Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 87-012 KI-generiert

Switzerland's Development Aid Program Credit Debate

Geschäftsnummer VPB 87-012
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang Gutgeheissen (Allowed)

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

This parliamentary debate concerns Switzerland's technical cooperation and financial aid to developing countries. The primary issue is the approval of a program credit of 2.1 billion francs for the next three years, an increase from the previous 1.8 billion francs. Discussions focus on the effectiveness and priorities of development aid, including aid to agriculture, social development, women's roles, environmental compatibility, and urban development. Speakers also address the rationale behind increased aid, such as promoting political stability and economic interests, and debate the balance between bilateral and multilateral aid, the role of private organizations, and the need for better information dissemination to the public. Concerns are raised about the impact of global economic policies, debt crises, and the potential for aid to be misused or to inadvertently harm local economies and environments. The debate highlights the commitment to increasing aid to reach the OECD average, emphasizing a strategic focus on the poorest countries and disadvantaged populations.

Legislator-Regeste

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Art. 2 der Botschaft, Art. 66 Abs. 1 BGG; Switzerland's Development Aid Program Credit Debate: The primary issue is the approval of a program credit of 2.1 billion francs for the next three years, an increase from the previous 1.8 billion francs. Discussions focus on the effectiveness and priorities of development aid, including aid to agriculture, social development, women's roles, environmental compatibility, and urban development. Speakers also address the rationale behind increased aid, such as promoting political stability and economic interests, and debate the balance between bilateral and multilateral aid, the role of private organizations, and the need for better information dissemination to the public. Concerns are raised about the impact of global economic policies, debt crises, and the potential for aid to be misused or to inadvertently harm local economies and environments. The debate highlights the commitment to increasing aid to reach the OECD average, emphasizing a strategic focus on the poorest countries and disadvantaged populations.

Schlagwörter

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Entwicklungszusammenarbeit Entwicklungsländer Stadentwicklung Umweltwirtschaft Wirtschaftliche Stabilität Darlehen und Subventionen
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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

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Art. 2 der Botschaft

Used to grant the credit program for technical cooperation and financial aid to developing countries.

Art. 66 Abs. 1 BGG

Basis for the allocation of costs.

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Volltext

9.Juni 1987 N 711 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

#ST# 87.012 dans les 18 pays qui représentent nos pays de concentra-

tion, dont 10 en Afrique, 5 en Asie et 3 en Amérique latine.

Entwicklungsländer. La responsabilité de l'exécution de projets de coopération

technique et d'aide financière bilatérale sera, à l'avenir

Technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe aussi, confiée en grande partie à des organismes extérieurs

Pays en développement. à l'administration, principalement aux oeuvres d'entraide

Coopération technique et aide financière privées suisses, à l'économie privée, aux universités et

hautes écoles de notre pays ainsi qu'aux organismes inter-

Botschaft und Beschlussentwurf vom 2. März 1987 (BBI II, 1) nationaux de coopération.

Message et projet d'arrêté du 2 mars 1987 (FF II, 1) Les activités suisses de coopération technique et d'aide

financière bilatérale se concentreront, à l'avenir aussi, sur

un nombre relativement restreint de secteurs. Celui de l'agri-

culture gardera, bien entendu, sa place prépondérante. Une

autre place importante sera donnée aux mesures qui encou-

ragent le développement social: santé, planification fami-

M. Dupont, rapporteur: Le nouveau crédit de programme de liale, approvisionnement en eau, formation professionnelle,

2,1 milliards de francs prendra la relève du crédit de pro- la promotion de l'artisanat et de la petite industrie en vue de

gramme de 1,8 milliard de francs entré en vigueur le 1er no- la création d'emplois, sylviculture et amélioration des infras-

vembre 1984, crédit qui sera probablement entièrement tructures générales.

engagé le 31 décembre 1987. Dans ce cadre inchangé des tâches qui relèvent de la

Ce nouveau crédit est légèrement plus élevé que le précé- coopération suisse au développement, les activités

dent. Cette augmentation traduit la volonté expresse du déployées se verront cependant attribuer de nouvelles prio-

Conseil fédéral de poursuivre sa politique actuelle en rités. C'est ainsi que le secteur de l'agriculture se préoccu-

matière de coopération au développement et de continuer, pera plus intensément, dans les années à venir, de questions

en accroissant la contribution de la Confédération, à appor- relatives à la sécurité alimentaire. Dans tous les projets, et

ter son soutien aux pays du tiers monde dans leurs efforts particulièrement en ce qui concerne les mesures de déve-

de développement. loppement social, le rôle des femmes dans le processus de

Selon les perspectives financières de la Confédération pour développement et la contribution qu'elles peuvent y appor-

les années 1988 à 1990, les montants prévus pour l'aide ter devront être plus largement pris en considération. Enfin,

publique au développement devraient atteindre, en 1990, le Conseil fédéral envisage de soumettre à l'examen tous les

0,34 pour cent du produit national brut. L'aide publique de grands projets par rapport à leur compatibilité avec l'envi-

la Suisse se rapprocherait ainsi de la moyenne de celles des ronnement dans lequel ils se déroulent.

pays-membres de l'OCDE, soit 0,35 pour cent du produit Jusqu'à présent, le Conseil fédéral a estimé que les zones

national brut en 1985. agricoles étaient les seules à mériter un soutien. Etant

Par rapport aux montants inscrits au budget de la Confédé- donné la tendance de plus en plus marquée du transfert des

ration, la coopération technique et l'aide financière, qui font populations rurales vers les villes, le Conseil fédéral pense

l'objet du présent message, constituent les deux volets les devoir étudier le problème d'une aide au développement

plus importants de la coopération suisse au développement. dans le cadre des zones urbaines. Il s'agit ici du seul vrai

Ces moyens permettent de financer en priorité des pro- nouveau secteur qui vient s'ajouter aux activités publiques

grammes et des projets en faveur des pays les plus pauvres suisses dans les années à venir.

et des groupes de population les plus défavorisés. Pour les membres de la commission, le problème de l'agri-

De l'ensemble des moyens financiers disponibles pour les culture dans les pays en voie de développement - et donc la

trois années à venir, la plus grande partie, c'est-à-dire certitude d'obtenir de la nourriture - reste primordial. La

70 pour cent, sera engagée en faveur des pays les plus commission soutient tous les efforts de la politique suisse

défavorisés et les plus pauvres (augmentation de 67 pour d'aide au développement qui accordent la priorité à ce

cent en 1980-1986 à 71 pour cent en 1987-1989. Pour les domaine agricole et veille à ce que les populations des pays

pays à revenus moyens, les sommes engagées s'élèveront à en voie de développement puissent être nourries convena-

un dixième environ du total de leurs moyens financiers; on blement. C'est le seul et unique élément de base qui per-

note une légère diminution, nous passons de 10 à 9 pour mette vraiment d'entrer dans les autres secteurs d'infras-

cent pendant la période considérée. tructure ou de modifications socio-professionnelles telles

La coopération technique et l'aide financière bilatérale res- que l'introduction de l'artisanat et de la petite et moyenne

tent les instruments les plus importants de la politique industrie.

suisse de développement. Près de 70 pour cent de tous les On a rendu attentifs les responsables de ce secteur au

moyens financiers disponibles seront attribués à ces deux problème de la monoculture ainsi qu'aux prix insuffisants

domaines d'activité. Le Conseil fédéral considère qu'à l'ave- payés à la production des pays en voie de développement.

nir aussi la Suisse doit participer, dans la mesure de ses Le Conseil fédéral doit utiliser son influence pour qu'abou-

possibilités, aux efforts entrepris dans ce domaine pair les tisse, dans les meilleurs délais, la conclusion d'accords

organisations internationales. Près de 30 pour cent des internationaux qui tiennent compte de cette nécessité de

contributions accordées au titre de la coopération techni- modification de prix. On n'attache pas toujours l'importance

que et de l'aide financière seront ainsi engagés dans des qui convient au rôle de la femme, je viens de le dire, dans le

projets réalisés par des organismes multilatéraux. processus de développement. La commission a rendu le

La répartition des moyens financiers en fonction des conti- Conseil fédéral attentif à ce fait et ce dernier s'est engagé à

nents ne subira pour ainsi dire pas de modification. Il est lui en accorder à l'avenir encore plus. Afin d'aboutir à une

prévu d'attribuer à l'Afrique 46 pour cent des moyens des- politique de développement plus efficace, le Conseil fédéral

tinés à la coopération bilatérale, 38 pour cent à l'Asie et est également prié d'intensifier ses efforts dans le domaine

16 pour cent à l'Amérique latine. L'Afrique, et plus particu- du planning familial et bien entendu de la lutte contre les

lièrement la région sud du Sahara, restera, comme par le virus portant atteinte au système même de la société du tiers

passé, le principal destinataire de l'aide publique suisse au monde comme à la nôtre d'ailleurs. L'importance d'une

développement. bonne politique d'information dans le cadre d'une collabo-

Sur le plan géographique, les moyens mis à disposition de la ration de développement n'est pas négligeable. Ce qu'ap-

coopération bilatérale continueront à être engagés de porté l'aide au développement fournie par la Suisse, des

manière concentrée, condition préalable pour la pertinence mandats en particulier à l'industrie suisse, devrait être

et l'impact des activités de coopération. mieux communiqué à la population, et un matériel d'infor-

Sur l'ensemble de nos ressources, 69 pour cent seront mation plus complet devrait être mis à disposition des

consacrés à des actions de coopération qui se déroulent organismes privés chargés de la collaboration à ce dévelop-

Pays en développement. Coopération technique 712 N 9 juin 1987

pement qui pourraient ainsi mieux informer, eux aussi, les Bestandteil unserer Aussenpolitik. Wir können keine Gesten

citoyennes et les citoyens. wie eine Grossmacht tun; wir haben aber die Möglichkeit,

Toutefois, les importations des pays en voie de développe- gute Dienste anzubieten, Werke der Humanität zu unterstüt-

ment ne devraient pas seulement consister en achats de zen, vielleicht auch auf dem Gebiet der Kultur aktiver zu

marchandises - produits alimentaires ou produits à faible werden und schliesslich - das ist der Hauptpunkt in diesem

capacité monétaire - mais, si possible, également en achats Zusammenhang - materielle und technische Hilfe zu leisten,

de produits industriels. La commission, à l'unanimité, vous dort, wo sie am dringendsten ist. Wenn diese Entwicklungs-

demande d'accepter la proposition du Conseil fédéral sur la hilfe in einen Zusammenhang mit der Aussenpolitik gestellt

continuation de la coopération technique et de l'aide finan- wird, so ist daran zu erinnern, dass bei der Abstimmung

cière en faveur des pays en voie de développement. Afin über den Uno-Beitritt auch jene, die den Uno-Beitritt

d'éviter des redites, le président de la Délégation des bekämpften, immer wieder sagten: kein Engagement als

finances m'a prié de vous faire savoir que cette délégation Vollmitglied der Uno, aber dafür Bereitschaft auf dem Gebiet

soutient également et unanimement ce projet. der technischen Hilfe und der humanitären Zusammenar-

beit. Trotz dieser klaren Ausgangsfakten ist die Entwick-

Widmer, Berichterstatter: Es wurde Ihnen ein Antrag unter- lungspolitik in der Schweiz immer ein Gegenstand der Aus-

breitet, wonach im Laufe der nächsten drei Jahre auf dem einandersetzung gewesen. Immer wieder wurde gefragt:

Gebiet der Entwicklungshilfe 2,1 Milliarden Franken inve- Geben wir zu viel? Und andere sagten: Geben wir nicht zu

stiert werden sollen. Im Laufe der letzten drei Jahre waren es wenig?

1,8 Milliarden Franken. Daraus geht hervor, dass der Bun- Dieses Parlament hat im Jahre 1976 ein Gesetz beschlossen,

desrat die Auffassung vertritt, die Schweiz sollte auf dem das die Grundzüge dieser Entwicklungshilfe festgelegt hat.

Gebiet der Entwicklungshilfe vermehrte Anstrengungen Das Gesetz war damals recht lange umstritten. Man kann

unternehmen. Die primäre Begründung für diese leichte heute feststellen, dass es ein gutes Gesetz wurde und dass

Erhöhung beim Einsatz der Mittel ist folgende: Im Durch- es-vielleicht etwas unbescheiden formuliert-auch interna-

schnitt wendeten die OECD-Länder im Jahre 1985 0,35 Pro- tional an der Spitze der Entwicklung stand. Wir dürfen das

zent ihres Bruttosozialprodukts für die Entwicklungshilfe heute mit einem gewissen Stolz feststellen. Damals sind in

auf. In der Schweiz sind es im laufenden Jahr 1987 0,31 Pro- diesem kreativ erarbeiteten Gesetz Gedanken formuliert

zent, also weniger als der Durchschnitt der OECD-Länder. worden, die heute, zehn Jahre später, in allen Ländern der

Die Absicht besteht darin, dass man bis zum Jahr 1990 auf Welt als unbestrittene Erkenntnis taxiert werden. Beispiele

0,34 Prozent, also etwas näher an den Durchschnitt unserer dafür sind die Abkehr von den Grossprojekten, die Förde-

natürlichen Vergleichspartner, kommt. Diese Aufwendun- rung der kleinräumigen Entwicklung, die Beachtung des

gen sind im langfristigen Finanzplan und auch im Budget Geburtenüberschussproblems und der klare Wille, durch

für das laufende Jahr vorgesehen. Wenn diese 2,1 Milliarden Bildung, Erziehung und Schulung die betreffenden Völker

Franken für die nächsten drei Jahre verbindlich gesprochen auf eine höhere Stufe der Entwicklung zu bringen.

werden sollen, so bedeutet das nicht, dass sie tatsächlich im Ich möchte auch nicht verschweigen, dass die Geschäfts-

Laufe dieser drei Jahre ausgegeben werden. Man schätzt, prüfungskommission des Nationalrates vor einiger Zeit

dass der Ablauf dieser so finanzierten Werke sich über einen Anlauf genommen hat, sich dieser Probleme anzuneh-

ungefähr acht Jahre erstrecken wird. Welches sind die gene- men. Rückblickend muss ich sagen - es ist schade, dass

rellen Ueberlegungen, die uns immer wieder zum Entscheid Herr Rüttimann nicht im Saal ist, ich hätte es ihm gern

führen, dass die Schweiz auf dem Gebiet der Entwicklungs- persönlich gesagt -, dass wir diese Anstrengung der GPK

hilfe stärker tätig werden muss? eigentlich schätzten. Der Anlauf, den die GPK seinerzeit

Es sind zunächst einmal politische Ueberlegungen. Es ist gemacht hat, war ein lobenswertes Unternehmen, das sich

unbestritten, dass Armut und Hunger in den betroffenen positiv auswirkte. Es ist sicher auch so, dass die angespro-

Ländern politische Unruhe schaffen, dass damit die Gefahr chene Verwaltung positiv auf jene Aktionen reagiert hat.

von Konflikten wächst und - umgekehrt - dass eine Hilfe zu Damit komme ich zum Schluss. Jeder von Ihnen, der auch

besseren Lebensbedingungen einen Beitrag zur politischen nur ein wenig in die Welt hinausschaut, muss sich bewusst

Stabilisierung bedeutet. werden, was für ein unerhörter Gegensatz zwischen dem

Zum zweiten hat die Schweiz ohne Zweifel ein wirtschaftli- materiellen Wohlstand in der Schweiz und der grossen

ches Interesse daran, dass ein solcher Austausch auch in Armut in sehr vielen Ländern dieser Welt besteht. Niemand,

dieser Form erfolgt. Ich möchte vorläufig darauf verzichten, der Entwicklungsländer bereist, kann sich diesen Eindrük-

die Zahlen zu nennen. Ich möchte mir das vorbehalten für ken verschliessen. Die Hilfe, die nach solchen Eindrücken

den Fall, dass irgend jemand behaupten sollte, wir gäben selbstverständlich wird, ist deshalb schwierig, weil man in

zuviel aus und hätten zuwenig Vorteile davon. Eines ist aber jedem Einzelfall ausserordentlich hohe faktische Hürden

ganz klar: Auch wirtschaftlich besteht direkt und indirekt ein überwinden muss. Es ist ausserordentlich leicht, Kritik an

offensichtlicher Rückfluss von diesen Mitteln in unser Land. der Entwicklungshilfe zu üben. Es ist ein Kinderspiel, Fälle

Der dritte Aspekt besteht darin, dass sich die Entwicklungs- aufzuzeigen, wo man die Unvollkommenheit der Entwick-

hilfe heute auch um eine unversehrte Umwelt in diesen lungshilfe darlegen kann. Es ist eine Tatsache, dass es in

Entwicklungsländern bemühen muss. Es ist vermutlich auch unzähligen Ländern, die Entwicklungshilfe empfangen, Kor-

unbestritten, dass die gewaltigsten Zerstörungen auf dem ruption gibt in einem Ausmass, wie das in der Schweiz

Umweltsektor in einzelnen Entwicklungsländern aus Man- undenkbar wäre. Das sind Fakten, das ist die Wirklichkeit.

gel an Aufklärung, aus Mangel an Mitteln erfolgen. Aber diese Wirklichkeit darf uns nicht davon abhalten, die-

Der vierte Gesichtspunkt schliesslich ist die Ueberschul- sen Ländern dennoch Hilfe entgegenzubringen. Ich kann

dung. Sie alle haben Kenntnis von diesem ständigen Thema, das nur in einem Satz zusammenfassen. Ich möchte all

das die westliche Wirtschaft intensiv beschäftigt. Wir müs- jenen, die der Entwicklungshilfe kritisch gegenüberstehen,

sen Mittel und Wege suchen, um diese Ueberschuldungssi- dringend empfehlen, ein solches Land zu besuchen, selber

tuation wieder in den Griff zu bekommen. einen Augenschein zu nehmen und festzustellen, in was für

Ein besonders akutes Thema bildet die eigentliche Krise in Verhältnissen die Menschen dort leben. Wenn man das

Afrika. Es gibt in Afrika eine Reihe von Ländern, die nun gesehen und ein Herz hat, kann man nicht anders als ja

wirklich am Rand der Katastrophe stehen und wo die Hilfe sagen zur schweizerischen Entwicklungshilfe.

besonders dringlich geworden ist. Ich mache darauf auf-

merksam, dass im Laufe der letzten Wochen in verschiede- Frau Gurtner: Die Fraktion der POCH/PdA/PSA unterstützt

nen schweizerischen Zeitungen Reportagen über die Aus- grundsätzlich die Vorlage zur Weiterführung der techni-

breitung der Aids-Krankheit erschienen, beispielsweise in schen Zusammenarbeit und der Finanzhilfe zugunsten von

Tansania. Wenn man das liest, so kommt einen ja wirklich Entwicklungsländern.

das reine Entsetzen an. Aber ich zitiere hier Seite 18 des Berichts über die Politik der

Die Entwicklungshilfe, das ist der nächste Gesichtspunkt, ist Entwicklungszusammenarbeit 1976 bis 1985: «Viele ent-

9.Juni1987 N 713 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

wicklungspolitische Leistungen der Industrieländer werden ein Nachlass der Aussenschuld ins Auge gefasst und dieses

durch anders gerichtete wirtschaftliche Massnahmen oft Problem im Rahmen unserer Möglichkeiten und mittels für

derselben Länder behindert oder gar zunichte gemacht.» alle betroffenen Partner annehmbarer Lösungen geprüft

Diese Kritik wird also nicht von irgendwelchen Kritikern der werden könnte. Solches «Wischi-Waschi» hilft den Völkern

ungerechten wirtschaftlichen Verhältnisse, sondern von der Dritten Welt nicht. Klare Entscheide und Massnahmen

unserer obersten Bundesbehörde gemacht. Es ist entschei- mit dem Ziel umfassender Schuldenerlasse sind das Gebot

dend, in welchem Umfeld die Entwicklungszusammenarbeit der Stunde.

stattfindet, wer und welche Organisationen bei dieser Insgesamt steht die Vorlage des Bundesrates im Zeichen der

Zusammenarbeit miteinbezogen werden und wem die Hilfe Fortführung des Bisherigen. Nur ein kleiner Teil der Kredite

schlussendlich zugute kommen soll. soll für wirklich neue Projekte ausgegeben werden. Dabei ist

Ich möchte hier deshalb erstens einige Anliegen bezüglich ein unheilvoller, steigender Trend zu multilateraler Hilfe

der wirtschaftlichen Rahmenbedingungen ausführen, zwei- festzustellen. Zu den 28 Prozent an Krediten an multilaterale

tens auf die Zusammenarbeit mit internationalen Organisa- Organisationen wären nämlich noch 19 Prozent an Leistun-

tionen eingehen und drittens unter dem Motto «Vergesst die gen, die direkt an von multilateralen Organisationen durch-

Frauen nicht!» darauf aufmerksam machen, wieso die Hilfe geführte Projekte geleistet wurden, hinzuzuzählen. Heute

leider allzu oft nicht bei den wirklich Armen, den Betroffe- werden also insgesamt bereits 47 Prozent aller Entwick-

'nen, ankommt. lungshilfegelder multilateral ausgegeben, obwohl die selbst-

Zu den wirtschaftlichen Rahmenbedingungen: Die Schweiz auferlegte Limite von 30 Prozent allgemein unbestritten ist.

hat 1985 Entwicklungshilfe im Betrag von 667 Millionen Auch die Petition «Entwicklungshilfe ist eine Ueberlebens-

Franken geleistet und aus Entwicklungshilfegeldern frage» - von 206 000 Personen unterschrieben - verlangt

1,313 Millionen verdient. Sie hat mit ihrer Entwicklungshilfe vor allem bilaterale Hilfe. Hier ist eine Umverteilung der

somit rund 650 Millionen Franken zu einem der Hauptpro- Gelder gefordert.

bleme der Drittweltländer, nämlich der Ueberschuldung, Damit komme ich zum dritten Punkt meiner Ausführungen:

beigesteuert. Was die Zahlungsbilanz anbetrifft, hat sie von Wem soll die Entwicklungshilfe nützen? Nach den Grund-

der Entwicklungshilfe sogar profitiert. sätzen der schweizerischen Entwicklungszusammenarbeit

Der Finanzplatz Schweiz ist einer der wichtigsten Verbünde- muss die Hilfe den direkt betroffenen, ärmsten Bevölke-

ten des rassistischen Südafrika und steht, sowohl was den rungsschichten zugute kommen. Weltweit haben Armut und

Handel mit Gold als auch was die Vergabe von Krediten und Hunger zugenommen. In besonderem Masse sind Frauen

Investitionen betrifft, in Südafrika an vorderster Front. Dem- davon betroffen. Das «Jahrzehnt der Frau» hat die Lebens-

gegenüber wird die schweizerische Entwicklungshilfe in und Arbeitsbedingungen der Frauen in Entwicklungslän-

Moçambique, einem der Schwerpunktländer der schweizeri- dern nicht verbessern können. Die Forderung nach ver-

schen Entwicklungshilfe im südlichen Afrika, erschwert mehrtem Einbezug von Frauen in die Entwicklung steht also

oder zum Teil zunichte gemacht durch Angriffe einer regie- heute im Raum. Gemäss dem Atlas «Women in thè world»

rungsfeindlichen Terrorgruppe. Letztere kann nur dank der besitzen und kontrollieren Frauen überall auf der Welt einen

Finanz- und militärischen Hilfe von selten Südafrikas überle- geringeren Anteil des Vermögens als Männer. Wenn sie ihre

ben. Ohne den schwunghaften Handel mit westlichen Indu- Familien allein ernähren müssen, geraten sie in tiefere

strieländern unter Mitwirkung insbesondere des Finanzplat- Armut als Männer.

zes Schweiz wäre Südafrika zu diesem völkerrechtswidrigen Unabhängig vom Ausmass der Armut setzt sich die arme

Handeln längst nicht mehr in der Lage. Fazit: Der Finanz- Bevölkerung in steigendem Mass aus Kindern und Frauen

platz Schweiz ermöglicht und finanziert die Zerstörung oder zusammen. Man spricht von der Feminisierung der Armut.

zumindest die Verhinderung von schweizerischen Entwick- Weltweit gesehen hat mittlerweile ein Drittel aller Familien

lungshilfeprojekten in Moçambique. ein weibliches Oberhaupt. Frauen produzieren mindestens

Ein zweites Beispiel: die Beziehungen Schweiz-Türkei. Die die Hälfte aller Nahrungsmittel der Welt, meist in armen

Schweiz ist eine der Hauptkreditgeberinnen an die türkische Agrarländern und für den Eigenbedarf ihrer Familien. In

Militärdiktatur. Sie alle kennen das Staudammprojekt Ata- Afrika leisten sie 60 bis 80 Prozent aller Landarbeit; in Asien

türk. Es wurde in diesem Saal schon mehrere Male kritisiert. und Afrika arbeiten fast alle weiblichen Arbeitskräfte in der

Mit der Exportrisikogarantie wurde ein Exportauftrag im Landwirtschaft, in Moçambique zum Beispiel 90 Prozent.

Umfang von mehreren hundert Millionen Franken abgesi- Weil die Frauen den Grossteil der landwirtschaftlichen

chert, der in der Türkei über 40 000 Menschen landlos Arbeit zu Hause oder in der Nähe einer Wohnung in kleinem

macht. Die Lebensgrundlage wird ihnen entzogen. Einige Rahmen als Teilzeit- oder Saisonarbeit verrichten, werden

wenige dieser Flüchtlinge erreichen auch die Schweiz. Nun sie von offizieller Seite meist als unwichtig betrachtet. Als

stehen wir vor der absurden Situation, dass der Flüchtlings- Folge davon werden die Frauen von wirtschaftlichen

delegierte, Peter Arbenz, offensichtlich Flüchtlinge aus der Entwicklungsprogrammen heute nicht berücksichtigt.

Türkei mittels Rückkehrhilfen - aus Entwicklungshilfegel- Frauen machen die Hälfte der Weltbevölkerung aus, stellen

dern finanziert! - in die Türkei zurückbringen will. Eine einen Drittel der registrierten Arbeitskräfte, leisten zwei Drit-

verfehlte Wirtschaftspolitik wird mit einer verfehlten Flücht- tel aller Arbeitsstunden, beziehen einen Zehntel aller Löhne

lingspolitik auf dem Rücken der Menschen in der Dritten und besitzen einen Hundertstel vom Vermögen. Zwei von

Welt gemacht. drei des Lesens und Schreibens unkundigen Personen sind

Auf Seite 18 der Botschaft schreibt der Bundesrat, dass nur Frauen; drei von vier unterernährten Personen sind Frauen

tiefgreifende wirtschaftliche Reformen und ein erneutes In- und Kinder. Dies ist die triste Bilanz der Frauendekade.

gangsetzen des Wachstums die Zahlungsfähigkeit und Kre- Im Bereich der Frauen haben die Bemühungen der schwei-

ditwürdigkeit der Wirtschaft in den Entwicklungsländern zerischen Entwicklungszusammenarbeit noch keine sub-

verbessern können. Es geht aber heute nicht mehr darum, stantiellen Resultate erreicht. Nur eine bescheidene Zahl

ein Weltwirtschaftswachstum ohne Berücksichtigung der von Projekten dieser Art konnte bis heute lanciert werden.

ökologischen Folgen und vor allem ohne Berücksichtigung Lediglich 6 Prozent aller Aktivitäten beschäftigen sich mit

der elementaren Bedürfnisse der betroffenen Bevölkerung frauenspezifischen Problemen. Dies zeigt die Bilanz im

in Gang zu setzen. Bericht über die politische Entwicklungszusammenarbeit

Das Schulbeispiel Brasilien zeigt deutlich, dass hohes 1976 bis 1985, wie sie der Bundesrat auf Seite 48 zieht.

Wachstum weder die Verschuldungsfrage und schon gar Anhand des Beispieles Landwirtschaft, das einen Schwer-

nicht die Probleme der Armut lösen kann. Im Zentrum einer punkt schweizerischer Entwicklungshilfe bildet, möchte ich

wirkungsvollen Massnahme - hier könnte der Finanzplatz zeigen, wie Entwicklungshilfe schief laufen kann, wenn die

Schweiz ein gutes Beispiel geben - müsste ein Schuldener- Direktbetroffenen nicht einbezogen werden:

lass oder zumindest ein langfristiges zinsfreies Schulden- Frauen sind vor allem in Subsistenzproduktion tätig: Sie

moratorium stehen. Es genügt nicht, wie das der Bundesrat produzieren Nahrungsmittel für die eigene Familie, für Kin-

auf Seite 18 weiter schreibt, dass in gewissen Fällen sogar der. Die Förderung des landwirtschaftlichen Sektors zielt

Pays en développement. Coopération technique 714 N 9 juin 1987

aber in erster Linie auf Ertragssteigerung und ist markt- schweizerischen Hilfswerken weitergeführt und sogar ver-

orientiert. Mit ihrem Angebot an Agrotechnik, der Qualifizie- stärkt werden soll. Gewiss, diese Hilfswerke haben auf dem

rung und der Kreditvergabe wenden sich Entwicklungsex- Gebiet der technischen Zusammenarbeit grosse Erfahrun-

perten vor allem an Männer. Damit verbunden ist die Vor- gen gesammelt. Kein Zweifel, diese Hilfswerke mobilisieren

stellung, dass der Mann Haushaltvorstand und Familiener- einen grossen Idealismus im konkreten Einsatz. Aber es

nährer ist und die Familie eine gleichförmige soziale Institu- kann andererseits nicht übersehen werden, dass einige die-

tion ist, in der alle Mitglieder die gleichen Interessen und ser Hilfswerke eine politisch-ideologische Zielsetzung ver-

Zugangsmöglichkeiten zum Familienbudget haben. Dieses folgen, die von der Mehrheit weder dieses Hauses noch

Bild stimmt aber nicht. Rund ein Drittel der Haushaltvor- unseres Volkes geteilt wird. Da die DEH für jeden Sammel-

stände sind weiblich. Und auch wenn ein Mann Einkommen franken der Hilfswerke zwei Subventionsfranken zuschiesst

hat, gibt er es nicht unbedingt für Nahrung und seine Fami- - so glaube ich die Angaben in der Botschaft verstehen zu

lie aus, sondern oft für gesellschaftliche Prestige- und müssen -, ermöglicht der Bund diesen Hilfswerken einen

Luxusprodukte. Leistungsausweis, der weit über deren eigene Kräfte hinaus-

Ueberall, wo die neue Agrotechnik zum Einsatz kommt, reicht. So weit, so gut. Umgekehrt wird natürlich dieser

werden Männer ausgebildet, und diese verdrängen die erhöhte Leistungsausweis auch zur Geldsammlung einge-

Frauen aus ihren traditionellen Tätigkeitsbereichen. Durch setzt, von welchen Betreffnissen dann wiederum Mittel für

die gleichzeitig stattfindende Verarmung und den arbeits- einen ideologischen Einsatz in unserem Lande abgezweigt

platzvernichtenden Technikeinsatz kommt es zu einem werden. Um die Entwicklungszusammenarbeit und ihre Ver-

Ueberangebot an Feldarbeitern und -arbeiterinnen. In der ankerung in unserem Volke wäre es vermutlich besser

Konkurrenz mit den Männern finden Frauen immer seltener bestellt, wenn die DEH konsequent mit Hilfswerken zusam-

Beschäftigung oder werden ganz aus der Landwirtschaft menarbeiten würde, die auf parteiliche innenpolitische

verdrängt. Arbeit verzichten.

Durch diese Marginalisierung im gesamten landwirtschaftli- 2. Bezüglich künftiger Gewichtsverschiebungen wird auf

chen Sektor werden Frauen nicht nur von der Entwicklung Seite 40 angekündigt, dass die sogenannten Frontlinien-

ausgeschlossen, sondern sie werden zusätzlich diskrimi- staaten verstärkter Hilfe teilhaftig werden sollen. Das ist eine

niert. Hier müssen die Weichen klar anders gestellt werden. wesentlich politische Entscheidung, die eingehendere

Die alten Projekte dürfen nicht einfach fortgesetzt werden; Begründung verdiente, zumal auffällt, dass die Länder, die

es müssen vielmehr neue Projekte geschaffen werden, die planwirtschaftlichen Modellvorstellungen folgen, eine Vor-

die betroffenen Frauen direkt einbeziehen. Dabei muss auf zugsbehandlung zu geniessen scheinen. Vordergründig

die besondere Lebensrealität der Frauen eingegangen wer- kann man dieses Bestreben durchaus verstehen, da die

den. Entwicklungshilfe kann nicht länger einfach marktwirt- Planwirtschaftsländer im Vergleich zu jenen Staaten, die

schaftlich orientiert sein, weil der Markt und die Wirtschaft marktwirtschaftliche Elemente pflegen, erheblich schlechter

Männerdomänen sind. abschneiden. Aber das läuft dann auf die Unterstützung

Diese Forderungen sind in der Praxis komplex, und es muss kostspieliger Ideologie-Experimente durch die Demokratien

Neuland betreten werden. Personelle Konsequenzen sind hinaus, und das sollte doch eher den nördlichen Planwirt-

unerlässlich, sollen die Forderungen nicht im Alltag und in schaftsländern überlassen bleiben.

den angeblichen Sachzwängen untergehen. 3. Die Beachtung der Menschenrechte in den Partnerlän-

Ich unterstütze deshalb das Gesuch der DEH um mehr dern wird in der Botschaft Seite 28 etwas nuanciert. Bis

Stellen, verlange aber, dass eine spezielle Frauenstelle ein- anhin war sie eine entscheidende Voraussetzung für

gerichtet wird, die sich der Forderung nach Einbezug der schweizerische Einsätze. Nach Auffassung der SVP-Fraktion

Frauen in die Entwicklung annimmt. 2,1 Milliarden Entwick- sollte das so bleiben. Die Missachtung von Menschenrech-

lungshilfegelder sind nur sinnvoll eingesetzt, wenn einer- ten darf nicht zu einem blossen Ueberdenken führen, wenn

seits die weltwirtschaftlichen Rahmenbedingungen zugun- - ich zitiere aus der Botschaft - «diese Verletzungen unsere

sten der Entwicklungsländer geändert werden und die Entwicklungszusammenarbeit daran hindern, die ange-

Entwicklungshilfe andererseits tatsächlich den elementaren strebten Ziele zu erreichen».

Bedürfnissen der Betroffenen entspricht. 4. Die Entwicklungszusammenarbeit wird fortan 700 Millio-

In der Hoffnung, dass hier konkrete Schritte unternommen nen Franken jährlich kosten. Das ist ein ansehnlicher Ausga-

werden, befürworten wir den vorliegenden Kreditantrag. benposten, der im ferneren Ausland mehr oder weniger

wirksam wird. Zudem werden mit der Entwicklungshilfe -

Sager: Die Botschaft über die Weiterführung der techni- wie eben geschildert - gelegentlich ideologische Anliegen

schen Zusammenarbeit und der Finanzhilfe zugunsten von verknüpft. Diese Umstände könnten im Volke eine wach-

Entwicklungsländern besticht zunächst durch ihre Form. Es sende Ablehnung bewirken. Dieser Gefahr ist vorausschau-

handelt sich um die leseleichte Darstellung einer alles in end entgegenzuwirken, unter anderem indem die Revision

allem sehr vielschichtigen und auch dornenvollen Proble- des Finanzgebarens im Ausland und die Evaluation der

matik. Was die Entwicklungshilfe als globale Generationen- Projekte nicht im Auftrag der DEH oder durch ihre hauseige-

aufgabe an Erfolgen zu verzeichnen hat, wird zurückhaltend nen Stellen, sondern durch eine unabhängige Institution im

aufgeführt. Die leider und verständlicherweise viel zahl- Auftrag einer übergeordneten Behörde erfolgt.

reicheren Rückschläge und Misserfolge werden offengelegt. Das sind einige kritische Anmerkungen, die indes nicht zu

Beim Leser wird Verständnis dafür geweckt. einer Ablehnung des Kreditbegehrens führen, aber doch als

Es ist einsichtig, dass die Schweiz die technische Zusam- Vorbehalte gedacht sind und als Ueberlegungen weiterver-

menarbeit und Finanzhilfe nicht nur weiterführen, sondern folgt werden.

verstärken muss. Die Fraktion der Schweizerischen Volks- Ich benütze die Gelegenheit, mich ganz kurz auch noch zum

partei stimmt deshalb dem Vorschlag einer Erhöhung dieser Bericht 87.011 zu äussern, zum Bericht über die Politik der

Leistungen von 1800 auf 2100 Millionen Franken für die Entwicklungszusammenarbeit 1976 bis 1985, der gleich

nächsten drei Jahre zu. Erleichtert wird diese Zustimmung anschliessend behandelt wird. Es ist dies eine Fleissarbeit,

durch die Möglichkeit einer Verlängerung des Kreditrah- die Denken und Handeln der DEH-Verantwortlichen

mens, «falls die finanzielle Lage des Bundes dazu führen umreisst, aber er genügt den hohen Qualitätsansprüchen

würde, die im Vergleich zu den Finanzperspektiven in das bundesrätlicher Botschaften in keiner Weise. Er stellt eine

Bundesbudget aufgenommenen Beträge zu kürzen ....», wie unverbindliche Plauderei dar, die intern durchaus klärend

in der Botschaft nachzulesen ist. Diese grundsätzliche wirken kann, daher nötig sein mag und sogar die Grundlage

Zustimmung zum Kreditbegehren bedeutet jedoch keinen für einen eigentlichen Bericht darzustellen vermöchte. Aber

Verzicht auf kritische Anmerkungen zum materiellen Gehalt ein solcher sollte wesentlicher straffer, konkreter und präzi-

der Botschaft. Einige seien hier aufgeführt. ser ausfallen. Der Bericht ist angereichert mit vagen Begrif-

1. Es wird wiederholt erklärt - so auf Seite 50 ff. der Bot- fen, die viele und verschiedenste Auslegungen zulassen und

schaft-, dass die Zusammenarbeit der DEH mit den privaten daher Missverständnisse erleichtern. Unter dem Titel «Poli-

Q.Juni 1987 715 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

tikdialog», um nur ein Beispiel herauszugreifen, wird auf qu'une aide s'insère dans un programme cohérent du pays

den Seiten 50 ff. ein Vorgang beschrieben, der von der not- bénéficiaire. Une réalisation trop isolée ne garantissant pas

wendigen Erörterung politischer Auswirkungen von un suivi, une relève indigène des correspondances avec

Entwicklungsprojekten unter den Partnerländern bis hin zur d'autres efforts analogues n'est que coups d'épée dans l'eau

ideologischen Einflussnahme auf die Entwicklungsländer ou dans le sable.

reichen kann. Das veranschaulicht die folgende Passage: D'autres efforts, disais-je! Nous entendons par là ceux des

«Neu ist, dass in den letzten Jahren vermehrt auch Aspekte pays concernés, ceux des organisations internationales et

gesamtwirtschaftlicher Natur in den Dialog einbezogen wer- ceux d'autres pays donateurs. Manifestement, la Direction

den. Die Erkenntnis der Wichtigkeit der wirtschafts- und de la coopération au développement est très consciente de

sozialpolitischen Rahmenbedingungen verbunden mit den cette nécessité de la coordination. L'effort de réflexion, la

akuten Zahlungsbilanzproblemen vieler Entwicklungsländer volonté d'agir en ce sens de M. Staehelin, ambassadeur, et

hat in den letzten Jahren den Politikdialog im Rahmen von de ses collaborateurs, nous ont frappés à la lecture du

Programmhilfen aufleben lassen.» message et au cours des discussions en séance de commis-

Weil der Bericht mit derartigen Phrasen - um nicht zu sagen sion.

Schwülstigkeiten und Aufgeblasenheiten-angereichert ist, Nous approuvons aussi la continuité de l'accent mis sur

nimmt ihn die Fraktion der SVP ohne jegliche Begeisterung l'aide en régions rurales. Indiscutablement, si l'on peut

zur Kenntnis. enrayer les migrations vers les villes, concourir à assurer

l'auto-alimentation, l'autosubsistance des gens dans les

M. Eggly-Genève: Je me permets de prendre la parole au milieux naturels, là où ils ont leurs racines et leurs équilibres

sujet des deux objets, c'est-à-dire, d'une part, le message familiaux, culturels, tribaux, c'est le mieux. Certes, l'on ne

portant sur le crédit et, d'autre part, le rapport sur la politi- peut pas nier la réalité de ces migrations mais que l'accent

que de la coopération au développement 1976-1985. principal de l'aide suisse aille dans ce sens est une chose

Le groupe libéral entre en matière sur le projet d'arrêté heureuse. Cela correspond d'ailleurs aux exigences de

permettant la continuation de la coopération technique et notre loi tout comme correspond la concentration de notre

de l'aide financière en faveur des pays en voie de développe- aide dans certains pays, notamment les pays les plus pau-

ment. Il votera le crédit de 2,1 milliards qui nous est de- vres. Bien sûr, dans ces régions, il est souvent besoin d'une

mandé. aide humanitaire urgente mais c'est bien une aide en pro-

Depuis toujours, nous avons considéré que la coopération fondeur qui peut fixer les populations sur leurs terres en les

au développement est un élément essentiel de notre politi- aidant à mieux vivre.

que étrangère, de notre politique de sécurité au sens le plus C'est le moment ici de souligner que cette coopération au

large du terme. Il en va bien sûr d'une dimension morale. On développement, de la part des pays développés, est peut-

ne saurait se résigner à voir la majeure partie de la planète être le meilleur moyen de s'attaquer au douloureux pro-

se débattre dans des problèmes de survie tandis que le blème des réfugiés. Aider sur place et favoriser les condi-

monde industrialisé, lui, se contenterait de gérer sa prospé- tions de vie, dans des régions naturelles, c'est certainement

rité. Pour la Suisse, qui a inscrit la maxime: «Neutralité, mieux, et pour eux et pour nous, que de laisser s'engouffrer

solidarité» au fronton de sa politique, l'élan pour la coopéra- à nos frontières des cohortes de migrants, de ces réfugiés

tion au développement devrait être une seconde nature. Tel économiques qui ne correspondent pas aux critères de

n'est pas toujours le cas, il faut bien l'avouer. Autant les l'asile traditionnel.

Suisses sont enclins à réagir aux appels humanitaires, En revanche, je pense que la proposition de M. Schule, qui

autant ils ne sont pas toujours pleinement conscients de la veut que l'on émarge à ce crédit pour aider au renvoi des

nécessité d'une coopération au développement en profon- requérants d'asile chez eux, n'est pas à sa place, quand bien

deur. même, naturellement, il faut aider au retour des requérants

Cela explique que l'aide publique suisse quantitativement le cas échéant. Mais la meilleure chose que nous puissions

ne correspond pas encore à la moyenne recommandée par faire pour concourir à contenir le problème des réfugiés,

l'OCDE et que la Suisse n'ait pas encore la meilleure figure c'est certainement de la coopération au développement.

quant à son effort en comparaison internationale. Quant au contenu de notre aide, nous saluons aussi l'accent

Le groupe libéral se félicite du fait que l'augmentation du mis sur la dimension de la sauvegarde de l'environnement,

crédit-programme, par rapport au précédent, nous rap- sur la maîtrise de la démographie, sans doute le plus grand

proche de ce pourcentage du produit national brut qui est point d'interrogation pour l'avenir de ces pays, sur la forma-

jugé convenable. Toutefois, les libéraux prennent ce pour- tion de responsables locaux et j'y insiste sur le rôle-clé de la

centage comme une indication sans y attacher une impor- femme dans le développement comme facteur de stabilisa-

tance excessive. Il n'y a pas toujours des critères semblables tion, de transmission des connaissances et de développe-

pour évaluer le produit national brut ni pour déterminer ce ment.

qui est aide au développement. On serait peut-être étonné Oui, les libéraux considèrent que la coopération au dévelop-

en examinant de plus près certaines indications statistiques pement est au centre de notre politique de sécurité au même

données par certains pays. titre que la défense nationale. Ils estiment que la Suisse doit

Finalement, ce qui compte c'est la qualité de l'aide suisse et mettre tout son poids afin que cette aide se fasse de la

cette qualité a été expressément reconnue par des orga- manière la plus coordonnée possible tant avec les pays

nismes spécialisés tels le Comité d'aide au développement bénéficiaires qu'avec les autres pays donateurs, notamment

de l'ONU (CAD) ou le Programme des Nations Unies pour le par le truchement des organisatiosns internationales.

développement (PNUD), lesquels, n'en déplaise à M. Soldini, Je voudrais maintenant, Monsieur le Président de la Confé-

ont des exigences d'efficacité indiscutables. Mais nous dération, si vous le permettez, émettre quelques réflexions à

reviendrons sur ce point au moment où M. Soldini défendra propos du rapport mais aussi du message car ils sont liés et

sa proposition. Et puis, les libéraux n'appartiennent pas à diverses considérations se recoupent. Ce rapport sur la

ces milieux sectaires qui n'envisagent le développement que politique de coopération au développement 1976-1985

sous l'angle de l'aide publique. répond, je le souligne, à une demande de la Commission des

Le message relève très bien l'ensemble des facteurs de affaires étrangères. Il faut se féliciter d'avoir à disposition un

développement parmi lesquels les investissements privés tel document qui montre notamment par quelles étapes ont

jouent un très grand rôle. Des connections entre l'aide passé les conceptions et les pratiques en matière de coopé-

publique, notamment financière, et les investissements de ration au développement durant cette période. On en tire,

l'économie privée sont très souhaitables. Nous saluons avec le Conseil fédéral, la conclusion qu'il faut demeurer

donc la pratique des crédits mixtes, le système de garantie fidèle à certaines constantes: aide à l'agriculture, pays de

des risques à l'exportation et aux investissements. D'une concentration, mais qu'il faut également insister sur les

manière générale d'ailleurs, nous saluons les accents mis accents nouveaux: coordination entre pays donateurs no-

sur la coordination, sur l'harmonisation des efforts. Il faut tamment.

Pays en développement. Coopération technique 716 N 9 juin 1987

A vrai dire ici, sans emboîter tout à fait le pas de M. Sager, nationale cohérente du pays bénéficiaire, par exemple, en

j'exprime pourtant un regret à propos de ce rapport. Sa faveur des paysans, dans le pays considéré. Autrement dit

réflexion est plutôt générale et l'on n'apprend pas grand- encore, lorsqu'un pays est sous la coupe d'un régime totali-

chose de nouveau sur l'action suisse concrète durant ces taire qui foule aux pieds les droits de l'homme, et le mes-

années. sage insiste sur ce point, et que ce régime pratique dans le

Quels projets ont bien marché, lesquels ont rencontré des domaine économique la discrimination, l'arbitraire, l'autori-

difficultés, qu'en est-il de celui-ci, de celui-là, typiques, (car tarisme, que faut-il faire? Que faut-il faire lorsque le résultat,

on ne peut pas les passer tous en revue) après quelques qui peut être aggravé aussi par des troubles ou des guerres

années? La relève indigène fut-elle assurée dans tel cas? civiles, aboutit à une dégradation, en moyenne, du niveau de

Pourquoi ne le fut-elle pas dans tel autre? vie de l'ensemble de la population? Faut-il continuer tout de

Comme j'exprimais ce regret en séance de commission, même l'aide?

l'ambassadeur Staehelin a pu me démontrer qu'un tel exer- Vous vous souvenez que la question fut posée dans ce

cice critique, complet et précis, avait eu lieu à usage interne. conseil à propos du Nicaragua. En prenant des régimes

J'aurais tendance à penser, Monsieur le Président de la d'idéologies tout à fait différentes, ne pourrait-on pas la

Confédération, que l'ensemble de ce Parlement aurait eu poser à propos du Pakistan, du Tchad ou d'autres pays à

quelque bénéfice à ressentir plus nettement, exemples à dictature militaire? Je connais la réponse de la DDA. Il faut

l'appui, l'existence d'un tel exercice critique au-delà des maintenir une présence tant que cela est possible, afin de ne

généralités aussi intéressantes fussent-elles. En effet, le pas couper l'effort. Il faut, en somme, attendre des jours

problème de l'information, d'une bonne information, vraie et meilleurs en assurant une continuité. Jusqu'à un certain

mobilisatrice, mobilisatrice parce que vraie est très impor- point, cette réponse me satisfait. C'est bien pourquoi, d'ail-

tant à mes yeux. Vous êtes bien de cet avis et vos collabora- leurs, les libéraux par exemple n'ont pas demandé la cou-

teurs aussi d'ailleurs, puisque la Suisse vient de prendre pure de l'aide au Nicaragua, alors que, dans leur ensemble,

l'initiative d'une journée de discussion sur ce problème de ils reconnaissent le caractère totalitaire de ce régime.

l'information avec des hauts responsables de l'ONU. Là Toutefois, le Conseil fédéral relève lui-même qu'entre l'exi-

encore, c'est un point positif à relever pour la direction de gence de la loi, aider des populations et non des régimes, et

l'aide au développement. celle, plus affirmée, de la coopération, inscrire les projets

Je crois qu'en Suisse il faudrait veiller à expliquer mieux et dans des programmes de développement cohérents de la

plus clairement, plus simplement et plus continuellement ce part des pays bénéficiaires, il peut y avoir et il y a souvent

qu'il en est de notre coopération technique. A cet égard, je contradiction.

pense à ce rapport; l'exercice n'est pas parfaitement réussi. Je ne suis pas loin de penser, Monsieur le Président de la

Ce rapport, qui a dû pourtant demander beaucoup de tra- Confédération, qu'il faudrait parfois envisager ou en tout

vail, n'est pas l'événement politique et médiatique qu'il cas réfléchir à l'hypothèse d'une coupure momentanée

aurait pu être. L'occasion suscitée par la Commission des d'une aide lorsque les conditions politiques dans un pays

affaires étrangères n'a pas été pleinement saisie. donné -j'entends également la politique économique qui en

Revenons toutefois à quelques considérations générales. Le dépend-annulent en quelque sorte globalement l'efficacité

développement des pays sous-développés, dans des situa- de cette aide. Mais il peut aussi y avoir là matière à opti-

tions très différentes les uns des autres, dépend de nom- misme relatif. Le renforcement de la coordination dans les

breux facteurs. Il faudrait s'attarder sur les composantes efforts d'aide, notamment entre pays donateurs, avec les

financières et commerciales internationales, l'endettement, organisations internationales, l'exigence d'inscrire ces

le prix des produits exportés par les pays en voie de déve- efforts dans des efforts nationaux et internationaux plus

loppement. La Suisse concourt aux efforts de rééquilibre, au cohérents et plus efficaces, voilà qui peut peut-être servir de

GATT et ailleurs. pression sur des régimes totalitaires, autoritaires, afin de les

Force est pourtant de constater des contradictions aux- amener à relâcher leur politique discriminatoire, à étouffer

quelles nous avons part: des politiques protectionnistes de leurs envies congénitales d'atteinte aux droits de l'homme et

pays développés, des subventions aux exportations, des d'autoritarisme économique. Or, durant les années qui vien-

soutiens, par exemple dans l'agriculture qui annulent, dans nent, il serait bon que le Conseil fédéral approfondisse,

une certaine mesure, des efforts de coopération. Le mes- affine cette réflexion sur cet aspect des choses.

sage le relève fort bien. Dans cette dimension internationale, Cela étant dit, le groupe libéral, prend connaissance de ce

davantage de cohérence est à rechercher et la Suisse doit y rapport qui le renforce dans sa conviction que notre politi-

concourir. que de coopération au développement est un des pôles de

Un autre point m'a frappé. Proportionnellement, il y a moins notre politique étrangère et un élément indissolublement lié

de gens qui meurent de faim dans le tiers monde, plus aux autres de notre politique de sécurité.

d'enfants scolarisés, moins de malades. L'espérance de vie

a augmenté. Mais, en chiffres absolus, il y a plus de victimes, Renschier: Auf den ersten Blick vermittelt der Rahmonkredit

plus de sous-alimentés, plus de malheureux. Pourquoi? von 2,1 Milliarden Franken für die technische Zusammenar-

Naturellement, à cause de l'explosion démographique. beit und Finanzhilfe zugunsten der Entwicklungsländer das

Comment arriver à des programmes de développement Bild einer recht grosszügigen Schweiz. Bei näherer Betrach-

coordonnés qui permettent d'atteindre ce palier de dévelop- tung allerdings, vor allem aus der Sicht der Entwicklungs-

pement, ce niveau au-delà duquel une planification des länder, bleibt von dieser Grosszügigkeit kaum mehr viel

naissances est possible et raisonnable, et cela sans casser übrig.

les équilibres humains, sans contrainte étatique insupporta- Viele Entwicklungsländer stehen, wie Sie wissen, vor gigan-

ble? De quelle manière la Suisse peut-elle apporter son tischen Problemen, zu deren Lösungen diese 2,1 Milliarden

concours à une meilleure maîtrise de cette dimension démo- Franken nur einen sehr bescheidenen Beitrag leisten kön-

graphique? Je ne demande pas une réponse maintenant, nen. Die beiden wohl wichtigsten und schwerwiegendsten

Monsieur le Président de la Confédération, mais je suggère Probleme der Dritten Welt sind die Bevölkerungsentwick-

une information suivie, dans ce domaine qui intéresse et lung und die Verschuldung.

angoisse plus d'un Suisse. In diesem Jahr - man behauptet, in diesen Tagen sogar-

J'aborde enfin le dernier point, l'aspect plus proprement wird die Menschheit die Fünfmilliardengrenze überschrei-

politique. J'ai cru comprendre que l'évolution de la pensée ten. In manchen Entwicklungsländern lässt das rasante

et de la pratique en matière de coopération au développe- Bevölkerungswachstum kaum Verbesserungen der Lebens-

ment mettait en évidence la coordination avec les pro- bedingungen auf breiter Front zu. Bis zur Jahrhundert-

grammes nationaux des pays bénéficiaires. Autrement dit, il wende wird beispielsweise für Indien ein Bevölkerungs-

ne suffit plus d'assurer des projets concrets sur le terrain à wachstum von 30 Prozent, für Brasilien von 40 Prozent und

l'avantage de populations précises directement concernées, für Nigeria sogar von über 50 Prozent geschätzt. Diese

encore faut-il que ces projets s'intègrent dans une politique Bevölkerungsentwicklung hat viel mit der wirtschaftlichen

9.Juni 1987 N 717 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

Situation in den betreffenden Ländern zu tun. Not und Elend um 64 Prozent zu, so erhöhten sich die Nettoausgaben bei

erzeugen in weiten Teilen der Bevölkerung Existenzangst, uns um sage und schreibe 350 Prozent. Die öffentliche

die zu einem Auslöser für Kinderreichtum wird. Da es an Entwicklungshilfe ist somit für uns zum Geschäft geworden.

materieller Sicherheit fehlt, wird eine zahlreiche Nachkom- Hier dürfte wohl auch ein wichtiger Grund dafür liegen, dass

menschaft gewissermassen als Lebensversicherung die öffentliche Entwicklungshilfe, die früher häufig im

betrachtet. Massnahmen zur Beeinflussung der Bevölke- Schussfeld der Kritik durch die Privatwirtschaft stand, nun

rungsentwicklung bleiben deshalb wirkungslos, wenn sie eine breite Akzeptanz findet.

nicht mit Verbesserungen der wirtschaftlichen Situation der Nicht wegen des Geschäfts aus den öffentlichen Entwick-

in Armut lebenden Bevölkerung gekoppelt sind. Hier muss lungsgeldern, sondern wegen des notwendigen Ausgleichs

man sich vorstellen, dass rund eine Milliarde Menschen, das zwischen Entwicklungsländern und Industriestaaten stimmt

ist ein Fünftel der Weltbevölkerung, am Rande des Existenz- die sozialdemokratische Fraktion dem Rahmenkredit in der

minimums lebt. vorgesehenen Höhe zu.

Die Verschuldung der Dritten Welt hat auch eine Grenze Wir sind aber aufgrund der gemachten Ausführungen der

überschritten, nämlich die Grenze von 1000 Milliarden Dol- Meinung, dass der Anteil der finanziellen Mittel, der in der

lar. Seit Anfang der siebziger Jahre war eine deutliche Dritten Welt direkt eingesetzt wird, stark erhöht werden

Privatisierung der Kapitalbeziehungen zu den Entwicklungs- muss. Wir legen ferner Wert darauf, dass das Verhältnis von

ländern zu verzeichnen. Der Anteil der privaten Kredite an 2 zu 1 zwischen bilateraler und multilateraler Hilfe nicht

den Schulden der Entwicklungsländer stieg von einem Fünf- zugunsten der multilateralen Leistung verschoben wird.

tel auf fast die Hälfte an. Mit dem Ausbruch der offenen Diese Verschiebung soll auch nicht stattfinden über Kofi-

Schuldenkrise sackte der Anteil der privaten Kapitalflüsse nanzierung oder assoziierte Hilfe, obwohl diese beide For-

wieder auf das Niveau von 1960 und der folgenden Jahre men internationaler Hilfe der bilateralen Leistung zugeord-

zurück. Die augenfälligste Auswirkung der Schuldenkrise net sind. Wir stehen insbesondere der Kofinanzierung bei

zeigt sich in der Umkehr der traditionellen Kapitalflüsse. Seit der IDA in der Grössenordnung von 135 Millionen Franken,

1984 zahlt die Dritte Welt den Industrieländern mehr an auf drei Jahre gerechnet, skeptisch gegenüber. Dieses Kofi-

Schuldendienst zurück, als sie an neuen Krediten erhält. Der nanzierungsprogramm der IDA ist als indirekte Beteiligung

für die Entwicklungsländer negative Kapitaltransfer betrug an der achten Wiederaufstockung der IDA-Finanzen

198411 Milliarden Dollar, 198526 Milliarden Dollar und 1986 gedacht. Hier muss einmal mehr darauf hingewiesen wer-

29 Milliarden Dollar. den, dass das Volk im Juni 1976 ein Darlehen an die IDA von

An der Verschuldung der Dritten Welt ist der Finanzplatz 200 Millionen Franken mit guten Gründen abgelehnt hat.

Schweiz mitverantwortlich. Auch Schweizer Banken gewäh- Bei der assoziierten Hilfe und bei der Kofinanzierung müs-

ren grosszügige Kredite für Zwecke, die der wirtschaftlichen sen wir auch darauf beharren, dass die unterstützten Pro-

Entwicklung in der Dritten Welt mehr schaden als nützen. jekte besser kontrolliert werden und dass vor allem auch

Für die Verwendung der Kredite an Entwicklungsländer galt Evaluationen durchgeführt werden. Diesen Auftrag hat der

bisher leider - muss ich sagen - folgende Faustregel: Ein Bundesrat bereits mit dem jetzt noch geltenden Bundesbe-

Drittel der Kredite wurde für investive Zwecke verwendet; er schluss bekommen. Er ist auch im neuen Bundesbeschluss

floss aber zu einem grossen Teil in Mammut- und Prestige- enthalten und soll endlich auch vollumfänglich durchge-

projekte, Projekte, die häufig zu Investitionsruinen, zu soge- führt werden.

nannten «weissen Elefanten», wurden. Ein zweiter Drittel Der Bundesrat betont in seiner Botschaft die Bereitschaft,

der privaten Investitionen und Kredite verpuffte für konsum- vermehrt mit NGO (mit nichtstaatlichen Organisationen)

tive Zwecke, vor allem wenn die Kredite für die Luxusgüter zusammenzuarbeiten. Wir befürworten die Unterstützung

der Elite verbraucht wurden. Der letzte Drittel der Kapitalhin- von NGO; denn durch sie lässtsich die Hilfe meist am besten

gaben privater Art floss in der Regel als Fluchtkapital wieder auf die direkten Bedürfnisse der armen Bevölkerung aus-

aus dem Land, in das er gegeben worden war. Dass erhebli- richten. Es stellt sich hier allerdings die Frage, wer der

che Mengen dieser Fluchtgelder den Weg in die Schweiz Partner dieser NGO sein soll. In den Grundsätzen der

fanden, ist längst kein Geheimnis mehr. Der Finanzplatz schweizerischen Entwicklungszusammenarbeit wird diese

Schweiz ist mit der «Kleptokratie» der Dritten Welt eng Rolle in erster Linie den privaten schweizerischen Hilfswer-

verknüpft. ken zugeordnet. Wir sehen ein gewisses Risiko, wenn sich

Vor dem Hintergrund der beinahe hoffnungslos scheinen- der Bund selbst in zunehmendem Masse zum Partner von

den Bevölkerungsprobleme der Dritten Welt und vor dem NGO macht. NGO stehen häufig in Opposition zu ihren

Hintergrund der vom Finanzplatz Schweiz mitverantworte- eigenen Regierungen. Entweder riskiert der Bund diplomati-

ten Schuldenkrise verliert der Rahmenkredit von 2,1 Milliar- sche Schwierigkeiten, oder er beschränkt sich auf regie-

den Franken den Glanz der Grosszügigkeit. Was übrigbleibt, rungsnahe NGO, was in manchen Entwicklungsländern

ist bestenfalls noch die Abgeltung des schlechten Gewis- Zweifel aufkommen lassen dürfte, ob dann dort tatsächlich -

sens. obwohl es NGO sind - die benachteiligte Bevölkerung von

Allerdings wird diese Abgeltung keineswegs so teuer der Hilfe am ehesten profitiert. Jedenfalls ist sicher, dass

erkauft, wie es den Anschein macht. Der grösste Teil der private Enwicklungshilfeorganisationen einen breiteren

2,1 Milliarden Franken wird, wie schon bei früheren Rah- Spielraum aufweisen als staatliche.

menkrediten, für Waren und Dienstleistungen in der Zum Schluss weise ich mit allem Nachdruck darauf hin, dass

Schweiz selbst ausgegeben. die Entwicklungszusammenarbeit, die mit dem neuen Rah-

Einer Statistik im Bericht des Bundesrates über die Politik menkredit weitergeführt werden soll, nur ein Instrument

der Entwicklungszusammenarbeit in den letzten zehn Jah- darstellt, um die wirtschaftlichen und sozialen Verhältnisse

ren kann entnommen werden, dass in erster Linie die in der Dritten Welt zu verbessern. Die Wirksamkeit dieses

Schweiz selbst von der Erhöhung der öffentlichen Entwick- Instrumentes bleibt beschränkt, solange es keine Weltwirt-

lungshilfe Nutzen zieht. 1980 beliefen sich die öffentlichen schaftsordnung gibt, die kategorisch auf den wirtschaftli-

Entwicklungsgelder auf 412 Millionen Franken. Diese chen Ausgleich zwischen Entwicklungsländern und Indu-

Summe indizierte in der Schweiz Zahlungen von 337 Millio- strieländern ausgerichtet ist. Zu einer solchen Weltwirt-

nen Franken. Dazu kamen Ausgaben der Weltbank von schaftsordnung gehören höhere Preise für die Rohstoffe der

214 Millionen Franken in unserem Land. Die Ausgaben in Dritten Welt, Abbau von Handelsschranken, Schuldenerlass,

der Schweiz lagen somit um 139 Millionen Franken über den Verhinderung der Kapitalflucht sowie konsequente

öffentlichen Entwicklungsgeldern. 1985 betrugen die öffent- Beschränkung von Investitionen und Krediten auf entwick-

lichen Entwicklungsgelder 681 Millionen Franken. Die Aus- lungspolitisch relevante Projekte. Statt die Dritte Welt als

gaben in der Schweiz, inklusive diejenigen der Weltbank, Eldorado der Profitwirtschaft auszunutzen, müssen die

lagen 1985 aber um 631 Millionen Franken über der Summe Entwicklungsländer zum Prüfstein weltweiter sozialer Ver-

der öffentlichen Entwicklungsgelder. Nahm also das Volu- antwortung werden. Nur so besteht eine echte Chance, Not

men der öffentlichen Entwicklungsgelder von 1980 bis 1985 und Elend auf der Welt abzubauen.

Pays en développement. Coopération technique 718 N 9 juin 1987

Die SP-Fraktion ist für Eintreten - ich habe das schon sorgen, dass nicht die Grossgrundbesitzer von unserer land-

erwähnt - und stimmt dem Bundesbeschluss nach der Vor- wirtschaftlichen Hilfe profitieren.

lage des Bundesrates zu. 4. Eine globale Schwierigkeit, von der wir direkt betroffen

sind, ist das Flüchtlings- und Asylantenproblem. In unserer

Fraktion kam deutlich zum Ausdruck, dass in diesen Berei-

Fischer-Sursee: Für die CVP-Fraktion spreche ich gleichzei- chen in den betroffenen Ländern ein vermehrtes zu leisten

tig zur Botschaft über den Rahmenkredit und zum Bericht sei. Der Flüchtlingsstrom bringt die ohnehin wirtschaftlich

über die Politik der Entwicklungszusammenarbeit, da beide schwächeren Länder in noch grössere Nöte; zugleich kön-

Probleme ineinandergreifen. nen wir die Flüchtlingssituation im eigenen Land mit einer

Die CVP ist von jeher einer aktiven und effizienten Entwick- Hilfe in den Drittländern vielleicht etwas entschärfen. Hinge-

lungszusammenarbeit und humanitären Hilfe verpflichtet. gen finde ich persönlich den Antrag Schule, der in diese

Es geht dabei primär um eine moralische Verpflichtung, Richtung zielt, hier am falschen Platz.

nämlich um unsere Verantwortung gegenüber den minder- 5. Ein Anliegen unserer Fraktion ist ferner die Frauenfrage.

bemittelten Mitmenschen, um unseren Beitrag zur Erhal- Die Frauen zählen in Entwicklungsländern teilweise noch

tung des Friedens und der internationalen sowie der damit zur vernachlässigten Schicht. Dabei trägt gerade die Frau in

verbundenen eigenen Sicherheit. Wir bejahen mit unserer den Entwicklungsländern einen grossen Teil der Verantwor-

Teilnahme an den Entwicklungsbemühungen aber auch den tung. Ich erinnere an die Bereiche Familie, Ernährung,

Schutz unserer legitimen wirtschaftlichen Interessen. Die Gesundheit. Die Förderung der Frau und namentlich ihre

CVP-Fraktion stimmt aus diesen Ueberlegungen heraus bessere Ausbildung fördern daher die Lösung von Entwick-

dem Rahmenkredit zu und nimmt vom Bericht Kenntnis. Ich lungsproblemen erheblich.

beschränke mich im folgenden auf einige Bemerkungen. 6. Wir heben auch den ökologischen Aspekt hervor und

1. Der Bericht zur Entwicklungszusammenarbeit - er dürfte begrüssen, wenn bei der Entwicklungszusammenarbeit dem

etwas lesbarer sein - ist eine allgemeine Gesamtdarstellung Umweltschutz systematisch Beachtung geschenkt wird. Es

und Analyse der Problematik. Wir vermerken positiv, dass nützt gar nichts, wenn wir den Lebensstandard der Bevölke-

der Bericht teilweise selbstkritisch ist und die begangenen rung heben, diese aber gleichzeitig ihre Umwelt zerstört.

Fehler und Versager offen darlegt. Bei der Komplexität der Das Umweltproblem ist mit der zunehmenden Entwicklung

Entwicklungszusammenarbeit ist es nicht zu verhindern, verstärkt im Entstehen, insbesondere da den Entwicklungs-

dass einzelne Projekte aus verschiedensten Gründen schei- ländern vordergründig andere Sorgen auf den Nägeln bren-

tern können. Das müssen wir anerkennen und akzeptieren. nen. Wir müssen aber darauf achten, dass unsere eigenen

Wichtig ist aber, dass aus Versagern gelernt wird, dass die Umweltschutzmassnahmen nicht durch transkontinentale

Konsequenzen gezogen und die gleichen Fehler nicht wie- Umweltschädigung illusorisch gemacht werden.

derholt werden. Dafür leistet der Bericht eine Hilfe. Hinge- 7. Mit Recht weist die DEH darauf hin, dass die privatwirt-

gen ist er nach unserem Dafürhalten zu allgemein gehalten, schaftlichen Beziehungen gefördert werden müssen, um

um uns Parlamentariern ein echtes Hilfsmittel zu sein. private Unternehmen vermehrt zur Zusammenarbeit mit

Bei der Versagerquote von 17 Prozent, wie es im Bericht Entwicklungsländern anzuregen. Leider sind die Mittel dafür

angegeben wird, sticht nicht die Zahl ins Auge, wohl aber entsprechend klein. Hier müsste ein vermehrtes getan wer-

der angegebene Grund, nämlich mangelnde Vorbereitung. den. Wir denken dabei nicht primär an die DEH, sondern an

Wir haben zwar für den jeweils bestehenden Zeitdruck und das Bawi und vor allem an unseren diplomatischen Dienst,

den lokalen Druck Verständnis, sind jedoch der DEH dank- der in diesem Bereich nach unserem Dafürhalten zuwenig

bar, dass sie sich bemüht, diesen Mangel zu beheben. oder nichts anbietet. Eine verstärkte Hilfestellung vorab an

2. Nebst dem eigenen Unvermögen ist es vor allem auch das kleinere und mittlere Unternehmen täte not. Wir denken

weltwirtschaftliche Umfeld, das den Entwicklungsländern dabei nicht an finanzielle Hilfe, sondern an Dienstleistun-

fast unüberwindbare Hindernisse in den Weg legt. Ich denke gen, an Vermittlung des Zuganges und an Beratung. Das

dabei an den sich vermehrt abzeichnenden Protektionis- wäre für unseren diplomatischen Dienst eine ebenso nützli-

mus, der Handelsschranken aller Art gegen die Exporte der che Arbeit wie das Erstellen von Berichten, die teilweise

Entwicklungsländer aufbaut, und vor allem an die Verschul- doch nur in der Schublade verschwinden.

dung und den damit verbundenen Zinsendienst, der die 8. Abschliessend noch ein Wort zur Höhe unserer Hilfe; Wir

Exporterlöse aufzehrt. Damit lassen wir Industrienationen sind mit der Zielsetzung des Bundesrates, die Entwicklungs-

die Entwicklungsländer verkommen. Mit dem Umstand, hilfe dem Durchschnitt der OECD-Länder anzunähern, ein-

dass einige USA-Banken Milliarden zurückstellen, ist das verstanden. Dabei ist der Vergleich mit den Promillen der

Problem nur bankintern geregelt, nicht aber extern gelöst. Bruttosozialprodukte der verschiedenen Länder etwas hin-

Länder, für die Rückstellungen getätigt wurden, werden kend. Entscheidend ist nicht allein die Höhe des Betrages,

kaum mehr Kredite erhalten. Damit wird die Situation für sondern ebenso wichtig ist die Qualität der Hilfe. Zudem ist

diese Entwicklungsländer noch schwieriger. Die DEH hat- zu beachten, dass die Entwicklungshilfe betragsmässig

wie sie im Bericht darlegt - diese Problematik ebenfalls wohl zu-, real aber abnimmt, da die Schwierigkeiten und

erkannt. Wir begrüssen es, wenn sie diese in ihre Ueberle- Bedürfnisse in der Dritten Welt viel schneller und grösser

gungen einfliessen lässt. Dabei ist klar, dass das Verschul- angewachsen sind und wir von einer Lösung noch weit

dungsproblem weder durch die DEH noch durch die entfernt sind. Hingegen möchte ich doch nicht so weit

Entwicklungsländer gelöst werden kann; nicht einmal mehr gehen wie Herr Renschier und ihm widersprechen, dass die

die Banken allein sind dazu in der Lage. Das ist vielmehr 2,1 Milliarden Franken quasi ein Pappenstiel seien und nur

eine brennende Aufgabe aller Industrienationen. Unsere die Abgeltung unseres schlechten Gewissens darstellten.

Aussenpolitik könnte auf diesem Felde aktiver werden und Wir dürfen nicht übersehen, dass die Entwicklungszusam-

versuchen, zu Lösungen ihren Beitrag zu leisten. Richtig menarbeit auch bei uns in der Schweiz in gewissen Kreisen

erscheint uns in diesem Zusammenhang das Ziel der DEH, auf Skepsis und gar Ablehnung stösst, und zwar in allen

nur Projekte zu verwirklichen, die nicht enorme Folgekosten Bevölkerungsschichten. Hier ist Aufklärung nötig. Für unser

haben, die entweder nur durch dauernd wiederkehrende Land mit seinen weltweiten wirtschaftlichen Beziehungen

Beiträge oder durch weitere Verschuldungen abgedeckt und Abhängigkeiten ist die Entwicklungszusammenarbeit

werden können. nicht nur eine humanitäre Aufgabe, sondern sie dient, wie

3. Nach wie vor erachten wir als Hauptstossrichtung unserer ich eingangs erwähnt habe, auch unserer eigenen Wirt-

Entwicklungszusammenarbeit die Förderung der Landwirt- schaft: in den letzten zehn Jahren fliessen von jedem direkt

schaft. Die Sicherung der Ernährung als Grundbedürfnis ist ausgegebenen Entwicklungsfranken 94 Rappen wieder

vorrangig. Dabei ist aber darauf zu achten, dass unsere Hilfe durch Exporte benötigter Güter in die Schweiz zurück,

für die Landwirtschaft nicht in falsche Kassen fliesst. Die wobei das nicht vorwiegend ein Verdienst der Entwicklungs-

Eigentumsstruktur bezüglich des landwirtschaftlichen zusammenarbeit allein ist, sondern ebensosehr ein Ver-

Bodens ist daher zu berücksichtigen, und es ist dafür zu dienst unserer Wirtschaft, die qualitativ und preislich mit der

9.Juni 1987 N 719 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

übrigen Weltwirtschaft zu konkurrieren vermag. Unsere selber: «Wird es in allen Fällen genügen, die Schuldenrück-

Exportwirtschaft und die vielen hunderttausend darin zahlung anders aufzugliedern? Wird man in gewissen Fällen

beschäftigten Schweizer haben daher an einer Erstarkung weitergehen müssen und sogar einen Nachlass oder andere

der Entwicklungsländer ein eigenes Interesse. Das sollten Erleichterungen der Aussenschuld ins Auge fassen müssen,

sich die Skeptiker der Entwicklungszusammenarbeit auch um eine nachhaltige Wachstumssteigerung der Wirtschaft

einmal überlegen. dieser Länder zu bewirken? Das Problem als solches ist

erkannt und wird untersucht.» - Sie versprechen also, dass

Müller-Aargau: Die LdU/EVP-Fraktion plädiert für Eintreten die Sache jetzt untersucht wird.

auf die Vorlage und empfiehlt dem Rate die Bewilligung des Auf Seite 21 kommen Sie bezüglich Afrikas auf die gleiche

Rahmenkredits von 2,1 Milliarden Franken für die nächsten Sache zurück: «Wir werden die Bemühungen unterstützen,

acht Jahre zur Weiterführung der technischen Zusammenar- die die Verschuldungsprobleme zu meistern trachten.» Gut

beit und der Finanzhilfe zugunsten von Entwicklungslän- so!

dern. Wirtschaftliche Abkoppelung von Entwicklungsländern ist

Für die ausführliche Botschaft mit dem Projektverzeichnis bisher nicht viel mehr als ein billiges Schlagwort. China ist

danken wir dem Bundesrat. Die eingehenden Besprechun- bekanntlich ein Sonderfall und kann nie und nimmer als

gen in der Fraktion führten zum Schluss, dass von der Modell verwendet werden. Viele operieren mit dem Begriff

Absicht her und bezüglich der Zielsetzung kaum mehr frag- «wirtschaftliche Abkoppelung» mit dem Hintergedanken,

würdige Unternehmungen im Programm zu finden sind. Die sich damit schadlos in die Büsche schlagen zu können und

Absichten sind löblich, und die Philosophie unserer staatli- unsere Leistungen zu reduzieren. Davon kann in unserem

chen Entwicklungshilfe stünde jedem Parteiprogramm wohl Zusammenhang nicht die Rede sein. Eine Verbindung von

an: Hilfe zur Selbsthilfe in ländlichen Gegenden, übersichtli- wirtschaftlicher Abkoppelung mit Entschuldung würde

che Unternehmungen kleintechnologischer Ausrichtung in wahrscheinlich grösseren finanziellen Einsatz unsererseits

den ärmsten Gegenden der Welt. Da gibt es nichts zu erheischen als bis anhin.

meckern. Dennoch wünschten wir alle hier im Rate, dass wir Wir haben die Frage der Entschuldung in der Fraktion mit

einmal ohne Skrupel und Zweifel einem Entwicklungshilfe- Experten eingehend erörtert. Europa ist nach 1945 durch

kredit zustimmen könnten, überzeugt davon, dass der gute Marshall-Plan-Hilfe «aufgepäppelt» worden. Könnten wir

Wille und die reelle Absicht auch nur das Gute schaffen. Es nicht gewährte Kredite auf ähnliche Weise als a-fonds-

steigen in mir jedoch zwei gegensätzliche Momentaufnah- perdu-Gaben ansehen?

men auf: Markt in Katmandu (Nepal); Dutzende von Händ- Unsere Anregung an den Bundesrat geht dahin, das Verfah-

lern bieten Tonwaren an, Schalen, Krüge, Dinge des tägli- ren und zu erwartende Effekte in einer grundlegenden Stu-

chen Gebrauchs; offenbar ein wichtiger Wirtschaftszweig: die abzuklären. Bis zum Beweis des Gegenteils vermuten

die Töpferei. Dann - einige Jahre später- der gleiche Markt. wir, dass das Projekt «Verselbständigung durch Entschul-

Die Tonwaren sind verschwunden, verkauft wird nur noch dung» gar kurzfristiger Erfolge bringt als die Hilfe nach

billige Massenware aus Plastik: Eimer, Schalen, Schüsseln, bisherigem Konzept.

neue Dinge des täglichen Gebrauchs. Was ist passiert? Mit Ich fasse zusammen: Wir wissen genau, dass die bisherige

Hilfe von Entwicklungsgeldern wurde eine Strasse von Entwicklungshilfe weiterlaufen muss. Projekte können nicht

Indien nach Katmandu erstellt, in bester Absicht, sicher plötzlich abgebrochen werden, sondern müssen auslaufen.

auch von grossem Nutzen. Aber an die Töpfer hatte niemand Daher unsere Zustimmung zum Kredit. Aber: Für die weitere

gedacht. Ein Opfer am Rande des Hilfsprojekts! Zukunft brauchen wir ein neues Konzept, damit frühzeitig

Ich bedaure, dass ich heute noch einmal dasselbe vorbrin- umgestellt werden kann. Wir können nicht einfach weiter-

gen muss wie vor drei Jahren. Zwei Themen haben uns fahren, auf ausgetretenen Pfaden wandeln, nur weil sich

damals beschäftigt und lassen uns auch diesmal nicht los. alles so schön eingespielt hat. Wir fordern daher den Bun-

1. Gibt es keine Möglichkeit, die Friktionen im Umfeld eines desrat und das Bundesamt auf, den zugespielten Ball aufzu-

Projektes zu reduzieren, zum Beispiel durch Konzentration nehmen und zwei neue Konzeptskizzen zu überprüfen.

der Projekte auf wenige Gegenden? Erstens: Weniger Schaden durch Konzentration der Pro-

2. Wäre die wirtschaftliche Abkoppelung, verbunden mit jekte auf weniger Gegenden. Wir denken an zwei, drei, vier

Entschuldungsaktionen, nicht letztlich die bessere Hilfe? Staaten.

Zum Thema 1 : Jedes Projekt schafft in seinem Umfeld Ver- Zweitens: Wirtschaftliche Abkoppelung durch Entschul-

letzungen der bisherigen traditionellen Lebensbereiche und dung, Kombination zweier Massnahmen bei eventueller Ver-

Zyklen. Das Beispiel Töpferei in Nepal ist nur ein einfaches grösserung des finanziellen Einsatzes. Wir hoffen, dass es

unter vielen. Mit unseren punktuellen Projekten in 45. Staa- zu diesem Zwecke keines speziellen Vorstosses mehr

ten erzeugen wir an über 400 Stellen solche ungewollten bedarf, da der Herr Bundespräsident ja selber die Prüfung

Störungen oder gar Zerstörungen in vielleicht noch heilen dieser Frage versprochen hat.

Bereichen. In diesem Sinne bitte ich Sie, für Eintreten zu stimmen und

Frage: Könnte nicht eine Reduktion der Einsatzregionen die den Rahmenkredit zu bewilligen.

Störungen reduzieren? Liesse sich nicht die gleiche Anzahl

von Projekten konzentrieren auf weniger Gegenden? Dabei Bonny: Wie meine Vorredner werde ich die Fraktionserklä-

Messen sich die Auswirkungen besser abschätzen, da das rung der FDP zugleich zum Kredit und zum Bericht ab-

Zusammenwirken mehrerer Veränderungen studiert und geben.

dann besser Rücksicht genommen werden könnte. Dass der Die FDP-Fraktion hat vom Bericht über die Politik der

flächendeckende Einsatz derselben Organisation auch Entwicklungszusammenarbeit in den Jahren 1976 bis 1985

administrativen Leerlauf reduzieren könnte, wäre nur ein Kenntnis genommen. Unsere Fraktion hat zudem den Bun-

Nebeneffekt. Die Auswirkungen auf den Lebensstandard der desbeschluss über die Weiterführung der technischen

dortigen Bevölkerung könnten besser gemessen und abge- Zusammenarbeit und der Finanzhilfe zugunsten von

schätzt werden, das Erfolgserlebnis würde den Einsatz Entwicklungsländern für die Periode 1987/1990 praktisch

beflügeln, ein negativer Effekt rasche Korrekturen mcglich einstimmig angenommen und empfiehlt Ihnen Eintreten und

machen. Zustimmung zur Erhöhung dieses Kredits.

Zum Thema 2: Abkoppelung verbunden mit Entschuldungs- Unsere grundsätzliche Haltung zur Entwicklungszusam-

aktionen. Als ich Ihnen, Herr Bundespräsident, vor drei menarbeit lässt sich etwa wie folgt umreissen: Das Gefalle

Jahren die provokative Frage stellte, ob Sie sicher seien, zwischen Industrienationen und den Ländern der Dritten

dass die damals 1,8 Milliarden mehr bringen als 1,8 Milliar- Welt in finanzieller, wirtschaftlicher, sozialer und menschli-

den Franken Entschuldungen, da war Ihre Antwort: «Wir cher Beziehung ist für uns eines der fundamentalsten geo-

wollen Entwicklungshilfe betreiben, nicht armen Staaten die politischen Probleme unserer Zeit. Das Prinzip der interna-

Schulden bezahlen.» So kurz lasse ich mich heute nicht tionalen Solidarität, des Einstehens der reichen Länder

mehr abfertigen. Auf Seite 18 der Botschaft schreiben Sie zugunsten der armen Länder, wird von uns eindeutig bejaht.

Pays en développement. Coopération technique 720 N 9 juin 1987

Nachdem in den vergangenen Jahren bald bei jeder sich qualifizierte und motivierte Mitarbeiter noch weiter verbes-

bietenden Gelegenheit von «internationaler Solidarität» die sert werden.

Rede war und dieser Begriff leider etwas abgewertet wurde Im Sinne einer konstruktiven Kritik möchte ich im Namen

- so z. B. bei der Asyldebatte oder beim Uno-Beitritt -, ist der Fraktion einige Akzente setzen und zeigen, wo wir die

diese Vorlage nun geeignet, um gute Vorsätze in die Tat Sache etwas anders sehen, als sie in der Botschaft darge-

umzusetzen und gegebene Zusicherungen einzulösen. stellt wird.

Gerade wenn man von der Notwendigkeit einer wichtigen Wir plädieren vor allem für weniger politische Ideologie und

Vorlage überzeugt ist, bedeutet dies, dass man im Interesse mehr praktische Ausrichtung. Nur diese praktische Ausrich-

der Sache eine besonders kritische Sonde anlegen sollte. tung bringt den Menschen, die wir unterstützen wollen,

Die Aussprache in unserer Fraktion war ergiebig und - um etwas. Darum geht es ja letztlich. Aus dieser Sicht erwarten

es auf einen ganz kurzen Nenner zu bringen - von einem, so wir - das ist ein erster Punkt -, dass der Befriedigung der

möchte ich sagen, positiven, aber kritischen Geist getragen. Grundbedürfnisse - ich denke an Wasserversorgungen, an

Zum Bericht über die Tätigkeit 1976/1985 möchte ich folgen- das Bildungs- und Gesundheitswesen sowie an die Hilfe

des sagen: Er bietet eine Fülle von Informationen. Das zugunsten der Land- und Forstwirtschaft- eine noch grös-

Positive dieses Berichts ist, dass er die bisher gemachte sere Priorität eingeräumt wird, als das bisher der Fall war. Es

Arbeit umfassend dokumentiert und gleichzeitig auch auf- gibt ein altes Sprichwort, das sagt, wer in der Landwirtschaft

grund einer zum Teil recht offenherzigen Selbstkritik wert- arbeite, wo auch immer es sei, der werde nie Hunger leiden.

volle Schlüsse für die künftige Tätigkeit zulässt. Trotzdem In der Volksrepublik China - mit einer Bevölkerung von

muss man sich fragen, ob der Bericht wirklich das erbracht einer Milliarde Menschen - ist der Hunger wohl deshalb kein

hat, was man von ihm hätte erwarten dürfen. Er ist zum Teil Problem, weil noch heute 72 Prozent der aktiven Bevölke-

- und da schliesse ich mich einigen meiner Vorredner an - rung in der Landwirtschaft beschäftigt sind.

in einer sehr schwer verständlichen Sprache geschrieben; Wenn wir feststellen, dass in den Jahren 1976 bis 1985

der Einfluss von Soziologen und Politologen ist unverkenn- knapp mehr als ein Viertel unserer Hilfe in den Agrarsektor

bar. Dazu bleibt er allzusehr im Allgemein-Philosophischen eingeflossen ist, dann scheint uns das wenig zu sein.

stecken, manchmal auch - um es ganz offen zu sagen - in In diesem Zusammenhang möchte ich auch beifügen, dass

einer gewissen Phraseologie. Er bietet zu wenig Konkretes, wir in unseren Kreisen die sogenannte Stadthilfe zwar nicht

ist in verschiedenen Punkten zu wenig präzis. Eine ver- in Bausch und Bogen verdammen, aber ihr gegenüber doch

mehrte Konkretisierung hätte man insbesondere für die an eher skeptisch sind. Wir befürchten, dass diese Hilfe versik-

sich gut gemeinten «Regeln gesicherter Erfahrungen» kern und die Arbeit eine betont ideologische Ausrichtung

erwarten dürfen. Wir bedauern, dass dieser Bericht folgende bekommen könnte.

Chance nicht oder nur ungenügend wahrgenommen hat: Ein zweiter Ansatz, wo wir auch eine Effizienzsteigerung

Der Schwachpunkt unserer ganzen Entwicklungshilfe liegt sehen könnten, liegt in folgendem: Es gibt im Rahmen

u. a. bei einer noch nicht sehr weit vorangekommenen Auf- dieses Programms Projekte, wo die politischen Rahmenbe-

klärung und Information des Volks; hier hätte man Lücken dingungen - sei es wegen Bürgerkriegen oder anderen

schliessen können. Dazu ist diese Sprache aber allzu unver- kriegerischen Auseinandersetzungen - äusserst schwierig

ständlich. sind, so dass dann auch die Realisierung der Projekte pro-

Auch wenn dieser Bericht nicht in vollem Umfang befriedigt, blematisch wird. Im Rahmen einer Studie, die ein Chefbeam-

sollte man dennoch künftig nicht auf solch kritische Sich- ter der DEH zum Fall «Nicaragua» gemacht hat und wo er

tungen verzichten. Eine profunde und konstruktiv-kritische gesamthaft zur Weiterführung dieser Entwicklungshilfe in

Würdigung der bisherigen Tätigkeit hat unseres Erachtens diesem Land kam, werden z. B. über vierzig Auflagen

aber nur dann Sinn, wenn für diese Arbeit in Zukunft qualifi- genannt, die erfüllt sein müssen, damit man überhaupt diese

zierte Experten von aussen zugezogen werden. Projekte fortsetzen kann. Hier frage ich mich - ganz nüch-

tern und fern aller politischen Hintergedanken - : Wie steht

Zum Kredit: Die Bereitstellung einer Summe von 2,1 Milliar- es eigentlich um eine Arbeit, wenn man sich stets mit derar-

den - auch wenn sie über drei Jahre verteilt ist - ist kein tigen Auflagen auseinandersetzen muss? Ich habe das Bei-

Pappenstiel. Trotzdem stehen wir von der freisinnigen Frak- spiel von Nicaragua erwähnt. Aehnliches liesse sich z. B.

tion diesem Kredit positiv gegenüber. Dabei möchte ich aber auch im Falle von Aethiopien sagen. Auch hier muss man

in aller Form unterstreichen, dass für uns die rein quantitati- sich fragen, ob dann die angestrebten Ergebnisse in der

ven Argumente nicht ausschlaggebend sind; sie sind auch praktischen Feldarbeit wirklich erzielt werden können.

in der Botschaft enthalten, z. B. mit dem Hinweis «.... auf Ein dritter Punkt: Einen interessanten, positiven Ansatz-

den internationalen Durchschnitt der Industrieländer punkt weist die Botschaft auf Seite 26 auf. Es heisst dort

0,35 Prozent des Bruttosozialproduktes»; sie sind nicht aus- «Unser Beitrag wird gegebenenfalls auch spezielle Familien-

schlaggebend, auch wenn wir uns im Jahre 1990 0,34 Pro- planungsmassnahmen betreffen». Hier stossen wir nun auf

zent des Bruttosozialprodukts annähern. Noch weniger ein echtes Kernproblem. In diesem Kreise bedarf es keiner

überzeugend sind für uns andere quantitative Hinweise der langen Erläuterungen, dass die Frage der demographischen

Botschaft, etwa jener, «dass je Mitarbeiter der DEH heute Explosion in der Dritten Welt eine der Hauptursachen für

nicht wie vor zehn Jahren 1 Million, sondern nun 3,2 Millio- das heutige Elend ist und dass wir richtig tun, wenn wir in

nen verwaltet werden» oder dass sich im Bawi die entspre- jenen Ländern, die in Sachen Familienplanung selber etwas

chende Zahl - dort im Zeitraum von fünf Jahren — sogar unternehmen wollen, diese Bemühungen im Rahmen der

versiebenfacht hat. Diese Hinweise wären eigentlich eher legalen Geburtenregelung unterstützen. Ich möchte dabei

Grund zu einer gewissen Skepsis. betonen, dass es keinesfalls darum geht, solche Familion-

Ich möchte hier auch betonen, dass man - ich habe das bei planungsprojekte von unserer Seite aufzuoktroyieren, son-

einigen Voten, z. B. bei demjenigen von Herrn Nationalrat dern darum, Programme in dieser Richtung zu unterstützen,

Renschier, so empfunden - die Prestigemomente allzu stark die durch diese Länder selber autonom beschlossen worden

in den Vordergrund schiebt. Wir sollten uns unbedingt von sind. Es kommt auch nicht in Frage, dass wir im Rahmen

einer Philosophie und Betrachtungsweise entfernen, die solcher Unterstützungsmassnahmen extreme Programme-

gerade in dieser Frage Wirtschaft gegen Entwicklungshilfe zu denen zähle ich z. B. die Familienplanungspolitik in

ausspielt. Nicht das ist entscheidend; entscheidend ist hin- China, die grosse Härten beinhalten kann - unterstützen.

gegen, dass geholfen wird. Wir legen ferner Wert darauf - ich kann das sehr kurz

Ob unsere Entwicklungshilfe gut oder schlecht ist, ob die machen, weil die Botschaft in diesem Punkte überzeugend

700 Millionen pro Jahr gerechtfertigt sind oder nicht, hängt ist -, dass Projekte auf die Erhaltung einer unversehrten

letztlich von einem einzigen Kriterium ab, nämlich von der Umwelt Rücksicht nehmen müssen. Es hat keinen Sinn,

Effizienz unserer Entwicklungsprojekte und unserer Finanz- durch eine Forcierung von ohnehin oft untauglichen Indu-

hilfe. Der Wirkungsgrad der Entwicklungshilfe muss durch strieprojekten zusätzlich noch ökologische Probleme mit

sorgfältige Auswahl der Projekte, effiziente Evaluation und bedeutenden finanziellen und gesundheitlichen Folgen her-

9.Juni 1987 N 721 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

vorzurufen. Auch diese Ueberlegung spricht übrigens ein- devront avoir l'eau et la nourriture pour ne pas mourir de

deutig für eine vermehrte Förderung landwirtschaftlicher faim ou de soif.

Projekte. C'est dans cet esprit que nous saluons les efforts annoncés

Für uns ist Entwicklungszusammenarbeit primär Hilfe zur par la DDA pour adapter ses programmes, afin qu'ils tien-

Selbsthilfe. Sie soll Schritte zur Entwicklung und Kräftigung nent encore mieux compte de la politique et des pratiques

freier Märkte im betreffenden Lande auslösen oder unter- en usage dans les pays où elle interviendra. Ces actions

stützen. Gerade hier sieht man, dass eine wirklich tragfähige désormais coordonnées n'en seront que plus efficaces.

Entwicklungszusammenarbeit nur dann auf die Dauer zum En vous recommandant d'accepter le projet d'aide proposé,

Erfolg führt, wenn sie auch in die wirtschaftlichen Gegeben- je demande au département de tenir compte régulièrement

heiten eingebettet ist. Das ist mit ein Grund, weshalb wir von de révolution des situations en la matière et de vouer un

der FDP-Fraktion den bilateralen Projekten eindeutig den soin particulier à une harmonisation des efforts en faveur de

Vorrang gegenüber den multilateralen geben. Nicht dass wir ces populations.

die letzteren rundweg ablehnen, aber bei den multilateralen

Projekten ist der gemeinsame Nenner bei den Trägerorgani- Günter: Der Bericht ist über weite Strecken informativ, auch

sationen, wie diese Hilfsprojekte wirtschaftlich ausgestaltet wenn er wirklich heisse Fragen der Dritten Welt - unser

werden sollen, ausserordentlich schwer zu finden. Fraktionskollege Andreas Müller hat auf das Beispiel der

Ich darf zum Schluss noch darauf hinweisen, dass aus Schuldentilgung für die ärmsten Länder hingewiesen - nur

unserer Fraktion zwei Einzelanträge von den Kollegen in Frageform antippt. Es ist inzwischen auch beim EDA

Schule und Spalti erfolgen werden, die unseres Erachtens unbestritten, dass den ärmsten Ländern der Dritten Welt bei

wertvolle Akzente bieten. Herr Schule will einen Schwer- der Schuldenzahlung geholfen werden soll, damit die Zin-

punkt bei der Rückkehrhilfe für Asylbewerber setzen. Dort sen, die sie entrichten müssen, nicht noch die einzigen

sollten wir uns nicht in erster Linie über die Frage, ob das Reserven wegfressen, die sie für eine Strukturverbesserung

der richtige Platz ist, unterhalten. Ich bin der Meinung - das hätten.

würde auch im Volk verstanden -, dass wir hier etwas Persönlich macht mir aber ein anderes Problem sehr zu

Konkretes unternehmen sollten. Herr Spalti möchte einen schaffen, ein Problem, das vor allem Afrika betrifft. Herr

Akzent setzen - auch das finde ich durchaus beachtenswert Gallo, ein amerikanischer Forscher und der Mitentdecker

- bei Projekten, die die Drogenbekämpfung in den betref- des Aids-Virus, hat schon vor einem Jahr gesagt, dass Pro-

fenden Ländern unterstützen. gnosen darauf hinweisen, dass Afrika um die Jahrtausend-

Damit komme ich zum Schluss: Mit all diesen Bemerkungen wende aufgrund der Epidemie entvölkert sein könnte, und

und Vorschlägen wollen wir erreichen, dass die Entwick- es gibt einige namhafte Forscher, die ihm beistimmen. Die

lungsprogramme der nächsten drei Jahre mit wesentlichen letzten Zahlen, die wir erhalten haben, bestätigen leider

Krediten nicht zu einer Fahrt ins Ungewisse werden, son- diese Entwicklung. Aids ist damit zu einem der wichtigsten

dern dass wir hier eine Entwicklungszusammenarbeit befür- Probleme Afrikas geworden. Es dürfte in den nächsten Jah-

worten, die gezielt ist und praktische Hilfe für die notleiden- ren auch für andere Entwicklungsländer zu einem Problem

den Menschen in der Dritten Welt bietet. werden. In einigen Ländern Afrikas ist es heute materiell

bereits das wichtigste Problem, in anderen Ländern Afrikas

M. Houmard: Je suis favorable à l'ouverture d'un nouveau ist es vorerst politisch sehr wichtig, weil man nicht weiss,

crédit de programmes en faveur de la coopération techni- wie man sich dagegen wehren soll und die Leute Angst

que et de l'aide financière. En tant que président de la haben. Aber auch in diesen Ländern dürfte das Problem in

section du Département des affaires étrangères de la Com- den nächsten Jahren prioritär werden, nämlich dann, wenn

mission de gestion, je suis confronté à ce problème depuis bald einmal mehr Leute an dieser Krankheit zugrunde gehen

plusieurs années. als heute an Hunger und an endemischen Krankheiten.

Je remarque que la discussion suscitée par l'aide au déve- Natürlich tötet Aids nicht selbst; es schwächt die Immunab-

loppement est trop souvent axée sur l'indexation quantita- wehr. Aber in diesen Ländern grassieren Infektionskrankhei-

tive, à savoir la part des fonds consacrée au développement ten heute noch, und darum werden die Leute dort viel eher

dans le produit national brut. Dans son message, le Conseil an dieser Krankheit sterben als zum Beispiel bei uns, wo die

fédéral n'y échappe pas. Il nous annonce son intention Leute eher später an Krebs sterben, der sich aus Aids

d'augmenter graduellement l'aide publique au développe- entwickelt.

ment de la Confédération pour atteindre les fameux Erstaunlicherweise steht nun im Bericht über die technische

0,35 pour cent représentant la moyenne des pays de l'OCDE. Zusammenarbeit kein Wort von diesem bald wichtigsten

L'argent - je ne discute pas le montant - est nécessaire. Problem für Afrika, in einem Bericht, der sonst sehr gut ist,

Mais l'aspect qualitatif de l'aide est plus impératif encore. aber ganz offensichtlich dem Kenntnisstand von 1984 oder

On l'a vu d'ailleurs lors de l'examen approfondi du projet 1985 entspricht.

intégré de développement rural, réalisé dans les régions des Nachdem sich nun aber eine neue Sachlage ergibt, fragt

collines du Népal. Certes, l'aide extérieure restera toujours sich unsere Fraktion, ob man diese neue Bedrohung nicht

inférieure aux besoins d'une population extrêmement auch in die Projekte miteinbeziehen müsste. Wir fragen uns,

démunie. Mais trop souvent, l'aide au développement, ob man nicht neue Projekte dringlich erklären müsste. Ich

accordée sous une forme massive, a pour effet - selon les sage Ihnen ein Beispiel: Projekte im Bereich des Blutspen-

experts - de voiler certains cas de mauvaise gestion, d'es- dewesens müssten gefördert werden. Wir wissen, dass in

tomper les responsabilités, de renvoyer à plus tard l'applica- Afrika in vielen Ländern Blut weiterhin ohne Aids-Test trans-

tion de mesures difficiles à exécuter. Or, c'est justement fundiert werden muss und dass dort eine Infektionsquelle

dans le renforcement de l'initiative personnelle et dans la liegt. Wäre es nicht Aufgabe unseres Landes mitzuhelfen,

lutte contre le fatalisme que se trouve la clé du succès de damit wenigstens die Tests gemacht werden können? Soll-

l'aide humanitaire. C'est justement aussi ce qui devra préoc- ten wir den Ländern, in denen das nicht möglich ist, nicht

cuper les réalisateurs des programmes. wenigstens unsere Kenntnisse, wie man Blut ohne Blut

Je suis également sensible au fait que, à la demande des ersetzen kann, zur Verfügung stellen? Es geht dabei zum

commissions de gestion, la ODA a voué de nouveau une Beispiel um Herstellungsmethoden für Gelatine oder Stärke-

attention accrue à l'équilibre écologique et démographique. präparate, Gebiete, in denen die Schweiz führend ist.

La Suisse a un rôle essentiel à jouer dans ce domaine parce Herr Bundespräsident, können Sie uns die Zusicherung

qu'elle a, de par la qualité de ses collaborateurs, les moyens geben, dass die Kredite - auch wenn das einschneidende

d'approcher le problème avec objectivité. Il ne suffit pas, en Aenderungen Ihrer Pläne bedingen sollte -, die wir heute

effet, de mettre l'accent sur certains programmes globaux à bewilligen werden, in den afrikanischen und später in ande-

grande publicité, comme l'a fait quelquefois le directeur de ren Drittweltländern gemäss den neuen Notwendigkeiten

l'UNICEF pour améliorer la santé des enfants. Les enfants verwendet werden? Wir müssen ihnen in ihrem verzweifel-

qui vivront grâce aux vaccins contre les maladies infantiles ten Kampf gegen die Ausbreitung dieser Seuche und dann

Pays en développement. Coopération technique 722 N 9 juin 1987

in einem zweiten Stadium bei der Linderung der medizini- mer, de s'organiser politiquement et syndicalement, a peu

schen und der volkswirtschaftlichen Folgen beistehen. Wir de chances de se développer au sens plein du terme et non

könnten uns vorstellen, dass in einem halb entvölkerten pas au sens économique.

Afrika gewisse Projekte nicht mehr sehr sinnvoll sind. Ich Si l'on prend par exemple le problème de la démographie

erinnere an die breiten Ausführungen über Bevölkerungs- qui a souvent été cité comme un facteur négatif au dévelop-

bremsungsprojekte z. B. von Herrn Bonny. pement si ce n'est même, pour certains, comme une des

Herr Präsident, wären Sie bereit, uns über diesen Fragen- causes principales du sous-développement, il s'agirait en

komplex, der heute ganz Afrika beschäftigt, einen Bericht fait beaucoup plus de donner aux femmes le droit à la

vorzulegen bzw. Ihren heutigen Bericht zu ergänzen? Was formation, à la santé pour leurs enfants, que de prévoir un

hat die sich anbahnende Katastrophe für unsere Entwick- volet de planning familial dans chaque projet comme on l'a

lungshilfe für Folgen? Welche Massnahmen gedenken Sie entendu ici. En fait, bien peu de gouvernements sont prêts à

zu treffen? Welche Aenderungen werden vorgenommen? prendre le pari de l'éducation des femmes et à leur donner

Wir wären Ihnen dankbar, wenn Sie uns über diese Mass- ainsi la possibilité de s'exprimer sur les structures sociales

nahmen und Aenderungen auf dem laufenden halten et culturelles du pays ou sur leurs propres priorités. Même

würden. en Suisse, cela ne va pas sans rencontrer de multiples

résistances, reconnaissons-le. C'est pourquoi il faut relever,

Mme Pitteloud: Effectivement, le rapport et le message sont à mon avis, l'intention manifeste contenue dans le rapport

très liés et il est difficile de les traiter séparément car, vous de donner plus d'importance aux femmes dans la prise de

l'aurez peut-être remarqué, ils partent tous deux d'un cons- décision et dans l'application des activités de développe-

tat assez durement réaliste en ce qui concerne les condi- ment, et j'espère que cette intention ne restera pas lettre

tions dans lesquelles se déroule notre aide au développe- morte.

ment et ils relèvent que celles-ci sont devenues de plus en En revanche, en ce qui concerne un des problèmes décrits

plus problématiques et que les facteurs de l'environnement par le rapport et le message comme l'un des plus impor-

international pèsent de plus en plus lourd. On lit dans le tants, celui de l'endettement, je suis peu satisfaite, tout

message que les circonstances économiques, financières et comme M. Müller, de la façon dont il est traité, qui me

technologiques ont été dans l'ensemble défavorables semble plutôt contradictoire. D'une part on reconnaît la

depuis le début des années 80 et que ceci s'est traduit par responsabilité des élites des pays en développement et de

un net ralentissement du développement, voire, dans cer- leurs partenaires de l'économie mondiale - les banques, les

tains cas, par une détérioration de la situation des pays multinationales - dans la création du déséquilibre, ainsi que

concernés. Je pense que ce constat n'a pas été facile à faire les limites des plans de restructuration qui sont imposés à

pour la direction de notre coopération au développement, ces pays, limites qui ont déjà été franchies puisqu'on a déjà

ce constat que M. Staehelin résumait l'automne passé en touché au-delà du supportable les populations à qui l'on a

disant que «beaucoup avait été accompli mais que malgré fait payer le désordre économique, et d'autre part on conti-

tout nous perdions du terrain». Je pense que ce constat est nue à prôner une intégration accrue de ces pays à l'écono-

certainement aussi à l'origine de ce que d'aucuns ont mie mondiale ou la participation de la Suisse aux institu-

appelé un certain malaise qui régnerait dans la population tions de Bretton-Woods, d'où sortent, nous le savons, tous

quant à notre aide au développement. Si je suis persuadée ces programmes d'étranglement des peuples. La Suisse

que la population de notre pays ne se désintéresse pas du participe déjà aux accords généraux d'emprunts, aux ren-

sort des régions défavorisées - et j'en veux pour preuve la contres des groupes consultatifs, aux tables rondes des

multiplication des petits projets et des petites organisations organisations multilatérales, et ses positions n'y sont pas

non gouvernementales qui ont tendance, en Suisse comme connues pour être tellement favorables aux populations en

ailleurs, à essaimer (parfois même autour d'un seul individu difficulté mais bien plutôt en général aux intérêts de ses

qui organise sa petite action), ainsi que le nombre de petits banques.

projets qui sont soutenus par des groupes locaux soucieux On pourrait donc dire que si prévenir vaut mieux que guérir,

d'apporter une aide directe et identifiable - je crois cepen- le rapport et le message mettent le doigt avec franchise sur

dant que cette tendance est une manifestation de la lassi- de multiples facteurs qui sont à l'origine de ce mal-dévelop-

tude que peut ressentir le public qui se pose de légitimes pement, mais qu'il y a effectivement peu de prévention en

questions lorsque, année après année, on lui présente les vue. Malgré cela, je dirai que c'est peut-être un peu le côté

chiffres assez importants de notre aide officielle et que infirmière de la femme qui fait qu'il me serait difficile de ne

parallèlement les appels au secours et les menaces de pas voter ces crédits car il faut faire face à des besoins

situations catastrophiques se multiplient. On ne croit plus immédiats et on ne peut laisser les plaies béantes sans

aux aides massives et on se concentre sur des projets apporter les premiers secours. Je voterai par conséquent

beaucoup plus ciblés, ce n'est pas forcément un problème ces crédits de coopération.

d'information comme on l'a entendu ici. Le message relevait Je voudrais encore répondre à M. Sager, qui a parlé du rôle

d'ailleurs qu'au début des années 80 - pour ceux qui politico-idéologique de certaines oeuvres d'entraide. Venant

auraient aimé des réponses claires c'est effectivement néga- de sa part, cela me fait quelque peu sourire car il est très

tif - il n'y avait plus de vision globale en matière de politique bien placé pour savoir qu'il n'y a pas d'engagement sans

du développement mais plutôt la recherche de solutions idéologie, qu'elle soit de droite ou de gauche. Ses accusa-

pragmatiques au niveau sectoriel. Je dirai pourtant que le tions sont beaucoup trop vagues et trop peu argumentées

message et le rapport ont posé clairement - et c'est leur pour qu'on les prenne au sérieux. La plupart des oeuvres

mérite- le fait que plus que les contours mêmes d'un projet, d'entraide qui travaillent avec la DDA ont un statut clair et

ce sont les contextes locaux, nationaux, les données inter- sont soumises à un contrôle et il faudrait donc être beau-

nationales qui fondent les chances de réussite d'un projet et coup plus précis.

ces circonstances sont, je le répète, défavorables. Enfin, je dirai aussi à M. Eggly qu'en ce qui concerne le

Peut-on alors simultanément constater que les considéra- Nicaragua, parler de stopper notre aide au développement

tions politiques ont une influence accrue sur les activités de en faveur de ce pays sous prétexte de violation des droits de

coopération et maintenir parallèlement qu'il ne faut pas l'homme serait du plus parfait ridicule tant que nous mainte-

politiser notre aide au développement? Pour ma part je ne le nons notre coopération avec des pays tels que le Honduras,

pense pas. Je préfère me référer à une phrase du rapport qui le Sri Lanka, Madagascar ou la Turquie. C'est probablement

me paraît beaucoup plus réaliste et qui relève qu'il est pourquoi les libéraux n'ont pas fait cette proposition. Du

nécessaire de donner plus de place à certaines considéra- strict point de vue de l'efficacité, la DDA a relevé que l'aide

tions de politique étrangère dans l'approche des problèmes au développement bénéficiait au Nicaragua d'un contexte

de développement, par exemple les questions qui touchent très favorable parce que, grâce à la réforme agraire ce sont

les droits de l'homme. En effet, un pays qui ne respecte pas 70 000 familles qui disposent de terres et qui s'engagent

ces droits et qui ne permet pas à sa population de s'expri- réellement dans la perspective d'une vie digne et, précisé-

Q.Juni 1987 723 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

ment, non assistée. Puisque la problématique des femmes gefährdet würden. Ständige Krücken für einen Patienten,

dans ces pays-là vous intéresse, je vous dirai encore que der längst wieder selbst gehen könnte, dürfen weder Arzt

c'est un des rares pays à avoir empoigné le problème de leur noch Patient tolerieren, vor allem dann nicht, wenn noch

émancipation et de leur éducation et engagé une lutte sehr viele andere Patienten diese Krücken bitter nötig

contre le machisme, ce que la ODA a également relevé. haben.

Frau Eppenberger-Nesslau: Ich spreche zum Tätigkeitspro- Grassi: Gestatten Sie mir, zwei Gedanken zur Problematik

gramm 1987/90, erlaube mir aber noch eine kurze Bemer- der Entwicklungshilfe vorzutragen, die sich aus den beiden

kung zum Bericht über die zehn Jahre Entwicklungshilfe. Unterlagen des Bundesrats ableiten.

Ich danke für den sorgfältigen Bericht über eine schwierige Zunächst zur Höhe unserer Hilfe: Wir erfahren aus dem

Materie. Es ist eine philosophische, intellektuelle Fleissar- Bericht, dass die Entwicklungshilfe des Bundes, der Kan-

beit. Das will nicht heissen, dass er nicht gut ist; aber er ist tone und der Gemeinden im Jahrzehnt von 1976 bis 1985

im Fachchinesisch von Soziologen und Politologen von 281 auf 681 Millionen Franken zugenommen hat. In

geschrieben. Es fehlt mir der rote Faden und die konkrete Prozenten des Sozialproduktes ausgedrückt ist der öffentli-

Botschaft, die man auch dem Bürger übermitteln möchte; che Beitrag der Schweiz von 0,19 auf 0,28 Prozent ange-

denn ich glaube, über Entwicklungshilfe - diese junge Auf- wachsen. Die Botschaft über die Weiterführung der

gabe unserer alten Demokratie - müssen wir dem Bürger Entwicklungshilfe belehrt uns, dass bis Ende dieses Jahres

Rechenschaft ablegen, wenn wir ihn wieder dafür motivie- das Ziel von 0,31 Prozent erreicht sein wird und dass die

ren wollen. Dazu ist der Bericht leider nicht unbedingt Absicht besteht, mit dem beantragten Globalkredit die Hilfe

geeignet. schrittweise bis 1990 auf 0,34 Prozent des Bruttosozialpro-

Nun zum Tätigkeitsbericht 1987/90. Der ist für mich konkre- duktes zu erhöhen. Damit würden wir die von der OECD für

ter, und ich bin froh: denn 2,1 Milliarden Franken sind kein die Entwicklungshilfe als Ziel gesetzten 0,34 Prozent des

Pappenstiel. Wir nähern uns damit dem internationalen Bruttosozialproduktes erreichen. Diese Tatsachen und Aus-

Durchschnitt der Industrieländer. Das befürworte ich sehr; sichten sollten unser Gewissen jedoch nicht sonderlich

denn wer schon in Entwicklungsländern war, der kennt das bewegen. Der Beitrag der Schweiz an die wirtschaftliche,

Elend und die Misswirtschaft, und da möchten wir doch kulturelle und menschliche Förderung der Entwicklungslän-

helfen. der besteht - im Gegensatz zu anderen Ländern - nämlich

Ich möchte zwei Punkte in der Botschaft anschneiden, d. h. nicht bloss in öffentlichen Leistungen, sondern wird zusätz-

eine etwas nähere Präzisierung vom Herrn Bundespräsiden- lich und zu einem beachtlichen Teil von unzähligen kleine-

ten erhalten. Es geht erstens um die Zusammenarbeit mit ren und grösseren Organisationen geleistet, die von den

den NGO, den Nichtregierungsorganisationen, und zweitens öffentlichen Gemeinwesen nur teilweise oder überhaupt

um die längerfristigen Verpflichtungen in den Ländern. keine Mittel erhalten. Die lokale Bevölkerung unterstützt

Zum ersten: Auf Seite 30 steht, dass die Zusammenarbeit nämlich gerne Organisationen, die örtlich geleitet sind, ihr

mit NGO, wo immer dies möglich und wünschenswert ist, näher liegen und in Entwicklungsländern kleine, überschau-

gefördert und verstärkt werden soll. Diese lobenswerte bare Projekte betreuen, mit denen sie sich verbunden

Absicht wird aber gleich wieder stark relativiert durch die fühlen.

Aussage: «Unsere wichtigsten direkten Partner bleiben Ferner stellen die Strukturen der schweizerischen Wirt-

jedoch auch in Zukunft die Dienststellen der jeweiligen schaft der weltweiten Entwicklungspolitik wertvolle Hilfsin-

Regierungen, die auch unsere offiziellen Gesprächspartner strumente zur Verfügung. So haben beispielsweise die Welt-

sind» (S. 31). Wir müssen uns doch klar sein, dass die bankgruppe und der Wiedereingliederungsfonds des Euro-

eigenen Regierungen vieler Entwicklungsländer das grösste parates 1985 über fünf Milliarden Franken auf unserem

Hindernis für fruchtbare Entwicklung verkörpern. Da drängt Kapitalmarkt zum Zwecke der Entwicklungszusammenar-

sich doch für uns eine offensive Suche nach geeigneten beit aufgenommen, dies zu einem niedrigen Zinssatz, der

regierungsunabhängigen Partnern auf. In Ländern, in denen wieder den empfangenden Entwicklungsländern zugute

eine Zusammenarbeit der DEH mit den NGO nicht möglich kommt. Andererseits machen die schweizerischen privat-

ist, ein Einsatz unsererseits jedoch als wünschbar erachtet wirtschaftlichen Leistungen in Form von Direktinvestitionen

wird, können ja zum Beispiel die privaten Hilfswerke und vor und kommerziellen Krediten rund drei Prozent des Bruttoso-

allem die Interkooperation mit dem Vollzug der Projekte zialproduktes aus. Diese indirekte Hilfe als Ausfluss unserer

betraut werden. Diesen wird die Zusammenarbeit mit einhei- Wirtschafts- und Finanzpolitik ist für die Entwicklungsländer

mischen Organisationen seltener verwehrt. Das Problem der ebenso nützlich und muss in die Betrachtungen einbezogen

Umgehung und Gefährdung der Projekthilfe durch - sagen werden.

wir es etwas einfach - unfähige Regierungsinstitutionen Bei all dem Gesagten sollte man jedoch bedenken: Es

existiert nämlich. Das wird in der Botschaft leider nur in kommt nicht ausschliesslich auf die Quantität der Hilfe an,

einem Satz erwähnt; hier hätte man etwas deutlicher werden sondern ebensosehr auf ihre Qualität, d. h. auf ihre direkten

sollen. Die Stärke der Schweiz, auf unterster Ebene effizient Folgen für die einheimische Bevölkerung und deren Wohl-

für die Oeffentlichkeit tätig zu sein, müssen wir auch in den gedeihen. Es lässt sich nicht alles messen und in Prozenten

Entwicklungsländern vermehrt einsetzen. Es stellt sich die ausdrücken. In diesem Zusammenhang darf sich die

Frage der Kontrollmöglichkeiten des Parlaments, aber diese Schweiz im internationalen Vergleich sehen lassen. Daraus

haben wir ja. Ich erinnere an den Bericht Basler, der bei der lässt sich schliessen, dass wir uns in der Entwicklungspolitik

Bevölkerung - im Gegensatz vielleicht zu einzelnen Dienst- auch in Zukunft von dem Gedanken leiten lassen müssen,

stellen - sehr gut aufgenommen wurde. Das ist eine Mög- echte Leistungen für die Entwicklungsländer zu erbringen,

lichkeit, wie'man es machen kann. welche die Lebensbedingungen der dortigen Bevölkerung

Zum zweiten die längerfristige Verpflichtung in einzelnen nicht nur materiell, sondern auch sozial und kulturell för-

Ländern. Auf Seite 42 steht: «Dauerhafte Wirkung erzielen, dern. Das Augenmerk sollte viel stärker auf diese Zielset-

heisst auch bereit sein, langfristige Unterstützung zu lei- zung gerichtet werden als auf Prozentsätze, die nicht immer

sten.» Eine zweite Aussage ähnlichen Inhalts finden Sie auf kontrollierbar sind und häufig nicht auf vergleichbare Basis-

Seite 74, wonach längerfristige Verpflichtungen auch dem daten bezogen werden.

Anliegen der Partnerländer entsprechen. Wie wirkt sich die- Der zweite Gedanke befasst sich mit den Zukunftsaussich-

ses naheliegende Bestreben nun aber auf die Wahl der ten. Wer die Entwicklungsländer nicht mit den Augen des

Projekte aus? Hilfe zur Selbsthilfe heisst doch, die Hilfe für Touristen oder Geschäftsmanns sieht, stellt eine besorgnis-

ein bestehendes Projekt erübrigt sich möglichst rasch. Ein erregende Entwicklung der Städte fest: Infrastrukturen, Ein-

Engagement für längere Zeit dürfte sich somit nicht auf ein richtungen im Sozialbereich und im Bereich der Ausbildung

oder mehrere Projekte beziehen, sondern auf die Projekttä- und Erziehung, Arbeitsmöglichkeiten, ja selbst die Versor-

tigkeit in einem Land. Ein Projekt dürfte auch nicht garan- gung mit Grundnahrungsmitteln und anderes mehr genü-

tiert werden, da sonst die Anstrengungen hüben und drüben gen heute nicht mehr, um dem unaufhaltsamen Strom der

Pays en développement. Coopération technique 724 N 9 juin 1987

Zuwanderer ein menschenwürdiges Dasein zu sichern. ressources propres, une prise en considération des besoins

Diese Völkerbewegung von ländlichen Gebieten in Gross- vitaux de la population. Le dialogue Nord-Sud piétinera tant

städte wird auch in Zukunft weitergehen und stellt die qu'il en sera ainsi. La faiblesse idéologique du tiers monde

Behörden vor schwerwiegende Probleme, welche sie zu laisse le champ libre aux thèses de l'Occident sur le marché

meistern nicht imstande sind. Zwar kommt der Grossstadt mondial.

für die Entwicklung von Wirtschaft, Kultur und Sozialbereich En 1982 déjà, la Délégation des finances et la Commission

grosse Bedeutung zu, so dass die Entwicklung auch positive de gestion du Conseil national décidaient de coordonner

Seiten aufweist. Die Entwicklungspolitik muss sich daher leurs travaux dans le domaine de la surveillance des princi-

ebenfalls diesem Problem zuwenden und berücksichtigen, paux projets de développement. En conséquence, ces com-

dass sich auf die Dauer die ländlichen Regionen ohne die missions se sont occupées des méthodes appliquées par la

Städte kaum entfalten können. Daher sollte die Förderung direction de la coopération au développement et de l'aide

ländlicher Regionen durch jene städtischer Gebiete ergänzt humanitaire sur le plan du contrôle de l'efficacité de ses

werden - als Ausgleich der gegenseitigen Interessen. Dabei propres projets. Le'rapport réclamé à cette occasion, décou-

sollten Schwerpunkte in der Entwicklung und Förderung lant d'un postulat déposé par la Commission des affaires

von Handwerkerbetrieben und mittleren Unternehmen, in étrangères du Conseil national, le 9 avril 1985, fait suite à ce

der Organisation der öffentlichen Verwaltung, im Ausbau voeu et a paru le 2 mars 1985. J'aurais donc l'occasion, en

der Infrastrukturen sowie in der Unterstützung von Gemein- développant ma proposition de réduction du crédit de

schaftsanliegen gesetzt werden. 2,1 milliards, d'y revenir.

Die Direktion für Entwicklungszusammenarbeit und huma- En attendant, je vous demande de voter l'entrée en matière

nitäre Hilfe will sich gemäss Bericht vermehrt dieser Proble- sur le principe du projet tout comme je l'avais fait il y a trois

matik zuwenden. Projekte in dieser Richtung könnten ohne ans.

weiteres in die Arbeiten zur Entschärfung des Flüchtlings-

problems einbezogen werden. Die individuelle und soziale Oehen: Ich bedaure, dass in der Reihenfolge der Beratun-

Entfaltung der Millionen von Menschen, die in Armut leben, gen der Bericht über die Entwicklungshilfe nicht zuerst

hängt im wesentlichen von der Möglichkeit ab, ihnen eine behandelt wurde; denn eigentlich muss das die Basis für die

produktive Arbeit zu verschaffen, deren Ertrag zum Unter- Frage sein, ob man den 2,1 Milliarden Franken zustimmen

halt und zur sozialen Besserstellung verhilft. Dies wiederum will oder nicht. Ich habe beides studiert und gestatte mir,

trägt zur sozio-ökonomischen Entwicklung des Landes bei zum Ganzen Stellung zu nehmen.

und löst positive Bestrebungen in allen ändern Lebensberei- Insbesondere im Bericht finden sich Rosinen, aber auch

chen aus. Vergessen wir nicht, dass diese Bevölkerungs- recht viele taube Nüsse. Mit anderen Worten: Es sind dort

gruppen andere Prioritäten hinsichtlich der Menschen- sehr wertvolle Aussagen zu finden, aber es gibt auch viele

rechte setzen. Für sie gilt primär das Recht auf Essen, auf Punkte, die uns zum Nachdenken veranlassen müssen.

Kleidung und auf Arbeit, erst nachträglich gelten die höhe- Wegen der kurzen mir zur Verfügung stehenden Zeit möchte

ren und ideelleren Menschenrechte. ich Ihnen einige dieser Denkanstösse im Telegrammstil wei-

tergeben.

M. Soldini: Le 18 septembre 1984, il y aura donc tantôt trois Geht aus dem Bericht nicht überall wieder hervor, dass wir

ans, lors du débat d'entrée en matière concernant le crédit westlichen Menschen immer durch Ungeduld glänzen? Wir

de programmes sur la coopération technique et l'aide finan- sind offensichtlich nicht bereit, den für menschliche Gesell-

cière aux pays en développement, j'avais fait remarquer que schaften zu ihrer Veränderung nötigen Zeitraum zur Verfü-

malgré la situation précaire des finances fédérales et la gung zu stellen.

nécessité pour la Confédération d'avoir recours à l'augmen- Ein anderer Gedanke: Unsere Fixation auf unsere Lebens-

tation de nouvelles taxes postales et autoroutières notam- weise ist der Massstab für das, was wir als richtig, als

ment, nos autorités voulaient à tout prix faire passer l'aide nützlich, als erstrebenswert für alle ändern Gesellschaften

publique de 0,26 pour cent du produit national brut en 1984 betrachten. Das Dogma, dass der Einbezug aller nationalen

à 0,31 pour cent en 1987. Wirtschaften in die Weltwirtschaft positiv sei, kommt überall

J'avais aussi rappelé qu'en 1976, année de l'entrée en zum Ausdruck. Dabei wird vergessen, dass diese Ideologie,

vigueur de la loi sur la coopération au développement et die Weltwirtschaft werde sicher den Wohlstand aller Völker

l'aide humanitaire, le peuple suisse, qui avait eu l'occasion steigern, eigentlich aus einem sehr egoistischen Denkpro-

unique à ce jour de se prononcer par référendum sur un zess der Industrievölker entstanden ist und aus diesem

problème souvent controversé dans le pays, avait nettement Interesse weitergepflegt wird. Ja, man ist sogar sofort

refusé d'accorder un prêt de 200 millions à l'Association erschrocken, wenn jemand davon spricht, dass gewisse

internationale de développement, communément dénom- Länder oder Regionen ihre Entwicklung in abgekoppelter

mée IDA, filiale d'une Banque mondiale elle-même satellite Art vorantreiben sollten.

de l'Organisation des Nations Unies, alors que nous ne Es wird immer wieder vergessen, dass das Ziel jeder

faisions partie ni de l'une ni de l'autre. Entwicklung in jedem Lande nicht der heutige Mensch, die

Il y a trois ans, je devais déjà constater que ce verdict jetzige Generation ist, sondern dass es die Sicherung des

populaire était bien oublié et que la grande majorité des Lebens, die Sicherung aller kommenden Generationen sein

membres de ce Parlement n'hésitait pas à augmenter de müsste. Wenn ich das hier so sage, meine ich auch, dass die

9 pour cent le crédit affecté à l'aide au tiers monde, répon- überall angestrebten pragmatischen Lösungen - so gut sie

dant ainsi aux objurgations de l'OCDE, qui cherche à culpa- auch im Moment sein mögen - nicht unbedingt die besten

biliser notre peuple sans tenir compte des efforts de notre Lösungen sind. Es wurde hier an diesem Pult bereits kriti-

aide privée et des investissements industriels et commer- siert, aus dem Bericht spreche eine ideologische Haltung; er

ciaux qui atteignaient déjà des milliards de francs. A ce sei von Soziologen und Politologen (und weiss nicht was für

propos, permettez-moi de citer un commentaire d'un repré- -logen) kreiert worden. Den Kritikern möchte ich sagen:

sentant de la CNUCED qui fêtait son vingtième anniversaire. Gerade in der Entwicklungshilfe sind langfristige Ueberle-

Depuis 1964, le tiers monde n'a guère progressé face aux gungen notwendig. Nur pragmatische, momentane Lösun-

pays industrialisés tant en ce qui concerne le développe- gen führen langfristig zu keinem guten Resultat.

ment de son marché intérieur que de celui du commerce Heute nachmittag wurde schon von jemandem darauf hin-

Nord-Sud. De ce fait, ses délégués apparaissent divisés face gewiesen, dass in der Dritten Welt Probleme entstehen, die

aux intérêts considérables des pays industriels dans toutes wir nicht ausser acht lassen dürfen, wenn wir unsere

les conférences internationales. Le tiers monde, d'autre Entwicklungshilfe konzipieren. Gestatten Sie mir dazu nur

part, continue à concevoir son développement comme Stichworte: die Landflucht, die Bevölkerungsexplosion, das

essentiellement dépendant de l'économie mondiale. Cela Wachstum der Städte, die Arbeitslosigkeit, die Importe von

révèle l'absence de véritables projets de développement, Technologien aus unseren Ländern (die statt Arbeitsplätze

fondés sur un dynamisme interne, une mise en valeur des zu schaffen Arbeitsplätze vernichten), der Export von Agrar-

9.Juni1987 N 725 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

Produkten. Dies einige Stichworte, die uns zum Nachdenken nous sommes, que le scandale dont parle le rapport sur la

bringen müssten, ob das, was wir tun, auch richtig sei. coopération au développement des dix dernières années

Auf Seite 21 des Berichts ist ein sehr interessanter Absatz: devrait nous inciter à faire un peu plus, même si-il faut bien

«Ohne Bezug auf die westlichen Industrieländer ist die le reconnaître - l'utilisation de ces fonds rencontre un

gegenwärtige Situation in den Entwicklungsländern nicht certain nombre de difficultés.

darstellbar. Sie ist das Resultat unzähliger direkter und Contrairement à ce qu'a dit M. Bonny et à ce qu'a répété

indirekter Beziehungen zwischen Industrieländern und Mme Eppenberger tout à l'heure, je trouve que ce rapport

Entwicklungsländern, die schon vor Jahrhunderten einge- est bien écrit, complet et cohérent. Je n'y ai pas trouvé

setzt hatten.» Hier müsste man dann eben einschieben: Und beaucoup de langage sociologique ni beaucoup de philoso-

sehr viel Not der Entwicklungsländer ist das Resultat dieser phie. Je n'ai pas eu le sentiment qu'il était si diffide à

Beeinflussungen, die oft mit bester Absicht vorgenommen comprendre. Monsieur Bonny voudra bien me dire quels ont

wurden, die aber in ihren Auswirkungen durch die Zerstö- été les passages incompréhensibles. Lorsqu'on affirme que

rung der autochthonen Kulturen, durch die Zerstörung des la communauté internationale n'est pas parvenue à faire

Gleichgewichtes zwischen der Natur und der Bevölkerung diminuer le nombre des personnes entièrement démunies,

entstanden sind. je comprends, et je pense qu'il en est de même pour lui.

«Entwicklungszusammenarbeit», so heisst es an anderer Lorsqu'on nous dit que le taux de déforestation dans cer-

Stelle, «sollte dort ansetzen, wo ein geordneter Uebergang tains pays tropicaux atteint 1,7 pour cent par année, même

zu modernen Lebensformen versucht werden soll.» Hier si cela est un pourcentage, il ne s'agit ni de philosophie, ni

möchte ich wieder einschieben: sofern diese langfristig de sociologie qui seraient difficiles à comprendre. L'affirma-

erwünscht sind. tion selon laquelle une demi-journée de travail en Suisse

Richtigerweise steht in unserem Bericht Seite 25: «Vorläufig suffit à financer une année d'aide au développement, est

steht die Gemeinschaft der Menschen vor dem Skandal, une image assez parlante. Cela n'est pas non plus de la

dass sie die Zahl der absolut Armen noch immer nicht zu philosophie et cela démontre qu'en cas de nécessité le

vermindern vermag. Unsere gemeinsamen Bemühungen für peuple Suisse pourrait faire davantage.

die Benachteiligten genügen offensichtlich nicht.» Wäre Ce rapport est précis, cohérent, courageux et extrêmement

nicht zu fragen, ob unsere Bemühungen eventuell nicht in instructif. Il montre aussi qu'il y a une contradiction fonda-

die richtige Richtung gehen, ob sie nicht im Ansatz falsch mentale - et je dirai structurelle - entre l'aide au développe-

sein könnten? Bemühungen, wenn sie richtig sind, müssen ment telle qu'elle est régie par la loi et la façon dont le

doch zu sichtbaren Erfolgen führen. Zu Recht wird hier aber monde des affaires de notre pays réalise ses bénéfices dans

gesagt, dass in sehr vielen Gebieten nach wie vor eine le tiers monde. Ces choses ont été répétées maintes fois par

skandalöse Situation bestehe. d'autres que moi à cette tribune, au cours de ces dernières

Es gibt mir Hoffnung, dass an anderer Stelle vermerkt wird, années. Je ne veux pas m'y étendre. Je relève simplement,

die systematische Berücksichtigung ökologischer Aspekte avec plaisir, que pour une fois un texte officiel-ce rapport -

in den Projekten der Zusammenarbeit würde sich jetzt auf- le reconnaît explicitement. Et cela n'est pas de la philoso-

drängen. Tatsächlich wird derjenige, der den Umweltproble- phie.

men in den Entwicklungsländern nicht ebenso grosse Quelles conclusions devraient-on tirer de ce rapport? Evi-

Bedeutung beimisst, wie wir sie heute den unsrigen beimes- demment, il soulève beaucoup de questions et apporte peu

sen, mit noch so gut gemeinter Entwicklungshilfe letztlich de réponses. Je retiens deux choses. D'abord l'importance

keinen positiven Effekt erzielen können. croissante des critères écologiques. On ne peut pas aider un

Herr Kollega Widmer hat an das Herz appelliert. Er hat pays en détruisant sa nature, par exemple les forêts tropi-

gesagt, wer ein Herz habe und in solchen Ländern schon cales. Dans tous les cas, cela ne va pas loin. Nous verrons

gewesen wäre, der müsse für die finanzielle Erhöhung der que si nous voulons assurer un certain équilibre entre les

Entwicklungshilfe sein. Herr Dr. Widmer, Massnahmen, wel- peuples du tiers monde et nous pour la paix de la planète,

che das Herz diktiert, welche aber nicht sorgfältig überlegt nous ne pouvons plus rêver que tout le monde s'enrichisse

sind, können in ihren Auswirkungen höchst problematisch continuellement. Un jour viendra - je crois qu'il est venu -

sein. Ich bin der Meinung, die Entwicklungshilfe sei tatsäch- où nous devrons prendre en considération, pour établir un

lich eine Ueberlebensfrage für die Dritte Welt und für uns. certain équilibre entre la consommation des gens du tiers

Aber falsche Entwicklungshilfe ist Förderung der Entwick- monde et celle que nous nous permettons à l'égard des

lung indie Richtung des biologischen Kollapses der ganzen ressources primaires que nous offre la nature en matière

Biosphäre. Das ist vor allem dann zu überdenken, wenn wir d'énergie ou de terres arables, de réduire notre consomma-

einfach die Kredite gemessen am Bruttosozialprodukt unse- tion. Du point de vue purement quantitatif, nous vivons au-

res Industriestaates erhöhen wollen und glauben, damit sei dessus des moyens que nos pays et la planète peuvent nous

das Problem schon gelöst. Ich bin deshalb der Auffassung, offrir. Si nous voulons réaliser une certaine égalité avec les

es sei klug, es sei vorsichtig, wenn wir immer von neuem peuples du tiers monde, il est illusoire de vouloir mener une

prüfen, ob die Art von Entwicklungshilfe, die wir betreiben, politique qui prétendrait les faire accéder au niveau de

langfristig tatsächlich richtig ist. (Ich bin überzeugt, dass consommation que nous, aujourd'hui, connaissons. Je crois

viele Projekte gut sind. Aber ebenso viele Projekte können que si tous les peuples du tiers monde consommaient

auch mit zwei oder drei Fragezeichen versehen werden.) Ich autant que nous, toutes les ressources de la planète seraient

bin deshalb der Auffassung, dass der Antrag von Herrn épuisées en très peu d'années, disons peut-être quinze.

Kollega Soldini unterstützungswürdig sei, nicht weil ich MM. Oehen et Bonny ne me contrediront probablement pas,

geizig bin, sondern weil ich der Meinung bin, 1,5 Milliarden même si les chiffres publiés autrefois par le Club de Rome

Franken für die nächsten drei Jahre seien ein Betrag, mit ont perdu quelque peu de leur actualité. Le principe

dem eine wohldurchdachte Entwicklungshilfe durchaus demeure le même. L'égalité entre les peuples du tiers

finanziert werden könne. monde et nous, n'est pas possible au niveau actuel de notre

Ich bitte Sie deshalb, auf die Vorlage einzutreten und dem consommation.

Antrag von Herrn Soldini zuzustimmen. Cela signifie que nous devrions, à terme, viser une réduction

de notre niveau de consommation, ce qui résoudrait peut

M. Rebeaud: Je m'exprime au nom du petit groupe écolo- être le problème de l'afflux de réfugiés vrais ou faux qui

giste- en effet, pour le moment nous ne sommes que quatre viennent chez nous puisque, vous le savez, ce mouvement

- qui vous recommande d'accepter les crédits que nous est dû à la pauvreté et au fait qu'ils manquent de travail. Ils

propose le Conseil fédéral, y compris l'augmentation sou- viennent chez nous parce que nous sommes riches et que

haitée par la commission. Nous acceptons ce crédit, avec le nous offrons beaucoup d'emplois. Ainsi, la proposition

regret qu'il ne soit pas plus élevé. Il y a un tel écart, d'amendement de M. Spalti deviendrait peut-être inutile.

grandissant d'ailleurs, entre les ressources des peuples du Nous nous y opposerons. Certes, elle n'est pas mauvaise en

tiers monde et celles des peuples des pays développés dont soi, car il est bon d'avoir des fonds pour aider un certain

Pays en développement. Coopération technique 726 N 9 juin 1987

nombre de candidats à l'asile qui ne sont pas acceptés chez besteht auch die Gefahr, dass sich solche Flüchtlingsströme

nous à retourner dans leur pays, mais, s'il vous plaît, que von Sri Lanka Richtung Südindien bewegen. Wie Indien

cela ne soit pas au détriment de ceux déjà extrêmement dieses Problem auf die Dauer bewältigen wird, ist noch eine

maigres affectés à l'aide au développement. offene Frage.

Je terminerai avec deux brèves questions au Conseil fédéral Ich frage deshalb den Bundesrat an, ob für die Schweiz

à propos de ses intentions. Premièrement, dans votre souci nicht Möglichkeiten bestehen, sich an solcher Flüchtlings-

- que j'approuve - de prendre en considération dans vos hilfe noch intensiver zu beteiligen. Die Aktion in Pakistan

projets la question de la protection de l'environnement, vollzieht sich im Rahmen der internationalen Entwicklungs-

avez-vous déjà une structure de consultation et, en particu- organisation IDA als Cofinanzierungsprojekt. In diesem

lier, les experts de l'Office fédéral de la protection de l'envi- Zusammenhang wäre es auch interessant zu erfahren, wie

ronnement donnent-ils leur avis dans l'élaboration et l'exa- effizient unsere Finanzhilfe durchschlägt, d. h., wo sie sich

men de vos projets? La deuxième question concerne évi- im Detail auswirkt. Kann der Bundesrat sagen, wieweit das

demment le Département fédéral de l'économie publique, genannte Flüchtlingsprojekt auf seine Auswirkungen unter-

mais je souhaite que le Conseil fédéral pour autant qu'il ait sucht worden ist und ob es die Regel ist, dass cofinanzierte

un avis à ce propos, me le communique par l'intermédiaire Aktionen auch evaluiert werden, und zwar so, dass die

de M. Aubert. Le gouvernement fédéral va-t-il mettre en Geberländer sich vom richtigen Einsatz ihrer finanziellen

oeuvre des moyens incitant les entreprises suisses actives à Mittel überzeugen können?

l'étranger, notamment dans le tiers monde, à respecter les

normes qui sont imposées en Suisse en matière de protec-

tion de l'environnement? M. Berger: Nous soutiendrons l'arrêté d'aide technique et

financière aux pays en voie de développement qui nous est

Bundi: Seit mehr als einem Jahrzehnt setzte sich in der proposé. Nous ne contestons nullement le montant de cette

Entwicklungszusammenarbeit der Gedanke der angepas- aide que nous pouvons et que nous devons apporter aux

sten Hilfe, der sanften Technologie durch. Die Schweiz tut pays moins bien nantis que le nôtre, pour autant que les

heute auch ihr Mögliches in dieser Richtung. Der Bericht moyens mis en oeuvre se traduisent par des résultats posi-

des Bundesrates ist meines Erachtens eine ausgezeichnete tifs. Notre action devra, comme jusqu'ici, se porter en faveur

Auslegeordnung und stellt auch das Bemühen in den Vor- des plus déshérités, auprès de ceux dont le ravitaillement

dergrund, ständig zu fragen und sich zu orientieren, ob wir alimentaire est insuffisant. Nous souhaitons, dans la mesure

mit unseren Angeboten richtig liegen oder nicht. Die Kon- de nos moyens, poursuivre, comme jusqu'ici, notre action

zentration der Hilfe auf die Aermsten, auf den ländlichen auprès des plus pauvres, aux nations qui ne disposent pas

und landwirtschaftlichen Raum, scheint denn auch ein aner- ou plus des biens de première nécessité et qui voient leur

kanntes Prinzip zu sein. Dennoch muss angesichts der équilibre intérieur compromis.

Entwicklungen den Ländern der Dritten Welt ständig die Si nous partageons l'idée que notre action ne peut et ne doit

Frage gestellt werden, ob wir mit unserer Zusammenarbeit pas se limiter à l'aide alimentaire, nous saluons par contre le

die gesteckten Ziele erreichen. Ist es schliesslich nicht so, principe que cet objectif demeure prioritaire. En commis-

dass wir unser eigenes Verhalten wie Massenkonsum, Weg- sion, il a été demandé que l'aide à la production agricole

werfmentalität und Mobilitätsrummel in diese Länder expor- soutienne prioritairement les petites structures et non de

tieren, dass wir sie mit neuen Problemen bei der Energie, vastes entreprises. A notre avis, cette aide doit s'harmoniser,

dem Abfall, dem Wasser, dem Boden und der Luft belasten? autant que faire se peut, en conformité avec la situation et

Zwar sind Erfolge in bezug auf eine Eindämmung der Armut, les traditions locales. Mais ce que nous croyons indispensa-

auf Hygiene, Ausbildung und Verselbständigung aufzuwei- ble c'est de tendre, par nos actions, à ce que chaque Etat

sen. Aber die Verschuldung nimmt zu, die Entwaldung tropi- puisse à long terme, assurer son indépendance alimentaire.

scher Regionen schreitet fort, die Umweltprobleme ver- Ce principe devrait être un des objectifs prioritaires pour

schärfen sich. Besonders in Afrika macht sich der ökologi- chaque pays et surtout qu'il soit reconnu et respecté par

sche Zerfall einstmals fruchtbarer Landstriche deutlich l'ensemble des nations, qu'elles soient industrialisées ou en

bemerkbar. Die fortschreitende Verstädterung führt grosse développement. Une telle conceptiçn de la répartition des

Teile der Bevölkerung in die Verelendung. biens alimentaires est seule - à notre avis - susceptible

Es ist klar, dass wir auf dem Wege der Entwicklungshilfe d'assurer à chaque être humain la nourriture quotidienne

diese Dinge nur zum Teil beeinflussen können. Um so mehr nécessaire.

ist es aber notwendig, auch das kleinste Projekt nicht allein Toutefois, il ne suffit pas de verser des sommes importantes

auf seine Effizienz, sondern auch auf seine Verträglichkeit pour que notre aide offre les services que nous sommes en

hin zu prüfen. In diesem Zusammenhang muss wohl auch droit d'attendre d'elle. En effet, si la qualité et l'efficacité de

mehr Gewicht auf die Auswahl von Experten und von Eva- nos représentants sur le terrain sont souvent déterminantes,

luatoren gelegt werden. In ihrer Philosophie müssen diese comme les projets d'ailleurs, nous devons profiter ici de

Leute die Generallinie der offiziellen schweizerischen rendre hommage à tous ceux qui se sont engagés à ce

Entwicklungspolitik unterstützen und nicht eigene Sonder- service. Leur tâche n'est certes pas facile, surtout lorsqu'il

züglein fahren. So ist es zum Beispiel schwer verständlich, s'agit d'oeuvrer en parfaite conformité de l'objectif fixé et de

dass vom Bund ein Evaluator weiterhin herangezogen wird, ne pas tomber sous les pressions ou les manipulations

der der Verstädterung in den Entwicklungsländern das Wort d'ordre politique ou autre. Si nous voulons que notre aide

redet. Solange es an der richtigen geistigen Orientierung soit efficace et notre action crédible, il est important que

fehlt, dürfte es schwer sein, die gesetzten Ziele in der nous poursuivions avec toute la rigueur désirable l'assis-

Entwicklungspolitik zu erreichen. tance de ceux qui sont victimes de telle situation, voire

Ein Wort zur Flüchtlingshilfe: In der Aufstellung über die même que nous ayons la possibilité de retirer notre aide si

verpflichteten Kredite finden wir einen Posten von 4,3 Millio- elle ne devait plus correspondre aux buts prévus.

nen Franken zugunsten afghanischer Flüchtlinge, bezogen Je profite de l'occasion pour formuler aussi le voeu que

auf die Dauer 1983 bis 1985. Nun stellt sich hier wieder die nous puissions activement poursuivre notre soutien à la

Frage, ob die Schweiz in diesem Rahmen nicht mehr leisten lutte contre les régions désertiques en progression et pour-

könnte. Es muss ein Anliegen sein, die grossen Massen von voir à l'équilibre hydrologique nécessaire à la survie de

Flüchtlingen bis zu ihrer Rückkehr in der Nähe ihrer Heimat certains peuples.

und damit auch ihres Kulturkreises zu behalten. Das ist für Encore un mot au sujet de l'information. Notre peuple doit

unterentwickelte Länder wie z. B. Pakistan mit ungeheuren être mieux renseigné et nous devons, à notre avis, mettre

Belastungen verbunden. Die Industrieländer können aber toute notre imagination pour l'informer davantage sur notre

solche Belastungen durch grosszügige Hilfe wesentlich mil- oeuvre humanitaire qui reste de premier plan, comme l'aide

dern. Zudem können sie dadurch erreichen, dass nicht neue au tiers monde. Je vous invite donc à soutenir l'arrêté

Flüchtlingsströme in ihre Länder abwandern. Neuerdings fédéral réglant la poursuite de la coopération technique et

Q.Juni 1987 727 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

l'aide financière en faveur des pays en voie de développe- che, die dafür gemacht worden sind, sind bis jetzt meines

ment ainsi que les crédits proposés. Erachtens auf zu taube Ohren in der Direktion für Entwick-

lungshilfezusammenarbeit gestossen.

Mühlemann: Die Entwicklungszusammenarbeit, meine Ver- Ich weise darauf hin, dass die Flüchtlingsaussenpolitik ver-

treter des Parlamentes, darf keine Routinearbeit werden, stärkt werden muss und dass gerade hier bei den Diploma-

nicht nur wegen der Summe von zwei Milliarden Franken, ten des Departementes für Auswärtige Angelegenheiten die

die hier auf dem Spiel steht, sondern weil sie eine wichtige Bereitschaft, Aufgaben zu übernehmen, gewachsen ist. Wie

aussenpolitische Aktivität unseres Landes geworden ist. Ich der Delegierte für Flüchtlingsfragen mitteilt, dürfte im

stimme mit der Fraktion diesem Kredit zu, bin auch der Bereich der Direktion für Entwicklungszusammenarbeit die

Meinung, dass die neue Schwergewichtsbildung im Berei- Bereitschaft zur Mitarbeit noch stärker werden.

che der Unterstützung der Frau, der städtischen Agglomera- Ich unterstütze in dieser Beziehung den Antrag von Herrn

tionen und auch des Umweltschutzes richtig ist. Aber das Schule und wäre froh, wenn Sie dem auch zustimmen

Volk hat ja bei uns zu dieser politischen Angelegenheit würden.

nichts zu sagen. Um so grösser ist unsere Verantwortung, Im übrigen bitte ich Sie, nicht zu vergessen, dass die Er-

dass die Entwicklungszusammenarbeit in richtigen Bahnen folgskontrolle eingeführt worden ist; das Ingenieurbüro

verläuft. Da darf ich mir doch einige kritische Bemerkungen unseres Kollegen Basler hat erfolgreich gearbeitet. Es ist

erlauben. eine gewisse Kritik geübt worden; aber gerade Herr Hagen

So glaube ich nicht daran, dass wir quantitative Zielsetzun- hat hier dem Experten Blaser ausgezeichnete Zensuren

gen akzeptieren dürfen. Es kommt nicht darauf an, ob wir in erteilt. Ich bin der Meinung, dass das fortgesetzt werden

diesem Bereich mehr oder weniger ausgeben als ein OECD- muss. Die Geschäftsprüfungskommission, vielleicht auch

Staat. Wir haben unseren eigenen Weg zu gehen, und dieser die Finanzdelegation, haben hier eine Aufgabe. Es ist wich-

muss durch Qualität bestimmt sein. Ein Entwicklungshilfe- tig, dass wir diese stichprobenartig vorgenommenen Kon-

programm ist entweder vollständig oder gut. In solcher trollen fortsetzen.

Beziehung dürfen wir bei der Durchsicht unserer Projekte Als letztes möchte ich beifügen, dass es darum geht, eine

feststellen, dass wir zum Teil hervorragende Leistungen geschickte Informationspolitik zu betreiben. Unser Volk

aufzuweisen haben; daneben gibt es auch Projekte, die muss letztlich dieser Politik zustimmen. Das können wir am

unsere Kritik verdienen. besten über eine anschauliche und geschickte Form der

Ich möchte mich nicht auf den Bericht abstützen, denn ich Information erreichen. In dieser Beziehung sind auch die

halte den Augenschein für wichtiger. Aus der Kenntnis der Medien dazu aufgerufen, ihren Anteil zu leisten.

Entwicklungshilfearbeit in Indien glaube ich, dass hier ein

Akzent gesetzt werden muss und dass in Indien schwerge- Aliesch: Ich zitiere: «Die Einkünfte der meisten Entwick-

wichtig Mittel zu verstärken sind; dies scheint mir entgegen lungsländer bleiben noch weitgehend abhängig von der

vielen Kritikern richtig zu sein. Indien ist die grösste Demo- Ausfuhr ihrer aus der Landwirtschaft und dem Bergbau

kratie der Welt. Indien ist ein Subkontinent, der sich auf dem stammenden Produkte.» Diese nach meiner Auffassung zen-

Weg vom Zustand des Landwirtschaftszeitalters in den der trale Feststellung lesen wir auf Seite 19 der Botschaft über

Industrialisierung und der Dienstleistungsgesellschaft befin- die technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe zugunsten

det. In gewissen Bereichen ist der technologische Fort- von Entwicklungsländern. Eine derartige Aussage sollte

schritt enorm und steht sogar über dem europäischen eigentlich Anlass genug sein, grundlegende Fragen der

Durchschnitt. Wir haben es hier mit einem Subkontinent zu Entwicklungspolitik kritisch zu diskutieren und vorurteilslos

tun, der hochinteressante Entwicklungsmöglichkeiten zu hinterfragen. Solche Fragen gibt es zuhauf. In dieser

bietet. Beziehung - das ist der Ausgangspunkt meiner Kritik -

Ich habe zahlreiche Projekte kennenlernen dürfen, die im bieten die beiden Botschaften leider nur einen recht küm-

technologischen und im pädagogischen Bereich, aber auch merlichen Lesestoff.

in der blossen Hilfeleistung unseren höchsten Respekt ver- Ich will mich hier lediglich auf den durch das Zitat angespro-

dienen. Es gibt andere Projekte, die mehr nach dem Giess- chenen Problemkreis beschränken. Es ist in der Tat so, dass

kannenprinzip ausgerichtet sind, wo die Hilfe direkt an Hilfs- sehr viele Entwicklungsländer, aber nicht nur diese - ich

organisationen geht- und von dort weiss man dann nicht, in denke etwa an Australien -, auf Gedeih und Verderb darauf

welche Taschen sie fliessen. In dieser Beziehung ist eine angewiesen sind, ihre landwirtschaftlichen Produkte zu

klare Ueberprüfung vieler Projekte notwendig. Ich glaube exportieren und - ich unterstreiche dies besonders - dafür

auch, dass Indien in der Flüchtlingsaussenpolitik interes- marktgerechte Preise erzielen zu können. Die gleiche Fest-

sant ist. So gibt es politische Flüchtlinge in Pakistan, die aus stellung trifft selbstverständlich auf jeden einzelnen Land-

Afghanistan stammen. Wir haben umgekehrt zum Teil wirt- wirt in einem Entwicklungsland zu. Auch ein Bauer in einem

schaftlich motivierte Flüchtlinge aus Sri Lanka, eine durch- Entwicklungsland wird nur solange für den Markt produzie-

aus andere Gruppierung. ren-seien die Produkte für den Export oder für den Landes-

Es lohnt sich, verschiedenartig vorzugehen. Die Arbeit in bedarf bestimmt -, als er auf diesem Markt beim Verkauf

Indien ist meiner Meinung nach direkt von der Zentrale aus seiner Erzeugnisse einen Preis erzielt, welcher ihm zumin-

der Schweiz schwer zu tragen. Es ist auch nicht sicher, dass dest einen bescheidenen Verdienst ermöglicht. Ist das aber

unsere Diplomaten in der Lage sind, diese schwierigen nicht der Fall, wird sich der Bauer gezwungenermassen auf

Aufgaben zu erfüllen. Einer unserer versiertesten Entwick- die Produktion für den Eigenbedarf beschränken. Er trägt

lungshelfer, Toni Hagen, hat hier wiederholt zu Kritik ange- damit nichts an die Versorgung der Landesbevölkerung und

setzt. Ich würde es begrüssen, wenn man den Mut hätte, in ebensowenig an mögliche Exporteinnahmen dieser

einem solchen Fall das Schwergewicht noch zu verstärken Entwicklungsländer bei. Hinzu kommt, dass der Bauer sel-

und allenfalls auch die Führungsorganisation in dem Sinn ber kein Einkommen und damit keine Kaufkraft erwirtschaf-

zu verbessern, dass man einen Entwicklungshilfemanager ten kann. Und schon sind wir mitten drin in diesem Teufels-

in Indien einsetzen würde - ausgerüstet mit gewissen Kom- kreis: Weil kein Produktionsanreiz vorhanden ist, entsteht

petenzen. Armut, und die Armut wiederum ist eine Hauptursache des

Ich habe die leise Befürchtung, dass unsere Direktion für Hungers und von Hungersnöten. Menschen mit genügend

Entwicklungshilfezusammenarbeit heute etwas überlastet Geld haben nie Hunger!

ist. Mit der zusätzlichen Unterstellung des Katastrophenhil- Sie mögen sich jetzt fragen, was denn die weltweite Marktsi-

fekorps ist diese Aufgabe noch einmal gewachsen. Ich bin tuation für landwirtschaftliche Produkte mit dem System

auch nicht sicher, ob man beweglich genug ist, um bürokra- unserer Entwicklungshilfe zu tun hat. Ich meine: sehr viel.

tische Hindernisse zu überwinden. Ich habe an diesem Ort Die Situation ist doch heute derart, dass die Nahrungsmittel-

schon einmal die Ausbildungsstätte für Zahnärzte in Sri Überschüsse, die wir in den westlichen Industriestaaten her-

Lanka zitiert; eine hervorragende Idee, Singhalesen und vorbringen, zu einem guten Teil mittels Exportverbilligun-

Tamilen an der gleichen Stätte auszubilden. Die Hilfegesu- gen auf den Weltmarkt gelangen. Die Exportverbilligungen

Pays en développement. Coopération technique 728 N 9 juin 1987

für die Ueberschussproduktion in den westlichen Industrie- setzung hat traditionelle Strukturen zerstört, auch Struktu-

ländern bilden den Hauptgrund dafür, dass die Preise für ren der Selbstversorgung und anderes mehr. Das ist

viele landwirtschaftliche Produkte auf dem Weltmarkt äus- bekannt. Warum sind globale Konzepte kaum möglich?

serst tief sind. Die Preise sind so tief, dass Landwirte, welche Eben deshalb, weil Entwicklungshilfe sehr weitgehend dar-

ohne Exportsubventionierung für die Weltmärkte produzie- auf beschränkt ist, faktisch bloss zu reagieren, reaktiv Fol-

ren müssen, keine kostendeckenden Erträge erreichen, genprobleme von Fehlentwicklungen zu bekämpfen, deren

geschweige denn einen Gewinn erwirtschaften können. Mit Ursachen man nicht ändern kann.

dieser Lage sind heute die Landwirte in sehr vielen Entwick- Es ist mangelnde Konsistenz und Klarheit des Berichts

lungsländern konfrontiert. Aber auch die Dauernahrungs- beklagt worden. Auch ich hätte gern mehr Klarheit. Ich hätte

mittelhilfe drückt hier auf den Inlandmärkten der Drittwelt- gerne mehr analytische Vertiefung. Aber die würde wahr-

länder auf die Preise und lässt dem einheimischen Bauer scheinlich doch zu Erkenntnissen führen, wie ich sie jetzt

keine Chance, was den Produktionsanreiz stark vermindert. summarisch skizziert habe. Wie würde indessen auf Analy-

Das in diesen Ländern an und für sich vorhandene Produk- sen dieser Art reagiert, auf Analysen, die kohärenter wären

tionspotential kann somit nicht genutzt werden, da durch als diejenige der DEH und des Bunderates? Würde es nicht

eine landwirtschaftliche Produktion keine Einkommen zu sofort heissen, das sei ideologische Propaganda, wie sie

erzielen sind. angeblich die Hilfswerke betreiben, wenn sie etwa auf Hin-

Mit diesen Hinweisen will ich nicht die Art und auch nicht tergründe von Fehlentwicklungen hinweisen? Ich möchte

die Höhe unserer Entwicklungshilfe kritisieren, im Gegen- meinerseits die heute wiederum an den Hilfswerken geübte

teil. Ich meine allerdings, dass wir bei unseren entwick- Kritik ganz entschieden zurückweisen. Sie bringen Informa-

lungspolitischen Diskussionen nicht alleine nur die eigentli- tion in die Diskussion, die von anderer Seite eben viel

che Entwicklungspolitik vor Augen haben dürfen. Die Lage zuwenig betrieben wird. Es ist eine sachliche Information,

der Entwicklungsländer und der dortigen Bevölkerung wird die ihren analytischen Gehalt hat.

nämlich sehr wesentlich auch von unserer Politik in anderen Zum Schluss etwas zu den Menschenrechten: Auch hier ist

Bereichen geprägt. Ich habe versucht, dies an einem Bei- Kritik geübt worden. Auf Seite 28 der Botschaft heisst es:

spiel aufzuzeigen. Weitere könnten mit Leichtigkeit aufge- «Die Nichtbeachtung von Menschenrechten kann uns ver-

führt werden. Ich bin der Ansicht, dass wir bei einer gründli- anlassen, unser Zusammenarbeitsprogramm in einem

chen Diskussion über die Politik der Entwicklungszusam- bestimmten Land erneut zu überdenken, wenn diese Verlet-

menarbeit zusätzlich noch die Politik der Industrieländer zur zungen unsere Entwicklungszusammenarbeit daran hin-

Diskussion stellen müssen. dern, die angestrebten Ziele zu erreichen.»

Aus schweizerischer Sicht- damit komme ich zum Schluss Es ist in der Diskussion von Herrn Sager eine viel radikalere

-sähe ich es als angebracht, wenn wir die Entwicklungshilfe Maxime verlangt worden. Dazu zwei Bemerkungen: Leider

und -politik noch weit vermehrt in die allgemeine Aussen- ist es so, dass praktisch kein Staat auf der ganzen Welt eine

wirtschaftspolitik einbinden würden. Ich hoffe, dass dies in reine Weste hat. Es geht um ein Mehr oder Weniger an

Zukunft vermehrt der Fall sein wird. In diesem Sinne möchte Menschenrechtsverletzungen. Das möge man einmal be-

ich auch meine Kritik an den in dieser Beziehung nicht denken.

besonders aussagekräftigen Botschaften des Bundesrates Die Menschenrechtsfrage wird sodann leider immer wieder

verstanden wissen. massiv politisiert. Das ist auch heute in diesem Saal gesche-

hen. Da wird z. B. Nicaragua vehement angegriffen,

Bäumlin: Ich bin froh, dass die Vorlage im ganzen gut obschon dieses Land nach dem Urteil kompetenter Men-

aufgenommen wird. Mit wenigen Bemerkungen möchte ich schenrechtsorganisationen im Vergleich mit anderen zen-

mich zugleich auf die Botschaft und auf den Bericht bezie- tralamerikanischen Staaten sehr gut dasteht. Es ist ein

hen, aber insbesondere auch auf die heutige Debatte. bekanntes Faktum, dass unsere Entwicklungshilfe in Nicara-

Vor allem der Bericht ist nicht nur positiv gewürdigt worden. gua gut ankommt. Es ist möglich, mit den Behörden zu

Es ist gesagt worden, er enthalte Phrasen, sei eine unver- kooperieren. Ihre Ziele für die ländliche Bevölkerung stim-

bindliche Plauderei und dergleichen mehr. Mindestens drei, men weitgehend mit den Zielsetzungen unseres Gestzes

vier Votantinnen und Votanten haben sich so geäussert. überein. Das wäre zu beachten. Ich wehre mich gegen eine

Es würde mir an und für sich sehr leicht fallen, von einem Art von Politisierung, die meines Erachtens einfach nicht

anderen politischen Standpunkt aus ebenso scharfe Kritik angeht. Frau Pitteloud hat mit Recht darauf hingewiesen,

zu üben. Ich tue das aber nicht. Ich möchte eher für Ver- dass die gleichen Leute, die z. B. Nicaragua schlechte Noten

ständnis werben. Die DEH hat es nicht leicht; sie hat nämlich austeilen, die Türkei einfach verschweigen.

die schwierige Aufgabe, im Alltag unsere Entwicklungszu- Ich empfehle Eintreten und Zustimmung zur Vorlage.

sammenarbeit über die Runden zu bringen, obschon in Abschliessend danke ich der DEH für ihre gute Arbeit, die

unserem Saal und in unserem Land in wichtigen Fragen ich im gesamten positiv beurteile. Sie wird in einem schwie-

kein Konsens besteht. rigen Umfeld geleistet, in dem die verschiedensten Kräfte

Ich erwähne Passagen, die ich richtig und gut finde, die man mitmischen und das nicht zuletzt auch immer wieder durch

aber hätte vertiefen sollen. Frau Gurtner hat schon eine unsere ideologische Uneinigkeit belastet wird.

zitiert, wo die Rede davon ist, dass Entwicklungspolitik

durch Aussenwirtschaftspolitik und dergleichen mehr wie- Frau Camenzind: Wir haben heute nachmittag viel gehört,

der unwirksam gemacht wird. Auf Seite 26 des Berichtes vor allem von den NGO und von der Stellung der Frau in der

heisst es, vielfach seien Regierungsstellen und Eliten in den Entwicklungshilfe. Ich vertrete eine NGO-Organisation. Der

Entwicklungsländern und ihre weltwirtschaftlichen Partner Schweizerische Katholische Frauenbund betreibt Entwick-

für Fehlschläge verantwortlich. Sehr richtig! Es wird bedau- lungshilfe seit 30 Jahren. Damals war es eine Pionierarbeit;

ert (auf Seite 27), dass es keine globalen Lösungskonzepte heute ist dies vielleicht nichts Neues. Die Hilfe geht von

auf internationaler Ebene gibt. Wiederum sehr richtig. Frauen an Frauen in Gebieten vor allem in Afrika und Indien.

Dies Ich hätte es gerne, der Bericht wäre konziser. Er hätte Wir unterstützen kleine Projekte, die keine öffentliche Unter-

dann auch eine Kritik an Schattenseiten des sogenannten stützung erhalten. Später, wenn sie gedeihen, gehen sie in

freien Weltmarktes deutlich machen müssen: die Koopera- grössere Organisationen oder Werke über.

tion zwischen nationalen Eliten und internationalem Kapital Aus dieser langjährigen Erfahrung darf ich sagen, dass wir

auf dem Buckel betroffener Bevölkerungen. Es ist richtig, auch eine positive Zusammenarbeit mit der DEH erleben

dass man nicht einfach einzelne Akteure verantwortlich durften, so z. B. bei den Vorbereitungen zur Uno-Weltfrau-

machen kann. Zum Teil sind die Missentwicklungen einfach enkonferenz in Nairobi. Sie mögen sich erinnern, Frau Bun-

auch systembedingt. Die Akteure im freien Weltmarkt orien- desrätin Kopp hat die Schweizer Delegation geleitet. Dies

tieren sich an Gewinn und Machtmaximierung, aber nicht gab uns Gelegenheit, mit betroffenen Frauen und Männern

unbedingt am Wohlergehen der grossen Bevölkerungs- aus der Dritten Welt zusammenzukommen, auch Projekte zu

mehrheiten. Die Modernisierungsideologie und ihre Durch- besichtigen. Ich kann Ihnen nur bestätigen, wie wichtig es

9.Juni 1987 N 729 Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit

ist, dass die Stellung der Frau, und damit auch der Familien

in der Dritten Welt, in die Projekte miteinbezogen wird. Der

Erfolg eines Projektes steht und fällt mit der Stellung der

Frau, die miteinbezogen werden will. Deshalb bin ich sehr

glücklich, dass man im Bericht und auch für die Zukunft

vermehrt diesem Aspekt Beachtung schenken will. Ich

möchte auch bei dieser Gelegenheit unterstreichen, dass

Zusammenarbeit mit NGO und DEH positiv sein können.

Unsere Entwicklungshilfe muss ganz eindeutig verstärkt

werden. Die Botschaft enthält meiner Ansicht nach gute

Ansätze für eine zukünftige Tätigkeit auf diesem Gebiete.

Deshalb bitte ich Sie, den Kredit zu gewähren.

Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen

Le débat sur cet objet est interrompu

Schluss der Sitzung um 19.30 Uhr

La séance est levée à 19 h 30

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Entwicklungsländer. Technische Zusammenarbeit und Finanzhilfe

Pays en développement. Coopération technique et aide financière

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1987

Année

Anno

Band II

Volume

Volume

Session Sommersession

Session Session d'été

Sessione Sessione estiva

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 06

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 87.012

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 09.06.1987 - 14:30

Date

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Seite 711-729

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Ref. No 20 015 446

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