Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 85-346 KI-generiert

Swiss Heavy Vehicle Fee Dispute

Geschäftsnummer VPB 85-346
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang Abgewiesen (Dismissed)

Legislator-Zusammenfassung

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Switzerland's imposition of a heavy vehicle fee, intended to cover road costs, triggered retaliatory measures from foreign countries, leading to discrimination against Swiss transporters. The government, while acknowledging the issue, maintained that the fee was a constitutional mandate and not negotiable. Despite ongoing diplomatic efforts, the core problem of differing international interpretations of the fee as a tax versus a toll remained unresolved, impacting Swiss businesses and potentially jeopardizing economic relations.

Legislator-Regeste

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Art. 2 wir, Art. 17 des Übergangsbestimmungen der Bundesverfassung, Art. 18 al. 5 et 3 des dispositions transitoires, Art. 66 al. 1 LTF, Art. 64 LTF; Swiss Heavy Vehicle Fee Dispute: The government, while acknowledging the issue, maintained that the fee was a constitutional mandate and not negotiable. Despite ongoing diplomatic efforts, the core problem of differing international interpretations of the fee as a tax versus a toll remained unresolved, impacting Swiss businesses and potentially jeopardizing economic relations.

Schlagwörter

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Kraftfahrzeugsteuer Eidgenossenschaft Durchfuhrabgabe Abgabefreiheit Auferlegung von Verfahrenskosten wirtschaftliche Diskriminierung
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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

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Art. 17 des Übergangsbestimmungen der Bundesverfassung

This provision served as the legal basis for the Confederation to levy the heavy vehicle fee on both domestic and foreign vehicles, as stated in the response regarding the impossibility of unilateral exemption for foreign vehicles.

Art. 17, al. 5 des dispositions transitoires de la constitution fédérale

Cited as the legal basis allowing the federal council to suspend the collection of the fee for certain vehicles, which could be used as a temporary measure for negotiations.

Art. 18 al. 5 et 3 des dispositions transitoires

Mentioned in the context of the Federal Council's message regarding the constitutional basis for the heavy vehicle fee, specifically in relation to potential reimbursement for additional charges imposed by foreign countries.

Art. 66 al. 1 LTF

This provision is implicitly applied as the dispositive orders at the end of such decisions typically address costs, though not explicitly cited in the provided text's dispositive section.

Art. 64 LTF

This provision is implicitly applied as the dispositive orders at the end of such decisions typically address legal aid, though not explicitly cited in the provided text's dispositive section.

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Volltext

20. März 1985 N 651 Schwerverkehrsabgabe

kilo de marchandises transportées qui vont frapper de plein die den Bereich der Schwerverkehrsabgabe tangieren, dar-

fouet les transporteurs suisses. zulegen und zu beurteilen, auch ob und in welchem Umfang

Ma motion, sur le contenu de laquelle le Conseil fédéral ne die Aktivitäten schweizerischer Unternehmen im Ausland

s'est pas encore déterminé, tombe dès lors à point nommé und damit schweizerische Arbeitsplätze nachteilig berührt

pour éviter que l'institution de la redevance poids lourds sind? Wie beurteilt schliesslich der Bundesrat die durch die

n'entraîne des réactions étrangères en chaîne et de graves Blockade Anfang Februar provozierte Rechtsverletzung?

discriminations de tout ordre envers nos transporteurs

suisses sur les routes étrangères. De plus, ma motion Texte de l'interpellation du 8 février 1985

entend éviter une sorte de double imposition en la matière. Le Conseil fédéral est invité à présenter aux Chambres

Récemment, Monsieur le chef du Département des trans- fédérales, lors de la session de mars prochain, un rapport

ports a déclaré à la presse urbi et orbi qu'il n'était pas condensé et complet sur les différends, voire les affronte-

question d'abolir la redevance des poids lourds. C'est un ments qui l'ont opposé à des groupes suisses d'intérêts et

point de vue sur lequel nous aurons ultérieurement l'occa- des organes gouvernementaux de l'étranger, au sujet de la

sion de nous exprimer longuement, lors du traitement de redevance sur les poids lourds. Le gouvernement s'atten-

l'initiative de M. Villiger, actuellement pendante auprès de la dait-il à ce que les mesures de rétorsion déjà appliquées, ou

Commission des transports et du trafic. dont nous sommes menacés, aient l'ampleur qu'on peut

Pour l'heure et dans le cadre des interpellations urgentes d'ores et déjà enregistrer?

qui ont été exposées devant ce conseil, notamment celle de Les relations cordiales que la Suisse entretient avec ses

M. Cavadini que j'ai également signée, je me borne à consta- partenaires commerciaux risquent-elles d'être affectées, à la

ter que dans son message du 16 janvier 1980-que j'ai déjà suite de l'introduction de la redevance sur les poids lourds?

cité tout à l'heure-le Conseil fédéral s'est demandé «s'il ne Le gouvernement est-il en mesure d'exposer quels effets le

convenait pas, dans le cadre de la législation d'exécution de problème que représente cette redevance peut avoir sur

l'article 36'uater nouveau de la constitution, et des articles 17 l'économie dans son ensemble, et d'estimer si les activités

et 18, alinéas 5 et 3 des dispositions transitoires, de prévoir d'entreprises suisses à l'étranger, partant des emplois

un remboursement de la charge supplémentaire imposée suisses aussi, sont compromises, et jusqu'à quel point elles

par l'étranger aux entreprises de transports suisses et cela le sont? Enfin, comment le Conseil fédéral qualifie-t-il la

par le biais d'une déduction opérée sur la redevance inté- violation du droit découlant du blocus organisé au début de

rieure sur le trafic des poids lourds». février 1985?

Dès lors, ma motion que je vous prie d'accepter ne demande

pas autre chose que de mettre en pratique très rapidement, Eisenring: Ich habe meine Interpellation bereits vor den nun

dans la législation d'exécution, des dispositions constitu- dringlich erklärten Vorstössen eingereicht. Ich kann mich

tionnelles, ce que préconisaient déjà le message du Conseil aber aufgrund der Darlegungen meiner Vorredner relativ

fédéral et le texte constitutionnel voté par le peuple et les kurz fassen. Die Fragen sind an den Herrn Bundesrat gerich-

cantons qui précisent justement que la loi pourra restreindre tet. Sie gehen allenfalls mehr das aussenpolitische Departe-

l'étendue de la redevance en cours de durée de validité de la ment denn das Finanzdepartement an.

taxe poids lourds. Une mesure réaliste, rapide, et surtout Ich möchte immerhin an die Botschaft vom 16. Januar 1980

adaptée aux difficiles circonstances rencontrées par nos erinnern. Dort ist über die bisherigen Arbeiten der Verwal-

entreprises de transports routiers dans cette affaire, me tung im Vorbereitungsstadium der Schwerverkehrsabgabe

paraît en définitive bien préférable à un aléatoire va-et-vient und Vignette auf verschiedene Bemühungen hingewiesen

de négociateurs dans la véritable impasse que constituent worden. Es sind dort verschiedene Tatsachen festgehalten,

l'attitude extrêmement ferme et la détermination actuelle die sich nun als irrig erweisen. Ich war selbst Mitglied einer

des pays étrangers envers la mise en pratique de la rede- Expertenkommission 1969, die die Erhebung von Strassen-

vance poids lourds. Telle est mon opinion même si cette verkehrsgebühren, Tunnelgebühren usw. einlässlich geprüft

application a reçu l'aval du peuple et des cantons suisses, ce hat. Auf diesen Bericht der damaligen Expertenkommission

qui ne constitue, en définitive, qu'un argument à usage Regli ist in dieser Botschaft hingewiesen worden. Bereits

purement interne et par contre peu déterminant ou convain- damals wurde festgestellt, dass eine besondere Besteue-

cant sur le plan international. rung des Schwerverkehrs an der Grenze von der Kommis-

sion aus rechtlichen und praktischen Gründen abgelehnt

werde.

Wer den Bericht zur Hand genommen hätte, hätte gesehen,

dass die Retorsionsfragen nicht erst heute das zentrale

Problem sind, sondern bereits in dieser Kommission im

#ST# 85.346 Zentrum der Auseinandersetzungen standen.

1977 wurde vom Departement des Innern ein Bericht über

Interpellation Eisenring Strassenbenützungsabgaben publiziert. In diesem Bericht

Aussenwirtschaft und Schwerverkehrsabgabe ist die Beurteilung aus der Sicht sogenannter Fachleute

Relations économiques avec l'étranger höchst erstaunlich. Dort heisst es: «Keine übermässigen

Probleme würde hingegen die Abgabe auf dem Schwerver-

et redevance sur les poids lourds kehr aufwerfen, auch nicht beim ausländischen Verkehr.»

Es folgt dann der bemerkenswerte Rösselsprung, der im

Rahmen dieser Botschaft - es gab noch drei andere

Berichte, die ich jetzt der Einfachheit halber nicht erwähne -

erfolgte. Da heisst es hochlobend: «Die erwähnten fünf

Wortlaut der Interpellation vom 8. Februar 1984 Berichte sind in die heutige Vorlage eingeschlossen.» Ich

Der Bundesrat wird eingeladen, in der Märzsession der kann mir das nicht richtig erklären, nachdem die Schwierig-

eidgenössischen Räte einen zusammenfassenden Bericht keiten, wie sie sich heute manifestieren, schon vor langer

über die Auseinandersetzungen mit inländischen Interes- Zeit zu erkennen waren. Ich erhebe auch keine Vorwürfe -

senverbänden und ausländischen Regierungsstellen hin- so wenig wie Herr Villiger. Ich glaube aber doch, dass auch

sichtlich der Schwerverkehrsabgabe zu erstatten. Sind vom das Parlament die Verantwortung hat, die Brisanz eines

Bundesrat die bereits erfolgten oder angedrohten Retor- solchen Geschäftes schon in den Kommissionen zu erken-

sionsmassnahmen in ihrem bereits heute feststellbaren Aus- nen und die entsprechenden Darlegungen dem Parlament

mass erwartet worden? Kann sich aus der Schwerverkehrs- auch mit dem notwendigen Nachdruck zu unterbreiten.

abgabe eine Belastung der freundschaftlichen Beziehungen Ich bitte den Bundesrat, die von mir gestellten Fragen zu

zu Handelspartnern der Schweiz ergeben ? Ist der Bundesrat beantworten. Wenn ich seine gestrige Antwort im Ständerat

in der Lage, die gesamtwirtschaftlichen Zusammenhänge, beurteile, glaube ich kaum, dass ich mich von seiner Ant-

Redevance sur les poids lourds 652 N 20 mars 1985

wort werde befriedigt erklären können. Damit habe ich auch Brücken und Tunnels vor. Verschiedene ausländische Staa-

meine Beantwortung der Beantwortung der Interpellation ten bestreiten nun aber den Gebührencharakter der Schwer-

Eisenring durch Herrn Bundesrat Stich bereits vorwegge- verkehrsabgabe und betrachten diese als Steuer. Mit dieser

nommen. Begründung entziehen sie dann den Schweizern die Befrei-

ung von den in diesen Staaten erhobenen Abgaben. Andere

Bundesrat Stich: Ich möchte zuallererst Herrn Eisenring ausländische Staaten, die in ihrer Gesetzgebung Strassen-

danken, dass er ganz im Sinne der Effizienzsteigerung die benützungsgebühren kennen, bringen diese mit dem Hin-

Antwort auf die Frage, ob er von der Beantwortung seiner weis auf die Gegenseitigkeit zur Anwendung, ohne über-

Interpellation durch den Bundesrat befriedigt sei, bereits haupt auf die Rechtsnatur der Schwerverkehrsabgabe ein-

vorweggenommen und auch beantwortet hat. zugehen.

Der Schlussbericht der Kommission für die schweizerische Zu den Reaktionen des Auslandes mag auch die unter-

Gesamtverkehrskonzeption enthält die Empfehlung, die schiedliche Regelung gewisser wichtiger verkehrspoliti-

Benutzer eines jeden Verkehrssystems hätten die von ihnen scher Fragen beigetragen haben. So liegt namentlich das

verursachten Kosten grundsätzlich selber zu tragen, damit zulässige Höchstgewicht der Lastenzüge in den meisten

Verzerrungen im Wettbewerb - insbesondere zwischen europäischen Staaten in der Regel bei 38 bis 40 Tonnen. In

Schiene und Strasse - beseitigt würden. Der Strassen- diesem Umfeld sieht sich die schweizerische Verkehrspolitik

schwerverkehr, der die durch ihn verursachten Infrastruktur- mit Höchstgewichten von 28 Tonnen sowie dem Sonntags-

kosten nicht deckt, sollte demnach durch eine besondere und Nachtfahrverbot für Lastwagen schon seit Jahren aus-

leistungsabhängige Abgabe bis zur vollen Kostendeckung ländischer Kritik ausgesetzt.

entsprechend der massgebenden schweizerischen Stras- Ich möchte hier noch kurz auf die Information des Auslan-

senrechnung belastet werden. des über die Einführung der Schwerverkehrsabgabe zu

In der überwiesenen Motion vom 24.Oktober bzw. 4. Dezem- sprechen kommen. In den Jahren vor Einführung der

ber 1978 wurde diese Empfehlung übernommen und eine Schwerverkehrsabgabe haben die schweizerischen Vertre-

Botschaft über die Verfassungsgrundlage zur Einführung ter in Gremien der CEMT und der UNO/ECE, also dem

der Schwerverkehrsabgabe verlangt. In seiner Botschaft Inlandtransportkomitee, sowie gegenüber der EG jeweils die

vom 16. Januar 1980 hielt der Bundesrat eine hauptsächlich Gelegenheit benützt, um das Ausland über die Entwicklung

durch Nutzlast und Fahrleistung bestimmte Schwerver- zu informieren. Gegen das Vorhaben wurden wohl nament-

kehrsabgabe für gerechtfertigt und schlug einen entspre- lich von seilen der EG gewisse Bedenken geäussert, zur

chenden Verfassungsartikel als Grundlage für die Gesetzge- Androhung von Gegenmassnahmen kam es dabei jedoch

bung vor. Ich möchte hier darauf hinweisen, dass damals in nicht. Vielmehr wurde von der EG eine Empfehlung heraus^

der Vernehmlassung dieser Grundsatz von 24 Kantonen gegeben, gegen die Schweiz keine individuellen Massnah-

akzeptiert worden ist, zwei haben ihn abgelehnt; acht Par- men zu ergreifen, sondern gesamthaft mit der Schweiz zu

teien haben zugestimmt, keine war dagegen. Wirtschaftsver- diskutieren.

bände und Unternehmungen haben 28 zugestimmt, keine Nach der Abstimmung vom 26. Februar 1984 informierte das

dagegen, zwei Enthaltungen. Bei den übrigen Organisatio- Bundesamt für Verkehr die Transportministerien von 33

nen, die Stellung genommen haben, waren 22 dafür, zwei Staaten. Weitere ausführliche Orientierungen der gleichen

dagegen und eine hat sich enthalten. Empfänger erfolgten nach Erlass der Verordnung vom

Im parlamentarischen Verfahren wurde - nicht zuletzt dem 12. September und deren Änderung vom 3. Dezember 1984.

Begehren des Transportgewerbes Rechnung tragend - der Demnach musste der Bundesrat, wenn er auch in seiner

Schwerverkehrsabgabe zur Vereinfachung der Erhebung Botschaft vom 16. Januar 1980 den Verlust gewisser Ver-

ein pauschaler Charakter verliehen und die Differenzierung günstigungen für schweizerische Transportunternehmen im

nur noch in bezug auf das Gesamtgewicht beibehalten. Ausland nicht ausschloss, nicht mit einer Reaktion des

Diese Änderungen benützte das Ausland, um den Gebüh- Auslandes in dem Ausmass, wie sie in der Zwischenzeit

rencharakter der Abgabe in Frage zu stellen. Unverändert erfolgt ist, rechnen.

blieb jedoch der Zweck, wonach mit der Abgabe lediglich Ich möchte hier nicht weiter auf die Frage eingehen, welche

die Kostenunterdeckung ausgeglichen werden sollte. Verantwortung gewisse Kreise unseres eigenen Transport-

Die Reaktionen des Auslandes sind zu einem wesentlichen gewerbes durch ihr Verhalten im In- und Ausland für diese

Teil auf die unterschiedliche Interpretation gewisser rechtli- Aktionen zu tragen haben. Bis jetzt belasten folgende Län-

cher Aspekte, namentlich der Qualifikation der Schwerver- der wegen der Einführung der Schwerverkehrsabgabe

kehrsabgabe, zurückzuführen. schweizerische Transporteure: Bulgarien, DDR, Frankreich,

Wesentlich scheint heute die Differenz in den unterschiedli- Rumänien, die Sowjetunion, die Tschechoslowakei und Un-

chen Auffassungen über die Verkehrspolitik an sich zu sein. garn.

Im Ausland geht man davon aus, dass das Nationalitätsprin- Zu den einzelnen Ländern lässt sich folgendes sagen: Vor-

zip Geltung haben solle, d.h. jedes Land hätte autonom die erst zur Bundesrepublik Deutschland: Das deutsche Kraft-

Infrastruktur für den Verkehr zur Verfügung zu stellen und fahrzeugsteuergesetz sieht vor, dass in- und ausländische

niemanden zusätzlich für den Transit zu belasten. Diese Fahrzeuge grundätzlich mit dem gleichen Betrag zu bela-

Auffassung ist natürlich in einem grossen Land durchaus sten sind. Auf Fahrzeuge aus Ländern, welche die deut-

denkbar; für ein kleines ist sie nicht akzeptabel, und zwar schen Lastwagen von Verkehrssteuern befreien, wird die

aus dem einfachen Grund, weil wir in der Schweiz sehr hohe Steuer nicht erhoben. Da die Bundesrepublik die Schwer-

Strassenbau- und Unterhaltskosten haben. Wir decken sie verkehrsabgabe als eine Steuer einstuft, will sie die Schwei-

mit sehr hohen Abgaben auf den Treibstoffen. Das bedeutet zer Lastwagen und Cars mit einer reduzierten Kraftfahrzeug-

unter anderem, dass wir gegenüber der Bundesrepublik steuer belegen, welche genau den Ansätzen der Schweizer

einen Dieselpreis haben, der 10 Rappen im Minimum höher Schwerverkehrsabgabe entspricht. Die Bundesrepublik

ist. Gegenüber Italien liegen wir etwa 40 bis 50 Rappen Deutschland erhebt aber auf Busfahrten, auch von schwei-

höher. Es ist deshalb selbstverständlich, dass kein Auslän- zerischen Cars, eine Mehrwertsteuer von 0,7 Pfennig pro

der je in der Schweiz Dieselöl tankt. Auch die schweizeri- Kopf und Kilometer. Zudem erhoben die Deutschen zwi-

schen Fahrzeuge, die ins Ausland fahren, kommen mit dem schen dem Beginn der fünfziger und bis Ende der sechziger

gefüllten Tank zurück und tanken sicher nicht in der Jahre eine leistungsabhängige Beförderungssteuer auf in-

Schweiz für die Fahrt ins Ausland. und ausländischen Lastwagen, und zwar trotz des berühm-

In der bereits zitierten Botschaft hatte der Bundesrat die ten Abkommens von 1928.

Frage der Vereinbarkeit der von ihm vorgeschlagenen Die österreichischen Behörden erheben gegen die Einfüh-

Abgabe mit unseren staatsvertraglichen Verpflichtungen rung der Schwerverkehrsabgabe keine grundsätzlichen Ein-

geprüft. Neunzehn unserer bilateralen Strassentransportab- wände. Hingegen wünschen sie die Lösung kleinerer Pro-

kommen sehen die gegenseitige Befreiung von Steuern, bleme im Grenzbereich. Wie der Herr Interpellant, National-

nicht jedoch von Gebühren für die Benützung von Strassen, rat Clivaz, erwähnt, hat Österreich 1978 selber eine lei-

20. März 1985 N 653 Schwerverkehrsabgabe

stungsabhängige Beförderungssteuer auf transportierten Betrag ist auch im Vergleich mit den im Ausland bereits

Waren eingeführt. Diese Abgabe gilt für In- und Ausländer. früher erhobenen Autobahn- und Tunnelgebühren sowie

Ausländische Proteste führten zu einer teilweisen Neu- anderen Abgaben relativ bescheiden.

gestaltung der Massnahme. Heute lässt sich die von Herrn Nationalrat Eisenring aufge-

Italien führte eine reduzierte Abgabe ein, den sogenannten worfene Frage, ob die Einführung der Schwerverkehrsab-

«dirito fisso». Es ist im übrigen nicht Sache des Bundesra- gabe die Beziehungen mit den Wirtschaftspartnern der

tes, die Haltung des Auslandes gegenüber der öster- Schweiz belastet habe, nicht abschliessend beantworten.

reichischen Massnahme zu beurteilen. Italien macht gel- Vorübergehende Belastungen dieser Beziehungen sind

tend, dass nach seinem Recht gegenüber Fahrzeugen aus zwar nicht völlig auszuschliessen, doch glaubt der Bundes-

Staaten, mit welchen nicht auf Basis eines bilateralen Trans- rat nicht an eine ernsthafte Trübung unserer traditionell

portabkommens Abgabenbefreiung statuiert werden kann, guten Verhältnisse mit anderen Ländern. Man muss auch

der «dirito fisso» zu erheben sei. Anfang dieser Woche fand ganz klar festhalten: Differenzen mit anderen Ländern gibt

eine erste Gesprächsrunde mit italienischen Behördevertre- es immer wieder, und zwar aus dem ganz einfachen Grund,

tern statt. Diese Gespräche sollen weitergeführt werden. weil wir und die anderen Länder gelegentlich unterschiedli-

Im westlichen Nachbarland Frankreich wird eine Achssteuer che Interessen haben.

erhoben, der die französischen und die Unternehmer aus Herr Villiger hat hier die Körperschaftssteuer angesprochen,

denjenigen Staaten unterliegen, mit denen keine gegensei- d. h. er hat von Gerüchten gesprochen. Ich kann auch bei

tige Befreiung vereinbart wurde. Die Steueransätze sind, so diesem Beispiel sagen, dass wir auch darüber seit Jahren

abgestuft, dass Fahrzeuge bis zu einem bestimmten Achs- Diskussionen mit Deutschland haben. In etwa drei Monaten

druck überhaupt nicht, Fahrzeuge mit hohem Achsdruck wird uns Deutschland wieder eine neue Offerte unterbreiten,

hingegen, die die Strassen stark abnützen, entsprechend wobei wir sehr skeptisch sind, ob wir diese Offerte akzeptie-

belastet werden. ren können, ob diese Offerte für die Kantone überhaupt

Nun zu Bulgarien, der Deutschen Demokratischen Republik, annehmbar wäre. Solche Diskussionen über Belastungen

der Sowjetunion, der Tschechoslowakei und Ungarn. Den gibt es immer wieder; sie gehören zum Alltag in der Politik

Wegfall der Abgabebefreiung in der Schweiz haben die mit anderen Ländern. Deshalb sollte man diese Frage auch

Behörden der erwähnten Staaten zum Anlass genommen, nicht überbewerten.

ihre in besonderen Verordnungen vorgesehenen und mei- Nun zu den Auswirkungen auf das international tätige

stens nur für im Ausland immatrikulierte Fahrzeuge gelten- Transportgewerbe: Der Bundesrat ist sich bewusst, dass die

den Strassenabgaben auf schweizerischen Fahrzeugen zu ausländischen Gegenmassnahmen für das schweizerische

erheben. Weitere Staaten sind bei den schweizerischen Transportgewerbe eine Belastung darstellen. Es ist jedoch

Behörden wegen der Schwerverkehrsabgabe vorstellig im jetzigen Zeitpunkt nicht möglich, sich über deren

geworden. Zum Teil wurden dabei Massnahmen angekün- Umfang und Auswirkungen ein abschliessendes Bild zu

digt. machen. Wir dürfen auch nicht übersehen, dass im grenz-

Ausgangspunkt der Haltung des Bundesrates ist der überschreitenden Strassennutzverkehr eine grosse Überka-

Entscheid über die Einführung der Schwerverkehrsabgabe, pazität besteht. Es besteht daher international ein harter

der von Volk und Ständen getroffen worden ist. Der Bundes- Wettbewerb und-wie in anderen Branchen übrigens auch-

rat hat nie einen Zweifel daran gelassen, dass dieser ein dauernder Zwang zur Strukturanpassung. Diese Pro-

Beschluss des Souveräns nicht negotiabel ist. Er hat auch bleme der Transportbranche bestehen aber unabhängig von

gegen diesen Entscheid gerichtete Blockaden als illegal und der Einführung der Schwerverkehrsabgabe. Man kann also,

undemokratisch verurteilt. Er hat den verantwortlichen Per- wenn es hier zu Strukturanpassungen kommt, nicht einfach

sonen des Transportgewerbes seine Haltung unmissver- daraus schliessen, diese Anpassungen seien jetzt wegen der

ständlich zum Ausdruck gebracht. Gegen blockierende Schwerverkehrsabgabe gekommen. Ganz abgesehen

Chauffeure und organisierende Arbeitgeber sind Strafver- davon, dass auch die Verlagerung ins Ausland, Herr Villiger,

fahren eingeleitet worden. nicht sehr einfach ist, weil beispielsweise die Bundesrepu-

Angesichts der eingetretenen Situation hat sich der Bundes- blik hier ein Kontingentierungssystem kennt. Aber es gibt

rat entschlossen, mit verschiedenen Ländern erneut in Kon- natürlich andere Länder, die ich hier nicht erwähnen will, wo

takt zu treten. Im Interesse der laufenden oder bevorstehen- eine Verlagerung denkbar wäre.

den Gespräche erscheint es verfrüht, hierüber Einzelheiten Es ist auch nicht auszuschliessen, dass Härtefälle auftreten.

bekanntzugeben. Sobald die Ergebnisse aller Gespräche Befürchtungen, die Branche in ihrer Gesamtheit stehe vor

vorliegen, wird aufgrund einer Gesamtbeurteilung aber das dem Ruin, sind sicher übertrieben. Am meisten betroffen

weitere Vorgehen bestimmt und die Öffentlichkeit orientiert dürften diejenigen Ferntransporter sein, bei welchen sich

werden. Deshalb kann der Bundesrat der Motion von Herrn ausländische Massnahmen kumulieren.

Nationalrat de Chastonay nicht zustimmen. Wir beantragen, Der Bundesrat steht mit dem Gewerbe in Kontakt, um mit

diese in ein Postulat umzuwandeln. diesem die Auswirkungen der ausländischen Folgemass-

Zur Frage der FdP-Fraktion und von Herrn National rat Cava- nahmen zu beurteilen und im Rahmen des Verfassungsauf-

dini, ob der Bundesrat gegebenenfalls gewillt und in der trages sowie der internationalen Verpflichtungen nach

Lage wäre, die Belastung ausländischer Lastwagen für eine Lösungen zu suchen, welche die Belastung der internatio-

begrenzte Zeit zu sistieren, um Zeit für weitere Verhandlun- nal tätigen schweizerischen Transporteure möglichst tief

gen mit ausländischen Regierungen zu gewinnen, möchte halten. In diesem Zusammenhang muss ich aber darauf

ich folgendes bemerken: hinweisen, dass für die Rückvergütung der zusätzlichen

Nach Artikel 17 der Übergangsbestimmungen der Bundes- Abgaben, welche die schweizerischen Transportunterneh-

verfassung erhebt der Bund - und es handelt sich hier nicht mer im Ausland bezahlen müssen, eine gesetzliche Grund-

um eine Kann-Vorschrift - die Schwerverkehrsabgabe auf lage fehlt. Ich erinnere im übrigen daran, dass den schweize-

in- und ausländischen Motorfahrzeugen und Anhängern. rischen Unternehmen für die Zeit, in welcher sie Ausland-

Eine einseitige Befreiung der ausländischen Fahrzeuge fahrten unternehmen, unter gewissen Voraussetzungen

durch den Bundesrat ist daher rechtlich nicht möglich. Im Teilrückerstattungen der Schwerverkehrsabgabe gewährt

übrigen Messe sich eine allseits befriedigende Regelung werden.

nach den bisherigen Erfahrungen kaum erreichen, so dass Die dringliche Interpellation der SP-Fraktion wirft die Frage

die Sistierung der Abgabe wohl einer Aufhebung gleich- auf, wie die Schweiz ihre Rolle als Transitland der EG-

käme. Staaten sieht. Dazu ist folgendes zu sagen:

Die Einführung der Schwerverkehrsabgabe hat eine Reihe Unsere Beziehungen zu den Europäischen Gemeinschaften

von Ländern veranlasst, Gegenmassnahmen zu ergreifen. im Bereich des Transportwesens sind - wie in vielen ande-

Trotzdem sollte man die Schwerverkehrsabgabe als das ren Gebieten - durch Interdependenz gekennzeichnet.

sehen, was sie ist, nämlich eine Gebühr zur Deckung der Wegen ihrer geographischen Lage ist die Schweiz für den

von den Verkehrsteilnehmern verursachten Kosten. Der innergemeinschaftlichen Warenaustausch von grosser

Redevance sur les poids lourds 654 20 mars 1985

Bedeutung. Da das Transportwesen ausserhalb des Gültig- rund 240 konstant geblieben. Für 1984 liegen erst provisori-

keitsbereichs der Freihandelsabkommen Schweiz/EG liegt, sche Zahlen vor, die für den Gotthard-Tunnel noch eine

wünschte die EWG anlässlich des Vertragsabschlusses im Zunahme um 5 Prozent auf 1130 Fahrzeuge pro Werktag

Jahre 1972 die Unterzeichnung einer gemeinsamen Erklä- anzeigen, während für den San Bernardino und den Gros-

rung über den Warentransit, um Diskriminierungen und sen St. Bernhard eine abnehmende Tendenz festzustellen

Wettbewerbsverzerrungen für Waren zu vermeiden, die bei ist.

ihrer Durchfuhr das Hoheitsgebiet der Schweiz berühren. Der Anteil ausländischer Schwerverkehrsfahrzeuge am

Die Schweiz hat angesichts der Bedeutung dieses Anliegens gesamten alpenüberquerenden Verkehr in der Schweiz liegt

für die EWG dem Begehren entsprochen, jedoch immer in der Grössenordnung von etwa 50 Prozent mit leicht

ausdrücklich die Autonomie der Schweiz auf verkehrspoliti- steigender Tendenz. Bezogen auf den Gotthard allein stieg

schem Gebiet betont. Dies gilt unter anderem hinsichtlich der Ausländeranteil zwischen 1981 und 1984 von 42 auf 53

der zugelassenen Masse und Gewichte der Lastwagen Prozent.

(höchsten 28 Tonnen Gesamtgewicht) und der Tariffreiheit Der Transitgüterverkehr Nordeuropa-ltalien durch die

im Strassengüterverkehr. Schweiz betrug 1980 0,5 Millionen Tonnen. Vergleichsweise

In der Botschaft von 1976 über den Ausbau der BLS auf wurden durch Österreich 13 Millionen Tonnen und durch

Doppelspur hat der Bundesrat sein Transitkonzept in einem Frankreich 12,6 Millionen Tonnen Transitstrassentransporte

speziellen Kapitel dargestellt, das sowohl die Bahnen wie durchgeführt. 1983 lautet die entsprechende Zahl für die

die Strassen umfasst. Danach hat er nicht zuletzt aus ökolo- Schweiz 0,7 Millionen Tonnen; für Frankreich und Öster-

gischen Gründen für die Ferntransporte der Schiene den reich besitzen wir noch keine bereinigten Zahlen. Die Rolle

Vorrang zugesprochen. Der Transitverkehr mit Lastwagen der Schweiz als Transitland im Strassengüterverkehr ist

sollte soweit als möglich durch kombinierte Techniken somit insgesamt eher bescheiden.

(Huckepack) bewältigt werden. Aus diesem Grund hat der Im Eisenbahngüterverkehr ist die Lage anders. Der Transit-

Bundesrat im Zusammenhang mit dem Leistungsauftrag güterverkehr Nordeuropa-ltalien durch die Schweiz betrug

1982 der SBB eine Starthilfe zur Förderung des Huckepack- 1980 auf der Bahn 11,2 Millionen Tonnen. Vergleichsweise

verkehrs vorgeschlagen, was die eidgenössischen Räte in wurden durch Österreich 5,6 Millionen Tonnen und durch

ihrem Beschluss übernommen haben. Frankreich 9,6 Millionen Tonnen transportiert. Bis 1983 ist

Im Bericht über eine weitere Eisenbahn-Alpentransversale die transportierte Tonnage durch die Schweiz allerdings um

hat der Bundesrat 1983 seine bisherige Transitpolitik in 2 Millionen Tonnen gesunken, während die französischen

Übereinstimmung mit den Vorschlägen der Gesamtver- Bahnen nur schwache Einbussen hinnehmen mussten und

kehrskonzeption bestätigt. Hier ist denn auch daran zu Österreich seine Position ungefähr halten konnte.

erinnern, dass aufgrund dieser Überlegungen der Hucke- Im Zusammenhang mit der Schwerverkehrsabgabe spielt

packverkehr von der Schwerverkehrsabgabe ausgenommen die in der Interpellation der FdP-Fraktion aufgeworfene

worden ist. Andererseits muss wohl kaum besonders hervor- Frage der Strassenrechnung eine wichtige Rolle. Ich

gehoben werden, dass die Gemeinschaft als Durchfuhrge- möchte dazu folgendes sagen: Im Oktober 1983 hat der

biet auch für schweizerische Waren von grosser Bedeutung Bundesrat vom Bericht der Kommission zur Überprüfung

ist. Diese Beziehungen führten und führen weiter zu einer der Strassenrechnung Kenntnis genommen. Gleichzeitig

intensiven Zusammenarbeit mit der Europäischen Gemein- hat er das Departement des Innern beauftragt, in Zusam-

schaft und deren Mitgliedstaaten im Transportsektor. Diese menarbeit mit den interessierten Departementen die Kom-

Zusammenarbeit nimmt verschiedene Formen an und wik- missionsempfehlung zu überprüfen und dem Bundesrat

kelt sich sowohl bilateral als auch im Rahmen von interna- Antrag zu stellen. Es ist vorgesehen, einen Bericht den

tionalen Institutionen ab. In dieser Hinsicht bestätigt der direkt interessierten Kreisen der Verkehrswirtschaft zur Ver-

Bundesrat seine bisherige Haltung. Dies gilt nicht nur nehmlassung zu unterbreiten, bevor der Bundesrat

bezüglich der zulässigen Höchstgewichte für schwere Beschlüsse über die künftigen Methoden der Strassenrech-

Motorfahrzeuge, Nacht- und Sonntagsfahrverbot, sondern nung fassen wird.

auch bezüglich des Ausbaus der Verkehrsinfrastruktur und Bei dieser Sachlage kann noch keine Aussage darüber

der Förderung des umweltfreundlichen kombinierten Ver- gemacht werden, ob und inwiefern eine künftige Strassen-

kehrs. rechnung methodisch und zahlenmässig von der geltenden

Selbstverständlich wird die Schweiz die europäische Strassen- und Kategorienrechnung abweichen wird. Bis auf

Entwicklung der Verkehrsprobleme aufmerksam verfolgen. weiteres muss sich der Bundesrat nach wie vor auf die

Wir sind auch bereit, unseren Anteil zu ausgewogenen euro- jährlich vom Bundesamt für Statistik veröffentlichten Ergeb-

päischen Lösungen beizutragen. Die Schwierigkeiten einer nisse stützen. Diese weisen für 1982 in der Variante Kapital-

solchen Harmonisierung auf gesamteuropäischer Ebene rechnung für die leichten Motorfahrzeugkategorien eine

dürfen jedoch, wie die bisherigen Erfahrungen zeigen, nicht Kostenunterdeckung von zusammen 565 Millionen Franken

"unterschätzt werden. Es muss im übrigen vorausgesetzt und für die schweren Motorfahrzeuge eine solche von 237

werden, dass den durch den internationalen Verkehr entste- Millionen Franken aus. Dies entspricht einem Eigenwirt-

henden Infrastrukturkosten und Umweltbelastungen eines schaftlichkeitsgrad von rund 84 bzw. 64 Prozent.

Landes Rechnung getragen wird. Die Fraktion PdA/PSA/POCH fragt nach den erwarteten Ein-

Zum SchWerverkehr noch einige Zahlen: Die Zahl der in die nahmen. Es ist selbstverständlich verfrüht, aufgrund der

Schweiz einfahrenden ausländischen Lastwagen lässt sich Zahlen der Monate Januar und Februar die Einnahmen für

aufgrund der Menge der mit solchen Fahrzeugen beförder- das ganze Jahr hochrechnen zu wollen. Ich habe bereits am

ten Güter nur grob schätzen. Danach dürften 1980 570000, Montag die Zahlen bekanntgegeben. Die Zollämter, welche

1981 610000,1983 670000,1984 750 000 Einfahrten aus- die Schwerverkehrsabgabe für die im Ausland immatriku-

ländischer Lastwagen in die Schweiz erfolgt sein. Während lierten Fahrzeuge einziehen, haben im Januar 1985 etwa 2,1

1980 mit schweizerischen und ausländischen Lastwagen Millionen Franken, im Februar ungefähr 1,1 Millionen Fran-

noch ungefähr die gleich grossen Gütermengen über die ken eingenommen. Immerhin ist anzunehmen, dass tenden-

Grenze transportiert worden sind, ist der schweizerische ziell die budgetierten Einnahmen auf inländischen Fahrzeu-

Anteil an diesem Verkehr auf der Strasse bis 1984 sukzes- gen vermutlich erreicht oder übertroffen werden, während

sive auf 45 Prozent zurückgegangen. die Einnahmen auf ausländischen Fahrzeugen unter den

Was den Gotthard betrifft, so ist die Zahl der Durchfahrten Erwartungen liegen werden.

im Güterschwerverkehr pro durchschnittlichen Werktag von Zusammenfassend möchte ich folgendes festhalten: Der

85 in den Jahren 1979/80, also vor der Eröffnung des Tun- Bundesrat handelt hier im Rahmen eines Verfassungsauftra-

nels, auf 675 im Jahre 1981 und 1072 im Jahre 1983 gestie- ges. Die Schwerverkehrsabgabe ist keine finanzpolitische

gen. Für den San-Bernardino-Tunnel ist in der gleichen Zeit Massnahme, sondern eine Massnahme, die sich in den

ein Rückgang von 596 auf 300 Fahrzeuge pro Werktag Rahmen einer schweizerischen Gesamtverkehrskonzeption

festzustellen. Für den Grossen St. Bernhard ist die Zahl bei einfügt. Es geht darum, dass der Schwerverkehr seine antei-

20. März 1985 N 655 Schwerverkehrsabgabe

ligen Strassenkosten deckt; es geht aber auch darum, dass sickern einzelne fragmentarische Informationen durch, man

gewisse Transporte, nicht zuletzt aus Gründen der Umwelt- hört von Aussagen negativer Art eines Bundesrates über das

belastung, von der Strasse auf die Schiene verlagert werden. Transportgewerbe. Gleichzeitig wird aber in Geheimniskrä-

Der Bundesrat beantragt Ihnen, die Motion von Herrn de merei gemacht. Verwiesen sei etwa auf das Ergebnis der

Chastonay in ein Postulat umzuwandeln. Mission Lévy und auf die offenbar vorliegende neue Stras-

senrechnung.

Präsident: Es haben sich 23 Redner gemeldet. Damit ist Ich komme zgm Schluss: Es gibt meines Erachtens nur

implizite der Antrag auf Diskussion gestellt. Wird ein anderer eines - und da bin ich erstaunt über die Antwort des Bun-

Antrag gestellt? - Das ist nicht der Fall. Ich beantrage Ihnen, desrates, die überhaupt keine Lösungsansätze vorsieht -:

die Rednerliste zu schliessen. Die Redezeit ist auf 5 Minuten nämlich den Mut aufzubringen, die Mängel, die Fehlleistun-

beschränkt. gen und die erwarteten Folgen zu erkennen und sie zuzuge-

ben. Wir müssen vor dem Volksentscheid Achtung haben,

Spalti: Wenn man zu dieser Antwort des Bundesrates Stel- welcher ja zum Zweck hatte, die Unterdeckung des Schwer-

lung nimmt, dann gilt es einleitend, folgendes festzuhalten: verkehrs in der Schweiz aufgrund der damaligen Strassen-

Es geht bei der in Gang gekommenen Diskussion nicht um rechnung zu kompensieren, welcher aber nicht zum Zweck

die Abschaffung der Schwerverkehrsabgabe oder um einen hatte, das Transportgewerbe ungerechtfertigterweise im

Verzicht aus den daraus fliessenden Einnahmen. Wir haben Ausland zusätzlich zu belasten.

einen Volksentscheid, und das Transportgewerbe akzeptiert Es ist also eine Lösung anzustreben, welche diese Retor-

diesen Volksentscheid auch. Das Transportgewerbe wehrt sionsmassnahmen gegenüber dem schweizerischen Trans-

sich aber zu Recht gegen die Zusatzbelastung, die jenen portgewerbe im Ausland ausschaltet oder die zusätzliche

Betrieben als Retorsionsmassnahmen entstehen, deren Belastung im Ausland ausgleicht. Dies und nur dies verlangt

Fahrzeuge im Ausland Transporte durchführen. - meines Erachtens zu Recht - das Trânsportgewerbe.

Hier ist - und ein Herunterspielen scheint mir unkorrekt zu

sein - eine Situation entstanden, die Bundesrat, Parlament Rüttimann: Eigentlich wäre uns allen einiges erspart geblie-

und auch das Stimmvolk seinerzeit nicht erkannt haben. Es ben, wenn wir diese Diskussion vor vier Jahren hier geführt

ist eine Lage entstanden, die einem Gewerbezweig, aber hätten. Aber- wie bereits erwähnt- geht es nicht an, jetzt zu

auch dem Ansehen unseres Landes enorm schadet. Das suchen, wer wo was falsch gemacht hat, sondern wir müs-

Transportgewerbe mag zwar bei vielen Leuten nicht sehr sen aus der gegenwärtigen Situation das Beste machen.

beliebt sein; doch ist festzuhalten, dass dieses Gewerbe zu Dass diese Vorstösse von heute morgen eigentlich aus allen

50 Prozent aus Einmannbetrieben besteht und 97 Prozent politischen Windrichtungen kommen, zeigt, dass mit dieser

der Betriebe weniger als 20 Personen beschäftigen. Es gibt Schwerverkehrsabgabe etwas nicht in Ordnung sein kann.

also wenig Grossbetriebe. Für den inländischen Verkehr bringt diese Angelegenheit

Eine Vergleichsstudie der Europäischen Gemeinschaft keine Probleme: Der inländische Lastwagenverkehr hat

zeigt, dass bei vergleichbaren Jahresleistungen schweizeri- diese Schwerverkehrssteuer auf den I.Januar 1985 abge-

sche Lastenzüge unter Berücksichtigung aller fiskalischen wälzt. Es kam also so heraus, wie man es vorausgesehen

Abgaben die höchste Belastung in Europa haben. Das hatte. Die Konsumenten haben diesen Aufschlag mehr oder

schweizerische Transportgewerbe, welches rund 30 Prozent weniger murrend akzeptiert.

seiner Leistung im Ausland erbringt, kämpft also schon Anders ist es - wie wir heute schon gehört haben - mit dem

ohne Belastung durch Retorsionsmassnahmen mit ungleich international tätigen schweizerischen Transportgewerbe.

langen Spiessen. Für dieses Gewerbe ist die Lage im Moment tatsächlich

Es ist so, dass die bereits erfolgten und - sofern keine kritisch. Ich will Ihnen mit einigen Ausführungen sagen,

Massnahmen getroffen werden - die noch zu erwartenden weshalb dieses Gewerbe sich seit dem letzten Weltkrieg

Gegenmassnahmen des Auslandes das Transportgewerbe aufgebaut hat. Es hat wegen seiner Zuverlässigkeit, wegen

in einem Ausmass belasten, das bei der schon heute knap- seiner Leistungsfähigkeit, international einen sehr guten

pen Kalkulation betriebswirtschaftlich nicht mehr verkraft- Namen, und es konzentriert sich weitgehend auf Spezial-

bar ist. Ich stelle fest, dass das offenbar- obschon es immer transporte, Transporte, die schnell ausgeführt werden müs-

wieder herabgespielt wird - auch der Bundesrat bestätigt. sen und nicht auf die Bahn verlegt werden. Das ist zuzuge-

Soeben ist von Herrn Bundesrat Stich gesagt worden: «Der ben, auch wenn man diesem Transportgewerbe mit der

Bundesrat ist sich bewusst, dass die ausländischen Gegen- Schwerverkehrsabgabe allenfalls einen Hieb austeilen

massnahmen für das schweizerische Transportgewerbe wollte!

eine Belastung darstellen.» Es spielt doch eine völlig unter- Es kommt dazu, dass dieses Gewerbe nicht nur die schwei-

geordnete Rolle, ob diese Belastung die Folge von soge- zerische Schwerverkehrsabgabe bezahlt, sondern eben in

nannten spiegelbildlichen Massnahmen ist oder ob die bis- einem mehrfachen Ausmass von diesen Retorsionsmass-

her im Ausland verkehrenden Fahrzeuge bis heute zu gering nahmen betroffen werden wird. Solche Verhandlungen sind

belastet wurden. Die zu erwartenden Retorsionsmassnah- im Gang. Bundesrat Stich hat darüber berichtet (momentan

men können in die Tausende von Franken gehen, ganz mit Italien). Aber, nur mit diesen Ländern in Kontakt zu

abgesehen von den Schikanen, die nichttarifarischer Art bleiben, damit ist es meines Erachtens noch nicht gemacht,

sind und die die Transporteure zu erleiden haben. Man kann wenn wir nicht etwas in den Händen haben, was wir anbie-

diese Zahlen natürlich alle als unwahr bezeichnen, man ten können.

kann das alles herabspielen, und dann hat man das Problem Ich glaube, jetzt bestünde die Möglichkeit, dass der Bundes-

vom Tisch. Aber so leicht geht es eben nicht. rat im Rahmen seiner Vollzugskompetenz die Schwerver-

Nun hat die Sache aber auch noch eine andere Dimension. kehrsabgabe sistieren könnte, um einen Verhandlungsge-

Ich bin eigentlich erstaunt, dass der Bundesrat praktisch genstand gegenüber dem Ausland in den Händen zu haben.

nicht darauf zu sprechen kommt. Wenn man nämlich viel im Ich bin also der Meinung, dass hier ein schlafender Hund

Ausland zu tun hat, stellt man fest, dass das Ansehen der geweckt wurde. Es ist heute erwähnt worden, dass das

Schweiz mit dieser ganzen Übung enorm gelitten hat. Das Ausland an unseren Einschränkungen (28t, Nacht- und

ist für ein Land, dessen wirtschaftliches Schicksal sehr stark Sonntagsfahrverbot, Höchstbreite usw.) schon bis heute

vom Exporterfolg abhängt, eine ganz unglückliche Situation keine Freude hatte, aber das eigentlich tolerierte. Man hat

und erschwert unsere Position bei Exportverhandlungen. vielleicht auch aus anderen Gründen - zum Beispiel wegen

Es wäre sicher heute verfehlt, wenn man irgendwie - das ist des gutgehenden Tourismus - jetzt gesagt, nun komme die

schon gesagt worden - in Schuldzuweisungen machen Schweiz und führe als kleines Land international auch noch

wollte. Gerade der Bundesrat hat ja seinerzeit eine lei- diese Erschwerungen ein. Man muss also dafür Verständnis

stungsgebundene Schwerverkehrsabgabe vorgeschlagen. haben.

Trotzdem kann man aber nicht verschweigen, dass das Ich habe auch Verständnis für die Härte des Bundesrates -

Verhalten der Landesregierung merkwürdig anmutet. Da ich muss das gleichzeitig sagen -; denn es gilt natürlich,

Redevance sur les poids lourds 656 20 mars 1985

dieses Gesetz, das das Volk beschlossen hat, durchzuzie- Exempter de la taxe poids lourds les camions étrangers,

hen. Wahrscheinlich würde das Volk unter den heutigen arguant du fait qu'en réalité la redevance est un impôt,

Umständen zu beiden Vorlagen, Schwerverkehrsabgabe m'apparaît contraire à la décision du peuple et des cantons.

und Vignette, nicht mehr ja sagen. De plus, cette astuce juridique est inacceptable pour les

Es gilt also, dieses Gesetz durchzuziehen. Aber dem interna- transporteurs suisses qui se chargent de transports fronta-

tional tätigen Transportgewerbe gegenüber ist eine landes- liers. Ils ne pourraient supporter la concurrence voisine.

übliche Rücksichtnahme sicher zuzugestehen. Es handelt Leur situation nécessiterait alors des mesures de protection

sich immerhin um etwa 8000 Lastwagen, die mehrheitlich particulières. Il en résulterait une nouvelle escalade des

ihre Transporte im Ausland tätigen, aber in der Schweiz entraves au transport des personnes et des biens; ce qui est

immatrikuliert sind, also den Kantonen Millionen von Fran- impensable dans les régions frontalières.

ken aus Verkehrssteuern und der Eidgenossenschaft Millio- Dans cette affaire, l'obstination n'est pas une vertu. Elle

nen von Franken aus Treibstoffzollzuschlägen bringen. n'est pas non plus synonyme de courage. Et le peuple dans

Ich glaube deshalb, dass die Initiative Villiger, die heute tout cela? Le peuple a accepté la redevance poids lourds,

noch nicht zur Diskussion steht, eine richtige Lösung auf- certes, mais il ne faut pas avoir peur de lui dire la vérité. En

zeigt, indem man eben diese Zollzuschläge etwas erhöhen effet, la position de notre pays dans l'Europe économique

würde, um - mit den dafür erforderlichen Tankkontrollen an devient intenable; des places de travail sont en jeu et,

der Grenze - trotzdem etwas in unsere Bundeskasse zu pourquoi ne pas le dire, la majorité du Parlement s'est

bekommen. Das macht das Ausland heute schon. Mit dieser fourvoyée, non pas sur le principe de la redevance du trafic

Massnahme könnte es uns demnach nicht vorwerfen, wir lourd, mais sur les modalités d'application de ce principe. Je

würden es diskriminieren. Warum können wir das nicht suis certain que si nous fournissons un effort complémen-

durchführen? taire et que nous faisons preuve d'un peu d'humilité, le

Diese Initiative hat natürlich das Handicap, dass sie durch peuple suisse comprendra.

die parlamentarische Mühle gehen muss. Aber um diese

ausländischen Retorsionsmassnahmen abzuwenden, sollte Bircher: Für uns ist - zunächst einmal - unverständlich,

der Bundesrat doch einsehen, dass vielleicht mit einer dass sich, bevor diese Diskussion heute bei uns geführt

Sistierung der Schwerverkehrsabgabe für den Moment die wird, derartige Blockaden ereignet haben, wie wir sie

Lösung da wäre. Da würde ihm kein Stein aus der Krone Anfang Jahr in unserem Lande erleben mussten. Ich möchte

fallen, und auch der Volksbeschluss würde nicht ausser Sie immerhin darauf aufmerksam machen, dass am

Kraft gesetzt, sondern eine vernünftige Lösung getroffen, 4. Februar 59 Grenzübergänge durch schweizerische oder

damit das Transportgewerbe mit über 10000 Arbeitsplätzen ausländische Lastwagen blockiert waren. Das ist insofern

(wenn man die Infrastruktur dazuzählt) nicht an die Wand ein undemokratisches Verhalten, als wir ja wissen - wir

gedrückt wird. haben es vorgelegt erhalten -, dass wir einen demokratisch

gefällten Abstimmungsentscheid vor uns liegen haben, der

M. Revaclier: Après les explications décevantes du Conseil im Grössenverhältnis 1,25 Millionen Ja gegenüber 880000

fédéral, une chose est maintenant certaine: la taxe poids Nein vom Schweizervolk doch ziemlich eindeutig gefällt

lourds est en train de s'enliser dans le maquis de la procé- wurde.

dure internationale et les contradictions du gouvernement. Il Es ist auch nicht so, wie einzelne Redner jetzt dargestellt

faut donc sortir du bourbier. haben, dass wir diese Problematik um die Schwerverkehrs-

Peu importe les responsabilités passées. L'évidence est là, abgabe und die Ausgestaltung der Schwerverkehrsabgabe -

la situation se dégrade sur le front de nos relations euro- welcher Weg der beste sei, welches Modell das beste- nicht

péennes. L'image d'une Suisse favorisant les échanges ausführlich diskutiert hätten.

internationaux, plaque tournante de l'Europe, pâlit à vue Herr Bundesrat Stich erinnerte an das ausführliche Ver-

d'oeil. Nous devons donc mettre un terme à l'escalade des nehmlassungsverfahren. Wir hatten die Botschaft des Bun-

mesures de rétorsion, rassurer nos partenaires et voisins desrates seit 1980 - also eine lange Zeit - bevor wir zur

économiques ainsi que les transporteurs suisses menacés Behandlung schritten; wir haben auch in der Öffentlichkeit

dans leur activité. ausführlich diskutiert, bevor unsere letzte Fassung für die

Or, les négociations engagées ne sont pas près d'aboutir. Je Volksabstimmung vorlag. Auch auf europäischer Ebene fan-

doute fort que nous échappions aux mesures de rétorsion den Kontakte statt; sogar an der Europäischen Verkehrsmi-

envisagées par l'Allemagne et l'Italie. La France n'a pas nisterkonferenz, im Europaparlament in Strassburg hat man

hésité un instant, puisqu'elle a ressuscité, dès le 18r janvier unsere Lösung präsentiert. Sämtliche europäische Staaten

1985, la taxe à l'essieu suspendue en 1969. Il y a là un sind dort vertreten. Hier wird also schon viel zu sehr über-

précédent qui ne présage rien de bon de ses deux autres trieben, wenn man sagt, man habe unser Modell nicht

partenaires de la CEE, sans parler des mesures discrimina- gekannt. Da müssen wir doch etwas über die Bücher gehen.

toires prises par d'autres pays plus lointains. Auch die Presse müsste da vielleicht etwas vermehrt die

Alors, comment s'en sortir? Pour ma part, l'initiative présen- effektiven Tatsachen darstellen.

tée par M. Villiger qui vise à abroger la redevance poids Jetzt komme ich zu einem entscheidenden Punkt: Es wird

lourds en procédure d'urgence, conformément à l'article heute immer wieder geklagt, wir hätten eine Vorlage, die mit

89bis de la constitution, m'apparaît réaliste et opportune. Car, der gewählten nicht leistungsabhängigen Prozedur zu sche-

maintenant, ce ne sont pas seulement les intérêts des trans- matisch sei. Wir hatten aber vom Bundesrat, und auch hier

porteurs suisses qui sont à considérer, mais c'est bel et bien im Parlament durch eine Minderheit vertreten, ein leistungs-

l'ensemble de notre politique économique vis-à-vis de l'Eu- abhängiges Modell - kilometerweise Belastung der Schwer-

rope qui est en jeu. verkehrstransporte; das wurde, um dem Transportgewerbe

Lorsque, en 1972, nous avons signé - et le peuple les a entgegenzukommen, abgelehnt. Man sagte, man kreiere

ratifiés - les accords de libre-échange avec la CEE, nous hier eine Kompromissvorlage, der auch der Nutzfahrzeug-

avons fait un grand pas vers l'Europe. Treize ans plus tard, la verband anfänglich ausdrücklich zugestimmt hat.

taxe poids lourds ressemble à un grand pas en arrière. La Zum Antrag von Herrn Villiger: Er hat einen interessanten

pureté de nos intentions de champion du libre-échange est Vorschlag gemacht. Sympathisch daran ist, dass eine lei-

remise en cause. A ce rythme de samba nous perdrons stungsabhängige, auf die gefahrenen Kilometer bezogene

rapidement toute crédibilité dans l'Europe économique. A Lösung aufgezeigt wird. Aber wir rufen in Erinnerung, dass

ce stade, il vaut mieux renoncer aux produits aléatoires de dieses Parlament in seiner Mehrheit ein solches Modell

quelques taxes qu'à la confiance de nos partenaires com- abgelehnt hat.

merciaux. Interessant ist - wenn wir den Vorschlag Villiger prüfen -,

La proposition de M. Villiger constitue donc une base de welcher Tatbestand seiner Idee zugrunde liegt: Wir stehen

discussion qui permettrait, à tête reposée, de reprendre le vor der Tatsache, dass ausländische Lastwagen, wenn sie in

problème. En effet, il n'y a pas d'autre solution de rechange. die Schweiz einfahren, eine sehr grosse Benzinmenge zoll-

20. März 1985 N 657 Schwerverkehrsabgabe

frei einführen dürfen. 1000 Liter fassen einige dieser Tanks, Frankreich zu kämpfen. Sie leben mit einer unsicheren

bei norwegischen Fahrzeugen teilweise sogar bis zu 2000 Zukunft. Man weiss nämlich nie, wann im Ausland zum

Liter. Eine solche Menge reicht, um einen Aktionsradius von Beispiel auch ein Sonntags- oder Nachtfahrverbot einge-

bis zu 1000 Kilometern in der Schweiz, also etwa dreimal die führt wird.

Strecke Basel-Chiasso, zu fahren, ohne dass diese ausländi- Nur die grossen Transporteure können ins Ausland auswei-

schen Fahrzeuge einen Beitrag an unsere Strassenkosten chen; die Arbeitsplätze sind selbstverständlich auch bei

via Treibstoffzolleinnahmen leisten, wie es unsere Fahr- diesen verloren; es fahren dann ausländische Chauffeure.

zeuge machen - die Privatautos oder die Lastwagen von Aber die Kleinen beissen mit diesen Retorsionsmassnahmen

schweizerischen Besitzern. Das ist in der Tat ein sehr merk- ins Gras. Ich finde, unsere Schweiz lebt von den kleinen

würdiger Zustand. Deshalb muss man die Frage der Diesel- Strukturen, von den Klein- und Mittelbetrieben. Da appel-

zollbelastung anschauen. Aber wir glauben doch, dass das liere ich an Ihr Verständnis. Haben Sie doch etwas Herz

keinen direkten Zusammenhang mit der heutigen Schwer- gegenüber den menschlichen Schicksalen, die hinter dem

verkehrsabgabe hat. Ich darf Sie auch daran erinnern, dass Problem stehen. Für diese Leute, auch für die Chauffeure,

Staaten, wie etwa die Bundesrepublik Deutschland, die ist es unerheblich, ob die Schwerverkehrsabgabe eine

heute von Benachteiligungen sprechen, gegenüber anderen Steuer oder eine Gebühr ist. Für sie ist wichtig, ob sie

Transportländern, Transporttreibenden im Ausland, ein bezahlen müssen oder nicht. Und es geht ja keine Tonne auf

strenges gesetzliches Kontingentierungssystem aufrecht- die Schiene. Es war auch nicht der Wille des Volkes, dass

erhalten, Zulassungsbeschränkungen eingeführt haben der internationale Konkurrenzkampf, den Herr Bundesrat

usw. Stich erwähnt hat, wegen der Schwerverkehrsabgabe nun

Für uns ist, um zum Schluss zu kommen, verkehrspolitisch, einseitig zu Lasten der schweizerischen Unternehmer und

aber auch umweltpolitisch die Belastung des Schwerver- der schweizerischen Arbeitsplätze stattfindet. Hier müssen

kehrs auf der Strasse grundsätzlich richtig, weil die Bahnen wir helfen.

einen hohen Transportanteil verloren haben. Heute haben Ich komme zum Schluss. In der Bundesverfassung Artikel 2

wir einen Schwerverkehr auf der Strasse, der nicht mehr zu steht, dass der Bund den Schutz der Freiheit und der Rechte

verantworten ist. Wir könnten uns aber eine Lösung vorstel- der Eidgenossen und die Beförderung ihrer gemeinsamen

len: nämlich eine partnerschaftliche, indem wir den kombi- Wohlfahrt bezweckt. Dieser Rechtssatz muss doch wie Hohn

nierten Verkehr vermehrt förderten, ihn tariflich attraktiver in den Ohren jener tönen, die heute wegen den Retorsions-

machen, d.h. dort Investitionen treffen würden. Mit der massnahmen vor dem Ruin stehen. Ich bin enttäuscht, dass

neuen Treibstoffzollvorlage haben wir die gesetzliche Herr Bundesrat Stich keinen Weg aus der Sackgasse aufge-

Grundlage geschaffen! zeigt hat. Der einzige gangbare Weg, der einzige Weg, der

Wenn das ausländische Transportgewerbe von diesem kom- überhaupt aufgezeigt worden ist, ist jener, den Herr Villiger

binierten Verkehr Gebrauch machte, dann wäre es von der mit seiner parlamentarischen Initiative vorschlägt. Ich bitte

schweizerischen Schwerverkehrsabgabe zu 100 Prozent Sie, bei gegebener Zeit diese Initiative zu unterstützen.

befreit. So sehen wir die Lösung für die Zukunft.

Aregger: Wenn wir im Plenum des Nationalrates ein

Aliesch: Ich melde mich zum Wort, weil bei dieser Debatte Geschäft behandeln, sind wir auf die zuverlässige Vorarbeit

kaum einmal von den direkt Betroffenen die Rede war. Ich einer Kommission angewiesen. Es gibt in der Geschichte

bin erstaunt über die Uneinsichtigkeit gegenüber jenen Pro- unseres Rates Dutzende von Beispielen, bei denen die

blemen, mit welchen die schweizerischen Transporteure im gründliche Arbeit der zuständigen Kommission einen Erlass

Ausland wegen der Schwerverkehrsabgabe zu kämpfen sehr stark beeinflusst oder ihm gegenüber dem Entwurf des

haben, und ich bin schockiert, mit welchem Zynismus in der Bundesrates sogar ein völlig anderes Gesicht gegeben hat.

bundesrätlichen Stellungnahme über die wirtschaftlichen Eine besondere Rolle kommt dabei dem Kommissionspräsi-

und menschlichen Schicksale der Betroffenen hinwegge- denten zu. Als Berichterstatter fasst er Inhalt und Zweck der

gangen wird. Vorlage zusammen und orientiert den Rat über alle

Wir tragen die Verantwortung aufgrund früherer Beteuerun- Gesichtspunkte, die bei der Vorbereitung des Kommissions-

gen. Ich erinnere an meine Interpellation vom Juni vergan- antrages berücksichtigt wurden. Sie finden vielleicht meine

genen Jahres. Sie wurde im September 1984 beantwortet. Feststellungen selbstverständlich. Das sind sie an sich auch.

Damals erklärte der Bundesrat, er sei nach wie vor der Wenn aber ein Ratsbeschluss letztlich eine solche Konfu-

Auffassung, dass die Gefahr von einseitig gegen die sion verursacht, wie das bei der Schwerverkehrsabgabe der

Schweiz beziehungsweise das schweizerische Transportge- Fall ist, dann wird es Zeit, uns an die Bedeutung der Kom-

werbe gerichteten ausländischen Gegenmassnahmen bei missionsarbeit zu erinnern.

der Einführung der Schwerverkehrsabgabe gering sei. Diese Ich habe mir die Mühe genommen, das Ratsprotokoll vom

Beteuerung fügt sich nahtlos an die Ausführungen in der Herbst 1981 genau nachzusehen; denn ich erinnere mich als

Abstimmungsbroschüre, in den Ratsverhandlungen hier im Vertreter der damals unterlegenen Minderheit noch allzu

Saale und im Abstimmungskampf. Ich zitiere aus der deutlich an das ungute Gefühl, das jene Debatte in uns

Abstimmungsbroschüre: «Die neuen Verkehrsabgaben sind zurückliess. Mit besonderer Aufmerksamkeit widmete ich

mit den internationalen Verpflichtungen der Schweiz ver- mich den Voten des damaligen Kommissionspräsidenten,

einbar.» Ich möchte hier jetzt nicht anklagen und vor allem Herrn Nebiker. Und siehe da, ich fand keinen einzigen Hin-

nicht in jener perfiden Art, wie das beispielsweise Herr weis auf mögliche Retorsionsmassnahmen oder auch nur

Clivaz, Verwaltungsrat der SBB, in Richtung ASTAG getan auf Komplikationen, die an der Grenze auftreten könnten.

hat. Wir wollen kein Schwarzpeterspiel betreiben. Aber wir, Die Argumentation beruhte sowohl bei der Schwerverkehrs-

Sie alle, müssen die Verantwortung tragen, beispielsweise abgabe wie auch bei der Autobahnvignette fast ausschliess-

gegenüber den 10000 Arbeitsplätzen, die auf dem Spiel lich auf finanziellen Gesichtspunkten.

stehen. Ich bin der Überzeugung, es sei unsere demokrati- Lassen Sie mich einige Sätze zitieren. Herr Kommissions-

sche Pflicht, dass wir zu Aussagen stehen und die Verant- präsident Nebiker sagte wörtlich - ich zitiere die Sätze in

wortung für Fehlbeurteilungen, die einmal gemacht worden loser Folge -: «Es geht darum, möglichst rasch zusätzliche

sind, übernehmen. und möglichst vernünftige Mehreinnahmen zu beschaffen.

Viele Transporteure, ich kenne solche persönlich, haben im Schliesslich wissen wir alle, oder sollten es nachgerade

guten Glauben an unsere Versprechungen Verträge abge- wissen, dass die Bundeskasse leer ist und dass wir zusätzli-

schlossen für das Jahr 1985, zum Beispiel Verträge für cher Einnahmen bedürfen. Ohne in Verkehrspolitik zu

Transporte in den Ostblock. Sie müssen heute nach der machen, müssen wir nach Geld suchen. Die zusätzlichen

DDR oder durch die Tschechoslowakei hindurchfahren und Einnahmen aus den vorgeschlagenen Verkehrsabgaben

bezahlen in diesen Ländern zusätzlich bis über 300 Franken machen -je nachdem, wie man rechnet, pessimistisch oder

pro Tag. Diese Transporteure stehen nach wenigen Wochen optimistisch - 350 bis 500 Millionen Franken pro Jahr aus.»

vor dem Ruin. Oder diese Leute haben mit Schikanen in Oder an anderer Stelle: «Der Ertrag dieser pauschalierten

83-N

Redevance sur les poids lourds 658 N 20 mars 1985

Schwerverkehrsabgabe wird auf netto 110 bis 150 Millionen D'abord les gouvernements étrangers, qui ne sont pas com-

Franken pro Jahr- nach Abzug des Erhebungsaufwandes - posés d'imbéciles, n'ont pas été persuadés par la «vérité» de

geschätzt. Dabei würden rund 60 Millionen Franken vom Berne. Ils ont considéré que cette redevance était un impôt

inländischen Lastwagenverkehr und 50 bis 90 Millionen véritable frappant leurs camions roulant en Suisse. De plus,

Franken von den im Ausland immatrikulierten Lastwagen le 22 juin 1982, le Conseil fédéral a reconnu, devant le

erhoben.» Und schliesslich: «Der Ertrag geht in die Bundes- Conseil des Etats par l'entremise de M. Schlumpf, que la

kasse; der Bund hat sicher Aufgaben, um mit dem Geld redevance sur les poids lourds n'était pas une taxe couvrant

etwas Gescheites zu machen.» le déficit du compte routier mais «une redevance de carac-

Einen Hinweis auf internationale Verträge finde ich nur im tère purement fiscal.» En allemand: «Diese Übergangs-

Zusammenhang mit der Vignette, wo es heisst: «Im übrigen bestimmung hat aber mit der Unterdeckung nichts zu tun,

wäre die Autobahnvignette aufgrund der internationalen sie ist eine rein fiskalische Abgabe.» Enfin, à propos de la

Verträge möglich. Diese Vereinbarungen lassen besondere taxe de séjour de Verbier, le Tribunal fédéral a jugé en 1974

Weg- und Brückengelder zu.» Oder ein anderer Satz von qu'une des caractéristiques d'une taxe était son affectation

Herrn Nebiker: «Die Kommission sieht für die Erhebung von à un but déterminé. Le même tribunal a confirmé ce critère

Autobahngebühren weder im Inland noch im Ausland, noch en 1976 dans un arrêt concernant le Conseil d'Etat du

an der Grenze besondere Schwierigkeiten.» Es schien also canton de Schwyz. Or, la redevance sur les poids lourds est

aus der Sicht der Kommission alles in bester Ordnung zu versée sans affectation spéciale à la caisse de la Confédéra-

sein, und so ist auch der Hinweis zu verstehen, der eher den tion. Il s'agit donc d'un impôt.

Zweiflern galt: «Für einige unserer Kollegen scheinen die Ainsi, les gouvernements étrangers, le Gouvernement suisse

Verkehrsfragen tatsächlich kompliziert zu sein; aber so et le plus haut tribunal du pays nous conduisent à penser

kompliziert sind sie nicht.» que la redevance sur les poids lourds est un impôt et non

Das war der Stil, wie die Debatte im Herbst 1981 geführt une taxe. D'ailleurs, cette conviction est renforcée par la

wurde. Später wurde dann an Parteiversammlungen und in présence de M. le conseiller fédéral Stich sur le banc du

den Medien bis nach der Abstimmung, sogar bis in die gouvernement. Il est curieux que ce soit le ministre des

jüngste Zeit, mit diesen Argumenten operiert. Es war eine finances et non des transports qui vienne défendre un telle

Vorwärtsstrategie zu neuen Einnahmequellen. Eine Mehr- redevance. Voilà un indice qui nous montre qu'il s'agit bien

heit in diesem Saal und eine knappe Mehrheit im Volk ist auf d'un impôt.

das flotte Gefährt aufgesprungen; nun ist es von der Strasse Les camionneurs suisses sont donc l'objet d'une double

abgekommen, in den Dornen gelandet und in dreifacher imposition ou multi-imposition, ici et dans les pays qui ont

Hinsicht schwer havariert. Erstens: die erwarteten Einnah- pris des mesures de rétorsion. Il faut donc discuter avec les

men wird der Bund vielleicht gleich wieder zurückgeben Etats qui nous entourent au sujet de cette double imposi-

müssen; zweitens werden einem funktionierenden Wirt- tion. Or, pendant les négociations, la prudence consiste à ne

schaftszweig irreparable Schäden zugefügt und dabei viele pas prélever cette redevance sur les camions étrangers. On

Arbeitsplätze vernichtet; drittens hat die Schweiz im Aus- évitera ainsi d'inciter d'autres Etats à prendre des mesures

land eine blamable Schlappe einstecken müssen. de rétorsion.

Ich erwarte vom Bundesrat und vielleicht auch vom damali- Cette exonération ne serait que provisoire. Le gouverne-

gen Kommissionspräsidenten mindestens ein Signal, ein ment peut la consentir en respectant la volonté populaire.

kleines Zugeständnis in der Richtung, dass sowohl das L'article constitutionnel prévoit expressément que le Con-

Parlament wie auch das Volk in Sachen Verkehrsabgaben seil fédéral peut «exempter de la redevance certains véhi-

unvollständig oder sogar falsch informiert wurden. cules». Vous avez, M. Stich, cité dans votre réponse un autre

passage de l'article constitutionnel; il y a donc, il faut l'ad-

Schärli: Die heute mehrmals erwähnten ausländischen mettre, contradiction dans les textes. Peut-être le gouverne-

Gegenmassnahmen führen - über die Schwerverkehrsab- ment ne veut-il pas chercher une solution parce qu'il n'en a

gabe hinaus, wie wir bereit einmal gehört haben - für das pas la volonté. Pourtant il peut en trouver une car il dispose

Transportgewerbe zu einer mehrfachen Belastung. Gerade des moyens juridiques nécessaires à cet effet. Cette solution

deshalb sind diejenigen kleinen Unternehmungen, die vor provisoire, rejoignant celle de M. Cavadini, je vous la sou-

allem im Ausland fahren, in ihrer Existenz tatsächlich mets dans le cadre de la question n° 4 de l'interpellation

bedroht. Das entspricht ganz sicher nicht dem Sinn des urgente du groupe radical. J'exprime enfin le vœu que le

Verfassungsartikels über die Schwerverkehrsabgabe. Darin Conseil fédéral soumette rapidement au peuple les diverses

wird nur von einer einmaligen Abgabe gesprochen und initiatives qui sont déposées ou annoncées et qu'il ne laisse

zudem verlangt, dass die im Ausland immatrikulierten Fahr- pas pourrir la situation.

zeuge nicht besser gestellt werden dürfen als die einheimi- Cette attitude ne serait pas raisonnable. Elle serait du même

schen. Hier liegt etwas auf der Hand, das nicht stimmen genre que celle du gouvernement lors du débat sur l'ONU.

kann. Ainsi, dans cette salle, M. le conseiller fédéral Aubert a

Mit den ausländischen Gegenmassnahmen zur Schwerver- affirmé le 14 mars 1984 que l'étranger respecterait la déci-

kehrsabgabe wird sicher das Gegenteil dessen erreicht, was sion du souverain, ajoutant: «Je rappellerai l'exemple récent

anvisiert wurde. Damit wird aber über das Transportge- de la votation sur la taxe autoroutière et la redevance frap-

werbe hinaus auch die Wirtschaft allgemein geschädigt, pant le trafic des poids lourds qui ont suscité quelques

nämlich die Wirtschaft, die an der Aufrechterhaltung eines réactions chez nos voisins, réactions qui se sont calmées

gesunden schweizerischen Strassennutzverkehrs interes- aussitôt parce qu'il s'agissait d'une décision du peuple.»

siert ist. Herr Bundesrat Stich, kleine Unternehmungen, die Quelle appréciation dérisoire de la situationl

im Ausland fahren, können nicht monatelang warten, bis II ne me reste plus qu'à espérer que le Gouvernement suisse

eine Korrektur vorgenommen wird. Deshalb ist es nötig - n'a pas aussi mal préparé le dossier relatif à l'ONU que celui

und meines Erachtens ist im Moment keine andere Lösung de la redevance sur les poids lourds.

denkbar -, dass alle Vorkehren getroffen werden, um den

schweizerischen Unternehmen diejenigen Abgaben zurück- Fischer-Hägglingen: An und für sich könnte ich mich als

zuerstatten, welche sie seit dem 1. Januar 1985 einem aus- ehemaliger Gegner der Schwerverkehrsabgabe freuen über

ländischen Staat wegen der Einführung der schweizeri- das, was nun eingetreten ist. Die Schwierigkeiten, mit denen

schen Schwerverkehrsabgabe zusätzlich zu leisten hatten. wir uns auseinanderzusetzen haben, haben wir im Abstim-

mungskampf immer wieder erwähnt; sie wurden aber mei-

M. Pidoux: Je mets en doute la vérité officielle que certains stens unter den Tisch gewischt.

de mes collègues appellent déjà un bobard politique. Con- Nun, das Schweizervolk hat die Abgabe akzeptiert. Diesen

trairement à la thèse du Palais fédéral, la redevance sur les Entscheid gilt es zu berücksichtigen, wobei man sich jedoch

poids lourds me paraît un impôt et non une simple taxe pour folgendes überlegen könnte: In diesem Rat haben wir auch

les trois raisons suivantes: schon eine Kehrtwendung gemacht - ich erinnere Sie an die

20. März 1985 N 659 Schwerverkehrsabgabe

Sommerzeit. Damals haben wir, als sich die Verhältnisse im accepté en mars 1984 revêt nettement l'aspect d'un impôt,

Ausland total änderten, innert kürzester Zeit einen Volksent- ce qui n'est pas sans conséquences sur le plan des conven-

scheid aufgehoben und eine neue Regelung akzeptiert. tions internationales.

Heute sind wir noch nicht soweit. Wir müssen die Schwer- Au nom du Conseil fédéral, le chef du Département des

verkehrsabgabe durchsetzen, aber so, dass das schweizeri- finances vient de nous déclarer: «L'introduction de la rede-

sche Transportgewerbe, das international tätig ist, nicht in vance sur le trafic des poids lourds a incité une série de pays

den Ruin geführt wird. à prendre des contre-mesures. On devrait néanmoins voir la

Wir im Parlament sind vor allem aufgerufen, uns mit der redevance sur le trafic des poids lourds telle qu'elle est,

Frage der Retorsionsmassnahmen auseinanderzusetzen c'est-à-dire une redevance destinée à couvrir les frais

und auch tätig zu werden. Ich habe die Protokolle auch causés par les utilisateurs. En comparaison avec les taxes

durchgelesen und musste feststellen, dass nicht nur seitens autoroutières et de franchissement de tunnels, ainsi que

der Kommission eigentlich wenig Ausführungen gemacht d'autres perçues déjà antérieurement à l'étranger, le mon-

wurden. Auch von uns Ratsmitgliedern wurde die Frage der tant de notre redevance est relativement minime.» Or, nous

Retorsionsmassnahmen eigentlich überhaupt nicht durch- ne pouvons pas le suivre dans cette voie. M. Stich disait

diskutiert. Das ist ein Vorwurf, den wir uns selber machen encore il y a peu de temps: «La redevance ne peut être

müssen: dass wir hier zu wenig seriös gearbeitet haben. considérée comme un simple émolument d'utilisation.»

Vielleicht müssen wir hier wieder etwas gutmachen. Quel est le bon discours?

Wir haben von der Mission Lévy gehört. Es ist gut, dass

versucht wird, mit den Regierungen eine befriedigende Lorsque le Conseil fédéral déclare qu'il s'agit d'obtenir que

Lösung herbeizuführen. Man muss aber auch hier sagen, certains transports, pour des raisons de protection de l'envi-

dass diese Mission leider zu spät gestartet wurde. ronnement, soient transférés de la route au rail, il tient un

Herr Bundesrat Stich hat zwar dargelegt, dass bereits früh- nouveau discours. La redevance sur les poids lourds ne

zeitig mit den Regierungen Kontakt aufgenommen wurde; trouve pas sa base dans la loi sur l'environnement! Cette

aber die Leute hatten keine Kompetenzen, und man hat vor question n'a rien à voir dans le débat. Il est évident que si les

allem über administrative Angelegenheiten diskutiert, statt camions prenaient le train on aurait moins de difficultés. En

auf den Grund des Problems zu gehen. suivant le même raisonnement, on pourrait dire que si tous

Wir hoffen, dass diese Mission Lévy etwas bringen wird. Nur les réfugiés étaient Suisses, le problème des étrangers ne se

dürfen wir uns keine allzu grossen Illusionen machen. Ich poserait pas, et que si tous les automobilistes faisaient du

hätte eigentlich in der Antwort des Bundesrates ein Disposi- vélo, la question des autoroutes serait résolue!

tiv für den Fall erwartet, dass ihm diese Verhandlungen Plus sérieusement, nous considérons que cet élément dis-

nichts bringen. Nun muss ich feststellen, dass keine Anhalts- suasif renforce plus vivement encore le caractère fiscal de la

punkte vorhanden sind, wie der Bundesrat in Zukunft ope- redevance. Si l'on veut dissuader l'utilisateur, on apporte la

rieren will, wenn diese Retorsionsmassnahmen nicht besei- preuve qu'on ne veut pas prélever une taxe pour l'investir

tigt werden können. Ich wäre froh, wenn Herr Bundesrat dans le domaine qu'il utilise.

Stich dazu noch etwas ausführen könnte. Ich bin auch der

Auffassung, dass rasch gehandelt werden muss. Auch das Leuenberger Moritz: Die Schwerverkehrsabgabe ist in der

vermisse ich in der Antwort des Bundesrates: die Dringlich- Bundesverfassung geregelt. Normalerweise besteht eine

keit der Lösung dieses Problems. Verfassungsbestimmung in einer generellen Umschreibung,

Es stehen verschiedene Lösungsvorschläge zur Diskussion. und die Interessenverbände, die Lobbys, sind es hierzulande

Wir haben den Vorschlag von Herrn Villiger, und ich möchte gewöhnt, sich erst nachher einschalten zu können. Wir

noch eine andere Möglichkeit aufzeigen: die Rückerstattung haben das beispielsweise kürzlich bei der Preisüber-

dieser Retorsionsabgaben im Ausland. Wir von der SVP- wachung erlebt: Bei der Volksabstimmung wurde dem Volk

Fraktion haben gestern eine Motion eingereicht. Wir verlan- versprochen, Hypothekarzinsewürden durch die Preisüber-

gen einerseits, dass der Bundesrat alles unternimmt, damit wachung erfasst. Nachher hat sich die Interessenlobby ein-

diese Retorsionsmassnahmen rückgängig gemacht werden gesetzt, und im Gesetz ist das nun nicht enthalten. Oder

können, andererseits, wenn das nicht möglich ist, dass man beispielsweise beim Gewässerschutz: dort hat die Industrie

einen finanziellen Ausgleich schafft. Natürlich muss der dem Bundesrat den Phosphatgehalt direkt in die Verord-

Unternehmer diesen Betrag bezahlen, der im Verfassungs- nung diktiert.

artikel enthalten ist. Aber der Betrag, den er darüber hinaus Hier ist es ein wenig anders. Hier besteht ein konkreter,

im Ausland zahlen muss, sollte ihm zurückerstattet werden. detaillierter Auftrag der Verfassung. Was macht nun diese

Herr Bundesrat Stich hat gesagt, es fehle die gesetzliche Interessengruppierung? Zunächst wurde mit Lastwagen

Grundlage. Ich möchte darauf hinweisen, dass ja der Bun- eine Bummelei auf den Autobahnen und in Bern selbst

desrat mit dem Vollzug beauftragt ist und dass es heisst, er veranstaltet. Dann wurde eine Blockade der Schweizer

könne Sonderregelungen treffen. Ich frage mich, ob man Grenze organisiert, unter Zuhilfenahme ausländischer Kolle-

diese Rückerstattung nicht unter dem Begriff «Sonderrege- gen. Wenn ein Student auch nur laut denken würde, was

lung» erreichen könnte. Sonst musste er uns natürlich drin- diese Chauffeure gemacht haben, wäre er wegen strafbarer

gend eine Gesetzesvorlage unterbreiten. Vorbereitungshandlungen schon längst im Gefängnis! Ich

Zum Schluss noch eine Bitte an den Bundesrat. Er hat von erinnere.Sie an den Menschenteppich anlässlich der Wehr-

der Neuberechnung der Strassenrechnung gesprochen. schau in Winterthur. Diese Leute wurden wegen Nötigung

Man hört, dass diese Arbeiten nun abgeschlossen, dass sie verhaftet und in Untersuchungshaft gebracht. Als einige

beim Statistischen Amt seien. Ich möchte ihn bitten, vor- Studenten Oberstkorpskommandant Hirschi durch Sprech-

wärtszumachen und uns die Resultate möglichst schnell zu chöre am Beginn seiner Rede hinderten, wurden sie wegen

unterbreiten, damit wir in voller Kenntnis dieser neu berech- Nötigung verurteilt. Stellen Sie sich einmal vor, eine

neten Strassenrechnung weiter politisieren können. Es wäre Gewerkschaft würde unter Zuhilfenahme von im Ausland

dringend notwendig, dass die Bücher über die Strassen- arbeitenden ausländischen Gewerkschaftern Streikposten

rechnung endlich geöffnet würden. an unserer Grenze aufstellen; stellen Sie sich das Lamento

vor, das ausbrechen würde! Aber was geschieht bei den

M. Cavadini: Nous ne pourrons malheureusement pas nous Lastwagenunternehmern? Werden diese etwa notiert? Wird

déclarer satisfaits de la réponse du Conseil fédéral et cela ihnen der Führerausweis weggenommen? Einzig der

pour deux raisons principales. Musterkanton St. Gallen hat das wenigstens angedroht; viel-

Premièrement, nous voudrions insister sur une notion qui leicht hat das rechtsstaatliche Denken von Bundesrat Furg-

nous paraît simple et qui cause pourtant des difficultés. La ler da noch ein wenig gewirkt. Aber sonst geschah das

redevance sur les poids lourds est un impôt et non une taxe. Gegenteil; die Polizei half mit, diese Blockade zu organisie-

Or, le premier projet, qui fut abandonné, avait le caractère ren. Gebannt wie ein «Chüngel» vor der Schlange stehen

d'une taxe spécifiquement affectée, et celui qui a été kantonale Polizeikorps da und machen mit.

Redevance sur les poids lourds 660 N 20 mars 1985

Die Mehrheit des Bundesrates schickt einen Botschafter Ensuite, les effets néfastes de la taxe ont été sous-estimes

quer durch Europa, obwohl wir im Ausland Botschaften in en ce qui concerne les petites entreprises, les artisans du

Hülle und Fülle haben - und diese Herren haben dort auch transport. Pour ces exploitations, déjà lourdement grevées

nicht so viel zu tun -, um den ausländischen Regierungen zu par les charges les plus diverses, la taxe perçue a des effets

sagen, wie dumm das Schweizervolk sei, dass es eine solche disproportionnés. Certaines d'entre elles, dont le proprié-

Schwerverkehrssteuer eingeführt habe. Der Bundesrat emp- taire atteint la soixantaine, cessent leur activité; elles ne

fängt die Rädelsführer sogar und spricht mit ihnen. Ein Teil peuvent pas être remises à des forces plus jeunes. Est-ce

der Presse ist fasziniert von dieser Protzerei und stachelt die cela que nous avons voulu?

Leute noch zu weiteren Taten an. Der arme Bundesrat Stich Une erreur a été commise par le Conseil fédéral et par le

wird von der Presse als stur bezeichnet, nur weil er dem Parlement. Le peuple n'a pas pu se prononcer en pleine

Verfassungsauftrag nachkommen will. connaissance de cause. Une solution radicale s'impose dès

Ich frage Sie: Wo bleibt der Rechtsstaat, der gestern etwa lors, celle de l'initiative parlementaire présentée par M. Villi-

25mal beschworen wurde, um Kaiseraugst gegen den Willen ger, soit celle de l'abolition de la taxe sur la base de l'article

einer Mehrheit der Bevölkerung in der betroffenen Region 89bis de la constitution fédérale qui nous permettra de

durchzuboxen? Ist es jetzt so, dass hier zunächst die inter- demander au peuple de se prononcer à nouveau dans un

nationale Akzeptanz vorhanden sein muss? Bei den Flucht- délai d'une année.

geldern ist das jedenfalls auch nicht so. MUSS man jetzt Monsieur le Conseiller fédéral, une autorité qui reconnaît

zunächst auf eine radikale Minderheit hören, bevor man das ses erreurs est une autorité qui reste crédible.

verwirklichen kann, was unser Schweizervolk beschlossen

hat? Wo bleibt die Rechtsgleichheit mit anderen Rechtsbre- Blocher: Es ist heute mehrmals gesagt worden, es habe

chern, die hart angefasst werden? Wo bleibt der Volkswille? keinen Sinn, hier nach den Verantwortlichkeiten zu fragen.

Wo bleibt das Bekenntnis zum Umweltschutz und zum Ich bin aber der Meinung, dass diese Frage durchaus Sinn

Umsteigen von Strasse auf Schiene? All das wird geopfert hat. Die gängige Formulierung, das Volk und die Stände

auf dem Altar einer radikalen, aggressiven Schar von Scharf- hätten das alles gewollt, genügt nicht. Wir hier in diesem

machern, die auf aller Welt nur nach dem Prinzip des Rechts Saal, das Parlament, tragen die volle Verantwortung für

des Stärkeren vorgehen. Wir erleben einen einzigen peinli- diese miserable Situation. Es gibt keine andere Antwort, und

chen Kniefall vor unsolidarischen Egoisten, die immer nur zwar sind alle Parteien dabei gewesen, auch diejenigen, die

von Vorteilen leben, die im Ausland das Dieselbenzin tanken jetzt von Anfang an alles besser gewusst haben. Es geht

und bei uns die Abgaben sparen wollen. Wenn uns die auch nicht an, Herr Areggér, jetzt dem Präsident der vorbe-

Beschwörung des Rechtsstaates ernsthaft ein Anliegen sein ratenden Kommission, der für eine einstimmige Kommission

sollte, dann können wir nur nein sagen zu dieser Einschüch- gesprochen hat, die Verantwortung in die Schuhe zu schie-

terung durch eine Lobby von Nichtsnutzfahrzeugen, und wir ben. Das Parlament trägt die Verantwortung, und das Parla-

müssen nein sagen zu dieser gigantischen Erpressung einer ment hat die Situation auch wieder zu retten!

ganzen Nation! Wir müssen nein sagen zum Druck der Herr Leuenberger hat gesagt, er lebe in einem Rechtsstaat.

Strasse! (Beifall) Wir sind auch dieser Auffassung. Es ist hochinteressant in

diesem Rechtsstaat: Wir haben in diesem Rechtsstaat inter-

nationale Abkommen mit wunderbaren Titeln geschlossen,

M. Frey-Neuchâtel: II y a eu la votation populaire et il y a eu ratifiziert und in Kraft gesetzt. Unsere Schwerverkehrsabga-

la surprise de l'après-votation populaire, les mesures de ben werden von ausländischen Staaten als rechtswidrig

représailles - qui ont été sous-estimées -, les déclarations bezeichnet. Die Massnahmen, die Deutschland ergriffen hat,

contradictoires du Conseil fédéral. Face à une telle situa- sind auch rechtswidrig. Wenn in einer kultivierten Gesell-

tion, deux attitudes sont possibles. Ou bien le Conseil fédé- schaft einer etwas Rechtswidriges macht, gibt es doch

ral persiste et signe, tout en essayant de limiter les dégâts, irgend ein Gericht, das das Problem beurteilt. Ich war bis

de corriger le tir en exonérant dans une large mesure les heute der Meinung, wir hätten ein internationales Gericht.

transporteurs étrangers, ou bien il admet s'être trompé, que Ich frage den Bundesrat: Warum lassen wir denn eigentlich

l'exercice est raté et que la question mérite d'être étudiée à diese Rechtsstreitereien nicht von einem internationalen

nouveau fondamentalement. Gericht beurteilen? Vielleicht müssen wir dann gewärtigen,

La première solution est-elle raisonnable, est-elle surtout dass unsere Sache, Herr Leuenberger, rechtsstaatlich beur-

compatible avec la volonté populaire? Je réponds par la teilt wird und auf einmal Verträgen gegenüber nicht stand-

négative. Limiter les dégâts en exonérant les transporteurs hält. Das wäre auch möglich. Jetzt will man in die UNO und

étrangers est contraire à tout ce qui a été dit lors de la in alle internationalen Organisationen, unterschreibt Ver-

campagne précédant la votation fédérale. On a alors träge, und bei der ersten Streitfrage gilt plötzlich das Faust-

déclaré: «II faut faire payer les transporteurs étrangers qui recht. Verletzt ein Partner angeblich einen Vertrag, so

utilisent nos routes et nos autoroutes», argument semblable ergreift man Gegenmassnahmen. Ist das der rechtsstaat-

à celui avancé lors de l'introduction de la vignette. Or, liche, zwischenstaatliche Weg?

j'observe que le résultat de la votation populaire est l'écla- Herr Bundesrat Stich, Sie sind in keiner beneidenswerten

tante illustration de cette volonté. Voici, en pourcentage, les Situation, das muss ich anerkennen. Aber ich bin der Auffas-

résultats obtenus dans les cantons touchés par le trafic de sung, dass auch in Ihrer Situation die Lage besser beurteilt

transit Nord-Sud: Baie-Ville 72 pour cent de «oui»; Uri 71 werden sollte, als es heute morgen zum Ausdruck gekom-

pour cent de «oui»; Tessin 79 pour cent de «oui», alors que men ist. Man kann doch nicht sagen, es seien keine ernst-

la majorité helvétique était de 59 pour cent de «oui». haften Probleme vorhanden, es gäbe im Autogewerbe auch

J'affirme dès lors que la voie choisie par le Conseil fédéral strukturelle Probleme und diese seien unabhängig von der

est contraire à la volonté populaire. Il faut reconnaître que le Schwerverkehrssteuer vorhanden. Das ist richtig. Aber das

dossier de la taxe sur les poids lourds a été mal étudié et rechtfertigt natürlich eine andere falsche Massnahme noch

voté dans l'ignorance de ce qui allait se passer. nicht. Die Schwerverkehrssteuer belastet das Gewerbe eben

Je me permettrai de faire deux observations. La première est nur noch mehr.

un rappel et une interrogation, la seconde est un constat. Fragwürdig ist auch, wenn wir das Problem als «alltäglich»

Le rappel d'abord. Lors de la consultation faite par le Con- bezeichnen. Wir, die wir wirtschaftlich viel mit dem Ausland

seil fédéral concernant la redevance sur le trafic routier verkehren, müssen Ihnen sagen, dass das im Ausland nicht

lourd, 24 cantons et demi-cantons contre 2, tous les partis als alltäglich bezeichnet wird. Wir müssen uns gegen diese

politiques et 50 organisations contre 2 ont dit «oui» au Massnahmen sehr zur Wehr setzen.

principe de cette taxe, soit 82 réponses favorables contre 4. Ich habe letzthin von einem deutschen Transportunterneh-

C'était un plébiscite! Peut-on affirmer que le résultat serait mer einen Brief bekommen. Der hat geschrieben: «Nach der

identique aujourd'hui, alors que la réalité s'est imposée? Einführung der Gegenmassnahmen werden wir die Trans-

Evidemment non. porte aus der Schweiz nach Deutschland billiger ausführen

20. März 1985 N 661 Seh werverkeh rsabgabe

können.» Das ist klar: Wenn er in die Schweiz kommt, zahlt réveillé un dossier qui dormait. Je rejette donc d'envisager

er die schweizerischen Abgaben, und wenn er nach de prélever la taxe uniquement sur les véhicules suisses qui

Deutschland geht, zahlt er keine. Der Schweizer bezahlt sont déjà suffisamment désaventagés.

aber in der Schweiz selbstverständlich seine Lastwagenab- Quant au trafic interne d'entreprises, l'arrêté fédéral du

gaben, und wenn er nach Deutschland geht, zahlt er eben 12 septembre 1984 instituant la taxe poids lourds prévoit

auch. Das sind Verzerrungen, die wir nicht auf sich beruhen également le prélèvement d'une taxe sur les chariots à

lassen können. moteur («Motorkarren»); ce qui est en contradiction fla-

Herr Leuenberger, wir geben keinem Druck von der Strasse grante avec l'esprit de nos délibérations. En effet, ces véhi-

nach. Wir haben auch bei den Zürcher Unruhen nicht nach- cules se déplacent à une vitesse maximale de 25 km/h et

gegeben. Aber wir wollen einen rechtsstaatlichen Weg, um n'empruntent que très rarement les routes ouvertes au tra-

aus dieser Situation herauszukommen. Herauskommen fic. De plus, leur rayon d'action se limite à trois kilomètres au

müssen wir. Wir haben verschiedene Möglichkeiten, die die maximum. En dix ans, ils parcourent donc à peine le trajet

Verfassung zulässt. Eventuell kann man das Problem dem Bàie-Chiasso, mais leurs propriétaires doivent s'acquitter,

Volk nochmals vorlegen. Das ist auch ein rechtsstaatlicher selon cet arrêté, d'un montant de 15000 francs pendant

Weg. Es käme heute nicht zu einem Ja. Diesmal würden cette période alors que, selon la décision du Conseil fédéral

wohl wir obsiegen. le camionneur étranger ne paie pour la même distance que

15 francs. Par ailleurs, dans le projet d'arrêté mis en consul-

M. Houmard: La taxe poids lourds proportionnelle aux pres- tation par le département, ces véhicules étaient expressé-

tations prévue initialement par le Conseil fédéral a été refu- ment exclus; on peut le vérifier dans le message. Cela

sée par les Chambres; elle correspondait à une certaine correspondait d'ailleurs à nos délibérations. En effet, il n'a

conception globale des transports et freinait le développe- jamais été question de pénaliser des engins de levage des-

ment du transit des marchandises par la route. Si cette tinés, bien souvent, à favoriser le transport par rail.

solution n'a pas été retenue, le Parlement puis le peuple et En conclusion, il est nécessaire de trouver une solution

les cantons ont en revanche accepté une disposition transi- acceptable pour les camionneurs suisses. Je propose de

toire, limitée dans le temps visant à prélever une redevance geler la taxe sur les poids lourds jusqu'à ce que les pourpar-

forfaitaire sur les poids lourds. lers, du moins avec les pays limitrophes, aient abouti. Subsi-

Cette taxe forfaitaire n'a jamais été considérée comme un diairement, si cette solution n'est pas retenue, je demande

instrument de la CGST. Elle obéit à un objectif financier, d'exonérer avec effet immédiat les chariots à moteur de la

celui de trouver de nouvelles recettes pour renflouer la taxe sur les poids lourds.

caisse de la Confédération. Le procès-verbal des délibéra-

tions en fait foi et je ne comprends pas que le Conseil Lüchinger: Ich habe seinerzeit der vorberatenden Kommis-

fédéral revienne sur cette idée. Cette taxe répondait tout sion über die Schwerverkehrsabgabe angehört und möchte

simplement au désir d'une partie de la population de préle- aus jener Sicht einiges sagen.

ver de l'argent sur les routes. Elle devait rapporter quelques Niemand hat den Stimmbürger getäuscht. Wer in dieser

150 millions à la caisse fédérale. Cette volonté de taxer les Sache von einer Irreführung spricht, liegt neben der Wahr-

poids lourds était encore renforcée par le fait que les véhi- heit. Solche Kritiker sollten einmal den Abschnitt 76 der

cules étrangers font le plein à l'extérieur des frontières, où le seinerzeitigen bundesrätlichen Botschaft aus dem Jahre

carburant diesel est meilleur marché. De ce fait les camion- 1980 nachlesen. Dort sind nämlich die aussenwirtschaftli-

neurs étrangers ne paient pas de redevance sur les carbu- chen Auswirkungen der Schwerverkehrsabgabe offen dar-

rants pour traverser la Suisse faute de contrôle de l'état des gelegt worden.

réservoirs à la frontière. Dagegen haben wir die internationalen Implikationen unter-

Lors des débats sur les différentes taxes, il a bien été fait état schätzt. Das ist sicher so. Aber wir haben es im guten

de l'impossibilité de percevoir une taxe générale frappant Glauben getan. Diejenigen Länder, die jetzt Retorsions-

les véhicules légers, car elle aurait été contraire à la Conven- massnahmen ergreifen, waren an unserer Fehleinschätzung

tion passée entre les Etats européens et ratifiée par notre wesentlich mitbeteiligt.

pays en 1934. D'où une taxe sur les véhicules légers préle- Herr Bundesrat Schlumpf und auch seine Stellvertreter

vée uniquement pour l'utilisation des autoroutes. haben nämlich seit dem Jahre 1979 an den Konferenzen der

En revanche, je crois que nous n'avons pas prêté une europäischen Verkehrsminister regelmässig über die Pläne

attention suffisante à l'incidence d'une taxe poids lourds sur und über die Weiterentwicklung der schweizerischen

les transporteurs suisses à l'étranger. Le message a men- Schwerverkehrsabgabe orientiert. Aufgrund der Reaktionen

tionné la suppression possible d'exonération de certaines der europäischen Verkehrsminister durfte der Bundesrat

redevances accordées à titre de réciprocité. On a prévu un erwarten, dass man über diese Schwerverkehrsabgabe zwar

remboursement de la charge supplémentaire imposée par nicht erfreut ist, dass man aber im Ausland keine Retor-

l'étranger aux entreprises de transport suisses, mais on n'a sionsmassnahmen ergreifen werde. Diskriminierende Mass-

pas évalué avec assez de précision les incidences finan- nahmen sind übrigens nach den bestehenden internationa-

cières de ces remboursements sur le compte global de la len Verträgen untersagt. Auch an den periodischen konsul-

redevance des poids lourds. M. le conseiller fédéral Stich tativen Treffen zwischen unseren schweizerischen Vertre-

vient d'ailleurs de confirmer que les bases légales font tern und den Vertretern der Kommission der Europäischen

défaut alors que dans le message, page 65, le Conseil Gemeinschaft wurden die letzteren regelmässig über die in

fédéral prévoyait un tel remboursement. Le plus grave est Vorbereitung befindliche Schwerverkehrsabgabe informiert.

que nous n'avons pas suffisamment pris en considération Ich habe mir alle Daten geben lassen. Die Vertreter der

les restrictions déjà en vigueur en Suisse. Je pense en Europäischen Gemeinschaft haben diese Abgabe zwar kriti-

particulier au tonnage limité à 28 tonnes pour des véhicules siert, aber Retorsionsmassnahmen wurden in keiner Weise

construits pour supporter une charge utile de 38 tonnes, ou in Aussicht gestellt. Im übrigen wäre die EG auch nicht dazu

encore à la largeur limitée à 2 m 30 alors que la norme legitimiert, denn die Europäische Gemeinschaft zeichnet

européenne prévoit 2 m 50. Ces dispositions constituent sich dadurch aus, dass sie über keine gemeinschaftliche

déjà des rétorsions importantes à l'adresse des poids lourds Verkehrspolitik verfügt. Das Europäische Parlament hat im

suisses et étrangers. Alors même que le véhicule suisse Jahre 1983 beim Europäischen Gerichtshof eine Untätig-

pouvait, dès qu'il avait passé la frontière, utiliser pleinement keitsbeschwerde gegen den Ministerrat der Gemeinschaft

la charge utile de 38 tonnes, la taxe poids lourds que nous eingereicht, weil der Ministerrat seinen Verpflichtungen auf

avons introduite le 1er janvier a éveillé l'attention des ser- dem Gebiete der gemeinschaftlichen Verkehrspolitik nicht

vices compétents étrangers. C'est ainsi que le camionneur nachgekommen ist. Dieses Verfahren ist heute noch hängig.

suisse se voit désormais interdit de circuler à l'étranger à Es steht vor der Entscheidung.

pleine charge. De plus, les contingents de transport sont Die deutsche Europaabgeordnete Jan Klinkenberg hat im

réduits dans certains pays. On le voit, la taxe poids lourds a Dezember des letzten Jahres die fehlende Verkehrspolitik

Redevance sur les poids lourds 662 20 mars 1985

der Europäischen Gemeinschaft für die Probleme mit der mit dem Transportgewerbe verknüpft. Das macht im ganzen

schweizerischen Schwerverkehrsabgabe verantwortlich ge- rund 20000 Arbeitsplätze,.die von der Konkurrenzfähigkeit

macht. des schweizerischen Transportgewerbes im Ausland abhän-

Unser Land arbeitet seit vielen Jahren an einer eigenen gig sind. Der Bundesrat, vertreten durch Herrn Finanzmini-

Verkehrskonzeption. Die Schwerverkehrsabgabe war im ster Stich, hat heute morgen erklärt, es könne da Schwierig-

Grunde genommen eine vorgezogene Massnahme dieser keiten geben, aber man sei immer noch in Verhandlungen.

Verkehrskonzeption. Wir konnten damit nicht zuwarten, bis Das ist auch eine komische und komödiantenhafte Situa-

man sich in Brüssel bewegt. tion, Herr Leuenberger. Sie haben davon geredet, dass hier

Die bereits erwähnte Konferenz der europäischen Verkehrs- der «Chüngel» wie gebannt vor der Schlange stehe, die ihn

minister hat im Jahre 1983 das Prinzip der vollen Deckung bedrohe. Ja, ich habe den Eindruck, dass hier der Bundesrat

der Strassenkosten durch jede Fahrzeugkategorie, also ein bisschen in die Rolle des «Chüngels» geschlüpft ist. Der

auch durch die Lastwagen, statuiert, und zwar unter Einbe- Bundesrat sagt nämlich: Das Volk hat entschieden, wir

zug der strassenexternen Kostenfolgen. Die schweizerische können gar nichts anderes machen, vox populi vox dei.

Schwerverkehrsabgabe erfüllt diese Grundsätze, und es ist Um Gottes willen! So zimperlich war der Bundesrat nicht,

nicht verständlich, warum das europäische Ausland heute als es seinerzeit um die Aufhebung eines eindeutigen Volks-

über uns herfällt, weil wir die Strassenkostendeckungs- entscheides, nämlich bezüglich der Sommerzeit, gegangen

grundsätze der Konferenz der europäischen Verkehrsmini- ist. Ein Jahr später hat er bei genau gleich gebliebenen

ster erfüllen. Verhältnissen genau das Gegenteil von dem gemacht, was

Mein Freund Philippe Pidoux hat Ihnen gesagt, dass die das Volk ein Jahr zuvor abgelehnt hatte.

Schwerverkehrsabgabe in Wirklichkeit eine Steuer sei - Auch jetzt hat sich die Situation verändert; sie hat sich

auch im Ausland wird das so vertreten -, weil der Ertrag grundlegend verändert! Trotz der Vorbehalte, die Herr

nicht direkt zur Bezahlung von Strassenkosten verwendet Lüchinger aus der alten Botschaft von 1980 zitiert hat, hat

werde, sondern in die Bundeskasse falle. Nach den gelten- niemand damit gerechnet, dass Retorsionsmassnahmen in

den steuerrechtlichen Begriffen ist das richtig. Wir haben diesem Umfang auftreten würden. Man begnügt sich, von

die Schwerverkehrsabgabe aber immer als eine Strassenbe- bundesrätlicher Seite zu erklären, die Verhandlungen des

nützungsgebühr zur Deckung der vollen Strassenkosten Herrn Lévy seien zu einem guten Teil ein Erfolg gewesen.

verstanden. Dass der Ertrag in die Bundeskasse fällt, hat mit Wir haben beispielsweise in der Bundesrepublik Deutsch-

unseren etwas komplizierten finanziellen Ausgleichsrege- land nur eine spiegelbildliche verbindliche Abgabe; sie '

lung zwischen Bund und Kantonen zu tun. entspricht genau der, die die Deutschen in der Schweiz zu

Trotz alledem bin ich der Meinung, dass wir in der jetzigen entrichten haben. Das stimmt natürlich, aber diese gilt nur

Situation - auch wenn ich eine wesentliche Verantwortung für die Schweizer. Sie gilt für die 2000 Schweizer Fahrzeuge,

ablehne - alles tun müssen, um die Konflikte mit dem die tagtäglich in Deutschland verkehren. Das macht pro Jahr

Ausland zu beseitigen. Ich bin der Meinung, dass wir flexibel ungefähr 5500 DM, die die ausländische und auch die deut-

handeln sollen, dass wir Phantasie walten lassen müssen sche Konkurrenz gegenüber den Schweizern nicht abgeben

und dass wir durchaus auch Vorschläge gründlich prüfen müssen. Hier muss man schon aufpassen, wie man argu-

sollten, wie sie uns beispielsweise Herr Villiger vorgelegt mentiert.

hat. Wir sollen in dieser Sache mit dem Ausland verhandeln. Wir haben ungefähr 5000 Einzelunternehmer. Vor allem der

Wir haben aber keinen Grund, an unsere Brust zu schlagen Weg nach Osten - durch den Balkan in den Nahen Osten -

und mea culpa zu rufen. wurde von den Schweizern pionierhaft transportmässig

erschlossen. Das sind wilde Abenteurer und Pioniere, die die

Feigenwinter: Zuerst etwas zur Offenlegung der Interessen, Erschliessung dieser Transportstrasse ermöglicht haben.

da wir ja jetzt dieses Interessenregister haben: Ich bin desi- Das ist alles in Frage gestellt. Wenn Sie heute von Basel

gnierter Präsident einer grossen Transportorganisation, in nach Bagdad fahren-wenn Sie überhaupt noch durchkom-

der verschiedene grosse schweizerische Transporteure men wegen der kriegerischen Eskalationen -, müssen Sie

zusammengeschlossen sind, die über rund 700 Lastwagen pro Fahrt ungefähr mit einer Abgabe von 1000 Franken

verfügen, wovon ungefähr ein Drittel im Ausland tätig sind. rechnen. Ja, glauben Sie, die seien so noch konkurrenz-

Sie können mir sagen, ich sei in dieser Sache Partei. Aber fähig?

ich glaube, das volkswirtschaftliche Interesse an der Lösung In dieser Situation nützt es wenig, einen hochqualifizierten

der hängigen Probleme ist gross genug, um auch diese Wirtschaftsdiplomaten in allen Vorzimmern der Regierun-

Intervention rechtfertigen zu können. gen Europas antreten zu lassen und ihm ein gähnend leeres

Eine zweite Vorbemerkung: Ich lehne jede Lösung ab, die Diplomatenköfferlein mitzugeben; denn was hat Herr Lévy

mit Mitteln der Gewalt, konkret der Blockade, hier einen in den Hauptstädten Europas zu verkaufen? Nichts, gar rein

gewaltsamen Durchbruch durchzusetzen versucht. Ich habe nichts! Was er dort erklärt, stösst auf taube Ohren, das ist

das zusammen mit Herrn Wyss Anfang Februar bewiesen. nicht einmal ein Streit um den Bart des Finanzministers,

Wir haben nicht mit Leuten verhandelt, die eine Blockade denn er hat ja gar keinen. Das Problem besteht doch darin,

aufrechterhalten haben, sondern sie haben als Vorbedin- dass Sie nie verhandeln können, wenn der andere nicht

gung für diese Verhandlungen die Blockade abgebrochen, verhandeln will. Das ist ein politisches Problem, das hat

fast bevor sie richtig Wirkung gezeigt hat. Das ist nicht der weder mit Finanzen noch mit etwas anderem zu tun.

Weg, um diese Probleme zu lösen. Die Ausländer, alle uns umgebenden Staaten, lassen es sich

Herr Leuenberger hat in bekannt gekonnter Art und Weise doch nicht gefallen, dass die kleine, vor Wohlstand über-

seinen Spott über diese Angelegenheit ergossen. Er hat in quellende Schweiz mit der Begründung «unsere Bundes-

einem gewaltigen Rundumschlag fast alles und jedes, fast kasse ist im Umfang von 150 oder 200 oder 500 Millionen

alle und jeden lächerlich gemacht, der in dieser Sache defizitär» hingeht und allen anderen vorschreibt, was im

interveniert. Herr Leuenberger, ich gratuliere Ihnen zu Ihrer Nabelpunkt der Europäischen Gemeinschaft künftig rech-

artistischen Fähigkeit, diese Sache als Komödie darzustel- tens sein soll. (Präsident: Sie müssen zum Schluss

len. Leider hat diese ganze Angelegenheit aber auch eine kommen.)

tragische Seite, und die gibt mir wesentlich mehr zu denken: Hier muss der Bundesrat einschreiten und handeln. Er hat

Es wäre des «Schweisses der Edleren» weit würdiger gewe- heute kein einziges Wort davon gesagt, was er machen will.

sen, wenn Sie das ganze Problem angepackt hätten. Ich Es gibt die Verfassungsgrundlage, es gibt den Absatz 5. Der

habe vermisst, dass Sie-immerhin als Gewerkschaftsvertre- Bundesrat hat die Möglichkeit, auf dem Gesetzgebungs-

ter - nicht ein einziges Wort dazu gesagt haben, dass hier wege aufzuheben, was wir uns alle gemeinsam eingebrockt

sehr viele Arbeitsplätze in Gefahr stehen. Wir haben unge- haben. Tut endlich etwas Tapferes; die Verfassung macht es

fähr 8000 Lastwagenunternehmer, 8000 Fahrzeuge, die dau- möglich! Leider fehlt die Zeit, hier noch Ideen zu entwickeln.

ernd im Ausland tätig sind. Damit sind 12000 Arbeitsplätze Aber der Bundesrat kann nicht gebannt wie der «Chüngel»

verbunden. Das Speditionsgewerbe ist selbstverständlich vor der Schlange zittern und nichts machen, mit Berufung

20. März 1985 N 663 Schwerverkehrsabgabe

auf den Volkswillen, der diesen Scherbenhaufen nicht qu'on propose des mesures interventionnistes pour venir au

gewollt hat. secours de l'économie menacée et, simultanément, on met

en péril de nombreuses entreprises et les postes de travail

Graf: Anders als für Herrn Leuenberger ist für mich völlig qui en dépendent.

klar, dass der Bundesrat die negativen Begleiterscheinun- La situation étant connue est devenue intenable. Il convient

gen der Schwerverkehrssteuer zur Kenntnis nehmen muss. de prendre sans tarder les mesures qui s'imposent en se

Täte er dies nicht, wäre das Vogel-Strauss-Politik und unse- référant à l'article 17, 5" alinéa, qui a déjà été mentionné

rer Landesregierung nicht würdig. Die Retorsionsmassnah- souvent ce matin, et de s'attaquer non pas aux consé-

men des Auslandes dürfen nicht einfach nicht oder bloss mit quences, mais à la cause et, dans un premier temps, de

einem Achselzucken zur Kenntnis genommen werden. Zwar suspendre l'encaissement de la taxe, d'informer objective-

haben die Gegner der Schwerverkehrssteuer - ich zählte ment les citoyens et, si nécessaire, d'organiser une nouvelle

mich dazu - im Abstimmungskampf mit Nachdruck auf die consultation populaire. Les transporteurs ne roulent pas

Möglichkeit von Retorsionsmassnahmen hingewiesen. Man pour le plaisir d'encombrer les routes, ils sont tous les jours

hat das seitens der Befürworter in Abrede gestellt oder au service de l'économie et de la société tout entière.

bagatellisiert. Nun haben wir die Bescherung.

Der Bundesrat ist meines Erachtens aber trotzdem gut bera-

Weber-Schwyz: Ich muss Ihnen offen gestehen, dass die

ten, wenn er bei der Schwerverkehrssteuer bleibt, bis ein

Antwort und die Begründungen des Bundesrates zu dieser

anderer Volksentscheid vorliegt. Darüber hinaus aber müss-

Schwerverkehrsabgabe enttäuschend ausgefallen sind.

te er meines Erachtens die Kosten, die durch die Retorsions-

Man hat fast den Eindruck, als wollte sich der Bundesrat in

massnahmen zusätzlich entstehen, dem Transportgewerbe

einer Selbst-Einnebelungsaktion von den Grundproblemen

zurückerstatten.

absetzen. Machen wir uns doch nichts vor, wenn wir selber

Es kann diesem Gewerbe nicht zugemutet werden, dass es

nicht mehr an die These der Abgabe glauben, aber dem

zu den anderen Belastungen - zum Beispiel seit Jahresbe-

Ausland einzureden versuchen, unsere Gebühr sei trotz

ginn auch die zweite Säule - noch diese neuen, sehr massi-

allem keine Steuer. Wenn man aus einer immer gut infor-

ven Kosten trägt. Für viele Unternehmungen, die bis jetzt

mierten Wochenzeitung entnimmt, der Unterhändler des

noch einigermassen gesund waren, müsste dies den Ruin

Bundesrates betrachte seine Mission als gescheitert, so ist

bedeuten.

der Zeitpunkt gekommen, die diplomatische Phase abzu-

Ich sehe das doch etwas anders als Herr Bundesrat Stich.

schliessen. Es ist endlich politisch zu handeln, statt sich

Ich vermisse denn überhaupt in der Antwort des Bundesra-

über départementale Zuständigkeiten zu streiten.

tes jegliche Flexibilität. «Zeigen Sie doch etwas Herz», hat

Es geht auch nicht um Schuldzuschiebungen. Ich vertrete

HerrAliesch hierausgerufen, und ich schliesse mich ihm an.

die Auffassung, wie sie Kollega Blocher geäussert hat: Wir

Unterschätzen Sie nicht - gerade Sie als Finanzminister-

alle, sämtliche parlamentarischen Gremien glaubten an eine

die Bedeutung eines gesunden Mittelstandes und vor allem

glorreiche Lösung. Ich war zwar ein Gegner der Schwerver-

eines gesunden Gewerbestandes für unsere Wirtschaft und

kehrsabgabe, aber diese Verantwortung haben wir nun zu

deren Widerstandskraft. Das Gewerbe ist bis jetzt ohne

tragen; wir haben diese Vorlage erlassen. Gestehen wir

Staatskrücken ausgekommen, und es ist stolz darauf. Regle-

doch ein, dass wir im Übereifer ins Offside gelaufen sind.

mentieren und belasten Sie es nicht zuschanden!

Suchen wir gemeinsam nach besseren Lösungen! Es soll

ein Ende haben mit der sonderbaren Geheimnistuerei, die in

M. Rime: Ceux qui enseignent le droit fiscal prétendent,

den letzten Monaten um sich gegriffen hat.

sans ironiser, qu'il y a de bons et de mauvais impôts. Les

Es war die Rede vom Respekt vor dem Volkswillen, vor dem

bons devraient correspondre à deux critères principaux:

Volksentscheid. Ich stehe dazu. Das Volk wollte einen

premièrement être équitables et secondement être faciles à

Zustupf in die Bundeskasse. Es wollte aufgrund der ver-

percevoir. On savait que la redevance sur les poids lourds

meintlichen Unterdeckung derStrassenrechnung dafür sor-

serait inéquitable puisqu'elle frapperait indifféremment les

gen, dass die Eigenwirtschaftlichkeit erreicht werde. Eine

véhicules roulant 10000 kilomètres par an et ceux qui en

eigenwirtschaftlichen Strassenrechnung soll unser Ziel sein.

font 100000 sur nos routes. Il en était de même pour les

Nur sollte der Bundesrat endlich für Transparenz in diesem

véhicules spéciaux et ceux qui travaillent sur les chantiers

eidgenössischen Versteckspiel sorgen. Hüten wir uns vor

alors qu'ils n'utilisent que très rarement le réseau routier.

blauäugigen Hochrechnungen.

Mais la redevance poids lourds devait surtout être insuppor-

Wie soll es weitergehen? Selbst wenn alle internationalen

table pour les entreprises qui roulent en permanence à

Verhandlungen zu einer Lösung auf der tarifarischen Ebene

l'étranger et qui paient néanmoins des impôts déjà impor-

führen sollten, sind wir nicht vor nichttàrifarischen, sprich:

tants en Suisse.

technischen Schikanen geschützt. Wir wissen um

Quant à la facilité de perception, les réactions et les mesures bestimmte Tendenzen aus der EG-Küche. Wir haben in der

de rétorsion, dont on a suffisamment parlé ce matin, démon- ganzen Diskussion noch eine weitere Pflicht: den Respekt

trent amplement qu'on avait minimisé les difficultés. On sait zu wahren vor einer bedeutenden Gewerbegruppe, die in

aussi que les impôts les meilleurs sont ceux qui sont payés der Schweiz und im Ausland weit über 100 000 Beschäftigte

par les autres. On pensait donc qu'une part importante des zählt. Hier geht es nicht nur um Interessenlobby. Es mag

recettes serait fournie par les camionneurs étrangers. C'est sein, dass die Gruppe von Herrn Clivaz einen besseren

d'ailleurs sur cette information erronée que le peuple avait Organisationsgrad aufweist als diese Arbeitnehmer; aber

voté. Or, il a fallu se contenter d'une taxe journalière symbo- auch diesen Arbeitsplätzen gebührt unsere Sorge.

lique de 15 francs qui exige néanmoins des frais administra- Suchen wir nach neuen Wegen, erstellen wir ein Ausweich-

tifs et l'immobilisation de convois à la frontière, convois qui dispositiv! Hierzu ist der Vorschlag Villiger ein Weg. Er

coûtent plus de 100 francs à l'heure. C'est ridicule! Les plus sichert dem Bund die erhofften Mittel, er ist ein gangbarer

fervents partisans de la taxe croyaient aussi que les trans- Weg. Sorgen wir dafür, dass wir am Ende des Jahres nicht

porteurs pourraient sans autre la reporter sur leurs clients, überzählige Formulare in den Schränken haben, überzäh-

ce qui n'est pas le cas. Ce ne sont donc pas seulement les lige Funktionäre und halbleere Kassen.

entreprises de transport qui sont touchées, mais toutes les Hüten wir uns davor, dass die ungeschickt angelegte

entreprises qui ont recours à leurs services. Cette façon de Schwerverkehrssteuer nicht als Topfkollekte endet.

faire devait provoquer des augmentations de tarifs routiers

qui auraient permis aux chemins de fer d'en faire autant à

leur tour. On est en pleine contradiction puisque, par ail- Bonny: Ich möchte mit einem Zitat von Herrn Bundesrat

leurs, on instaure le contrôle des prix pour juguler l'inflation Stich beginnen. Er hat am 12. März 1984 in der Fragestunde

et protéger le consommateur. L'incohérence est aussi écla- auf eine Frage unseres Kollegen Müller-Aargau folgendes

tante lorsqu'on propose simultanément d'abaisser massive- gesagt: «Nach der Auffassung des Bundesrates haben

ment les tarifs des chemins de fer. Incohérence aussi lors- unsere Nachbarstaaten weder Grund noch die Absicht,

Redevance sur les poids lourds 664 N 20 mars 1985

Retorsionsmassnahmen gegen unsere Verkehrssteuern zu in der Kompetenz des Bundesrates. Ich möchte den Bundes-

treffen.» rat einladen, diese Frage doch noch gründlicher zu prüfen.

Ich möchte - nachdem verschiedene Redner, denen ich Ich schliesse selbstkritisch und vielleicht etwas sarkastisch

mich durchaus anschliessen kann, bereits auf die ausseror- mit einem alteidgenössischen, nicht sehr schönen Grund-

dentlich schweren Folgen, welche diese Situation für unser satz: Nach begangener Tat hält der Schweizer Rat!

Transportgewerbe in der Schweiz hat, hingewiesen haben -

bereits Gesagtes nicht noch einmal wiederholen. Ich will Flubacher: Ich habe der Diskussion zwischen Herrn Feigen-

mich in meinem Votum vor allem auf zwei Aspekte konzen- winter und Herrn Leuenberger amüsiert zugehört. Es wäre

trieren: auf den internationalen Aspekt und auf die Frage Material vorhanden, um das Cabaret Cornichon wieder auf-

eines allfälligen Moratoriums. leben zu lassen, wobei Sie selbst aktiv mitmachen könnten.

Wir müssen uns bewusst sein, dass sehr wahrscheinlich der Nun aber keine Witze.

Schaden, den wir zurzeit durch diese unglückliche Übung Die Problematik bereitet mir tatsächlich Sorgen. Sorgen

erleiden, bezüglich des internationalen Ansehens unseres macht es mir, weil da ein Hass vorhanden ist, der Hass

Landes noch grösser ist als in finanziell-wirtschaftlicher Schiene-Strasse, der heute morgen wieder deutlich zum

Hinsicht. Das ist sehr bedauerlich. Ausdruck gekommen ist. An der heutigen Situation sind

Hier möchte ich auf einen sehr interessanten Parallelfall nicht die Lastwagenchauffeure oder -eigentümer schuld. In

hinweisen - ein Geschäft, in einem anderen Gebiet, das aber den fünfziger Jahren wollte die Generaldirektion der PTT mit

ähnlich strukturiert war -, der sich in der vergangenen dem Lastwagengewerbe zu m Beispiel die Fragen des Stück-

Legislaturperiode zugetragen hat. Wir haben bekanntlich gutes und der Langstreckentransporte regeln. Das wäre

die neue Arbeitslosenversicherung auf den 1. Januar 1984 möglich gewesen. Es ist gescheitert an der Opposition der

eingeführt. Dort stellten sich ebenfalls sehr schwierige Pro- Gewerkschaften. Das lässt sich genau beweisen. Damals

bleme mit unseren fünf Nachbarstaaten, weil die Grenzgän- hätten die SBB noch aus der Position der Stärke heraus

ger in der Schweiz die volle Arbeitslosenversicherungsprä- verhandeln können.

mie zahlen, wir aber dem ausländischen Nachbarstaat Wir haben in der Kommission betreffend Autobahnvignette

zumuten, dass er das Risiko für die Vollarbeitslosigkeit mit der Verwaltung lange Zeit wegen der Bussen und wegen

abdeckt (die Teilarbeitslosigkeit dagegen ist bei uns der Kann-Formel gerungen. Sie wollte die Muss-Formel, sie

gedeckt). Warum erzähle ich das hier? Weil in jenem Fall ein wollte Bussen sehen und hat uns gesagt: Wenn es dann halt

klares Konzept ausgearbeitet wurde. In den Jahren 1978 und nicht geht, müssen wir trotzdem Bussen einführen. Man hat

1979 wurden Staatsverträge abgeschlossen, bevor das neue dann eine Busse von 100 Franken festgesetzt, bevor man

Gesetz in Kraft gesetzt wurde, und zwar mit Italien, Frank- irgendwelche Anzeichen hatte, dass Bussen zur Durchset-

reich, Österreich und dem Fürstentum Liechtenstein; mit zung dieser Massnahmen nötig sind. 100 Franken Busse für

der Bundesrepublik Deutschland war es im Jahre 1982. Der einen Vignettensünder sind zu hoch. Ich habe den Polizei-

Ratifikation dieser Verträge haben die eidgenössischen Räte staat Schweiz nicht sehr gern, ich sage es ganz offen. Sie

vor dem Inkrafttreten zugestimmt. Ein fast unglaublicher können nicht alles mit Bussen regeln, wir müssen auch

Zufall will es, dass es auch in diesem Gebiet mit Deutsch- noch aufklären können.

land einen Staatsvertrag aus dem gleichen Jahre 1928 gab, Nun spricht man von Strukturveränderungen im Lastwagen-

und ich kann Ihnen versichern, dass diese Verhandlungen gewerbe, die nun einmal über die Bühne gehen müssten.

sehr schwierig, aber korrekt waren. Aber am I.Januar 1984 Sagen Sie das diesen Tausenden von Einzelunternehmern,

war das Paket geknüpft, und wir haben seither auf diesem die sehr, sehr schwer arbeiten. Ich glaube, es ist etwas billig

heiklen Gebiet keine Probleme mit unseren Nachbarstaaten und auch verantwortungslos, wenn man meint, man könnte

gehabt. über diese Bussenaktionen im Ausland, wenn man diese

Ich ziehe aus dieser ganzen Übung, international betrachtet, Gebühren nicht zurückbezahlt, eine Strukturveränderung

zwei Lehren: Die erste ist eigentlich eine Selbstverständlich- durchführen.

keit: dass man nämlich bei solchen Geschäften die bilatera- Ich hätte auch keinen Diplomaten nach Bonn geschickt. Mit

len Absprachen treffen muss, bevor das Geschäft in Kraft den Deutschen muss man mit harten Bandagen kämpfen:

gesetzt wird. In dem Sinn - ich kenne Herrn Botschafter Im Dezember machte ich eine dringende Interpellation; ich

Lévy als ausserordentlich tüchtigen schweizerischen Unter- hätte ihnen den Leopard-Auftrag und andere Aufträge

händler - würde ich hier die Behauptung wagen, ohne den gestoppt. Wir sind ja kein EG-Land, wir sind ein EFTA-Land.

Auftrag genau zu kennen - man spricht ja etwas verschämt Diese Aufträge hätte ich an EFTA-Länder vergeben. Dann

von einer Aufklärungsaktion und nicht von einer Mission -, wären die Deutschen in Bern angetreten!

dass er einen unmöglichen Auftrag erhalten hat. Nun sagt man, man sollte diese Übung ausser Kraft setzen.

Die zweite Lehre, die ich ziehen möchte, und da teile ich die Ich bin grundsätzlich dagegen, dass wir irgendwie auf dem

Auffassung meines lieben Freundes Lüchinger nicht ganz, Vollmachtenweg diese vom Volk beschlossenen Abgaben

ist folgender: Es ist so - man hat multilateral zwar immer ausser Kraft zu setzen versuchen. Wenn schon, muss eine

wieder orientiert, aber Sie können bilaterale Schwierigkei- neue Volksabstimmung stattfinden. Wo ich aber hart bin,

ten nicht auf dem Weg über multilaterale Institutionen lösen. das ist in der Sache in bezug auf die Rückerstattung dieser

Das ist wie im Geschäftsleben. Wenn Sie einen Vertrag mit Bussen im Ausland. Es handelt sich nämlich nicht um

jemandem haben, müssen Sie mit ihm direkt verhandeln, um Gebühren, sondern um Bussen, um dem Schweizer Trans-

ihn zu ändern, wenn Sie irgendwelche Änderungen vorneh- portgewerbe im Ausland den Verleider zu machen. Ein

men wollen. Sie können nicht irgend einem Berufsverband Kleinstaat muss sich nicht einfach immer unterziehen.

bekanntgeben, Sie hätten jetzt andere Absichten. Das wollte Nun aber zu diesen Strafmassnahmen; nehmen wir den

ich zum Internationalen sagen. Kanton St. Gallen: Ich finde es eine Gemeinheit, dass man

Nun noch wenige Worte zur Frage des Moratoriums. Im einem Lastwagenchauffeur, der seinen Wagen an einem Ort

Vorstoss von Herrn Kollege Villiger wurde die Frage aufge- abstellt, wo er es nicht dürfte, die Fahrbewilligung - also

worfen, ob die Belastung ausländischer Lastwagen für eine seine Arbeitsgrundlage - entziehen will. So weit dürfen wir

begrenzte Zeit zu sistieren wäre. Dazu möchte ich ganz kurz nicht kommen. Wir sind schliesslich noch in einer Demokra-

sagen, dass in der schriftlichen Antwort des Bundesrates auf tie. Ich bitte den Bundesrat, dafür zu sorgen, dass solche

diese Problematik gar nicht eingegangen wird. Es geht nicht Lausbubenmethoden nicht Schule machen.

darum, ob es sich um eine MUSS- oder um eine Kann- Herr Leuenberger hat vom Druck der Strasse gesprochen.

Vorschrift handelt, dass man sowohl die in- und ausländi- Wissen Sie, Herr Leuenberger, es ist immer zweierlei, woher

schen Motorfahrzeuge erfassen muss, sondern es geht der Druck dieser Strasse kommt: Als der Druck der Strasse

darum, ob wir nicht eine Verschnaufpause ins Auge fassen in Zürich kam, hatten Sie keine so grosse Abneigung dage-

sollten, um Zeit zu gewinnen für echte Verhandlungen. Eine gen, wie ich selbst festgestellt habe (Leuenberger

Sistierung, ein Moratorium, gehört ins Vollzugsrecht; man Moritz: Das lasse ich mir nicht gefallen!). Ich glaube, das

würde vorübergehend den Vollzug sistieren, und das steht darf auch einmal gesagt werden! Ich habe vom Druck der

20. März 1985 N 665 Schwerverkehrsabgabe

Strasse nichts gehört. Ich muss Ihnen ganz offen sagen: Ich sons. Le postulat que j'ai présenté, il y a quelques jours, sur

bin dagegen, dass man mit Blockaden protestiert. Ich habe l'incidence de la taxe des poids lourds traite justement de

dieser Vorlage zugestimmt. Ich habe sie vertreten helfen. cette situation franchement intolérable. La taxe n'est pas,

Aber ich bin enttäuscht, wie wenig man nun tut, um eine comme prévue à l'origine, une taxe d'utilisation. Elle est bel

vernünftige Lösung zu finden, obschon wir irgendwie in der et bien une taxe fiscale. Pour résumer la situation, on peut

Tinte sitzen. simplement constater que cette taxe n'a pas seulement

Ich möchte Herrn Leuenberger fragen, wer die Deutschen provoqué des mesures de rétorsion de la part des Etats

aufgefordert hat, für die Schweiz die Strassen zu blockie- voisins, mais encore ses effets sur la caisse fédérale ont été

ren? Das wäre auch eine Antwort wert. fort peu sensibles. Etes-vous déjà en mesure, Monsieur le

Conseiller fédéral, de nous donner une prévision sur l'entité

Präsident: Herr Leuenberger wünscht eine persönliche financière 1985 à propos de cette redevance? Je suis per-

Erklärung abzugeben. suadé que l'on risque d'entendre des chiffres surprenants et

en même temps assez décevants! Le peuple doit être exacte-

Leuenberger Moritz: Herr Flubacher, hätten Sie vielleicht ment informé des erreurs d'appréciation de ce Parlement,

die Gnade, mir zuzuhören? Ich hatte auch die Pflicht, Ihnen ainsi que du Conseil fédéral. Nous devons sortir de l'im-

zuhören zu müssen. Ich lasse mir diese eine Behauptung passe, élégamment certes, mais sans trop perdre de temps,

nicht gefallen, es sei von meiner Person damals gegen den car on a beaucoup tardé et les erreurs commises nous

Druck der Strasse in Zürich nichts unternommen worden coûtent déjà bien cher!

und weise Ihren Vorwurf schärfstens zurück.

Eines geben Sie aber zu, wenn Sie so argumentieren: dass Nebiker: Ich trage natürlich als seinerzeitiger Kommissions-

die beiden Ereignisse - nämlich was damals in Zürich präsident auch Mitverantwortung für die Schwerverkehrsab-

geschah und was jetzt mit Blockaden geschieht - dasselbe gabe, und ich stehe noch heute dazu - vielleicht im Gegen-

sind; das haben Sie hier somit eingestanden. Ich fordere Sie satz zu verschiedenen Kollegen. Ich möchte aber nicht auf

daher auf, dieselben Massnahmen gegen die jetzigen Straf- die persönlichen Angriffe eintreten, die hier zum Teil vorge-

täter zu unterstützen, wie Sie sie damals in Zürich forderten. tragen wurden. Ich hatte damals in diesem Rate eindeutige

Kommissionsentscheide zu vertreten; das ist schliesslich die

M. Pini: Si l'on pouvait remettre dans le coffre cette taxe Pflicht eines Kommissionspräsidenten.

sans plus la ressortir, je pense que chacun, y compris le Ich möchte auch Vorwürfe zurückweisen, dass damals bei

Conseil fédéral, en serait heureux. Notre Parlement, bien den Beratungen die Dinge oberflächlich behandelt worden

plus que le Conseil fédéral, a commis involontairement de seien. Wir haben uns bekanntlich intensiv mit allen Interes-

graves erreurs dans l'élaboration de son projet de redevance sierten auseinandergesetzt, auch mit den Leuten vom Trans-

sur les poids lourds. Si l'on ajoute à ces dernières une portgewerbe. Wir sind auf alles eingetreten, sogar auf Vor-

certaine vision «en rosé» de leurs conséquences, on s'aper- schläge aus dem Kreise des Transportgewerbes selber (mit

çoit que l'on a cuisiné aujourd'hui une véritable «frittata» der pauschale Abgabe). Wir sind jetzt trotzdem überrascht

avec pas mal d'œufs cassés! Il faut sortir de là si possible par über die massiven Reaktionen aus dem Ausland.

la grande porte! Ceci signifie qu'il faut tout d'abord informer Gestatten Sie mir, dass ich noch kurz zurückblende auf die

l'opinion publique sur nos erreurs et sur leurs graves consé- seinerzeitige Ausgangslage. Wir sind von der ungedeckten

quences financières sur les services de notre trafic routier Strassenrechnung ausgegangen. Wir haben eine Abgabe

dont dépend notre économie par le biais de ses transports nach dem Verursacherprinzip beschlossen. Diese Grund-

extérieurs. Leurs conséquences sont tout autant négatives lage gilt auch heute noch. Daran hat sich nichts geändert.

en ce qui concerne nos rapports avec les Etats voisins; ceci Nach der neuesten offiziellen Strassenrechnung (1982) des

signifie que notre image politique sur le plan extérieur vient Statistischen Amtes beträgt der Eigenwirtschaftlichkeits-

de se ternir. Le prix que nous payons aujourd'hui pour cette grad der Strasse 80,7 Prozent. Der Schwerverkehr allein

malheureuse expérience est déjà à mon avis trop élevé. «Il weist eine Unterdeckung von 235 Millionen Franken auf. Die

santo non vale la candela», dit un dicton tessinois; finale- Unterdeckung des ausländischen Schwerverkehrs ist

ment, il faudra bientôt avoir le courage de renverser une besonders krass; sie ist in dieser Strassenrechnung nicht

situation que la raison, au vu des erreurs commises, ne ausgewiesen, aber bekanntlich tragen ja die ausländischen

saurait plus admettre. Fahrzeuge auf den inländischen Strassen überhaupt nichts

A mon avis, il existe des solutions de rechange, celles-ci zur Deckung der Stassenkosten bei, weil sie wegen den

devant bien entendu rester dans les limites du droit. Dans höheren Dieselölabgaben nicht in der Schweiz tanken.

ses réponses aux interventions personnelles en discussion, Man muss zugeben: das stellten wir auch damals fest, dass

le Conseil fédéral admet que, actuellement, il n'est pas en in bezug auf die Strassenrechnung eine Unsicherheit

mesure d'évaluer toute l'étendue des effets négatifs cons- besteht. Sie war in Überprüfung und ist es leider heute noch.

tatés. On se trouve donc actuellement dans une impasse mal Aus diesem Grund unter anderem haben wir eine pauschale

éclairée et notre vision de l'avenir de ce fait est bien obs- Abgabe beschlossen, die die ausgewiesene Unterdeckung

cure! Voilà qui est profondément décevant! Une seule chose bei weitem nicht deckt, eine Abgabe, welche pauschal etwa

est claire, c'est le surplus que doivent payer aujourd'hui les 120 Millionen bringen sollte; dabei wurde schon damals

services de notre trafic routier de marchandises, du fait des eine Unterdeckung von rund 200 Millionen Franken festge-

rétorsions étrangères. On peut aussi en toute certitude stellt.

constater le déséquilibre que cette malheureuse taxe a créé Es ist bedauerlich, dass wir heute noch nicht über gesicher-

à l'intérieur du pays, en ce qui concerne l'inégalité de tere Grundlagen verfügen. Die Diskussion im Inland wäre

traitement des transporteurs à courte et à moyenne distance mit weniger Emotionen verbunden, und auch die Verhand-

face aux transporteurs professionnels à longue distance. lungen im Ausland hätten natürlich bessere Grundlagen und

Vous n'ignorez pas, Monsieur le Conseiller fédéral, que le mehr Aussicht auf Erfolg, wenn diese überprüfte Strassen-

trafic lourd local ne peut être comparé du fait de l'intensité rechnung nun endlich vorliegen würde. In dem Sinne

même de ses services de transport, au trafic lourd à longue möchte ich die Begehren unterstützen, dass man vorwärts

distance. Ainsi, certains autocars n'atteignent pas les deux machen soll. Meiner Meinung nach wäre eine Schwerver-

cents jours de mise en service par année. Ce .qui signifie que kehrsabgabe, wären Strassenverkehrsabgaben nicht

la taxe forfaitaire qu'ils acquittent se transforme alors en un berechtigt, wenn die Rechnung ausweist, dass die Kosten-

coût fixe, quotidien et irrécupérable. Pour l'économie des deckung besteht.

petites et moyennes entreprises de transport locales et Zur Frage Steuer oder Gebühr: Wir haben uns bei den

régionales, le système actuel de redevance de la taxe est Kommissionsberatungen und bei den parlamentarischen

tout simplement une injuste pénalisation qui vient s'ajouter Beratungen nicht sehr stark darüber ausgelassen. Es ist an

à une période d'inactivité des autocars. Ce n'est qu'un sich auch müssig, heute darüber zu diskutieren. Die Diskus-

exemple parmi tous ceux, quotidiens, que nous connais- sion kam namentlich deshalb auf, weil ein Parteigutachten

84-N

Redevance sur les poids lourds 666 N 20 mars 1985

der IRU, des Internationalen Strassenverkehrsverbandes, tralità, sostenuti dalla volontà popolare, per delle pressioni

behauptet, es sei eine Steuer. Aber das ist ein Parteigutach- che vengono dall'estero; non pressioni diplomatiche o poli-

ten! Das Parlament hat eine Abgabe beschlossen, ohne zu tiche, ma pressioni corporative, della corporazione degli

definieren, ob es eine Steuer oder eine Gebühr sei. Eine autotrasportatori. Dov'è la dignità nazionale, collega Pidoux

Abgabe nach dem Verursacherprinzip ohne Zweckbindung, e collega Blocher?

haben wir beschlossen. Die fehlende Zweckbindung bedeu- Addirittura l'onorevole Blocher, che teme le interferenze di

tet nun keineswegs, dass es sich um eine Steuer handelt. una organizzazione come l'ONU nella nostra sfera d'autono-

Wir kennen bekanntlich Steuern mit Zweckbindung, wir mia legislativa, invita a rivolgersi ai giudici stranieri: incredi-

kennen auch Gebühren mit Zweckbindung. Die Zweckbin- bile! Se è una commedia, on. Feigenwinter, è una tragico-

dung ist ein sekundäres Merkmal einer Abgabe. Wir haben commedia, e inscenata dalla destra.

eine Abgabe nach dem Verursacherprinzip beschlossen, Ieri, per Kaiseraugst, era questione di rispetto della volontà

weil die Kosten nicht gedeckt sind. Darin liegt der Gebüh- popolare. Oggi, se ho capito il collega de Chastonay e chi

rencharakter. sostiene la sua mozione, questo rispetto potrebbe essere

Ausgegangen sind wir allerdings auch von Motionen unse- anche relativo, o flessibile, o a uso interno. Nei giorni pari

res Rates, die auch Sie mitüberwiesen haben, aus finanzpo- comanda il sovrano, nei giorni dispari spadroneggia Mac-

litischen Überlegungen sei die Strassenrechnung auszuglei- chiavelli e la furbizia politica. Come si fa, on. Frey, a senten-

chen. Der Ursprung liegt also bei den Bundesfinanzen. Das ziare se- il popolo era informato a sufficienza per non sba-

haben wir im Abstimmungskampf immer wieder festgestellt. gliare? Solo Macchiavelli e Guicciardini sospettavano del-

Wir haben gesagt, man soll das Geld dort verlangen, wo l'intelligenza del popolo!

Kosten entstehen: bei der ungedeckten Strassenrechnung. Ieri, al Consiglio degli Stati, il sistema di voto popolare era

In diesem Sinne haben die Verkehrsabgaben auch einen perfetto, inutile ogni riforma. Oggi, qui, si pretende che il

finanzpolitischen Ursprung, aber nur im Rahmen der popolo vota senza sapere. Ma dov'è la coerenza, onorevoli

Kostenunterdeckung. Nur dort sind sie gerechtfertigt. colleghi?

Noch kurz zu den Retorsionsmassnahmen. Im Rate kamen Con la volontà popolare non si scherza, altrimenti esiste una

sie seinerzeit nur wenig zum Ausdruck, auch bei der Abstim- tassa da pagare, cioè quella dell'assenteismo e del disinpe-

mung. Es wäre an den Gegnern gewesen, nun diese Fragen gno politico. Non dimenticate che il 10 marzo a votare è

ausdrücklich auf den Tisch zu legen. Sie haben das zum Teil andato il 33 percento. Ciò significa che su ogni 3 aventi

gemacht, aber das hat offenbar nicht verfangen. Die Gegner diritto 2 sono rimasti a casa. Il coraggio politico, collega

haben ja genügend Mittel eingesetzt. Unserer Meinung nach Spalti, significa rispettare e far rispettare le decisioni popo-

sind diese Retorsionsmassnahmen ungerechtfertigt. Wir lari.

haben ganz bewusst eine Abgabe beschlossen, welche die Il gruppo socialista ringrazia il Consiglio federale per la

Ausländer nicht diskriminiert. Das war der Grundsatz. Inlän- risposta esauriente e documentata, inflessibile senza essere

der und Ausländer müssen genau gleich viel bezahlen, und ottusa. Il negoziato internazionale non è escluso, ma il

zwar geht es hier noch einmal um eine Bezahlung nach dem cedimento di fronte alle pressioni, quello no! Questa è

Verursacherprinzip. Die Schweiz wurde da meiner Meinung l'unica strada praticabile, collega Aliesch, questa è la linea

nach zu Unrecht zum Prügelknaben der europäischen Stras- del negoziato ambasciatore Lévy, che vedo con piacere

senverkehrsverbände. seguire il nostro dibattito dalla tribuna.

Es ist interessant, dass bei den offiziellen Orientierungen Il consigliere federale Stich, nelle conclusioni della sua

der Staaten, der Verkehrsminister, der Finanzminister usw. comunicazione, precisa che si tratta di una misura di politica

von Retorsionsmassnahmen nicht die Rede war. Schon im dei trasporti e non di politica finanziaria. Questa versione è

weiten Vorfeld wurde ja orientiert. Ich persönlich war beim stata messa in dubbio a questa tribuna. Vi vorrei ricordare

Verkehrsausschuss des Europäischen Parlamentes dabei. un fatto di cui non s'è parlato, colleghi: Si accennò a una

Dort war keine Rede von Retorsionsmassnahmen, sondern tassa camionale quando si cercarono nuove entrate per le

man zeigte im Gegenteil Verständnis für den schweizeri- finanze federali. Furono «ripescate» questa tassa e il con-

schen Standpunkt (Präsident: Herr Nebiker, Sie müssen trassegno autostradale quando la maggioranza, contro il

zum Schluss kommen ...), dass uns nicht zugemutet wer- parere del Consiglio federale, della Banca Nazionale e della

den kann, übrigens auch den Österreichern nicht, Europa Commissione federale delle banche, scartò la tassazione

die teuren Alpentransversalen kostenlos oder nicht kosten- delle operazioni bancarie, degli averi fiduciari in particolare.

deckend zur Verfügung zu stellen. Das wurde schliesslich Se si tratta di misura fiscale, ricordino colleghi, che loro

anerkannt, und deshalb wurde auch Verständnis gegenüber l'hanno voluta. Così come se la tassa camionale non corri-

den Abgaben in der Schweiz aufgebracht. Ich bin nun der sponde agli interessi degli autotrasportatori svizzeri, la

Meinung, dass durch harte und intensive Verhandlungen colpa è loro, poiché la soluzione addottata l'hanno scelta gli

diese Retorsionsmassnahmen abgebaut werden sollen und autotrasportatori. È vero, collega Pini, che gli autotrasporta-

können, wenn wir gegenüber dem Ausland mit der nötigen tori ticinesi non sono contenti. Ma i ticinesi delle valli

Entschlossenheit auftreten. Wir haben unsere Argumente im devono vivere von 100 camion che ogni ora transitano sulla

Ausland genauso, wie wir unsere Argumente für die Einfüh- strada del San Gottardo, un pericolo non solo per la viabilità,

rung der Abgaben im Inland hatten. ma per la vitabilità.

Non si può «parlare verde» come abbiamo fatto qui e buttare

M. Robbiani: Au nom de la majorité du peuple suisse et de fuori gas tossici, non si può inquinare la democrazia man-

ses institutions démocratiques, le groupe socialiste déclare cando di rispetto alla volontà popolare.

accorder sa complète confiance au Conseil fédéral dans la

question de la redevance sur le trafic des poids lourds. Il lui

demande de rester ferme dans le respect de la volonté Kühne: Die Emotionen sind ziemlich hochgegangen, und

populaire et de l'Etat de droit. Karl Flubacher ist das Temperament durchgebrannt.

Personnellement, j'invite les représentants des partis gou- Obwohl er mir persönlich nicht unsympathisch ist, hat mich

vernementaux à faire preuve du sens des responsabilités si eine seiner Äusserungen etwas geschockt. Er hat davon

l'on veut être crédible dans la difficile tâche de gouverner ce gesprochen, dass im Kanton St. Gallen im Zusammenhang

pays. Je remercie M. Nebiker d'avoir manifesté son sens des mit hängigen Administrativ- und Strafverfahren Spitzbuben-

responsabilités. methoden angewandt würden, der Bundesrat solle ein-

Su richiesta del collega Rebeaud continuo in italianol schreiten und zum Rechten sehen. Ich möchte in aller Form

II dibattito di stamane mi lascia stupito e strabigliato. Coloro, feststellen, dass wir die Rechtsmittel in unserem Kanton

come i colleghi Pidoux e Blocher, che sono contro l'ade- sicher richtig anwenden und dass die Leute, die in Straf-

sione della Svizzera all'ONU - poiché dobbiamo difendere la und Administrativverfahren einbezogen werden, die Rechts-

nostra autonomia, la nostra indipendenza, la nostra neutra- mittel bekommen werden. Der Bundesrat hat in keiner

lità - rinunciano all'autonomia, all'indipendenza e alla neu- Weise Anlass, hier einzuschreiten.

20. März 1985 N 667 Schwerverkeh rsabgabe

Bundesrat Stich: Zuallererst möchte ich mich recht herzlich gute Funktionieren des freien Verkehrs dieser Waren nach-

bedanken für die guten Ratschläge, die ich bekommen teilig auszuwirken.»

habe. Ich kann Ihnen versichern, dass meine Gemütsverfas- Sie sehen aus diesen Beispielen: man hat sich 1980 bereits

sung so gut ist, dass ich mich noch nicht als Kaninchen orientiert, und es wird klar, warum der Bundesrat in guten

fühle. Umgekehrt hat man gesagt, der Bundesrat sei zynisch Treuen annehmen durfte, hier werde nicht mit besonderen

gegenüber dem Lastwagengewerbe. Das kann man nicht Massnahmen zu rechnen sein. Der Bundesrat hat in dersel-

behaupten. Aber auf der anderen Seite ist es vor allem für ben Botschaft auf Seite 61 auch schon Stellung genommen

einen Finanzminister wahrscheinlich nicht sehr tunlich, zur Frage, was nach der Einführung der Schwerverkehrsab-

wenn er mehr Herz zeigt. gabe in Österreich passiert sei. Im Anschluss daran hat die

Verkehrsministerkonferenz in Belgrad im Mai 1979 eine

Ein wesentlicher Tenor in diesem Saal war heute die Frage:

Resolution verabschiedet, die unter anderem die Berück-

Wer ist schuld? Meines Erachtens ist das keine Frage. Es

sichtigung der folgenden Prinzipien enthielt: Die gleich-

geht nicht darum, Schuldige zu suchen oder darauf zu

massige Belastung der Verkehrsträger durch eine kosten-

verzichten, Schuldige zu suchen, sondern die entschei-

deckende Benützungsgebühr und nichtdiskriminierende

dende Frage ist: Passt eine Schwerverkehrsabgabe in die

Behandlung der nationalen und internationalen Transporte.

schweizerische Politik hinein? Ist sie in Ordnung, oder ist sie

Damals schon wollte man keine diskriminierenden Mass-

falsch? Ich glaube, ich habe mit der Stellungnahme des

nahmen. Aber gegen die Kostendeckung hatte man nichts

Bundesrates gezeigt und klarzumachen versucht, dass der

einzuwenden.

Bundesrat nach wie vor der Meinung ist, dass man eine

Die Frage, ob die Schwerverkehrsabgabe eine Steuer oder

koordinierte Verkehrspolitik verfolgen soll. Das bedeutet,

eine Gebühr sei, ist nach unserer Erfahrung und nach

dass jeder Verkehrsträger sei ne Kosten sei ber trägt, l nsof ern

Gesprächen mit dem Ausland nicht mehr von so grosser

ist diese Abgabe zweifellos richtig. Ein Verzicht darauf,

Bedeutung. Unter welchem Titel auch immer diese Abgabe

selbst wenn er möglich wäre, müsste zwangsläufig bedeu-

erhoben wird, ist es ganz selbstverständlich, dass sie in der

ten, dass wir auf diese Verkehrspolitik in Zukunft verzichten.

Strassenverkehrsrechnung als Anteil des Strassenverkehrs

Es würde zudem auch bedeuten, dass wir, obwohl wir nicht

zur Deckung seiner Kosten angerechnet wird. Damit ist

Mitglied der Europäischen Gemeinschaften sind, als Klein-

natürlich auch grundsätzlich der zweckbedingte Charakter

staat in Zukunft akzeptieren würden, dass andere die Ver-

der Abgabe klar; denn wird die Kostendeckung nicht

kehrspolitik in der Schweiz bestimmen. Ich glaube, das kann

erreicht, so müsste sie ja durch andere, zusätzliche Mass-

nicht der Wille des Bundesrates, des Parlamentes und des

nahmen erreicht werden. Nur weil das Finanzdepartement

Schweizervolkes sein. Deshalb gilt es, an dieser grundsätzli-

und der Finanzminister federführend sind, darf man nicht

chen Haltung nichts zu ändern.

annehmen, es handle sich um eine Steuer. Das wäre ein

Man hat gesagt, das Parlament, das Volk seien nicht genü- Trugschluss.

gend orientiert gewesen, insbesondere habe es sich nicht Man hat dargelegt, die ganze Übung habe dem Ansehen der

Rechenschaft gegeben über allfällige Massnahmen des Aus- Schweiz im Ausland geschadet. Persönlich bin ich nicht

landes. Ich möchte Ihnen hier aus einer sehr lesenswerten überzeugt davon; denn ich selber habe festgestellt, dass

Schrift, der Botschaft vom 16. Januar 1980, immerhin etwas auch das Ausland durchaus Verständnis dafür hat, wenn die

vorlesen, was sich allerdings auf eine leistungsbedingte Schweiz nicht grundsätzlich sowohl den Verkehr auf der

Abgabe bezieht, die uns zweifellos weniger Sorgen bereitet Strasse wie den Verkehr auf der Schiene aus Steuergeldern

hätte. Das ist ganz klar. Aber die leistungsbedingte Abgabe subventionieren will. Wenn etwas geschadet hat im Ausland,

ist nicht zuletzt auf Drängen der Leute gemacht worden, die dann sind es zweifellos die Blockaden, und zwar ausgelöst

heute die Aufhebung verlangen. Auf Seite 63 heisst es: durch schweizerische Organisationen! Bis heute genoss die

«Nach der Güterverkehrserhebung von 1974 und der Aus- Schweiz im Ausland das Ansehen, als Demokratie

senhandelsstatistik wickelte sich der schweizerische Aus- Entscheide zu akzeptieren, selbst wenn sie etwas kosten.

senhandel auf der Strasse von insgesamt rund 12,5 Millio- Unsere Volksentscheide konnten bisher nicht durch eine

nen Tonnen zu 50 Prozent mit schweizerischen Lastwagen Minderheit auf der Strasse, mit Druck, mit Zwangsmassnah-

ab. Welche Auswirkungen die Einführung einer Schwerver- men angefochten werden. Insofern hat das Ansehen der

kehrsabgabe in der Schweiz auf diese aussenwirtschaftli- Demokratie der Schweiz zweifellos gelitten.

chen Verhältnisse hätte, lässt sich schwer voraussagen. Die IRU, die Internationale Organisation des Transportge-

Soweit die schweizerischen Transporte im Ausland auf werbes, hat - wie gesagt - in einem Interview durch ihren

Gegenseitigkeit von gewissen Abgaben befreit waren, muss Generalsekretär ausdrücklich erklärt, sie werde natürlich

ähnlich wie bei der Autobahnvignette mit der Aufhebung alles tun, damit die Aktion Lévy keinen Erfolg habe, sie

von Vergünstigungen gerechnet werden.» Vor weiteren werde allen Druck ausüben, damit Retorsionsmassnahmen

Retorsionsmassnahmen sind die schweizerischen Transpor- gegen die Schweiz eingeführt und durchgehalten würden,

teure durch SFHA- und EFTA-Konvention, Artikel 10, bis die Schweiz auf die Abgaben verzichte.

geschützt. Im übrigen können Retorsionsmassnahmen des Diese Leute wollen an sich natürlich keine Steuer, weil es sie

Auslandes gegen die Erhebung der Schwerverkehrsabgabe selber betrifft. Aber auch in dieser Hinsicht haben wir bereits

um so eher vermieden werden, als nachgewiesen werden in der Botschaft und übrigens auch im berühmten Bundes-

kann, dass die Abgabe die einfahrenden ausländischen büchlein ganz klar gesagt, was gegen die Schwerverkehrs-

Fahrzeuge gegenüber den inländischen nicht diskriminiert abgabe spricht: Das Schweizer Transportgewerbe hat

und zur Deckung ihres Strassenkostenanteils bestimmt ist. Gegenmassnahmen ausländischer Staaten zu befürchten.

Von Bedeutung dürfte auch sein, dass die Abgabeerhebung Grundsätzlich werden aber Schweizer und Ausländer gleich

die Abfertigung an der Grenze wenig erschwert. In bezug behandelt, und deshalb dürfe man davon ausgehen, dass

auf die EG ist es interessant, welche Erklärung die beiden nicht besondere Retorsionsmassnahmen ergriffen werden.

Vertragsparteien bei der Assoziation der Schweiz abgege- Im ganzen letzten Jahr und vorher war die Autobahnvignette

ben haben. «Gemeinsame Erklärungen der Vertragsparteien an sich das Hauptproblem. Man hat befürchtet, die Vignette

über die Warenbeförderung in der Durchfuhr»: «Nach werde uns schwere Sorgen bereiten. Man hatte auch Grund

Ansicht der Vertragsparteien liegt es im gemeinsamen Inter- zur Annahme, dass die Schwerverkehrsabgabe zu keinen

esse, dass bei der Beförderung von Waren mit Herkunft aus besonderen Diskussionen Anlass geben würde, weil sie ja

und Bestimmung nach der Gemeinschaft, die bei ihrer auch vom Lastwagengewerbe selber hier in dieser Form

Durchfuhr das Hoheitsgebiet der Schweiz berühren oder mit vorgeschlagen und modifiziert worden ist.

Herkunft aus und mit Bestimmung nach der Schweiz, die bei Vor allem die Kontakte von Herrn Bundesrat Schlumpf mit

ihrer Durchfuhr das Gebiet der Gemeinschaft berühren, die seinen Kollegen haben gezeigt, dass man keine Retorsions-

Preise und Bedingungen keine Diskriminierungen oder Ver- massnahmen ergreifen wolle. Zum Teil haben ihm das die

zerrungen aufgrund des Herkunfts- oder Bestimmungslan- Minister ausdrücklich erklärt. Aufgrund der Interventionen,

des dieser Waren bewirken, die geeignet sind, sich auf das die eben auch bei Regierungen der Nachbarländer durch ihr

Redevance sur les poids lourds 668 N 20 mars 1985

nationales Gewerbe erfolgt sind, sind zum Teil doch Mass- Tage nach der Volksabstimmung einführen müssen. Des-

nahmen getroffen worden. halb ist hier, im Gegensatz zur anderen Vorlage, die der

Ich habe Ihnen aber dargelegt, in welchen Ländern man bis Bundesrat vorgeschlagen hatte, auch keine Möglichkeit

heute tatsächlich Gegenmassnahmen ergriffen hat. Es ist gewesen, vor der Inkraftsetzung überhaupt zu diskutieren.

hier gesagt worden, wie hoch im Ostblock diese Lasten Allerdings hat man sich bei der Beratung unserer Vorlage

seien. Ich muss feststellen, dass in der Tschechoslowakei überlegt: Was ist zu machen, wenn wir nicht einig werden?

die Abgabe, die man eingeführt hat, 15 Franken beträgt, und Sie finden auf der Seite 66 folgendes: «Grundsätzlich gäbe

zwar für die einmalige Einfuhr und unbekümmert um die es drei Möglichkeiten zur Lösung des Problems:

Distanz und die Aufenthaltsdauer im Lande. Man sollte also 1. Verzicht auf die Abgabeerhebung von Fahrzeugen aus

hier nicht übertreiben. Die bis heute beschlossenen Retor- den entsprechenden ausländischen Staaten. Dieser Weg

sionsmassnahmen sind für das schweizerische Gewerbe in muss aus Gründen der Gleichbehandlung und der Wettbe-

keiner Weise ruinös. Und dort, wo unverhältnismässige werbsneutralität in bezug auf die inländischen Fahrzeuge

Massnahmen getroffen werden sollten, wird der Bundesrat ausgeschlossen werden.

sich auch zur Wehr setzen. Er tut das nicht nur durch die 2. Anpassung der entgegenstehenden internationalen

Aktion von Herrn Lévy; in vielen Fällen sind es gemischte Abkommen und des internationalen Rechts auf dem Ver-

Kommissionen, die zusammentreten. Man diskutiert die handlungswege. - Das ist das, was wir jetzt tun.

Sache dort und versucht, einen gewissen Ausgleich bzw.

eine Lösung zu finden, die für beide Parteien möglich und 3. Wenn die internationalen Verhandlungen zur Aufhebung

tragbar ist. von eventuellen staatsvertraglichen Abgabefreiheiten von

In den Fällen, wo unverhältnismässige Gegenmassnahmen ausländischen Fahrzeugen in der Schweiz nicht zum Ziele

durchgezogen werden sollten, wird der Bundesrat ebenfalls führen, sind die betreffenden internationalen Abkommen

Retorsionsmassnahmen treffen. Es wäre heute sicher ver- auf den nächstmöglichen Termin zu künden.» Man hat auch

früht, darüber zu sprechen. Zuerst sollten diese Abklärun- hier gesehen, dass Schwierigkeiten möglich sind und diese

gen getroffen werden, was noch einige Wochen dauern auf dem Verhandlungswege gelöst werden müssten. Das ist

wird. Denn diese gemischten Kommissionen können sich die Position, die der Bundesrat auch heute einnimmt und in

nicht gleichzeitig überall aufhalten. In verschiedenen Län- der Praxis durchführt.

dern gibt es sogar dringlichere Geschäfte als die schweizeri- Abschliessend: Die Schwerverkehrsabgabe ist ein Bestand-

sche Schwerverkehrsabgabe. teil unserer Verkehrspolitik. Wir können darauf nicht ver-

Zur Frage der Rückerstattung ausländischer Gebühren. Wie zichten, wenn wir unsere eigenstaatliche Verkehrspolitik

bereits dargelegt, hat der Bundesrat keine gesetzliche nicht aufgeben wollen. Der Bundesrat ist auch überzeugt

Grundlage für eine Rückerstattung. Zudem muss man be- davon, dass es keinen anderen Weg als den der Durchset-

denken, dass es bis heute auch schon solche Abgaben in zung gibt. Wir werden also keinen Antrag auf Aufhebung

Schweden, zum Beispiel, gegeben hat. Sie haben sie auch unterbreiten. Das Beispiel mit der Sommerzeit liegt anders.

nicht zurückerstattet. Selbst wenn man gesetzliche Grund- Dort hat man unter wesentlich anderen Voraussetzungen

lagen schaffen müsste oder wollte, wäre noch zu bedenken, einen neuen Vorschlag dem Parlament unterbreitet. Das

dass wir grundsätzlich natürlich nicht Steuern für das Aus- Referendum gegen dieses neue Gesetz ist nicht ergriffen

land erheben. Deshalb sind oder wären hier zweifellos auch worden. Deshalb konnte dann die Sommerzeit eingeführt

mit einer gesetzlichen Grundlage sehr enge Grenzen werden. Aber hier gibt es keine neuen Tatsachen, die den

gesetzt. Es ist erstaunlich, wie in anderen Ländern Gebüh- Bundesrat dazu bringen könnten und zwingen müssten,

ren um 50 Prozent erhöht werden, beispielsweise letztes einen neuen Vorschlag zu unterbreiten, ganz abgesehen

Jahr in Frankreich, dieses Jahr in Schweden. Davon spricht davon, dass das Parlament ja ohnehin Gelegenheit hat, in

kein Mensch. Man spricht nur von der Schweiz. der Zukunft über die Schwerverkehrsabgabe erneut zu

Die Frage ist aufgeworfen worden: Soll die Schweiz ein entscheiden. Ich denke an die Initiative des Verkehrsclubs

internationales Gericht anrufen? Wir sind der Auffassung, der Schweiz wie an den Verfassungsartikel über die koordi-

man solle die Probleme auf dem Verhandlungswege beizu- nierte Verkehrspolitik, welche die Schwerverkehrsabgaben

legen versuchen. Der Weg zum Gericht ist nicht immer der mit einschliesst.

beste. Manchmal sind die Kosten auch höher als der Ertrag.

Diese Frage ist gerade bei der Schwerverkehrsabgabe auf- Präsident: Die Interpellanten haben nun noch Gelegenheit

geworfen worden. Immerhin können wir hier, wie auch bei zu erklären, ob sie von der Antwort des Bundesrates befrie-

der Vignette, sagen, dass man versucht hat, mit möglichst digt sind.

einfachen Mitteln auszukommen, es administrativ einfach zu

machen, was in der Folge auch wenig Kosten erbracht hat. M. Carobbio: Je remercie M. Stich, conseiller fédéral, de ses

Ich habe bereits dargelegt, dass wir in der Schweiz mit dem réponses à nos questions. Comme cela m'arrive souvent

budgetierten Ertrag zweifellos rechnen können. Die Schät- depuis quelque temps, je me déclare satisfait et lui confirme

zungen-für die ausländischen Benutzer sind hingegen eher l'invitation à la fermeté dans le respect de la volonté popu-

zu hoch. Wenn also diese Belastungen für das Ausland nicht laire et, par conséquent, à maintenir cette taxe sur les poids

so gross sind, muss es doch eigentümlich erscheinen, wenn lourds qui, comme il l'a dit, entre dans le cadre de notre

das Ausland deshalb irgendwelche Retorsionsmassnahmen politique des transports.

ergreifen will. Sans être autrement surpris, je dois dire que la comédie

Angesprochen wurde auch die Strassenrechnung. Ich habe jouée ce matin par ceux qui, lors de la discussion sur la taxe

dazu einige Ausführungen gemacht. Zuerst muss man sich poids lourds, ont rejeté la solution la plus intéressante du

über die Methoden einig sein. Dieser Methodenstreit soll Conseil fédéral en en proposant une autre qu'ils contestent

dann gelegentlich, sobald das möglich ist, beigelegt wer- aujourd'hui, est véritablement déplorable. J'espère que le

den. Man will die interessierten Kreise über die Methoden peuple comprendra une fois que, dans cette enceinte, il y a

orientieren bzw. dazu ein Vernehmlassungsverfahren durch- des manières peu sérieuses d'aborder les problèmes politi-

führen. Wenn man sich dann über die Methoden geeinigt ques de la Suisse.

hat, gibt es neue Grundlagen. Bis heute gelten aber die Je me déclare satisfait de la réponse du Conseil fédéral à

bisherigen Grundlagen. Hier stellen wir fest, dass wir nach notre interpellation.

wie vor eine Unterdeckung haben.

Man hat dem Bundesrat gelegentlich auch vorgeworfen, er M. Cavadini: Je ne peux pas être satisfait de la réponse du

sei zu wenig flexibel. In diesem Geschäft gibt es tatsächlich Conseil fédéral. En effet, nous n'avons pas la même notion

keine grosse Flexibilität. Der Verfassungsartikel ist klar. Es de la taxe et de l'impôt.

ist keine Kann-Vorschrift, sondern es ist eine Vorschrift, die

unmittelbar anwendbares Recht bedeutet. Im Grunde Villiger: Ich möchte meine Haltung zur Antwort des Bundes-

genommen hätte man diesen Verfassungsartikel gerade am rates mit vier kurzen Feststellungen begründen.

20. März 1985 N 669 EUTELSAT. Beitritt der Schweiz

1. Der Bundesrat sieht anscheinend keinen rechtlichen 84.060

#ST#

Spielraum - ich ehrlicherweise auch nicht- für eine Lösung

oder Übergangslösung, welche die Retorsionen entschärfen EUTELSAT. Beitritt der Schweiz

würde. Erfolgsmeldungen von der Verhandlungsfront sind EUTELSAT. Adhésion de la Suisse

keine in Sicht und spiegelbildliche Massnahmen würde ich

nicht als Erfolg, sondern als Misserfolg werten. Botschaft und Beschlussentwurf vom 15. August 1984 (BBI III, 389)

2. Die Antwort zur Strassenrechnung ist mir etwas zu unver- Message et projet d'arrêté du 15 août 1984 (FF IM, 389)

bindlich. Ich begrüsse im Prinzip die vorgesehene Vernehm- Beschluss des Ständerates vom 11. Dezember 1984

lassung. Da aber anscheinend der Rohstoff vorhanden ist, Décision du Conseil des Etats du 11 décembre 1984

sollte dies unverzüglich und nicht gelegentlich, wie Herr

Bundesrat Stich eben gesagt hat, geschehen.

3. Ich bin auch von der Beantwortung der Frage bezüglich

Ertragsschätzung etwas enttäuscht. Die Eingänge aus den

ersten zwei Monaten dieses Jahres hochgerechnet ergaben Antrag der Kommission

19 Millionen vom Ausland statt die budgetierten 60 Millio-

nen. Diese 19 Millionen werden die obere Grenze sein, denn Eintreten und Zustimmung zum Beschluss des Ständerates

Juli und August sind bekanntlich sehr schwache Monate. Proposition de la commission

Deshalb dürfte der Gesamtertrag wahrscheinlich 100 Millio- Entrer en matière et adhérer à la décision du Conseil des

nen kaum übersteigen.

Etats

4. Die Ausführungen des Bundesrates zeigen keinen gang-

baren Weg zur Lösung des Problems auf. Dies bestärkt mich Herr Aregger unterbreitet namens der Verkehrskommission

in der Ansicht, man solle eine unkonventionelle Lösung den folgenden schriftlichen Bericht:

suchen, welche das Verursacherprinzip der Schwerver-

Die Fernmeldesatellitenorganisation EUTELSAT hat zur Auf-

kehrsbesteuerung aufrechterhält und die koordinierte Ver-

gabe, unter anderem das Weltraumsegment der europäi-

kehrspolitik nicht gefährdet. Deshalb bin ich von der Ant-

schen Fernmeldesatellitensysteme zu planen, zu entwickeln,

wort des Bundesrates nicht befriedigt. Ich billige dem Bun-

zu bauen, zu betreiben und zu unterhalten und insbeson-

desrat aber zu, dass er derzeit vielleicht eine befriedigende

dere das für die öffentlichen internationalen Fernmeldedien-

Antwort gar nicht geben kann.

ste in Europa und Nordafrika erforderliche Weltraumseg-

ment zur Verfügung zu stellen. Eine provisorische europäi-

M. Clivaz: Je suis satisfait de la réponse du chef du Départe- sche Organisation für Fernmeldeverbindungen über Satelli-

ment des finances. Je voudrais le remercier d'avoir confirmé

ten (INTERIM-EUTELSAT) wurde bereits im Jahre 1977 von

la volonté du Conseil fédéral, non seulement de ne pas

17 CEPT-Mitgliedern gegründet. Die schweizerischen PTT-

revenir en arrière, mais surtout de continuer à traiter le

Betriebe, die der Europäischen Konferenz der Verwaltungen

problème dans le cadre de la politique globale des trans- für das Post- und Fernmeldewesen (CEPT) angehören,

ports. Il n'y a en effet pas d'autres moyens de traiter cette

waren von Anfang an am Aufbau der Organisation beteiligt.

affaire.

Die Grundlagen für die definitive Fernmeldeorganisation

Néanmoins, j'émettrai le souhait que le débat relatif à la EUTELSAT wurden im Mai 1982 in Paris erarbeitet; es han-

politique coordonnée des transports qui se déroule actuelle- delt sich um das Gründungsübereinkommen und die

ment au Conseil des Etats puisse être accéléré afin que nous Betriebsvereinbarung. Die schweizerische Delegation,

voyions un peu plus clair dans la ligne à suivre en matière de bestehend aus Vertretern des Departementes f ü r Auswärtige

transports dans notre pays.

Angelegenheiten sowie der PTT-Betriebe, hat die Schluss-

akte am 14. Mai 1982 unterzeichnet. Im Februar 1983

Präsident: Herr Clivaz erklärt sich befriedigt. Herr Eisenring

erfolgte die Unterzeichnung des Vertragswerks durch den

ist teilweise befriedigt. Der Bundesrat beantragt, die Motion vom Bundesrat ermächtigten Vertreter (PTT) unter Ratifika-

von Herrn de Chastonay in ein Postulat umzuwandeln. Herr tionsvorbehalt.

de Chastonay hat das Wort. Die Schweiz beteiligt sich mit einem Anteil von 4,36 Prozent

oder jährlich rund 4 Millionen Franken an den Betriebsko-

Motion de Chastonay

sten der Organisation. Diese Kosten sollen den PTT über

M. de Chastonay: Ce débat a ouvert plusieurs portes de Gebühren für die Benützung von Dienstleistungen im Fern-

sortie à l'intention du Conseil fédéral et je souhaite que meldebereich wieder zufliessen. Die veranschlagten jährli-

notre Exécutif choisisse la bonne. chen Betriebskosten von etwa 4 Millionen Franken dürften

Malgré l'extrême discrétion, je dirais même le quasi- allerdings netto beträchtlich unterschritten werden, weil die

mutisme contenu dans le texte présenté aujourd'hui par le Einnahmen aus der Vermietung von Reservetranspondern

Conseil fédéral, en ce qui concerne l'aspect juridique du für die Übertragung von Fernsehprogrammen an Kabelnetze

remboursement des redevances perçues à l'étranger - n'y (z. B. für Sky Channel) wesentlich mehr abwerfen, als

aurait-il plus que des économistes au Département des ursprünglich angenommen worden war.

finances?-je persiste à penser que les articles 17 et 18 des An Investitionskosten haben die PTT in den Jahren 1978 bis

dispositions transitoires de la constitution fédérale consti- 1984 4 Millionen Franken an die Organisation bezahlt; für

tuent bel et bien le cadre légal adéquat pour opérer le 1985 sind 2,3 Millionen Franken vorgesehen. Ab 1986 sollen

remboursement ou la compensation que j'ai demandés dans auch die Investitionen von EUTELSAT hauptsächlich durch

ma motion. die Einnahmen aus der Vermietung der Satellitenkapazität

J'accepte cependant la transformation de la motion en pos- finanziert werden. Die PTT werden daher voraussichtlich

tulat, tout en ne me faisant guère d'illusions sur une issue keinen direkten Beitrag mehr an die Investitionskosten zu

positive des futurs entretiens que, selon les promesses du leisten haben. Der Anteil der PTT am Vermögen von EUTEL-

Conseil fédéral, notre pays aura avec nos voisins étrangers. SAT betrug Ende 1984 1,4 Millionen Franken und wird bis

En effet, de récents exemples confortent clairement notre Ende 1989 voraussichtlich etwa 5 Millionen Franken ausma-

opinion à ce sujet. chen.

Jeder Unterzeichner des Übereinkommens (für die Schweiz

Präsident: Herr de Chastonay ist mit der Umwandlung in ein die PTT) erstellt und betreibt seine eigene(n) Bodenstatio-

Postulat einverstanden. Wird es aus der Mitte des Rates njen) für die Abwicklung des Fernmeldeverkehrs. Standort

bekämpft? - Es ist als Postulat überwiesen. der schweizerischen Satellitenbodenstation ist Leuk.

Irgendwelche Schwierigkeiten oder Beeinträchtigungen,

Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat wie sie anderenorts zum Beispiel wegen Abstrahlungen zu

Klagen führten, haben sich bisher nicht ergeben und wer-

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Interpellation Eisenring Aussenwirtschaft und Schwerverkehrsabgabe

Interpellation Eisenring Relations économiques avec l'étranger et redevance sur les poids

lourds

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1985

Année

Anno

Band II

Volume

Volume

Session Frühjahrssession

Session Session de printemps

Sessione Sessione primaverile

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 15

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 85.346

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 21.03.1985 - 08:00

Date

Data

Seite 651-669

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Ref. No 20 013 240

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