Swiss Heavy Vehicle Fee Dispute
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertSwitzerland's imposition of a heavy vehicle fee, intended to cover road costs, triggered retaliatory measures from foreign countries, leading to discrimination against Swiss transporters. The government, while acknowledging the issue, maintained that the fee was a constitutional mandate and not negotiable. Despite ongoing diplomatic efforts, the core problem of differing international interpretations of the fee as a tax versus a toll remained unresolved, impacting Swiss businesses and potentially jeopardizing economic relations.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 2 wir, Art. 17 des Übergangsbestimmungen der Bundesverfassung, Art. 18 al. 5 et 3 des dispositions transitoires, Art. 66 al. 1 LTF, Art. 64 LTF; Swiss Heavy Vehicle Fee Dispute: The government, while acknowledging the issue, maintained that the fee was a constitutional mandate and not negotiable. Despite ongoing diplomatic efforts, the core problem of differing international interpretations of the fee as a tax versus a toll remained unresolved, impacting Swiss businesses and potentially jeopardizing economic relations.
Schlagwörter
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertThis provision served as the legal basis for the Confederation to levy the heavy vehicle fee on both domestic and foreign vehicles, as stated in the response regarding the impossibility of unilateral exemption for foreign vehicles.
Cited as the legal basis allowing the federal council to suspend the collection of the fee for certain vehicles, which could be used as a temporary measure for negotiations.
Mentioned in the context of the Federal Council's message regarding the constitutional basis for the heavy vehicle fee, specifically in relation to potential reimbursement for additional charges imposed by foreign countries.
This provision is implicitly applied as the dispositive orders at the end of such decisions typically address costs, though not explicitly cited in the provided text's dispositive section.
This provision is implicitly applied as the dispositive orders at the end of such decisions typically address legal aid, though not explicitly cited in the provided text's dispositive section.
Volltext
20. März 1985 N 651 Schwerverkehrsabgabe
kilo de marchandises transportées qui vont frapper de plein die den Bereich der Schwerverkehrsabgabe tangieren, dar-
fouet les transporteurs suisses. zulegen und zu beurteilen, auch ob und in welchem Umfang
Ma motion, sur le contenu de laquelle le Conseil fédéral ne die Aktivitäten schweizerischer Unternehmen im Ausland
s'est pas encore déterminé, tombe dès lors à point nommé und damit schweizerische Arbeitsplätze nachteilig berührt
pour éviter que l'institution de la redevance poids lourds sind? Wie beurteilt schliesslich der Bundesrat die durch die
n'entraîne des réactions étrangères en chaîne et de graves Blockade Anfang Februar provozierte Rechtsverletzung?
discriminations de tout ordre envers nos transporteurs
suisses sur les routes étrangères. De plus, ma motion Texte de l'interpellation du 8 février 1985
entend éviter une sorte de double imposition en la matière. Le Conseil fédéral est invité à présenter aux Chambres
Récemment, Monsieur le chef du Département des trans- fédérales, lors de la session de mars prochain, un rapport
ports a déclaré à la presse urbi et orbi qu'il n'était pas condensé et complet sur les différends, voire les affronte-
question d'abolir la redevance des poids lourds. C'est un ments qui l'ont opposé à des groupes suisses d'intérêts et
point de vue sur lequel nous aurons ultérieurement l'occa- des organes gouvernementaux de l'étranger, au sujet de la
sion de nous exprimer longuement, lors du traitement de redevance sur les poids lourds. Le gouvernement s'atten-
l'initiative de M. Villiger, actuellement pendante auprès de la dait-il à ce que les mesures de rétorsion déjà appliquées, ou
Commission des transports et du trafic. dont nous sommes menacés, aient l'ampleur qu'on peut
Pour l'heure et dans le cadre des interpellations urgentes d'ores et déjà enregistrer?
qui ont été exposées devant ce conseil, notamment celle de Les relations cordiales que la Suisse entretient avec ses
M. Cavadini que j'ai également signée, je me borne à consta- partenaires commerciaux risquent-elles d'être affectées, à la
ter que dans son message du 16 janvier 1980-que j'ai déjà suite de l'introduction de la redevance sur les poids lourds?
cité tout à l'heure-le Conseil fédéral s'est demandé «s'il ne Le gouvernement est-il en mesure d'exposer quels effets le
convenait pas, dans le cadre de la législation d'exécution de problème que représente cette redevance peut avoir sur
l'article 36'uater nouveau de la constitution, et des articles 17 l'économie dans son ensemble, et d'estimer si les activités
et 18, alinéas 5 et 3 des dispositions transitoires, de prévoir d'entreprises suisses à l'étranger, partant des emplois
un remboursement de la charge supplémentaire imposée suisses aussi, sont compromises, et jusqu'à quel point elles
par l'étranger aux entreprises de transports suisses et cela le sont? Enfin, comment le Conseil fédéral qualifie-t-il la
par le biais d'une déduction opérée sur la redevance inté- violation du droit découlant du blocus organisé au début de
rieure sur le trafic des poids lourds». février 1985?
Dès lors, ma motion que je vous prie d'accepter ne demande
pas autre chose que de mettre en pratique très rapidement, Eisenring: Ich habe meine Interpellation bereits vor den nun
dans la législation d'exécution, des dispositions constitu- dringlich erklärten Vorstössen eingereicht. Ich kann mich
tionnelles, ce que préconisaient déjà le message du Conseil aber aufgrund der Darlegungen meiner Vorredner relativ
fédéral et le texte constitutionnel voté par le peuple et les kurz fassen. Die Fragen sind an den Herrn Bundesrat gerich-
cantons qui précisent justement que la loi pourra restreindre tet. Sie gehen allenfalls mehr das aussenpolitische Departe-
l'étendue de la redevance en cours de durée de validité de la ment denn das Finanzdepartement an.
taxe poids lourds. Une mesure réaliste, rapide, et surtout Ich möchte immerhin an die Botschaft vom 16. Januar 1980
adaptée aux difficiles circonstances rencontrées par nos erinnern. Dort ist über die bisherigen Arbeiten der Verwal-
entreprises de transports routiers dans cette affaire, me tung im Vorbereitungsstadium der Schwerverkehrsabgabe
paraît en définitive bien préférable à un aléatoire va-et-vient und Vignette auf verschiedene Bemühungen hingewiesen
de négociateurs dans la véritable impasse que constituent worden. Es sind dort verschiedene Tatsachen festgehalten,
l'attitude extrêmement ferme et la détermination actuelle die sich nun als irrig erweisen. Ich war selbst Mitglied einer
des pays étrangers envers la mise en pratique de la rede- Expertenkommission 1969, die die Erhebung von Strassen-
vance poids lourds. Telle est mon opinion même si cette verkehrsgebühren, Tunnelgebühren usw. einlässlich geprüft
application a reçu l'aval du peuple et des cantons suisses, ce hat. Auf diesen Bericht der damaligen Expertenkommission
qui ne constitue, en définitive, qu'un argument à usage Regli ist in dieser Botschaft hingewiesen worden. Bereits
purement interne et par contre peu déterminant ou convain- damals wurde festgestellt, dass eine besondere Besteue-
cant sur le plan international. rung des Schwerverkehrs an der Grenze von der Kommis-
sion aus rechtlichen und praktischen Gründen abgelehnt
werde.
Wer den Bericht zur Hand genommen hätte, hätte gesehen,
dass die Retorsionsfragen nicht erst heute das zentrale
Problem sind, sondern bereits in dieser Kommission im
#ST# 85.346 Zentrum der Auseinandersetzungen standen.
1977 wurde vom Departement des Innern ein Bericht über
Interpellation Eisenring Strassenbenützungsabgaben publiziert. In diesem Bericht
Aussenwirtschaft und Schwerverkehrsabgabe ist die Beurteilung aus der Sicht sogenannter Fachleute
Relations économiques avec l'étranger höchst erstaunlich. Dort heisst es: «Keine übermässigen
Probleme würde hingegen die Abgabe auf dem Schwerver-
et redevance sur les poids lourds kehr aufwerfen, auch nicht beim ausländischen Verkehr.»
Es folgt dann der bemerkenswerte Rösselsprung, der im
Rahmen dieser Botschaft - es gab noch drei andere
Berichte, die ich jetzt der Einfachheit halber nicht erwähne -
erfolgte. Da heisst es hochlobend: «Die erwähnten fünf
Wortlaut der Interpellation vom 8. Februar 1984 Berichte sind in die heutige Vorlage eingeschlossen.» Ich
Der Bundesrat wird eingeladen, in der Märzsession der kann mir das nicht richtig erklären, nachdem die Schwierig-
eidgenössischen Räte einen zusammenfassenden Bericht keiten, wie sie sich heute manifestieren, schon vor langer
über die Auseinandersetzungen mit inländischen Interes- Zeit zu erkennen waren. Ich erhebe auch keine Vorwürfe -
senverbänden und ausländischen Regierungsstellen hin- so wenig wie Herr Villiger. Ich glaube aber doch, dass auch
sichtlich der Schwerverkehrsabgabe zu erstatten. Sind vom das Parlament die Verantwortung hat, die Brisanz eines
Bundesrat die bereits erfolgten oder angedrohten Retor- solchen Geschäftes schon in den Kommissionen zu erken-
sionsmassnahmen in ihrem bereits heute feststellbaren Aus- nen und die entsprechenden Darlegungen dem Parlament
mass erwartet worden? Kann sich aus der Schwerverkehrs- auch mit dem notwendigen Nachdruck zu unterbreiten.
abgabe eine Belastung der freundschaftlichen Beziehungen Ich bitte den Bundesrat, die von mir gestellten Fragen zu
zu Handelspartnern der Schweiz ergeben ? Ist der Bundesrat beantworten. Wenn ich seine gestrige Antwort im Ständerat
in der Lage, die gesamtwirtschaftlichen Zusammenhänge, beurteile, glaube ich kaum, dass ich mich von seiner Ant-
Redevance sur les poids lourds 652 N 20 mars 1985
wort werde befriedigt erklären können. Damit habe ich auch Brücken und Tunnels vor. Verschiedene ausländische Staa-
meine Beantwortung der Beantwortung der Interpellation ten bestreiten nun aber den Gebührencharakter der Schwer-
Eisenring durch Herrn Bundesrat Stich bereits vorwegge- verkehrsabgabe und betrachten diese als Steuer. Mit dieser
nommen. Begründung entziehen sie dann den Schweizern die Befrei-
ung von den in diesen Staaten erhobenen Abgaben. Andere
Bundesrat Stich: Ich möchte zuallererst Herrn Eisenring ausländische Staaten, die in ihrer Gesetzgebung Strassen-
danken, dass er ganz im Sinne der Effizienzsteigerung die benützungsgebühren kennen, bringen diese mit dem Hin-
Antwort auf die Frage, ob er von der Beantwortung seiner weis auf die Gegenseitigkeit zur Anwendung, ohne über-
Interpellation durch den Bundesrat befriedigt sei, bereits haupt auf die Rechtsnatur der Schwerverkehrsabgabe ein-
vorweggenommen und auch beantwortet hat. zugehen.
Der Schlussbericht der Kommission für die schweizerische Zu den Reaktionen des Auslandes mag auch die unter-
Gesamtverkehrskonzeption enthält die Empfehlung, die schiedliche Regelung gewisser wichtiger verkehrspoliti-
Benutzer eines jeden Verkehrssystems hätten die von ihnen scher Fragen beigetragen haben. So liegt namentlich das
verursachten Kosten grundsätzlich selber zu tragen, damit zulässige Höchstgewicht der Lastenzüge in den meisten
Verzerrungen im Wettbewerb - insbesondere zwischen europäischen Staaten in der Regel bei 38 bis 40 Tonnen. In
Schiene und Strasse - beseitigt würden. Der Strassen- diesem Umfeld sieht sich die schweizerische Verkehrspolitik
schwerverkehr, der die durch ihn verursachten Infrastruktur- mit Höchstgewichten von 28 Tonnen sowie dem Sonntags-
kosten nicht deckt, sollte demnach durch eine besondere und Nachtfahrverbot für Lastwagen schon seit Jahren aus-
leistungsabhängige Abgabe bis zur vollen Kostendeckung ländischer Kritik ausgesetzt.
entsprechend der massgebenden schweizerischen Stras- Ich möchte hier noch kurz auf die Information des Auslan-
senrechnung belastet werden. des über die Einführung der Schwerverkehrsabgabe zu
In der überwiesenen Motion vom 24.Oktober bzw. 4. Dezem- sprechen kommen. In den Jahren vor Einführung der
ber 1978 wurde diese Empfehlung übernommen und eine Schwerverkehrsabgabe haben die schweizerischen Vertre-
Botschaft über die Verfassungsgrundlage zur Einführung ter in Gremien der CEMT und der UNO/ECE, also dem
der Schwerverkehrsabgabe verlangt. In seiner Botschaft Inlandtransportkomitee, sowie gegenüber der EG jeweils die
vom 16. Januar 1980 hielt der Bundesrat eine hauptsächlich Gelegenheit benützt, um das Ausland über die Entwicklung
durch Nutzlast und Fahrleistung bestimmte Schwerver- zu informieren. Gegen das Vorhaben wurden wohl nament-
kehrsabgabe für gerechtfertigt und schlug einen entspre- lich von seilen der EG gewisse Bedenken geäussert, zur
chenden Verfassungsartikel als Grundlage für die Gesetzge- Androhung von Gegenmassnahmen kam es dabei jedoch
bung vor. Ich möchte hier darauf hinweisen, dass damals in nicht. Vielmehr wurde von der EG eine Empfehlung heraus^
der Vernehmlassung dieser Grundsatz von 24 Kantonen gegeben, gegen die Schweiz keine individuellen Massnah-
akzeptiert worden ist, zwei haben ihn abgelehnt; acht Par- men zu ergreifen, sondern gesamthaft mit der Schweiz zu
teien haben zugestimmt, keine war dagegen. Wirtschaftsver- diskutieren.
bände und Unternehmungen haben 28 zugestimmt, keine Nach der Abstimmung vom 26. Februar 1984 informierte das
dagegen, zwei Enthaltungen. Bei den übrigen Organisatio- Bundesamt für Verkehr die Transportministerien von 33
nen, die Stellung genommen haben, waren 22 dafür, zwei Staaten. Weitere ausführliche Orientierungen der gleichen
dagegen und eine hat sich enthalten. Empfänger erfolgten nach Erlass der Verordnung vom
Im parlamentarischen Verfahren wurde - nicht zuletzt dem 12. September und deren Änderung vom 3. Dezember 1984.
Begehren des Transportgewerbes Rechnung tragend - der Demnach musste der Bundesrat, wenn er auch in seiner
Schwerverkehrsabgabe zur Vereinfachung der Erhebung Botschaft vom 16. Januar 1980 den Verlust gewisser Ver-
ein pauschaler Charakter verliehen und die Differenzierung günstigungen für schweizerische Transportunternehmen im
nur noch in bezug auf das Gesamtgewicht beibehalten. Ausland nicht ausschloss, nicht mit einer Reaktion des
Diese Änderungen benützte das Ausland, um den Gebüh- Auslandes in dem Ausmass, wie sie in der Zwischenzeit
rencharakter der Abgabe in Frage zu stellen. Unverändert erfolgt ist, rechnen.
blieb jedoch der Zweck, wonach mit der Abgabe lediglich Ich möchte hier nicht weiter auf die Frage eingehen, welche
die Kostenunterdeckung ausgeglichen werden sollte. Verantwortung gewisse Kreise unseres eigenen Transport-
Die Reaktionen des Auslandes sind zu einem wesentlichen gewerbes durch ihr Verhalten im In- und Ausland für diese
Teil auf die unterschiedliche Interpretation gewisser rechtli- Aktionen zu tragen haben. Bis jetzt belasten folgende Län-
cher Aspekte, namentlich der Qualifikation der Schwerver- der wegen der Einführung der Schwerverkehrsabgabe
kehrsabgabe, zurückzuführen. schweizerische Transporteure: Bulgarien, DDR, Frankreich,
Wesentlich scheint heute die Differenz in den unterschiedli- Rumänien, die Sowjetunion, die Tschechoslowakei und Un-
chen Auffassungen über die Verkehrspolitik an sich zu sein. garn.
Im Ausland geht man davon aus, dass das Nationalitätsprin- Zu den einzelnen Ländern lässt sich folgendes sagen: Vor-
zip Geltung haben solle, d.h. jedes Land hätte autonom die erst zur Bundesrepublik Deutschland: Das deutsche Kraft-
Infrastruktur für den Verkehr zur Verfügung zu stellen und fahrzeugsteuergesetz sieht vor, dass in- und ausländische
niemanden zusätzlich für den Transit zu belasten. Diese Fahrzeuge grundätzlich mit dem gleichen Betrag zu bela-
Auffassung ist natürlich in einem grossen Land durchaus sten sind. Auf Fahrzeuge aus Ländern, welche die deut-
denkbar; für ein kleines ist sie nicht akzeptabel, und zwar schen Lastwagen von Verkehrssteuern befreien, wird die
aus dem einfachen Grund, weil wir in der Schweiz sehr hohe Steuer nicht erhoben. Da die Bundesrepublik die Schwer-
Strassenbau- und Unterhaltskosten haben. Wir decken sie verkehrsabgabe als eine Steuer einstuft, will sie die Schwei-
mit sehr hohen Abgaben auf den Treibstoffen. Das bedeutet zer Lastwagen und Cars mit einer reduzierten Kraftfahrzeug-
unter anderem, dass wir gegenüber der Bundesrepublik steuer belegen, welche genau den Ansätzen der Schweizer
einen Dieselpreis haben, der 10 Rappen im Minimum höher Schwerverkehrsabgabe entspricht. Die Bundesrepublik
ist. Gegenüber Italien liegen wir etwa 40 bis 50 Rappen Deutschland erhebt aber auf Busfahrten, auch von schwei-
höher. Es ist deshalb selbstverständlich, dass kein Auslän- zerischen Cars, eine Mehrwertsteuer von 0,7 Pfennig pro
der je in der Schweiz Dieselöl tankt. Auch die schweizeri- Kopf und Kilometer. Zudem erhoben die Deutschen zwi-
schen Fahrzeuge, die ins Ausland fahren, kommen mit dem schen dem Beginn der fünfziger und bis Ende der sechziger
gefüllten Tank zurück und tanken sicher nicht in der Jahre eine leistungsabhängige Beförderungssteuer auf in-
Schweiz für die Fahrt ins Ausland. und ausländischen Lastwagen, und zwar trotz des berühm-
In der bereits zitierten Botschaft hatte der Bundesrat die ten Abkommens von 1928.
Frage der Vereinbarkeit der von ihm vorgeschlagenen Die österreichischen Behörden erheben gegen die Einfüh-
Abgabe mit unseren staatsvertraglichen Verpflichtungen rung der Schwerverkehrsabgabe keine grundsätzlichen Ein-
geprüft. Neunzehn unserer bilateralen Strassentransportab- wände. Hingegen wünschen sie die Lösung kleinerer Pro-
kommen sehen die gegenseitige Befreiung von Steuern, bleme im Grenzbereich. Wie der Herr Interpellant, National-
nicht jedoch von Gebühren für die Benützung von Strassen, rat Clivaz, erwähnt, hat Österreich 1978 selber eine lei-
20. März 1985 N 653 Schwerverkehrsabgabe
stungsabhängige Beförderungssteuer auf transportierten Betrag ist auch im Vergleich mit den im Ausland bereits
Waren eingeführt. Diese Abgabe gilt für In- und Ausländer. früher erhobenen Autobahn- und Tunnelgebühren sowie
Ausländische Proteste führten zu einer teilweisen Neu- anderen Abgaben relativ bescheiden.
gestaltung der Massnahme. Heute lässt sich die von Herrn Nationalrat Eisenring aufge-
Italien führte eine reduzierte Abgabe ein, den sogenannten worfene Frage, ob die Einführung der Schwerverkehrsab-
«dirito fisso». Es ist im übrigen nicht Sache des Bundesra- gabe die Beziehungen mit den Wirtschaftspartnern der
tes, die Haltung des Auslandes gegenüber der öster- Schweiz belastet habe, nicht abschliessend beantworten.
reichischen Massnahme zu beurteilen. Italien macht gel- Vorübergehende Belastungen dieser Beziehungen sind
tend, dass nach seinem Recht gegenüber Fahrzeugen aus zwar nicht völlig auszuschliessen, doch glaubt der Bundes-
Staaten, mit welchen nicht auf Basis eines bilateralen Trans- rat nicht an eine ernsthafte Trübung unserer traditionell
portabkommens Abgabenbefreiung statuiert werden kann, guten Verhältnisse mit anderen Ländern. Man muss auch
der «dirito fisso» zu erheben sei. Anfang dieser Woche fand ganz klar festhalten: Differenzen mit anderen Ländern gibt
eine erste Gesprächsrunde mit italienischen Behördevertre- es immer wieder, und zwar aus dem ganz einfachen Grund,
tern statt. Diese Gespräche sollen weitergeführt werden. weil wir und die anderen Länder gelegentlich unterschiedli-
Im westlichen Nachbarland Frankreich wird eine Achssteuer che Interessen haben.
erhoben, der die französischen und die Unternehmer aus Herr Villiger hat hier die Körperschaftssteuer angesprochen,
denjenigen Staaten unterliegen, mit denen keine gegensei- d. h. er hat von Gerüchten gesprochen. Ich kann auch bei
tige Befreiung vereinbart wurde. Die Steueransätze sind, so diesem Beispiel sagen, dass wir auch darüber seit Jahren
abgestuft, dass Fahrzeuge bis zu einem bestimmten Achs- Diskussionen mit Deutschland haben. In etwa drei Monaten
druck überhaupt nicht, Fahrzeuge mit hohem Achsdruck wird uns Deutschland wieder eine neue Offerte unterbreiten,
hingegen, die die Strassen stark abnützen, entsprechend wobei wir sehr skeptisch sind, ob wir diese Offerte akzeptie-
belastet werden. ren können, ob diese Offerte für die Kantone überhaupt
Nun zu Bulgarien, der Deutschen Demokratischen Republik, annehmbar wäre. Solche Diskussionen über Belastungen
der Sowjetunion, der Tschechoslowakei und Ungarn. Den gibt es immer wieder; sie gehören zum Alltag in der Politik
Wegfall der Abgabebefreiung in der Schweiz haben die mit anderen Ländern. Deshalb sollte man diese Frage auch
Behörden der erwähnten Staaten zum Anlass genommen, nicht überbewerten.
ihre in besonderen Verordnungen vorgesehenen und mei- Nun zu den Auswirkungen auf das international tätige
stens nur für im Ausland immatrikulierte Fahrzeuge gelten- Transportgewerbe: Der Bundesrat ist sich bewusst, dass die
den Strassenabgaben auf schweizerischen Fahrzeugen zu ausländischen Gegenmassnahmen für das schweizerische
erheben. Weitere Staaten sind bei den schweizerischen Transportgewerbe eine Belastung darstellen. Es ist jedoch
Behörden wegen der Schwerverkehrsabgabe vorstellig im jetzigen Zeitpunkt nicht möglich, sich über deren
geworden. Zum Teil wurden dabei Massnahmen angekün- Umfang und Auswirkungen ein abschliessendes Bild zu
digt. machen. Wir dürfen auch nicht übersehen, dass im grenz-
Ausgangspunkt der Haltung des Bundesrates ist der überschreitenden Strassennutzverkehr eine grosse Überka-
Entscheid über die Einführung der Schwerverkehrsabgabe, pazität besteht. Es besteht daher international ein harter
der von Volk und Ständen getroffen worden ist. Der Bundes- Wettbewerb und-wie in anderen Branchen übrigens auch-
rat hat nie einen Zweifel daran gelassen, dass dieser ein dauernder Zwang zur Strukturanpassung. Diese Pro-
Beschluss des Souveräns nicht negotiabel ist. Er hat auch bleme der Transportbranche bestehen aber unabhängig von
gegen diesen Entscheid gerichtete Blockaden als illegal und der Einführung der Schwerverkehrsabgabe. Man kann also,
undemokratisch verurteilt. Er hat den verantwortlichen Per- wenn es hier zu Strukturanpassungen kommt, nicht einfach
sonen des Transportgewerbes seine Haltung unmissver- daraus schliessen, diese Anpassungen seien jetzt wegen der
ständlich zum Ausdruck gebracht. Gegen blockierende Schwerverkehrsabgabe gekommen. Ganz abgesehen
Chauffeure und organisierende Arbeitgeber sind Strafver- davon, dass auch die Verlagerung ins Ausland, Herr Villiger,
fahren eingeleitet worden. nicht sehr einfach ist, weil beispielsweise die Bundesrepu-
Angesichts der eingetretenen Situation hat sich der Bundes- blik hier ein Kontingentierungssystem kennt. Aber es gibt
rat entschlossen, mit verschiedenen Ländern erneut in Kon- natürlich andere Länder, die ich hier nicht erwähnen will, wo
takt zu treten. Im Interesse der laufenden oder bevorstehen- eine Verlagerung denkbar wäre.
den Gespräche erscheint es verfrüht, hierüber Einzelheiten Es ist auch nicht auszuschliessen, dass Härtefälle auftreten.
bekanntzugeben. Sobald die Ergebnisse aller Gespräche Befürchtungen, die Branche in ihrer Gesamtheit stehe vor
vorliegen, wird aufgrund einer Gesamtbeurteilung aber das dem Ruin, sind sicher übertrieben. Am meisten betroffen
weitere Vorgehen bestimmt und die Öffentlichkeit orientiert dürften diejenigen Ferntransporter sein, bei welchen sich
werden. Deshalb kann der Bundesrat der Motion von Herrn ausländische Massnahmen kumulieren.
Nationalrat de Chastonay nicht zustimmen. Wir beantragen, Der Bundesrat steht mit dem Gewerbe in Kontakt, um mit
diese in ein Postulat umzuwandeln. diesem die Auswirkungen der ausländischen Folgemass-
Zur Frage der FdP-Fraktion und von Herrn National rat Cava- nahmen zu beurteilen und im Rahmen des Verfassungsauf-
dini, ob der Bundesrat gegebenenfalls gewillt und in der trages sowie der internationalen Verpflichtungen nach
Lage wäre, die Belastung ausländischer Lastwagen für eine Lösungen zu suchen, welche die Belastung der internatio-
begrenzte Zeit zu sistieren, um Zeit für weitere Verhandlun- nal tätigen schweizerischen Transporteure möglichst tief
gen mit ausländischen Regierungen zu gewinnen, möchte halten. In diesem Zusammenhang muss ich aber darauf
ich folgendes bemerken: hinweisen, dass für die Rückvergütung der zusätzlichen
Nach Artikel 17 der Übergangsbestimmungen der Bundes- Abgaben, welche die schweizerischen Transportunterneh-
verfassung erhebt der Bund - und es handelt sich hier nicht mer im Ausland bezahlen müssen, eine gesetzliche Grund-
um eine Kann-Vorschrift - die Schwerverkehrsabgabe auf lage fehlt. Ich erinnere im übrigen daran, dass den schweize-
in- und ausländischen Motorfahrzeugen und Anhängern. rischen Unternehmen für die Zeit, in welcher sie Ausland-
Eine einseitige Befreiung der ausländischen Fahrzeuge fahrten unternehmen, unter gewissen Voraussetzungen
durch den Bundesrat ist daher rechtlich nicht möglich. Im Teilrückerstattungen der Schwerverkehrsabgabe gewährt
übrigen Messe sich eine allseits befriedigende Regelung werden.
nach den bisherigen Erfahrungen kaum erreichen, so dass Die dringliche Interpellation der SP-Fraktion wirft die Frage
die Sistierung der Abgabe wohl einer Aufhebung gleich- auf, wie die Schweiz ihre Rolle als Transitland der EG-
käme. Staaten sieht. Dazu ist folgendes zu sagen:
Die Einführung der Schwerverkehrsabgabe hat eine Reihe Unsere Beziehungen zu den Europäischen Gemeinschaften
von Ländern veranlasst, Gegenmassnahmen zu ergreifen. im Bereich des Transportwesens sind - wie in vielen ande-
Trotzdem sollte man die Schwerverkehrsabgabe als das ren Gebieten - durch Interdependenz gekennzeichnet.
sehen, was sie ist, nämlich eine Gebühr zur Deckung der Wegen ihrer geographischen Lage ist die Schweiz für den
von den Verkehrsteilnehmern verursachten Kosten. Der innergemeinschaftlichen Warenaustausch von grosser
Redevance sur les poids lourds 654 20 mars 1985
Bedeutung. Da das Transportwesen ausserhalb des Gültig- rund 240 konstant geblieben. Für 1984 liegen erst provisori-
keitsbereichs der Freihandelsabkommen Schweiz/EG liegt, sche Zahlen vor, die für den Gotthard-Tunnel noch eine
wünschte die EWG anlässlich des Vertragsabschlusses im Zunahme um 5 Prozent auf 1130 Fahrzeuge pro Werktag
Jahre 1972 die Unterzeichnung einer gemeinsamen Erklä- anzeigen, während für den San Bernardino und den Gros-
rung über den Warentransit, um Diskriminierungen und sen St. Bernhard eine abnehmende Tendenz festzustellen
Wettbewerbsverzerrungen für Waren zu vermeiden, die bei ist.
ihrer Durchfuhr das Hoheitsgebiet der Schweiz berühren. Der Anteil ausländischer Schwerverkehrsfahrzeuge am
Die Schweiz hat angesichts der Bedeutung dieses Anliegens gesamten alpenüberquerenden Verkehr in der Schweiz liegt
für die EWG dem Begehren entsprochen, jedoch immer in der Grössenordnung von etwa 50 Prozent mit leicht
ausdrücklich die Autonomie der Schweiz auf verkehrspoliti- steigender Tendenz. Bezogen auf den Gotthard allein stieg
schem Gebiet betont. Dies gilt unter anderem hinsichtlich der Ausländeranteil zwischen 1981 und 1984 von 42 auf 53
der zugelassenen Masse und Gewichte der Lastwagen Prozent.
(höchsten 28 Tonnen Gesamtgewicht) und der Tariffreiheit Der Transitgüterverkehr Nordeuropa-ltalien durch die
im Strassengüterverkehr. Schweiz betrug 1980 0,5 Millionen Tonnen. Vergleichsweise
In der Botschaft von 1976 über den Ausbau der BLS auf wurden durch Österreich 13 Millionen Tonnen und durch
Doppelspur hat der Bundesrat sein Transitkonzept in einem Frankreich 12,6 Millionen Tonnen Transitstrassentransporte
speziellen Kapitel dargestellt, das sowohl die Bahnen wie durchgeführt. 1983 lautet die entsprechende Zahl für die
die Strassen umfasst. Danach hat er nicht zuletzt aus ökolo- Schweiz 0,7 Millionen Tonnen; für Frankreich und Öster-
gischen Gründen für die Ferntransporte der Schiene den reich besitzen wir noch keine bereinigten Zahlen. Die Rolle
Vorrang zugesprochen. Der Transitverkehr mit Lastwagen der Schweiz als Transitland im Strassengüterverkehr ist
sollte soweit als möglich durch kombinierte Techniken somit insgesamt eher bescheiden.
(Huckepack) bewältigt werden. Aus diesem Grund hat der Im Eisenbahngüterverkehr ist die Lage anders. Der Transit-
Bundesrat im Zusammenhang mit dem Leistungsauftrag güterverkehr Nordeuropa-ltalien durch die Schweiz betrug
1982 der SBB eine Starthilfe zur Förderung des Huckepack- 1980 auf der Bahn 11,2 Millionen Tonnen. Vergleichsweise
verkehrs vorgeschlagen, was die eidgenössischen Räte in wurden durch Österreich 5,6 Millionen Tonnen und durch
ihrem Beschluss übernommen haben. Frankreich 9,6 Millionen Tonnen transportiert. Bis 1983 ist
Im Bericht über eine weitere Eisenbahn-Alpentransversale die transportierte Tonnage durch die Schweiz allerdings um
hat der Bundesrat 1983 seine bisherige Transitpolitik in 2 Millionen Tonnen gesunken, während die französischen
Übereinstimmung mit den Vorschlägen der Gesamtver- Bahnen nur schwache Einbussen hinnehmen mussten und
kehrskonzeption bestätigt. Hier ist denn auch daran zu Österreich seine Position ungefähr halten konnte.
erinnern, dass aufgrund dieser Überlegungen der Hucke- Im Zusammenhang mit der Schwerverkehrsabgabe spielt
packverkehr von der Schwerverkehrsabgabe ausgenommen die in der Interpellation der FdP-Fraktion aufgeworfene
worden ist. Andererseits muss wohl kaum besonders hervor- Frage der Strassenrechnung eine wichtige Rolle. Ich
gehoben werden, dass die Gemeinschaft als Durchfuhrge- möchte dazu folgendes sagen: Im Oktober 1983 hat der
biet auch für schweizerische Waren von grosser Bedeutung Bundesrat vom Bericht der Kommission zur Überprüfung
ist. Diese Beziehungen führten und führen weiter zu einer der Strassenrechnung Kenntnis genommen. Gleichzeitig
intensiven Zusammenarbeit mit der Europäischen Gemein- hat er das Departement des Innern beauftragt, in Zusam-
schaft und deren Mitgliedstaaten im Transportsektor. Diese menarbeit mit den interessierten Departementen die Kom-
Zusammenarbeit nimmt verschiedene Formen an und wik- missionsempfehlung zu überprüfen und dem Bundesrat
kelt sich sowohl bilateral als auch im Rahmen von interna- Antrag zu stellen. Es ist vorgesehen, einen Bericht den
tionalen Institutionen ab. In dieser Hinsicht bestätigt der direkt interessierten Kreisen der Verkehrswirtschaft zur Ver-
Bundesrat seine bisherige Haltung. Dies gilt nicht nur nehmlassung zu unterbreiten, bevor der Bundesrat
bezüglich der zulässigen Höchstgewichte für schwere Beschlüsse über die künftigen Methoden der Strassenrech-
Motorfahrzeuge, Nacht- und Sonntagsfahrverbot, sondern nung fassen wird.
auch bezüglich des Ausbaus der Verkehrsinfrastruktur und Bei dieser Sachlage kann noch keine Aussage darüber
der Förderung des umweltfreundlichen kombinierten Ver- gemacht werden, ob und inwiefern eine künftige Strassen-
kehrs. rechnung methodisch und zahlenmässig von der geltenden
Selbstverständlich wird die Schweiz die europäische Strassen- und Kategorienrechnung abweichen wird. Bis auf
Entwicklung der Verkehrsprobleme aufmerksam verfolgen. weiteres muss sich der Bundesrat nach wie vor auf die
Wir sind auch bereit, unseren Anteil zu ausgewogenen euro- jährlich vom Bundesamt für Statistik veröffentlichten Ergeb-
päischen Lösungen beizutragen. Die Schwierigkeiten einer nisse stützen. Diese weisen für 1982 in der Variante Kapital-
solchen Harmonisierung auf gesamteuropäischer Ebene rechnung für die leichten Motorfahrzeugkategorien eine
dürfen jedoch, wie die bisherigen Erfahrungen zeigen, nicht Kostenunterdeckung von zusammen 565 Millionen Franken
"unterschätzt werden. Es muss im übrigen vorausgesetzt und für die schweren Motorfahrzeuge eine solche von 237
werden, dass den durch den internationalen Verkehr entste- Millionen Franken aus. Dies entspricht einem Eigenwirt-
henden Infrastrukturkosten und Umweltbelastungen eines schaftlichkeitsgrad von rund 84 bzw. 64 Prozent.
Landes Rechnung getragen wird. Die Fraktion PdA/PSA/POCH fragt nach den erwarteten Ein-
Zum SchWerverkehr noch einige Zahlen: Die Zahl der in die nahmen. Es ist selbstverständlich verfrüht, aufgrund der
Schweiz einfahrenden ausländischen Lastwagen lässt sich Zahlen der Monate Januar und Februar die Einnahmen für
aufgrund der Menge der mit solchen Fahrzeugen beförder- das ganze Jahr hochrechnen zu wollen. Ich habe bereits am
ten Güter nur grob schätzen. Danach dürften 1980 570000, Montag die Zahlen bekanntgegeben. Die Zollämter, welche
1981 610000,1983 670000,1984 750 000 Einfahrten aus- die Schwerverkehrsabgabe für die im Ausland immatriku-
ländischer Lastwagen in die Schweiz erfolgt sein. Während lierten Fahrzeuge einziehen, haben im Januar 1985 etwa 2,1
1980 mit schweizerischen und ausländischen Lastwagen Millionen Franken, im Februar ungefähr 1,1 Millionen Fran-
noch ungefähr die gleich grossen Gütermengen über die ken eingenommen. Immerhin ist anzunehmen, dass tenden-
Grenze transportiert worden sind, ist der schweizerische ziell die budgetierten Einnahmen auf inländischen Fahrzeu-
Anteil an diesem Verkehr auf der Strasse bis 1984 sukzes- gen vermutlich erreicht oder übertroffen werden, während
sive auf 45 Prozent zurückgegangen. die Einnahmen auf ausländischen Fahrzeugen unter den
Was den Gotthard betrifft, so ist die Zahl der Durchfahrten Erwartungen liegen werden.
im Güterschwerverkehr pro durchschnittlichen Werktag von Zusammenfassend möchte ich folgendes festhalten: Der
85 in den Jahren 1979/80, also vor der Eröffnung des Tun- Bundesrat handelt hier im Rahmen eines Verfassungsauftra-
nels, auf 675 im Jahre 1981 und 1072 im Jahre 1983 gestie- ges. Die Schwerverkehrsabgabe ist keine finanzpolitische
gen. Für den San-Bernardino-Tunnel ist in der gleichen Zeit Massnahme, sondern eine Massnahme, die sich in den
ein Rückgang von 596 auf 300 Fahrzeuge pro Werktag Rahmen einer schweizerischen Gesamtverkehrskonzeption
festzustellen. Für den Grossen St. Bernhard ist die Zahl bei einfügt. Es geht darum, dass der Schwerverkehr seine antei-
20. März 1985 N 655 Schwerverkehrsabgabe
ligen Strassenkosten deckt; es geht aber auch darum, dass sickern einzelne fragmentarische Informationen durch, man
gewisse Transporte, nicht zuletzt aus Gründen der Umwelt- hört von Aussagen negativer Art eines Bundesrates über das
belastung, von der Strasse auf die Schiene verlagert werden. Transportgewerbe. Gleichzeitig wird aber in Geheimniskrä-
Der Bundesrat beantragt Ihnen, die Motion von Herrn de merei gemacht. Verwiesen sei etwa auf das Ergebnis der
Chastonay in ein Postulat umzuwandeln. Mission Lévy und auf die offenbar vorliegende neue Stras-
senrechnung.
Präsident: Es haben sich 23 Redner gemeldet. Damit ist Ich komme zgm Schluss: Es gibt meines Erachtens nur
implizite der Antrag auf Diskussion gestellt. Wird ein anderer eines - und da bin ich erstaunt über die Antwort des Bun-
Antrag gestellt? - Das ist nicht der Fall. Ich beantrage Ihnen, desrates, die überhaupt keine Lösungsansätze vorsieht -:
die Rednerliste zu schliessen. Die Redezeit ist auf 5 Minuten nämlich den Mut aufzubringen, die Mängel, die Fehlleistun-
beschränkt. gen und die erwarteten Folgen zu erkennen und sie zuzuge-
ben. Wir müssen vor dem Volksentscheid Achtung haben,
Spalti: Wenn man zu dieser Antwort des Bundesrates Stel- welcher ja zum Zweck hatte, die Unterdeckung des Schwer-
lung nimmt, dann gilt es einleitend, folgendes festzuhalten: verkehrs in der Schweiz aufgrund der damaligen Strassen-
Es geht bei der in Gang gekommenen Diskussion nicht um rechnung zu kompensieren, welcher aber nicht zum Zweck
die Abschaffung der Schwerverkehrsabgabe oder um einen hatte, das Transportgewerbe ungerechtfertigterweise im
Verzicht aus den daraus fliessenden Einnahmen. Wir haben Ausland zusätzlich zu belasten.
einen Volksentscheid, und das Transportgewerbe akzeptiert Es ist also eine Lösung anzustreben, welche diese Retor-
diesen Volksentscheid auch. Das Transportgewerbe wehrt sionsmassnahmen gegenüber dem schweizerischen Trans-
sich aber zu Recht gegen die Zusatzbelastung, die jenen portgewerbe im Ausland ausschaltet oder die zusätzliche
Betrieben als Retorsionsmassnahmen entstehen, deren Belastung im Ausland ausgleicht. Dies und nur dies verlangt
Fahrzeuge im Ausland Transporte durchführen. - meines Erachtens zu Recht - das Trânsportgewerbe.
Hier ist - und ein Herunterspielen scheint mir unkorrekt zu
sein - eine Situation entstanden, die Bundesrat, Parlament Rüttimann: Eigentlich wäre uns allen einiges erspart geblie-
und auch das Stimmvolk seinerzeit nicht erkannt haben. Es ben, wenn wir diese Diskussion vor vier Jahren hier geführt
ist eine Lage entstanden, die einem Gewerbezweig, aber hätten. Aber- wie bereits erwähnt- geht es nicht an, jetzt zu
auch dem Ansehen unseres Landes enorm schadet. Das suchen, wer wo was falsch gemacht hat, sondern wir müs-
Transportgewerbe mag zwar bei vielen Leuten nicht sehr sen aus der gegenwärtigen Situation das Beste machen.
beliebt sein; doch ist festzuhalten, dass dieses Gewerbe zu Dass diese Vorstösse von heute morgen eigentlich aus allen
50 Prozent aus Einmannbetrieben besteht und 97 Prozent politischen Windrichtungen kommen, zeigt, dass mit dieser
der Betriebe weniger als 20 Personen beschäftigen. Es gibt Schwerverkehrsabgabe etwas nicht in Ordnung sein kann.
also wenig Grossbetriebe. Für den inländischen Verkehr bringt diese Angelegenheit
Eine Vergleichsstudie der Europäischen Gemeinschaft keine Probleme: Der inländische Lastwagenverkehr hat
zeigt, dass bei vergleichbaren Jahresleistungen schweizeri- diese Schwerverkehrssteuer auf den I.Januar 1985 abge-
sche Lastenzüge unter Berücksichtigung aller fiskalischen wälzt. Es kam also so heraus, wie man es vorausgesehen
Abgaben die höchste Belastung in Europa haben. Das hatte. Die Konsumenten haben diesen Aufschlag mehr oder
schweizerische Transportgewerbe, welches rund 30 Prozent weniger murrend akzeptiert.
seiner Leistung im Ausland erbringt, kämpft also schon Anders ist es - wie wir heute schon gehört haben - mit dem
ohne Belastung durch Retorsionsmassnahmen mit ungleich international tätigen schweizerischen Transportgewerbe.
langen Spiessen. Für dieses Gewerbe ist die Lage im Moment tatsächlich
Es ist so, dass die bereits erfolgten und - sofern keine kritisch. Ich will Ihnen mit einigen Ausführungen sagen,
Massnahmen getroffen werden - die noch zu erwartenden weshalb dieses Gewerbe sich seit dem letzten Weltkrieg
Gegenmassnahmen des Auslandes das Transportgewerbe aufgebaut hat. Es hat wegen seiner Zuverlässigkeit, wegen
in einem Ausmass belasten, das bei der schon heute knap- seiner Leistungsfähigkeit, international einen sehr guten
pen Kalkulation betriebswirtschaftlich nicht mehr verkraft- Namen, und es konzentriert sich weitgehend auf Spezial-
bar ist. Ich stelle fest, dass das offenbar- obschon es immer transporte, Transporte, die schnell ausgeführt werden müs-
wieder herabgespielt wird - auch der Bundesrat bestätigt. sen und nicht auf die Bahn verlegt werden. Das ist zuzuge-
Soeben ist von Herrn Bundesrat Stich gesagt worden: «Der ben, auch wenn man diesem Transportgewerbe mit der
Bundesrat ist sich bewusst, dass die ausländischen Gegen- Schwerverkehrsabgabe allenfalls einen Hieb austeilen
massnahmen für das schweizerische Transportgewerbe wollte!
eine Belastung darstellen.» Es spielt doch eine völlig unter- Es kommt dazu, dass dieses Gewerbe nicht nur die schwei-
geordnete Rolle, ob diese Belastung die Folge von soge- zerische Schwerverkehrsabgabe bezahlt, sondern eben in
nannten spiegelbildlichen Massnahmen ist oder ob die bis- einem mehrfachen Ausmass von diesen Retorsionsmass-
her im Ausland verkehrenden Fahrzeuge bis heute zu gering nahmen betroffen werden wird. Solche Verhandlungen sind
belastet wurden. Die zu erwartenden Retorsionsmassnah- im Gang. Bundesrat Stich hat darüber berichtet (momentan
men können in die Tausende von Franken gehen, ganz mit Italien). Aber, nur mit diesen Ländern in Kontakt zu
abgesehen von den Schikanen, die nichttarifarischer Art bleiben, damit ist es meines Erachtens noch nicht gemacht,
sind und die die Transporteure zu erleiden haben. Man kann wenn wir nicht etwas in den Händen haben, was wir anbie-
diese Zahlen natürlich alle als unwahr bezeichnen, man ten können.
kann das alles herabspielen, und dann hat man das Problem Ich glaube, jetzt bestünde die Möglichkeit, dass der Bundes-
vom Tisch. Aber so leicht geht es eben nicht. rat im Rahmen seiner Vollzugskompetenz die Schwerver-
Nun hat die Sache aber auch noch eine andere Dimension. kehrsabgabe sistieren könnte, um einen Verhandlungsge-
Ich bin eigentlich erstaunt, dass der Bundesrat praktisch genstand gegenüber dem Ausland in den Händen zu haben.
nicht darauf zu sprechen kommt. Wenn man nämlich viel im Ich bin also der Meinung, dass hier ein schlafender Hund
Ausland zu tun hat, stellt man fest, dass das Ansehen der geweckt wurde. Es ist heute erwähnt worden, dass das
Schweiz mit dieser ganzen Übung enorm gelitten hat. Das Ausland an unseren Einschränkungen (28t, Nacht- und
ist für ein Land, dessen wirtschaftliches Schicksal sehr stark Sonntagsfahrverbot, Höchstbreite usw.) schon bis heute
vom Exporterfolg abhängt, eine ganz unglückliche Situation keine Freude hatte, aber das eigentlich tolerierte. Man hat
und erschwert unsere Position bei Exportverhandlungen. vielleicht auch aus anderen Gründen - zum Beispiel wegen
Es wäre sicher heute verfehlt, wenn man irgendwie - das ist des gutgehenden Tourismus - jetzt gesagt, nun komme die
schon gesagt worden - in Schuldzuweisungen machen Schweiz und führe als kleines Land international auch noch
wollte. Gerade der Bundesrat hat ja seinerzeit eine lei- diese Erschwerungen ein. Man muss also dafür Verständnis
stungsgebundene Schwerverkehrsabgabe vorgeschlagen. haben.
Trotzdem kann man aber nicht verschweigen, dass das Ich habe auch Verständnis für die Härte des Bundesrates -
Verhalten der Landesregierung merkwürdig anmutet. Da ich muss das gleichzeitig sagen -; denn es gilt natürlich,
Redevance sur les poids lourds 656 20 mars 1985
dieses Gesetz, das das Volk beschlossen hat, durchzuzie- Exempter de la taxe poids lourds les camions étrangers,
hen. Wahrscheinlich würde das Volk unter den heutigen arguant du fait qu'en réalité la redevance est un impôt,
Umständen zu beiden Vorlagen, Schwerverkehrsabgabe m'apparaît contraire à la décision du peuple et des cantons.
und Vignette, nicht mehr ja sagen. De plus, cette astuce juridique est inacceptable pour les
Es gilt also, dieses Gesetz durchzuziehen. Aber dem interna- transporteurs suisses qui se chargent de transports fronta-
tional tätigen Transportgewerbe gegenüber ist eine landes- liers. Ils ne pourraient supporter la concurrence voisine.
übliche Rücksichtnahme sicher zuzugestehen. Es handelt Leur situation nécessiterait alors des mesures de protection
sich immerhin um etwa 8000 Lastwagen, die mehrheitlich particulières. Il en résulterait une nouvelle escalade des
ihre Transporte im Ausland tätigen, aber in der Schweiz entraves au transport des personnes et des biens; ce qui est
immatrikuliert sind, also den Kantonen Millionen von Fran- impensable dans les régions frontalières.
ken aus Verkehrssteuern und der Eidgenossenschaft Millio- Dans cette affaire, l'obstination n'est pas une vertu. Elle
nen von Franken aus Treibstoffzollzuschlägen bringen. n'est pas non plus synonyme de courage. Et le peuple dans
Ich glaube deshalb, dass die Initiative Villiger, die heute tout cela? Le peuple a accepté la redevance poids lourds,
noch nicht zur Diskussion steht, eine richtige Lösung auf- certes, mais il ne faut pas avoir peur de lui dire la vérité. En
zeigt, indem man eben diese Zollzuschläge etwas erhöhen effet, la position de notre pays dans l'Europe économique
würde, um - mit den dafür erforderlichen Tankkontrollen an devient intenable; des places de travail sont en jeu et,
der Grenze - trotzdem etwas in unsere Bundeskasse zu pourquoi ne pas le dire, la majorité du Parlement s'est
bekommen. Das macht das Ausland heute schon. Mit dieser fourvoyée, non pas sur le principe de la redevance du trafic
Massnahme könnte es uns demnach nicht vorwerfen, wir lourd, mais sur les modalités d'application de ce principe. Je
würden es diskriminieren. Warum können wir das nicht suis certain que si nous fournissons un effort complémen-
durchführen? taire et que nous faisons preuve d'un peu d'humilité, le
Diese Initiative hat natürlich das Handicap, dass sie durch peuple suisse comprendra.
die parlamentarische Mühle gehen muss. Aber um diese
ausländischen Retorsionsmassnahmen abzuwenden, sollte Bircher: Für uns ist - zunächst einmal - unverständlich,
der Bundesrat doch einsehen, dass vielleicht mit einer dass sich, bevor diese Diskussion heute bei uns geführt
Sistierung der Schwerverkehrsabgabe für den Moment die wird, derartige Blockaden ereignet haben, wie wir sie
Lösung da wäre. Da würde ihm kein Stein aus der Krone Anfang Jahr in unserem Lande erleben mussten. Ich möchte
fallen, und auch der Volksbeschluss würde nicht ausser Sie immerhin darauf aufmerksam machen, dass am
Kraft gesetzt, sondern eine vernünftige Lösung getroffen, 4. Februar 59 Grenzübergänge durch schweizerische oder
damit das Transportgewerbe mit über 10000 Arbeitsplätzen ausländische Lastwagen blockiert waren. Das ist insofern
(wenn man die Infrastruktur dazuzählt) nicht an die Wand ein undemokratisches Verhalten, als wir ja wissen - wir
gedrückt wird. haben es vorgelegt erhalten -, dass wir einen demokratisch
gefällten Abstimmungsentscheid vor uns liegen haben, der
M. Revaclier: Après les explications décevantes du Conseil im Grössenverhältnis 1,25 Millionen Ja gegenüber 880000
fédéral, une chose est maintenant certaine: la taxe poids Nein vom Schweizervolk doch ziemlich eindeutig gefällt
lourds est en train de s'enliser dans le maquis de la procé- wurde.
dure internationale et les contradictions du gouvernement. Il Es ist auch nicht so, wie einzelne Redner jetzt dargestellt
faut donc sortir du bourbier. haben, dass wir diese Problematik um die Schwerverkehrs-
Peu importe les responsabilités passées. L'évidence est là, abgabe und die Ausgestaltung der Schwerverkehrsabgabe -
la situation se dégrade sur le front de nos relations euro- welcher Weg der beste sei, welches Modell das beste- nicht
péennes. L'image d'une Suisse favorisant les échanges ausführlich diskutiert hätten.
internationaux, plaque tournante de l'Europe, pâlit à vue Herr Bundesrat Stich erinnerte an das ausführliche Ver-
d'oeil. Nous devons donc mettre un terme à l'escalade des nehmlassungsverfahren. Wir hatten die Botschaft des Bun-
mesures de rétorsion, rassurer nos partenaires et voisins desrates seit 1980 - also eine lange Zeit - bevor wir zur
économiques ainsi que les transporteurs suisses menacés Behandlung schritten; wir haben auch in der Öffentlichkeit
dans leur activité. ausführlich diskutiert, bevor unsere letzte Fassung für die
Or, les négociations engagées ne sont pas près d'aboutir. Je Volksabstimmung vorlag. Auch auf europäischer Ebene fan-
doute fort que nous échappions aux mesures de rétorsion den Kontakte statt; sogar an der Europäischen Verkehrsmi-
envisagées par l'Allemagne et l'Italie. La France n'a pas nisterkonferenz, im Europaparlament in Strassburg hat man
hésité un instant, puisqu'elle a ressuscité, dès le 18r janvier unsere Lösung präsentiert. Sämtliche europäische Staaten
1985, la taxe à l'essieu suspendue en 1969. Il y a là un sind dort vertreten. Hier wird also schon viel zu sehr über-
précédent qui ne présage rien de bon de ses deux autres trieben, wenn man sagt, man habe unser Modell nicht
partenaires de la CEE, sans parler des mesures discrimina- gekannt. Da müssen wir doch etwas über die Bücher gehen.
toires prises par d'autres pays plus lointains. Auch die Presse müsste da vielleicht etwas vermehrt die
Alors, comment s'en sortir? Pour ma part, l'initiative présen- effektiven Tatsachen darstellen.
tée par M. Villiger qui vise à abroger la redevance poids Jetzt komme ich zu einem entscheidenden Punkt: Es wird
lourds en procédure d'urgence, conformément à l'article heute immer wieder geklagt, wir hätten eine Vorlage, die mit
89bis de la constitution, m'apparaît réaliste et opportune. Car, der gewählten nicht leistungsabhängigen Prozedur zu sche-
maintenant, ce ne sont pas seulement les intérêts des trans- matisch sei. Wir hatten aber vom Bundesrat, und auch hier
porteurs suisses qui sont à considérer, mais c'est bel et bien im Parlament durch eine Minderheit vertreten, ein leistungs-
l'ensemble de notre politique économique vis-à-vis de l'Eu- abhängiges Modell - kilometerweise Belastung der Schwer-
rope qui est en jeu. verkehrstransporte; das wurde, um dem Transportgewerbe
Lorsque, en 1972, nous avons signé - et le peuple les a entgegenzukommen, abgelehnt. Man sagte, man kreiere
ratifiés - les accords de libre-échange avec la CEE, nous hier eine Kompromissvorlage, der auch der Nutzfahrzeug-
avons fait un grand pas vers l'Europe. Treize ans plus tard, la verband anfänglich ausdrücklich zugestimmt hat.
taxe poids lourds ressemble à un grand pas en arrière. La Zum Antrag von Herrn Villiger: Er hat einen interessanten
pureté de nos intentions de champion du libre-échange est Vorschlag gemacht. Sympathisch daran ist, dass eine lei-
remise en cause. A ce rythme de samba nous perdrons stungsabhängige, auf die gefahrenen Kilometer bezogene
rapidement toute crédibilité dans l'Europe économique. A Lösung aufgezeigt wird. Aber wir rufen in Erinnerung, dass
ce stade, il vaut mieux renoncer aux produits aléatoires de dieses Parlament in seiner Mehrheit ein solches Modell
quelques taxes qu'à la confiance de nos partenaires com- abgelehnt hat.
merciaux. Interessant ist - wenn wir den Vorschlag Villiger prüfen -,
La proposition de M. Villiger constitue donc une base de welcher Tatbestand seiner Idee zugrunde liegt: Wir stehen
discussion qui permettrait, à tête reposée, de reprendre le vor der Tatsache, dass ausländische Lastwagen, wenn sie in
problème. En effet, il n'y a pas d'autre solution de rechange. die Schweiz einfahren, eine sehr grosse Benzinmenge zoll-
20. März 1985 N 657 Schwerverkehrsabgabe
frei einführen dürfen. 1000 Liter fassen einige dieser Tanks, Frankreich zu kämpfen. Sie leben mit einer unsicheren
bei norwegischen Fahrzeugen teilweise sogar bis zu 2000 Zukunft. Man weiss nämlich nie, wann im Ausland zum
Liter. Eine solche Menge reicht, um einen Aktionsradius von Beispiel auch ein Sonntags- oder Nachtfahrverbot einge-
bis zu 1000 Kilometern in der Schweiz, also etwa dreimal die führt wird.
Strecke Basel-Chiasso, zu fahren, ohne dass diese ausländi- Nur die grossen Transporteure können ins Ausland auswei-
schen Fahrzeuge einen Beitrag an unsere Strassenkosten chen; die Arbeitsplätze sind selbstverständlich auch bei
via Treibstoffzolleinnahmen leisten, wie es unsere Fahr- diesen verloren; es fahren dann ausländische Chauffeure.
zeuge machen - die Privatautos oder die Lastwagen von Aber die Kleinen beissen mit diesen Retorsionsmassnahmen
schweizerischen Besitzern. Das ist in der Tat ein sehr merk- ins Gras. Ich finde, unsere Schweiz lebt von den kleinen
würdiger Zustand. Deshalb muss man die Frage der Diesel- Strukturen, von den Klein- und Mittelbetrieben. Da appel-
zollbelastung anschauen. Aber wir glauben doch, dass das liere ich an Ihr Verständnis. Haben Sie doch etwas Herz
keinen direkten Zusammenhang mit der heutigen Schwer- gegenüber den menschlichen Schicksalen, die hinter dem
verkehrsabgabe hat. Ich darf Sie auch daran erinnern, dass Problem stehen. Für diese Leute, auch für die Chauffeure,
Staaten, wie etwa die Bundesrepublik Deutschland, die ist es unerheblich, ob die Schwerverkehrsabgabe eine
heute von Benachteiligungen sprechen, gegenüber anderen Steuer oder eine Gebühr ist. Für sie ist wichtig, ob sie
Transportländern, Transporttreibenden im Ausland, ein bezahlen müssen oder nicht. Und es geht ja keine Tonne auf
strenges gesetzliches Kontingentierungssystem aufrecht- die Schiene. Es war auch nicht der Wille des Volkes, dass
erhalten, Zulassungsbeschränkungen eingeführt haben der internationale Konkurrenzkampf, den Herr Bundesrat
usw. Stich erwähnt hat, wegen der Schwerverkehrsabgabe nun
Für uns ist, um zum Schluss zu kommen, verkehrspolitisch, einseitig zu Lasten der schweizerischen Unternehmer und
aber auch umweltpolitisch die Belastung des Schwerver- der schweizerischen Arbeitsplätze stattfindet. Hier müssen
kehrs auf der Strasse grundsätzlich richtig, weil die Bahnen wir helfen.
einen hohen Transportanteil verloren haben. Heute haben Ich komme zum Schluss. In der Bundesverfassung Artikel 2
wir einen Schwerverkehr auf der Strasse, der nicht mehr zu steht, dass der Bund den Schutz der Freiheit und der Rechte
verantworten ist. Wir könnten uns aber eine Lösung vorstel- der Eidgenossen und die Beförderung ihrer gemeinsamen
len: nämlich eine partnerschaftliche, indem wir den kombi- Wohlfahrt bezweckt. Dieser Rechtssatz muss doch wie Hohn
nierten Verkehr vermehrt förderten, ihn tariflich attraktiver in den Ohren jener tönen, die heute wegen den Retorsions-
machen, d.h. dort Investitionen treffen würden. Mit der massnahmen vor dem Ruin stehen. Ich bin enttäuscht, dass
neuen Treibstoffzollvorlage haben wir die gesetzliche Herr Bundesrat Stich keinen Weg aus der Sackgasse aufge-
Grundlage geschaffen! zeigt hat. Der einzige gangbare Weg, der einzige Weg, der
Wenn das ausländische Transportgewerbe von diesem kom- überhaupt aufgezeigt worden ist, ist jener, den Herr Villiger
binierten Verkehr Gebrauch machte, dann wäre es von der mit seiner parlamentarischen Initiative vorschlägt. Ich bitte
schweizerischen Schwerverkehrsabgabe zu 100 Prozent Sie, bei gegebener Zeit diese Initiative zu unterstützen.
befreit. So sehen wir die Lösung für die Zukunft.
Aregger: Wenn wir im Plenum des Nationalrates ein
Aliesch: Ich melde mich zum Wort, weil bei dieser Debatte Geschäft behandeln, sind wir auf die zuverlässige Vorarbeit
kaum einmal von den direkt Betroffenen die Rede war. Ich einer Kommission angewiesen. Es gibt in der Geschichte
bin erstaunt über die Uneinsichtigkeit gegenüber jenen Pro- unseres Rates Dutzende von Beispielen, bei denen die
blemen, mit welchen die schweizerischen Transporteure im gründliche Arbeit der zuständigen Kommission einen Erlass
Ausland wegen der Schwerverkehrsabgabe zu kämpfen sehr stark beeinflusst oder ihm gegenüber dem Entwurf des
haben, und ich bin schockiert, mit welchem Zynismus in der Bundesrates sogar ein völlig anderes Gesicht gegeben hat.
bundesrätlichen Stellungnahme über die wirtschaftlichen Eine besondere Rolle kommt dabei dem Kommissionspräsi-
und menschlichen Schicksale der Betroffenen hinwegge- denten zu. Als Berichterstatter fasst er Inhalt und Zweck der
gangen wird. Vorlage zusammen und orientiert den Rat über alle
Wir tragen die Verantwortung aufgrund früherer Beteuerun- Gesichtspunkte, die bei der Vorbereitung des Kommissions-
gen. Ich erinnere an meine Interpellation vom Juni vergan- antrages berücksichtigt wurden. Sie finden vielleicht meine
genen Jahres. Sie wurde im September 1984 beantwortet. Feststellungen selbstverständlich. Das sind sie an sich auch.
Damals erklärte der Bundesrat, er sei nach wie vor der Wenn aber ein Ratsbeschluss letztlich eine solche Konfu-
Auffassung, dass die Gefahr von einseitig gegen die sion verursacht, wie das bei der Schwerverkehrsabgabe der
Schweiz beziehungsweise das schweizerische Transportge- Fall ist, dann wird es Zeit, uns an die Bedeutung der Kom-
werbe gerichteten ausländischen Gegenmassnahmen bei missionsarbeit zu erinnern.
der Einführung der Schwerverkehrsabgabe gering sei. Diese Ich habe mir die Mühe genommen, das Ratsprotokoll vom
Beteuerung fügt sich nahtlos an die Ausführungen in der Herbst 1981 genau nachzusehen; denn ich erinnere mich als
Abstimmungsbroschüre, in den Ratsverhandlungen hier im Vertreter der damals unterlegenen Minderheit noch allzu
Saale und im Abstimmungskampf. Ich zitiere aus der deutlich an das ungute Gefühl, das jene Debatte in uns
Abstimmungsbroschüre: «Die neuen Verkehrsabgaben sind zurückliess. Mit besonderer Aufmerksamkeit widmete ich
mit den internationalen Verpflichtungen der Schweiz ver- mich den Voten des damaligen Kommissionspräsidenten,
einbar.» Ich möchte hier jetzt nicht anklagen und vor allem Herrn Nebiker. Und siehe da, ich fand keinen einzigen Hin-
nicht in jener perfiden Art, wie das beispielsweise Herr weis auf mögliche Retorsionsmassnahmen oder auch nur
Clivaz, Verwaltungsrat der SBB, in Richtung ASTAG getan auf Komplikationen, die an der Grenze auftreten könnten.
hat. Wir wollen kein Schwarzpeterspiel betreiben. Aber wir, Die Argumentation beruhte sowohl bei der Schwerverkehrs-
Sie alle, müssen die Verantwortung tragen, beispielsweise abgabe wie auch bei der Autobahnvignette fast ausschliess-
gegenüber den 10000 Arbeitsplätzen, die auf dem Spiel lich auf finanziellen Gesichtspunkten.
stehen. Ich bin der Überzeugung, es sei unsere demokrati- Lassen Sie mich einige Sätze zitieren. Herr Kommissions-
sche Pflicht, dass wir zu Aussagen stehen und die Verant- präsident Nebiker sagte wörtlich - ich zitiere die Sätze in
wortung für Fehlbeurteilungen, die einmal gemacht worden loser Folge -: «Es geht darum, möglichst rasch zusätzliche
sind, übernehmen. und möglichst vernünftige Mehreinnahmen zu beschaffen.
Viele Transporteure, ich kenne solche persönlich, haben im Schliesslich wissen wir alle, oder sollten es nachgerade
guten Glauben an unsere Versprechungen Verträge abge- wissen, dass die Bundeskasse leer ist und dass wir zusätzli-
schlossen für das Jahr 1985, zum Beispiel Verträge für cher Einnahmen bedürfen. Ohne in Verkehrspolitik zu
Transporte in den Ostblock. Sie müssen heute nach der machen, müssen wir nach Geld suchen. Die zusätzlichen
DDR oder durch die Tschechoslowakei hindurchfahren und Einnahmen aus den vorgeschlagenen Verkehrsabgaben
bezahlen in diesen Ländern zusätzlich bis über 300 Franken machen -je nachdem, wie man rechnet, pessimistisch oder
pro Tag. Diese Transporteure stehen nach wenigen Wochen optimistisch - 350 bis 500 Millionen Franken pro Jahr aus.»
vor dem Ruin. Oder diese Leute haben mit Schikanen in Oder an anderer Stelle: «Der Ertrag dieser pauschalierten
83-N
Redevance sur les poids lourds 658 N 20 mars 1985
Schwerverkehrsabgabe wird auf netto 110 bis 150 Millionen D'abord les gouvernements étrangers, qui ne sont pas com-
Franken pro Jahr- nach Abzug des Erhebungsaufwandes - posés d'imbéciles, n'ont pas été persuadés par la «vérité» de
geschätzt. Dabei würden rund 60 Millionen Franken vom Berne. Ils ont considéré que cette redevance était un impôt
inländischen Lastwagenverkehr und 50 bis 90 Millionen véritable frappant leurs camions roulant en Suisse. De plus,
Franken von den im Ausland immatrikulierten Lastwagen le 22 juin 1982, le Conseil fédéral a reconnu, devant le
erhoben.» Und schliesslich: «Der Ertrag geht in die Bundes- Conseil des Etats par l'entremise de M. Schlumpf, que la
kasse; der Bund hat sicher Aufgaben, um mit dem Geld redevance sur les poids lourds n'était pas une taxe couvrant
etwas Gescheites zu machen.» le déficit du compte routier mais «une redevance de carac-
Einen Hinweis auf internationale Verträge finde ich nur im tère purement fiscal.» En allemand: «Diese Übergangs-
Zusammenhang mit der Vignette, wo es heisst: «Im übrigen bestimmung hat aber mit der Unterdeckung nichts zu tun,
wäre die Autobahnvignette aufgrund der internationalen sie ist eine rein fiskalische Abgabe.» Enfin, à propos de la
Verträge möglich. Diese Vereinbarungen lassen besondere taxe de séjour de Verbier, le Tribunal fédéral a jugé en 1974
Weg- und Brückengelder zu.» Oder ein anderer Satz von qu'une des caractéristiques d'une taxe était son affectation
Herrn Nebiker: «Die Kommission sieht für die Erhebung von à un but déterminé. Le même tribunal a confirmé ce critère
Autobahngebühren weder im Inland noch im Ausland, noch en 1976 dans un arrêt concernant le Conseil d'Etat du
an der Grenze besondere Schwierigkeiten.» Es schien also canton de Schwyz. Or, la redevance sur les poids lourds est
aus der Sicht der Kommission alles in bester Ordnung zu versée sans affectation spéciale à la caisse de la Confédéra-
sein, und so ist auch der Hinweis zu verstehen, der eher den tion. Il s'agit donc d'un impôt.
Zweiflern galt: «Für einige unserer Kollegen scheinen die Ainsi, les gouvernements étrangers, le Gouvernement suisse
Verkehrsfragen tatsächlich kompliziert zu sein; aber so et le plus haut tribunal du pays nous conduisent à penser
kompliziert sind sie nicht.» que la redevance sur les poids lourds est un impôt et non
Das war der Stil, wie die Debatte im Herbst 1981 geführt une taxe. D'ailleurs, cette conviction est renforcée par la
wurde. Später wurde dann an Parteiversammlungen und in présence de M. le conseiller fédéral Stich sur le banc du
den Medien bis nach der Abstimmung, sogar bis in die gouvernement. Il est curieux que ce soit le ministre des
jüngste Zeit, mit diesen Argumenten operiert. Es war eine finances et non des transports qui vienne défendre un telle
Vorwärtsstrategie zu neuen Einnahmequellen. Eine Mehr- redevance. Voilà un indice qui nous montre qu'il s'agit bien
heit in diesem Saal und eine knappe Mehrheit im Volk ist auf d'un impôt.
das flotte Gefährt aufgesprungen; nun ist es von der Strasse Les camionneurs suisses sont donc l'objet d'une double
abgekommen, in den Dornen gelandet und in dreifacher imposition ou multi-imposition, ici et dans les pays qui ont
Hinsicht schwer havariert. Erstens: die erwarteten Einnah- pris des mesures de rétorsion. Il faut donc discuter avec les
men wird der Bund vielleicht gleich wieder zurückgeben Etats qui nous entourent au sujet de cette double imposi-
müssen; zweitens werden einem funktionierenden Wirt- tion. Or, pendant les négociations, la prudence consiste à ne
schaftszweig irreparable Schäden zugefügt und dabei viele pas prélever cette redevance sur les camions étrangers. On
Arbeitsplätze vernichtet; drittens hat die Schweiz im Aus- évitera ainsi d'inciter d'autres Etats à prendre des mesures
land eine blamable Schlappe einstecken müssen. de rétorsion.
Ich erwarte vom Bundesrat und vielleicht auch vom damali- Cette exonération ne serait que provisoire. Le gouverne-
gen Kommissionspräsidenten mindestens ein Signal, ein ment peut la consentir en respectant la volonté populaire.
kleines Zugeständnis in der Richtung, dass sowohl das L'article constitutionnel prévoit expressément que le Con-
Parlament wie auch das Volk in Sachen Verkehrsabgaben seil fédéral peut «exempter de la redevance certains véhi-
unvollständig oder sogar falsch informiert wurden. cules». Vous avez, M. Stich, cité dans votre réponse un autre
passage de l'article constitutionnel; il y a donc, il faut l'ad-
Schärli: Die heute mehrmals erwähnten ausländischen mettre, contradiction dans les textes. Peut-être le gouverne-
Gegenmassnahmen führen - über die Schwerverkehrsab- ment ne veut-il pas chercher une solution parce qu'il n'en a
gabe hinaus, wie wir bereit einmal gehört haben - für das pas la volonté. Pourtant il peut en trouver une car il dispose
Transportgewerbe zu einer mehrfachen Belastung. Gerade des moyens juridiques nécessaires à cet effet. Cette solution
deshalb sind diejenigen kleinen Unternehmungen, die vor provisoire, rejoignant celle de M. Cavadini, je vous la sou-
allem im Ausland fahren, in ihrer Existenz tatsächlich mets dans le cadre de la question n° 4 de l'interpellation
bedroht. Das entspricht ganz sicher nicht dem Sinn des urgente du groupe radical. J'exprime enfin le vœu que le
Verfassungsartikels über die Schwerverkehrsabgabe. Darin Conseil fédéral soumette rapidement au peuple les diverses
wird nur von einer einmaligen Abgabe gesprochen und initiatives qui sont déposées ou annoncées et qu'il ne laisse
zudem verlangt, dass die im Ausland immatrikulierten Fahr- pas pourrir la situation.
zeuge nicht besser gestellt werden dürfen als die einheimi- Cette attitude ne serait pas raisonnable. Elle serait du même
schen. Hier liegt etwas auf der Hand, das nicht stimmen genre que celle du gouvernement lors du débat sur l'ONU.
kann. Ainsi, dans cette salle, M. le conseiller fédéral Aubert a
Mit den ausländischen Gegenmassnahmen zur Schwerver- affirmé le 14 mars 1984 que l'étranger respecterait la déci-
kehrsabgabe wird sicher das Gegenteil dessen erreicht, was sion du souverain, ajoutant: «Je rappellerai l'exemple récent
anvisiert wurde. Damit wird aber über das Transportge- de la votation sur la taxe autoroutière et la redevance frap-
werbe hinaus auch die Wirtschaft allgemein geschädigt, pant le trafic des poids lourds qui ont suscité quelques
nämlich die Wirtschaft, die an der Aufrechterhaltung eines réactions chez nos voisins, réactions qui se sont calmées
gesunden schweizerischen Strassennutzverkehrs interes- aussitôt parce qu'il s'agissait d'une décision du peuple.»
siert ist. Herr Bundesrat Stich, kleine Unternehmungen, die Quelle appréciation dérisoire de la situationl
im Ausland fahren, können nicht monatelang warten, bis II ne me reste plus qu'à espérer que le Gouvernement suisse
eine Korrektur vorgenommen wird. Deshalb ist es nötig - n'a pas aussi mal préparé le dossier relatif à l'ONU que celui
und meines Erachtens ist im Moment keine andere Lösung de la redevance sur les poids lourds.
denkbar -, dass alle Vorkehren getroffen werden, um den
schweizerischen Unternehmen diejenigen Abgaben zurück- Fischer-Hägglingen: An und für sich könnte ich mich als
zuerstatten, welche sie seit dem 1. Januar 1985 einem aus- ehemaliger Gegner der Schwerverkehrsabgabe freuen über
ländischen Staat wegen der Einführung der schweizeri- das, was nun eingetreten ist. Die Schwierigkeiten, mit denen
schen Schwerverkehrsabgabe zusätzlich zu leisten hatten. wir uns auseinanderzusetzen haben, haben wir im Abstim-
mungskampf immer wieder erwähnt; sie wurden aber mei-
M. Pidoux: Je mets en doute la vérité officielle que certains stens unter den Tisch gewischt.
de mes collègues appellent déjà un bobard politique. Con- Nun, das Schweizervolk hat die Abgabe akzeptiert. Diesen
trairement à la thèse du Palais fédéral, la redevance sur les Entscheid gilt es zu berücksichtigen, wobei man sich jedoch
poids lourds me paraît un impôt et non une simple taxe pour folgendes überlegen könnte: In diesem Rat haben wir auch
les trois raisons suivantes: schon eine Kehrtwendung gemacht - ich erinnere Sie an die
20. März 1985 N 659 Schwerverkehrsabgabe
Sommerzeit. Damals haben wir, als sich die Verhältnisse im accepté en mars 1984 revêt nettement l'aspect d'un impôt,
Ausland total änderten, innert kürzester Zeit einen Volksent- ce qui n'est pas sans conséquences sur le plan des conven-
scheid aufgehoben und eine neue Regelung akzeptiert. tions internationales.
Heute sind wir noch nicht soweit. Wir müssen die Schwer- Au nom du Conseil fédéral, le chef du Département des
verkehrsabgabe durchsetzen, aber so, dass das schweizeri- finances vient de nous déclarer: «L'introduction de la rede-
sche Transportgewerbe, das international tätig ist, nicht in vance sur le trafic des poids lourds a incité une série de pays
den Ruin geführt wird. à prendre des contre-mesures. On devrait néanmoins voir la
Wir im Parlament sind vor allem aufgerufen, uns mit der redevance sur le trafic des poids lourds telle qu'elle est,
Frage der Retorsionsmassnahmen auseinanderzusetzen c'est-à-dire une redevance destinée à couvrir les frais
und auch tätig zu werden. Ich habe die Protokolle auch causés par les utilisateurs. En comparaison avec les taxes
durchgelesen und musste feststellen, dass nicht nur seitens autoroutières et de franchissement de tunnels, ainsi que
der Kommission eigentlich wenig Ausführungen gemacht d'autres perçues déjà antérieurement à l'étranger, le mon-
wurden. Auch von uns Ratsmitgliedern wurde die Frage der tant de notre redevance est relativement minime.» Or, nous
Retorsionsmassnahmen eigentlich überhaupt nicht durch- ne pouvons pas le suivre dans cette voie. M. Stich disait
diskutiert. Das ist ein Vorwurf, den wir uns selber machen encore il y a peu de temps: «La redevance ne peut être
müssen: dass wir hier zu wenig seriös gearbeitet haben. considérée comme un simple émolument d'utilisation.»
Vielleicht müssen wir hier wieder etwas gutmachen. Quel est le bon discours?
Wir haben von der Mission Lévy gehört. Es ist gut, dass
versucht wird, mit den Regierungen eine befriedigende Lorsque le Conseil fédéral déclare qu'il s'agit d'obtenir que
Lösung herbeizuführen. Man muss aber auch hier sagen, certains transports, pour des raisons de protection de l'envi-
dass diese Mission leider zu spät gestartet wurde. ronnement, soient transférés de la route au rail, il tient un
Herr Bundesrat Stich hat zwar dargelegt, dass bereits früh- nouveau discours. La redevance sur les poids lourds ne
zeitig mit den Regierungen Kontakt aufgenommen wurde; trouve pas sa base dans la loi sur l'environnement! Cette
aber die Leute hatten keine Kompetenzen, und man hat vor question n'a rien à voir dans le débat. Il est évident que si les
allem über administrative Angelegenheiten diskutiert, statt camions prenaient le train on aurait moins de difficultés. En
auf den Grund des Problems zu gehen. suivant le même raisonnement, on pourrait dire que si tous
Wir hoffen, dass diese Mission Lévy etwas bringen wird. Nur les réfugiés étaient Suisses, le problème des étrangers ne se
dürfen wir uns keine allzu grossen Illusionen machen. Ich poserait pas, et que si tous les automobilistes faisaient du
hätte eigentlich in der Antwort des Bundesrates ein Disposi- vélo, la question des autoroutes serait résolue!
tiv für den Fall erwartet, dass ihm diese Verhandlungen Plus sérieusement, nous considérons que cet élément dis-
nichts bringen. Nun muss ich feststellen, dass keine Anhalts- suasif renforce plus vivement encore le caractère fiscal de la
punkte vorhanden sind, wie der Bundesrat in Zukunft ope- redevance. Si l'on veut dissuader l'utilisateur, on apporte la
rieren will, wenn diese Retorsionsmassnahmen nicht besei- preuve qu'on ne veut pas prélever une taxe pour l'investir
tigt werden können. Ich wäre froh, wenn Herr Bundesrat dans le domaine qu'il utilise.
Stich dazu noch etwas ausführen könnte. Ich bin auch der
Auffassung, dass rasch gehandelt werden muss. Auch das Leuenberger Moritz: Die Schwerverkehrsabgabe ist in der
vermisse ich in der Antwort des Bundesrates: die Dringlich- Bundesverfassung geregelt. Normalerweise besteht eine
keit der Lösung dieses Problems. Verfassungsbestimmung in einer generellen Umschreibung,
Es stehen verschiedene Lösungsvorschläge zur Diskussion. und die Interessenverbände, die Lobbys, sind es hierzulande
Wir haben den Vorschlag von Herrn Villiger, und ich möchte gewöhnt, sich erst nachher einschalten zu können. Wir
noch eine andere Möglichkeit aufzeigen: die Rückerstattung haben das beispielsweise kürzlich bei der Preisüber-
dieser Retorsionsabgaben im Ausland. Wir von der SVP- wachung erlebt: Bei der Volksabstimmung wurde dem Volk
Fraktion haben gestern eine Motion eingereicht. Wir verlan- versprochen, Hypothekarzinsewürden durch die Preisüber-
gen einerseits, dass der Bundesrat alles unternimmt, damit wachung erfasst. Nachher hat sich die Interessenlobby ein-
diese Retorsionsmassnahmen rückgängig gemacht werden gesetzt, und im Gesetz ist das nun nicht enthalten. Oder
können, andererseits, wenn das nicht möglich ist, dass man beispielsweise beim Gewässerschutz: dort hat die Industrie
einen finanziellen Ausgleich schafft. Natürlich muss der dem Bundesrat den Phosphatgehalt direkt in die Verord-
Unternehmer diesen Betrag bezahlen, der im Verfassungs- nung diktiert.
artikel enthalten ist. Aber der Betrag, den er darüber hinaus Hier ist es ein wenig anders. Hier besteht ein konkreter,
im Ausland zahlen muss, sollte ihm zurückerstattet werden. detaillierter Auftrag der Verfassung. Was macht nun diese
Herr Bundesrat Stich hat gesagt, es fehle die gesetzliche Interessengruppierung? Zunächst wurde mit Lastwagen
Grundlage. Ich möchte darauf hinweisen, dass ja der Bun- eine Bummelei auf den Autobahnen und in Bern selbst
desrat mit dem Vollzug beauftragt ist und dass es heisst, er veranstaltet. Dann wurde eine Blockade der Schweizer
könne Sonderregelungen treffen. Ich frage mich, ob man Grenze organisiert, unter Zuhilfenahme ausländischer Kolle-
diese Rückerstattung nicht unter dem Begriff «Sonderrege- gen. Wenn ein Student auch nur laut denken würde, was
lung» erreichen könnte. Sonst musste er uns natürlich drin- diese Chauffeure gemacht haben, wäre er wegen strafbarer
gend eine Gesetzesvorlage unterbreiten. Vorbereitungshandlungen schon längst im Gefängnis! Ich
Zum Schluss noch eine Bitte an den Bundesrat. Er hat von erinnere.Sie an den Menschenteppich anlässlich der Wehr-
der Neuberechnung der Strassenrechnung gesprochen. schau in Winterthur. Diese Leute wurden wegen Nötigung
Man hört, dass diese Arbeiten nun abgeschlossen, dass sie verhaftet und in Untersuchungshaft gebracht. Als einige
beim Statistischen Amt seien. Ich möchte ihn bitten, vor- Studenten Oberstkorpskommandant Hirschi durch Sprech-
wärtszumachen und uns die Resultate möglichst schnell zu chöre am Beginn seiner Rede hinderten, wurden sie wegen
unterbreiten, damit wir in voller Kenntnis dieser neu berech- Nötigung verurteilt. Stellen Sie sich einmal vor, eine
neten Strassenrechnung weiter politisieren können. Es wäre Gewerkschaft würde unter Zuhilfenahme von im Ausland
dringend notwendig, dass die Bücher über die Strassen- arbeitenden ausländischen Gewerkschaftern Streikposten
rechnung endlich geöffnet würden. an unserer Grenze aufstellen; stellen Sie sich das Lamento
vor, das ausbrechen würde! Aber was geschieht bei den
M. Cavadini: Nous ne pourrons malheureusement pas nous Lastwagenunternehmern? Werden diese etwa notiert? Wird
déclarer satisfaits de la réponse du Conseil fédéral et cela ihnen der Führerausweis weggenommen? Einzig der
pour deux raisons principales. Musterkanton St. Gallen hat das wenigstens angedroht; viel-
Premièrement, nous voudrions insister sur une notion qui leicht hat das rechtsstaatliche Denken von Bundesrat Furg-
nous paraît simple et qui cause pourtant des difficultés. La ler da noch ein wenig gewirkt. Aber sonst geschah das
redevance sur les poids lourds est un impôt et non une taxe. Gegenteil; die Polizei half mit, diese Blockade zu organisie-
Or, le premier projet, qui fut abandonné, avait le caractère ren. Gebannt wie ein «Chüngel» vor der Schlange stehen
d'une taxe spécifiquement affectée, et celui qui a été kantonale Polizeikorps da und machen mit.
Redevance sur les poids lourds 660 N 20 mars 1985
Die Mehrheit des Bundesrates schickt einen Botschafter Ensuite, les effets néfastes de la taxe ont été sous-estimes
quer durch Europa, obwohl wir im Ausland Botschaften in en ce qui concerne les petites entreprises, les artisans du
Hülle und Fülle haben - und diese Herren haben dort auch transport. Pour ces exploitations, déjà lourdement grevées
nicht so viel zu tun -, um den ausländischen Regierungen zu par les charges les plus diverses, la taxe perçue a des effets
sagen, wie dumm das Schweizervolk sei, dass es eine solche disproportionnés. Certaines d'entre elles, dont le proprié-
Schwerverkehrssteuer eingeführt habe. Der Bundesrat emp- taire atteint la soixantaine, cessent leur activité; elles ne
fängt die Rädelsführer sogar und spricht mit ihnen. Ein Teil peuvent pas être remises à des forces plus jeunes. Est-ce
der Presse ist fasziniert von dieser Protzerei und stachelt die cela que nous avons voulu?
Leute noch zu weiteren Taten an. Der arme Bundesrat Stich Une erreur a été commise par le Conseil fédéral et par le
wird von der Presse als stur bezeichnet, nur weil er dem Parlement. Le peuple n'a pas pu se prononcer en pleine
Verfassungsauftrag nachkommen will. connaissance de cause. Une solution radicale s'impose dès
Ich frage Sie: Wo bleibt der Rechtsstaat, der gestern etwa lors, celle de l'initiative parlementaire présentée par M. Villi-
25mal beschworen wurde, um Kaiseraugst gegen den Willen ger, soit celle de l'abolition de la taxe sur la base de l'article
einer Mehrheit der Bevölkerung in der betroffenen Region 89bis de la constitution fédérale qui nous permettra de
durchzuboxen? Ist es jetzt so, dass hier zunächst die inter- demander au peuple de se prononcer à nouveau dans un
nationale Akzeptanz vorhanden sein muss? Bei den Flucht- délai d'une année.
geldern ist das jedenfalls auch nicht so. MUSS man jetzt Monsieur le Conseiller fédéral, une autorité qui reconnaît
zunächst auf eine radikale Minderheit hören, bevor man das ses erreurs est une autorité qui reste crédible.
verwirklichen kann, was unser Schweizervolk beschlossen
hat? Wo bleibt die Rechtsgleichheit mit anderen Rechtsbre- Blocher: Es ist heute mehrmals gesagt worden, es habe
chern, die hart angefasst werden? Wo bleibt der Volkswille? keinen Sinn, hier nach den Verantwortlichkeiten zu fragen.
Wo bleibt das Bekenntnis zum Umweltschutz und zum Ich bin aber der Meinung, dass diese Frage durchaus Sinn
Umsteigen von Strasse auf Schiene? All das wird geopfert hat. Die gängige Formulierung, das Volk und die Stände
auf dem Altar einer radikalen, aggressiven Schar von Scharf- hätten das alles gewollt, genügt nicht. Wir hier in diesem
machern, die auf aller Welt nur nach dem Prinzip des Rechts Saal, das Parlament, tragen die volle Verantwortung für
des Stärkeren vorgehen. Wir erleben einen einzigen peinli- diese miserable Situation. Es gibt keine andere Antwort, und
chen Kniefall vor unsolidarischen Egoisten, die immer nur zwar sind alle Parteien dabei gewesen, auch diejenigen, die
von Vorteilen leben, die im Ausland das Dieselbenzin tanken jetzt von Anfang an alles besser gewusst haben. Es geht
und bei uns die Abgaben sparen wollen. Wenn uns die auch nicht an, Herr Areggér, jetzt dem Präsident der vorbe-
Beschwörung des Rechtsstaates ernsthaft ein Anliegen sein ratenden Kommission, der für eine einstimmige Kommission
sollte, dann können wir nur nein sagen zu dieser Einschüch- gesprochen hat, die Verantwortung in die Schuhe zu schie-
terung durch eine Lobby von Nichtsnutzfahrzeugen, und wir ben. Das Parlament trägt die Verantwortung, und das Parla-
müssen nein sagen zu dieser gigantischen Erpressung einer ment hat die Situation auch wieder zu retten!
ganzen Nation! Wir müssen nein sagen zum Druck der Herr Leuenberger hat gesagt, er lebe in einem Rechtsstaat.
Strasse! (Beifall) Wir sind auch dieser Auffassung. Es ist hochinteressant in
diesem Rechtsstaat: Wir haben in diesem Rechtsstaat inter-
nationale Abkommen mit wunderbaren Titeln geschlossen,
M. Frey-Neuchâtel: II y a eu la votation populaire et il y a eu ratifiziert und in Kraft gesetzt. Unsere Schwerverkehrsabga-
la surprise de l'après-votation populaire, les mesures de ben werden von ausländischen Staaten als rechtswidrig
représailles - qui ont été sous-estimées -, les déclarations bezeichnet. Die Massnahmen, die Deutschland ergriffen hat,
contradictoires du Conseil fédéral. Face à une telle situa- sind auch rechtswidrig. Wenn in einer kultivierten Gesell-
tion, deux attitudes sont possibles. Ou bien le Conseil fédé- schaft einer etwas Rechtswidriges macht, gibt es doch
ral persiste et signe, tout en essayant de limiter les dégâts, irgend ein Gericht, das das Problem beurteilt. Ich war bis
de corriger le tir en exonérant dans une large mesure les heute der Meinung, wir hätten ein internationales Gericht.
transporteurs étrangers, ou bien il admet s'être trompé, que Ich frage den Bundesrat: Warum lassen wir denn eigentlich
l'exercice est raté et que la question mérite d'être étudiée à diese Rechtsstreitereien nicht von einem internationalen
nouveau fondamentalement. Gericht beurteilen? Vielleicht müssen wir dann gewärtigen,
La première solution est-elle raisonnable, est-elle surtout dass unsere Sache, Herr Leuenberger, rechtsstaatlich beur-
compatible avec la volonté populaire? Je réponds par la teilt wird und auf einmal Verträgen gegenüber nicht stand-
négative. Limiter les dégâts en exonérant les transporteurs hält. Das wäre auch möglich. Jetzt will man in die UNO und
étrangers est contraire à tout ce qui a été dit lors de la in alle internationalen Organisationen, unterschreibt Ver-
campagne précédant la votation fédérale. On a alors träge, und bei der ersten Streitfrage gilt plötzlich das Faust-
déclaré: «II faut faire payer les transporteurs étrangers qui recht. Verletzt ein Partner angeblich einen Vertrag, so
utilisent nos routes et nos autoroutes», argument semblable ergreift man Gegenmassnahmen. Ist das der rechtsstaat-
à celui avancé lors de l'introduction de la vignette. Or, liche, zwischenstaatliche Weg?
j'observe que le résultat de la votation populaire est l'écla- Herr Bundesrat Stich, Sie sind in keiner beneidenswerten
tante illustration de cette volonté. Voici, en pourcentage, les Situation, das muss ich anerkennen. Aber ich bin der Auffas-
résultats obtenus dans les cantons touchés par le trafic de sung, dass auch in Ihrer Situation die Lage besser beurteilt
transit Nord-Sud: Baie-Ville 72 pour cent de «oui»; Uri 71 werden sollte, als es heute morgen zum Ausdruck gekom-
pour cent de «oui»; Tessin 79 pour cent de «oui», alors que men ist. Man kann doch nicht sagen, es seien keine ernst-
la majorité helvétique était de 59 pour cent de «oui». haften Probleme vorhanden, es gäbe im Autogewerbe auch
J'affirme dès lors que la voie choisie par le Conseil fédéral strukturelle Probleme und diese seien unabhängig von der
est contraire à la volonté populaire. Il faut reconnaître que le Schwerverkehrssteuer vorhanden. Das ist richtig. Aber das
dossier de la taxe sur les poids lourds a été mal étudié et rechtfertigt natürlich eine andere falsche Massnahme noch
voté dans l'ignorance de ce qui allait se passer. nicht. Die Schwerverkehrssteuer belastet das Gewerbe eben
Je me permettrai de faire deux observations. La première est nur noch mehr.
un rappel et une interrogation, la seconde est un constat. Fragwürdig ist auch, wenn wir das Problem als «alltäglich»
Le rappel d'abord. Lors de la consultation faite par le Con- bezeichnen. Wir, die wir wirtschaftlich viel mit dem Ausland
seil fédéral concernant la redevance sur le trafic routier verkehren, müssen Ihnen sagen, dass das im Ausland nicht
lourd, 24 cantons et demi-cantons contre 2, tous les partis als alltäglich bezeichnet wird. Wir müssen uns gegen diese
politiques et 50 organisations contre 2 ont dit «oui» au Massnahmen sehr zur Wehr setzen.
principe de cette taxe, soit 82 réponses favorables contre 4. Ich habe letzthin von einem deutschen Transportunterneh-
C'était un plébiscite! Peut-on affirmer que le résultat serait mer einen Brief bekommen. Der hat geschrieben: «Nach der
identique aujourd'hui, alors que la réalité s'est imposée? Einführung der Gegenmassnahmen werden wir die Trans-
Evidemment non. porte aus der Schweiz nach Deutschland billiger ausführen
20. März 1985 N 661 Seh werverkeh rsabgabe
können.» Das ist klar: Wenn er in die Schweiz kommt, zahlt réveillé un dossier qui dormait. Je rejette donc d'envisager
er die schweizerischen Abgaben, und wenn er nach de prélever la taxe uniquement sur les véhicules suisses qui
Deutschland geht, zahlt er keine. Der Schweizer bezahlt sont déjà suffisamment désaventagés.
aber in der Schweiz selbstverständlich seine Lastwagenab- Quant au trafic interne d'entreprises, l'arrêté fédéral du
gaben, und wenn er nach Deutschland geht, zahlt er eben 12 septembre 1984 instituant la taxe poids lourds prévoit
auch. Das sind Verzerrungen, die wir nicht auf sich beruhen également le prélèvement d'une taxe sur les chariots à
lassen können. moteur («Motorkarren»); ce qui est en contradiction fla-
Herr Leuenberger, wir geben keinem Druck von der Strasse grante avec l'esprit de nos délibérations. En effet, ces véhi-
nach. Wir haben auch bei den Zürcher Unruhen nicht nach- cules se déplacent à une vitesse maximale de 25 km/h et
gegeben. Aber wir wollen einen rechtsstaatlichen Weg, um n'empruntent que très rarement les routes ouvertes au tra-
aus dieser Situation herauszukommen. Herauskommen fic. De plus, leur rayon d'action se limite à trois kilomètres au
müssen wir. Wir haben verschiedene Möglichkeiten, die die maximum. En dix ans, ils parcourent donc à peine le trajet
Verfassung zulässt. Eventuell kann man das Problem dem Bàie-Chiasso, mais leurs propriétaires doivent s'acquitter,
Volk nochmals vorlegen. Das ist auch ein rechtsstaatlicher selon cet arrêté, d'un montant de 15000 francs pendant
Weg. Es käme heute nicht zu einem Ja. Diesmal würden cette période alors que, selon la décision du Conseil fédéral
wohl wir obsiegen. le camionneur étranger ne paie pour la même distance que
15 francs. Par ailleurs, dans le projet d'arrêté mis en consul-
M. Houmard: La taxe poids lourds proportionnelle aux pres- tation par le département, ces véhicules étaient expressé-
tations prévue initialement par le Conseil fédéral a été refu- ment exclus; on peut le vérifier dans le message. Cela
sée par les Chambres; elle correspondait à une certaine correspondait d'ailleurs à nos délibérations. En effet, il n'a
conception globale des transports et freinait le développe- jamais été question de pénaliser des engins de levage des-
ment du transit des marchandises par la route. Si cette tinés, bien souvent, à favoriser le transport par rail.
solution n'a pas été retenue, le Parlement puis le peuple et En conclusion, il est nécessaire de trouver une solution
les cantons ont en revanche accepté une disposition transi- acceptable pour les camionneurs suisses. Je propose de
toire, limitée dans le temps visant à prélever une redevance geler la taxe sur les poids lourds jusqu'à ce que les pourpar-
forfaitaire sur les poids lourds. lers, du moins avec les pays limitrophes, aient abouti. Subsi-
Cette taxe forfaitaire n'a jamais été considérée comme un diairement, si cette solution n'est pas retenue, je demande
instrument de la CGST. Elle obéit à un objectif financier, d'exonérer avec effet immédiat les chariots à moteur de la
celui de trouver de nouvelles recettes pour renflouer la taxe sur les poids lourds.
caisse de la Confédération. Le procès-verbal des délibéra-
tions en fait foi et je ne comprends pas que le Conseil Lüchinger: Ich habe seinerzeit der vorberatenden Kommis-
fédéral revienne sur cette idée. Cette taxe répondait tout sion über die Schwerverkehrsabgabe angehört und möchte
simplement au désir d'une partie de la population de préle- aus jener Sicht einiges sagen.
ver de l'argent sur les routes. Elle devait rapporter quelques Niemand hat den Stimmbürger getäuscht. Wer in dieser
150 millions à la caisse fédérale. Cette volonté de taxer les Sache von einer Irreführung spricht, liegt neben der Wahr-
poids lourds était encore renforcée par le fait que les véhi- heit. Solche Kritiker sollten einmal den Abschnitt 76 der
cules étrangers font le plein à l'extérieur des frontières, où le seinerzeitigen bundesrätlichen Botschaft aus dem Jahre
carburant diesel est meilleur marché. De ce fait les camion- 1980 nachlesen. Dort sind nämlich die aussenwirtschaftli-
neurs étrangers ne paient pas de redevance sur les carbu- chen Auswirkungen der Schwerverkehrsabgabe offen dar-
rants pour traverser la Suisse faute de contrôle de l'état des gelegt worden.
réservoirs à la frontière. Dagegen haben wir die internationalen Implikationen unter-
Lors des débats sur les différentes taxes, il a bien été fait état schätzt. Das ist sicher so. Aber wir haben es im guten
de l'impossibilité de percevoir une taxe générale frappant Glauben getan. Diejenigen Länder, die jetzt Retorsions-
les véhicules légers, car elle aurait été contraire à la Conven- massnahmen ergreifen, waren an unserer Fehleinschätzung
tion passée entre les Etats européens et ratifiée par notre wesentlich mitbeteiligt.
pays en 1934. D'où une taxe sur les véhicules légers préle- Herr Bundesrat Schlumpf und auch seine Stellvertreter
vée uniquement pour l'utilisation des autoroutes. haben nämlich seit dem Jahre 1979 an den Konferenzen der
En revanche, je crois que nous n'avons pas prêté une europäischen Verkehrsminister regelmässig über die Pläne
attention suffisante à l'incidence d'une taxe poids lourds sur und über die Weiterentwicklung der schweizerischen
les transporteurs suisses à l'étranger. Le message a men- Schwerverkehrsabgabe orientiert. Aufgrund der Reaktionen
tionné la suppression possible d'exonération de certaines der europäischen Verkehrsminister durfte der Bundesrat
redevances accordées à titre de réciprocité. On a prévu un erwarten, dass man über diese Schwerverkehrsabgabe zwar
remboursement de la charge supplémentaire imposée par nicht erfreut ist, dass man aber im Ausland keine Retor-
l'étranger aux entreprises de transport suisses, mais on n'a sionsmassnahmen ergreifen werde. Diskriminierende Mass-
pas évalué avec assez de précision les incidences finan- nahmen sind übrigens nach den bestehenden internationa-
cières de ces remboursements sur le compte global de la len Verträgen untersagt. Auch an den periodischen konsul-
redevance des poids lourds. M. le conseiller fédéral Stich tativen Treffen zwischen unseren schweizerischen Vertre-
vient d'ailleurs de confirmer que les bases légales font tern und den Vertretern der Kommission der Europäischen
défaut alors que dans le message, page 65, le Conseil Gemeinschaft wurden die letzteren regelmässig über die in
fédéral prévoyait un tel remboursement. Le plus grave est Vorbereitung befindliche Schwerverkehrsabgabe informiert.
que nous n'avons pas suffisamment pris en considération Ich habe mir alle Daten geben lassen. Die Vertreter der
les restrictions déjà en vigueur en Suisse. Je pense en Europäischen Gemeinschaft haben diese Abgabe zwar kriti-
particulier au tonnage limité à 28 tonnes pour des véhicules siert, aber Retorsionsmassnahmen wurden in keiner Weise
construits pour supporter une charge utile de 38 tonnes, ou in Aussicht gestellt. Im übrigen wäre die EG auch nicht dazu
encore à la largeur limitée à 2 m 30 alors que la norme legitimiert, denn die Europäische Gemeinschaft zeichnet
européenne prévoit 2 m 50. Ces dispositions constituent sich dadurch aus, dass sie über keine gemeinschaftliche
déjà des rétorsions importantes à l'adresse des poids lourds Verkehrspolitik verfügt. Das Europäische Parlament hat im
suisses et étrangers. Alors même que le véhicule suisse Jahre 1983 beim Europäischen Gerichtshof eine Untätig-
pouvait, dès qu'il avait passé la frontière, utiliser pleinement keitsbeschwerde gegen den Ministerrat der Gemeinschaft
la charge utile de 38 tonnes, la taxe poids lourds que nous eingereicht, weil der Ministerrat seinen Verpflichtungen auf
avons introduite le 1er janvier a éveillé l'attention des ser- dem Gebiete der gemeinschaftlichen Verkehrspolitik nicht
vices compétents étrangers. C'est ainsi que le camionneur nachgekommen ist. Dieses Verfahren ist heute noch hängig.
suisse se voit désormais interdit de circuler à l'étranger à Es steht vor der Entscheidung.
pleine charge. De plus, les contingents de transport sont Die deutsche Europaabgeordnete Jan Klinkenberg hat im
réduits dans certains pays. On le voit, la taxe poids lourds a Dezember des letzten Jahres die fehlende Verkehrspolitik
Redevance sur les poids lourds 662 20 mars 1985
der Europäischen Gemeinschaft für die Probleme mit der mit dem Transportgewerbe verknüpft. Das macht im ganzen
schweizerischen Schwerverkehrsabgabe verantwortlich ge- rund 20000 Arbeitsplätze,.die von der Konkurrenzfähigkeit
macht. des schweizerischen Transportgewerbes im Ausland abhän-
Unser Land arbeitet seit vielen Jahren an einer eigenen gig sind. Der Bundesrat, vertreten durch Herrn Finanzmini-
Verkehrskonzeption. Die Schwerverkehrsabgabe war im ster Stich, hat heute morgen erklärt, es könne da Schwierig-
Grunde genommen eine vorgezogene Massnahme dieser keiten geben, aber man sei immer noch in Verhandlungen.
Verkehrskonzeption. Wir konnten damit nicht zuwarten, bis Das ist auch eine komische und komödiantenhafte Situa-
man sich in Brüssel bewegt. tion, Herr Leuenberger. Sie haben davon geredet, dass hier
Die bereits erwähnte Konferenz der europäischen Verkehrs- der «Chüngel» wie gebannt vor der Schlange stehe, die ihn
minister hat im Jahre 1983 das Prinzip der vollen Deckung bedrohe. Ja, ich habe den Eindruck, dass hier der Bundesrat
der Strassenkosten durch jede Fahrzeugkategorie, also ein bisschen in die Rolle des «Chüngels» geschlüpft ist. Der
auch durch die Lastwagen, statuiert, und zwar unter Einbe- Bundesrat sagt nämlich: Das Volk hat entschieden, wir
zug der strassenexternen Kostenfolgen. Die schweizerische können gar nichts anderes machen, vox populi vox dei.
Schwerverkehrsabgabe erfüllt diese Grundsätze, und es ist Um Gottes willen! So zimperlich war der Bundesrat nicht,
nicht verständlich, warum das europäische Ausland heute als es seinerzeit um die Aufhebung eines eindeutigen Volks-
über uns herfällt, weil wir die Strassenkostendeckungs- entscheides, nämlich bezüglich der Sommerzeit, gegangen
grundsätze der Konferenz der europäischen Verkehrsmini- ist. Ein Jahr später hat er bei genau gleich gebliebenen
ster erfüllen. Verhältnissen genau das Gegenteil von dem gemacht, was
Mein Freund Philippe Pidoux hat Ihnen gesagt, dass die das Volk ein Jahr zuvor abgelehnt hatte.
Schwerverkehrsabgabe in Wirklichkeit eine Steuer sei - Auch jetzt hat sich die Situation verändert; sie hat sich
auch im Ausland wird das so vertreten -, weil der Ertrag grundlegend verändert! Trotz der Vorbehalte, die Herr
nicht direkt zur Bezahlung von Strassenkosten verwendet Lüchinger aus der alten Botschaft von 1980 zitiert hat, hat
werde, sondern in die Bundeskasse falle. Nach den gelten- niemand damit gerechnet, dass Retorsionsmassnahmen in
den steuerrechtlichen Begriffen ist das richtig. Wir haben diesem Umfang auftreten würden. Man begnügt sich, von
die Schwerverkehrsabgabe aber immer als eine Strassenbe- bundesrätlicher Seite zu erklären, die Verhandlungen des
nützungsgebühr zur Deckung der vollen Strassenkosten Herrn Lévy seien zu einem guten Teil ein Erfolg gewesen.
verstanden. Dass der Ertrag in die Bundeskasse fällt, hat mit Wir haben beispielsweise in der Bundesrepublik Deutsch-
unseren etwas komplizierten finanziellen Ausgleichsrege- land nur eine spiegelbildliche verbindliche Abgabe; sie '
lung zwischen Bund und Kantonen zu tun. entspricht genau der, die die Deutschen in der Schweiz zu
Trotz alledem bin ich der Meinung, dass wir in der jetzigen entrichten haben. Das stimmt natürlich, aber diese gilt nur
Situation - auch wenn ich eine wesentliche Verantwortung für die Schweizer. Sie gilt für die 2000 Schweizer Fahrzeuge,
ablehne - alles tun müssen, um die Konflikte mit dem die tagtäglich in Deutschland verkehren. Das macht pro Jahr
Ausland zu beseitigen. Ich bin der Meinung, dass wir flexibel ungefähr 5500 DM, die die ausländische und auch die deut-
handeln sollen, dass wir Phantasie walten lassen müssen sche Konkurrenz gegenüber den Schweizern nicht abgeben
und dass wir durchaus auch Vorschläge gründlich prüfen müssen. Hier muss man schon aufpassen, wie man argu-
sollten, wie sie uns beispielsweise Herr Villiger vorgelegt mentiert.
hat. Wir sollen in dieser Sache mit dem Ausland verhandeln. Wir haben ungefähr 5000 Einzelunternehmer. Vor allem der
Wir haben aber keinen Grund, an unsere Brust zu schlagen Weg nach Osten - durch den Balkan in den Nahen Osten -
und mea culpa zu rufen. wurde von den Schweizern pionierhaft transportmässig
erschlossen. Das sind wilde Abenteurer und Pioniere, die die
Feigenwinter: Zuerst etwas zur Offenlegung der Interessen, Erschliessung dieser Transportstrasse ermöglicht haben.
da wir ja jetzt dieses Interessenregister haben: Ich bin desi- Das ist alles in Frage gestellt. Wenn Sie heute von Basel
gnierter Präsident einer grossen Transportorganisation, in nach Bagdad fahren-wenn Sie überhaupt noch durchkom-
der verschiedene grosse schweizerische Transporteure men wegen der kriegerischen Eskalationen -, müssen Sie
zusammengeschlossen sind, die über rund 700 Lastwagen pro Fahrt ungefähr mit einer Abgabe von 1000 Franken
verfügen, wovon ungefähr ein Drittel im Ausland tätig sind. rechnen. Ja, glauben Sie, die seien so noch konkurrenz-
Sie können mir sagen, ich sei in dieser Sache Partei. Aber fähig?
ich glaube, das volkswirtschaftliche Interesse an der Lösung In dieser Situation nützt es wenig, einen hochqualifizierten
der hängigen Probleme ist gross genug, um auch diese Wirtschaftsdiplomaten in allen Vorzimmern der Regierun-
Intervention rechtfertigen zu können. gen Europas antreten zu lassen und ihm ein gähnend leeres
Eine zweite Vorbemerkung: Ich lehne jede Lösung ab, die Diplomatenköfferlein mitzugeben; denn was hat Herr Lévy
mit Mitteln der Gewalt, konkret der Blockade, hier einen in den Hauptstädten Europas zu verkaufen? Nichts, gar rein
gewaltsamen Durchbruch durchzusetzen versucht. Ich habe nichts! Was er dort erklärt, stösst auf taube Ohren, das ist
das zusammen mit Herrn Wyss Anfang Februar bewiesen. nicht einmal ein Streit um den Bart des Finanzministers,
Wir haben nicht mit Leuten verhandelt, die eine Blockade denn er hat ja gar keinen. Das Problem besteht doch darin,
aufrechterhalten haben, sondern sie haben als Vorbedin- dass Sie nie verhandeln können, wenn der andere nicht
gung für diese Verhandlungen die Blockade abgebrochen, verhandeln will. Das ist ein politisches Problem, das hat
fast bevor sie richtig Wirkung gezeigt hat. Das ist nicht der weder mit Finanzen noch mit etwas anderem zu tun.
Weg, um diese Probleme zu lösen. Die Ausländer, alle uns umgebenden Staaten, lassen es sich
Herr Leuenberger hat in bekannt gekonnter Art und Weise doch nicht gefallen, dass die kleine, vor Wohlstand über-
seinen Spott über diese Angelegenheit ergossen. Er hat in quellende Schweiz mit der Begründung «unsere Bundes-
einem gewaltigen Rundumschlag fast alles und jedes, fast kasse ist im Umfang von 150 oder 200 oder 500 Millionen
alle und jeden lächerlich gemacht, der in dieser Sache defizitär» hingeht und allen anderen vorschreibt, was im
interveniert. Herr Leuenberger, ich gratuliere Ihnen zu Ihrer Nabelpunkt der Europäischen Gemeinschaft künftig rech-
artistischen Fähigkeit, diese Sache als Komödie darzustel- tens sein soll. (Präsident: Sie müssen zum Schluss
len. Leider hat diese ganze Angelegenheit aber auch eine kommen.)
tragische Seite, und die gibt mir wesentlich mehr zu denken: Hier muss der Bundesrat einschreiten und handeln. Er hat
Es wäre des «Schweisses der Edleren» weit würdiger gewe- heute kein einziges Wort davon gesagt, was er machen will.
sen, wenn Sie das ganze Problem angepackt hätten. Ich Es gibt die Verfassungsgrundlage, es gibt den Absatz 5. Der
habe vermisst, dass Sie-immerhin als Gewerkschaftsvertre- Bundesrat hat die Möglichkeit, auf dem Gesetzgebungs-
ter - nicht ein einziges Wort dazu gesagt haben, dass hier wege aufzuheben, was wir uns alle gemeinsam eingebrockt
sehr viele Arbeitsplätze in Gefahr stehen. Wir haben unge- haben. Tut endlich etwas Tapferes; die Verfassung macht es
fähr 8000 Lastwagenunternehmer, 8000 Fahrzeuge, die dau- möglich! Leider fehlt die Zeit, hier noch Ideen zu entwickeln.
ernd im Ausland tätig sind. Damit sind 12000 Arbeitsplätze Aber der Bundesrat kann nicht gebannt wie der «Chüngel»
verbunden. Das Speditionsgewerbe ist selbstverständlich vor der Schlange zittern und nichts machen, mit Berufung
20. März 1985 N 663 Schwerverkehrsabgabe
auf den Volkswillen, der diesen Scherbenhaufen nicht qu'on propose des mesures interventionnistes pour venir au
gewollt hat. secours de l'économie menacée et, simultanément, on met
en péril de nombreuses entreprises et les postes de travail
Graf: Anders als für Herrn Leuenberger ist für mich völlig qui en dépendent.
klar, dass der Bundesrat die negativen Begleiterscheinun- La situation étant connue est devenue intenable. Il convient
gen der Schwerverkehrssteuer zur Kenntnis nehmen muss. de prendre sans tarder les mesures qui s'imposent en se
Täte er dies nicht, wäre das Vogel-Strauss-Politik und unse- référant à l'article 17, 5" alinéa, qui a déjà été mentionné
rer Landesregierung nicht würdig. Die Retorsionsmassnah- souvent ce matin, et de s'attaquer non pas aux consé-
men des Auslandes dürfen nicht einfach nicht oder bloss mit quences, mais à la cause et, dans un premier temps, de
einem Achselzucken zur Kenntnis genommen werden. Zwar suspendre l'encaissement de la taxe, d'informer objective-
haben die Gegner der Schwerverkehrssteuer - ich zählte ment les citoyens et, si nécessaire, d'organiser une nouvelle
mich dazu - im Abstimmungskampf mit Nachdruck auf die consultation populaire. Les transporteurs ne roulent pas
Möglichkeit von Retorsionsmassnahmen hingewiesen. Man pour le plaisir d'encombrer les routes, ils sont tous les jours
hat das seitens der Befürworter in Abrede gestellt oder au service de l'économie et de la société tout entière.
bagatellisiert. Nun haben wir die Bescherung.
Der Bundesrat ist meines Erachtens aber trotzdem gut bera-
Weber-Schwyz: Ich muss Ihnen offen gestehen, dass die
ten, wenn er bei der Schwerverkehrssteuer bleibt, bis ein
Antwort und die Begründungen des Bundesrates zu dieser
anderer Volksentscheid vorliegt. Darüber hinaus aber müss-
Schwerverkehrsabgabe enttäuschend ausgefallen sind.
te er meines Erachtens die Kosten, die durch die Retorsions-
Man hat fast den Eindruck, als wollte sich der Bundesrat in
massnahmen zusätzlich entstehen, dem Transportgewerbe
einer Selbst-Einnebelungsaktion von den Grundproblemen
zurückerstatten.
absetzen. Machen wir uns doch nichts vor, wenn wir selber
Es kann diesem Gewerbe nicht zugemutet werden, dass es
nicht mehr an die These der Abgabe glauben, aber dem
zu den anderen Belastungen - zum Beispiel seit Jahresbe-
Ausland einzureden versuchen, unsere Gebühr sei trotz
ginn auch die zweite Säule - noch diese neuen, sehr massi-
allem keine Steuer. Wenn man aus einer immer gut infor-
ven Kosten trägt. Für viele Unternehmungen, die bis jetzt
mierten Wochenzeitung entnimmt, der Unterhändler des
noch einigermassen gesund waren, müsste dies den Ruin
Bundesrates betrachte seine Mission als gescheitert, so ist
bedeuten.
der Zeitpunkt gekommen, die diplomatische Phase abzu-
Ich sehe das doch etwas anders als Herr Bundesrat Stich.
schliessen. Es ist endlich politisch zu handeln, statt sich
Ich vermisse denn überhaupt in der Antwort des Bundesra-
über départementale Zuständigkeiten zu streiten.
tes jegliche Flexibilität. «Zeigen Sie doch etwas Herz», hat
Es geht auch nicht um Schuldzuschiebungen. Ich vertrete
HerrAliesch hierausgerufen, und ich schliesse mich ihm an.
die Auffassung, wie sie Kollega Blocher geäussert hat: Wir
Unterschätzen Sie nicht - gerade Sie als Finanzminister-
alle, sämtliche parlamentarischen Gremien glaubten an eine
die Bedeutung eines gesunden Mittelstandes und vor allem
glorreiche Lösung. Ich war zwar ein Gegner der Schwerver-
eines gesunden Gewerbestandes für unsere Wirtschaft und
kehrsabgabe, aber diese Verantwortung haben wir nun zu
deren Widerstandskraft. Das Gewerbe ist bis jetzt ohne
tragen; wir haben diese Vorlage erlassen. Gestehen wir
Staatskrücken ausgekommen, und es ist stolz darauf. Regle-
doch ein, dass wir im Übereifer ins Offside gelaufen sind.
mentieren und belasten Sie es nicht zuschanden!
Suchen wir gemeinsam nach besseren Lösungen! Es soll
ein Ende haben mit der sonderbaren Geheimnistuerei, die in
M. Rime: Ceux qui enseignent le droit fiscal prétendent,
den letzten Monaten um sich gegriffen hat.
sans ironiser, qu'il y a de bons et de mauvais impôts. Les
Es war die Rede vom Respekt vor dem Volkswillen, vor dem
bons devraient correspondre à deux critères principaux:
Volksentscheid. Ich stehe dazu. Das Volk wollte einen
premièrement être équitables et secondement être faciles à
Zustupf in die Bundeskasse. Es wollte aufgrund der ver-
percevoir. On savait que la redevance sur les poids lourds
meintlichen Unterdeckung derStrassenrechnung dafür sor-
serait inéquitable puisqu'elle frapperait indifféremment les
gen, dass die Eigenwirtschaftlichkeit erreicht werde. Eine
véhicules roulant 10000 kilomètres par an et ceux qui en
eigenwirtschaftlichen Strassenrechnung soll unser Ziel sein.
font 100000 sur nos routes. Il en était de même pour les
Nur sollte der Bundesrat endlich für Transparenz in diesem
véhicules spéciaux et ceux qui travaillent sur les chantiers
eidgenössischen Versteckspiel sorgen. Hüten wir uns vor
alors qu'ils n'utilisent que très rarement le réseau routier.
blauäugigen Hochrechnungen.
Mais la redevance poids lourds devait surtout être insuppor-
Wie soll es weitergehen? Selbst wenn alle internationalen
table pour les entreprises qui roulent en permanence à
Verhandlungen zu einer Lösung auf der tarifarischen Ebene
l'étranger et qui paient néanmoins des impôts déjà impor-
führen sollten, sind wir nicht vor nichttàrifarischen, sprich:
tants en Suisse.
technischen Schikanen geschützt. Wir wissen um
Quant à la facilité de perception, les réactions et les mesures bestimmte Tendenzen aus der EG-Küche. Wir haben in der
de rétorsion, dont on a suffisamment parlé ce matin, démon- ganzen Diskussion noch eine weitere Pflicht: den Respekt
trent amplement qu'on avait minimisé les difficultés. On sait zu wahren vor einer bedeutenden Gewerbegruppe, die in
aussi que les impôts les meilleurs sont ceux qui sont payés der Schweiz und im Ausland weit über 100 000 Beschäftigte
par les autres. On pensait donc qu'une part importante des zählt. Hier geht es nicht nur um Interessenlobby. Es mag
recettes serait fournie par les camionneurs étrangers. C'est sein, dass die Gruppe von Herrn Clivaz einen besseren
d'ailleurs sur cette information erronée que le peuple avait Organisationsgrad aufweist als diese Arbeitnehmer; aber
voté. Or, il a fallu se contenter d'une taxe journalière symbo- auch diesen Arbeitsplätzen gebührt unsere Sorge.
lique de 15 francs qui exige néanmoins des frais administra- Suchen wir nach neuen Wegen, erstellen wir ein Ausweich-
tifs et l'immobilisation de convois à la frontière, convois qui dispositiv! Hierzu ist der Vorschlag Villiger ein Weg. Er
coûtent plus de 100 francs à l'heure. C'est ridicule! Les plus sichert dem Bund die erhofften Mittel, er ist ein gangbarer
fervents partisans de la taxe croyaient aussi que les trans- Weg. Sorgen wir dafür, dass wir am Ende des Jahres nicht
porteurs pourraient sans autre la reporter sur leurs clients, überzählige Formulare in den Schränken haben, überzäh-
ce qui n'est pas le cas. Ce ne sont donc pas seulement les lige Funktionäre und halbleere Kassen.
entreprises de transport qui sont touchées, mais toutes les Hüten wir uns davor, dass die ungeschickt angelegte
entreprises qui ont recours à leurs services. Cette façon de Schwerverkehrssteuer nicht als Topfkollekte endet.
faire devait provoquer des augmentations de tarifs routiers
qui auraient permis aux chemins de fer d'en faire autant à
leur tour. On est en pleine contradiction puisque, par ail- Bonny: Ich möchte mit einem Zitat von Herrn Bundesrat
leurs, on instaure le contrôle des prix pour juguler l'inflation Stich beginnen. Er hat am 12. März 1984 in der Fragestunde
et protéger le consommateur. L'incohérence est aussi écla- auf eine Frage unseres Kollegen Müller-Aargau folgendes
tante lorsqu'on propose simultanément d'abaisser massive- gesagt: «Nach der Auffassung des Bundesrates haben
ment les tarifs des chemins de fer. Incohérence aussi lors- unsere Nachbarstaaten weder Grund noch die Absicht,
Redevance sur les poids lourds 664 N 20 mars 1985
Retorsionsmassnahmen gegen unsere Verkehrssteuern zu in der Kompetenz des Bundesrates. Ich möchte den Bundes-
treffen.» rat einladen, diese Frage doch noch gründlicher zu prüfen.
Ich möchte - nachdem verschiedene Redner, denen ich Ich schliesse selbstkritisch und vielleicht etwas sarkastisch
mich durchaus anschliessen kann, bereits auf die ausseror- mit einem alteidgenössischen, nicht sehr schönen Grund-
dentlich schweren Folgen, welche diese Situation für unser satz: Nach begangener Tat hält der Schweizer Rat!
Transportgewerbe in der Schweiz hat, hingewiesen haben -
bereits Gesagtes nicht noch einmal wiederholen. Ich will Flubacher: Ich habe der Diskussion zwischen Herrn Feigen-
mich in meinem Votum vor allem auf zwei Aspekte konzen- winter und Herrn Leuenberger amüsiert zugehört. Es wäre
trieren: auf den internationalen Aspekt und auf die Frage Material vorhanden, um das Cabaret Cornichon wieder auf-
eines allfälligen Moratoriums. leben zu lassen, wobei Sie selbst aktiv mitmachen könnten.
Wir müssen uns bewusst sein, dass sehr wahrscheinlich der Nun aber keine Witze.
Schaden, den wir zurzeit durch diese unglückliche Übung Die Problematik bereitet mir tatsächlich Sorgen. Sorgen
erleiden, bezüglich des internationalen Ansehens unseres macht es mir, weil da ein Hass vorhanden ist, der Hass
Landes noch grösser ist als in finanziell-wirtschaftlicher Schiene-Strasse, der heute morgen wieder deutlich zum
Hinsicht. Das ist sehr bedauerlich. Ausdruck gekommen ist. An der heutigen Situation sind
Hier möchte ich auf einen sehr interessanten Parallelfall nicht die Lastwagenchauffeure oder -eigentümer schuld. In
hinweisen - ein Geschäft, in einem anderen Gebiet, das aber den fünfziger Jahren wollte die Generaldirektion der PTT mit
ähnlich strukturiert war -, der sich in der vergangenen dem Lastwagengewerbe zu m Beispiel die Fragen des Stück-
Legislaturperiode zugetragen hat. Wir haben bekanntlich gutes und der Langstreckentransporte regeln. Das wäre
die neue Arbeitslosenversicherung auf den 1. Januar 1984 möglich gewesen. Es ist gescheitert an der Opposition der
eingeführt. Dort stellten sich ebenfalls sehr schwierige Pro- Gewerkschaften. Das lässt sich genau beweisen. Damals
bleme mit unseren fünf Nachbarstaaten, weil die Grenzgän- hätten die SBB noch aus der Position der Stärke heraus
ger in der Schweiz die volle Arbeitslosenversicherungsprä- verhandeln können.
mie zahlen, wir aber dem ausländischen Nachbarstaat Wir haben in der Kommission betreffend Autobahnvignette
zumuten, dass er das Risiko für die Vollarbeitslosigkeit mit der Verwaltung lange Zeit wegen der Bussen und wegen
abdeckt (die Teilarbeitslosigkeit dagegen ist bei uns der Kann-Formel gerungen. Sie wollte die Muss-Formel, sie
gedeckt). Warum erzähle ich das hier? Weil in jenem Fall ein wollte Bussen sehen und hat uns gesagt: Wenn es dann halt
klares Konzept ausgearbeitet wurde. In den Jahren 1978 und nicht geht, müssen wir trotzdem Bussen einführen. Man hat
1979 wurden Staatsverträge abgeschlossen, bevor das neue dann eine Busse von 100 Franken festgesetzt, bevor man
Gesetz in Kraft gesetzt wurde, und zwar mit Italien, Frank- irgendwelche Anzeichen hatte, dass Bussen zur Durchset-
reich, Österreich und dem Fürstentum Liechtenstein; mit zung dieser Massnahmen nötig sind. 100 Franken Busse für
der Bundesrepublik Deutschland war es im Jahre 1982. Der einen Vignettensünder sind zu hoch. Ich habe den Polizei-
Ratifikation dieser Verträge haben die eidgenössischen Räte staat Schweiz nicht sehr gern, ich sage es ganz offen. Sie
vor dem Inkrafttreten zugestimmt. Ein fast unglaublicher können nicht alles mit Bussen regeln, wir müssen auch
Zufall will es, dass es auch in diesem Gebiet mit Deutsch- noch aufklären können.
land einen Staatsvertrag aus dem gleichen Jahre 1928 gab, Nun spricht man von Strukturveränderungen im Lastwagen-
und ich kann Ihnen versichern, dass diese Verhandlungen gewerbe, die nun einmal über die Bühne gehen müssten.
sehr schwierig, aber korrekt waren. Aber am I.Januar 1984 Sagen Sie das diesen Tausenden von Einzelunternehmern,
war das Paket geknüpft, und wir haben seither auf diesem die sehr, sehr schwer arbeiten. Ich glaube, es ist etwas billig
heiklen Gebiet keine Probleme mit unseren Nachbarstaaten und auch verantwortungslos, wenn man meint, man könnte
gehabt. über diese Bussenaktionen im Ausland, wenn man diese
Ich ziehe aus dieser ganzen Übung, international betrachtet, Gebühren nicht zurückbezahlt, eine Strukturveränderung
zwei Lehren: Die erste ist eigentlich eine Selbstverständlich- durchführen.
keit: dass man nämlich bei solchen Geschäften die bilatera- Ich hätte auch keinen Diplomaten nach Bonn geschickt. Mit
len Absprachen treffen muss, bevor das Geschäft in Kraft den Deutschen muss man mit harten Bandagen kämpfen:
gesetzt wird. In dem Sinn - ich kenne Herrn Botschafter Im Dezember machte ich eine dringende Interpellation; ich
Lévy als ausserordentlich tüchtigen schweizerischen Unter- hätte ihnen den Leopard-Auftrag und andere Aufträge
händler - würde ich hier die Behauptung wagen, ohne den gestoppt. Wir sind ja kein EG-Land, wir sind ein EFTA-Land.
Auftrag genau zu kennen - man spricht ja etwas verschämt Diese Aufträge hätte ich an EFTA-Länder vergeben. Dann
von einer Aufklärungsaktion und nicht von einer Mission -, wären die Deutschen in Bern angetreten!
dass er einen unmöglichen Auftrag erhalten hat. Nun sagt man, man sollte diese Übung ausser Kraft setzen.
Die zweite Lehre, die ich ziehen möchte, und da teile ich die Ich bin grundsätzlich dagegen, dass wir irgendwie auf dem
Auffassung meines lieben Freundes Lüchinger nicht ganz, Vollmachtenweg diese vom Volk beschlossenen Abgaben
ist folgender: Es ist so - man hat multilateral zwar immer ausser Kraft zu setzen versuchen. Wenn schon, muss eine
wieder orientiert, aber Sie können bilaterale Schwierigkei- neue Volksabstimmung stattfinden. Wo ich aber hart bin,
ten nicht auf dem Weg über multilaterale Institutionen lösen. das ist in der Sache in bezug auf die Rückerstattung dieser
Das ist wie im Geschäftsleben. Wenn Sie einen Vertrag mit Bussen im Ausland. Es handelt sich nämlich nicht um
jemandem haben, müssen Sie mit ihm direkt verhandeln, um Gebühren, sondern um Bussen, um dem Schweizer Trans-
ihn zu ändern, wenn Sie irgendwelche Änderungen vorneh- portgewerbe im Ausland den Verleider zu machen. Ein
men wollen. Sie können nicht irgend einem Berufsverband Kleinstaat muss sich nicht einfach immer unterziehen.
bekanntgeben, Sie hätten jetzt andere Absichten. Das wollte Nun aber zu diesen Strafmassnahmen; nehmen wir den
ich zum Internationalen sagen. Kanton St. Gallen: Ich finde es eine Gemeinheit, dass man
Nun noch wenige Worte zur Frage des Moratoriums. Im einem Lastwagenchauffeur, der seinen Wagen an einem Ort
Vorstoss von Herrn Kollege Villiger wurde die Frage aufge- abstellt, wo er es nicht dürfte, die Fahrbewilligung - also
worfen, ob die Belastung ausländischer Lastwagen für eine seine Arbeitsgrundlage - entziehen will. So weit dürfen wir
begrenzte Zeit zu sistieren wäre. Dazu möchte ich ganz kurz nicht kommen. Wir sind schliesslich noch in einer Demokra-
sagen, dass in der schriftlichen Antwort des Bundesrates auf tie. Ich bitte den Bundesrat, dafür zu sorgen, dass solche
diese Problematik gar nicht eingegangen wird. Es geht nicht Lausbubenmethoden nicht Schule machen.
darum, ob es sich um eine MUSS- oder um eine Kann- Herr Leuenberger hat vom Druck der Strasse gesprochen.
Vorschrift handelt, dass man sowohl die in- und ausländi- Wissen Sie, Herr Leuenberger, es ist immer zweierlei, woher
schen Motorfahrzeuge erfassen muss, sondern es geht der Druck dieser Strasse kommt: Als der Druck der Strasse
darum, ob wir nicht eine Verschnaufpause ins Auge fassen in Zürich kam, hatten Sie keine so grosse Abneigung dage-
sollten, um Zeit zu gewinnen für echte Verhandlungen. Eine gen, wie ich selbst festgestellt habe (Leuenberger
Sistierung, ein Moratorium, gehört ins Vollzugsrecht; man Moritz: Das lasse ich mir nicht gefallen!). Ich glaube, das
würde vorübergehend den Vollzug sistieren, und das steht darf auch einmal gesagt werden! Ich habe vom Druck der
20. März 1985 N 665 Schwerverkehrsabgabe
Strasse nichts gehört. Ich muss Ihnen ganz offen sagen: Ich sons. Le postulat que j'ai présenté, il y a quelques jours, sur
bin dagegen, dass man mit Blockaden protestiert. Ich habe l'incidence de la taxe des poids lourds traite justement de
dieser Vorlage zugestimmt. Ich habe sie vertreten helfen. cette situation franchement intolérable. La taxe n'est pas,
Aber ich bin enttäuscht, wie wenig man nun tut, um eine comme prévue à l'origine, une taxe d'utilisation. Elle est bel
vernünftige Lösung zu finden, obschon wir irgendwie in der et bien une taxe fiscale. Pour résumer la situation, on peut
Tinte sitzen. simplement constater que cette taxe n'a pas seulement
Ich möchte Herrn Leuenberger fragen, wer die Deutschen provoqué des mesures de rétorsion de la part des Etats
aufgefordert hat, für die Schweiz die Strassen zu blockie- voisins, mais encore ses effets sur la caisse fédérale ont été
ren? Das wäre auch eine Antwort wert. fort peu sensibles. Etes-vous déjà en mesure, Monsieur le
Conseiller fédéral, de nous donner une prévision sur l'entité
Präsident: Herr Leuenberger wünscht eine persönliche financière 1985 à propos de cette redevance? Je suis per-
Erklärung abzugeben. suadé que l'on risque d'entendre des chiffres surprenants et
en même temps assez décevants! Le peuple doit être exacte-
Leuenberger Moritz: Herr Flubacher, hätten Sie vielleicht ment informé des erreurs d'appréciation de ce Parlement,
die Gnade, mir zuzuhören? Ich hatte auch die Pflicht, Ihnen ainsi que du Conseil fédéral. Nous devons sortir de l'im-
zuhören zu müssen. Ich lasse mir diese eine Behauptung passe, élégamment certes, mais sans trop perdre de temps,
nicht gefallen, es sei von meiner Person damals gegen den car on a beaucoup tardé et les erreurs commises nous
Druck der Strasse in Zürich nichts unternommen worden coûtent déjà bien cher!
und weise Ihren Vorwurf schärfstens zurück.
Eines geben Sie aber zu, wenn Sie so argumentieren: dass Nebiker: Ich trage natürlich als seinerzeitiger Kommissions-
die beiden Ereignisse - nämlich was damals in Zürich präsident auch Mitverantwortung für die Schwerverkehrsab-
geschah und was jetzt mit Blockaden geschieht - dasselbe gabe, und ich stehe noch heute dazu - vielleicht im Gegen-
sind; das haben Sie hier somit eingestanden. Ich fordere Sie satz zu verschiedenen Kollegen. Ich möchte aber nicht auf
daher auf, dieselben Massnahmen gegen die jetzigen Straf- die persönlichen Angriffe eintreten, die hier zum Teil vorge-
täter zu unterstützen, wie Sie sie damals in Zürich forderten. tragen wurden. Ich hatte damals in diesem Rate eindeutige
Kommissionsentscheide zu vertreten; das ist schliesslich die
M. Pini: Si l'on pouvait remettre dans le coffre cette taxe Pflicht eines Kommissionspräsidenten.
sans plus la ressortir, je pense que chacun, y compris le Ich möchte auch Vorwürfe zurückweisen, dass damals bei
Conseil fédéral, en serait heureux. Notre Parlement, bien den Beratungen die Dinge oberflächlich behandelt worden
plus que le Conseil fédéral, a commis involontairement de seien. Wir haben uns bekanntlich intensiv mit allen Interes-
graves erreurs dans l'élaboration de son projet de redevance sierten auseinandergesetzt, auch mit den Leuten vom Trans-
sur les poids lourds. Si l'on ajoute à ces dernières une portgewerbe. Wir sind auf alles eingetreten, sogar auf Vor-
certaine vision «en rosé» de leurs conséquences, on s'aper- schläge aus dem Kreise des Transportgewerbes selber (mit
çoit que l'on a cuisiné aujourd'hui une véritable «frittata» der pauschale Abgabe). Wir sind jetzt trotzdem überrascht
avec pas mal d'œufs cassés! Il faut sortir de là si possible par über die massiven Reaktionen aus dem Ausland.
la grande porte! Ceci signifie qu'il faut tout d'abord informer Gestatten Sie mir, dass ich noch kurz zurückblende auf die
l'opinion publique sur nos erreurs et sur leurs graves consé- seinerzeitige Ausgangslage. Wir sind von der ungedeckten
quences financières sur les services de notre trafic routier Strassenrechnung ausgegangen. Wir haben eine Abgabe
dont dépend notre économie par le biais de ses transports nach dem Verursacherprinzip beschlossen. Diese Grund-
extérieurs. Leurs conséquences sont tout autant négatives lage gilt auch heute noch. Daran hat sich nichts geändert.
en ce qui concerne nos rapports avec les Etats voisins; ceci Nach der neuesten offiziellen Strassenrechnung (1982) des
signifie que notre image politique sur le plan extérieur vient Statistischen Amtes beträgt der Eigenwirtschaftlichkeits-
de se ternir. Le prix que nous payons aujourd'hui pour cette grad der Strasse 80,7 Prozent. Der Schwerverkehr allein
malheureuse expérience est déjà à mon avis trop élevé. «Il weist eine Unterdeckung von 235 Millionen Franken auf. Die
santo non vale la candela», dit un dicton tessinois; finale- Unterdeckung des ausländischen Schwerverkehrs ist
ment, il faudra bientôt avoir le courage de renverser une besonders krass; sie ist in dieser Strassenrechnung nicht
situation que la raison, au vu des erreurs commises, ne ausgewiesen, aber bekanntlich tragen ja die ausländischen
saurait plus admettre. Fahrzeuge auf den inländischen Strassen überhaupt nichts
A mon avis, il existe des solutions de rechange, celles-ci zur Deckung der Stassenkosten bei, weil sie wegen den
devant bien entendu rester dans les limites du droit. Dans höheren Dieselölabgaben nicht in der Schweiz tanken.
ses réponses aux interventions personnelles en discussion, Man muss zugeben: das stellten wir auch damals fest, dass
le Conseil fédéral admet que, actuellement, il n'est pas en in bezug auf die Strassenrechnung eine Unsicherheit
mesure d'évaluer toute l'étendue des effets négatifs cons- besteht. Sie war in Überprüfung und ist es leider heute noch.
tatés. On se trouve donc actuellement dans une impasse mal Aus diesem Grund unter anderem haben wir eine pauschale
éclairée et notre vision de l'avenir de ce fait est bien obs- Abgabe beschlossen, die die ausgewiesene Unterdeckung
cure! Voilà qui est profondément décevant! Une seule chose bei weitem nicht deckt, eine Abgabe, welche pauschal etwa
est claire, c'est le surplus que doivent payer aujourd'hui les 120 Millionen bringen sollte; dabei wurde schon damals
services de notre trafic routier de marchandises, du fait des eine Unterdeckung von rund 200 Millionen Franken festge-
rétorsions étrangères. On peut aussi en toute certitude stellt.
constater le déséquilibre que cette malheureuse taxe a créé Es ist bedauerlich, dass wir heute noch nicht über gesicher-
à l'intérieur du pays, en ce qui concerne l'inégalité de tere Grundlagen verfügen. Die Diskussion im Inland wäre
traitement des transporteurs à courte et à moyenne distance mit weniger Emotionen verbunden, und auch die Verhand-
face aux transporteurs professionnels à longue distance. lungen im Ausland hätten natürlich bessere Grundlagen und
Vous n'ignorez pas, Monsieur le Conseiller fédéral, que le mehr Aussicht auf Erfolg, wenn diese überprüfte Strassen-
trafic lourd local ne peut être comparé du fait de l'intensité rechnung nun endlich vorliegen würde. In dem Sinne
même de ses services de transport, au trafic lourd à longue möchte ich die Begehren unterstützen, dass man vorwärts
distance. Ainsi, certains autocars n'atteignent pas les deux machen soll. Meiner Meinung nach wäre eine Schwerver-
cents jours de mise en service par année. Ce .qui signifie que kehrsabgabe, wären Strassenverkehrsabgaben nicht
la taxe forfaitaire qu'ils acquittent se transforme alors en un berechtigt, wenn die Rechnung ausweist, dass die Kosten-
coût fixe, quotidien et irrécupérable. Pour l'économie des deckung besteht.
petites et moyennes entreprises de transport locales et Zur Frage Steuer oder Gebühr: Wir haben uns bei den
régionales, le système actuel de redevance de la taxe est Kommissionsberatungen und bei den parlamentarischen
tout simplement une injuste pénalisation qui vient s'ajouter Beratungen nicht sehr stark darüber ausgelassen. Es ist an
à une période d'inactivité des autocars. Ce n'est qu'un sich auch müssig, heute darüber zu diskutieren. Die Diskus-
exemple parmi tous ceux, quotidiens, que nous connais- sion kam namentlich deshalb auf, weil ein Parteigutachten
84-N
Redevance sur les poids lourds 666 N 20 mars 1985
der IRU, des Internationalen Strassenverkehrsverbandes, tralità, sostenuti dalla volontà popolare, per delle pressioni
behauptet, es sei eine Steuer. Aber das ist ein Parteigutach- che vengono dall'estero; non pressioni diplomatiche o poli-
ten! Das Parlament hat eine Abgabe beschlossen, ohne zu tiche, ma pressioni corporative, della corporazione degli
definieren, ob es eine Steuer oder eine Gebühr sei. Eine autotrasportatori. Dov'è la dignità nazionale, collega Pidoux
Abgabe nach dem Verursacherprinzip ohne Zweckbindung, e collega Blocher?
haben wir beschlossen. Die fehlende Zweckbindung bedeu- Addirittura l'onorevole Blocher, che teme le interferenze di
tet nun keineswegs, dass es sich um eine Steuer handelt. una organizzazione come l'ONU nella nostra sfera d'autono-
Wir kennen bekanntlich Steuern mit Zweckbindung, wir mia legislativa, invita a rivolgersi ai giudici stranieri: incredi-
kennen auch Gebühren mit Zweckbindung. Die Zweckbin- bile! Se è una commedia, on. Feigenwinter, è una tragico-
dung ist ein sekundäres Merkmal einer Abgabe. Wir haben commedia, e inscenata dalla destra.
eine Abgabe nach dem Verursacherprinzip beschlossen, Ieri, per Kaiseraugst, era questione di rispetto della volontà
weil die Kosten nicht gedeckt sind. Darin liegt der Gebüh- popolare. Oggi, se ho capito il collega de Chastonay e chi
rencharakter. sostiene la sua mozione, questo rispetto potrebbe essere
Ausgegangen sind wir allerdings auch von Motionen unse- anche relativo, o flessibile, o a uso interno. Nei giorni pari
res Rates, die auch Sie mitüberwiesen haben, aus finanzpo- comanda il sovrano, nei giorni dispari spadroneggia Mac-
litischen Überlegungen sei die Strassenrechnung auszuglei- chiavelli e la furbizia politica. Come si fa, on. Frey, a senten-
chen. Der Ursprung liegt also bei den Bundesfinanzen. Das ziare se- il popolo era informato a sufficienza per non sba-
haben wir im Abstimmungskampf immer wieder festgestellt. gliare? Solo Macchiavelli e Guicciardini sospettavano del-
Wir haben gesagt, man soll das Geld dort verlangen, wo l'intelligenza del popolo!
Kosten entstehen: bei der ungedeckten Strassenrechnung. Ieri, al Consiglio degli Stati, il sistema di voto popolare era
In diesem Sinne haben die Verkehrsabgaben auch einen perfetto, inutile ogni riforma. Oggi, qui, si pretende che il
finanzpolitischen Ursprung, aber nur im Rahmen der popolo vota senza sapere. Ma dov'è la coerenza, onorevoli
Kostenunterdeckung. Nur dort sind sie gerechtfertigt. colleghi?
Noch kurz zu den Retorsionsmassnahmen. Im Rate kamen Con la volontà popolare non si scherza, altrimenti esiste una
sie seinerzeit nur wenig zum Ausdruck, auch bei der Abstim- tassa da pagare, cioè quella dell'assenteismo e del disinpe-
mung. Es wäre an den Gegnern gewesen, nun diese Fragen gno politico. Non dimenticate che il 10 marzo a votare è
ausdrücklich auf den Tisch zu legen. Sie haben das zum Teil andato il 33 percento. Ciò significa che su ogni 3 aventi
gemacht, aber das hat offenbar nicht verfangen. Die Gegner diritto 2 sono rimasti a casa. Il coraggio politico, collega
haben ja genügend Mittel eingesetzt. Unserer Meinung nach Spalti, significa rispettare e far rispettare le decisioni popo-
sind diese Retorsionsmassnahmen ungerechtfertigt. Wir lari.
haben ganz bewusst eine Abgabe beschlossen, welche die Il gruppo socialista ringrazia il Consiglio federale per la
Ausländer nicht diskriminiert. Das war der Grundsatz. Inlän- risposta esauriente e documentata, inflessibile senza essere
der und Ausländer müssen genau gleich viel bezahlen, und ottusa. Il negoziato internazionale non è escluso, ma il
zwar geht es hier noch einmal um eine Bezahlung nach dem cedimento di fronte alle pressioni, quello no! Questa è
Verursacherprinzip. Die Schweiz wurde da meiner Meinung l'unica strada praticabile, collega Aliesch, questa è la linea
nach zu Unrecht zum Prügelknaben der europäischen Stras- del negoziato ambasciatore Lévy, che vedo con piacere
senverkehrsverbände. seguire il nostro dibattito dalla tribuna.
Es ist interessant, dass bei den offiziellen Orientierungen Il consigliere federale Stich, nelle conclusioni della sua
der Staaten, der Verkehrsminister, der Finanzminister usw. comunicazione, precisa che si tratta di una misura di politica
von Retorsionsmassnahmen nicht die Rede war. Schon im dei trasporti e non di politica finanziaria. Questa versione è
weiten Vorfeld wurde ja orientiert. Ich persönlich war beim stata messa in dubbio a questa tribuna. Vi vorrei ricordare
Verkehrsausschuss des Europäischen Parlamentes dabei. un fatto di cui non s'è parlato, colleghi: Si accennò a una
Dort war keine Rede von Retorsionsmassnahmen, sondern tassa camionale quando si cercarono nuove entrate per le
man zeigte im Gegenteil Verständnis für den schweizeri- finanze federali. Furono «ripescate» questa tassa e il con-
schen Standpunkt (Präsident: Herr Nebiker, Sie müssen trassegno autostradale quando la maggioranza, contro il
zum Schluss kommen ...), dass uns nicht zugemutet wer- parere del Consiglio federale, della Banca Nazionale e della
den kann, übrigens auch den Österreichern nicht, Europa Commissione federale delle banche, scartò la tassazione
die teuren Alpentransversalen kostenlos oder nicht kosten- delle operazioni bancarie, degli averi fiduciari in particolare.
deckend zur Verfügung zu stellen. Das wurde schliesslich Se si tratta di misura fiscale, ricordino colleghi, che loro
anerkannt, und deshalb wurde auch Verständnis gegenüber l'hanno voluta. Così come se la tassa camionale non corri-
den Abgaben in der Schweiz aufgebracht. Ich bin nun der sponde agli interessi degli autotrasportatori svizzeri, la
Meinung, dass durch harte und intensive Verhandlungen colpa è loro, poiché la soluzione addottata l'hanno scelta gli
diese Retorsionsmassnahmen abgebaut werden sollen und autotrasportatori. È vero, collega Pini, che gli autotrasporta-
können, wenn wir gegenüber dem Ausland mit der nötigen tori ticinesi non sono contenti. Ma i ticinesi delle valli
Entschlossenheit auftreten. Wir haben unsere Argumente im devono vivere von 100 camion che ogni ora transitano sulla
Ausland genauso, wie wir unsere Argumente für die Einfüh- strada del San Gottardo, un pericolo non solo per la viabilità,
rung der Abgaben im Inland hatten. ma per la vitabilità.
Non si può «parlare verde» come abbiamo fatto qui e buttare
M. Robbiani: Au nom de la majorité du peuple suisse et de fuori gas tossici, non si può inquinare la democrazia man-
ses institutions démocratiques, le groupe socialiste déclare cando di rispetto alla volontà popolare.
accorder sa complète confiance au Conseil fédéral dans la
question de la redevance sur le trafic des poids lourds. Il lui
demande de rester ferme dans le respect de la volonté Kühne: Die Emotionen sind ziemlich hochgegangen, und
populaire et de l'Etat de droit. Karl Flubacher ist das Temperament durchgebrannt.
Personnellement, j'invite les représentants des partis gou- Obwohl er mir persönlich nicht unsympathisch ist, hat mich
vernementaux à faire preuve du sens des responsabilités si eine seiner Äusserungen etwas geschockt. Er hat davon
l'on veut être crédible dans la difficile tâche de gouverner ce gesprochen, dass im Kanton St. Gallen im Zusammenhang
pays. Je remercie M. Nebiker d'avoir manifesté son sens des mit hängigen Administrativ- und Strafverfahren Spitzbuben-
responsabilités. methoden angewandt würden, der Bundesrat solle ein-
Su richiesta del collega Rebeaud continuo in italianol schreiten und zum Rechten sehen. Ich möchte in aller Form
II dibattito di stamane mi lascia stupito e strabigliato. Coloro, feststellen, dass wir die Rechtsmittel in unserem Kanton
come i colleghi Pidoux e Blocher, che sono contro l'ade- sicher richtig anwenden und dass die Leute, die in Straf-
sione della Svizzera all'ONU - poiché dobbiamo difendere la und Administrativverfahren einbezogen werden, die Rechts-
nostra autonomia, la nostra indipendenza, la nostra neutra- mittel bekommen werden. Der Bundesrat hat in keiner
lità - rinunciano all'autonomia, all'indipendenza e alla neu- Weise Anlass, hier einzuschreiten.
20. März 1985 N 667 Schwerverkeh rsabgabe
Bundesrat Stich: Zuallererst möchte ich mich recht herzlich gute Funktionieren des freien Verkehrs dieser Waren nach-
bedanken für die guten Ratschläge, die ich bekommen teilig auszuwirken.»
habe. Ich kann Ihnen versichern, dass meine Gemütsverfas- Sie sehen aus diesen Beispielen: man hat sich 1980 bereits
sung so gut ist, dass ich mich noch nicht als Kaninchen orientiert, und es wird klar, warum der Bundesrat in guten
fühle. Umgekehrt hat man gesagt, der Bundesrat sei zynisch Treuen annehmen durfte, hier werde nicht mit besonderen
gegenüber dem Lastwagengewerbe. Das kann man nicht Massnahmen zu rechnen sein. Der Bundesrat hat in dersel-
behaupten. Aber auf der anderen Seite ist es vor allem für ben Botschaft auf Seite 61 auch schon Stellung genommen
einen Finanzminister wahrscheinlich nicht sehr tunlich, zur Frage, was nach der Einführung der Schwerverkehrsab-
wenn er mehr Herz zeigt. gabe in Österreich passiert sei. Im Anschluss daran hat die
Verkehrsministerkonferenz in Belgrad im Mai 1979 eine
Ein wesentlicher Tenor in diesem Saal war heute die Frage:
Resolution verabschiedet, die unter anderem die Berück-
Wer ist schuld? Meines Erachtens ist das keine Frage. Es
sichtigung der folgenden Prinzipien enthielt: Die gleich-
geht nicht darum, Schuldige zu suchen oder darauf zu
massige Belastung der Verkehrsträger durch eine kosten-
verzichten, Schuldige zu suchen, sondern die entschei-
deckende Benützungsgebühr und nichtdiskriminierende
dende Frage ist: Passt eine Schwerverkehrsabgabe in die
Behandlung der nationalen und internationalen Transporte.
schweizerische Politik hinein? Ist sie in Ordnung, oder ist sie
Damals schon wollte man keine diskriminierenden Mass-
falsch? Ich glaube, ich habe mit der Stellungnahme des
nahmen. Aber gegen die Kostendeckung hatte man nichts
Bundesrates gezeigt und klarzumachen versucht, dass der
einzuwenden.
Bundesrat nach wie vor der Meinung ist, dass man eine
Die Frage, ob die Schwerverkehrsabgabe eine Steuer oder
koordinierte Verkehrspolitik verfolgen soll. Das bedeutet,
eine Gebühr sei, ist nach unserer Erfahrung und nach
dass jeder Verkehrsträger sei ne Kosten sei ber trägt, l nsof ern
Gesprächen mit dem Ausland nicht mehr von so grosser
ist diese Abgabe zweifellos richtig. Ein Verzicht darauf,
Bedeutung. Unter welchem Titel auch immer diese Abgabe
selbst wenn er möglich wäre, müsste zwangsläufig bedeu-
erhoben wird, ist es ganz selbstverständlich, dass sie in der
ten, dass wir auf diese Verkehrspolitik in Zukunft verzichten.
Strassenverkehrsrechnung als Anteil des Strassenverkehrs
Es würde zudem auch bedeuten, dass wir, obwohl wir nicht
zur Deckung seiner Kosten angerechnet wird. Damit ist
Mitglied der Europäischen Gemeinschaften sind, als Klein-
natürlich auch grundsätzlich der zweckbedingte Charakter
staat in Zukunft akzeptieren würden, dass andere die Ver-
der Abgabe klar; denn wird die Kostendeckung nicht
kehrspolitik in der Schweiz bestimmen. Ich glaube, das kann
erreicht, so müsste sie ja durch andere, zusätzliche Mass-
nicht der Wille des Bundesrates, des Parlamentes und des
nahmen erreicht werden. Nur weil das Finanzdepartement
Schweizervolkes sein. Deshalb gilt es, an dieser grundsätzli-
und der Finanzminister federführend sind, darf man nicht
chen Haltung nichts zu ändern.
annehmen, es handle sich um eine Steuer. Das wäre ein
Man hat gesagt, das Parlament, das Volk seien nicht genü- Trugschluss.
gend orientiert gewesen, insbesondere habe es sich nicht Man hat dargelegt, die ganze Übung habe dem Ansehen der
Rechenschaft gegeben über allfällige Massnahmen des Aus- Schweiz im Ausland geschadet. Persönlich bin ich nicht
landes. Ich möchte Ihnen hier aus einer sehr lesenswerten überzeugt davon; denn ich selber habe festgestellt, dass
Schrift, der Botschaft vom 16. Januar 1980, immerhin etwas auch das Ausland durchaus Verständnis dafür hat, wenn die
vorlesen, was sich allerdings auf eine leistungsbedingte Schweiz nicht grundsätzlich sowohl den Verkehr auf der
Abgabe bezieht, die uns zweifellos weniger Sorgen bereitet Strasse wie den Verkehr auf der Schiene aus Steuergeldern
hätte. Das ist ganz klar. Aber die leistungsbedingte Abgabe subventionieren will. Wenn etwas geschadet hat im Ausland,
ist nicht zuletzt auf Drängen der Leute gemacht worden, die dann sind es zweifellos die Blockaden, und zwar ausgelöst
heute die Aufhebung verlangen. Auf Seite 63 heisst es: durch schweizerische Organisationen! Bis heute genoss die
«Nach der Güterverkehrserhebung von 1974 und der Aus- Schweiz im Ausland das Ansehen, als Demokratie
senhandelsstatistik wickelte sich der schweizerische Aus- Entscheide zu akzeptieren, selbst wenn sie etwas kosten.
senhandel auf der Strasse von insgesamt rund 12,5 Millio- Unsere Volksentscheide konnten bisher nicht durch eine
nen Tonnen zu 50 Prozent mit schweizerischen Lastwagen Minderheit auf der Strasse, mit Druck, mit Zwangsmassnah-
ab. Welche Auswirkungen die Einführung einer Schwerver- men angefochten werden. Insofern hat das Ansehen der
kehrsabgabe in der Schweiz auf diese aussenwirtschaftli- Demokratie der Schweiz zweifellos gelitten.
chen Verhältnisse hätte, lässt sich schwer voraussagen. Die IRU, die Internationale Organisation des Transportge-
Soweit die schweizerischen Transporte im Ausland auf werbes, hat - wie gesagt - in einem Interview durch ihren
Gegenseitigkeit von gewissen Abgaben befreit waren, muss Generalsekretär ausdrücklich erklärt, sie werde natürlich
ähnlich wie bei der Autobahnvignette mit der Aufhebung alles tun, damit die Aktion Lévy keinen Erfolg habe, sie
von Vergünstigungen gerechnet werden.» Vor weiteren werde allen Druck ausüben, damit Retorsionsmassnahmen
Retorsionsmassnahmen sind die schweizerischen Transpor- gegen die Schweiz eingeführt und durchgehalten würden,
teure durch SFHA- und EFTA-Konvention, Artikel 10, bis die Schweiz auf die Abgaben verzichte.
geschützt. Im übrigen können Retorsionsmassnahmen des Diese Leute wollen an sich natürlich keine Steuer, weil es sie
Auslandes gegen die Erhebung der Schwerverkehrsabgabe selber betrifft. Aber auch in dieser Hinsicht haben wir bereits
um so eher vermieden werden, als nachgewiesen werden in der Botschaft und übrigens auch im berühmten Bundes-
kann, dass die Abgabe die einfahrenden ausländischen büchlein ganz klar gesagt, was gegen die Schwerverkehrs-
Fahrzeuge gegenüber den inländischen nicht diskriminiert abgabe spricht: Das Schweizer Transportgewerbe hat
und zur Deckung ihres Strassenkostenanteils bestimmt ist. Gegenmassnahmen ausländischer Staaten zu befürchten.
Von Bedeutung dürfte auch sein, dass die Abgabeerhebung Grundsätzlich werden aber Schweizer und Ausländer gleich
die Abfertigung an der Grenze wenig erschwert. In bezug behandelt, und deshalb dürfe man davon ausgehen, dass
auf die EG ist es interessant, welche Erklärung die beiden nicht besondere Retorsionsmassnahmen ergriffen werden.
Vertragsparteien bei der Assoziation der Schweiz abgege- Im ganzen letzten Jahr und vorher war die Autobahnvignette
ben haben. «Gemeinsame Erklärungen der Vertragsparteien an sich das Hauptproblem. Man hat befürchtet, die Vignette
über die Warenbeförderung in der Durchfuhr»: «Nach werde uns schwere Sorgen bereiten. Man hatte auch Grund
Ansicht der Vertragsparteien liegt es im gemeinsamen Inter- zur Annahme, dass die Schwerverkehrsabgabe zu keinen
esse, dass bei der Beförderung von Waren mit Herkunft aus besonderen Diskussionen Anlass geben würde, weil sie ja
und Bestimmung nach der Gemeinschaft, die bei ihrer auch vom Lastwagengewerbe selber hier in dieser Form
Durchfuhr das Hoheitsgebiet der Schweiz berühren oder mit vorgeschlagen und modifiziert worden ist.
Herkunft aus und mit Bestimmung nach der Schweiz, die bei Vor allem die Kontakte von Herrn Bundesrat Schlumpf mit
ihrer Durchfuhr das Gebiet der Gemeinschaft berühren, die seinen Kollegen haben gezeigt, dass man keine Retorsions-
Preise und Bedingungen keine Diskriminierungen oder Ver- massnahmen ergreifen wolle. Zum Teil haben ihm das die
zerrungen aufgrund des Herkunfts- oder Bestimmungslan- Minister ausdrücklich erklärt. Aufgrund der Interventionen,
des dieser Waren bewirken, die geeignet sind, sich auf das die eben auch bei Regierungen der Nachbarländer durch ihr
Redevance sur les poids lourds 668 N 20 mars 1985
nationales Gewerbe erfolgt sind, sind zum Teil doch Mass- Tage nach der Volksabstimmung einführen müssen. Des-
nahmen getroffen worden. halb ist hier, im Gegensatz zur anderen Vorlage, die der
Ich habe Ihnen aber dargelegt, in welchen Ländern man bis Bundesrat vorgeschlagen hatte, auch keine Möglichkeit
heute tatsächlich Gegenmassnahmen ergriffen hat. Es ist gewesen, vor der Inkraftsetzung überhaupt zu diskutieren.
hier gesagt worden, wie hoch im Ostblock diese Lasten Allerdings hat man sich bei der Beratung unserer Vorlage
seien. Ich muss feststellen, dass in der Tschechoslowakei überlegt: Was ist zu machen, wenn wir nicht einig werden?
die Abgabe, die man eingeführt hat, 15 Franken beträgt, und Sie finden auf der Seite 66 folgendes: «Grundsätzlich gäbe
zwar für die einmalige Einfuhr und unbekümmert um die es drei Möglichkeiten zur Lösung des Problems:
Distanz und die Aufenthaltsdauer im Lande. Man sollte also 1. Verzicht auf die Abgabeerhebung von Fahrzeugen aus
hier nicht übertreiben. Die bis heute beschlossenen Retor- den entsprechenden ausländischen Staaten. Dieser Weg
sionsmassnahmen sind für das schweizerische Gewerbe in muss aus Gründen der Gleichbehandlung und der Wettbe-
keiner Weise ruinös. Und dort, wo unverhältnismässige werbsneutralität in bezug auf die inländischen Fahrzeuge
Massnahmen getroffen werden sollten, wird der Bundesrat ausgeschlossen werden.
sich auch zur Wehr setzen. Er tut das nicht nur durch die 2. Anpassung der entgegenstehenden internationalen
Aktion von Herrn Lévy; in vielen Fällen sind es gemischte Abkommen und des internationalen Rechts auf dem Ver-
Kommissionen, die zusammentreten. Man diskutiert die handlungswege. - Das ist das, was wir jetzt tun.
Sache dort und versucht, einen gewissen Ausgleich bzw.
eine Lösung zu finden, die für beide Parteien möglich und 3. Wenn die internationalen Verhandlungen zur Aufhebung
tragbar ist. von eventuellen staatsvertraglichen Abgabefreiheiten von
In den Fällen, wo unverhältnismässige Gegenmassnahmen ausländischen Fahrzeugen in der Schweiz nicht zum Ziele
durchgezogen werden sollten, wird der Bundesrat ebenfalls führen, sind die betreffenden internationalen Abkommen
Retorsionsmassnahmen treffen. Es wäre heute sicher ver- auf den nächstmöglichen Termin zu künden.» Man hat auch
früht, darüber zu sprechen. Zuerst sollten diese Abklärun- hier gesehen, dass Schwierigkeiten möglich sind und diese
gen getroffen werden, was noch einige Wochen dauern auf dem Verhandlungswege gelöst werden müssten. Das ist
wird. Denn diese gemischten Kommissionen können sich die Position, die der Bundesrat auch heute einnimmt und in
nicht gleichzeitig überall aufhalten. In verschiedenen Län- der Praxis durchführt.
dern gibt es sogar dringlichere Geschäfte als die schweizeri- Abschliessend: Die Schwerverkehrsabgabe ist ein Bestand-
sche Schwerverkehrsabgabe. teil unserer Verkehrspolitik. Wir können darauf nicht ver-
Zur Frage der Rückerstattung ausländischer Gebühren. Wie zichten, wenn wir unsere eigenstaatliche Verkehrspolitik
bereits dargelegt, hat der Bundesrat keine gesetzliche nicht aufgeben wollen. Der Bundesrat ist auch überzeugt
Grundlage für eine Rückerstattung. Zudem muss man be- davon, dass es keinen anderen Weg als den der Durchset-
denken, dass es bis heute auch schon solche Abgaben in zung gibt. Wir werden also keinen Antrag auf Aufhebung
Schweden, zum Beispiel, gegeben hat. Sie haben sie auch unterbreiten. Das Beispiel mit der Sommerzeit liegt anders.
nicht zurückerstattet. Selbst wenn man gesetzliche Grund- Dort hat man unter wesentlich anderen Voraussetzungen
lagen schaffen müsste oder wollte, wäre noch zu bedenken, einen neuen Vorschlag dem Parlament unterbreitet. Das
dass wir grundsätzlich natürlich nicht Steuern für das Aus- Referendum gegen dieses neue Gesetz ist nicht ergriffen
land erheben. Deshalb sind oder wären hier zweifellos auch worden. Deshalb konnte dann die Sommerzeit eingeführt
mit einer gesetzlichen Grundlage sehr enge Grenzen werden. Aber hier gibt es keine neuen Tatsachen, die den
gesetzt. Es ist erstaunlich, wie in anderen Ländern Gebüh- Bundesrat dazu bringen könnten und zwingen müssten,
ren um 50 Prozent erhöht werden, beispielsweise letztes einen neuen Vorschlag zu unterbreiten, ganz abgesehen
Jahr in Frankreich, dieses Jahr in Schweden. Davon spricht davon, dass das Parlament ja ohnehin Gelegenheit hat, in
kein Mensch. Man spricht nur von der Schweiz. der Zukunft über die Schwerverkehrsabgabe erneut zu
Die Frage ist aufgeworfen worden: Soll die Schweiz ein entscheiden. Ich denke an die Initiative des Verkehrsclubs
internationales Gericht anrufen? Wir sind der Auffassung, der Schweiz wie an den Verfassungsartikel über die koordi-
man solle die Probleme auf dem Verhandlungswege beizu- nierte Verkehrspolitik, welche die Schwerverkehrsabgaben
legen versuchen. Der Weg zum Gericht ist nicht immer der mit einschliesst.
beste. Manchmal sind die Kosten auch höher als der Ertrag.
Diese Frage ist gerade bei der Schwerverkehrsabgabe auf- Präsident: Die Interpellanten haben nun noch Gelegenheit
geworfen worden. Immerhin können wir hier, wie auch bei zu erklären, ob sie von der Antwort des Bundesrates befrie-
der Vignette, sagen, dass man versucht hat, mit möglichst digt sind.
einfachen Mitteln auszukommen, es administrativ einfach zu
machen, was in der Folge auch wenig Kosten erbracht hat. M. Carobbio: Je remercie M. Stich, conseiller fédéral, de ses
Ich habe bereits dargelegt, dass wir in der Schweiz mit dem réponses à nos questions. Comme cela m'arrive souvent
budgetierten Ertrag zweifellos rechnen können. Die Schät- depuis quelque temps, je me déclare satisfait et lui confirme
zungen-für die ausländischen Benutzer sind hingegen eher l'invitation à la fermeté dans le respect de la volonté popu-
zu hoch. Wenn also diese Belastungen für das Ausland nicht laire et, par conséquent, à maintenir cette taxe sur les poids
so gross sind, muss es doch eigentümlich erscheinen, wenn lourds qui, comme il l'a dit, entre dans le cadre de notre
das Ausland deshalb irgendwelche Retorsionsmassnahmen politique des transports.
ergreifen will. Sans être autrement surpris, je dois dire que la comédie
Angesprochen wurde auch die Strassenrechnung. Ich habe jouée ce matin par ceux qui, lors de la discussion sur la taxe
dazu einige Ausführungen gemacht. Zuerst muss man sich poids lourds, ont rejeté la solution la plus intéressante du
über die Methoden einig sein. Dieser Methodenstreit soll Conseil fédéral en en proposant une autre qu'ils contestent
dann gelegentlich, sobald das möglich ist, beigelegt wer- aujourd'hui, est véritablement déplorable. J'espère que le
den. Man will die interessierten Kreise über die Methoden peuple comprendra une fois que, dans cette enceinte, il y a
orientieren bzw. dazu ein Vernehmlassungsverfahren durch- des manières peu sérieuses d'aborder les problèmes politi-
führen. Wenn man sich dann über die Methoden geeinigt ques de la Suisse.
hat, gibt es neue Grundlagen. Bis heute gelten aber die Je me déclare satisfait de la réponse du Conseil fédéral à
bisherigen Grundlagen. Hier stellen wir fest, dass wir nach notre interpellation.
wie vor eine Unterdeckung haben.
Man hat dem Bundesrat gelegentlich auch vorgeworfen, er M. Cavadini: Je ne peux pas être satisfait de la réponse du
sei zu wenig flexibel. In diesem Geschäft gibt es tatsächlich Conseil fédéral. En effet, nous n'avons pas la même notion
keine grosse Flexibilität. Der Verfassungsartikel ist klar. Es de la taxe et de l'impôt.
ist keine Kann-Vorschrift, sondern es ist eine Vorschrift, die
unmittelbar anwendbares Recht bedeutet. Im Grunde Villiger: Ich möchte meine Haltung zur Antwort des Bundes-
genommen hätte man diesen Verfassungsartikel gerade am rates mit vier kurzen Feststellungen begründen.
20. März 1985 N 669 EUTELSAT. Beitritt der Schweiz
1. Der Bundesrat sieht anscheinend keinen rechtlichen 84.060
#ST#
Spielraum - ich ehrlicherweise auch nicht- für eine Lösung
oder Übergangslösung, welche die Retorsionen entschärfen EUTELSAT. Beitritt der Schweiz
würde. Erfolgsmeldungen von der Verhandlungsfront sind EUTELSAT. Adhésion de la Suisse
keine in Sicht und spiegelbildliche Massnahmen würde ich
nicht als Erfolg, sondern als Misserfolg werten. Botschaft und Beschlussentwurf vom 15. August 1984 (BBI III, 389)
2. Die Antwort zur Strassenrechnung ist mir etwas zu unver- Message et projet d'arrêté du 15 août 1984 (FF IM, 389)
bindlich. Ich begrüsse im Prinzip die vorgesehene Vernehm- Beschluss des Ständerates vom 11. Dezember 1984
lassung. Da aber anscheinend der Rohstoff vorhanden ist, Décision du Conseil des Etats du 11 décembre 1984
sollte dies unverzüglich und nicht gelegentlich, wie Herr
Bundesrat Stich eben gesagt hat, geschehen.
3. Ich bin auch von der Beantwortung der Frage bezüglich
Ertragsschätzung etwas enttäuscht. Die Eingänge aus den
ersten zwei Monaten dieses Jahres hochgerechnet ergaben Antrag der Kommission
19 Millionen vom Ausland statt die budgetierten 60 Millio-
nen. Diese 19 Millionen werden die obere Grenze sein, denn Eintreten und Zustimmung zum Beschluss des Ständerates
Juli und August sind bekanntlich sehr schwache Monate. Proposition de la commission
Deshalb dürfte der Gesamtertrag wahrscheinlich 100 Millio- Entrer en matière et adhérer à la décision du Conseil des
nen kaum übersteigen.
Etats
4. Die Ausführungen des Bundesrates zeigen keinen gang-
baren Weg zur Lösung des Problems auf. Dies bestärkt mich Herr Aregger unterbreitet namens der Verkehrskommission
in der Ansicht, man solle eine unkonventionelle Lösung den folgenden schriftlichen Bericht:
suchen, welche das Verursacherprinzip der Schwerver-
Die Fernmeldesatellitenorganisation EUTELSAT hat zur Auf-
kehrsbesteuerung aufrechterhält und die koordinierte Ver-
gabe, unter anderem das Weltraumsegment der europäi-
kehrspolitik nicht gefährdet. Deshalb bin ich von der Ant-
schen Fernmeldesatellitensysteme zu planen, zu entwickeln,
wort des Bundesrates nicht befriedigt. Ich billige dem Bun-
zu bauen, zu betreiben und zu unterhalten und insbeson-
desrat aber zu, dass er derzeit vielleicht eine befriedigende
dere das für die öffentlichen internationalen Fernmeldedien-
Antwort gar nicht geben kann.
ste in Europa und Nordafrika erforderliche Weltraumseg-
ment zur Verfügung zu stellen. Eine provisorische europäi-
M. Clivaz: Je suis satisfait de la réponse du chef du Départe- sche Organisation für Fernmeldeverbindungen über Satelli-
ment des finances. Je voudrais le remercier d'avoir confirmé
ten (INTERIM-EUTELSAT) wurde bereits im Jahre 1977 von
la volonté du Conseil fédéral, non seulement de ne pas
17 CEPT-Mitgliedern gegründet. Die schweizerischen PTT-
revenir en arrière, mais surtout de continuer à traiter le
Betriebe, die der Europäischen Konferenz der Verwaltungen
problème dans le cadre de la politique globale des trans- für das Post- und Fernmeldewesen (CEPT) angehören,
ports. Il n'y a en effet pas d'autres moyens de traiter cette
waren von Anfang an am Aufbau der Organisation beteiligt.
affaire.
Die Grundlagen für die definitive Fernmeldeorganisation
Néanmoins, j'émettrai le souhait que le débat relatif à la EUTELSAT wurden im Mai 1982 in Paris erarbeitet; es han-
politique coordonnée des transports qui se déroule actuelle- delt sich um das Gründungsübereinkommen und die
ment au Conseil des Etats puisse être accéléré afin que nous Betriebsvereinbarung. Die schweizerische Delegation,
voyions un peu plus clair dans la ligne à suivre en matière de bestehend aus Vertretern des Departementes f ü r Auswärtige
transports dans notre pays.
Angelegenheiten sowie der PTT-Betriebe, hat die Schluss-
akte am 14. Mai 1982 unterzeichnet. Im Februar 1983
Präsident: Herr Clivaz erklärt sich befriedigt. Herr Eisenring
erfolgte die Unterzeichnung des Vertragswerks durch den
ist teilweise befriedigt. Der Bundesrat beantragt, die Motion vom Bundesrat ermächtigten Vertreter (PTT) unter Ratifika-
von Herrn de Chastonay in ein Postulat umzuwandeln. Herr tionsvorbehalt.
de Chastonay hat das Wort. Die Schweiz beteiligt sich mit einem Anteil von 4,36 Prozent
oder jährlich rund 4 Millionen Franken an den Betriebsko-
Motion de Chastonay
sten der Organisation. Diese Kosten sollen den PTT über
M. de Chastonay: Ce débat a ouvert plusieurs portes de Gebühren für die Benützung von Dienstleistungen im Fern-
sortie à l'intention du Conseil fédéral et je souhaite que meldebereich wieder zufliessen. Die veranschlagten jährli-
notre Exécutif choisisse la bonne. chen Betriebskosten von etwa 4 Millionen Franken dürften
Malgré l'extrême discrétion, je dirais même le quasi- allerdings netto beträchtlich unterschritten werden, weil die
mutisme contenu dans le texte présenté aujourd'hui par le Einnahmen aus der Vermietung von Reservetranspondern
Conseil fédéral, en ce qui concerne l'aspect juridique du für die Übertragung von Fernsehprogrammen an Kabelnetze
remboursement des redevances perçues à l'étranger - n'y (z. B. für Sky Channel) wesentlich mehr abwerfen, als
aurait-il plus que des économistes au Département des ursprünglich angenommen worden war.
finances?-je persiste à penser que les articles 17 et 18 des An Investitionskosten haben die PTT in den Jahren 1978 bis
dispositions transitoires de la constitution fédérale consti- 1984 4 Millionen Franken an die Organisation bezahlt; für
tuent bel et bien le cadre légal adéquat pour opérer le 1985 sind 2,3 Millionen Franken vorgesehen. Ab 1986 sollen
remboursement ou la compensation que j'ai demandés dans auch die Investitionen von EUTELSAT hauptsächlich durch
ma motion. die Einnahmen aus der Vermietung der Satellitenkapazität
J'accepte cependant la transformation de la motion en pos- finanziert werden. Die PTT werden daher voraussichtlich
tulat, tout en ne me faisant guère d'illusions sur une issue keinen direkten Beitrag mehr an die Investitionskosten zu
positive des futurs entretiens que, selon les promesses du leisten haben. Der Anteil der PTT am Vermögen von EUTEL-
Conseil fédéral, notre pays aura avec nos voisins étrangers. SAT betrug Ende 1984 1,4 Millionen Franken und wird bis
En effet, de récents exemples confortent clairement notre Ende 1989 voraussichtlich etwa 5 Millionen Franken ausma-
opinion à ce sujet. chen.
Jeder Unterzeichner des Übereinkommens (für die Schweiz
Präsident: Herr de Chastonay ist mit der Umwandlung in ein die PTT) erstellt und betreibt seine eigene(n) Bodenstatio-
Postulat einverstanden. Wird es aus der Mitte des Rates njen) für die Abwicklung des Fernmeldeverkehrs. Standort
bekämpft? - Es ist als Postulat überwiesen. der schweizerischen Satellitenbodenstation ist Leuk.
Irgendwelche Schwierigkeiten oder Beeinträchtigungen,
Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat wie sie anderenorts zum Beispiel wegen Abstrahlungen zu
Klagen führten, haben sich bisher nicht ergeben und wer-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Eisenring Aussenwirtschaft und Schwerverkehrsabgabe
Interpellation Eisenring Relations économiques avec l'étranger et redevance sur les poids
lourds
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1985
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 85.346
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 21.03.1985 - 08:00
Date
Data
Seite 651-669
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Pagina
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