Federal Funding for University Research Affirmed
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court affirmed the federal government's role in supporting universities, acknowledging the ethical neutrality of scientific knowledge itself and emphasizing that its application determines its moral value. The court also addressed concerns about incremental policy changes, stating that the current proposals align with established priorities in new technologies and environmental sciences, and also promote international collaboration in research, ultimately approving the funding for 1988-1989.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 21 HFG; Federal Funding for University Research Affirmed: The court also addressed concerns about incremental policy changes, stating that the current proposals align with established priorities in new technologies and environmental sciences, and also promote international collaboration in research, ultimately approving the funding for 1988-1989.
Schlagwörter
KI-generiertZitierte Gesetzesbestimmungen
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertCited as the legal basis for the government's report to the chambers on the intervention of the executive in science, research, and teaching.
Volltext
6. Oktober 1987 N 1357 Hochschulförderung. Kredite 1988-1989
comprends et ils ne peuvent être écartés qu'en faisant avoir la souplesse et la rapidité de réaction nécessaires.'afin
preuve d'un minimum de confiance dans la technique et de ne pas manquer le train.
dans la recherche. Ces dernières supposent au moins une Je termine en signalant que les propositions du Conseil
connaissance sommaire du problème. fédéral sont entièrement conformes aux priorités en matière
D'autre part, nous avons des interrogations que je qualifie- de recherche scientifique qu'il a déterminées, il y a deux
rais de portée plus vaste, soit celles qui ont trait à l'utilisation ans, à l'occasion de la présentation de son rapport. La
actuelle ou future des recherches pour lesquelles nous nous première priorité est liée aux nouvelles technologies. Notre
engageons aujourd'hui. Les mots sont tombés, M. Euler dit: objet va tout à fait dans ce sens. La deuxième priorité est liée
«die Wissenschaft und die Technik wurden nicht immer zum aux sciences de l'environnement. Elle est indirectement
Wohl der Menschheit gebraucht». M. Zwygart a fait la même engagée par la proposition présentée par le Conseil fédéral
observation: «nicht alle menschlicher Kenntnisse wurden pour les raisons indiquées ci-dessus. Toute une série des
immer zum Wohl der Menschen angewandt». recherches entreprises pourraient avoir des retombées
M. Braunschweig s'est préoccupé des certitudes exprimées exceptionnellement positives dans le domaine de l'environ-
par M. Mühlemann à cette tribune. Pour ma part, je partage nement.
l'opinion de Mme Segmüller. Troisièmement, à propos du climat général dans lequel doit
En définitive, les connaissances techniques et l'évolution de se développer la recherche en Suisse, la proposition qui
la recherche n'ont qu'un caractère neutre du point de vue de vous est faite est également entièrement conforme aux
l'éthique. C'est l'application qui en est faite qui est essen- objectifs du Conseil fédéral. Il y a deux ans, il affirmait que la
tielle. L'histoire nous a appris que, hélas, de temps à autre, recherche scientifique devait de plus en plus s'organiser sur
ces connaissances ont été utilisées d'une façon condamna- le plan international. Même les moyens d'un grand pays -
ble du point de vue moral. Pourtant, nous serions les der- imaginez-vous ceux d'un petit Etat comme la Suisse -
niers à rejeter pour ces raisons l'évolution de la technique et deviennent de plus en plus précaires. Nous devons nous
de la recherche qui ont vraisemblablement apporté à l'hu- engager toujours davantage dans la voie de la collaboration
manité des avantages et des progrès plus grands qu'en internationale.
aucune autre période de l'histoire. Par conséquent, les objectifs du Conseil fédéral seront plei-
Il faut donc une certaine confiance de base dans la techni- nementatteints. Les deux propositions qui vous sont soumi-
que et la recherche. Ceux qui ne l'ont pas auront - comme ses méritent une approbation qui va au-delà du scepticisme
l'a dit M. Braunschweig - le «Mut zum Nein». Certes, de éprouvé par le Parlement.
temps à autre, il faut avoir le courage de dire non. Mais,
aujourd'hui, je ne pense pas que nous soyons dans une Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen
situation qui l'exige. Il faut donc entretenir une certaine Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière
confiance et savoir que l'application future dépendra -
comme l'a dit M. Mühlemann - de chercheurs auxquels on Detailberatung - Discussion par articles
attribue une responsabilité morale, d'une éconpmie à
laquelle on reconnaît également une responsabilité éthique Titel und Ingress, Art. 1 und 2
et d'un monde politique qui doit toujours effectuer des Antrag der Kommission
choix. Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Je vous engage donc à dissiper les doutes légitimes qui
auraient pu naître à l'occasion de l'examen de ce message. Titre et préambule, art. 1 et 2
Néanmoins, je conviens que ceux ne sachant pas les dépas- Proposition de la commission
ser ne peuvent que repousser l'évolution de la technique et Adhérer à la décision du Conseil des Etats
de la recherche en assumant toutes les conséquences qui
pourraient en découler pour le développement de l'espèce Angenommen - Adopté
humaine.
Le deuxième élément de perplexité est lié à la «Salamitak- Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
tik» qui serait l'attitude systématique du Conseil fédéral. Je
ne peux que vous répondre sur la base des expériences que Für Annahme des Beschlussentwurfes 78 Stimmen
j'ai effectuées au cours de ces quelques mois et sur un (Einstimmigkeit)
regard jeté en arrière.
L'intérêt pour les deux institutions de Grenoble pour les- An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
quelles on vous demande un soutien s'est manifesté dans
les années 1984 et 1985, lorsque l'arrêté en matière de
recherche scientifique pour la période courante avait déjà
été voté par le Parlement. Le moment n'était pas encore
venu de vous proposer une participation à ces institutions.
#ST# 87.029
Sur la base de l'évolution des projets qui s'y développaient,
il fallait examiner si une telle proposition était utile ou non. Hochschulförderung. Kredite 1988-1989
Lorsque nous avons su que cette participation se révélait Aide aux universités. Crédits 1988-1989
opportune, j'ai personnellement demandé - alors que j'en
étais au premier mois de mon activité au Conseil fédéral - de Botschaft und Beschlussentwurf vom 1. April 1987 (BBI II, 397)
lier ce message à celui, plus vaste, qui a été traité à la Message et projet d'arrêté du 1er avril 1987 (FF II, 401)
session d'été du Conseil national et qui concerne le soutien, Beschluss des Ständerates vom 4. Juni 1987
en général, à la recherche scientifique. Pourquoi ai-je agi de Décision du Conseil des Etats du 4 juin 1987
cette façon? Pour permettre au Parlement, Monsieur Braun-
schweig, de se faire une idée d'ensemble des propositions
actuelles du Conseil fédéral.
En outre, sur la base des expériences faites avec les deux
institutions de Grenoble, il est possible que d'autres entre- Antrag der Kommission
prises internationales se manifestent au cours de ces pro- Eintreten
chaines années. Elles demanderont, elles aussi, une capa-
cité de réaction rapide de la part du Conseil fédéral et du Proposition de la commission
Parlement. En effet, très souvent - nous en avons des Entrer en matière
preuves dans le secteur de la recherche scientifique et
même dans celui des nouvelles technologies- les décisions Landolt, Berichterstatter: Ganz im Gegensatz zu den bishe-
internationales sont prises à très courte échéance et il faut rigen Gepflogenheiten beantragt uns der Bundesrat, die
Aide aux universités. Crédits 1988-1989 1358 N 6 octobre 1987
Gelder für die Hochschulförderung nur für zwei statt für einen Mehrjahresplan ausarbeitet, aufgrund dessen die
mehrere - in der Regel waren es vier Jahre - zu bewilligen. Anträge dem Bundesamt vorgelegt werden und auch, wenn
Der Bundesrat will nämlich das Hochschulförderungsgesetz in Spezialkommissionen zum Beispiel Studien über Informa-
revidieren und die Neufassung auf den I.Januar 1990 in tik und Forschung und dergleichen bestehen, so bedeutet
Kraft treten lassen. Er glaubt, dass im Rahmen des zweiten das schlussendlich immer noch nicht, dass effektiv eine
Pakets der Neuverteilung der Aufgaben zwischen Bund und effiziente Koordination gewährleistet ist und auch funktio-
Kantonen das HFG revidiert werden muss. niert. Im Gegenteil haben Sie, Herr Bundesrat, uns eindeutig
Diese Tatsache im Teil der Botschaft an die Räte und die gesagt, die Bundesverfassung erlaube zwar die Unterstüt-
Berichterstattung des Bundesrates an die Bundesversamm- zung der kantonalen Hochschulen, aber es sei verfassungs-
lung im Teil B gemäss Artikel 21 HFG gab der Kommission rechtlich fragwürdig, ob diese Hilfe mit Auflagen verbunden
und gibt hier im Rat Gelegenheit, über die Art nachzuden- werden dürfe.
ken, wie die politische Exekutive auf gesetzliche Weise in Damit hat Herr Bundesrat Cotti uns offen und deutlich
die Wissenschaft, Forschung und Lehre eingreift. Hier gibt gesagt, dass die Kantone absolute Autonomie geniessen in
es die Möglichkeit, zu kritisieren und Anregungen zu bezug auf ihre Hochschulen. Wir haben zur Kenntnis
machen. Aus diesem Grund ist zu bedauern, dass nur Kom- genommen, dass der Bundesrat diesen Status keinesfalls
missions- und Fraktionssprecher Gelegenheit haben, sich ändern will. Aber weil trotzdem die Notwendigkeit einer
positiv oder negativ zur Botschaft und zum Bericht zu äus- verstärkten gesamtschweizerischen Koordination in der Bil-
sern. Nachdem aber Herr Bundesrat Cotti fest entschlossen dungs- und Forschungspolitik besteht, erwarten wir eine
ist, bereits anfangs nächsten Jahres das revidierte HFG in effiziente Forschungskoordination aller unserer Hoch-
die Vernehmlassung zu bringen, werden die Parteien, die schulen.
Kantone und weitere interessierte Kreise demnächst zum Unsere Kommission empfiehlt Ihnen, auf die Vorlage einzu-
neuen Gesetz Stellung beziehen können. treten, die Kredite gemäss Antrag des Bundesrates zu bewil-
Die beiden Kommissionen Wissenschaft und Forschung des ligen sowie vom Bericht des Bundesrates Kenntnis zu neh-
Ständerates und des Nationalrates werden während der men und die beiden Postulate abzuschreiben.
nächsten Legislaturperiode sowohl über ein neues ETH-
Gesetz als auch über das revidierte Hochschulförderungs- M. Giudici, rapporteur: En vertu de la loi sur l'aide aux
gesetz beraten müssen. Aus dieser Sicht sind die wenigen universités du 28 juin 1968, la Confédération verse aux can-
markanten, aber kritischen Bemerkungen, die in der Kom- tons des subventions considérables pour leurs dépenses
mission gefallen sind, zu verstehen und die Rednerlistenbe- universitaires. En 1986, par exemple, ces subventions ont
schränkung akzeptabel. atteint environ 330 millions de francs. Ces contributions
Zweck und Aufgabe der Hochschulförderung an die acht sont en majeure partie versées sous forme de subventions
kantonalen Hochschulen entsprechen jenen, die in der Bot- de base en faveur des dépenses d'exploitation des univer-
schaft über die Finanzierung des Nationalfonds und der sités. Par ailleurs, la Confédération participe, à raison de 35
wissenschaftlichen Akademien vor einem halben Jahr hier à 60 pour cent, aux investissements (construction, acquisi-
erwähnt wurden. Erinnerungshalber sei gesagt, dass grund- tion d'appareils etc) des cantons ayant la charge d'une
sätzlich Beiträge an Betriebsausgaben der Hochschulen - université. C'est par le biais d'un arrêté fédéral qui fixe
das sind die Grundbeiträge - und zum. ändern Beiträge an l'ampleur de l'aide fédérale pour une période de plusieurs
einzelne Investitionsvorhaben ausgerichtet werden. Erstere années que l'engagement financier de la Confédération est
werden alljährlich an die Hochschulen ausbezahlt, letztere géré. Les demandes de crédit pour la sixième période de
sind Verpflichtungskredite, die im nachhinein nach Realisie- subventionnement, limitée exceptionnellement à 1988 et
rung und Abrechnung den Kantonen rückvergütet werden. 1989 sont à l'ordre du jour. Les subventions de base s'élè-
Ich darf hier daran erinnern, dass vor drei Jahren der GPK vent à 592 millions et le crédit d'engagement à 155 millions.
unseres Rates die Abrechnungen und insbesondere die Art Je vous demande de comprendre cette proposition du
und Weise der Rechnungsstellung der Hochschulkantone Conseil fédéral dans la perspective de l'effort entrepris par
Anlass zu einer Untersuchung gegeben haben. An einer notre pays, en tant que nation industrielle moderne, pour
Sitzung unserer Kommission zusammen mit dem Präsiden- faire face au rythme accéléré qu'a pris le développement de
ten dieser Spezialkommission der GPK und dem Präsidium la science et de la recherche dans le monde entier et pour
der Hochschuldirektorenkonferenz ist versucht worden, die maîtriser cette évolution. Pour y parvenir, notre économie,
verschiedenen Meinungen auf einen gemeinsamen Nenner nos institutions publiques doivent pouvoir disposer de
zu bringen. Trotz gewissen Bemerkungen und Andeutungen cadres hautement qualifiés et capables, jouissant d'une
in unserer Kommission über einen prozentualen Rückgang excellente formation universitaire.
der Beiträge im Vergleich zu den Gesamtausgaben des Or, pour de très nombreuses entreprises suisses, le recrute-
Bundes glaube ich festgestellt zu haben, dass es nicht die ment de personnel spécialisé, suffisamment qualifié pour
Beitragshöhe ist, die uns Sorgen macht, sondern die Art und leur permettre de maintenir et de développer leur activité
Weise, wie die Gelder verwendet werden. Verschiedentlich - s'avère actuellement extrêmement difficile. Cette constata-
und ich meine zu Recht-wird die fehlende schweizerische tion s'applique notamment aux informaticiens, très
Koordination und Kooperation im Bereich von Forschung recherchés en raison du développement prodigieux des
und Wissenschaft beanstandet. So sind als klassische Bei- applications informatiques dans tous les domaines. Actuel-
spiele sogar in der Botschaft im negativen Sinn erwähnt, lement, 60 pour cent des informaticiens qui travaillent dans
dass die Architekturabteilung an der Universität Genf trotz notre pays sont des étrangers. Les universités ne parvien-
einer solchen an der ETH Lausanne nicht geschlossen wer- nent pas à répondre dans toutes les disciplines d'étude,
den konnte und dass immer noch an zwei welschen und drei comme il le faudrait à cette demande sans cesse accrue.
deutschsprachigen Hochschulen eine Abteilung für Phar- Certes l'augmentation du nombre d'étudiants en informati-
mazie weiterbesteht, obschon bereits vor zwölf Jahren die que et sciences de l'ingénieur au cours des dernières
Schliessung von zwei oder sogar drei Abteilungen gefordert années est réjouissante. Mais il s'avère très difficile d'amé-
wurde. liorer la quantité et la qualité de l'enseignement en consé-
Es stimmt, dass der Bundesrat aufgrund des HFG die kanto- quence. Les étudiants débutants ne tiennent que partielle-
nalen Schulhoheitsrechte nicht antasten kann, aber es sind ment compte des perspectives du marché du travail dans
Zweifel geblieben an dem, was der Direktor des Bundesam- leurs études, si bien qu'un nombre encore nettement trop
tes für Bildung und Wissenschaft uns versichert hat: «Heute élevé de jeunes gens se vouent aux sciences humaines et
ist gesamtschweizerisch eine gemeinsame Planung zwi- sociales.
schen den Hochschulen realisiert.» Toutefois, en raison même des traditions libérales de notre
Es ist uns des weiteren wohlbekannt, dass eine Hochschul- pays, nous ne saurions corriger le cours de cette évolution
planungskommission der schweizerischen Hochschulkon- par des mesures dirigistes de l'Etat. Faisons, au contraire,
ferenz existiert. Wenn diese Konferenz auch tatsächlich confiance à la jeune génération qui saura, dans les profes-
6. Oktober 1987 N 1359 Hochschulförderung. Kredite 1988-1989
sions universitaires, comme ailleurs, faire face aux réalités tion est loin d'être satisfaisante. Il faut donc espérer que la
du marché du travail. Quoiqu'il en soit, si l'on considère le révision de la loi, actuellement en cours d'élaboration, ne se
nombre d'étudiants par classe d'âge, qui varie fortement limitera pas à la simplification du système du subventionne-
d'un canton à l'autre - en 1984, le taux de scolarisation ment et aux modifications des structures qui en découlent,
universitaire variait entre 7,2 pour cent pour Schwyz et mais qu'elle créera aussi la base pour une coopération
23,3 pour cent pour Genève et qu'on compare aux valeurs encore plus intensive entre la Confédération et les cantons.
d'autres pays industrialisés, l'encouragement actif de la Même si les limites constitutionnelles restent, les cantons
formation universitaire garde toute sa valeur chez nous. En ont et auront toujours, dans leur avenir prochain au moins,
raison de la forte demande universitaire, il est même indis- la compétence en matière universitaire.
pensable, voire urgent. Le taux de scolarisation universitaire Je ne saurais conclure sans signaler que la limitation de la
moyen en Suisse est de 12 pour cent. Pour avoir su éviter un sixième période du subventionnement à deux ans seule-
numerus clausus en répondant à l'augmentation rapide de ment fait l'objet d'un certain scepticisme. Le Conseil fédéral
l'effectif des étudiants par une hausse des budgets universi- a fondé cette proposition sur l'horaire du second train de
taires au cours des dernières années, les cantons concernés mesures de la seconde répartition des tâches entre la Confé-
méritent toute notre reconnaissance. Entre 1982 et 1986 dération et les cantons qui comprend notamment, comme
seulement, les frais d'exploitation des universités ont globa- vous le savez, le révision de la loi sur l'aide aux universités.
lement passé 1,125 milliard à 1,372 milliard, soit une aug- Le Conseil fédéral a l'intention de soumettre ce train de
mentation de 22 pour cent. En raison de la précarité de ses mesures aux Chambres fédérales au cours de l'année pro-
finances, la Confédération n'a malheureusement pas tou- chaine déjà, si bien que la nouvelle loi pourrait entrer en
jours été en mesure de s'adapter à cette évolution, si bien vigueur le 1er janvier 1990. Par prudence, il a toutefois déjà
que sa participation aux dépenses universitaires des can- introduit dans le plan financier les crédits nécessaires à
tons a diminué jusqu'en 1983 pour augmenter à nouveau au l'aide aux universités selon le droit actuel, pou r 1990 et 1991.
cours de la cinquième période de subventionnement qui De sorte que, si l'adoption du deuxième train de mesures
s'achève. devait se heurter à des difficultés politiques, il serait assez
Il est donc réjouissant de constater que, selon les proposi- facile d'assurer la continuité de l'aide aux universités par un
tions que nous avons sous les yeux, la Confédération vise à second message bref et simple.
stabiliser la participation aux frais d'exploitation des univer- Compte tenu de cette situation et après discussion appro-
sités cantonales à un niveau légèrement supérieur durant la fondie de l'aide aux universités, notre commission unanime
prochaine période de subventionnement (19 pour cent vous propose d'entrer en matière et d'approuver le projet
selon le message). L'augmentation réelle est de 2,5 pour d'arrêté fédéral qui nous est soumis.
cent par année et le chef du Département de l'intérieur nous
a annoncé son intention d'augmenter l'engagement de la M. Cavadini: Le groupe libéral apportera son appui à l'arrêté
Confédération jusqu'à 20 pour cent. Toutefois, cette appré- fédéral concernant la sixième période de subventionnement
ciation repose sur les estimations de la planification univer- selon la loi fédérale sur l'aide aux universités. Comme nous
sitaire. Il se peut donc que la part de la Confédération soit avons eu l'occasion d'aborder la politique de la Confédéra-
différente en réalité, notamment en raison du renchérisse- tion en matière de recherche il y a quelques mois, nous ne
ment, car l'arrêté fédéral ne prévoit pas d'adaptation de reviendrons pas sur ce thème, nous bornant à traiter trois
crédit aux frais d'exploitation effectifs. questions: premièrement, la politique universitaire, telle
Au sein de notre commission, les avis étaient partagés quant qu'elle doit s'exprimer à travers la loi d'aide aux universités,
à l'estimation des subventions de base. De l'avis de la deuxièmement le retrait financier de la Confédération dans
minorité, représentée par Mme Segmüller, l'amputation, l'appui aux universités cantonales, et troisièmement la
certes modeste, effectuée par le Conseil fédéral sur les nécessité d'assurer une bonne relève scientifique et les
chiffres avancés par les cantons universitaires, de 11,4 mil- moyens d'y parvenir.
lions de francs devrait être annulée. Deux voix se sont Premièrement, dans une approche assez baroque du dos-
également fait entendre en faveur de prestations accrues de sier, on a voulu, du côté du Conseil fédéral, maintenir à toute
la part des cantons non-universitaires. En ma qualité de force la révision de la loi d'aide aux universités dans le
représentant d'un de ces cantons, je tiens à souligner qu'en deuxième ensemble de la répartition des tâches entre
vertu de l'accord intercantonal sur la participation au finan- Confédération et cantons. Les cantons n'y tenaient pas. Ce
cement des universités, renouvelé en 1984, ces prestations débat n'a plus de sens puisqu'aujourd'hui on se remet au
augmenteront jusqu'à 8000 francs par étudiant et par année travail après un départ laborieux. Nous remercions ici
d'ici à 1992. Si cet accord est une preuve réjouissante du M. Cotti, conseiller fédéral, d'avoir accepté une reprise du
sens de la collaboration intercantonale, les difficultés ren- nécessaire dialogue entre deux interlocuteurs obligés.
contrées lors de sa gestation n'en montrent pas moins Disons encore que nous appelons de nos voeux la consoli-
qu'une limite a été atteinte. dation d'un climat de confiance, une transparence accrue,
C'est parce que nous apprécions à sa juste valeur l'effort des modes de coordination et une réelle simplification des
remarquable consenti par les cantons universitaires que la procédures de subventionnement qui avaient été à l'origine
commission unanime soutient les contributions fédérales en du malaise révélé à plusieurs reprises il y a quatre ans déjà.
faveur des universités cantonales. Elles nous paraissent La coordination dont chacun parle est assurément une
même indispensables au maintien de notre système univer- nécessité. Nous la voulons verticale et horizontale. Nous
sitaire fédéraliste. Indépendamment de leur appartenance demandons aussi que les tâches des différents établisse-
cantonale, les membres de la Commission de la science-et ments scientifiques de la Confédération soient précisées
de la recherche partagent largement ce point de vue. Cepen- très nettement. Il serait plus que regrettable, par exemple,
dant, il ressort clairement des débats de notre commission qu'à la faveur d'une fusion de deux instituts il y ait double
que les subventions fédérales versées en vertu de la loi ne emploi ou superposition des allées de recherche en micro-
sont pas que des indemnités forfaitaires pour les prestations électronique par exemple. Il convient donc de mieux encore
fournies par les cantons universitaires, mais qu'elles doivent cerner les tâches de chacun et de donner toute leur compé-
aussi servir à réaliser des objectifs d'intérêt national. Parmi tence aux organismes définis par la loi - cela va sans dire,
ceux-ci, nous trouvons au premier rang, la coordination mais peut-être ici cela va-t-il encore mieux en le disant.
adéquate, le partage des tâches entre les Hautes écoles de Deuxièmement, nous devons attirer l'attention du Parlement
Suisse et la réalisation de buts communs définis, par exem- sur la diminution réelle, constante, inquiétante des
ple, par les objectifs de la politique de la Confédération en dépenses fédérales pour les universités et la recherche. La
matière de recherche ou par les thèses de la Conférence Conférence universitaire suisse l'a démontrée de façon irré-
universitaire quant à la formation permanente. Si le nombre cusable. En dix ans, ces dépenses ont diminué de 16 pour
des projets de coordination fluctueux augmente de manière cent, alors que les dépenses fédérales globales ont aug-
réjouissante, il reste néanmoins quelques cas où la coopéra- menté de 10 pour cent. Le nombre des étudiants a aug-
Aide aux universités. Crédits 1988-1989 1360 6 octobre 1987
mente de 40 pour cent dans le même laps de temps. Dès ern auf allen Stufen der Hochschulen, nicht nur bei den
lors, les dépenses cantonales en matière universitaire ont ETH, sondern auch bei den kantonalen Hochschulen.
augmenté de 43 pour cent dans la même décennie. Est-il Der Bundesrat sagt selber, dass die Anstrengungen des
impertinent de rappeler qu'en 1973 M. Tschudi, conseiller Bundes für die ETH und die kantonalen Hochschulen in
fédéral, parlait de la nécessité pour la Confédération de Zukunft vergrössert werden müssen, weil unser Land eben
s'engager jusqu'à 25 pour cent des dépenses cantonales qualifizierte Leute braucht. Insbesondere gilt das im Bereich
d'exploitation en matière universitaire. Or, nous oscillons ständiger Weiterbildung, worauf noch ein vermehrtes
aujourd'hui entre 13 et 14 pour cent, alors que nous étions à Augenmerk bei den Hochschulen gerichtet werden muss.
18 pour cent il y a dix ans à peine. Nous tenons à répéter Die Botschaft, die uns vorgelegt wird, stellt daher ein abso-
qu'il y a communauté d'intérêts entre cantons et Confédéra- lutes Minimum dar, sowohl in bezug auf die Betriebskosten-
tion dans le secteur universitaire et que les montants rete- beiträge wie auch auf die Investitionsbeiträge. Seit 1969 sind
nus par le Conseil fédéral contre l'avis de la Conférence die Bundesbeiträge an die kantonalen Hochschulen tenden-
universitaire et du Conseil suisse de la science ne témoi- ziell rückläufig, und seit 1979 haben sie sich auf einer
gnent pas de cette volonté d'honorer pleinement ces enga- ungenügenden Höhe eingependelt. 1983 ergab der Wert der
gements. Pire encore, en cas de légère inflation - de 3 pour Beiträge real nur noch 85 Prozent des Werts von 1977. Wir
cent par exemple - les montants que nous acceptons haben es also eigentlich immer noch mit einem Rückgang
aujourd'hui sur proposition du Conseil fédéral seraient zu tun, wegen der Teuerung und wegen der real höheren
encore inférieurs aux montants actuels dont nous avons dit Ausgaben der Kantone.
la bien faible ampleur. C'est pourquoi nous sommes dans la Die CVP stimmt den Vorschlägen des Bundesrates zu und
minorité qui s'exprimera par le truchement de Mme Segmül- lehnt - leider mehrheitlich - den Antrag der Minderheit ab.
ler et qui demandera de revenir aux sommes initialement Die CVP erwartet aber, dass mit der vorgesehenen Revision
retenues. des Hochschulförderungsgesetzes ein deutlich verstärktes
Troisièmement, les tâches universitaires n'échappent pas Engagement des Bundes für die kantonalen Hochschulen
évidemment à une mutation profonde et il faut savoir que la einhergehen wird.
formation post-grade par exemple, revêt une importance
croissante. L'élargissement de l'offre universitaire a des Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen
conséquences financières; elle ne correspond cependant Le débat sur cet objet est interrompu
pas à un caprice mais à une nécessité nationale. De même,
nous devons attirer votre attention sur les vives difficultés
que nous aurons à assurer la relève scientifique. Chacun Schluss der Sitzung um 12.55 Uhr
connaît les deux objectifs fondamentaux d'un fonctionne- La séance est levée à 12 h 55
ment universitaire: l'enseignement, et la recherche. La pre-
mière tâche croissant fortement sous la pression de l'aug-
mentation du nombre des étudiants, la recherche a souffert
de ce déséquilibre. On en a vu récemment les conséquences
dommageables et il a fallu que nous puissions prendre des
mesures d'urgence et travailler sous la pression des circons-
tances. Aujourd'hui c'est l'autre volet qui attire notre atten-
tion, c'est l'encadrement des étudiants qui est fréquemment
insuffisant. Nous devons donc renforcer les corps intermé-
diaires en particulier si nous voulons non pas un outil
luxueux mais simplement des universités efficaces, et nous
ne pouvons ainsi négliger aucune des deux tâches.
Nous vous demandons par conséquent d'entrer en matière
et nous vous remercions d'accepter l'amendement présenté
par Mme Segmüller.
Frau Segmüller: Die CVF-Fraktion stimmt der Botschaft zu,
weil sie die vorgeschlagene Beteiligung des Bundes an den
Aufwendungen für die kantonalen Hochschulen als unab-
dingbares Minimum erachtet. In Erwartung der Revision des
Gesetzes betreffend die Hochschulförderung stimmen wir
auch der bloss zweijährigen Beitragsphase zu.
Verbesserte Koordination unter den Universitäten, Vereinfa-
chung der Entscheidungsstrukturen, grössere Transparenz
unter Wahrung der kantonalen Hoheit über die Hochschu-
len, das sind Forderungen der CVP an eine kommende
Revision des Hochschulförderungsgesetzes. Wir erwarten
auch, dass der Dialog zwischen den betreffenden Organen
des Bundes, der EDK, der Hochschulkonferenz, dem Wis-
senschaftsrat, verstärkt und verbessert wird. Es kommen
grosse und wichtige Aufgaben auf die Hochschulen zu,
auch in der Zukunft.
Die Schweiz leidet wirklich nicht unter einer Akademiker-
schwemme. Wir sind im europäischen Mittel, und was
schwer ins Gewicht fällt: es fehlen uns Akademiker in wichti-
gen Schlüsselbereichen für die Wirtschaft. Daher sind sol-
che Bereiche sehr oft mit Ausländern besetzt, weil die eige-
nen Fachleute einfach fehlen. Dazu kommt, dass wir in den
neunziger Jahren auf eine altersbedingte Rücktrittswelle bei
den Hochschullehrkräften stossen. Die Nachwuchspro-
bleme in der Lehre werden dannzumal ein ernsthaftes Pro-
blem darstellen. Nicht zu vergessen ist ja auch das bekannt
ungenügende Verhältnis zwischen Studenten und Betreu-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Hochschulförderung. Kredite 1988-1989
Aide aux universités. Crédits 1988-1989
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1987
Année
Anno
Band III
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 11
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 87.029
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 06.10.1987 - 08:00
Date
Data
Seite 1357-1360
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Pagina
Ref. No 20 015 742
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