axé sur l'Europe. La zone dollar,

s'accroissent à moyen et à long terme. En outre, la récente j'aurai l'occasion d'en parler lorsque je traiterai de la politi-

augmentation de la masse monétaire à laquelle on a assisté que monétaire, représente pour la Suisse, sans doute,

dans plusieurs pays industrialisés, et des pays importants, 20 pour cent de ses exportations et cela n'est pas négligea-

risque d'engendrer un processus d'inflation et de renchéris- ble. Mais la plus grosse partie est bel et bien axée sur

sement si on ne parvient pas à neutraliser en temps utile les l'Europe et ce qu'il y a d'extrêmement heureux en 1987, par

liquidités supplémentaires. rapport à la situation que nous avons connue il y a neuf ans,

Enfin, pour terminer cette brève analyse de la situation du c'est que là, la parité des changes, avec les monnaies

monde et du contexte dont nous sommes dépendants - européennes, a pratiquement été maintenue.

nous qui réalisons près de la moitié de notre revenu du Aussi bien, pouvons-nous penser que, pour autant que cette

commerce extérieur - il faut bien admettre que le marché parité continue de tenir, les exportations de biens et de

international, et en premier lieu le marché financier, est services, s'agissant de leurs débouchés européens si impor-

devenu très nerveux. Une certaine méfiance, et même une tants, devraient se maintenir en 1988 au moins au niveau de

méfiance générale, s'est installée. Les réactions psychologi- l'année courante.

ques peuvent prendre dès lors et très brusquement une Pour ce qui est du tourisme en provenance de l'étranger, il

dimension excessive qu'accentué encore parfois l'effet faut aussi compter avec une situation stable comportant

médiatique. Face à cette fragilité, il est évidemment beau- cependant des risques de recul sectoriels ou régionaux que

coup plus hasardeux de livrer des pronostics économiques nous ne pouvons pas totalement exclure.

que ce n'est le cas lorsque l'on se trouve en situation de Pour le secteur des services et pour la branche de la cons-

sérénité, de stabilité et de confiance. Il n'empêche que c'est truction, des conditions conjoncturelles prévaudront en

bel et bien à l'analyse de cet avenir que vous m'invitez, à 1988 d'une manière favorable.

juste titre, et que, malgré tous les paramètres et toutes les En revanche, il convient, en raison de l'influence de la chute

précautions rhétoriques qui marqueront nécessairement des actions et de la faiblesse du dollar, de se montrer plus

mon propos, nous devons tenter ensemble d'apprécier nuancé au sujet du secteur industriel et de l'artisanat de

révolution prochaine de la situation. Je vais le faire mainte- transformation. Ce sont, notamment, nos maisons d'expor-

nant du point de vue suisse. tations dont l'activité est orientée vers la zone dollar qui

Dans son ensemble, la situation chez nous est favorable. La subiront des ralentissements.

Situation économique. Interpellations 1782 N 16 décembre 1987

En outre, un refroidissement éventuel du climat, en matière ('«Uruguay Round», mais qui sont invariablement sécrétées

d'investissements dans l'ensemble de l'Europe, pénaliserait lorsque de grandes distorsions apparaissent dans le marché

aussi notre industrie des biens d'équipements. Or, ce refroi- des changes et freinent incontestablement la croissance

dissement, nous ne voulons pas totalement l'exclure si nous économique, d'autant plus qu'à cette croissance économi-

mesurons les réactions qui ont suivi, à bref délai, les événe- que naturelle s'opposent alors, le plus souvent, des obsta-

ments de la bourse du mois d'octobre dans les pays de cles qui sont nés d'une volonté de «dumping» à l'exporta-

l'AELE et dans ceux de la Communauté. Certains problèmes tion, qui ajoutent encore à la distorsion, à la mauvaise santé

actuels, d'ordre structurel, s'aggraveraient encore dès lors. et, j'allais dire, à la situation amorale du marché interna-

Les activités économiques qui poursuivront leur expansion tional.

en 1988 entraîneront une nouvelle croissance de l'emploi Toutefois, nous devons reconnaître que la stabilité moné-

mais il est clair que cette croissance sera beaucoup plus taire n'est pas seulement cause de certains déséquilibres, si

lente, étant donné l'exploitation intensive des capacités elle n'est plus respectée, elle est aussi effet. Et nous ne

disponibles sur le plan du personnel et de la technique. Il ne pouvons pas maintenir cette stabilité monétaire à n'importe

faut pas s'attendre à une augmentation, du moins sensible, quel prix, à n'importe quelle condition, comme étant l'objet

du chômage. Dans certaines branches de l'économie, il prioritaire auquel nous devons tout consacrer, et le reste

pourrait se produire un accroissement des réductions de par-dessus, pour que nous arrivions à parfaite réalisation.

l'horaire de travail mais ce qui est évident au total et ce qui En effet, cette stabilité monétaire ne peut être maintenue

montre que la permanence de notre effort, dans ce sens, ne qu'à la condition que les pays les plus influents prennent

doit pas être relâchée, c'est que nous continuerons de vivre aussi les mesures monétaires et financières indispensables

sous l'empire d'une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée dans et que celles-ci soient réciproquement compatibles. A

notre pays. C'est cela qui doit commander, aussi bien à l'heure actuelle, cela n'est manifestement pas le cas. Je

l'horizon 1988 jusqu'à plus long terme comme nous l'avons n'aime pas transformer ni la salle du Conseil national ni le

toujours dit, des interventions plus profondes, plus cons- monde entier en un tribunal d'accusation, mais il faut bien

tructives et plus abondantes que celles que nous avons rechercher, du côté des Etats-Unis, la part la plus importante

conduites jusqu'à maintenant entre l'économie privée, les de la responsabilité dans cette mauvaise situation. Il est

syndicats et les pouvoirs publics au titre de la formation, en entendu que cette grande puissance est loin d'être seule,

particulier au titre de la formation continue. Le maintien de mais son poids dans le marché économique mondial est

la qualité de notre appareil de production est, en particulier, évidemment tel que son influence se fait sentir en bien ou en

à ce prix. mal, instantanément, selon la politique qui est conduite.

Voilà notre réflexion quant à l'avenir économique de la Voilà pourquoi le dollar s'est notablement dévalorisé face au

Suisse, un avenir préoccupant dans certains secteurs, un franc suisse, tandis que le cours de change entre le franc

avenir positif dans l'ensemble, un avenir cependant moins suisse, le mark allemand et les autres monnaies qui sont

mouvant et moins dynamique que les temps que nous avons liées au mark allemand présentent de la stabilité. Celle-ci

vécus et un avenir qui restera tel quel à la condition que les compense, tout comme les accords de libre-échange, au

prévisions que nous avons esquissées, quant à l'évolution moins partiellement, les inconvénients incontestables qui

dans le monde, soient vérifiées et à la condition que nous résultent de l'exiguïté de notre marché intérieur, plein de

soyons prêts, d'une manière générale, secteur privé, ban- vitalité mais de petite dimension.

ques, Banque nationale et gouvernement, à agir au cas où D'entente avec le Conseil fédéral, la Banque nationale a,

une détérioration de la situation viendrait à se produire, depuis l'avènement des changes flexibles, toutes ces der-

j'allais dire de façon inattendue. nières années, axé sa politique monétaire sur la stabilité de

La politique monétaire constituera le troisième chapitre de la valeur de la monnaie. Elle s'y tiendra, parce qu'elle est

ma réponse. convaincue qu'un niveau stable en matière de prix est une

Je disais que les banques centrales ont réagi avec rapidité des garanties d'un niveau stable en matière d'une crois-

aux événements très précipités qui se sont produits sur les sance économique convenable.

marchés boursiers. Elles ont aussitôt approvisionné le sys- Compte tenu des liens étroits de notre économie nationale

tème bancaire en liquidités supplémentaires afin d'en écar- avec l'étranger, en particulier avec l'Europe, la Banque

ter le risque de crise. La Banque nationale suisse a, quant à nationale a, tout au long des derniers mois, voué une atten-

elle, accru les liquidités du système bancaire par une injec- tion constante et quotidienne aux cours de change entre le

tion extrêmement importante. franc suisse et le Deutsche Mark. C'est la raison pour

Compte tenu du large approvisionnement de liquidités, le laquelle la monnaie de banques centrales, ajustée, a cette

danger d'une réaction en chaîne incontrôlée, que signa- année crû plus rapidement qu'on le prévoyait il y a douze

laient tant M. Blocher que Mme Uchtenhagen dans leurs mois. Rappelez-vous, à ce moment-là, l'objectif de 2 pour

interventions, n'est pas totalement conjuré mais considéra- cent était fixé et, en réalité, celui que l'on est en voie

blement minimisé. d'atteindre se situe légèrement en-dessous de 3 pour cent. Il

Puisque les liquidités fraîchement créées restent pour l'ins- y avait là une situation, sinon de péril, en tout cas d'exposi-

tant dans le système bancaire, les risques de l'inflation ne tion et de préoccupation, qui commandait que l'on déroge

sont, en Suisse, pas imminents. Cette constatation ne doit avec souplesse à un objectif qui avait été très clairement

toutefois pas nous amener à conclure que la masse moné- cadré.

taire peut être accrue à volonté et indéfiniment, sans qu'il y C'est cette politique qui a permis d'éviter au franc suisse de

ait, ultérieurement, à des délais relativement proches, des faire figure de monnaie refuge aux yeux des investisseurs

conséquences pour le renchérissement. Cela doit être dit en internationaux qui auraient concentré sur elle toutes les

toute clarté. Nous sommes actuellement, de ce point de vue- espérances et toutes les attentes de revalorisation, comme

là, dans une période d'incontestable félicité. cela était le cas en 1978. Les fluctuations des cours de

Le Conseil fédéral attache une grande importance à la change touchent davantage un petit pays comme lo nôtre,

stabilité monétaire. La question m'a été posée de savoir où largement dépendant des exportations et des importations,

nous situions, dans l'ordre des priorités, cette préoccupa- qu'un grand Etat pour lequel le commerce extérieur est

tion. Le Conseil fédéral, la Banque nationale et les responsa- relativement moins important, toutes proportions gardées.

bles de l'économie la placent incontestablement au premier La vulnérabilité d'une économie nationale dépend toutefois

rang. C'est l'instrument numéro un d'une politique à long d'autres facteurs encore, tels que le genre de produits

terme favorable à notre compétitivité sur les marchés euro- exportés, leur destination régionale, la compétitivité de l'in-

péen et mondial. dustrie indigène face aux autres importateurs.

De grandes fluctuations des cours des changes, en effet, L'imbrication de notre économie à celle du monde a besoin

distordent la concurrence internationale, appellent ces de conditions monétaires bien ordonnées, non seulement

maléfiques interventions protectionnistes que nous en Europe mais partout. Ainsi que nous l'avons déjà relevé,

essayons de débusquer, notamment dans les discussions de une plus grande stabilité des cours de change des princi-

16. Dezember 1987 1783 Wirtschaftslage. Interpellationen

pales monnaies dépend d'une meilleure convergence des déclencher un tel projet, nous pensons qu'il n'a pas sa

objectifs de politique économique axés sur la stabilité des raison d'être aujourd'hui. Il serait tout à fait prématuré,

prix et d'une compatibilité accrue des politiques économi- même contre-indiqué, de vouloir déclencher un tel pro-

ques menées par tous les Etats. Tant que cette double gramme.

démarche ne deviendra pas réalité, les adaptations des Les investissements, dans le secteur de la formation et de la

cours de change resteront inéluctables. La coopération recherche, sont bien entendu, à court terme, démunis de

internationale devrait, à tout le moins, permettre d'éviter que toute influence positive sur la demande. Mais leur impor-

ne se produisent des fluctuations erratiques des cours de tance tient à leur contribution au maintien et au développe-

change, comme celles auxquelles nous avons dû assister ment de la compétitivité à long terme, par conséquent, au

ces dernières semaines. renforcement de la résistance de notre économie sur le plan

Quelle peut être - ce sera ma quatrième réflexion-sur cette conjoncturel.

toile de fond la contribution de la Suisse à la lutte contre les Il faut donc considérer que l'encouragement de la

déséquilibres de l'économie mondiale? Même si le poids de recherche, du développement et de la formation est et

la Suisse est modeste face à l'économie mondiale, notre demeure un processus permanent. Le Conseil fédéral, dans

pays doit être disposé - et il l'est - à soutenir vigoureuse- ce secteur, vous a soumis diverses propositions au cours de

ment les efforts visant à resserrer la coopération en matière ces dernières années. Ce matin même, au Conseil des Etats,

de politique économique et monétaire, pour autant qu'un tel on en examinait une et toutes visaient ces objectifs-là. Des

engagement ne mette pas en péril nos propres efforts dans études sont en cours pour trouver le moyen de combler

le domaine de la stabilité à court et à moyen terme. A encore ce que j'ai dénoncé tout à l'heure, à savoir les

l'exception de l'année 1985 - pour passer en revue les lacunes de la formation qui résultent des mutations techno-

dernières années - l'essor des importations a été, en termes logiques; mais ce ne sont pas là des programmes de relance

réels, plus rapide que celui des exportations. Aussi la Suisse à court terme, ce sont des programmes permanents qui

a-t-elle suscité à l'étranger des impulsions de croissance doivent nous permettre d'appréhender le long terme. C'est

plus marquées que celles qu'elle a reçues de l'extérieur. A la raison pour laquelle, dans l'état actuel des choses, nous

ce titre, elle a ainsi offert des possibilités et des stimulations les maintenons, voire songeons à les renforcer.

de croissance fort appréciées, même si cette politique La nouvelle loi sur la constitution de réserves de crise

suisse n'a pas été voulue dans ses derniers retranchements bénéficiant d'allégements fiscaux a été adoptée il y a deux

et même si elle s'est faite parfois malgré nous. ans. Selon ces dispositions légales, la constitution de

Mais il est incontestable qu'en dépit de notre modeste réserves est facultative et la conception sur laquelle repose

dimension nous avons apporté ainsi au moins un élément de ce moyen d'action implique la participation des cantons. Or,

réponse aux questions que pouvaient se poser les écono- les cantons sont en train d'édicter des lois d'application et

mies en situation beaucoup moins florissante que la nôtre. on peut s'attendre à ce que les entreprises, dès l'année

Des expériences faites en Suisse et à l'étranger montrent prochaine, puissent constituer ces réserves de crise au sens

que la politique financière ne devrait intervenir qu'avec de la nouvelle loi fédérale.

modération et prudence. Le rétablissement de l'équilibre Dans ces conditions, la question d'une révision de cette loi

budgétaire à la suite d'une politique financière expansive se et de l'introduction d'une obligation telle que l'envisageait

révèle difficile et il nécessite de véritables actes d'autorité. l'interpellation socialiste apparaît comme prématurée. Il faut

Ces remarques ne constituent pourtant pas un refus catégo- voir et voir à court terme. L'année prochaine permettra déjà

rique d'en appeler à la politique financière pour stabiliser la de tirer d'utiles conclusions quant à l'usage que les entre-

conjoncture. La Suisse a récemment mis en application des prises feront de la possibilité de constituer ce genre de

allégements fiscaux qui stimuleront la demande à moyen réserve, et dans quelle mesure, s'il y a insuffisance, il s'agira

terme. Je rappelle - à l'échelon fédéral - le traitement fiscal réellement de renforcer l'appareil conjoncturel que repré-

des cotisations au deuxième et au troisième pilier ou encore sente ce dispositif. Le Conseil fédéral s'y refuse en tout cas

les allégements d'impôt qui ont été votés en faveur des aujourd'hui et dans l'avenir immédiat.

familles et qui sont autant de contributions à cette animation Enfin, après avoir envisagé ce que devait être l'attitude du

économique appelée de nos voeux et des voeux des autres gouvernement face à la situation économique immédiate et

partenaires de l'économie mondiale. De même, la politique à court terme, j'aborde quelques questions spécifiques qui

des cantons et des communes dans ce sens a été un appui à ressortent dans les interpellations urgentes et que je n'ai pas

la politique de la Confédération. traitées jusqu'à maintenant.

La nécessité d'un programme de relance en Suisse a été Je remarquerai tout d'abord que les événements sur les

posée à maintes reprises dans l'opinion publique et par marchés financiers des devises n'ont pas pour origine des

quelques-unes des questions des interpellations d'urgence motifs qui doivent conduire à un réexamen du projet de

que nous traitons. Lors des récessions de 1975/1976 et de révision du droit des sociétés anonymes. Le Conseil fédéral

1982, la Confédération et les cantons ont lancé des pro- ayant adopté le message aux Chambres en 1983, la balle est

grammes de relance substantiels. Ces programmes visaient dans le camp du Parlement, et il appartiendra à celui-ci de

à stimuler la demande à court terme. Sur le marché de la décider dans quelle mesure il entend suivre les propositions

construction notamment, les pouvoirs publics jouent un rôle gouvernementales, le gouvernement n'ayant, de son côté,

importarrt sur le plan de la demande pour l'ensemble de pas changé d'opinion et continuant de défendre le projet tel

l'économie. qu'il l'a présenté.

C'est donc là que les collectivités publiques ont le plus de Les libéralisations et les déréglementations, ainsi que les

possibilités d'aider à surmonter un fléchissement tempo- possibilités offertes par les nouvelles techniques de commu-

raire de la demande, en augmentant leur mandat et leurs nication, ont abouti à une internationalisation des marchés

commandes. De tels investissements dans le secteur de la financiers. Cette évolution complique la lutte contre les

construction peuvent fort bien s'intégrer à un programme crises sur le seul plan national, et les récents événements

de relance placé au service de la protection de l'environne- nécessitent que l'on réexamine aussi sur le plan internatio-

ment, des transports publics, comme ce fut le cas en 1983. nal la question suivante: ne convient-il pas de mettre la

Au besoin, un programme de relance serait rapidement mis vague de déréglementation des années passées sur des rails

au point et lancé. Toutefois, les capacités de l'ensemble de vraiment plus sûrs afin que l'on puisse réellement conjurer

notre économie sont utilisées aujourd'hui à un niveau très cette tendance? Il ne s'agit pas d'accorder à la place finan-

élevé, presque au maximum. De plus, les perspectives, en cière suisse des avantages exorbitants.

soi favorables, concernant la construction s'améliorent En revanche et en application du mandat que le Parlement a

encore grâce au relèvement de l'intervention de la Confédé- donné au Conseil fédéral sur ce point, il s'agira d'atténuer

ration, destiné à compenser les dommages dus aux intem- les principaux inconvénients de concurrences de nature

péries. fiscale qui existent au détriment de la Suisse par rapport aux

Cela fait que, tout bien pesé, prêts que nous sommes à places financières étrangères et qui, en l'état actuel des

Situation économique. Interpellations 1784 16 décembre 1987

choses, pourraient avoir des incidences plus graves, à l'ave- tables, que ceux déjà très considérables qui existaient au

nir, que dans une conjoncture normale de croissance tran- printemps.

quille. Pour vaincre le protectionnisme croissant, il faudra que les

J'insiste sur le fait que nos banques sont aujourd'hui déjà gouvernements non seulement résistent aux pressions pro-

soumises à des prescriptions strictes qui les contraignent à tectionnistes mais qu'ils fassent, sans attendre des temps

une grande prudence en affaires et leur confèrent ainsi une meilleurs, des progrès de libéralisation dans le cadre des

résistance accrue dans les situations difficiles. L'effet accé- accords internationaux. Sur ce point, la politique du Conseil

lérateur que l'on a un peu trop généreusement prêté aux fédéral est non seulement exemplaire dans le verbe mais

banques.au lendemain du 19 octobre, est sans doute plus le dans l'attitude que la Suisse adopte constamment en

fait de l'imagination que de la réalité. Qu'elles aient été matière d'échanges internationaux.

sensibles, que l'amplitude de leur réaction ait été considéra- Je termine en disant avec vous qu'il y a incontestablement

ble, c'était tout à fait normal, c'était à l'image même de des déséquilibres durables et momentanés dans l'économio

l'amplitude de la modification de la situation! Mais que leur mondiale, dont nous ne pouvons pas imaginer que nous

réaction ait été disproportionnée et que cela ait provoqué un vivions avec eux pendant longtemps encore. Au travers do

effet accélérateur, voilà qui ne correspond pas à la réalité ces déséquilibres, presque par miracle, l'économie mon-

car, encore une fois, l'instrument de cadrage et de contrôle diale reste, pour l'avenir proche, sur la voie d'une crois-

nous paraît avoir joué convenablement et ne pas justifier, sance, même très modérée. L'économie suisse se trouve

aujourd'hui, un resserrement. Un groupe de travail examine dans un état sain, elle s'est adaptée aux changements struc-

d'ailleurs, dans le cadre de la Commission fédérale des turels et s'est notamment bien préparée, par sa modernisa-

banques, les prescriptions bancaires concernant les affaires tion, née d'une politique remarquable d'investissement de

hors bilan, ainsi que l'élargissement du champ d'application ces dernières années. Il s'agit maintenant, pour les banques

de la loi fédérale aux sociétés financières - ce qui est une centrales et d'émission, de continuer de se concerter,

autre question. Cela permettrait peut-être d'apporter quel- notamment au plan européen, comme elles l'ont fait sans

ques utiles correctifs à un secteur qui a parfois évolué dans défaillance ces derniers temps, afin de mettre à disposition

une plus grande mesure que certaines banques. la liquidité nécessaire, sans pour autant déboucher sur une

J'insiste, il ne s'agit pas d'une décision gouvernementale ni évolution inflationniste.

d'une volonté déterminée, il s'agit d'examiner le cas, notam- Il reste, pour l'industrie, à continuer à investir surtout dans

ment à la lumière de l'évolution de ces dernières années et les domaines qui améliorent la position compétitive pour le

de ces derniers mois, afin d'en tirer des conclusions futur et à redoubler d'audace et de volonté d'investissement.

sereines, que nous ne sommes pas en état aujourd'hui, à Le rôle de la Confédération et des cantons, des pouvoirs

chaud, de tirer correctement. publics en général, face à cette situation préoccupante dans

La création de nouveaux instruments financiers a été pour certains secteurs, mais nullement dramatique, est de conti-

l'essentiel une réponse à la volativité des marchés en ce qui nuer de fournir à l'économie ces «Rahmenbedingungen»,

concerne les évolutions des taux d'intérêt et des cours de ces conditions-cadres, dont on parle constamment mais qui

change durant les dernières années. Utilisés raisonnable- ne doivent pas être un vain mot, de promouvoir la formation

ment, ces instruments permettent aux acteurs du marché de professionnelle à tous les niveaux, de mener une politique

se protéger contre les risques de fluctuations des cours qui en faveur du recrutement d'une main-d'oeuvre de qualité

sont «inattendues». Si l'on parvient à améliorer les condi- actuellement péniblement insuffisante dans l'ensemble des

tions générales fondamentales, grâce à une politique écono- activités économiques suisses, de soutenir fermement les

mique axée sur la stabilité, à restaurer la confiance sur les investissements dans les secteurs des transports publics, de

marchés, certaines innovations financières, certains «gad- l'environnement et de la construction. Mais non d'engager,

gets», perdront alors certainement de leur importance; ils car les conditions, aujourd'hui, ne le justifient pas, des

n'ont, je le répète, d'ailleurs pas agi d'une manière excessive programmes de relance à proprement parler qui seraient

dans la marche des affaires de ces derniers temps. disproportionnés et prématurés.

Sur ce point, je peux répondre très clairement à l'une des En revanche, les préparer, éviter l'état de surprise où la

questions que m'a posées tout à l'heure Mme Uchtenhagen. Confédération et l'ensemble de l'économie furent placés, il y

Les faits démontrent que les pays dont les établissements a une quinzaine d'années, demeurent notre souci qui est

boursiers n'utilisent pas les nouveaux instruments finan- d'autant plus légitime que les événements nous ont montré

ciers «Futures and options» n'ont pas été épargnés par la récemment que des retournements de situation, parfois

chute des cours. C'est une réponse de fait, plus qu'une considérables et contradictoires, pouvaient apparaître en

réponse de doctrine ou de supputation, aux questions que très peu de temps.

l'on peut se poser à propos de l'utilité ou, le cas échéant, du Je vous livre un message qui n'est ni alarmiste ni empreint

danger des nouveaux instruments financiers qui ont été mis d'optimisme béat, mais qui est plein de lucidité, de con-

en place. fiance et de volonté.

Il est bien clair, toutefois, que les derniers événements ont

montré qu'il était nécessaire de réexaminer les modalités et Präsident: Herr Früh erklärt sich von der Antwort dos Bun-

le fonctionnement des nouveaux instruments financiers desrates befriedigt.

ainsi que des techniques commerciales. C'est à ce travail Herr Blocher erklärt sich von der Antwort des Bundesrates

que nous nous consacrons, ainsi que le Conseil fédéral a eu befriedigt

l'occasion de le dire en septembre dernier en réponse à une Frau Uchtenhagen hat das Wort.

interpellation née de votre conseil sur les bourses suisses et

l'activité de la Soffex. Frau Uchtenhagen: Ich bin von der Antwort des Bundesra-

tes auch befriedigt. Ich möchte aber bitten, dass man die

Les récentes turbulences sur les marchés boursiers des Weiterentwicklung genau verfolgt und dass auch wir einen

changes vont vraisemblablement contribuer à un accroisse- Beitrag zum Abbau der Ungleichgewichte leisten, indem wir

ment des pressions protectionnistes, je le répète - c'est une unsere protektionistischen Massnahmen und kartellisti-

question posée en particulier par l'interpellation radicale - schen Gesetze etwas überprüfen.

surtout aux Etats-Unis. Dès lors, les effets que nous voulons

atteindre et la force que nous mettons à vouloir les atteindre Präsident: Es haben einige Herren Wortmeldungen abgege-

dans la négociation de ('«Uruguay Round» à Genève sont ben für den Fall, dass eine Diskussion stattfindet. Herr Spalti

rendus encore plus légitimes après les événements qui stellt Antrag auf Diskussion.

viennent de se produire; en même temps ils seront plus

difficiles à atteindre et, de ce point de vue, la situation des Abstimmung - Vote

mois d'octobre et novembre a placé les négociateurs du Für den Antrag auf Diskussion offensichtliche Mehrheit

GATT devant des défis encore plus durs, encore plus redou- Dagegen Minderheit

16. Dezember 1987 1785 Wirtschaftslage. Interpellationen

Jaeger: Gestehen wir offen, dass wir heute wahrscheinlich lange ein Stossgebet Richtung Nationalbank richten und sie

keine Debatte über dringliche Vorstösse zur Wirtschaftslage bitten, ihre Geldpolitik flexibel zu halten. Das macht sie

führen würden, wenn im Oktober 1987 keine Börsenturbu- schon; sie weiss auch, wie sie das machen muss! Auf der

lenzen stattgefunden hätten. Dies erklärt bereits einen sehr anderen Seite aber sind wir zu gewissen Hoffnungen und

wichtigen Sachverhalt, nämlich dass gerade diese Turbulen- Erwartungen gezwungen. Was wir von uns verlangen müs-

zen an der Börse eine Wirkung von Ungleichgewichten sind. sen, ist eine Ausrichtung unserer Politik nach der Politik der

Die Frage stellt sich, ob nun diese Turbulenzen an der Börse mitgefangenen und mitgehangenen europäischen Partner-

ihrerseits, wie schon in vergangenen Jahren und bei frühe- länder.

ren Einbrüchen, zu Rezession und zu einer Schwächung der Ich möchte noch auf ein Problem hinweisen, das ich bereits

Wirtschaft führen könnten. Diese These wird immer wieder in der Budgetdebatte zur Sprache brachte: Auch wir

aufgeworfen. Schweizer exportieren netto über 10 Milliarden Franken

Mit Herrn Bundesrat Delamuraz würde ich aber meinen, Kapital ins Ausland. Unsere Kapitalverkehrsbilanz ist also

dass die Zeichen eher darauf hindeuten, dass weder in den ebenfalls sehr ungleichgewichtig. Das hat eine tendenzielle

USA noch in Europa eine grosse Beeinträchtigung des Kon- Aufwertung zur Folge. In diesem Zusammenhang stellt sich

sum- und Investitionsverhaltens zu erwarten ist. Natürlich ist vor allem die Frage, ob es für uns auf die Dauer sinnvoll ist,

es schwierig, Prognosen zu stellen. Die uns zur Verfügung finanzielle Ressourcen auf ausländischen Finanzmärkten

stehenden Berichte stützen aber diese These. Deshalb rich- anzulegen oder im Ausland zu investieren, zumal in letzter

tet sich das Augenmerk immer mehr auf die eigentliche Zeit auch bei unseren Unternehmungen immer stärker die

Problematik, nämlich auf die Währungsturbulenzen. Tendenz vorhanden ist, anstelle von realwirtschaftlichen

Wir stellen fest, dass es sich auch in diesem Fall nicht um Investitionen immer mehr Finanzanlagen zu tätigen. Der

ein schweizerisches Problem handelt, sondern wir sind Börsencrash hat vielleicht doch ein Warnzeichen abgege-

sozusagen in ein Sturmtief hineingeraten, das die ganze ben, dass in Zukunft wieder mehr Augenmerk auf realwirt-

westliche Hemisphäre erfasst hat. Die Schweiz ist keine schaftliche Investitionen gelegt wird.

Insel. Wir sehen das mit Bezug auf die Finanzmärkte, aber Selbstverständlich sind unsere wirtschaftlichen Möglichkei-

auch mit Bezug auf die Währungsprobleme; wir, haben es ten begrenzt. Aber wir können ganz sicher mithelfen - das

diesmal im Gegensatz zu 1978 nicht mit einer Frankenstärke hat auch der Bundesrat hier erklärt -, optimale Rahmenbe-

zu tun - was unserer Wirtschaft Probleme bringt -, sondern dingungen zu schaffen. Es ist ferner darauf hinzuweisen,

mit einer Dollarschwäche; das unterscheidet diesen Fall dass die Dollarschwäche auch der amerikanischen Wirt-

entscheidend von früheren Rezessionen. schaft Probleme bringen kann: Inflationsprobleme, Verteue-

Wir kommen nicht darum herum, auch einen Blick auf die rung der eigenen Importe, die ebenfalls einen wichtigen

amerikanische Wirtschaft zu werfen. Die Ungleichgewichte Wirtschaftsfaktor darstellen.

rühren letztlich daher, dass in den USA in den letzten Jahren Für uns ist die Situation umgekehrt: 20 Prozent Export im

mehr ausgegeben als eingenommen worden ist. Sowohl der Dollarraum, 80 Prozent im Nicht-Dollarraum. Wir sind vor

Staat wie auch die Investoren und die Konsumenten in den allem auf das Verhältnis zu den europäischen Währungen

USA haben zwar ein Wachstum provoziert (wie das Herr angewiesen. Wir sehen aber, dass sich durch die Dollarab-

Blocher gesagt hat), aber sozusagen auf Pump. Irgendein- wertung auch unsere Vorleistungen verbilligen - eine sehr

mal kommt die Rechnung. entscheidende Hilfe für uns bei der Inflationsbekämpfung.

Im Gegensatz dazu ist in den europäischen Ländern, aber Auch darauf muss hingewiesen werden.

auch in Japan, eher eine Ueberschussituation entstanden. Trotzdem gilt es auch für uns, daraus gewisse Schlussfolge-

Herr Blocher hat in diesem Fall nicht ganz recht, wenn er rungen zu ziehen. Wenn es beispielsweise - um eine erste

sagt, wir hätten über die Verhältnisse gelebt. Ich bin der Schlussfolgerung zu nennen - nächstes Jahr zu einer rezes-

Auffassung, dass die europäischen Länder und Japan mehr siven Entwicklung kommen könnte (ich hoffe nicht; ich teile

sparen als investieren, dass sie auch ihre Finanzhaushalte die Auffassung unseres Wirtschaftsministers, dass das nicht

besser in Ordnung haben, als das in den letzten Jahren in der Fall sein wird und auch nicht sein muss), müssten wir

den USA der Fall gewesen ist. darauf vorbereitet sein. Mit unserem hohen Budgetüber-

Da in den USA, den europäischen Ländern und in Japan ein schuss würden wir wahrscheinlich doch eher prozyklisch

derartiges Ungleichgewicht besteht, ist es nur eine Frage liegen. In diesem Fall ist es wohl durchaus richtig, darauf

der Geldpolitik, wie es mit der Währung, insbesondere mit hinzuweisen, dass man für allfällige Einbrüche - das ist die

dem Dollar geht. Solange die USA an einer restriktiven zweite Schlussfolgerung - mit sogenannten «Arbeitsbe-

Geldpolitik festgehalten haben, konnte der Dollar einiger- schaffungsprogrammen» bereitsein müsste. Ich wäre dage-

massen über Wasser gehalten werden. Im Moment aber, wo gen, jetzt schon solche Programme zu beschliessen. Aber

Finanzminister Baker den Kurs wechselte und sagte, die sie müssen konzipiert sein, vor allem auch deshalb, weil es

USA müssten die Rezession bekämpfen oder ihr vorbeugen, nicht möglich ist, über Nacht solche Programme zukunfts-

ging der Dollar auf Talfahrt. gerecht zu strukturieren und so auszuarbeiten, dass sie

Wenn wir heute über die Frage nachdenken, wie die schwei- nicht nur beschäftigungswirksam sind, sondern 'auch hel-

zerische Volkswirtschaft mit den beschränkten Mitteln, die fen, unsere Wirtschaft innovativ zu erhalten und vor allem

der Konjunkturartikel ihr zur Verfügung stellt, reagieren soll, auch Impulse zu geben mit Bezug auf die Zukunftsbereiche.

bleibt uns nichts anderes übrig als zu hoffen, dass in den Ich denke nicht zuletzt an die Förderung der Umweltschutz-

USA vielleicht doch zumindest eine Wende in der Finanzpo- technologien.

litik eintreten wird. Eine weitere Schlussfolgerung: Herr Bundesrat, Sie haben

Allerdings ist das auch nicht unproblematisch; die USA sind gesagt: «Die Inflationsbekämpfung hat für uns nach wie vor

nicht in der Lage, ihre Budgetdefizite von heute auf morgen erste Priorität.» Ich habe schon gesagt: Wir wünschten, Herr

auf Null zu reduzieren. Auch das hätte nämlich wieder Baker würde dieses Bekenntnis auch einmal ablegen. Das

Konsequenzen für unsere Exportmöglichkeiten in die USA. tut er aber nicht mehr. Trotzdem möchte ich darauf hinwei-

Deshalb wäre eine solche Forderung sicher überrissen. Was sen: Eine Inflationsbekämpfung darf nicht um jeden Preis

man aber der wirtschaftspolitischen Behörde in den USA erfolgen. Es könnte Situationen geben, wo wir gezwungen

wünschen möchte, wären Absichtserklärungen zur Stabili- wären, die Rangordnung zu relativieren, und zwar dann,

tätspolitik, wie sie heute unser Bundesrat abgegeben hat. wenn es beispielsweise darum geht, allfällige Aufwertungs-

Genau dieses Rezept wäre an sich unseren Kollegen aus tendenzen des Schweizerfrankens gegenüber den europäi-

Uebersee anzuraten. schen Währungen, insbesondere gegenüber der Deutschen

Ich bin überzeugt, dass es auf die Dauer nicht anders gehen Mark, in den Griff zu bekommen.

wird, als dass die weltweiten Ungleichgewichte zwischen Da können wir uns nicht viel erlauben; da bin ich der

Ueberschüssen und Defiziten, zwischen Gläubigern und Auffassung von Herrn Blocher. Wenn da noch etwas dazu-

Schuldnern ausgeglichen werden. Auf andere Weise lassen kommt gegenüber dem Pfund, gegenüber der D-Mark,

sich die Probleme auch bei uns nicht lösen. Da können wir gegenüber anderen europäischen Währungen, wird unsere

Situation économique. Interpellations 1786 N 16 décembre 1987

Exportwirtschaft ohne Zweifel ganz grosse Schwierigkeiten Deshalb ist die Psychologie, die der Volkswirtschaftsmini-

bekommen. In dieser Hinsicht ist eine sehr grosse Flexibili- ster hier in reichem Masse den Anlegern und der Wirtschaft

tät nötig, gerade auch von selten der Notenbank. gepredigt hat, durchaus am Platz. Es braucht heute die

Eine letzte Schlussfolgerung - hier möchte ich an das, was Pflege der Anleger; es braucht die Pflege der Unternehmer.

Frau Uchtenhagen ausgeführt hat, anknüpfen -: Wir Man muss sie mit Samthandschuhen anfassen, damit es

Schweizer können nicht von den USA verlangen, dass sie gelingt, ruhig Blut zu bewahren, einen kühlen Kopf zu behal-

ihre protektionistischen Pläne, die im Kongress deponiert ten, um diese Schwierigkeiten, die vielleicht dann doch

sind, abblasen, wenn wir selber in Sachen Protektionismus noch kommen werden - obwohl sie heute nicht überschau-

kein reines Gewissen haben. Auch wir Schweizer - genau bar sind -, zu meistern.

wie die übrigen europäischen Länder- müssen bereit sein, Ich hoffe, wir haben Glück. Bis heute haben wir's gehabt. Ich

mehr zu importieren - nicht nur aus den Entwicklungslän- hoffe nur, dass es andauert.

dern, sondern auch aus den USA. Nur so können wir mithel-

fen, dort das Problem der Zwillingsdefizite zu bekämpfen, M. Jeanneret: Le groupe libéral n'ayant pas déposé d'inter-

die letzten Endes ja auch uns in hohem Masse betreffen. pellation urgente, il désire participer à ce débat, mais le faire

Ich möchte Sie deshalb - gerade im Zusammenhang mit brièvement en précisant que ses considérations vont dans la

diesen Ungleichgewichtsproblemen-auffordern, die Frage ligne de celles développées par MM. Früh, Blocher et Fei-

des Protektionismus und die Frage der Kartellierung in der genwinter, même si nous avons apprécié les nuances que

Schweiz ernsthaft und genau zu überdenken. Wir können Mme Uchtenhagen a apportées dans le développement oral

nicht immer nur egoistisch unseren eigenen Nutzen kurzfri- de son intervention, par rapport aux mesures plus interven-

stig suchen und langfristig hoffen, dass die anderen uns tionnistes qu'elle demandait dans son texte.

dann schon einmal helfen werden, unsere Probleme zu Nous tenons à relever d'entrée de cause que nous sommes,

lösen. Wenn sich diese Einsicht breitmachen würde- nicht pour l'essentiel et même la quasi totalité de ce qu'il a dit, très

nur bei uns Politikern, wir sind ja immer gescheit genug, das satisfaits de l'attitude et de l'esprit des réponses du Conseil

sofort zu erkennen, sondern vor allem auch in den Kreisen fédéral, par la voix du chef du Département fédéral de

der betroffenen Interessenverbände - hätte die Turbulenz, l'économie publique. Pour nous, l'essentiel est la volonté de

die wir hinter uns haben, nicht nur Schlechtes, sondern délibérer des partenaires, au nombre de quatre: le Conseil

auch etwas Gutes gehabt. fédéral, la Banque nationale, l'économie privée par ses

In diesem Sinne würde auch ich - mindestens verhalten - organisations à tous les échelons, et les cantons, point sur

optimistisch bleiben. lequel nous insistons.

Il existe un domaine dans lequel nous aimerions entendre

Feigenwinter: Haben Sie keine Angst, ich habe nicht die un peu plus profondément le chef du département, lors de

Absicht, Ihnen eine volkswirtschaftliche Vorlesung zu hal- sa deuxième intervention, soit celui concernant les effets sur

ten, wie Herr Professor Jaeger das jetzt gerade getan hat. Es les banques suisses, qui sont au centre de ce problème.

war interessant, das zu hören. Aber wahrscheinlich bringt es Nous tenons à attirer l'attention du Conseil fédéral dans

uns heute und sogar für die Zukunft kaum einen Schritt quatre brèves directions. Tout d'abord, au moment où nous

weiter. Ich möchte damit nicht volkswirtschaftliche Ueberle- sortons d'une campagne électorale et où nous abordons

gungen in Frage stellen. Sie wurden in breitem Ausmass von une nouvelle législature, certains ont voulu faire passer

unserem Wirtschaftsminister dargelegt, und wir haben quelques domaines devant d'autres, en considérant que, par

eigentlich wenig hinzuzufügen. là, on ne pourrait parler que de ceux-ci à l'avenir; je pense

Wir haben auch eine Interpellation zu dieser Wirtschaftslage notamment à l'écologie. Or, nous avons toujours prétendu

eingereicht, aber da offenbar vergessen wurde, die «Dring- que celle-ci faisait partie d'un tout, que la politique était l'art

lichkeit» beizufügen, kam sie nicht zur Behandlung, so nach de lier la gerbe des différents objectifs et préoccupations de

dem Motto: Wenn in der ersten Dezemberwoche ein Krieg l'homme, et nous voyons, au contraire, que l'accent doit être

ausbricht, dann lässt es das Reglement erst in der dritten maintenant donné sur l'économie, le monétaire, donc sur le

Woche zu, darüber zu sprechen. Wir möchten dem Volks- social et sur l'emploi. C'est l'occasion de rappeler qu'il n'y a

wirtschaftsminister mindestens die Pflicht ersparen, später pas de politique sociale et d'emploi possible sans une éco-

noch auf diese Interpellation der CVP-Fraktion antworten zu nomie forte et de croissance, même si cela gêne certains. La

müssen. croissance n'est pas un mal en soi - et nous sommes

Wir nehmen davon Kenntnis, dass der Bundesrat die Wirt- heureux de ce que le Conseil fédéral a souligné tout à

schaftslage mit einigem Optimismus beurteilt. Das darf man l'heure- lorsque la croissance est, comme dans notre pays,

dieser Lagebeurteilung doch attestieren. Herr Bundesrat au service de l'homme.

Delamuraz hat zwar gesagt, er habe die Situation mit «luci- Les Chambres viennent de constituer leurs commissions

dité» beurteilt. Aber man kann wohl sagen, das sei mit einem pour examiner dans les mois à venir les Grandes lignes de la

gewissen Optimismus verbunden. politique gouvernementale pour la prochaine législature.

Wir stimmen darin überein, dass dieser Börsencrash, wie er Nous ne demandons pas que l'élève revoie sa copie au

sich im Oktober präsentiert hat, wahrscheinlich nicht sofort dernier moment! Mais nous pensons que le Conseil fédéral a

unmittelbare Folgen auf den Gang der Wirtschaft hat und encore le temps, dans ces grandes lignes, de mettre l'accent

dass die Wirtschaft sich ohnehin abgeschwächt hätte, weil sur les problèmes économiques, monétaires, donc finale-

wir dem längsten Hochkonjunkturzyklus der Nachkriegszeit ment sur les problèmes sociaux et de l'emploi qui, dans

gegenüberstehen. Zu einer Abflachung wäre es wahrschein- cette législature, sont peut-être justement ceux dont nous

lich ohnehin gekommen. Aber niemand hier in diesem Saal nous occuperons.

hätte wahrscheinlich erwartet, dass das so abrupt und innert Le deuxième point- nous sommes très heureux de ce que

derart kurzer Zeit erfolgen könnte. nous avons entendu et nous voudrions insister dans ce

Meine Bedenken gehen in die Richtung: Was gedenken wir, domaine - concerne les relations internationales. Ce que

was gedenken der Staat, die Nationalbank, vielleicht auch nous avons affirmé en matière de protection de l'environne-

die Wirtschaft zu tun, wenn sich so etwas wiederholen ment, nous le confirmons pour le domaine économique et

sollte? Dann stünden wir vor einer Situation, die wahr- monétaire. La Suisse, en cette matière, ne peut pas s'isoler.

scheinlich erheblich gefährlicher würde. C'est donc l'occasion de répéter ici nos propos émis il y a

Vorher hat niemand in Betracht gezogen, dass sich das quinze jours. Entre le faux débat de la Charte sociale euro-

ereignen kann - ein bisschen nach Morgenstern: «Daraus péenne et le vrai débat du problème monétaire et économi-

folgert messerscharf, dass nicht sein kann, was nicht sein que international, il y a une très grande différence.

darf.» Les questions dont nous débattons aujourd'hui sont des

Ich hoffe nur, dass das nicht passiert und dass es der problèmes précis, quotidiens, ponctuels de relations avec

Wirtschaft vergönnt sei, in Ruhe und Gelassenheit auf die nos partenaires commerciaux; c'est ceux-là qui ont la prio-

Zukunft zu reagieren und nicht in Psychose zu machen. rité sur le plan européen et mondial, c'est à ceux-là que

16. Dezember 1987 N 1787 Wirtschaftslage. Interpellationen

doivent réellement s'atteler - et nous savons qu'ils le font - les éléments fondamentaux découverts par notre société au

le Conseil fédéral et les collaborateurs de l'administration. cours de ces dernières années.

A ce sujet, nous avons une brève question à poser à M. Dela- Jusqu'à maintenant, ce débat a été enfermé dans le champ à

muraz. La Suisse, de plus en plus, - et cela est heureux - peu près clos des références économiques. J'ai éprouvé le

commerce avec le Sud-Est asiatique, qui prend dans l'éco- besoin de monter à cette tribune pour rappeler au Conseil

nomie mondiale un rôle décisif et qui se dégage quelque fédéral et au Conseil national qu'il ne saurait y avoir, à long

peu des Etats-Unis. Sur ce point, le Conseil fédéral a-t-il une terme, de Sainte Alliance pour la croissance économique

opinion sur l'avenir de notre collaboration à travers l'Europe dans la peur d'une récession. Cette Sainte Alliance qui se

avec le Sud-Est asiatique? concrétise aujourd'hui par les déclarations similaires de

Le troisième point sur lequel nous aimerions attirer l'atten- M. Delamuraz et de Mme Uchtenhagen ne nous convainc

tion du Conseil fédéral est le problème de notre politique pas et aurait même tendance à nous inquiéter. La crois-

régionale. En effet, il serait très grave qu'à travers une sance n'est pas nécessaire à l'économie mondiale et en

éventuelle crise future les forts se renforcent de nouveau et particulier à l'économie suisse. Elle a des aspects négatifs

les faibles s'affaiblissent. Or, les régions les plus faibles de extrêmement importants notamment dans la mesure où elle

notre pays sont souvent les régions qui dépendent du dollar, s'accompagne d'une ponction toujours plus importante sur

parce qu'elles sont industrielles et exportatrices et ce sont, les ressources non renouvelables de notre pays et de la

au surplus, des régions qui font actuellement de remarqua- planète. Peut-être le savez-vous? Peut-être en avez-vous

bles efforts pour développer le secteur tertiaire - vous avez toujours conscience? N'empêche qu'il vaudrait mieux le

fait allusion au tourisme, il y en a d'autres - et doivent être rappeler chaque fois. Chaque fois que l'on parle de crois-

encouragées et non pénalisées. Nous savons quelles sont sance, il faudrait définir ce que l'on entend par ce terme. La

les limites des possibilités de la Confédération, mais nous plupart des gens s'occupant d'économie admettent, par

faisons, bien sûr, allusion à l'arc jurassien, qui va de Genève exemple, que la croissance économique s'accompagne

à Baie. Nous souhaitons que le Conseil fédéral, dans ses d'une augmentation de la consommation d'énergie. Or,

réflexions futures, ait constamment à l'esprit le problème de nous savons que, vraisemblablement la majorité de notre

l'équilibre des régions dans notre pays et des cantons. peuple et, dans tous les cas, notre parti, refusent cet à priori

Parler de relance en matière d'environnement est peut-être qui nous conduirait, un jour, à devoir construire des cen-

une bonne chose, mais il faut auparavant s'occuper de la trales atomiques. Nous ne voulons pas non plus d'une

relance des relations ferroviaires et routières avec les croissance économique qui contribue à aggraver la pollu-

régions qui ne peuvent pas autant développer leur écono- tion de l'air, le bétonnage du territoire et, du point de vue

mie parce qu'elles n'en bénéficient pas. international, les disparités entre les pauvres de la planète et

Le quatrième point sur lequel nous aimerions attirer l'atten- les riches que nous sommes.

tion du Conseil fédéral - il l'a évoqué - c'est le problème Une décroissance maîtrisée dans notre pays pourrait être

psychologique et le problème de la confiance. Nous croyons supportable. Tout à l'heure, M. Delamuraz a fait allusion à

que la volonté du petit épargnant d'investir par l'action dans un optimisme fondé, entre autre, sur le fait que la croissance

l'entreprise a été quelque peu émoussée. A cet égard, il est de la consommation intérieure de notre pays était vraisem-

important de lui redonner confiance, à une époque où on blable. Peut-être cette croissance a-t-elle des effets écono-

parle de privatisation dans beaucoup d'autres pays. Un miques positifs. En tout cas, je considère qu'elle n'est en

effort remarquable avait été fait en cette matière, nous rien nécessaire au bien-être du peuple suisse. Les Suisses

souhaitons que toutes les actions du Conseil fédéral visent à mangent trop et consomment trop par rapport à leurs

renforcer la confiance du petit épargnant dans la volonté besoins essentiels, alors même qu'une petite minorité dans

d'investir pour que nos entreprises et nos sociétés ano- notre pays ne dispose pas du minimum vital et que dans le

nymes restent entre les mains de notre économie nationale. monde une grande majorité des habitants du tiers monde

Nous pensons aux jeunes, sensibles au rôle de l'ordinateur sont sous-alimentés et mal soignés. Cet exposé au nom du

et dont les élans ont été quelque peu cassés, puisque groupe écologiste souhaite mettre un peu de distance par

l'ordinateur, dans cette affaire, a joué un rôle décisif. Nous rapport, non à la lucidité dont vous faites preuve, mais à

apprécions à cet égard la réponse du Conseil fédéral qui dit: l'unanimité des objectifs de croissance qui ont été évoqués

Pour l'instant, confiance, pas de mesures de panique, pas précédemment.

de mesures de relance précise, mais être prêts, comme en Je sais que la Suisse ne peut pas grand-chose pour influen-

1975 et 1982, comme dans un exercice d'état-major, en cer le cours des événements au niveau mondial. Cependant,

ayant dans les dossiers les possibilités d'intervenir. Si le j'aimerais adresser au Conseil fédéral une question qui

Conseil fédéral doit être appelé à nous proposer des plans touche à un aspect technique. Nous avons constaté que la

d'intervention ou intervenir lui-même, qu'il n'oublie pas ses transmission très rapide d'informations par les ordinateurs

problèmes de politique extérieure - l'Europe - les pro- au niveau mondial avait à tout le moins accéléré et probable-

blèmes de politique régionale à l'intérieur et les problèmes ment aggravé le phénomène de dépression qui s'est étendu

de confiance vis-à-vis du petit investisseur et vis-à-vis des comme une traînée de poudre sur les marchés boursiers. Il

jeunes qui croient en notre économie. est probable que tout n'est pas explicable par les ordina-

teurs et, personnellement, je crois que cette chute était un

M. Rebeaud: A l'instar de M. Blocher au début de ce débat, rééquilibrage entre les fictions du marché monétaire et la

je me félicite de ce que notre Parlement prenne le temps - réalité économique. Cela était bien en soi. La vitesse à

même s'il n'y a pas de décision matérielle à la clé - de laquelle ces informations ont été transmises a créé des

discuter ce qui constitue en définitive les bases indispensa- mouvements de panique et des décisions quasi automati-

bles de notre existence. M. Blocher pensait aux ressources ques dont on pourrait dire qu'elles ont été prises par les

économiques et monétaires dont le peuple suisse a besoin ordinateurs et non par des cerveaux humains.

pour vivre. Mais nous ne devons pas oublier- contrairement En guise de conclusion et pour préciser ma question, je

à ce que nous suggère M. Jeanneret - que les bases fonda- vous soumets une petite comparaison écologique. Dans le

mentales de notre existence ne sont pas la monnaie, mais la domaine des réseaux hydrographiques, c'est-à-dire dans la

possibilité de continuer à fabriquer quelque chose que l'on gestion de la circulation de l'eau à la surface du pays, nous

puisse vendre et acheter à long terme. sommes en train de nous apercevoir que nous avons, par les

Le hasard de la distribution de droit de parole me place juste drainages et les canalisations, trop accéléré le mouvement.

après M. Jeanneret et me met, malheureusement, dans Lors des orages, les drains et les canalisations amènent très

l'obligation de dire à peu près le contraire de ce qu'il vient rapidement des masses énormes d'eau dans des fleuves ou

d'exposer. Je ne veux pas entamer de polémique avec lui, des rivières qui débordent immédiatement parce que la terre

car ce n'est pas le lieu. J'affirme simplement qu'on ne peut n'a pas le temps de remplir son rôle d'épongé .et de frein.

pas, à la faveur d'une inquiétude économique, imaginer Nous relevons le même genre de phénomène dans d'autres

régler son compte à l'écologie de cette manière et oublier domaines. Je pense par exemple à la circulation automobile.

Situation économique. Interpellations 1788 N 16 décembre 1987

Nous avons construit des routes rapides et des autoroutes des Bundesrates meines Erachtens etwas zu kurz gekom-

sur lesquelles il est possible de rouler à 180 km/heure avec men ist.

des voitures qui le permettent. Maintenant, nous nous aper- Gemeint sind Massnahmen und Ideen, welche schon auf

cevons que nous devons prendre des mesures correctrices deutliche Rezessions- oder Krisenängste schliessen Hessen.

pour ralentir la capacité de vitesse du trafic (mettre des Angesichts der herrschenden Vollbeschäftigung - bzw. des

gendarmes couchés dans des chicanes) parce qu'on a cons- in Teilbereichen ausgetrockneten Arbeitsmarktes - hätten

taté tout simplement que l'être humain - partie intégrante de solche Massnahmen falsche Signalwirkung. Viele Leute -

la nature, comme la terre lorsqu'il pleut- n'est pas capable die wenigsten kennen die wirtschaftlichen Zusammenhänge

de gérer de pareilles vitesses. J'ai le sentiment que dans le - würden nämlich derartige Massnahmen in dem Sinne

domaine boursier un certain nombre de décisions très missverstehen, dass die Lage viel ernster sei, als sie bis

rapides ont été prises dans la panique, liée au fait que les anhin glaubten. Entsprechende Verhaltensänderungen,

hommes n'avaient pas le temps de réagir avec toute leur nämlich eine noch verstärkte Vorsicht oder Zurückhaltung

intelligence, de réfléchir à leurs décisions de vente ou bei Kauf- und Anlageentscheiden, wären die Konsequenzen.

d'achat et de laisser décanter toutes les données qui doivent Sie würden die Lage nur verschärfen. Das will niemand. Und

être triées par l'intuition. Il y a un certain nombre d'automa- was sicher in der heutigen Lage auch zu vermeiden ist, sind

tismes qui pourraient se révéler extrêmement graves en cas all jene Forderungen und Begehren, von welcher Seite sie

de krach plus profond. Est-il possible d'imaginer au niveau auch kommen mögen, welche die verfügbaren Einkommen

mondial des dispositifs semblables à ceux des chicanes der Privathaushalte oder die Selbstfinanzierungskraft der

disposées sur les routes qui permettent aux gens de donner Wirtschaft einschränken würden.

des intentions d'achat ou de vente et de les concrétiser plus Was aber sollte unternommen werden? Ich glaube, dass die

tard, après un temps de réflexion. Dans une telle situation, geschaffenen Unsicherheiten heute das grosse Problem

on aurait, par exemple, pu voir se dessiner le spectre du darstellen. Es liegen deshalb vor allem jene Massnahmen

krach et on aurait eu le temps de corriger. richtig, die zur Bildung von Vertrauen bzw. zum Abbau der

Chacun a ses conseillers. J'aimerais en tout cas que vous Unsicherheiten beitragen. Auf wirtschaftspolitischer Ebene

preniez la question au sérieux parce que non seulement elle gilt es einmal, den wichtigen volkswirtschaftlichen Grundda-

se pose chez les écologistes, mais elle m'a été inspirée par ten Sorge zu tragen. Konkret heisst das beispielsweise, die

un article que j'ai lu ce matin et qui est de la plume de l'un de Inflation tief zu halten, denn sie ist immer noch der grösste

vos anciens collègues au Conseil d'Etat vaudois, M. Gavillet, Feind des Normalverdieners und des Kleinanlegers.

qui, pour ne pas être radical, n'en est pas moins compétent Andererseits müssen wir auch daran denken, dass es gilt,

en la matière. den Rahmenbedingungen der Wirtschaft höchste Sorge zu

tragen. Das hat nicht nur materielle Auswirkungen, sondern

auch psychologische Konsequenzen, denn so wie die Börse

Spalti: Die markanten Einbrüche an den Börsen und der zu einem rechten Teil eine psychologische Sache ist, so trifft

Kurszerfall des US-Dollars sind ohne Zweifel klar sichtbare dies in abgeschwächter, aber immer noch bedeutender

äussere Zeichen, dass sich nach dem 19. Oktober doch Form auch für die Wirtschaftslage zu. Ungeschickte Aeusse-

Wesentliches geändert hat. rungen beispielsweise, unpassende Forderungen, pessimi-

Die primären Ursachen, die schon einige Zeit bestanden und stische Grundhaltungen können die zweifellos vorhandenen

letztlich deshalb zu diesen Entwicklungen geführt haben, Unstabilitäten, welche ich nicht bagatellisieren will, nur

weil die Unsicherheit immer stärker wurde, liegen wohl noch negativ beeinflussen.

weitestgehend ausserhalb unseres schweizerischen Ein- Aber das Umgekehrte ist eben auch möglich: durch realisti-

flussbereiches. sches, besonnenes Verhalten - welches längerfristig orien-

Zweifellos werden die neuen Gegebenheiten Einfluss haben tiert ist und nicht zuletzt auf einer realistischen Einschät-

auf die Volkswirtschaften, und es leuchtet unmittelbar ein, zung der eigenen Stärke basiert, welches also Abstand

dass zum Beispiel die preisliche Konkurrenzfähigkeit von nimmt von überstürzten, opportunistischen Massnahmen -

Schweizer Produkten für Exporte in den Dollarraum stark realwirtschaftlich existierende Probleme in positivem Sinne

vom Kurs eben dieses Dollars abhängig sind. Immerhin zu beeinflussen.

stehen wir mit Bezug auf das Exportvolumen in den Dollar- Ich glaube, gerade in der Schweiz mit ihrer grundsätzlich

raum wesentlich besser da als andere Länder wie beispiels- guten Ausgangslage - Stichworte sind etwa: tiefe Inflations-

weise die Bundesrepublik Deutschland. rate, niedrige Arbeitslosigkeit und, was meines Erachtens

Allerdings: ein Konjunkturrückgang in diesem Land könnte besonders erfreulich ist, die praktisch in der ganzen Wirt-

uns angesichts unseres hohen Exportanteils in die BRD schaft vorgenommenen Reallohnerhöhungen - sollte diese

indirekt ausserordentlich stark treffen. Ob die Einschätzung positive Beeinflussung auch auf der psychologischen Seite

des Bundesrates über die mutmasslichen Auswirkungen des möglich sein. Das heisst keineswegs, dass man vor den

Börsenzusammenbruches und der Dollarschwäche in der Problemen die Augen verschliesst und billig in Zweckopti-

geschilderten Form zutrifft, wird sich zeigen. Sicher wird mismus macht. Aber ich glaube auch - hier möchte ich

sich das Wirtschaftswachstum abschwächen. Diese sinngemäss an die Worte von Frau Uchtenhagen anschlies-

Abschwächungstendenz aber war schon vor dem Börsen- sen -, dass die wirtschaftlichen Tatbestände über die Partei-

krach bekannt. grenzen hinaus bestehen.

Immerhin haben diese Erscheinungen, zusammen mit weite- Da haben gerade wir als Politiker, aber auch die Gewerk-

ren Faktoren, zusätzliche Auswirkungen auf das Wachstum. schaften, die Verbände, die Spitzen der Wirtschaft und die

Wir haben heute schon in der Schweiz verschiedene Wirt- Arbeitgeber, eine grosse Verantwortung: Wir müssen vor

schaftszweige - ich denke da nicht zuletzt an die Maschi- allem über eine sachliche Diskussion über die Erhaltung der

nenindustrie -, die auf einem recht schmalen Gewinnpfad wirtschaftlichen Stärke dieses Landes zu Lösungen

wandern. Aber eines ist eindeutig: Von Krise und Rezession kommen.

sind wir glücklicherweise ziemlich weit entfernt.

Angesichts der Vielzahl der Einflussfaktoren erscheint es M. Grassi: Je ne peux pas cacher mes graves préoccupa-

müssig, über allfällige Nuancen in der Gewichtung von tions au sujet de la situation aux Etats-Unis qui, nous le

möglichen Auswirkungen zu diskutieren. Wesentlich wichti- savons bien, a des répercussions dans le monde entier.

ger erscheint, welche Schlussfolgerungen, Verhaltenswei- Monsieur le Conseiller fédéral, vous avez mentionné le défi-

sen und Massnahmen man trifft. cit du budget aux Etats-Unis comme l'une des causes des

Und da stellt sich zuerst die Frage, welche Massnahmen problèmes actuels. Mais il y a plus. Est-on conscient que la

denn nicht ergriffen werden sollen. Zweifellos ist alles zu dette extérieure des Etats-Unis se monte à 209 milliards de

unterlassen, was zusätzliche Unsicherheiten schaffen dollars? C'est un montant énorme si on le compare aux

könnte. Und damit sind wir im psychologischen Bereich, der 112 milliards du Brésil qui apparaît comme le pays le plus

eine ausserordentliche Rolle spielt und der in der Antwort endetté du tiers monde.

16. Dezember 1987 N 1789 Wirtschaftslage. Interpellationen

Etant donné que ce sont les épargnants européens et japo- Beschäftigungseinbrüchen Arbeitsplätze zu schaffen. Der

nais ainsi que les banques nationales qui couvrent ce déficit, Umweltschutz bietet sich geradezu zur Realisierung von

je me demande quelle est l'avis du gouvernement et celui de Beschäftigungsprogrammen an. Solche Konzepte müssen

la Banque nationale face aux répercussions qui pourraient heute geschaffen werden, damit im Bedarfsfalle keine kost-

résulter d'une grave crise économique aux Etats-Unis. bare Zeit bis zu deren Auslösung verlorengeht. Zur Versteti-

A la suite de l'intégration des marchés financiers, il est gung der Inlandnachfrage gehört auch eine Lohnpolitik,

nécessaire de prendre des mesures coordonnées sur les welche die Kaufkraft weiter Bevölkerungskreise stützen hilft.

marchés financiers et monétaires. Je constate qu'il y a là un In konjunkturell schwierigen Zeiten geht es vielleicht nicht

certain conflit entre, d'une part, l'existence d'un marché einmal vordringlich um Milliarden, sondern um die Qualifi-

financier international unique et, d'autre part, l'indépen- kation der Menschen, damit wir im härteren Wettbewerb auf

dance et la souveraineté des Etats nationaux. Aussi la liberté den Weltmärkten besser bestehen können. Bundesrat Dela-

d'action de chaque banque centrale est-elle fortement muraz stellte Anstrengungen in dieser Stossrichtung in Aus-

réduite. A ce sujet, j'ai quelques questions à vous poser. A sicht. Wir verlangen eine rasche Gangart und umfassende

quel stade se trouve aujourd'hui la discussion sur la réforme Vorbereitungen, vor allem sind die verschiedenen Ansätze

du système monétaire? Comment se déroule la coordination zu koordinieren.

entre banques centrales? La Suisse participe-t-elle de plein Wenn Arbeitslosenversicherung, kantonale Aemter, Techni-

droit aux discussions qui se déroulent dans les milieux ken, Berufsschulen, paritätische Bildungsanstrengungen

internationaux? Enfin, envisage-t-on d'entrer dans le sys- der Vertragspartner und die Instrumente der regionalen

tème monétaire européen? Wirtschaftsförderungen zusammengefügt werden, lässtsich

Vous avez dit que des programmes de relance peuvent être ein beachtliches Wiedereingliederungs- und Weiterbil-

mis sur pied rapidement. Pouvez-vous nous dire quelque dungskonzept erstellen. Es sollte endlich auch mit aner-

chose de plus concret? Pouvez-vous nous dire aussi si le kannten, vereinheitlichten Lehrplänen und Abschlusszeug-

Conseil fédéral est prêt à tirer la leçon du programme de nissen strukturiert und aufgewertet werden.

relance de 1983 après que la Commission de gestion amis le Zu denken gibt die Entwicklung auf den Finanzmärkten. Der

doigt sur quelques points faibles de ce programme? Finanzsektor, die Börsen haben in der gegenwärtigen Kon-

Le Conseil fédéral est certainement conscient qu'il y a des junkturphase ihre Helferrolle überschritten und an beunru-

régions qui souffrent davantage de la récession, à savoir le higendem, ausserhalb der realen Entwicklungen liegendem

Tessin, le Jura, Neuchâtel, et qu'il faudra privilégier ces Einfluss gewonnen. Sie sichern nicht mehr nur die Bereit-

régions dans l'application d'un éventuel programme de stellung von Kapital und Eigenkapital für die Firmen, viel-

relance, en considérant aussi que les entreprises poursui- mehr bedrohen die Spekulationen und Firmenaufkäufe den

vront la politique de centralisation des activités périphéri- normalen Gang der produzierenden Wirtschaft. Es ist eine

ques à la suite de la pression de la concurrence et de la Verspottung von mit Sorgfalt produzierenden Unterneh-

situation monétaire. A ce sujet, quel montant y a-t-il à mern, wenn ein Finanzjongleur mit wenig Geld, fast keinem

disposition à travers les réserves de crise? Aufwand und in kürzester Zeit ein Mehrfaches an Rentabili-

Vous avez aussi mentionné la situation précaire du secteur tät aus seinem Geld schlagen kann.

de l'exportation à la suite de la chute du dollar. Une mesure, Es hat sich auch gezeigt, dass die neuen Finanzmarktmstru-

pour protéger les entreprises exportatrices, serait d'intro- mente - Termin-, Options- und Indexgeschäfte - keine absi-

duire, au moins pour certaines monnaies d'exportation chernde Wirkung haben, sondern vermehrt Kursausschläge

importantes, une garantie des cours de change dans le verursachen. Unser Aktienrecht hat deshalb den kürzlichen

cadre, ou en dehors, de la garantie contre les risques à Ereignissen Rechnung zu tragen, die Transparenz, die Mit-

l'exportation, comme on l'a eue jusqu'en 1985. Ou bien des gestaltungsmöglichkeiten aller Beteiligten der Firma zu

solutions alternatives sont-elles à envisager? Et quelles erhöhen und Machtballungen zu verhindern. Ohne diese

mesures prévoyez-vous pour retenir en Suisse la production wenigen, aber notwendigen Vorbereitungen und Massnah-

des entreprises qui sont tentées d'émigrer pour des raisons men ist in den nächsten Jahren keine gesunde Schweizer

de coût, entraînant aussi de graves répercussions sur le Wirtschaft zu gewährleisten. Die Beschäftigten sind ungesi-

marché du travail? chert und werden möglicherweise um die Früchte der guten

Jahre gebracht, für die sie gearbeitet haben.

Reimann Fritz: Es ist sicher gut, wenn unsere Landesregie-

rung optimistisch in die Zukunft blickt; ebenso ist es auch Bonny: Eine Diskussion wie diese ist nicht ganz unproble-

verständlich und richtig, dass die Nationalbank trotz bösem matisch. Man kann nämlich auch eine Rezession herbeire-

Debakel nicht auch noch auf Weltuntergangsstimmung den. Eine Phase wie die heutige, die sehr diffus ist, ruft

macht. allerdings schon nach einer klärenden Diskussion, nach

Auch die Ausführungen von Bundesrat Delamuraz sind von einer Abstimmung der Lagebeurteilung. In diesem Sinn

einem Optimismus, dass wir alle nur hoffen können, die betrachte ich unsere Aussprache trotzdem als nützlich. Ich

Entwicklung der kommenden Monate und Jahre bestätige danke Herrn Bundesrat Delamuraz für sein Exposé. Ich

ihn. Dieser Optimismus darf uns aber trotzdem nicht davon werte es nicht als optimistisch, sondern als nuanciert; zu

abhalten, das Notwendige zu tun. Diese Auffassung teilt Herr Recht hat er eine Dramatisierung vermieden.

Bundesrat Delamuraz in seinen Ausführungen. Die Wirt- Aufgrund meiner beruflichen, nicht meiner politischen

schaft in den westlichen Industrieländern und in der Tätigkeit halte ich die Schwierigkeiten wirtschaftlicher

Schweiz läuft gegenwärtig zwar noch einigermassen rund, Natur, die nächstes Jäh r vor allem im zweiten Sektor auf uns

aber nach einem Aufschwung von so langer Dauer und zukommen, für grösser, als heute gemeinhin angenommen

einem derart tiefen Einbruch auf den Finanzmärkten sind wird. Das zeigt sich jetzt schon bei den diesjährigen

konkrete und tragfähige Konzepte einer wirtschaftspoliti- Abschlüssen; vor allem im zweiten Sektor müssen die

schen Antwort vorzubereiten. Ertragserwartungen deutlich nach unten korrigiert werden.

Natürlich sind im Moment keine geballten öffentlichen Aus- Das hat wiederum zur Folge, dass in den Budgets für das

gabenpakete durchzuführen. Wir haben das in der SP-Inter- nächste Jahr bei den Investitionen eine gewisse Zurückhal-

pellation auch nicht verlangt, aber es ist angezeigt, solche tung Platz greift.

Konzepte - möglichst in ihren Auswirkungen nach Bran- Zurzeit sind vor allem zwei Gefahren ersichtlich: zum einen

chen und Regionen differenziert-vorzubereiten. Man wird die vielzitierte Dollarschwäche. Zu diesem Punkt möchte ich

dem vielleicht entgegenhalten, solche Konzepte könnten nicht mehr lange sprechen. Etwas Angst machte mir die Art

zum Beispiel der Exportindustrie nicht aus ihren Problemen der Diskussionen in der Arbeitsgruppe 3 der OECD, wo man

heraushelfen. Das mag zutreffen. Leider beruhen auch die spürte, dass der Wille der Amerikaner zu einer Kurskorrektur

Arbeitsbeschaffungsreserven nur auf freiwilliger Basis und beim Dollar nicht ausgeprägt ist. Mit dieser Laissez-aller-

wurden nicht obligatorisch erklärt. Es geht aber auch Politik muss leider von dieser Seite auch im nächsten Jahr

darum, Arbeitslosigkeit zu vermeiden bzw. für die Opfer von noch gerechnet werden.

Situation économique. Interpellations 1790 N 16 décembre 1987

Ein zweites Phänomen ganz natürlicher Art beschäftigt uns: higkeit der schweizerischen Wirtschaft tangiert, sowohl der

Wenn wie jetzt eine gewisse Konjunkturabschwächung Exportwirtschaft wie auch der Binnenwirtschaft. Wir gehen

stattfindet, treten die Strukturschwächen in den Betrieben schwierigeren Zeiten entgegen. Die ersten Anzeichen zeigen

wieder deutlicher zutage. Es gibt bei uns mehr Betriebe mit sich beispielsweise heute bereits in den Bestellungseingän-

Strukturproblemen, als wir meinen. Wenn wir die Struktur- gen. Diese neue Wirtschaftssituation müssen wir als eine

problematik und die Währungsproblematik angehen wollen, Herausforderung annehmen. Wir werden dieser Herausfor-

muss uns ganz klar sein, dass wir auf die bei früheren derung dann begegnen können, wenn wir uns anstrengen,

Rezessionen üblichen Beschäftigungs- und Impulspro- wenn wir mehr und effizientere Leistungen erbringen. Diese

gramme verzichten sollten. Verpflichtung kann uns niemand abnehmen, weder der

Ich erinnere mich immer an die berühmte Militär-Trikothem- Staat noch die Nationalbank.

den-Aktion aus dem Jahre 1976. Da mussten wir 1978, als Inflation wäre in der heutigen Situation wohl das Schlechte-

wir schon wieder im Hoch waren, Ausländerbewilligungen ste, was man anstreben könnte. Auch Wechselkursgarantien

erteilen, um sie überhaupt zu Ende führen zu können. Das wären keine Lösung. Ziel muss sein, die Konkurrenzkraft zu

sind reine Palliativmittel, die uns nicht weiterhelfen. stärken, und das ist eine Aufgabe aller, der Arbeitgeber und

Ich lege abschliessend das Schwergewicht auf drei Punkte: der Arbeitnehmer.

1. Was not tut, ist eine sehr enge Zusammenarbeit auf der Auch der Staat muss sich um die Stärkung der Konkurrenz-

Ebene der Notenbanken. Da gestatte ich mir die Bemer- kraft der Wirtschaft bemühen, weniger mit Arbeitsbeschaf-

kung, dass ich eigentlich von unserer Nationalbank ein noch fungsprogrammen, weniger mit Subventionen und finanziel-

etwas innovatorischeres Wirken und nicht nur das Fahren len Beihilfen und schon gar nicht mit protektionistischen

auf alten Gleisen erwarten würde. Schutzmassnahmen, sondern mit dem Bereitstellen positi-

2. Mittel- und langfristig ganz entscheidend ist die For- ver Rahmenbedingungen.

schungspolitik; dort müssen wir gründlich über die Bücher. Obwohl ich die Auswirkungen als schwerwiegender und

Das schöne alte Konzept von der Trennung zwischen der tiefgreifender beurteile als der Bundesrat und die meisten

Grundlagen- und der angewandten Forschung sollten wir Votanten, bin ich doch zuversichtlich. Unsere Wirtschaft

allmählich vergessen. Was not tut, ist eine sehr enge Zusam- und auch unser Staat haben schon vor vielen Bewährungs-

menarbeit zwischen den Regiebetrieben, der Armee und der proben gestanden, und wir haben schon viele dieser Bewäh-

schweizerischen Wirtschaft auch im Bereich der Forschung. rungsproben gut bestanden. Das zeigt unsere gegenwärtig

Diese Zusammenarbeit wird bereits erfolgreich in verschie- gute Wirtschaftslage. Wir werden auch diese Probe bewälti-

denen europäischen Ländern, die technologisch weiter gen, wenn sich alle Partner, der Arbeitgeber und der Arbeit-

vorne sind als wir, praktiziert. nehmer, der Konsument und der Staat, vernünftig verhalten.

3. Im Arbeitsmarkt kommt nicht ein quantitatives, sondern Ich vertraue darauf, dass das Schweizervolk diese Vernunft

primär ein qualitatives Problem auf uns zu: Die Struktur der zeigen wird.

Arbeitskräftenachfrage stimmt mit der Struktur des Arbeits-

kräfteangebotes nicht mehr überein. Es geht um das Ausein- Blocher: In der Diskussion ist man weit über die Währungs-

anderklaffen der Qualifikationen. Hier appelliere ich nicht an geschehnisse hinausgeraten. Es sind auch Dinge gesagt

den Staat, sondern an die Sozialpartner. Die Instrumente, worden, die einer Klärung bedürfen.

die in den bestehenden Gesetzen schon vorhanden sind - Herr Rebeaud, Sie haben gesagt: Wir wollen kein Wachstum

im Arbeitslosenversicherungsgesetz z. B. für Umschulungs- und wir dürfen kein Wachstum mehr haben. Damit könnten

kurse -, sollten effektiv auch benützt werden. Hier erwarten wir uns von der Wirtschaft einverstanden erklären, nur

wir von selten der Sozialpartner in den kommenden Jahren mussten auch Sie und alle bereit sein, die Folgen zu tragen.

mehr Initiative. Die Folgen für die nächsten Jahre ohne Wirtschaftswachs-

tum heissen, dass der Lebensstandard sinken und sehr

Allenspach: Es liegt mir daran, an die Ausgangslage zu wahrscheinlich Beschäftigungseinbrüche stattfinden wür-

erinnern. In den Jahren 1985 bis 1987 hatte die Schweiz drei den. Wir haben dies in den siebziger Jahren gehabt: kein

wichtige wirtschaftspolitische Ziele in nahezu optimaler Wirtschaftswachstum mit all seinen Folgen.

Kombination erreicht, nämlich die Vollbeschäftigung, die Diese Folgen aber wirken sich auch für Sie als Politiker aus,

Preisstabilität und ein angemessenes wirtschaftliches und da sind Sie inkonsequent. Sie können nicht in der

Wachstum. Das Erreichen dieser drei Ziele in dieser optima- gleichen Session ein Budget mit 7 Prozent Ausgabenwachs-

len Kombination ist keine Selbstverständlichkeit; es war uns tum genehmigen und drei Wochen später sagen: Wir wollen

allen klar, dass diese singuläre Situation nicht auf Jahre kein Wachstum!

oder Jahrzehnte erhalten bleiben konnte. Wir müssen uns Dieses Wachstum muss nämlich finanziert werden. Das

an diese Ausgangslage erinnern, weil sie uns zeigt, dass wir kann nur durch eine Wirtschaft finanziert werden, welche

uns - anders als viele Länder - von einer starken, einer ein gewisses Wachstum aufweist. Ich bin auch in bezug auf

guten Position aus mit den neuen, wirtschaftlichen Turbu- die Rohstoffe nicht so pessimistisch. Wir können ja gar

lenzen auseinandersetzen müssen. nichts verbrauchen! Wir können nichts kaputt machen auf

In der zweiten Hälfte des laufenden Jahres sind die weltwirt- der Erde! Wir wandeln immer nur um! Vor hundert Jahren

schaftlichen Wachstumskräfte weitgehend erlahmt, die war Erdöl ein Abfallprodukt. Heute ist es etwas Wertvollesl

überhitzten Finanzmärkte sind auf reale Grossen reduziert Wir können in der Zukunft auch auf dieser Erde leben, weil

worden; Stichwort Börsensturz. Es ist das Vertrauen in die uns Zukunft verheissen ist.

wirtschaftliche und politische Stärke der Vereinigten Staa- Die Wirtschaft wird auch nicht immer wachsen. Aber selbst

ten gesunken; Stichwort Dollarschwäche. Es wäre nun ein Wirtschaftswachstum zu bremsen oder auf Null zu

erstaunlich, wenn die Stagnation der Weltwirtschaftskon- gehen mit diesen zwangsläufigen Folgen, das dürfen wir

junktur, der Dollarsturz und die Börsenbaisse keine Auswir- nicht, weil das grosse soziale Nachteile hat. Aber die Natur

kungen auf die Wirtschaft und Beschäftigungslage in der wird dafür sorgen, dass wir nicht immer wachsen.

Schweiz hätten. Es wäre ein Wunder, und Wunder darf man Wenn Sie die Wirtschaftsgeschichte betrachten: sie ist im

in der Wirtschaftspolitik nicht erwarten. wesentlichen eine Geschichte der Wirtschaftszusammen-

Ich begreife sehr wohl, dass die schwierige Situation heute brüche, nicht des wirtschaftlichen Erfolges. Sie hat sich

rosiger gemalt wird, als sie tatsächlich ist, insbesondere von immer wieder aufgefangen - das ist das Tröstliche -, aber

den verantwortlichen Behörden. Man will keine Panikreak- sie ist auch immer wieder zusammengebrochen. Das kön-

tionen hervorrufen, sondern der Panik vorbeugen. Die Rede nen wir nicht vermeiden.

unseres Volkswirtschaftsministers ist in diesem Sinne ein Frau Uchtenhagen sagte, sie sei für eine freiere Wirtschaft-

hervorragendes Beispiel einer vertrauensbildenden Mass- wir auch! Die Bürokratie, Gesetze und Verordnungen dürfen

nahme. Es wäre aber gefährlich, Illusionen zu wecken und wir nicht einfach unter den Tisch wischen. (Ich gehöre

so zu tun, als ob nichts geschehen wäre. keiner Branche an, die Kartelle hat, das nur nebenbei.)

Die weltwirtschaftlichen Vorgänge haben die Konkurrenzfä- Aber ich illustriere an einem Beispiel, was wir meinen. Nach

16. Dezember 1987 N 1791 Wirtschaftslage. Interpellationen

dem Unfall bei Sandoz in Basel haben alle chemischen Je ne veux pas lénifier l'effet que cette journée a eu à moyen

Unternehmen Auffangbecken geplant. Ich kann Ihnen eine et à long terme sur les banques. Je constate que la plupart

grössere chemische Industrie in der Schweiz nennen (es ist d'entre elles se trouvaient relativement protégées, n'ayant

nicht unser Unternehmen), welche dieses Problem der Auf- pas de très gros portefeuilles d'actions à gérer. Il y a, je le

fangbecken in sämtlichen Betrieben auf der Welt löst. sais bien, des exceptions mais ces portefeuilles, dans l'en-

Ueberall auf der Welt sind diese Becken entweder gebaut semble, ne représentaient pas une part essentielle du dos-

oder im Bau. Nur in einem Land - in der Schweiz - konnte sier des banques qui soit de taille à les remettre en cause.

noch nichts getan werden, weil alles noch in der Bürokratie Les commissions sur les opérations de bourse, qui, elles,

liegt: Wunderbares Stichwort «Umweltverträglichkeitsprü- ont diminué et diminueront, seront sans doute un sujet de

fung»! Das meinen wir mit den Hindernissen, die wir antref- préoccupation pour les banques. Nous pensons toutefois

fen: Verlust an Zeit, Geld, Führungskraft. que, dans l'ensemble, les prescriptions - qui se révèlent

Herr Jaeger meint, nicht wir hätten über die Verhältnisse utiles et proportionnées - auxquelles elles sont soumises

gelebt, sondern die Amerikaner. Die Amerikaner haben tat- ont évité qu'elles ne subissent des pertes trop considéra-

sächlich über die Verhältnisse gelebt. Aber wenn wir die bles. C'est certainement le cas pour la grande majorité

Kostensteigerungen in unserem Land berücksichtigen-auf d'entre elles.

allen Ebenen -, haben auch wir über die Verhältnisse gelebt, Monsieur Rebeaud, je ne reprendrai pas une nouvelle fois le

das müssen wir eingestehen. Es ist auch für unsere Wirt- débat, au reste passionnant, qui nous oppose, en termes et

schaft eine Kostensteigerung eingetreten, die wir auffangen en rhétorique, quant à la croissance. Je vous dirai simple-

müssen; leider wieder-Herr Rebeaud-mit Wachstum, ich ment que le Conseil fédéral, sans vouloir souscrire à une

kann es nicht anders sagen. religion absolue, sans vouloir pratiquer un culte unilatéral,

n'appelle de ses voeux que la croissance. Je vous invite à lire

ses oeuvres complètes et vous verrez en particulier qu'il a

M. Rebeaud: Je voudrais faire une très brève mise au point développé des thèses qui ont reçu l'agrément de votre

après ce que vient de dire M. Blocher. Vous avez raison, sur conseil, les thèses de la croissance qualitative. Ce mot

la logique, Monsieur Blocher. Mais si vous aviez bien cache une réalité, une volonté politique qui est de ne plus

écouté, vous n'auriez pas eu besoin de nous adresser ces vouloir une croissance à n'importe quelle condition, mais

reproches. Nous n'avons pas voté le budget, nous nous une croissance dans le respect de certaines valeurs essen-

sommes abstenus, précisément parce que c'était un budget tielles. Telle est la position, l'attitude politique du gouverne-

en perspective de croissance encouragé par les investisse- ment, et c'est cette attitude qui l'anime lorsqu'il parle de

ments de la Confédération. Vous n'êtes pas d'accord avec

croissance et lorsqu'il ose s'en réjouir.

nous, mais vous ne pouvez pas nous reprocher d'être Quant à l'effet accélérateur de l'instrument technologique

contradictoires sur ce point.

moderne dont certains font aujourd'hui le procès, je dirai

que le caractère interdépendant de tous nos marchés finan-

M. Delamuraz, conseiller fédéral: Aucun commentateur ciers et économiques postule l'existence de moyens de

n'avait prévu le lundi 19 octobre, ce qui me confirme que la transmission et de calcul qui ne soient plus ceux du temps

prévision économique est décidément plus difficile lors- de la lampe à huile. Que cela comporte, ici ou là, un effet

qu'elle s'applique à l'avenir. En revanche, les commenta- accélérateur qui peut être regrettable, nous n'en disconve-

teurs ne manquent pas qui expliquent après coup pourquoi nons pas, mais vous avouerez avec moi que la croisade qui

il y a eu le 19 octobre, comment, et quelles sont les consé- consisterait à priver un secteur de l'activité économique -

quences à compter de cette date sur l'économie et sur le les banques et la bourse - de moyens modernes de gestion,

monde financier. de direction et de conduite, serait vouée à l'échec.

Sur ce point capital d'où sont partis un certain nombre de En revanche, je l'ai dit dans ma réponse et je le répète, il

raisonnements cet après-midi, je voudrais resituer un peu convient d'examiner des systèmes adéquats de gestion et de

les choses et constater que ce coup du 19 octobre fut en contrôle des risques engendrés par ce type de transmission

réalité une correction, brutale sans doute, excessive même et l'usage de ce type de machine. C'est l'étude à laquelle

dans un certain nombre de domaines, à une hausse longue procède actuellement la Commission fédérale des banques.

et quasi continue de plusieurs années des valeurs bour- Les exportations de capitaux, Monsieur Jaeger, sont néces-

sières, qui reflétait une confiance mais qui, en certaines saires pour compenser l'excédent de notre balance cou-

circonstances, avait pris une telle ampleur qu'elle n'était rante, pour éviter une appréciation démesurée du franc

plus en rapport réel avec la substance économique à suisse. Elles reflètent le comportement de notre économie

laquelle elle s'appliquait. Nous pouvons donc considérer dans le rapport qui doit être convenable entre l'épargne et

que si la correction fut trop brutale et trop ample, elle n'était l'investissement. Nous devons bien considérer qu'elles ne

pas, en soi, un événement isolé de tout un contexte de peuvent pas être influencées, à court terme et d'une manière

hausses qui avaient continuellement marqué ce marché. profonde, par des mesures gouvernementales qui met-

Il en est résulté sans doute une érosion de la volonté des traient en doute le fonctionnement de l'appareil, très libre

investisseurs et peut-être aussi de celle des épargnants. Il en par ailleurs, qui joue dans ce secteur. Je tenais à faire cette

est résulté des problèmes pour les banques-et je répondrai remarque en réponse à une intervention haute en couleur

volontiers sur ce point à la question qui m'a été posée. Enfin, qui rejoignait par plusieurs de ses réflexions - nous nous en

il en est résulté, et c'est la partie la plus visible de toutes ces réjouissons - la pensée et l'expression gouvernementales.

conséquences, de graves turbulences des changes, en parti- J'ai du même coup répondu à quelques-unes des préoccu-

culier du change du dollar. pations de M. Jeanneret. Je tenterai de ne pas oublier toutes

J'aimerais bien que l'on s'entende sur le diagnostic et que celles qu'il a encore formulées. Tout d'abord, le poids de

l'on constate que si le 19 octobre est manifestement le signe l'Asie se renforcera manifestement sur l'échiquier économi-

d'un certain défaut de confiance, par conséquent d'une que mondial, et il constituera pour nous - ce sont les

certaine fragilité de l'appareil, il a eu précisément le mérite pessimistes qui le disent - une source de concurrence

de nous révéler cette fragilité à laquelle il importe de mettre supplémentaire, mais la concurrence est toujours une ému-

fin en reconstruisant tout l'appareil économique, et pas lation et surtout - c'est l'optimiste qui parle - un marché

seulement l'appareil boursier. La réponse au coup du nouveau qui s'offre à la Suisse, marché que notre industrie a

19 octobre se situe dans le camp des gens de l'économie, occupé depuis belle lurette, avant même que des politiques

des responsables politiques, au premier chef, qui doivent officielles soient conduites pour la conclusion d'accords

répondre à l'ébranlement qui s'est manifesté et aux senti- avec le Japon et d'autres pays du sud-est asiatique. Avant

ments de méfiance qui se sont incontestablement libérés même que nous ne parvenions à mettre officiellement le

brutalement ce jour-là. Là est le devoir de tous les gouverne- pied dans l'extrémité du grand continent asiatique, de nom-

ments, et en particulier de ceux des gros partenaires écono- breuses entreprises suisses y faisaient des investissements,

miques. participaient à l'essor économique et, par conséquent, assu-

Situation économique. Interpellations 1792 N 16 décembre 1987

raient indirectement à notre pays des positions importantes M. Bonny continue de marquer ses activités et inspirer ses

que nous occupons depuis lors officiellement aussi, qui attitudes.

nous conduisent à une incessante négociation avec le parte- Enfin, je répondrai à la bonne question de M. Grassi, qui

naire économique important que constitue le Japon et qui concerne l'entrée dans le système monétaire européen. Cela

tendent essentiellement à obtenir du Japon et des autres n'est pas possible pour les pays non membres de la Commu-

pays du sud-est asiatique en essor au moins la reconnais- nauté et cela est une discrimination avec laquelle il faut

sance mutuelle de conditions d'égalité entre le développe- compter. Cette différence de traitement n'empêche pas la

ment des activités suisses chez eux et du développement Suisse, petit pays, d'exercer une influence financière et

des activités asiatiques chez nous. Nous sommes encore bancaire plus que porportionnelle à sa taille.

loin de compte, notamment dans le domaine de l'implanta- Compte tenu des relations qui existent entre la Banque

tion des banques. nationale et les banques procédant du système monétaire

Quant aux aides régionales et de relance, il est bien évident européen, nous pouvons constater que la liaison a opéré

que, dans leur carton et leur volonté de démarche, les convenablement et que la preuve que cette opération a joué

services de la Confédération entendent honorer en priorité c'est qu'on a pu maintenir cette fois-ci l'équilibre entre les

s'il le faut des secteurs ou des régions qui se trouveraient monnaies européennes, élément qui caractérise vraiment la

momentanément en difficulté, sans qu'il soit nécessaire de situation d'aujourd'hui par rapport à celle de 1978. Il faut

déclencher par ailleurs et pour l'ensemble du territoire des non seulement souhaiter que cela dure, mais tout faire dans

dispositions de relance générales. C'est ce qui se fait notam- ce sens et nous voulons croire et devons faire en sorte que

ment dans l'Arc jurassien et c'est, par deux décisions que le léger «trend» de séparation que l'on a pu mesurer dans le

nous avons prises hier, ce qui se fait dans le cas du Val-de- courant de la semaine dernière ne soit qu'une parenthèse

Travers si cruellement atteint. dans un régime de bonne relation avec de petites variations

En évoquant ces problèmes des programmes de relance, je vers le haut ou vers le bas.

réponds rapidement à quelques-uns d'entre vous qui s'en Vous avez jeté un beau pavé dans la mare en demandant

sont préoccupés. A l'adresse de M. Fritz Reimann, je signale que la garantie contre les risques à l'exportation réincorpore

que l'idéal d'un programme de relance, qui serait et doit être la garantie contre les risques de changes. Le Conseil fédéral

complet lorsque la situation est suffisamment grave pour le s'y refuse. Il constate que la GRE a fonctionné remarquable-

justifier, est de combiner d'une manière optimale la stimula- ment durant de longues années, mais que, au moment où

tion de la demande, intérieure en particulier, là où elle est les changes flottants ont été introduits, elle a été confrontée

stagnante ou en récession, puis le renforcement de l'offre à des surprises de taille quant au mouvement des changes.

suisse par rapport aux offres concurrentes de l'étranger, et Cela a signifié pour la GRE une perte sèche irrécupérable

enfin la réalisation des progrès dans la direction de cette dont nous aurons à rendre compte au Parlement. Ce ne sera

croissance qualitative qu'est la priorité dévolue à des projets pas le milliard de francs, Monsieur Grassi, mais ce sera de

tels que les communications, RAIL 2000, les recherches de l'ordre de grandeur de plusieurs centaines de millions de

nouvelles formes énergétiques et leur application. Telle est francs. Nous ne pouvons donc pas nous payer le luxe do

la philosophie qui doit empreindre un programme que je recommencer cet exercice, et cela essentiellement parce

qualifierai d'idéal. que je ne saurais admettre, et vous de même sans doute,

Monsieur Grassi, j'en viens à la série de questions que vous que la Confédération vienne ainsi soutenir unilatéralement

m'avez posées en tir de rafale, en essayant de ne pas rater les exportations dans une mesure qui dépasse tout ce qui se

une balle. Si les plans de relance ne sont pas prêts jusqu'à la fait dans d'autres secteurs d'aide, parce qu'elle s'applique-

dernière virgule, car il serait coûteux et disproportionné de rait à des produits lancés sur le marché et non pas à la

préparer aujourd'hui déjà un plan prêt à l'emploi d'une recherche de produits et à des développements technologi-

seconde à l'autre, étant donné les réalités économiques ques, et parce que nous tomberions sous le coup de ces

qu'avec la plus grande imagination nous ne pouvons pas règles du libre-échange que nous proclamons avec tant do

imaginer dans leur détail, en revanche les schémas et les conviction - et nous avons raison - qui proscrivent les aides

principes sont prêts, afin d'éviter le retour d'improvisations publiques à l'exportation. Bien entendu, nous ne voulons

ou d'assez longs délais tels qu'on les a connus lors de la pas de cela. La réforme de la GRE, qui constitue sans douto,

première vague de récession des années septante. Le pro- avec les dossier de l'Europe, du GATT, et de l'agriculture, les

gramme a été amélioré, les préparatifs conduits, de sorte quatre gros dossiers de mon département mais aussi de

que l'Office fédéral des questions conjoncturelles serait l'ensemble de l'activité gouvernementale, réforme à laquelle

apte à déclencher maintenant des plans, non pas tout prêts nous nous sommes attelés et dont nous souhaitons pouvoir

mais quasiment ficelés pour l'essentiel et de le faire dans vous présenter les heureux effets lorsque nous aurons ter-

des délais très brefs. miné nos travaux dans le courant de l'année 1988, sera un

Puis-je vous rappeler que le Conseil fédéral, en janvier 1983, autre système que celui qui a existé auparavant, mais assu-

a décidé de relancer l'activité économique et que, six rément, n'introduira pas de nouveau les garanties contre les

semaines plus tard, votre Parlement déclenchait le dispositif risques de change. Nous ne voulons pas jouer ce jeu dange-

qui pouvait entrer en application dans des délais par consé- reux et coûteux.

quent extrêmement courts? Nous devons nous en réjouir. Je crois avoir répondu à l'essentiel des questions. Pour le

L'expérience faite en 1983 quant à la vélocité de l'engage- reste, les interventions présentées venaient en direction du

ment, quant à la modulation régionale qui a été plus fine il y gouvernement, ce qui me réjouit, et faisaient état d'un bel

a quatre ans que précédemment, enrichie, elle nous servira optimisme du chef du département. Vous ne voudriez tout

encore, si besoin est. de même pas qu'une semaine après l'élection pour quatre

En ce qui concerne la réforme du système monétaire, on est ans, vos conseillers fédéraux soient déjà pessimistes.

d'accord sur les principes, les convergences et les compati-

bilités politiques existent. Nous nous heurtons manifeste- Präsident: Die Interpellanten haben ihre Erklärungen

ment à l'application. Il y a loin des idées aux faits et à leur bereits abgegeben. Das Geschäft ist somit erledigt.

réalisation.

Quant à la coordination des banques centrales, question

posée par M. Bonny, nous constatons qu'elle est très bonne,

mais qu'elle ne suffit pas en elle-même à corriger tous les

déséquilibres car, lorsque les gouvernements ne veulent pas

se mettre d'accord, et c'est le cas dans cette crise, les

banques les mieux inspirées ne parviennent pas à réaliser

cet accord. La participation de la Banque nationale suisse

est bonne, pleine et entière, et nous n'avons pas à la regret-

ter. Nous souhaitons que l'imagination signalée par

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Dringliche Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Wirtschafts- und

Beschäftigungslage

Interpellation urgente du groupe socialiste Situation économique et emploi

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1987

Année

Anno

Band IV

Volume

Volume

Session Wintersession

Session Session d'hiver

Sessione Sessione invernale

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 11

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 87.932

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 16.12.1987 - 16:00

Date

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Seite 1777-1792

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Ref. No 20 015 979

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