Switzerland's Gold Trade with South Africa and Sanctions Policy
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis parliamentary interpellation addressed Switzerland's policy towards South Africa, specifically questioning the extent of gold trading through free ports, the evolution of gold trade with South Africa since 1980, and whether the government would reintroduce country-specific statistics for gold trade. The interpellation also challenged the government's stance that economic sanctions are ineffective in changing political situations, urging a more nuanced approach. The parliament's majority proposed not to pursue the initiative, arguing that Switzerland should not participate in sanctions due to its neutrality and that its existing financial oversight mechanisms were sufficient. Conversely, the minority supported the initiative, emphasizing the need for effective measures against sanction circumvention and highlighting the inadequacy of current statistical data and oversight.
Legislator-Regeste
KI-generiertSwitzerland's Gold Trade with South Africa and Sanctions Policy: The interpellation also challenged the government's stance that economic sanctions are ineffective in changing political situations, urging a more nuanced approach. The parliament's majority proposed not to pursue the initiative, arguing that Switzerland should not participate in sanctions due to its neutrality and that its existing financial oversight mechanisms were sufficient. Conversely, the minority supported the initiative, emphasizing the need for effective measures against sanction circumvention and highlighting the inadequacy of current statistical data and oversight.
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KI-generiertVolltext
Interpellation Rechsteiner 246 10 mars 1988
Antrag der Kommission c. Welchen Umfang hat der physische Goldhandel über die
Mehrheit Zollfreilager angenommen?
Beantragt dem Rat, der parlamentarischen Initiative von d. Wie hat sich der Goldhandel mit Südafrika seit 1980
Herrn Rechsteiner keine Folge zu geben. konkret entwickelt (Import von Gold in der Form von Mün-
Minderheit zen und Barren direkt aus Südafrika und über London)? Ist
(Renschier, Bäumlin, Blunschy, Bundi, Euler) der Bundesrat bereit zu veranlassen, dass die Aussenhan-
Beantragt dem Rat, der parlamentarischen Initiative von delsstatistik diesbezüglich wieder länderweise geführt wird?
Herrn Rechsteiner Folge zu geben. 5. Der Bundesrat hat wiederholt festgehalten, dass nach
seiner Ansicht «wirtschaftliche Sanktionen und andere
Proposition de la commission Massnahmen nicht geeignet sind, eine gegebene politische
Majorité Situation zu ändern». Ist der Bundesrat bereit, diese sehr
La majorité propose au conseil de ne pas donner suite à generelle und pauschale Auffassung zu nuancieren und zu
l'initiative parlementaire de M. Rechsteiner. differenzieren?
Minorité
(Renschier, Bäumlin, Blunschy, Bundi, Euler) Texte de l'interpellation du 9 octobre 1987
La minorité propose au conseil de donner suite à l'initiative Le traitement de diverses interventions parlementaires por-
parlementaire de M. Rechsteiner. tant sur la politique à l'égard de l'Afrique du Sud ayant dû
être remis parce que l'ordre du jour était chargé, je prie le
Conseil fédéral, en vue de la session de décembre, d'infor-
mer le Parlement du résultat des travaux du groupe interdé-
#ST# 87.918 partemental pour la surveillance statistique des relations
économiques avec l'Afrique du Sud et, en outre, de répon-
Interpellation Rechsteiner dre aux questions suivantes concernant des problèmes
d'actualité:
Südafrika-Politik 1. Selon des articles parus dans la presse, l'ambassadeur
Politique à l'égard de Staehelin aurait déclaré, lors d'un séminaire organisé par le
l'Afrique du Sud groupe d'études sur l'Afrique australe, que l'opposition sud-
africaine devrait, avant les négociations en vue de la sup-
pression de l'apartheid, renoncer au principe «one man -
one vote». Est-ce exact? Le Conseil fédéral n'estime-t-il pas
lui aussi que la règle «one person - one vote» est un
Wortlaut der Interpellation vom 9. Oktober 1987 principe élémentaire de toute démocratie et qu'aucun repré-
Weil die Behandlung verschiedener parlamentarischer Vor- sentant des autorités fédérales n'est autorisé à en recom-
stösse zur Südafrika-Politik wegen der Geschäftslast ver- mander l'abandon?
schoben werden muss, möchte ich den Bundesrat ersu- 2. On entend parfois dire que les autorités fédérales ne
chen, im Hinblick auf die Dezember-Session über die Tätig- disposent pas d'une base légale leur permettant d'interdire à
keit und die Ergebnisse der Arbeit der interdepartementalen des entreprises suisses ou à des personnes domiciliées en
Arbeitsgruppe zur Ueberwachung des Wirtschaftsverkehrs Suisse de participer à des opérations de contournement qui
mit Südafrika zu informieren und darüber hinaus folgende ne touchent pas le territoire suisse. Est-ce exact? Si tel est le
inzwischen aktuell gewordenen Einzelfragen zu beant- cas, le Conseil fédéral n'estime-t-il pas lui aussi qu'il faudrait
worten: édicter une ordonnance semblable à celle qui avait été
arrêtée le 12 décembre 1977 sur les transactions avec la
LGemäss Presseberichten soll Botschafter Staehelin am Rhodésie du Sud, interdisant de telles opérations avec ce
Südafrika-Seminar der asa die Auffassung vertreten haben, pays?
die südafrikanische Opposition müsste vor Verhandlungen 3. Dans cette optique, une affaire qui a fait particulièrement
über die Beseitigung der Apartheid auf das Prinzip «one du bruit est celle de Marc Rieh, domicilié à Zoug, que le
man - one vote» verzichten. Trifft dies zu? Ist der Bundesrat «Shipping Research Bureau» d'Amsterdam accuse, en se
gegebenenfalls nicht auch der Auffassung, dass das Prinzip fondant sur une documentation détaillée, de nombreuses
«one person - one vote» ein elementarer demokratischer transactions avec l'Afrique du Sud en dépit de l'embargo sur
Grundsatz ist, dessen Preisgabe durch Schweizer Behörde- le pétrole. Les autorités fédérales sont-elles au courant de
vertreter nicht empfohlen werden darf? cette affaire? Que pensent-elles entreprendre le cas
2. Gelegentlich wird die Auffassung vertreten, es fehle den échéant?
Bundesbehörden eine Rechtsgrundlage, um die Mitwirkung 4. Bien des choses sont encore loin d'être éclaircies, notam-
von Schweizer Firmen und Personen mit Wohnsitz in der ment dans le commerce de l'or:
Schweiz an Umgehungsgeschäften, welche das Schweizer a. Est-il exact que des banques suisses ont participé à des
Staatsgebiet nicht berühren, zu verbieten. Trifft dies zu? swaps or en 1986? Si oui, dans quel ordre de grandeur?
Falls ja, ist der Bundesrat nicht auch der Auffassung, dass b. On a pu lire dans la presse internationale que 60 pour
ein Erlass im Sinne der seinerzeitigen Verordnung über den cent de l'or d'Afrique du Sud est commercialisé par l'inter-
Geschäftsverkehr mit Süd-Rhodesien vom 12. Dezember médiaire de la Suisse. Est-ce exact?
1977, mit der die Mitwirkung an derartigen Geschäften ver- c. Quelle est l'importance du commerce physique de l'or
boten wurde, geschaffen werden muss? qui transite par les ports francs?
3. Aufsehen errregt dabei vor allem der in Zug domizilierte d. Comment le commerce de l'or avec l'Afrique du Sud a-t-il
Marc Rieh, dem aufgrund detaillierter Dokumentationen évolué concrètement depuis 1980 (importation d'or sous
durch das Shipping Research Bureau in Amsterdam forme de pièces et de lingots, directement d'Afrique du Sud
umfangreiche Umgehungsgeschäfte gegen das Erdölem- et par Londres)? Le Conseil fédéral est-il dispose à faire en
bargo vorgeworfen werden. Sind den Bundesbehörden sorte que la statistique du commerce extérieur fournisse de
diese Informationen bekannt? Was gedenken sie allenfalls nouveau des indications par pays à cet égard?
zu unternehmen? 5. Le Conseil fédéral a déclaré à plusieurs reprises qu'à son
4. Unklar ist nach wie vor vieles auch im Zusammenhang mit avis les sanctions économiques et autres mesures ne sont
den Goldgeschäften. pas à même de modifier une situation politique donnée. Est-
a. Trifft es zu, dass Schweizer Banken 1986 an Goldswaps il disposé à nuancer et à adapter aux circonstances cette
beteiligt waren? Wenn ja, in welchem Umfang? opinion trop générale?
b. Sind Meldungen der internationalen Presse zutreffend,
wonach über 60 Prozent des südafrikanischen Goldes über Mitunterzeichner - Cosignataires: Ammann-St. Gallen,
die Schweiz vermarktet werden? Bäumlin Richard, Borei, Braunschweig, Brügger, Bundi,
10. März 1988 N 247 Südafrika-Politik
Euler, Fankhauser, Fehr, Gloor, Lanz, Leuenberger-Solo- c. Der Goldhandel über die Zollfreilager ist statistisch nicht
thurn, Leuenberger Moritz, Mauch Ursula, Meizoz, Neu- erfasst, da diese zolltechnisch als Ausland betrachtet
komm, Pitteloud, Renschier, Ruffy, Stamm Walter, Stap- werden.
pung, Uchtenhagen, Vannay (23) 5. Der Bundesrat hat in seiner Erklärung vom 22. September
1986 und in der parlamentarischen Debatte vom 19. Dezem-
Schriftliche Begründung - Développement par écrit ber 1986 seine Haltung gegenüber Südafrika ausführlich
Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht dargelegt. Er sieht heute keinen Anlass, die damals festge-
eine schriftliche Antwort. legte Politik zu ändern.
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates
vom 14. Dezember 1987 M. Maître, rapporteur: La Commission des affaires étran-
Rapport écrit du Conseil fédéral du 14 décembre 1987 gères a eu un débat approfondi sur l'initiative de M. Re-
Der Bundesrat erinnert daran, dass, gestützt auf seine Erklä- chsteiner et cela au cours de la précédente législature. C'est
rung vom 22. September 1986, eine systematische statisti- pourquoi vous avez reçu un rapport écrit, signé par notre
sche Ueberwachung des Wirtschaftsverkehrs mit Südafrika ancien collègue Bernard Dupont, alors président de la Com-
in denjenigen Bereichen eingerichtet wurde, in denen die mission des affaires étrangères.
wichtigsten Industrieländer deckungsgleiche Sanktionen Le travail de la commission s'est déroulé en trois phases:
ergriffen haben. Die eingesetzte interdépartementale dans un premier temps, nous avons entendu l'auteur de
Arbeitsgruppe hat vor kurzem ihren zweiten Bericht abgelie- l'initiative, M. Rechsteiner; dans un deuxième temps, la
fert. Sie hat festgestellt, dass sich in den verschiedenen commission a procédé à l'audition d'experts de façon à
erfassten Bereichen nach wie vor keine Anzeichen für élargir la base de son information; et au cours d'une troi-
Umgehungsgeschäfte über das schweizerische Territorium sième séance, nous avons eu une discussion et nous avons
erkennen lassen. Zu den einzelnen Fragen des Interpellan- procédé à un vote.
ten nimmt der Bundesrat wie folgt Stellung: L'initiative Rechsteiner, qui est conçue en termes généraux,
1. Der Bundesrat und das Schweizervolk sind der Demokra- propose qu'un arrêté fédéral soit édicté qui soumette à la
tie und einer ihrer wesentlichen Ausdrucksformen, dem règle dite du «courant normal» toute exportation de capi-
allgemeinen Wahlrecht, sehr verbunden. Der Bundesrat taux vers l'Afrique du Sud, ainsi que le commerce de l'or
pflegt sich allerdings zu den genauen Verfahrensweisen, avec ce pays. Il faut peut-être préciser en quelques mots ce
unter denen dieses allgemeine Wahlrecht zum Tragen qu'il faut entendre par «courant normal». Le «courant nor-
kommt, nicht zu äussern. mal» est une mesure qui consiste en une stabilisation ou un
In seinem Referat am Asa-Seminar hat Botschafter Jenö C.A. gel de tous les échanges économiques avec un Etat tiers sur
Staehelin bemerkt, man könnte sich vorstellen, dass eine la base d'une période représentative. On détermine en fait le
künftige, auf dem allgemeinen Wahlrecht basierende Ord- niveau moyen d'une période de référence et on s'y tient. Il
nung in Südafrika auf Formen zurückgreifen könnte, die in faut savoir que notre pays n'a appliqué qu'une seule fois
zahlreichen föderalistischen Staaten, namentlich auch in dans son histoire cette règle du «courant normal», à propos
der Schweiz, praktiziert werden. Solche würden es nämlich de l'affaire de la Rhodésie, et dans des circonstances assez
allen Bevölkerungsgruppen, insbesondere den Minderhei- particulières puisqu'en réalité la communauté unanime des
ten, ermöglichen, ihre Rechte zu wahren. nations avait décidé de procéder à des sanctions et que la
2. Den Bundesbehörden fehlt eine gesetzliche Grundlage, Suisse ne pouvait manifestement pas être le seul pays à se
um die Mitwirkung an (Umgehungs-)Geschäften zu verbie- tenir à l'écart de telles mesures.
ten, die sich ausserhalb der Schweiz abwickeln, aber von En fait, la Suisse applique, à l'égard de l'Afrique du Sud, des
Schweizer-Firmen oder Personen mit Wohnsitz in unserem mesures dites de plafonnement. A la différence de la situa-
Land getätigt werden. Es besteht für uns auch keine Mög- tion du «courant normal» qui vise tous les échanges, les
lichkeit, derartige Aktivitäten wirkungsvoll zu erfassen. mesures de plafonnement ne visent qu'une catégorie de flux
Mit der Forderung, es sei eine Verordnung nach dem Bei- financiers. En outre, le plafonnement exclut les échanges à
spiel der Verordnung über den Geschäftsverkehr mit Süd- très court terme, c'est-à-dire moins d'une année. A l'origine,
Rhodesien vom 12. Dezember 1977 zu erlassen, die seiner- la limite du plafonnement - c'était, sauf erreur, en 1974 -
zeit direkt auf Artikel 102 Ziffer 8 und 9 der Bundesverfas- avait été fixée à 250 millions de francs suisses et elle a été
sung abgestützt wurde, geht der Interpellant offenbar davon portée en 1980 à 300 millions en raison de l'inflation. En
aus, die heutige Situation sei mit der damaligen direkt 1981, 1983 et 1984, ce plafonnement de 300 millions a été
vergleichbar. Dies trifft jedoch allein schon deshalb nicht zu, atteint. Depuis 1985, et c'est là une donnée qui doit retenir
weil im Jahre 1968 der Sicherheitsrat, gestützt auf Kapitel 7 notre attention, on assiste à un net,recul des exportations de
Artikel 39 und 41 der Uno-Charta, einen generellen und capitaux vers l'Afrique du Sud. En 1986 d'ailleurs, le mon-
bindenden wirtschaftlichen Boykott gegen Süd-Rhodesien tant des exportations totales de capitaux n'était plus que de
erliess. Heute sind nur punktuelle und untereinander teil- 38 millions. L'explication en est simple: au-delà des régle-
weise verschiedene Sanktionen einzelner Staaten in Kraft. mentations, des mesures qui peuvent être prises, les
3. Die Informationen des Shipping Research Bureau in hommes d'affaires savent où sont les risques et actuelle-
Amsterdam sind dem Bundesrat bekannt; die zuständigen ment les risques d'exportation de capitaux et d'investisse-
Behörden können diese jedoch nicht nachprüfen. Da ment moyennant exportation de capitaux en Afrique du Sud
entsprechende Erdöllieferungen das Territorium der sont jugés trop grands, ce qui explique un certain repli. Il
Schweiz nicht berühren würden, wäre es unmöglich, allfäl- faut relever encore que ce phénomène de repli se vérifie
lige Umgehungsgeschäfte festzustellen. aussi quant aux créances qui, de 1984 à 1986, sont tombées
4. a. Im Rahmen des bewilligungspflichtigen Kapitalexpor- de 3,4 milliards à environ 2 milliards, et encore s'agit-il de
tes gemäss Artikel 8 des Bankengesetzes wurden 1986 und créances à court terme.
1987 (Oktober) keine Gesuche für Goldgeschäfte (Gold- La Suisse pratique donc à l'égard de l'Afrique du Sud la
Swaps) eingereicht. Im nichtbewilligungspflichtigen mesure de plafonnement que je viens de décrire, mais ce
Bereich, d. h! bei Geschäften mit Laufzeiten unter 12 Mona- n'est pas le seul domaine où la Suisse cherche à se montrer
ten, werden - wie den zuständigen Behörden bekannt ist- active. En effet, le Conseil fédéral veille à ce que les sanc-
nach wie vor Gold-Swaps abgeschlossen. Aussergewöhnli- tions prises par d'autres pays ne soient pas détournées par
che Entwicklungen würden sich in der Bankenstatistik nie- certains établissements ou entreprises qui joueraient en
derschlagen. Diese lässt jedoch keine Anzeichen für Umge- quelque sorte un rôle de relais. C'est la raison pour laquelle,
hungsgeschäfte erkennen. en septembre 1986, le Conseil fédéral a créé un groupe de
b/d. Da die Statistik über den Goldhandel vertraulich geführt travail interdépartemental, qui met en présence le Départe-
wird, kann der Bundesrat die vom Interpellanten erwähnten ment fédéral des affaires étrangères, celui de l'économie
Pressemeldungen weder bestätigen noch dementieren. publique et celui des finances.
Politique à l'égard de l'Afrique du Sud 248 N 10 mars 1988
Ce groupe de travail est chargé d'examiner si notre territoire effet indirect, de contrecarrer, voire de rendre impossible
est éventuellement utilisé pour contourner des mesures précisément une certaine forme d'aide au développement.
convergentes qui auraient été décrétées par les principaux Nous savons que le Département fédéral des affaires étran-
pays industrialisés à rencontre de l'Afrique du Sud. On gères prépare un programme. Il l'a d'ailleurs indiqué en
procède par mesures de surveillance, par sondages, et le répondant à la question ordinaire de M. Braunschweig du
groupe de travail rapporte directement auprès du Conseil 20 mars 1987, et je cite ici le Conseil fédéral: «Le Départe-
fédéral. A ce jour, sur la base des vérifications effectuées, il ment des affaires étrangères prépare actuellement un pro-
n'y a aucun indice - selon le Conseil fédéral qui s'était gramme de soutien financier en faveur des Noirs d'Afrique
notamment prononcé sur ce point à l'occasion d'une du Sud (Indiens et Métis) pour appuyer des activités spécifi-
récente question ordinaire - qui permette de conclure que ques d'organisations non gouvernementales sud-africaines,
notre pays aurait servi de relais pour détourner de cette notamment dans les domaines de la formation et des acti-
manière des sanctions qui auraient été prises par d'autres vités liées au respect des droits de l'homme et au dialogue
Etats tiers. Le Conseil fédéral a très clairement précisé ce qui devrait s'établir dans tous les milieux sans exception. En
point en juin 1987 en répondant à une question ordinaire outre, le département est prêt à examiner les demandes de
Braunschweig. cofinancement qui seraient présentées par des oeuvres
La Commission des affaires étrangères a estimé, dans sa d'entraide suisses, soutenant en Afrique du Sud des acti-
majorité, ne pas pouvoir donner suite à l'initiative Rechstei- vités du même genre.»
ner, et cela par 11 voix contre 5, en raison des arguments Qu'il s'agisse de la minorité ou de la majorité, tous sont
suivants. d'accord pour condamner fermement le régime de l'apar-
Tout d'abord, par principe et non par opportunité, notre theid. Il est bien clair - cela doit être redit sans aucune
pays est opposé à la prise de sanctions contre des Etats ambiguïté - que ce régime est inacceptable sur le plan
tiers. C'est une application somme toute classique du prin- politique, comme tout simplement sur le plan strictement
cipe de la neutralité. Je rappelle que le cas de la Rhodésie humain. Le Conseil fédéral, sans équivoque, a eu, à plu-
était assez spécial, en ce sens que la communauté interna- sieurs reprises, l'occasion de condamner ce système et de
tionale toute entière avait décidé d'un régime de sanctions. marquer sa préoccupation face à la situation de l'Afrique du
En ce qui concerne l'Afrique du Sud, la communauté inter- Sud. A plusieurs reprises d'ailleurs, le Conseil fédéral, par
nationale est en fait divisée et, même parmi les pays qui ont l'intermédiaire du Département fédéral des affaires étran-
pris des sanctions, on s'aperçoit que l'approche de ce type gères, a eu l'occasion d'intervenir auprès des autorités sud-
d'interventions est assez différente. Je rappelle, toujours en africaines, notamment lorsqu'il s'est agi d'obtenir la libéra-
ce qui concerne le régime des sanctions en général au tion de détenus politiques. Le Conseil fédéral cherche à
regard du principe de la neutralité, que, sollicité d'appliquer maintenir une politique de dialogue, c'est-à-dire une politi-
de telles sanctions, notre pays ne s'y est toutefois pas que de contact avec toutes les parties en cause, en lançant,
associé, notamment dans l'affaire iranienne en 1979, puis en particulier, des opérations d'aide humanitaire et d'aide
dans les affaires concernant la Pologne, la Libye, etc. au développement.
Autre argument de la majorité de la commission: indépen- Voilà l'ensemble des raisons pour lesquelles la majorité de
damment des mesures de plafonnement qui sont décidées, la commission a constaté que, dans la mesure, d'une part,
la Suisse a mis en place, de manière crédible, un système où les échanges économiques sont plafonnés, - ils sont
qui permet de vérifier que son territoire n'est pas utilisé à d'ailleurs en régression - et pour autant, d'autre part, que le
des fins de relais, en d'autres termes pour détourner des nécessaire soit fait pour que la Suisse ne serve pas de relais
sanctions qui auraient été décidées par d'autres Etats. La à des pays qui ont estimé devoir prendre des sanctions,
majorité de la commission a estimé que le groupe de travail cette politique qui recherche le dialogue et la persuasion est
qui avait été mis sur pied et qui rapporte auprès du Conseil jugée préférable à une politique de sanctions. A vrai dire,
fédéral était un garant suffisant. d'ailleurs, le maintien du dialogue avec toutes les parties en
Par ailleurs, elle a jugé qu'un régime de sanctions fixé dans cause n'est pas compatible avec la pratique de sanctions.
un arrêté fédéral, en d'autres termes dans une loi, entraîne- Cette pratique, à certains égards, aurait pour effet d'inter-
rait une forme de rigidité qui pourrait à certains égards rompre ou d'empêcher le dialogue avec toutes les parties en
n'être pas compatible avec des évolutions, voire même des cause.
changements, que nous souhaitons en Afrique du Sud. Il Pour conclure, je vous dirai que la majorité de la commis-
faut d'ailleurs - et c'est un argument dont la majorité de la sion a estimé qu'une politique de sanctions n'avait pas été
commission a largement débattu - admettre que, à bien des jugée comme produisant des résultats suffisamment pro-
égards, et dans quelques cas qui ont pu se vérifier, le régime bants. En d'autres termes, les pays qui, eux-mêmes, se sont
des sanctions, adopté par certains pays, conduit à une engagés dans la voie des sanctions n'ont pas produit - en
forme d'hypocrisie. Je vous donne l'exemple des Etats-Unis. tout cas pas de manière suffisamment claire - des effets qui
En réalité, des entreprises américaines se sont retirées sont positifs du point de vue de l'évolution vers une situation
d'Afrique du Sud et cela de deux manières: certaines se sont plus acceptable en Afrique du Sud.
retirées en vendant l'entreprise telle quelle à des hommes Il est assez intéressant de constater que la Neue Zürcher
d'affaires autochtones, des hommes du cru - si je puis dire. Zeitung d'aujourd'hui nous fait rapport de ce qu'à l'ONU,
La situation est pire pour les Noirs sous cette nouvelle hier, on a renoncé à engager des sanctions et que, parmi les
situation qu'elle ne l'était auparavant, puisque c'est la mino- pays qui s'étaient montrés très vifs à s'engager dans un
rité blanche qui, économiquement, et du point de vue de la régime de sanctions- en particulier la France s'est abstenue
gestion, fait fonctionner l'entreprise dans le pays. - on commence à avoir de sérieux doutes sur l'efficacité
Autre hypothèse de travail qui s'est vérifiée aussi: certaines d'un régime de sanctions.
entreprises américaines se sont formellement retirées du Voilà les raisons pour lesquelles la majorité de la commis-
marché sud-africain mais, en réalité, elles ont continué à sion vous' propose de ne pas donner suite à l'initiative de
travailler avec celui-ci par l'intermédiaire de licences et M. Rechsteiner.
bénéficient, ce faisant, de «royalties» qui leur sont versées
pour l'ensemble de la technologie qui est laissée à disposi-
tion, du know-how - comme on dit - et dont les entreprises Widmer, Berichterstatter: Herr Rechsteiner hat eine parla-
sur place peuvent profiter. C'est une situation qui, à maints mentarische Initiative in allgemeiner Form eingereicht mit
égards n'est pas satisfaisante. folgender Absicht: Unser Rat soll einen Bundesbeschluss
Enfin, il a semblé à la majorité de la commission qu'il était fassen, wonach sämtliche Kapitalexporte nach Südafrika
préférable, compte tenu du régime mis en place - régime de sowie der Goldhandel dem Courant normal unterstellt
plafonnement, puis régime de vérification - d'agir par un werden.
accroissement de l'aide au développement en faveur de Die Mehrheit der Kommission für auswärtige Angelegenhei-
l'Afrique du Sud au lieu d'adopter une politique faite exclusi- ten hat beschlossen, dieser parlamentarischen Initiative
vement d'interdictions et qui pourrait, en réalité, avoir pour keine Folge zu leisten.
10. März 1988 N 249 Südafrika-Politik
Die Begründung der Mehrheitsmeinung: zu einer Liberalisierung führen würden. Gerade in der neue-
1. Nicht diskutiert wurde unsere Auffassung von der Apart- sten Zeit wurden wiederum zahlreiche Organisationen, die
heidpolitik in.Südafrika. Es gibt in diesem Saal wohl nieman- gegen den Rassismus sind, zum Schweigen verurteilt. Das
den, der sich nicht ganz klar von der politischen Situation in gilt auch für wichtige Einzelpersonen. Wir stellen Prozesse
Südafrika distanziert. der Radikalisierung des Rassismus fest: bei der konservati-
2. Die Schweiz soll kein Umschlagplatz, keine Drehscheibe ven Partei, aber auch bei einer ändern, militanten Organisa-
für Umgehungsaktionen für jene Länder werden, die Sank- tion, die mit teils bewaffneten Demonstrationen auf die
tionen gegen Südafrika beschlossen haben. Mit anderen Regierung Einfluss zu nehmen versucht, um die tastenden
Worten: Alle haben die Absicht, den Kapitalexport - darauf Versuche zur Abkehr von der Apartheid zu unterbinden und
zielt Herr Rechsteiner vor allem - nach Südafrika nicht zaghafte Tendenzen in Richtung einer Liberalisierung rück-
anwachsen zu lassen, weil damit vermutlich eine Drehschei- gängig zu machen.
benfunktion verbunden wäre, die wir nicht wollen. Darüber Unser Rat hat in der letzten Wintersession Sanktionen abge-
besteht Einigkeit. lehnt. Der Bundesrat hat wiederholt gesagt, er hoffe, es
Warum hält man die Idee von Herrn Rechsteiner nicht für komme in Südafrika zu einer Liberalisierung. Wenn diese
praktikabel? Bereits seit Jahren hat die Schweiz den Kapital- Erwartung enttäuscht werde, müsse man mittel- oder län-
export nach Südafrika plafoniert. Interessant ist, dass dieser gerfristig den schweizerischen Standpunkt neu überdenken.
Kapitalexport rückläufig ist. 1985 wurde der Plafond auf Es wäre jetzt an der Zeit, den schweizerischen Standpunkt
300 Millionen festgelegt. Im Jahr 1986 waren es noch ganze neu zu überdenken! Sanktionen der Schweiz sind aber
38 Millionen, die unter diesem Titel nach Südafrika flössen. heute nicht traktandiert. Darum fordere ich jetzt keine. Ich
Der Grund für diese Reduktion ist klar. Die finanzkräftigen muss mich an den Beschluss unseres Rates halten.
Leute sind skeptisch. Sie haben keine grosse Lust, ein Es geht also heute nicht um eigenständige schweizerische
Risiko gegenüber einem Land einzugehen, für dessen Sanktionen, sondern um das Prinzip des Courant normal.
Zukunft so viele Unsicherheitsfaktoren bestehen. Diese Ten- Leider hat unser Kommissionspräsident teilweise so argu-
denz wird durch folgende Zahlen verdeutlicht: Die Nettogut- mentiert, als ob eigenständige schweizerische Sanktionen
haben der schweizerischen Banken sind vom Jahr 1984 auf zur Diskussion stünden. Bei dieser Gelegenheit hat er Dinge
das Jahr 1986 von 3,4 Milliarden auf etwa 2 Milliarden gesagt, die nicht unwidersprochen bleiben dürfen: zum
zurückgegangen. Also auch da eine rückläufige Tendenz. Beispiel, dass wirtschaftliche Sanktionen mit der Neutralität
3. Man hält es nicht für sinnvoll, dem Vorstoss von Herrn unvereinbar seien. In der Botschaft des Bundesrates zum
Rechsteiner zuzustimmen, weil der Bundesrat im Interesse Uno-Beitritt steht auf den Seiten 48 ff. etwas anderes: Der
der bereits geschilderten gemeinsamen Absichten eine kon- Bundesrat sagt dort, die Beteiligung an Sanktionen könne
krete Massnahme getroffen hat. Es wurde nämlich eine prinzipiell mit der Neutralität vereinbar sein. Unter Umstän-
interdépartementale Arbeitsgruppe zur Ueberwachung des den ist eine Nichtbeteiligung auch neutralitätswidrig. Es ist
Kapitalverkehrs mit Südafrika gebildet. Man hält es für wei- das eine wie das andere möglich.
ser, eine solche ständige Kontrolle auszuüben. Diese Jetzt aber geht es nicht um den Beschluss schweizerischer
Arbeitsgruppe liefert übrigens pro Jahr drei bis vier Berichte Sanktionen, sondern um den Courant normal: Die Schweiz
an den Bundesrat ab. Es ist klüger, auf diese Art und Weise soll nicht Umgehungen ermöglichen, die Südafrika in dem
die Dinge im Griff zu behalten als durch eine andere, starre Moment, wo zahlreiche andere Staaten Sanktionen
Massnahme, wie sie Herr Rechsteiner vorgeschlagen hat. beschlossen haben, nützen. Viele Staaten - auch die USA-
Da Herr Rechsteiner vom Courant normal ausgeht, kann haben Sanktionen beschlossen.
man die Sache noch etwas überspitzter formulieren. Sie Der Hinweis unseres Präsidenten auf den Beschluss des
haben gehört, dass diese Plafonierung - was kein Courant Sicherheitsrates ist missverständlich. Im Sicherheitsrat
normal, aber etwas sehr ähnliches ist - 300 Millionen Fran- stand ein Antrag über sehr radikale Sanktionen zur Diskus-
ken pro Jahr beträgt. Sie wurde genau wie ein Courant sion. Die USA wollten nicht mitziehen; sie sind ein bisschen
normal festgelegt. Man untersucht, wieviele Finanzaktionen schillernd in ihrer Haltung: Sie sind für Sanktionen, machen
mit Südafrika durchschnittlich im Laufe der zurückliegen- dann aber damit nicht ganz ernst. Das ist das Problem!
den Jahre tatsächlich ausgeführt wurden. Und Courant nor- Immerhin bleibt es dabei, dass viele Staaten Sanktionen
mal heisst: Man will beim bisherigen normalen Verkehr beschlossen haben.
bleiben. Auch die Kommissionsmehrheit spricht sich irgendwie
Nun haben Sie die paradoxe Situation, dass wir - gehen wir gegen Umgehungsgeschäfte aus, so dass der Eindruck
von der parlamentarischen Initiative aus-einen Plafond von entstehen könnte, sie sei für den Courant normal. Doch
300 Millionen festgesetzt hatten, in Wirklichkeit aber nur bleibt das alles sehr ambivalent. Im Bericht der Kommission,
noch 38 Millionen exportierten. Mit anderen Worten: Wenn für den die Mehrheit verantwortlich zeichnet, wird zugege-
man die Initiative wörtlich übernehmen würde, könnte es ben, dass sich die Schweiz im Grunde genommen nicht an
passieren, dass man aufgrund dieses Bundesbeschlusses das Prinzip des Courant normal hält. Der Courant normal
mehr exportieren dürfte, als effektiv exportiert wird. Ich sage wird im Bericht recht zutreffend umschrieben: Courant nor-
ausdrücklich: Das ist eine überspitzte Formulierung; sie soll mal bedeutet die «Einfrierung des gesamten Wirtschaftsver-
nur zeigen, dass es heikel ist, solch starre Vorschriften zu kehrs mit einem Drittstaat auf der Basis einer repräsentati-
erlassen. Wir sind zur Ansicht gekommen, dass der Bundes- ven Periode vor dem Ausbruch eines Konfliktes bzw. der
rat richtig agiert, wenn er versucht, das gemeinsame und Verhängung von Sanktionen». Das ist gut definiert. Aber
nicht bestrittene Ziel durch eine flexible Ueberwachung dann gibt der Bericht zu, dass das, was der Bundesrat
dieses Kapitalexportes sicherzustellen. Das sind die wesent- verfügt hat, in einer Zuwachsplafonierung besteht. Es gibt
lichen Gründe. also kein Einfrieren, sondern Zuwachs ist möglich. Der
Ich fasse zusammen: In der generellen Absicht besteht keine Zuwachs wird dann plafoniert - für das Jahr 1980 auf
Differenz. Die Differenz besteht in der Frage nach den 300 Millionen im Jahr. Und das soll Courant normal, ein
zweckmässigen Massnahmen. Da ist die Mehrheit der Kom- Riegel gegen Umgehungsgeschäfte, sein!
mission zum Schluss gekommen, dass die Politik des Bun- Die Kommissionsmehrheit bekämpft die Initiative Rechstei-
desrates als richtig bezeichnet werden muss. ner besonders mit dem Argument, sie erübrige sich schon
deshalb, weil das Engagement schweizerischer Banken und
Bäumlin Richard, Sprecher der Minderheit: Als Sprecher Finanzgesellschaften gegenüber Südafrika in den vergange-
der Minderheit beantrage ich Ihnen, der parlamentarischen nen Jahren stark abgenommen habe. Doch stützt sich diese
Initiative Rechsteiner Folge zu geben. Auffassung auf unzureichende Daten! Bekanntlich sind
Ich beginne mit einer Feststellung zur neuesten Entwicklung bloss bestimmte Arten von Emissionen und Finanzkrediten
in Südafrika: Es zeigt sich mit aller Deutlichkeit, wie illuso- bewilligungspflichtig, nämlich Geschäfte, die 10 Millionen
risch die Auffassung derer ist, die mit Reformen gerechnet Franken übersteigen und eine Laufzeit von mindestens 12
haben, die-wenn auch langsam, doch mit der Zeit sicher- Monaten haben. Es besteht der dringende Verdacht, dass
Politique à l'égard de l'Afrique du Sud 250 N 10 mars 1988
sich der weitaus grossie Teil der Geschäfte im Dunkeln Rechsteiner: Ich möchte nicht wiederholen, was'ich in der
abspielt und nicht in die enge Kategorie der soeben erwähn- schriftlichen Begründung gesagt habe, die dem Kommis-
ten Geschäfte fällt. sionsbericht angeheftet ist; Herr Bäumlin hat mir zudem
Die Minderheit fordert mit Herrn Rechsteiner eine realisti- einige Ausführungen erspart. Ich halte allerdings fest, dass
sche Betrachtungsweise, welche das, was tatsächlich diese heutige Debatte zu einem sehr wichtigen Zeitpunkt
geschieht, zur Kenntnis nimmt und danach handelt. Daraus stattfindet, und zwar im Hinblick auf die Entwicklung der
ergeben sich folgende Forderungen: Lage in Südafrika selber wie auch im Hinblick auf die nötige
Neudefinition der Haltung der Schweiz in dieser Frage. Der
1. Auch die bisher nicht bewilligungspflichtigen Kredite sind Bundesrat hat in der Vergangenheit immer wieder erklärt,
einzubeziehen, insbesondere die sogenannten Goldswaps; dass eine Aenderung der südafrikanischen Rassenpolitik
das sind kurzfristige Verträge über den Ankauf von Gold und nur durch beharrlich geführte Gespräche mit der südafrika-
über den Rückkauf zu Bedingungen, die zum voraus festste- nischen Regierung herbeigeführt werden könne, wörtlich:
hen. Das ist ebenfalls eine Form der Kreditgewährung auf «durch diskrete, aber in der Aussage deutliche Interventio-
wenige Monate. Diese Geschäfte können x-beliebige Male nen auf diplomatischem Weg.» Diese Politik der Gespräche
wiederholt werden. Es besteht der dringende Verdacht, dass mit dem Apartheidregime hat Schiffbruch erlitten. Das
60 Prozent des südafrikanischen Goldhandels über die Apardheidregime hat 1985 den Ausnahmezustand ausgeru-
Schweiz getätigt werden. Es ist auch bekannt, dass der fen. Trotz brutaler militärischer und polizeilicher Gewalt ist
Goldhandel das Fundament der südafrikanischen Wirtschaft es dem Regime bisher nicht gelungen, die Anti-Apartheid-
darstellt. Opposition, die schwarze Bevölkerungsmehrheit, niederzu-
2. Die Information über den Verkehr mit Südafrika muss werfen.
wesentlich verbessert werden. Wir verlangen insbesondere: Die neuen Massnahmen des Apartheidregimes vom
a) Auch für kurzfristige Kredite sind Monatsstatistiken zu 24. Februar dieses Jahres haben nun qualitativ eine neue
erstellen. Darüber hinaus sollen Länderstatistiken nach Kre- Dimension erreicht. Die gesamte Anti-Apartheid-Opposition
ditarten, z. B. Export- und Finanzkrediten, erstellt werden. in Südafrika ist geknebelt worden. Gleichzeitig predigen die
Nur so lassen sich die wirklichen Kapitalflüsse einigermas- Rechtsextremen in Südafrika mit ihren stilisierten Haken-
sen feststellen. Die heute von der Nationalbank erstellte kreuz-Fahnen öffentlich die Ueberlegenheit des weissen
Statistik, die die Guthaben und Verpflichtungen der Banken Erbgutes. Die Politik der Gespräche mit dem Apartheid-
länderweise nur mit Jahreswerten erfasst und die Monats- regime ist gescheitert. Was die USA und das Commonwealth
werte ohne Gliederungen nach Ländern ausweist, genügt beispielsweise längst eingesehen haben, muss nun endlich
nicht. Statistiken dieser Art zu erstellen, kommt einer Vertu- auch die Schweiz einsehen.
schung und Verheimlichung dessen gleich, was wirklich Seit der Bundesrat die Gespräche mit dem Apartheidregime
geschieht. zu seiner Politik gemacht hat, ist die Situation in Südafrika
b) Die 1981 von der Eidgenössischen Oberzolldirektion immer noch schlimmer geworden. Das Apartheidregime rea-
abgeschaffte Ländergliederung der Goldhandelsstatistik giert nicht auf Worte, sondern nur auf Taten, auf Druck für
muss wieder eingeführt werden. Man kommt auf den drin- die Einhaltung elementarster Menschen rechte, für die über-
genden Verdacht, der kaum zu widerlegen sein dürfte, dass fällige Beseitigung des menschenfeindlichen Systems der
die Abschaffung dieser Goldhandelsstatistik nach Ländern Apartheid. Das einzige nichtmilitärische Druckmittel auf das
geradezu den Zweck verfolgte, uns zu verheimlichen, was Apartheidregime ist wirtschaftlicher Druck. Auch die
im Goldgeschäft mit Südafrika geschieht. Was für einen Schweiz kommt um die Sanktionenfrage nicht mehr herum,
Sinn konnte die Abschaffung dieser Statistik denn sonst denn in der Frage Südafrika kommt es neben fünf anderen
haben? westlichen Industriestaaten massgebend auf die Schweiz
Auch die Platin- und die Diamantenexportgeschäfte via an, wie Studien ergeben haben.
Schweiz müssten statistisch erfasst werden. Der Bundesrat hat wiederholt erklärt, er werde seine Politik
c) Es ist eine offizielle Länderstatistik der Exportrisikogaran- des Gesprächs mit dem Apartheidregime und seine Ableh-
tie (ERG) einzuführen; das ist eine alte Forderung der So- nung von Sanktionen überprüfen müssen, wenn dieser Weg
zialdemokraten. nicht zum Ziele führe. Dieser Weg ist jetzt gescheitert. Die
d) Der Bundesrat sollte sich näher über die Tätigkeit südafri- Neudefinition der Haltung der Schweiz gegenüber dem
kanischer Briefkastenfirmen in der Schweiz informieren und Apartheidregime ist fällig, ja überfällig. In diesem Sinne
die Information, wo nötig und angezeigt, weitergeben und in müssten heute eigentlich Sanktionen gefordert werden, es
den politischen Meinungsbildungsprozess einfliessen müsste verlangt werden, dass sich die Schweiz den Sanktio-
lassen. nen anderer Länder anschliesst, wenn sie es mit ihrer Erklä-
Zur Beschwichtigung wurde auf die vom Bundesrat einge- rung, die Apartheid müsse beendet werden, ernst meint. In
setzte Arbeitsgruppe hingewiesen. Herr Widmer sagte, sie der Frage der Apartheid darf es kein Abseitsstehen - keine
diene einer flexiblen Ueberwachung; diese Flexibilität Gesinnungsneutralität- geben.
genüge. Ich habe nichts gegen eine solche Arbeitsgruppe - Die parlamentarische Initiative bleibt unterhalb dieser
wie könnte ich auch? Aber diese ist dazu verurteilt, aufgrund Schwelle. Sie verlangt nicht mehr, aber auch nicht weniger
unzureichender Daten zu arbeiten. Was wir nicht wissen, als wirksame Massnahmen gegen die Umgehungsge-
weiss diese Arbeitsgruppe auch nicht. Sie hat die Statistiken schäfte, d. h. gegen die Umgehung der Südafrika-Sanktio-
auch nicht. So geht das nicht! Gerade dieser Arbeitsgruppe nen anderer Länder über die Schweiz. Die parlamentarische
müssen die nötigen Entscheidungsgrundlagen zur Verfü- Initiative ist im Winter 86 entstanden, als dieser Rat Süd-
gung gestellt werden. Nur wenn Sie den Anstoss aufneh- afrika-Sanktionen im Verhältnis von 2 zu 1 abgelehnt hat.
men, den Herr Rechsteiner gegeben hat, kommen wir Der Sprecher der CVP-Fraktion hat damals Sanktionen
soweit, dass auch die Arbeitsgruppe effizient arbeiten kann. abgelehnt, gleichzeitig aber erklärt, dass die Schweiz auf
Gegen die Regelung, die Herr Rechsteiner vorschlägt, ist dem Courant normal bleiben müsse, von den Sanktionen
auch eingewandt worden, sie sei zu starr, man enge sich ein anderer Staaten also nicht profitieren dürfe. Diese Erklärung
usw. Diese Argumentation ist äusserst schwach. Die Rege- der CVP-Fraktion vom Winter 1986 klagen wir heute ein - für
lung, die man erlassen würde, könnte flexibel ausgestaltet die Solidaritätsbewegung, für die Kirchen, für die schwarze
werden und auch gewisse Delegationen an den Bundesrat Bevölkerungsmehrheit Südafrikas und für die demokrati-
vorsehen. Sie würde Grundlage für eine sinnvolle Politik - schen Staaten dieser Welt, die Sanktionen beschlossen
nicht für eine verrückte, die mehr erlauben würde, als den haben.
Umständen nach möglich wäre -, für eine Politik, die so Schlimm an der jetzigen Haltung der Schweiz ist, dass die
elastisch wäre, dass von den Restriktionen sofort abgegan- Schweiz nicht nur abseits steht, sondern Sanktionen regel-
gen würde, wenn sich die Entwicklung in Südafrika eines mässig überhaupt als untauglich bezeichnet. Die Schweiz
Tages wirklich zum Guten wenden sollte. gehört damit aktiv zur Anti-Sanktionen-Lobby im Interesse
Aus all diesen Ueberlegungen bitte ich Sie, der Initiative des Apartheidregimes, sie steht damit auf der Seite dieses
Rechsteiner Folge zu geben. Regimes.
10. März 1988 N. 251 Südafrika-Politik
Aber nicht nur das! Sanktionsumgehungen über die aufgrund des Umstandes, dass ein grosser Teil der Kredite
Schweiz werden trotz aller gegenteiliger Beteuerungen gar nicht einbezogen ist. Aufgrund von Statistiken, die uns
grosszügig toleriert. Entziehen die USA den South African zur Verfügung stehen, ist 1985 und 1986 ein gewisser Rück-
Airways beispielsweise die Landerechte, so bewilligen die gang zu verzeichnen, aber nur gegenüber 1984; eine Reihe
Schweizer Behörden dieser Fluggesellschaft sofort noch von möglichen Kreditformen, beispielsweise Goldswap
den dritten Wochenflug nach Zürich. usw., sind durch diese Statistiken gar nicht erfasst.
Und Marc Rieh kann in Zug unbehelligt und offen die Als dieser eklatante Widerspruch zwischen Zuwachsplafo-
Umgehung des Oel-Embargos organisieren und damit noch nierung, der ja eben einen Zuwachs bedeutet, und dem
reicher werden, als er ohnehin schon ist, ohne dass sich die Courant normal sichtbar gemacht worden ist, hat der Bun-
Behörden dieses Landes darum kümmern. desrat den Spiess in seiner Argumentation vor gut einem
Den Schweizer Grossbanken kommt bei der Finanzierung Jahr einfach um 180 Grad gedreht. Wurde der Courant
des Apartheidsystems erwiesenermassen eine Schlüssel- normal früher als bewährtes Mittel der Neutralitätspolitik
rolle beim Goldhandel, bei den Krediten, den Goldswaps, gegen Sanktionsumgehungen gepriesen, so wird heute- im
den Umschuldungen und der Vermittlung von Anleihen zu. Unterschied zu 1974 - einfach abgestritten, dass es über-
Der Goldhandel ist nachweislich das ökonomische Rückgrat haupt Umgehungsgeschäfte über die Schweiz gebe. Im Stile
des Apartheidsystems, und es deuten alle Indizien darauf des Nichtssehens, Nichtshörens und Nichtssagenwollens
hin, dass ein bedeutender Teil südafrikanischen Goldes wird auch das Offensichtliche dementiert und verschwie-
über die Schweiz vermarktet wird. Stellt man als Parlamen- gen, nur damit die früher immer angekündigten Massnah-
tarier dem Bundesrat Fragen zum Ausmass des Goldhan- men gegen Umgehungsgeschäfte nicht eingeführt werden
dels mit den südafrikanischen Rassisten, stösst man auf müssen.
eine Mauer des Schweigens. Weder die Oeff enti ich keit noch Selbst wenn es so wäre, wie der Bundesrat und die Kommis-
das Parlament dürfen etwas darüber erfahren, wie uns der sionsmehrheit heute wahrhaben wollen, dass nämlich
Bundesrat mit der Interpellationsantwort vom 14. Dezember Umgehungsgeschäfte bis heute nicht passiert seien, dann
1987 beschieden hat. Dabei geht es nicht um Staatsgeheim- wäre dies kein gültiges Argument gegen die parlamentari-
nisse oder militärische Geheimnisse, sondern um nichts sche Initiative. Massnahmen gegen Umgehungsgeschäfte
anderes als um schmutzige Geschäfte mit einem rassisti- müssen nämlich nicht erst dann getroffen werden, wenn
schen Staat, der gerade solchen Geschäften sein vorläufiges letztere bereits erfolgt sind, sondern rechtzeitig, nämlich
Ueberleben verdankt! dann, wenn die Sanktionen anderer Staaten beschlossen
Leider sind die Beratungen der aussenpolitischen Kommis- worden sind, und das sind sie längst.
sion unseres Rates bei der Vorprüfung der Initiative nicht Gestatten Sie mir zum Abschluss noch einmal den Hinweis,
viel aufschlussreicher gewesen. Herr Widmer, man hat sich dass die Schweiz in anderem Zusammenhang (Glocke des
in der Kommission nicht um den Goldhandel gekümmert. Präsidenten) durchaus sehr wirksame Massnahmen gegen
Wie der inhaltlich dürftige und dünne Kommissionsbericht Umgehungsgeschäfte getroffen hat. Ich erinnere ....
nur zu deutlich macht, hat die Mehrheit der Kommission
weder die moralischen, noch die politischen, noch die wirt- Präsident: Herr Rechsteiner, die Diskussion zu dieser Inter-
schaftlichen Implikationen des Südafrikageschäfts auch nur pellation ist vom Rat nicht beschlossen worden. Ich habe
im Ansatz begriffen. Aufschlussreicher war-teilweise-das Sie Ihnen jetzt trotzdem für fünf Minuten gewährt. Ich habe
durchgeführte Expertenhearing, z. B. dann, wenn ein Gross- Ihnen das Mikrophon abgestellt. Es ist fertig, Herr Rech-
bankenvertreter zunächst Umgehungsgeschäfte im Brust- steiner.
ton der Ueberzeugung dementiert, danach aber gerade am Herr Rechsteiner hat das Wort für eine kurze persönliche
Beispiel von selber beobachteten Umgehungsgeschäften Erklärung.
anlässlich der seinerzeitigen Rhodesien-Sanktionen die Wir-
kungslosigkeit von Sanktionen schlechthin zu beweisen Rechsteiner: Ich möchte an dieser Stelle nur festhalten,
sucht. dass ich dieser Art von Redezeitbeschränkung opponiere;
Der Bundesrat hat 1974 ausdrücklich anerkannt, dass die dass man mir als Initianten in dieser Frage und als demjeni-
seinerzeit noch sehr bescheidenen Südafrika-Sanktionen gen, der zur Interpellationsantwort Stellung nehmen sollte-
über den Finanzplatz Schweiz umgangen würden. Er so ist es angekündigt worden -, nicht zehn Minuten Rede-
erklärte damals, er wolle im Bereich des Kapitalexports nach zeit gewährt, finde ich unwürdig.
Südafrika den Courant normal einführen. Was er in Tat und
Wahrheit angeordnet hat, war nicht der Courant normal, Frau Stocker: Es ist das erste Mal, dass die grüne Fraktion
sondern nur eine Zuwachsplafonierung für bestimmte Kre- zu diesem Thema Stellung nimmt. Wir tun dies unter dem
dite. Schock der Ereignisse vom Februar 1988. Die in diesem
Monat beschlossenen Sanktionen ....
(Glocke des Präsidenten) Ich muss erklären, ich bin durcheinander durch die Art und
Präsident: Herr Rechsteiner, ich habe Sie bereits zwei Minu- Weise, wie dieses Thema hier behandelt wird. Ich erkläre
ten länger sprechen lassen als die vom Rat beschlossene mich für unfähig, hier zu sprechen.
Redezeit. Ich bitte Sie, zum Schluss zu kommen.
M. Eggly: Une fois de plus nous discutons de sanctions
Rechsteiner: Ich weise einfach darauf hin, dass ich jetzt contre l'Afrique du Sud, comme si, dans son principe, l'atti-
offenbar insgesamt sieben Minuten gesprochen habe, dass tude adoptée par la Suisse n'était pas claire, comme si la
ich aber im Rahmen meiner Stellungnahme nicht nur die Suisse n'avait pas, d'une part, condamné depuis longtemps
Initiative begründen, sondern auch zur Interpellationsant- la doctrine et la politique de l'apartheid et, d'autre part, veillé
wort des Bundesrates Stellung nehmen muss, und darum à ne pas devenir le lieu par lequel seraient détournées les
bitte, mindestens die normale Redezeit von zehn Minuten sanctions prises par d'autres pays; comme si, enfin, de
beanspruchen zu dürfen. manière naturelle, les échanges n'avaient pas diminué sous
Wichtig ist, in bezug auf diese Zuwachsplafonierung festzu- quasiment tous les aspects avec ce pays.
halten, dass diese das genaue begriffliche Gegenteil des Lorsque nous avons examiné en commission cette initiative
Courant normal ist, nämlich die Umgehung selber. Es ver- parlementaire Rechsteiner, tant le représentant de la Ban-
wundert deshalb bei einer solchen Umschreibung nicht, que nationale que celui des grandes banques, que le Secré-
wenn in den folgenden Jahren nach 1974 die Beziehungen taire d'Etat Brunner, nous ont démontré combien cette
zum Apartheidstaat im Finanzsektor geradezu enorm inten- initiative était en quelque sorte hors de la réalité. D'ores et
siviert wurden. Schlüsselgrösse für die heutige Diskussion déjà, les crédits financiers sont limités, mais les exportations
ist also das Jahr 1974, als der Bundesrat selber Umgehungs- de capitaux soumises à autorisation reculent d'elles-mêmes.
geschäfte über den Finanzplatz Schweiz festgestellt hat, die Comme pour |es autres grandes banques du monde, les
vorgekommen sind aufgrund der Zuwachsplafonierung und engagements, donc les créances des banques suisses, ne
Politique à l'égard de l'Afrique du Sud 252 N 10 mars 1988
cessent de diminuer. Enfin, je le répète après les rappor- Sud, c'est la même chose: pour autant que cela ait un effet
teurs, un groupe de travail surveille tous nos échanges, y de développement, nous pensons au contraire que nous
compris ceux qui sont visés par l'initiative et les dernières devons augmenter notre coopération au développement.
statistiques démontrent que l'on ne va nulle part, sauf peut- Pourquoi agirions-nous différemment dans ce cas? Nous
être cette année en ce qui concerne les diamants, mais ce avons bien l'impression que certains leaders du mouvement
n'est pas couvert par le libellé de l'initiative, vers un accrois- révolutionnaire ANC seraient prêts à plonger leurs compa-
sement des échanges, bien au contraire. Si tel était le cas, triotes noirs dans la régression économique, pour faire
on pourrait envisager d'autres mesures, mais ce n'est pas du avancer la révolution. Lorsqu'il y a eu ces grandes grèves en
tout dans ce sens que la situation évolue. Afrique du Sud, vous avez vu que les chefs syndicalistes,
Pour ce qui est des mesures déjà prises, à quoi bon les fixer eux, ont été moins extrémistes. Eux ont pensé aux hommes,
dans un arrêté fédéral spécial, comme le demande M. Re- aux femmes et aux familles qui étaient derrière la confronta-
chsteiner? Pour nous faire plaisir, pour nous donner bonne tion idéologique. On ne peut d'ailleurs pas nier que le
conscience à bon marché? Le groupe libéral refuse ce régime sud-africain, à cause de pressions sans aucun doute,
geste, qui serait aussi stérile que spectaculaire. et de pressions intérieures notamment, a fait quelques
Revenons en à quelques points essentiels. Nous ne sommes concessions à l'avantage des Noirs. Nous ne sommes pas
pas dans le cas de la Rhodésie où l'ONU, comme telle, avait aveugles non plus, et nous voyons bien les intérêts géostra-
décrété des sanctions économiques et où il s'agissait en tégiques de certaines puissances à déstabiliser l'Afrique du
quelque sorte de s'aligner et de ne pas être en contradiction Sud. Nous devons aussi penser à cela, et c'est pourquoi, si
avec une décision prise par une organisation universelle. La nous condamnons l'apartheid, nous souhaitons une évolu-
Suisse avait alors figé les échanges à ce qu'on appelait «le tion qui ne fasse pas bon marché des hommes et des
courant normal». Il s'agissait de ne pas offrir une voie de femmes dans leur vie quotidienne, lesquels ne sont pas des
détournement, il ne s'agissait pas de prendre des sanctions abstractions que l'on peut sacrifier à un combat idéologi-
contraires à notre politique de neutralité. Ici, il n'y a pas de que. Nous souhaitons que s'ouvre un dialogue entre les
sanction onusienne. A propos de pays neutre, je mentionne- communautés et les ethnies et nous souhaitons que tout
rai.la Suède. Il y a environ un an, le Parlement suédois avait cela ne bascule pas dans une tyrannie rouge aussi affreuse
décidé des sanctions, obligeant notamment les entreprises que l'est la tyrannie éthiopienne ou la tyrannie cubaine. S'il
suédoises à cesser tout investissement en Afrique du Sud. est un devoir pour un pays neutre comme la Suisse, c'est
Mais les parlementaires socialistes suédois ne sont pas d'avoir une ouverture intelligente au problème; tout en ne
fous! Ils avaient dit que les sanctions pourraient être levées transigeant pas sur le principe, c'est de faire pression sur le
si on s'apercevait qu'elles favorisaient en définitive les entre- régime certes, mais en dialoguant et en n'oubliant pas le
prises sud-africaines concurrentes. Autrement dit, le but sort des populations concernées, y compris d'ailleurs - et je
était de faire du tort aux entreprises sud-africaines, mais il tiens à le souligner- celui d'une minorité blanche qui est
ne faudrait surtout pas que cela rejaillisse sur les entreprises originaire de ce pays et qu'on ne saurait comparer par
suédoises. Ce beau geste, un peu hypocrite, ce n'est en tout exemple à des pieds-noirs d'Algérie qui pourraient tout d'un
cas pas la manière dont la Suisse neutre doit conduire sa coup quitter leur pays.
politique étrangère. Ainsi donc, parce que l'état actuel de nos échanges est
il faut souligner ici le caractère universel de nos échanges. réduit, parce que l'esprit de cette initiative qui, en fait, n'a
Vous rendez-vous compte de ce qu'il adviendrait si nous ne pas du tout le caractère humain qu'elle paraît avoir et est
devions avoir des relations commerciales ou financières contraire à notre politique de neutralité, qu'elle est finale-
qu'avec des pays honorables sous l'angle des droits de ment peu favorable aux populations qu'elle prétend défen-
l'homme? Il y a bien d'autres pressions possibles pour faire dre, le groupe libéral suivra l'avis de la majorité de la
avancer la cause des droits de l'homme. Nous condamnons commission et refusera de donner suite à cette initiative. Il
l'apartheid sud-africain, je le répète, mais nous ne voulons vous engage à en faire de même.
pas non plus être aveugles. Nous voyons bien le caractère
idéologique, en dehors de la question raciale, du mouve- Grassi: Namens der christlichdemokratischen Fraktion
ment révolutionnaire ANC, nous voyons bien quel nivelle- kann ich die früheren Aussagen zu diesem Thema nur
ment, voire même quel risque de génocide est imaginable, bestätigen.
selon le tour pris par les événements. Pensez à l'Ethiopie et Wir sind gegen Apartheid. Jeder Mensch hat das Recht,
à ce que deviennent les Erythréens et les gens du Tigré. Je ungeachtet seiner Hautfarbe oder sozialen Stellung oder
songe à l'attitude de l'ANC vis-à-vis de l'ethnie zouloue. On sonstiger Merkmale in Freiheit zu leben und sich zu entfal-
pourrait aussi avoir des combats ethniques et raciaux épou- ten. Die menschliche Würde muss von jedem gegenüber
vantables si une telle évolution tragique avait lieu. Rever- jedem, vom Privaten wie vom Staat, respektiert werden.
rions-nous alors M. Rechsteiner et ses amis à cette tribune Wir sind aber nicht für Sanktionen, weil sie gegen das
ou bien mettraient-ils quarante ans à ouvrir les yeux, comme Prinzip der Neutralität verstossen und weil sie vor allem die
ceux qui ont si longtemps applaudi par exemple le régime Schwachen, die Wehrlosen, in diesem Fall die Mehrheit der
policier d'un Fidel Castro à Cuba dont on sait maintenant schwarzen Bevölkerung treffen.
que, notamment du point de vue des conditions de déten- Wir sind schliesslich auch dagegen - und das ist ja die
tion, il figure parmi les plus horribles de la planète? Frage, die hier zur Diskussion steht -, dass unser Land als
Ah, si l'on parlait autant de ces gens que d'un Nelson Drehscheibe für die Umgehung ausländischer Sanktionen
Mandela, qui lui au moins est encore considéré comme un missbraucht wird. Hier geht es um das Prinzip der Souver-
homme dans sa prison! Encore une fois, je ne dis pas cela le änität und der Solidarität. Dazu braucht es eine minutiöse
moins du monde pour excuser l'apartheid mais les libéraux Ueberwachung der Waren- und Finanzbewegungen, damit
sont pour d'autres moyens de pression. M. Rechsteiner a dit im Falle massiver Verschiebungen, die auf Umgehungsge-
tout à l'heure qu'en somme le dialogue avec l'Afrique du schäfte hindeuten, sofortige Massnahmen ergriffen werden.
Sud n'avait rien donné. On pourrait lui répondre, comme l'a Dies ist unserer Ansicht nach aber Sache des Bundesrates.
fait le président de la commission, que les pays qui ont pris Er kann am besten diese Kontrollfunktionen übernehmen
des sanctions se rendent compte que les sanctions ne und ausführen - was er auch seit 1974 tut -, und er kann
donnent rien du tout et que cela peut même aller tout à fait à rasch handeln. Wir vertrauen auf die Konzeption und auf die
fins contraires, et pas du tout dans le sens de l'intérêt des Abwägung der Interessenlage durch den Bundesrat. Ihn in
Noirs. seiner Entscheidungs- und Handlungsfreiheit irgendwie bin-
Nous sommes en faveur de la coopération au développe- den zu wollen, wie dies durch die Initiative geschehen soll,
ment, au bénéfice des moins favorisés. Rappelons ici que wirkt lähmend und kann zukünftige, plötzliche Entwicklun-
nous avons approuvé la continuation de notre aide aux gen nicht berücksichtigen.
populations du Nicaragua, par exemple, pour autant que Die Hearings in der Kommission, welche ich über die sehr
l'efficacité en soit vérifiée. Vis-à-vis des Noirs d'Afrique du ausführlichen Protokolle zur Kenntnis genommen habe, zei-
10. März 1988 N 253 Südafrika-Politik
gen erstens, dass der Bundesrat die Angelegenheit im Griff heute - nicht zum Zusammenbruch bringen. Die Gefahr
hat, zweitens, dass der vielzitierte Courant normal gegen- bestünde dann darin, dass in Südafrika eine Art Kriegswirt-
über Südafrika über die Massnahme der Plafonierung schaft entstünde, die sich ausländischem Einfluss mehr und
bereits wirksam ist, und drittens, dass die wirtschaftliche mehr verschliessen würde, und zwar mit der verhängnisvol-
Schwächung einer Regierung - wie z. B. in Südafrika -, aber len Folge, dass sich eine allmähliche vollkommene Immuni-
wir erleben es auch im Osten - nicht nur eine Verhärtung tät gegen ausländischen Druck ergeben würde. Genau
der Machtpositionen nach sich zieht, sondern auch Schwie- damit würden unsere Chancen, nach und nach doch das
rigkeiten hervorruft, welche besonders die schwachen Teile System zu überwinden, einfach verspielt: Wir hätten keine
der Bevölkerung treffen. Das Wachstum wird gelähmt und Chancen mehr.
die Arbeitslosigkeit kann demzufolge nicht abgebaut wer- Ich muss sogar befürchten, dass sich dies längerfristig auf
den. Aber auch Massnahmen und Projekte auf sozialem und die schwarze Bevölkerung und ihre Lebensbedingungen
erzieherischem Gebiet werden damit lahmgelegt. sehr negativ auswirken würde. Obwohl ein rascher Wandel
Wir müssten gerechterweise alle Staaten und Regierungen, der Verhältnisse kaum zu erwarten ist, muss ein evolutionä-
welche die Menschenrechte verletzen, mit derartig ein- rer Lösungsweg darin liegen, den Schwarzen in der Wirt-
schneidenden Massnahmen bedienen, wenn wir glaubwür- schaft immer neue Emanzipationsmöglichkeiten zu eröff-
dig bleiben und in unserer Neutralitätspolitik konsequent nen. Hier setzen wir auch auf die doch recht liberale Haltung
sein wollen. Dass dies ein mühevolles Unterfangen und vom der Wirtschaftskreise Südafrikas. Solche Emanzipations-
Initianten auch nicht erwünscht ist, brauche ich nicht zu möglichkeiten können sich auch politisch positiv auswirken
unterstreichen. und damit den Weissen eine zunehmende Sicherheit vermit-
Aus all diesen Gründen steht unsere Fraktion hinter der teln. Diese Politik kann etwas erreichen. Sie erfordert aber
Kommissionsmehrheit und lehnt die Initiative ab. Geduld. Ich weise darauf hin, dass in manchen Bereichen
diese Politik funktioniert und zu Aenderungen geführt hat,
Rychen: Die Entwicklung in Südafrika erfüllt uns von der und zwar zu Aenderungen, die noch vor wenigen Jahren als
SVP mit Besorgnis. Wir sind betroffen über die jüngsten undenkbar erschienen sind.
Entwicklungen in diesem Staat. Insbesondere die zuneh- Das Regime von Pretoria stützt sich, wie gesagt, auf politi-
mende Radikalisierung in der weissen Wählerschaft gibt uns sche und soziale Vorstellungen, die die SVP nicht teilen
sehr zu denken. Die Apartheid-Politik verstösst unserer Mei- kann. Aber unseres Erachtens kann die komplexe Lage,
nung nach krass gegen das liberale Bekenntnis zur Gleich- welche in Südafrika vorherrscht, nicht durch weitergehende
heit der Menschen aller Rassen. Die Apartheid-Politik ver- Massnahmen wirtschaftlicher oder finanzieller Art gelöst
letzt ganz klar Freiheit und Menschenrechte. Diese gilt es zu werden. Sanktionen würden unseres Erachtens den Graben
verurteilen und zu bekämpfen. zwischen Schwarz und Weiss nur vertiefen, die radikalen
Allerdings mödhten wir beifügen, dass Menschenrechtsver- Elemente beider Lager verhärten und schliesslich noch zu
letzungen überall und gleichermassen bekämpft werden mehr Gewalt und Unverständnis führen.
müssen. Herr Rechsteiner, ich möchte Sie bitten, zur Kenntnis zu
Die zentrale Frage der heutigen Debatte scheint uns jene zu nehmen: Wir stehen nicht auf der Seite der Apartheid, wir
sein: Kann man Apartheid-Politik mit Sanktionen überwin- lehnen aber Sanktionen als untaugliches Mittel zur Beein-
den? Auch wenn Herr Bäumlin hier gesagt hat, es gehe flussung ab.
heute nicht um Sanktionen, so bin ich Herrn Rechsteiner Aus diesem Grunde lehnt die SVP-Fraktion diese parlamen-
dankbar, dass er dies klargestellt hat: Es geht um Sanktio- tarische Initiative ab.
nen, um indirekte Sanktionen, de /acfo-Sanktionen, die
unser Land zu ergreifen hätte. Deshalb lassen Sie uns von Bonny: Im Namen der einstimmigen FDP-Fraktion bitte ich
der SVP aus einige grundsätzliche Betrachtungen zu die- Sie, der Kommissionsmehrheit zuzustimmen und der parla-
sem Thema anstellen. mentarischen Initiative Rechsteiner keine Folge zu geben.
Der internationale Druck auf Pretoria kann durchaus positiv Es ist nicht ganz leicht, zum parlamentarischen Vorstoss
bewertet werden. Dies gilt unserer Meinung nach allerdings von Herrn Rechsteiner Stellung zu nehmen. Er ist doppelbö-
nur so lange, als Wirtschaftssanktionen nicht tatsächlich dig. Das hat sich bereits in der Diskussion gezeigt. Herr
umfassend verhängt werden. Wenn nämlich drohende Bäumlin hat uns eine Lektion erteilen wollen, dass es hier
Sanktionen durch politische Reaktionen von Südafrika nicht um Sanktionen gehe, sondern um diese Frage der
abgewendet werden können, so haben sie einen Sinn. Wird Limitierung des Kapitalexports und des Goldhandels. Herr
der Bogen durch Sanktionen aber überspannt, so werden Rechsteiner, der unmittelbar nach ihm gesprochen hat, hat
die Auswirkungen auf die südafrikanische Regierung nicht in seinem Referat eben doch vor allem von Sanktionen
mehr positiv, sondern eher negativ sein. gesprochen. Er bezeichnet übrigens selber in seiner
Dies hätte in erster Linie eben psychologische Gründe. Wir Begründung den Vorstoss als einen «ersten Schritt». Folg-
wissen aus der Geschichte, dass die sogenannte Wagen- lich ist logisch - ich mache Ihnen keinen Vorwurf, Herr
burg-Mentalität der Afrikaaner noch sehr dicht unter der Rechsteiner, dass Sie auch zur Sanktionsproblematik
Haut liegt und auch persönlich- ich betone das-kann man gesprochen haben -, dass man auch diese miteinbezieht.
das im eigenen Leben, im eigenen Erfahrungsbereich, fest- Unsere Fraktion hat klare Vorstellungen über unsere Einstel-
stellen. In einer aussichtslos scheinenden Situation, wo sich lung zu Südafrika. Ich stelle voran, dass wir von der FDP-
die ganze Welt gegen einen wendet, neigt man sowieso Fraktion aus alle Bestrebungen unterstützen zur Durchset-
dazu, sich zu verschanzen und soviele Gegner wie möglich zung der Menschenrechte und der Grundfreiheiten. Dies
mit in das vermeintlich unvermeidliche Verderben hineinzu- entspricht unserem liberalen Credo. Wir stellen fest, dass
reissen. die Apartheidpolitik diesen Prinzipien widerspricht, und des-
Eine realistische Betrachtungsweise ergibt zudem, dass halb lehnen wir, in Uebereinstimmung mit der Haltung des
eine einfache und offenbar immer wieder gewünschte Bundesrates, die Apartheidpolitik ab.
schnelle Lösung der Probleme in Südafrika nicht möglich Ein zweiter Grundsatz, den wir vertreten, ist der, dass es
sein wird. Trotz fast dreijährigen blutigen Unruhen in den gerade bei der Durchsetzung von Menschenrechten und
schwarzen Städten und trotz starkem internationalem Druck Grundfreiheiten entscheidend ist, dass weltweit gleiche
kann sich die politische Führung auf einen intakten Macht- Massstäbe angewendet werden. Es geht nicht an - ich
apparat und auf eine recht gut funktionierende Wirtschaft zitiere aus einem früheren Votum von mir-, «dass durch ein
berufen. raffiniert orchestriertes publizistisches Trommelfeuer nur
Umfassende Wirtschaftssanktionen können zwar die Aus- einzelne Staaten zu internationalen Prügelknaben gestem-
sichten auf das notwendige Wirtschaftswachstum in Süd- pelt werden». Die freisinnig-demokratische Fraktion verur-
afrika vernichten - denken wir daran, dass die Bevölkerung teilt Menschenrechtsverletzungen, wo immer sie vorkom-
Südafrikas stark zunimmt! Wirtschaftssanktionen würden men, und nicht nach Massgabe ideologischer Einäugigkeit.
aber die südafrikanische Wirtschaft - und das weiss man Ich würde in diesem Zusammenhang nicht einmal in erster
Politique à l'égard de l'Afrique du Sud 254 N 10 mars 1988
Linie auf kommunistische Staaten hinweisen, sondern auch Mitarbeiter der Kirchen, Mitglieder von Bürgerrechtsorgani-
auf die Probleme der Rassendiskriminierung, die zwischen sationen und Bürgerinitiativen sowie Mitglieder von
einzelnen Stämmen beispielsweise in anderen afrikanischen Gewerkschaften und politischen Parteien. Aber auch unpoli-
Staaten bestehen. tische, friedliche Bürger wie etwa die beiden Schweizer, die
Der dritte Grundsatz, den wir vertreten, ist der, dass eine vor etwa anderthalb Jahren verhaftet und verschleppt wur-
Ueberwindung der Apartheidpolitik nicht über einen Boykott den, gehören dazu.
und nicht über Sanktionen führen wird, sondern über Apartheid ist gesetzlich vorgeschriebene Rassentrennung.
Gespräche, über Kontakte mit der Regierung Südafrikas, um Südafrika ist das einzige Land der Welt, das diese Trennung
sie in dem eingeleiteten Weg zur Ueberwindung der Apart- kennt. Apartheid verweigert den Farbigen grundlegende
heid zu beschleunigen. Wir sind uns dabei bewusst, dass Rechte und Möglichkeiten: die freie Wahl der Arbeit, des
hier noch viele Anstrengungen nötig sind und dass noch ein Wohnortes, der Schulbildung für Kinder sowie das Zusam-
weiter Weg zurückzulegen ist. menleben der Familien und die politische Mitbestimmung.
Ein paar Bemerkungen zur parlamentarischen Initiative Zweck dieses Systems ist es, die wirtschaftliche Vormachts-
Rechsteiner. Herr Rechsteiner, Sie haben heute morgen ein stellung und die Privilegien der weissen Rasse zu erhalten.
Votum zum Geschäft Schliessplätze abgegeben. Gestatten Apartheid bedeutet aber auch Polizeiterror. Jährlich werden
Sie mir daher den Vergleich: Sie kamen mir vorhin vor wie Hunderttausende - ich wiederhole: Hunderttausende -
einer, der im Schiessstand 'ist, auf Scheibe 1 schiessen Schwarze verhaftet, ohne dass ihnen die Polizei die Verhaf-
sollte, irrtümlich - das ist mir auch schon passiert- aber auf tung begründen muss. Die Haft kann ohne Gerichtsurteil
Scheibe 2 zielt und erst noch - auch das ist mir schon eine unbestimmte Zeit lang dauern, und in dieser Haft wird
passiert - den Schuss abreisst, so dass er dann auf auch gefoltert. Apartheid heisst aber auch Krieg. Seit Jahr-
Scheibe 3 landet. Ich schliesse nicht ganz aus, dass Sie zehnten hält Südafrika Namibia illegal besetzt. Seit seiner
vielleicht gar nicht auf Scheibe 1 zielen wollten. Aber lassen Unabhängigkeit wird Angola von südafrikanischen Truppen
wir diese Frage offen. Sie gehen von falschen Voraussetzun- angegriffen. Südafrikas Truppen sind auch schon in ande-
gen aus. Sie verwenden falsche Begriffe, übrigens auch Herr ren Nachbarstaaten eingefallen.
Professor Bäumlin. Der Courant normal - das haben wir in Nun zitiere ich Ihnen Ex-Premierminister B. Vorster, weil
der Kommission klar festgestellt - hat mit dem Begehren sein Zitat deutlich darauf hinweist, um was für eine rassisti-
von Herrn Rechsteiner nichts zu tun. Ich will nicht noch sche und menschenverachtende Denkweise es sich handelt:
einmal die klare Definition des Courant normal im Kommis- «Es stimmt, dass die Schwarzen für uns arbeiten. Sie wer-
sionsbericht vorlesen. Ich glaube auch, dass der Weg, den den das noch viele Generationen lang für uns tun, trotz
Sie aufzeigen, ein falscher ist. Es ist wirklich nicht einzuse- unseres Ideals, sie völlig von uns zu trennen. Wir benötigen
hen, weshalb wir einen Bundesbeschluss fassen sollen, sie, weil sie Arbeit für uns verrichten. Aber die Tatsache,
wenn wir ein Instrument haben, das eine Plafonierung vor- dass sie für uns arbeiten, kann niemals ein Grund für sie
sieht, das aber höchstens noch zu einem Zehntel ausge- sein, politische Rechte zu fordern. Heute nicht, in Zukunft
schöpft wird. nicht, unter gar keinen Umständen.» Das ist reine rassisti-
Wieder zur Grundsatzfrage: Ich glaube, gegenüber Süd- sche und menschenverachtende Denkweise.
afrika gibt es im Prinzip zwei Strategien. Die eine ist jene, die In einer solchen Situation sind Wirtschaftssanktionen uner-
Herr Rechsteiner und seine Gesinnungsfreunde vertreten, lässlich, obwohl sie - und das haben viele Vorredner gesagt
auch andere Staaten. Das ist die der Konfrontation. Das - unsere Sache normalerweise nicht sind. Tatsache aber ist,
führt zu einer Polarisation, von der letzten Endes höchstens dass in den letzten Jahren vielzählige Sanktionen gegen
die Extremisten in beiden Lagern profitieren. Ich gestehe Südafrika beschlossen wurden. Kann man, so stellt sich die
Ihnen offen, ich war kürzlich richtig geschockt, als im Frage, tatsächlich neutral bleiben - wie das auch einige
Schweizer Fernsehen in der Tagesschau eine Uebertragung Vorredner hervorgestrichen haben -, wenn sich die über-
von einer extremistischen Versammlung gezeigt wurde, in wältigende Mehrheit aller Regierungen dieser Welt gegen
der Fahnen hochgehalten wurden, die eine verdammte ein Unrechtsregime stellt? Man kann das, aber auf das
Aehnlichkeit hatten mit den Fahnen, die in den dreissiger Risiko hin, die Glaubwürdigkeit in dieser internationalen
Jahren bei unseren nördlichen Nachbarn geschwungen Gemeinschaft zu verlieren. Man läuft Gefahr, als Sanktions-
wurden. Diesen Leuten leisten wir Vorschub, wenn wir auf gewinnler dazustehen. Neutralität ist in Anbetracht von
eine Politik der Konfrontation ausgehen. Das Ganze endet Mord und Totschlag, in Anbetracht von Diskriminierung
dann im Chaos, und aus dem Chaos ist in der Regel noch eine miserable Haltung und bedeutet nichts weiter als Kom-
nie etwas Gutes entstanden. plizenschaft.
Die zweite Strategie - und diese vertreten wir hier mit Die blosse Verurteilung des Regimes von Südafrika durch
Bundesrat und Kommissionsmehrheit - ist eine Strategie den Bundesrat, Herr Bundesrat Felber, reicht nach unserer
des Dialogs, der Evolution. Hier kommen wir unweigerlich Auffassung nicht aus. Die Schweiz mit ihrer humanitären
auf die Frage der Wirtschaftsordnung zu sprechen. (Glocke Tradition, mit ihren weltweiten Beziehungen in Handel und
des Präsidenten) - Ich hoffe, dass Sie mir das Mikrophon Industrie sollte, was in ihrer Macht steht, tun, um glaubwür-
nicht abstellen. Ich weise darauf hin, dass zwischen der dig zu bleiben und Solidarität zu üben. Eine unveränderte
Wirtschaftsordnung und dem System der Menschenrechte, politische und wirtschaftliche Zusammenarbeit, für die auch
der politischen Grundfreiheiten, eine enge Verquickung jetzt wieder viele Kolleginnen und Kollegen hier plädierten,
besteht. Je mehr wir die Wirtschaftsfreiheit, die Marktwirt- ist nicht zu verantworten, denn sie bedeutet Parteinahme für
schaft in Südafrika fördern, desto schneller wird eine Ver- das blutige Apartheidregime.
besserung der Menschenrechte und der politischen Grund- Nun möchte ich mich noch an die CVP wenden, im besonde-
freiheiten erreicht. ren an Herrn Grassi: Mitte Februar verlangte in einem von
Diese Verquickung ist nicht nur ein Problem Südafrikas. Das Bischof Otto Wüest geleiteten Gottesdienst in der Jesuiten-
haben wir im eigenen Land einmal feststellen können. Des- kirche in Luzern der südafrikanische Bischof Patrik Mveve,
halb, Herr Rechsteiner, lehne ich Ihren Ausdruck «Aparthei- die Schweiz solle mehr Druck auf die Schweizer Banken
dökonomie» scharf ab. Südafrika basiert wie wir auf der ausüben, damit diese das südafrikanische Regime nicht
Marktwirtschaft. Dieser Begriff ist somit nicht nur eine Belei- weiter stützen. Weiter sagte er: «Man kann nicht dem Mam-
digung des südafrikanischen Wirtschaftssystems, sondern mon und gleichzeitig Gott dienen.» Und er gab der Hoffnung
auch unseres eigenen Wirtschaftssystems! Ausdruck, dass die Schweiz nicht weiterhin der Versuchung
erliege, dem südafrikanischen Regime um des Gewinnes
willen grosse Kredite und Unterstützung zu gewähren.
Weder-Basel: Unsere Fraktion tritt in ihrer Mehrheit für die Abschliessend stellte er fest, solange nämlich Südafrika
Initiative Rechsteiner ein. wirtschaftlich nicht isoliert sei, würden dort die Menschen-
In Südafrika wird die farbige Bevölkerung täglich erniedrigt rechte weiterhin verletzt.
und gedemütigt. Zu den Hauptbetroffenen der regelmässi- Nach unserer Meinung sollte die Schweiz die Einhaltung der
gen Verhaftungswellen gehören schwarze und auch weisse individuellen Menschenrechte immer und überall fordern,
10. März 1988 N 255 Südafrika-Politik
so dass jeder einzelne Mensch - ohne Unterschied von Im Herbst 1986 hat die Anti-Apartheid-Bewegung Sanktio-
Rasse, Geschlecht, Sprache und Religion - mit dem seiner nen gefordert. Ich habe damals einen Antrag gestellt, diese
Würde entsprechenden Respekt behandelt wird. Petition bezüglich Wirtschaftssanktionen gegenüber Süd-
Hier geht es, Herr Bonny, wenn wir so handeln, nicht um afrika als Motion an den Bundesrat zu überweisen. Ich bin
Konfrontation, sondern es geht um Solidarität mit den heute noch überzeugt, dass das richtig ist, und diese Forde-
Unterdrückten und Solidarität mit den anderen Ländern, die rung wird und muss wieder kommen. Meine Forderung ist
diese Wirtschaftssanktionen mittragen. Wenn wir den Unter- dann im Verhältnis von zwei zu eins abgelehnt worden. Aber
drückten in Südafrika helfen, helfen wir auch den weissen die CVP-Fraktion - damals durch den Sprecher Herrn
Bürgern, und zwar denjenigen Weissen, die noch nicht Fischer - hat ausdrücklich erklärt, man sei gegen Wirt-
realisiert haben, dass die Zeit der Rassendiskriminierung schaftssanktionen, aber man wolje wirksame Massnahmen
abgelaufen und diejenige eines friedlichen Nebeneinanders gegen Umgehungsgeschäfte. Heute, wo dieser Courant nor-
auch in diesem Land angebrochen ist. mal zur Diskussion steht, wird dieser von der CVP-Fraktion
auch abgelehnt. Das ist keine Haltung, die sich politisch
Rechsteiner: Nachdem ich nicht Gelegenheit hatte, mich als verantworten lässt.
Einzelsprecher bzw. als Initiant ausreichend zu äussern, Zum Abschluss meines Votums, das ich als Initiant vortra-
werde ich nun ersatzweise einige Dinge als Sprecher der gen wollte: Es geht ja darum, die Haltung der Schweiz in der
sozialdemokratischen Fraktion sagen, dabei allerdings-das Frage Südafrika zu vergleichen mit ihrer Haltung in anderen
zur Beruhigung des Präsidenten - die Redezeit nicht aus- Fragen. Dabei ist festzustellen, dass die Schweiz in anderen
schöpfen. Zusammenhängen durchaus sanktionsähnliche Massnah-
Ich will zunächst etwas zum Votum von Herrn Bonny sagen, men und wirksame Massnahmen gegen Umgehungsge-
das für mich sehr aufschlussreich war für die Beurteilung schäfte getroffen hat. Das Hauptbeispiel dafür sind die
der MentalJtät eines Teils mindestens der Kommissions- Massnahmen der Natostaaten und Japans gegen die Länder
mehrheit, auch in bezug auf die Mentalität führender des Warschau-Pakts im Bereich technologisch sensitiver
schweizerischer Wirtschaftskreise in der Südafrika-Frage. Güter, im Bereich militärischer Güter auch. Bei diesen aus-
Ich meine beispielsweise die Aussage, in der Herr Bonny schliesslich politisch motivierten Sanktionen hat die
sich gegen meine Ausführungen verwahrt hat, die eine Schweiz wirksame Massnahmen gegen Umgehungsge-
Beleidigung des südafrikanischen Wirtschaftssystems und schäfte getroffen. Sie hat nämlich dort genau den Courant
im gleichen Atemzug auch eine Beleidigung unseres Wirt- normal eingeführt, den wir heute im Falle Südafrika fordern.
schaftssystems seien. Diese Art von Identifikation mit einem Zum Teil ist sie sogar weiter gegangen und hat den Courant
Wirtschaftssystem, das auf der Apartheid beruht-die Apart- essentiel eingeführt und hat sich autonom wenigstens teil-
heid ist nicht einfach nur eine politische, sondern in erster weise dem Embargo angeschlossen. Diese Massnahmen
Linie eine ökonomische Frage -, spricht Bände. Das ist der Nato gegen den Warschau-Pakt sind ausschliesslich
besorgniserregend, Herr Bonny. politisch-militärisch begründet. Die Sanktionen gegenüber
Eine zweite Bemerkung zum Votum von Herrn Bonny: Er hat Südafrika sind völkerrechtlich, menschenrechtlich begrün-
in seinem Votum einen deplazierten Schiessstandvergleich det. Wenn wir eine konsequente Haltung einnehmen wollen,
aus der Schweiz gebracht, ausgerechnet im Zusammen- besteht deshalb aller Anlass, in diesem Falle, wo die Sank-
hang mit dem Thema Südafrika, wo es darum geht, dass tionen sehr viel besser menschenrechtlich begründet sind,
tagtäglich ein brutales Regime auf die schwarze Bevölke- diese wirksamen Massnahmen zu treffen.
rungsmehrheit schiesst, diese mit Waffengewalt tagtäglich
brutal unterdrückt. Herr Bonny, ein solcher Vergleich sagt Präsident: Die grüne Fraktion lässt mitteilen, dass sie dem
viel aus über die Herrschaftsmentalität, die in Ihren Kreisen Antrag der Minderheit zustimmt. Es folgen die Einzelspre-
leider verbreitet ist. cher. Ich beantrage Ihnen, hier die Rednerliste zu schlies-
Ein paar Ausführungen noch zum Votum von Herrn Rychen, sen. Sie sind einverstanden. Es sind 17 Einzelsprecher ein-
der sich sachlicher geäussert hat, der aber doch einige getragen. Das Wort hat Herr Dreher.
grundlegende Fakten nicht begriffen hat: Zunächst ist es
zutreffend, dass ich von der Notwendigkeit des wirtschaftli- Dreher: Ich empfehle Ihnen, die parlamentarische Initiative
chen Drucks auf Südafrika gesprochen habe. Das ist richtig, Rechsteiner aus folgenden Ueberlegungen abzulehnen und
das tue ich auch jetzt, und ich sage: Es ist notwendig, der Kommissionsmehrheit zuzustimmen:
wirtschaftlichen Druck auszuüben. Aber heute muss abge- Wirtschaftssanktionen sind ein wenig geeignetes Mittel, um
stimmt werden über die Frage, ob wir wirksame Massnah- auf die Innenpolitik eines Landes einzuwirken. Ich erinnere
men gegen Umgehungsgeschäfte an die Hand nehmen wol- in diesem Zusammenhang etwa an die amerikanischen
len. Oder wollen wir weiterhin den wirtschaftlichen Druck Sanktionen gegen Polen und die Sowjetunion oder an die
unterlaufen lassen, den andere demokratische Staaten der Uno-Sanktionsbeschlüsse gegen Südrhodesien, die alle
Welt - inzwischen sind es praktisch alle - gegenüber Süd- praktisch wirkungslos geblieben sind. Zwar können Sanktio-
afrika ausüben? Ich bitte Sie, diese Unterscheidung zu nen vorübergehend Engpässe in der Versorgung eines Lan-
beachten. Es gilt, beide Dinge im Auge zu behalten, und des mit Konsum- und Investitionsgütern bewirken. Ein weit-
zwar vor allem aus einem Grunde: Die schweizerische Poli- gehend autarkes Land wie Südafrika vermag solche Ein-
tik setzt seit Jahren auf Gespräche. Sie haben auch auf schränkungen jedoch mittelfristig ohne weiteres zu überste-
Gespräche gesetzt, Herr Bonny hat auf Gespräche gesetzt, hen. Innenpolitisch bewirken Sanktionen meistens keines-
auf Gespräche mit dem Apartheidregime. Alle westlichen wegs die erhoffte Aufweichung der herrschenden Ordnung
Industriestaaten haben inzwischen gemerkt, dass solche oder gar deren Auseinanderfallen, im Gegenteil! Der Druck
Gespräche nichts nützen. Wenn Sie selber ehrlich Bilanz verstärkt sich, und die aufgrund der Engpässe in der Versor-
ziehen, dann müssen Sie doch zugeben: Diese Gespräche gungslage auftretenden Preiserhöhungen und Mängel im
mit dem Apartheidregime, die seit Jahren gepflegt werden, Warenangebot treffen in der Regel und primär jene Schich-
haben nichts genützt. Die Repressionsmassnahmen sind ten, deren Interessen die zur Debatte stehende Initiative
immer noch schlimmer geworden. Sie müssen doch zuge- angeblich wahrnehmen will. Ausserdem verhärten Sanktio-
ben: Diese Politik hat Bankrott erlitten. Es braucht eine nen die politischen Fronten erst recht, geben extremen
Ueberprüfung der schweizerischen Politik, es braucht nun Gruppierungen Auftrieb - ich erinnere an den Wahlerfolg
neue Massnahmen, es braucht Taten - es darf nicht bei der rechtsextremen Partei um Andreas Treurnicht vergan-
Worten bleiben! gene Woche-; sie verbittern die konstruktiven Kräfte beider
Schliesslich zum Sprecher der CVP-Fraktion, zu Herrn Seiten und erschweren Verständigungslösungen, soweit
Grassi: Dieses Votum hat am betroffensten gemacht, weil solche in einem derartigen politischen Klima dann über-
eigentlich gerade die Haltung der CVP-Fraktion - die sich ja haupt noch möglich sind.
vielleicht auch moralisch begründen müsste - Ausgangs- Die dramatische Schilderung der Unrechtssituation, wie sie
punkt für eine Initiative, wie ich sie eingereicht habe, war. die Initiative in konsequenter Anwendung des Uno-Vokabu-
Politique à l'égard de l'Afrique du Sud 256 N 10 mars 1988
lars in Sachen Südafrika glaubhaft machen will, vermag aus Der Bundesrat hat erklärt, dass die Schweiz nicht als Land
schweizerischer Sicht nicht zu überzeugen. Gemäss der uns für Umgehungsgeschäfte mit Südafrika dienen soll. Sowohl
vorliegenden Dokumentation über die Asylpolitik wurden im Bundesrat als auch Kommissionsmehrheit wollen jedoch
Jahre 1987 von 751 Asylgesuchen aus afrikanischen Staaten keinerlei Massnahmen gegen Umgehungsgeschäfte ergrei-
ganze 5 - oder 0,665 Prozent - von Emigranten aus Süd- fen. Offensichtlich fehlt ganz eindeutig der politische Wille
afrika gestellt. Im Vergleich dazu kamen beispielsweise 197 dazu, Kapitalexporte und den Goldhandel mit Südafrika
aus Angola, 101 aus Ghana und 191 aus Zaire. unter den Courant normal zu stellen, obwohl bekannt ist,
Sanktionen sind nicht nur ein ungeeignetes völkerrechtli- dass von den sechs Ländern, von denen Südafrika massgeb-
ches Repressionsmittel. Sie widersprechen auch dem lich ökonomisch abhängig ist, die Schweiz das einzige ist,
Grundsatz der Universalität unserer diplomatischen und das keinerlei Sanktionsmassnahmen beschlossen hat. Und
wirtschaftlichen Beziehungen zum Ausland. Trotzdem gibt nun will sie nicht einmal Umgehungsgeschäfte verhindern.
es auch bei uns immer wieder parlamentarische Vorstösse, Das nenne ich einen Skandal.
die weit entfernte Länder am Schweizer Wesen politisch Bekannt sind die Oel-Embargo-Umgehungsgeschäfte eines
genesen lassen wollen. Eigenartigerweise werden jedoch Marc Rieh. Man kann davon ausgehen, dass 1986 südafrika-
kaum je Sanktionen gegen Staaten verlangt, die nur wenige nische Goldswaps mit Schweizer Banken stattgefunden
Autobahnstunden von der Schweiz entfernt sind und gegen haben. Vieles weitere mehr wäre an dieser Stelle aufzu-
ihre eigenen Landsleute Drahtzäune, Todesstreifen, Minen zählen.
und Schusswaffen einsetzen, wenn diese ihren Wohnsitz in Ich frage Sie: Sind der Bundesrat und das Parlament dazu
einem anderen - beispielsweise deutschsprachigen Land - da, auf Umgehungsgeschäfte zu warten oder sie zu verhin-
begründen wollen. Konsequenterweise sind allerdings auch dern? Letzten Endes gehen der Bundesrat und die Kommis-
Sanktionen gegen diese Länder abzulehnen - ausser sie sionsmehrheit immer noch davon aus, dass man mit dem
betreffen Rüstungstechnologie -, weil der Glaube an die Terrorregime in Pretoria reden kann, dass man in Südafrika
Veränderung durch Evolution nicht vor den Grenzen jener willens ist, Reformen einzuführen. Aber wir wissen es doch
Staaten haltmachen soll, gegen deren Streitkräfte die Manö- längst, das stimmt einfach nicht!
veranlagen der Schweizer Armee weitgehend gerichtet sind. Wenn man in der heutigen Situation nicht Druck auf das
Die Frage stellt sich somit zu Recht, ob wir nicht erst einmal Apartheid-Regime ausüben will, dann heisst das doch in
unseren eigenen Kontinent menschenrechtlich in Ordnung Realität, dass man sich gegen die demokratische Opposi-
bringen sollen, bevor wir uns in die inneren Angelegenhei- tion in Südafrika wendet, dass man sich gegen die schwarze
ten weit entfernter Länder einmischen, so berechtigt das Bevölkerung wendet. Darüber täuschen auch ein paar Mil-
Anliegen im Prinzip auch sein mag. lionen Spendengelder, eine bundesrätliche Arbeitsgruppe
Eine Verbesserung der Menschenrechtssituation Südafrikas und die ständigen penetranten verbalen Bekenntnisse, dass
wie irgend eines einschlägig belasteten Landes lässt sich man ja gegen die Apartheid sei, nicht hinweg.
daher nur mit völkerrechtlicher Integration, Offenheit, sport- Ich bitte Sie, der parlamentarischen Initiative Folge zu lei-
lichen und kulturellen Kontakten sowie ausgebauten wirt- sten. Sie fordert ja wenig genug. Es geht tatsächlich nicht
schaftlichen und diplomatischen Beziehungen erreichen. um Sanktionen, es geht nur darum, Umgehungsgeschäfte
Die Schlagworte «Glasnost» und «Perestrojka», mit denen zu verhindern.
sich heute Ansätze zu einer minimalen Demokratisierung in Wer glaubt, sich um Sanktionen foutieren zu können, wer
der Sowjetunion abzeichnen, sind nicht das Ergebnis des glaubt, Massnahmen gegen Umgehungsgeschäfte seien
kalten Krieges, der Isolierung und der Ablehnung, sondern nicht nötig, stiehlt sich schlicht und einfach aus der Verant-
der diplomatischen und wirtschaftspolitischen Akzeptanz. wortung. Wer wegschaut vom Elend, das das Apartheid-
Darauf hat auch Südafrika Anspruch. Regime tagtäglich in Südafrika anrichtet, macht sich mit-
Aus allen diesen Gründen vermag die Stossrichtung des zur schuldig.
Debatte stehenden Ratsgeschäfts selbst dann nicht zu über-
zeugen, wenn man unterstellt, dass es vom Initianten gut- M. Ziegler: Je me prononce en faveur de la proposition
gläubig eingereicht wurde. Ich empfehle Ihnen daher, der Rechsteiner, donc et aussi de la minorité de la commission.
Initiative keine Folge zu geben. Une formidable hypocrisie caractérise la position de la majo-
rité de la commission et du Conseil fédéral.
L'Afrique du Sud connaît un régime terroriste - vous le
Frau Fetz: Was ich von den Berichterstattern der Kommis- savez tous, en Suisse on n'est pas analphabète. Cinq mil-
sion und auch von einigen Fraktionssprechern zu diesem lions de Blancs y oppriment, depuis 1948 que le parti natio-
Thema gehört habe, grenzt an Gesundbeterei und verschlei- nal est au pouvoir, 22 millions de Noirs. Ils régnent par la
ert, was tatsächlich in den Beziehungen Schweiz-Südafrika terreur, l'arbitraire, l'assassinat sélectif et la torture. L'armée
geschieht. Zu dieser Verschleierung zitiere ich Ihnen, was sud-africaine est dans le sud de l'Angola. Par Renamo
der südafrikanische Pater Nolan als Gast der schweizeri- interposé, elle est dans l'est du Mozambique et vient de
schen Kirchen gesagt hat und was ich sehr zutreffend finde: ravager le Lesotho. Ce régime terroriste qui sévit depuis des
«Was Südafrika und die Schweiz verbindet, ist wohl, dass années est porté, financé, soutenu à bout de bras par la
beide den Götzen des Geldes und der Macht anbeten.» Suisse, seule parmi les sociétés démocratiques indus-
In seinem Heimatland Südafrika wird weiter gemordet und trielles. Les importations d'Afrique du Sud ont passé, l'an-
gefoltert und werden demokratische Oppositionsgruppen née dernière, de 154 millions à 394 millions de francs. En un
verboten - die offizielle Schweiz hüllt sich vornehm ins an donc, elles ont plus que doublé. Swissair a intensifié son
Neutralitätsmäntelchen. Wer das Regime in Pretoria wirt- trafic avec ce pays. 65 pour cent de l'or sud-africain sont
schaftlich oder moralisch unterstützt, wie dies die Schwei- négociés à Zurich qui a pris la place de Londres sur le
zer Grossbanken und Wirtschaftskreise tun und wie es lei- marché de l'or.
der auch beim unschlüssigen EDA in den Stellungnahmen On prétend qu'il n'est pas possible de prendre des sanc-
immer wieder durchschimmert, hat längst Stellung bezo- tions. N'étant pas vraiment «dans le coup», étant neutre, on
gen: nämlich gegen die unterdrückte schwarze Mehrheit se contente simplement de freiner les détournements de
und für das rassistische Regime in Südafrika. sanctions qui se feraient dans nos ports francs. Cela ne peut
An dieser Stelle erinnere ich daran, dass die offizielle durer. On ne peut pas continuer de raisonner de cette façon
Schweiz mindestens seit 1968 - seit die südafrikanische dans un Parlement civilisé.
Reservebank einen wesentlichen Teil ihres Goldes über den Je suis persuadé qu'un homme aussi remarquable que René
Zürcher Goldpool vermarktet - immer wieder in die Lücke Felber saura trouver le courage pour changer de politique.
gesprungen ist, wenn Südafrika politisch unter Druck gera- La première chose à faire est de demander à l'ambassadeur
ten ist. Das war 1976 nach dem Soweto-Aufstand, 1981 mit sud-africain, M. Pretorius, de respecter la neutralité suisse,
der Lieferung des Kaiseraugst-Urans und 1985/86 mit der le règlement diplomatique, et de ne plus écrire aux parle-
offiziösen Vermittlerrolle von Herrn Leutwiler so. mentaires. En tant que conseiller national, je considère
10. März 1988 N 257 Südafrika-Politik
comme une insulte personnelle le fait de recevoir, à mon Welt die Wirkung der Sanktion auf Südafrika heute nicht
domicile, des lettres de l'ambassadeur d'Afrique du Sud en mehr gleich beurteilt wird wie vor zwei Jahren. Es ist eine
Suisse par lesquelles il tente de m'influencer dans mes Ernüchterung eingetreten. Warum? Denken Sie an die
prises de position. Cela - je le répète - est contraire au Arbeitslosigkeit. Eine geschlossen mit anderen Nationen
règlement diplomatique. durchgeführte Sanktion - das hat man ungefähr errechnet -
L'intervention la plus intéressante émanant de nos adver- würde eine zusätzliche Erhöhung der Arbeitslosigkeit um
saires est celle de M. Bonny. Extraordinairement habile! Que 600 000 Stellen bedeuten. Schon heute leidet Südafrika
dit MJ,Bonny? Ceci: «II y a des violations des droits de unter einer stark verbreiteten Arbeitslosigkeit. In gewissen
l'homme en Afghanistan, en Corée du Sud, au Chili, pour- Gegenden erreicht sie etwa einen Drittel der vorhandenen
quoi singulariser l'Afrique du Sud»? Bien sûr, il y a des Arbeitskraft. Davon sind vor allem die Schwarzen betroffen.
violations des droits de l'homme un peu partout dans ce Ist es nun also sinnvoll, weitere Massnahmen zu ergreifen,
monde horrible de violences, de souffrances. Mais en Afri- die diese Tendenz verstärken?
que du Sud, nous avons une responsabilité causale, nous Eine zweite Ueberlegung: Es hat sich in Südafrika immer
sommes des complices de ce régime et c'est pour cette wieder gezeigt, dass die Wirtschaft liberaler denkt als die
raison qu'il faut le singulariser. Staatsführung. Ich stelle in diesem Zusammenhang leider
M. Bonny a vu à la télévision la manifestation de Terre- fest, dass viele, die über Südafrika sprechen, sich mit der
blanche, chef de l'extrême-droite du parti nationaliste. Il me Geschichte dieses Landes überhaupt nicht befasst und
rappelle une théorie de nazis - pas lui bien entendu - qui noch nie ein Geschichtsbuch darübergelesen haben, sonst
disaient: «Ne condamnons pas Hitler, parce que Bormann, würden sie diese markante Differenz festgestellt haben. Die
son remplaçant est pire.» Rien contre Botha parce que Wirtschaft hat z. B. erreicht - über die Jobrotation, also den
Terreblanche et l'extrême-droite du parti nationaliste Wechsel bei den Arbeitsplätzen -, dass sie heute schwarze
seraient pires. Cela ne va pas. Tous, Botha, Terreblanche, Fahrer für die Trucks einstellen können, obschon die weisse
etc., tous les leaders des différentes fractions du parti natio- Gewerkschaft Widerstand geleistet hat.
naliste sont des ennemis de l'humanité et aussi du peuple Die Wirtschaft hat erreicht - und zwar führend auch die
suisse. Ils doivent donc être combattus. Schweizer Unternehmen -, dass in Kantinen Schwarz und
On me dira aussi: les boycottages, les sanctions, de toute Weiss zusammen isst, dass Büroräume geschaffen worden
façon, cela ne marche jamais! Je vous signale que je reviens sind, wo Schwarz neben Weiss arbeitet. Die Wirtschaft allein
du Viêt-Nam. Depuis treize ans, soit depuis la libération de hat es erreicht, dass es heute schwarze Vorarbeiter gibt,
Saigon en avril 1975, la Suisse boycotte ce pays. Il y a là denen Weisse unterstellt sind. Die Administration, die Ver-
boycottage total. Ni pièce de rechange, ni crédit commer- waltung des Staates hat das nicht zugelassen, aber die
cial, rien, un boycottage silencieux total à la demande des Wirtschaft hat es durchgesetzt. Die Wirtschaft setzt auch
Américains. Et on vient me dire que nous sommes incapa- durch, dass Schwarze ausgebildet werden und in die Mittel-
bles de participer au boycottage qu'ont entrepris les peuples klasse aufsteigen können.
et les Etats civilisés d'Europe contre l'Afrique du Sud! Mit einer Verstärkung der Sanktion schwächt man die Wirt-
Enfin, dire que les Africains eux-mêmes, comme l'a dit schaft und erreicht diese langsame Umwälzung im sozialen,
M. Rychen de l'UDC-mon grand-père était parmi les fonda- gesellschaftlichen Bereich nicht. Man stoppt sie. Das wäre
teurs de ce parti, il était quelqu'un de magnifique; aujour- schade!
d'hui l'UDC a hélas bien changé - ne veulent pas le boycott Im übrigen mache ich Sie darauf aufmerksam, dass die Welt
alors que les 17 organisations africaines, indiennes, Südafrika zum Beispiel bei den Waffen boykottiert hat. Was
métisses, qui ont été interdites le 29 février, ont signé un ist daraus entstanden? Südafrika hat einfach eigene Waffen
appel commun adressé à la CEE demandant aux Européens geschaffen und gehört heute zu den grossen Produzenten
de prendre enfin des mesures. M. Rychen, ressortissant du von ausgezeichneten Waffen.
canton de Berne, vient nous dire: «de toute façon, faites Südafrika hat man boykottiert bei den Lieferungen mit
attention, les Africains, en Afrique du Sud, risquent de Erdöl. Was hat Südafrika gemacht? Es ist heute führend in
souffrir, ils n'en veulent pas.» Or, ces mêmes Africains nous der Verflüssigung von Kohle, die es besitzt. Mit Abstand die
réclament des sanctions. grössten Anlagen stehen in Südafrika.
Dernière remarque, je connais les limites du Parlement, je So hat Südafrika es verstanden, aus der Not eine Tugend zu
sais qu'il a un pouvoir visible et un pouvoir invisible en machen. Mit Sanktionen verstärkt man diese Tendenz.
Suisse. Vous lisez Bilanz, c'est un excellent mensuel. Dans Und ein letzter Punkt: Man verstärkt natürlich auch politisch
Bilanz de mars 1988, le nouveau président de la direction die extreme Seite.
générale de l'Union de Banques Suisses, M. Robert Studer, Wir sollten eigentlich zur Kenntnis nehmen, dass die heutige
qui succède à M. Senn relève que nous devons «soigner Regierung in einer Auseinandersetzung mit den Rechtsex-
trois marchés particuliers dans les années à venir. Ce sont le tremisten steht und wir gut daran täten, die Rechtsextremi-
Moyen-Orient, le Japon et l'Afrique australe.» sten nicht direkt zu unterstützen. Wir würden das aber mit
Je ne me fais aucune illusion, même si, ici, il se produisait einer Sanktion tun.
une improbable insurrection des consciences, le soutien à Deshalb bitte ich Sie, die parlamentarische Initiative von
l'Afrique du Sud, le financement du régime terroriste de ce Herrn Rechsteiner abzulehnen.
pays continueront pour des raisons de gain, d'accumulation
de plus-value, de maximalisation du profit, de la part de ce Braunschweig: 1968 habe ich im Zürcher Kantonsrat einen
pouvoir immense qui existe en Suisse et que nous ne Vorstosszu Südafrikas Rassentrennungspolitik eingereicht.
contrôlons pas, que sont les grandes banques. Vom damaligen Regierungsrat Ernst Brugger, später Bun-
Or, c'est nous, Parlement, et vous, Conseil fédéral, qui desrat, Volkswirtschaftsdirektor, habe ich eine sehr unbe-
sommes les dépositaires de la dignité de notre pays, de friedigende Antwort bekommen. Ich erinnere mich an die
notre histoire. Je vous prie donc d'accepter l'initiative Rech- Diskussion, an der sich auch Kantonsrat Dr. Fritz Honegger
steiner. beteiligt hat - später ebenfalls Bundesrat. Da wurde gesagt,
in Südafrika sei eine gute Entwicklung im Gange. Man
Stucky: Wir sind in der Diskussion bereits dort angelangt, brauche Zeit und müsse Geduld haben. Wir dürften diesen
wohin die Initiative, wenn man sie wörtlich nimmt, eigentlich hoffnungsvollen Prozess von aussen her nicht stören. Heute
gar nicht hingezielt hat. Es ist ganz offensichtlich, dass man - nach zwanzig Jahren - höre ich wieder dieselben Worte.
jetzt wieder über eine allgemeine Sanktion spricht. Deshalb Was eben Herr Stucky von der langsamen Durchsetzung
gestatte ich mir, auch zu diesem Punkt einige Ueberlegun- sagte, ist fast wörtlich dasselbe, was ich von Herrn Brugger
gen zu machen. zu hören bekam. Ich erinnere mich an ein Gespräch mit
Man muss doch die Sanktionen und die Wirkungen ganz Verleger und Redaktor Theodor Gut, der auch einmal in
nüchtern oder - wie Herr Bäumlin gesagt hat - realistisch diesem Rate sass-ein liberaler Nationalrat und ein liberaler
abwägen. Sie können feststellen, dass in der internationalen Mensch, obwohl er dem Zürcher Freisinn angehörte! Er
Politique à l'égard de l'Afrique du Sud 258 N 10 mars 1988
sagte: «Ich war Gast in Südafrika und habe dort ein Kinder- diesem Lande gewidmet wird. Diese gezielte Aufmerksam-
heim gesehen mit schwarzen Säuglingen, sauber und gut keit geht einerseits auf die unerfreulichen Zustände und
gepflegt, lieblich anzusehen.» Ich frage: Was ist daraus gravierenden Gewaltakte in diesem Land zurück, auf die
geworden? Wir lesen täglich in der Zeitung und bekommen offensichtlichen Verletzungen von Menschen- und Freiheits-
es bestätigt, dass die Polizeimassnahmen zugenommen rechten. Sie gründet aber zweitens- und wahrscheinlich bei
haben, dass der Terror grausamer geworden ist, dass die vielen vor allem - auch darin, dass Südafrika zu einem
wirtschaftliche Entwicklung zwar in einzelnen Bereichen negativen Symbol, zum Feindbild und zum Objekt einer
möglicherweise technokratische Fortschritte erzielt hat, weltweiten Agitation gegen den «weissen Kapitalismus»
dass aber die Freiheit für jene Menschen, die unterdrückt gemacht wurde. Südafrika wird, wie es in einer Eingabe der
werden, keine Fortschritte gemacht hat. Sozialdemokratischen Partei der Schweiz bereits 1986
Und was hören wir in dieser Debatte? Der Präsident der hiess, als «Sonderfall» betrachtet, bei dem auch die wirt-
Kommission sagte: Wir wollen Dialog und Ueberzeugungs- schaftlichen Beziehungen moralischen Gesichtspunkten
arbeit fortsetzen. Grundsätzlich bin ich damit einverstanden. unterworfen werden müssten.
Aber wenn dieser Dialog während Jahrzehnten ergebnislos In Südafrika werden Freiheits- und Menschenrechte vor
geführt worden ist, stellt sich doch für jedermann und jede- allem der Schwarzen schwer verletzt. Alle diese Verletzun-
frau die Frage: Welche anderen Wege können wir beschrei- gen sind zu brandmarken und zu bekämpfen - wie alle
ten? Herr Rychen, ich habe Verständnis, wenn Sie für Menschenrechtsverletzungen, wo immer sie vorkommen. Es
Geduld plädieren. Aber Sie dürfen doch nicht so reden, als gibt Menschenrechtsverletzungen nicht nur in Südafrika,
ob die Geschichte erst da begonnen hätte, als Sie in die sondern in zahlreichen anderen Staaten Afrikas auch, z. B.
Politik eintraten. in Eritrea, wo sie fast an Völkermord grenzen. Es gibt im
1964 war ich als Vertreter des Schweizerischen Arbeiterhilfs- kommunistischen Vietnam Konzentrationslager und Unter-
werkes in Genf an Sitzungen einer Uno-Spezialkommission. drückungen, die Tausende von Leuten veranlassen, in klei-
Dort hat man über Evakuierungspläne für Weisse aus Süd- nen Booten und unter grössten Risiken zu fliehen. Darüber
afrika im Falle eines Umsturzes gesprochen. hört man von unserer politischen Linken und auch von den
Ich frage alle, die heute von Geduld gesprochen haben: Was Hilfswerken relativ wenig. Wann haben Sie, Herr Rechstei-
haben Sie denn für Alternativen, wenn die Sanktionen - ner, zum Beispiel zum letzten Mal an einer Strassendemon-
heute geht es nur um die Vermeidung von Umgehungsge- stration gegen die Unterdrückungen in Aethiopien teilge-
schäften - angeblich zu nichts führten? Haben Sie eine nommen?
Alternative? Sehen Sie andere Möglichkeiten? Unterbreiten Als Präsident der Europäischen Konferenz für Menschen-
Sie Vorschläge, oder bleiben Sie bei den schönen Worten rechte und Selbstbestimmung erfahre ich auch heute noch
Geduld, Dialog, Ueberzeugung? aus Emigrantenkreisen zahlreiche Beispiele von Menschen-
Der Vorwurf, Sanktionen seien Heuchelei, hat mich getrof- rechtsverletzungen und Freiheitsbeschränkungen in einer
fen. Der Kommissionspräsident hat ihn erhoben. Ganz mas- grossen Zahl von osteuropäischen Staaten. Aber noch nie-
siv hat ihn Herr Eggly wiederholt. Da frage ich: Was tun denn mandem wäre es eingefallen, mit einer parlamentarischen
wir? Wir reden in der Woche zwei Tage lang von Demokra- Initiative gegen Aethiopien, gegen die DDR, gegen Rumä-
tie, Rechtsstaatlichkeit und Menschenrechten, und während nien oder Vietnam wirtschaftliche Boykottmassnahmen wie
fünf Tagen machen wir Geschäfte mit Südafrika und strei- gegen Südafrika zu verlangen. Wenn wir gegen alle totalitä-
chen massive Gewinne ein! Wenn das keine Heuchelei ist, ren und autoritären Regimes Massnahmen ergreifen wür-
Herr Eggly - leider sind Sie nicht mehr hier im Saal! den, wie sie gegen Südafrika verlangt werden, müssten wir
Für mich war es erschreckend, als Herr Eggly sagte, Man- mit zwei Dritteln der Weltbevölkerung im Streit und in
dela werde im Gefängnis immerhin als Mensch betrachtet. gestörten Beziehungen leben. Das wäre unmöglich. Das
Das ist alles, was ein angeblich liberaler Mensch zu Süd- verlangt wohl niemand.
afrika sagen kann, wenn ein Mann aus Ueberzeugungs- und Gegen Südafrika sind die Grundsätze unserer Aussenpolitik
aus politischen Gründen während Jahrzehnten im Gefäng- anzuwenden, wie sie gegen jedes totalitäre und autoritäre
nis sitzt. Wenn Herr Eggly nicht schon lange seinen Libera- Land angewendet werden. Eine Sonderbehandlung, nur
lismus preisgegeben hätte, hätte er es heute getan. Ist das weil Südafrika heute eine bevorzugte Zielscheibe einer welt-
wirklich alles, was von liberaler Seite zu bedrohten Grund- weiten Agitation ist, lehne ich ab. Der Ruf nach einer sol-
freiheiten und zur Menschlichkeit zu sagen ist? chen Sonderbehandlung macht im Gegenteil die linken und
Herr Eggly sprach auch von der Situation nach der algeri- die kirchlichen Solidaritätsgruppen als Vorkämpfer der
schen Revolution 1962/63. Ich war damals als Delegierter Menschenrechte und der Freiheit unglaubwürdig; denn das
der Rotkreuzliga in Algerien und habe die Befreiung miter- muss den Verdacht nähren, dass es ihnen nicht nur um die
lebt. Ich habe aber auch die Schattenseiten einer siebenjäh- Menschenrechte, sondern vor allem auch um den Umsturz
rigen Revolution des Blutvergiessens miterlebt. Ich habe die eines ihnen verhassten Regimes geht.
Nachteile gesehen - und auch die Terrorakte der weissen Eine glaubwürdige schweizerische Aussenpolitik muss eine
Minderheit, bevor sie abreisen musste. Ich weiss aus konsequente Menschenrechtspolitik gegenüber allen totali-
bescheidener, aber eigener Erfahrung, wovon ich spreche. tären und autoritären Staaten sein. Eine Sonderbehandlung
Deshalb wünsche ich wirklich nicht, dass dieses Blutver- Südafrikas hat darin keinen Platz, ebensowenig Sanktionen,
giessen in Südafrika immer noch grausamer wird. Aber ich wie sie Herr Rechsteiner heute wieder gefordert hat. Hinge-
bin überzeugt, dass mit jedem Jahr, in dem wir dieses gen haben wir auf diplomatischem Weg dahin zu wirken,
Apartheid-Problem nicht grundsätzlich und richtig lösen Menschenrechtsverletzungen einzudämmen, und unsere
können, die Gefahr grösser wird, dass es dort zu einem öffentliche Meinung kann und soll ihren Druck zugunsten
Blutbad kommt, das weit schrecklicher ist als das Blutver- eines evolutionären Wandels geltend machen und den
giessen, das wir schon erlebt haben. Reformkräften den Rücken stärken. Dass dies nötig ist,
Als Schweizer hatten wir nach dem Zweiten Weltkrieg den haben die letzten Wahlen in Südafrika mit dem Erfolg der
Ruf, wir seien Kriegsgewinnler gewesen. Heute sind wir konservativen Kräfte gezeigt. Aeusserer Druck führt eher zu
nicht bedroht wie im Zweiten Weltkrieg. Um so weniger einer stärkeren Polarisierung. Wir sind für den Wandel der
wollen und können wir uns den Ruf von Sanktionengewinn- Verhältnisse in Südafrika. Wenn dieser Wandel aber nicht in
lern leisten! ein neues schwarzes autoritäres oder totalitäres System und
in die Verfolgung der Weissen ausmünden soll, so muss er
Müller-Meilen: Gestatten Sie mir einige grundsätzliche allmählich unter Einbezug der gesprächswilligen schwarzen
Bemerkungen zur Südafrika-Politik. Südafrika geniesst seit Führer vor sich gehen!
langem eine Vorzugsbehandlung bei Herrn Kollege Rech-
steiner, bei einem grossen Teil der politischen Linken und Frau Bäumlin Ursula: Es ist nicht sehr dankbar, vermutlich
beiden Hilfswerken in diesem Lande-eine Vorzugsbehand- als letzte oder zweitletzte hier noch etwas zu sagen.
lung zumindest in bezug auf den Umfang der Publizistik, die Ich möchte an das anknüpfen, was gestern hier geschehen
10. März 1988 N 259 Südafrika-Politik
ist: Bei der Strassenverkehrsgesetzesrevision ging es
gestern u. a. um 20 cm, und Handels- und Gewerbefreiheit
haben auf Kosten schwächerer Verkehrsteilnehmer und der
Natur legiferiert. Hier, in diesem Saal! Zum Glück haben
dazu noch mehr und andere Leute demokratisch etwas zu
sagen. Das Referendum ist angekündigt, und in den Kanto-
nen und Gemeinden werden wir uns gegen die Folgen der
gestrigen Beschlüsse wehren müssen und hoffentlich auch
können.
Heute politisieren schweizerische Wirtschaftsinteressen auf
Kosten vollständig entrechteter, unterdrückter, ausgebeute-
ter,-gefolterter und mit dem Tod bedrohter schwarzer Men-
schen: Männer, Frauen, Kinder - ich wiederhole: Kinder.
Man kann das in vielen Zeitungen und anderen Massenme-
dien lesen und sehen. Diese Interessen, die ich genannt
habe, werden versuchen, konkrete und deswegen über-
haupt wirksame Massnahmen, ob sie nun Sanktionen oder
anders heissen, gegenüber dem Apartheidregime Südafri-
kas zu verhindern. Das Stichwort heisst heute: Courant
normal.
Gegen 20 cm zuviel kann ein Referendum ergriffen werden.
Für den schwer erklärbaren Courant normal ist im Schwei-
zervolk schwer zu werben. Trotzdem müssen wir aus zwei
Gründen draussen weiterkämpfen:
Erstens werden wir hier drinnen trotz gehobener «Fachdis-
kussion» vermutlich unterliegen. Auf Kosten welcher Men-
schen, habe ich vorhin schon gesagt.
Zweitens redeh die Gegner.der Sanktionen-Initiative draus-
sen auch - und wie! Herr Dreher redet sehrwahrscheinlich
draussen gleich, wie er hier geredet hat. Andere Politiker -
das möchte ich noch erwähnen - reden draussen anders,
z. B. die Vertreter der «Aktion Kirche wohin?». Das sind u. a.
die Herren Sonny, Sager und Blocher. Es sind merkwürdi-
gerweise dieselben Politiker, Wirtschaftsvertreter und
Experten, die nicht müde werden, Kirchen, Pfarrern und
Gläubigen, die den Hilferuf ihrer Brüder und Schwestern
aus Südafrika gehört haben und für sie eintreten, das Politi-
sieren und die sogenannte «politische» Predigt, wie sie
sagen, zu verbieten und sie mit üblen Aktionen zu unterbin-
den versuchen. Zu meiner nicht geringen Verwunderung
sind einige von ihnen letzthin sogar selber unter die Predi-
ger gegangen. Was predigen diese Leute wohl? Was ver-
breiten sie mit ihren Broschüren und über die asa- das ist
die «Arbeitsgruppe südliches Afrika» - wohl im Volk für eine
Südafrikapolitik?
Mehr als aufklären können wir nicht. Aber das müssen wir
tun. Hier drinnen und draussen auch. Das möchte ich vor
allem Monika Stocker sagen: Deine Tränen ehren Dich,
Monika, die Du vorhin vergossen hast! Abergib nicht zu früh
auf. Es gibt noch viel zu tun!
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen
Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 12.30 Uhr
La séance est levée à 12 h 30
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Rechsteiner Südafrika-Politik
Interpellation Rechsteiner Politique à l'égard de l'Afrique du Sud
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1988
Année
Anno
Band I
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 09
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 87.918
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 10.03.1988 - 08:00
Date
Data
Seite 246-259
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Pagina
Ref. No 20 016 179
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