Interpellation on 1984 Defense Exercise and Secret Scenarios
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis document concerns an interpellation (questioning of the government) regarding a general defense exercise in 1984. The questions focus on the secrecy of the exercise, its leadership structure, costs, and the controversial scenarios used, which allegedly involved hypothetical Soviet intervention, French occupation of Switzerland, and the involvement of various social and political groups. The government's written response defends the necessity of such exercises for training and preparedness, explaining that classified scenarios are essential for realism and public understanding is managed through information dissemination. It clarifies that scenarios are hypothetical and not reflective of official analyses, and that specific details remain confidential to protect national security.
Legislator-Regeste
KI-generiertInterpellation on 1984 Defense Exercise and Secret Scenarios: The questions focus on the secrecy of the exercise, its leadership structure, costs, and the controversial scenarios used, which allegedly involved hypothetical Soviet intervention, French occupation of Switzerland, and the involvement of various social and political groups. The government's written response defends the necessity of such exercises for training and preparedness, explaining that classified scenarios are essential for realism and public understanding is managed through information dissemination. It clarifies that scenarios are hypothetical and not reflective of official analyses, and that specific details remain confidential to protect national security.
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Interpellation Braunschweig 756 N 22 mars 1985
#ST# 84.595 10. Ist es richtig, dass das aussenpolitische Szenarium
unter anderem davon ausging, ein Kriegsausbruch stehe mit
Interpellation Braunschweig einem sowjetischen Hilfeangebot in Verbindung, das die
Gesamtverteidigungsübung 84 Regierung Griechenlands nach Bildung einer Linksregie-
Exercice de défense générale 84 rung angenommen habe, und im Verlaufe kriegerischer
Handlungen besetze Frankreich die Schweiz?
Ist es Zufall, dass diese beiden namentlich genannten Län-
der sozialdemokratisch regiert werden?
Sind solche konkreten Annahmen neutralitätspolitisch un-
bedenklich?
Wortlaut der Interpellation vom 10. Dezember 1984 Müsste solchen Kriegsspielen nicht endlich einmal ein Ende
Gerade weil die Gesamtverteidigungsübung 1984 unter dem gesetzt werden?
Siegel grosser Geheimhaltung durchgeführt worden ist,
ergeben sich die folgenden Fragen:
1. Wie verträgt sich diese Geheimhaltung mit den parlamen- Texte de l'interpellation du 10 décembre 1984
tarischen Kontrollrechten und mit dem Recht auf Informa- Le fait que l'exercice de défense générale 1984 s'est déroulé
tion der Öffentlichkeit in einem demokratischen Rechts- sous le sceau du plus grand secret, m'amène précisément à
staat? poser au Conseil fédéral les questions suivantes:
Ist es richtig, dass der Bundesrat die «Verordnung über die 1. Le secret imposé pour cet exercice est-il compatible avec
Delegation von Bundesaufgaben im Notstand» erlassen hat, le droit de contrôle du Parlement et avec le droit du public
ohne das ordentliche Gesetzgebungsverfahren einzu- d'être informé dans un Etat démocratique fondé sur le
halten? droit?
2. Die Verantwortung für die Gesamtverteidigungsübung 84 Est-il exact que le Conseil fédéral a édicté ('«ordonnance
lag nicht — wie man eigentlich erwarten würde - bei einem réglant la délégation d'attributions de la Confédération en
Organ der Gesamtverteidigung, sondern beim Stabschef l'état de nécessité» sans respecter la procédure législative
Operative Schulung, d.h. bei einem Offizier der Armee, der ordinaire?
normalerweise dem Generalstabschef unterstellt ist. 2. Contrairement à ce que l'on aurait escompté, la respon-
Widerspricht dies nicht der bundesrätlichen Sicherheitspoli- sabilité de l'exercice de défense générale 84 n'a pas été
tik, wonach die Armee nicht einziges Instrument der Sicher- confiée à un organe de la défense générale mais au chef
heitspolitik, sondern ein Bein neben Zivilschutz, Landesver- d'état-major de l'instruction operative, c'est-à-dire à un offi-
sorgung usw. sei? cier de l'armée, qui est normalement subordonné au chef de
Ist die Armee in der Praxis doch der Gesamtverteidigung l'état-major général. Cela ne va-t-il pas à rencontre de la
übergeordnet? politique de sécurité du Conseil fédéral, selon laquelle l'ar-
3. Während die Leitung der GVÜ 80 noch in den Händen mée ne constitue pas le seul instrument de la politique de
eines Offiziers und eines zivilen Vertreters (Ständerat sécurité, mais un des piliers à côté de la protection civile, de
Muheim) lag, entschied sich der Bundesrat 1984 einseitig für l'approvisionnement économique du pays, etc.?
eine rein militärische Leitung (Korpskommandant Eugen Dans la pratique, l'armée est-elle donc quand même placée
Lüthy). au-dessus de la défense générale?
Welche Gründe bewogen den Bundesrat dazu? 3. Alors que la direction de l'ex DG 80 avait encore été
4. Welche Kosten entstanden für Bund und Kantone unter confiée à un officier et à un représentant des autorités
Berücksichtigung der Personalkosten, wobei davon ausge- civiles (le député au Conseil des Etats Muheim), le Conseil
gangen werden muss, dass viele hohe und höchste Beamte fédéral a opté en 1984 pour une direction exclusivement
wegen der GVÜ 84 und der mehrjährigen Vorbereitungszeit militaire (le commandant de corps Eugen Lüthi).
ihre Arbeit liegen lassen mussten? Quelles ont été les raisons de cette décision?
5. Ist es Zufall, dass vorwiegend jene Kantone mitgewirkt 4. A combien peut-on estimer les dépenses qui ont été
haben, welche für die NAGRA-Endlagerung vorgesehen occasionnées à la Confédération et aux cantons, compte
sind? tenu des frais de personnel et partant du fait que de nom-
6. Ist es richtig, dass das Szenarium der Übung das Abwei- breux hauts fonctionnaires, dont certains occupent même
chen der Westschweizer Presse in bezug auf Neutralitäts- des fonctions dirigeantes, ont dû laisser leur travail de côté
und Sicherheitsdenken enthielt? pendant l'ex DG 84 et la période de préparation qui s'est
Hält der Bundesrat diese Annahme staatspolitisch für étalée sur plusieurs années?
weise? 5. Est-ce un effet du hasard si la plupart des cantons ayant
MUSS die welsche Presse als nicht zuverlässig im Ernstfall participé à l'exercice sont ceux qui ont été retenus par la
eingestuft werden? CEDRA pour l'entreposage définitif des déchets radioactifs?
7. Welche Rolle spielten in den innenpolitischen Szenarien 6. Est-il exact que, selon le scénario de l'exercice, la presse
die Ausländer und Flüchtlinge, Gewerkschafter und Beamte, de Suisse romande avait adopté des positions divergentes
Angehörige sozialer Bewegungen (wie Umweltschützer, en ce qui concerne le principe de la neutralité et la concep-
Frauen, Jugendliche, Friedensmacher usw.), alternative tion de la sécurité?
Intellektuelle, fremdenfeindliche Kreise, Kriegsgewinnler, Le Conseil fédéral estime-t-il que le choix de cette hypo-
NATO-Anhänger? thèse était politiquement judicieux?
8. In welcher Weise wurden die letzten Aufrüstungsschritte Faut-il en déduire que, si la situation devenait critique, on ne
im Bereich der Mittelstreckenwaffen (SS20, Pershing2 usw.) pourrait plus guère faire confiance à la presse romande?
und in Verbindung damit die auf ein Minimum gesunkenen 7. Dans les scénarios de politique intérieure, quel rôle
Vorwarnzeiten mitberücksichtigt, nachdem der Bundesrat jouaient les étrangers et les réfugiés, les syndicalistes et les
nie über Konsequenzen Auskunft gegeben hat, die sich fonctionnaires, les membres de mouvements sociaux tels
daraus für unser Land ergeben? que les écologistes, les femmes, les jeunes, les pacifistes,
9. Ist es richtig, dass im Rahmen dieser Übung zwei Atom- les intellectuels, défendant d'autres formes de société, les
bomben zum Einsatz kamen, mit denen Frankreich die milieux xénophobes, les profiteurs de guerre, les partisans
Schweiz belegte, obwohl von offizieller Schweizer Seite in de l'OTAN, etc.?
den letzten Jahren jeweils die Auffassung vertreten wurde, 8. De quelle façon a-t-on tenu compte de l'évolution la plus
ein atomarer Krieg sei heute immer weniger wahrschein- récente dans le domaine des armes de moyenne portée
lich? Ist solche Widersprüchlichkeit der Ernsthaftigkeit einer (SS 20, Pershing 2, etc.) ainsi que de la réduction de la
Übung nicht abträglich? marge d'alerte à un minimum, alors que le Conseil fédéral
22. März 1985 N 757 Interpellation Landolt
n'a jamais fourni de renseignements sur les conséquences bundesseitig auf knapp 1,4 Millionen Franken. Dieser Betrag
prévisibles pour notre pays? steht in einem guten Verhältnis zu den erzielten Verbesse-
9. Est-il exact que le scénario de l'exercice prévoyait le rungen im Bereich der Selbstbehauptung in ausserordent-
lancement par la France de deux bombes atomiques sur la lichen Lagen und den gewonnenen Erkenntnissen. Bei den
Suisse, alors qu'officiellement, les autorités suisses ont tou- Kantonen dürften die Verhältnisse ähnlich liegen.
jours estimé, au cours des dernières années, qu'une guerre 5. Die Kantone, die an der GVÜ 84 mitgewirkt haben, wur-
nucléaire était de moins en moins vraisemblable? Un telle den mit Rücksicht auf das Szenarium nach regionalen,
contradiction n'est-elle pas préjudiciable au sérieux d'un tel sprachlichen und organisatorischen Kriterien ausgewählt.
exercice? Mit den Projekten der NAGRA hatte diese Auswahl nichts zu
10. Est-il exact que le scénario de politique étrangère repo- tun.
sait notamment sur l'hypothèse que la guerre avait éclaté en 6. Die das Szenarium der GVÜ 84 betreffenden Fragen (6 bis
raison de l'intervention soviétique en Grèce après que la 10) beantworten wir gesamthaft wie folgt: In der Übungsan-
gauche avait pris le pouvoir dans ce pays? Est-il vrai qu'il lage wurden weder Landesteile noch Parteien, politische
était prévu également qu'au cours des opérations, la France oder andere Gruppierungen in irgendeiner Weise diskrimi-
avait occupé la Suisse? niert. Es wurden aber kritische Meinungen zur offiziellen
Est-ce pure coïncidence si les deux pays ainsi impliqués Selbstbehauptungsdoktrin dargestellt, um den Übungsteil-
selon le scénario ont des gouvernements socialistes? nehmern die sachgerechte Auseinandersetzung damit zu
Notre politique de neutralité ne risque-t-elle pas de souffrir ermöglichen. Darüber hinaus wurden Elemente der indirek-
du choix de telles hypothèses? ten Konfliktführung simuliert, wie sie heute zum allgemei-
Ne convient-il pas une bonne fois pour toutes de renoncer à nen Bedrohungsbild gehören.
de tels exercices? Über Einzelheiten des Szenariums kann keine öffentliche
Auskunft gegeben werden. Ganz allgemein diente die
Mitunterzeichner-Cosignataires: Bäumlin, Christinat, Euler, Übungsanlage dazu, das Verhalten der mitwirkenden Instan-
Fankhauser, Friedli, Hubacher, Jaggi, Lanz, Longet, Mauch, zen in allen strategischen Fällen - also auch im Katastro-
Neukomm, Pitteloud, Robbiani, Ruffy, Vannay (15) phenfall unter atomaren Bedingungen - zu überprüfen und
die mutmassliche Effizienz unseres strategischen Instru-
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates mentariums abzuschätzen. Hierfür wurden Annahmen ge-
vom 11. März 1985 troffen, wie sie alle Staaten, die ihre Verteidigung ernst
Rapport écrit du Conseil fédéral du 11 mars 1985 nehmen, zur Überprüfung ihrer Vorbereitungen treffen müs-
1. Um die zivilen und militärischen Führungsorgane des sen. Die gedankliche Konstruktion von Krisen-, Kriegs- und
Bundes und der Kantone schulen zu können, müssen perio- Katastrophenlagen und deren Ursachen ist dabei unerläss-
disch Gesamtverteidigungsübungen durchgeführt werden. lich; mit überflüssigen «Kriegsspielen» haben solche Szena-
In diesen Übungen wird mit echten Unterlagen und zum Teil rien nichts zu tun.
an den Kriegsstandorten gearbeitet. Um die Situationen zu Im Verlaufe der letzten Jahrzehnte sind zahlreiche Übungen
simulieren, denen unser Land gegebenenfalls mit seinen dieser Art organisiert worden. In ihren Szenarien sind immer
strategischen Mitteln zu begegnen hat, müssen für solche wieder fremden Staaten Rollen zugedacht worden, die als
Übungen fiktive Lagen angenommen werden. Übungsgrundlage dienten. Die supponierte Ausgangslage
Es wäre nicht zu verantworten, den Stand unserer Vorberei- der GVÜ 84 entsprach in keiner Weise der offiziellen Analyse
tungen bis in alle Einzelheiten offen darzulegen. Die aus der tatsächlichen Situation in den betroffenen Ländern.
didaktischen Gründen laufend wechselnden Szenarien
könnten überdies in der Öffentlichkeit missverstanden wer- Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes-
den. Aus diesen Gründen sind die Übungsanlagen solcher rates teilweise befriedigt und verlangt Diskussion.
Übungen klassifiziert. Die Medien und damit auch die
Öffentlichkeit wurden aber im Verlauf der Gesamtverteidi- Abstimmung - Vote
gungsübung 84 (GVÜ 84) so weit als möglich orientiert. Den Für den Antrag auf Diskussion 42 Stimmen
Mitgliedern der eidgenössischen Räte wurden auf Wunsch Dagegen 54 Stimmen
weitergehende vertrauliche Informationen erteilt; unter
anderen hat auch der Interpellant solche erhalten.
2. Die Armee ist Teil unserer Gesamtverteidigung. Der
Stabschef Operative Schulung im Stab der Gruppe für
Generalstabsdienste, der mit der Planung, Durchführung
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und Auswertung der GVÜ 84 betraut wurde, verfügt über die
#ST#
Erfahrungen und den notwendigen Apparat für die Vorberei- Interpellation Landolt
tung und Abwicklung solcher komplexer Übungen. Die Zen- Instruktionsoffiziere der Sanitätstruppen
tralstelle für Gesamtverteidigung und weitere zivile Instan-
zen waren jedoch an der Übungsleitung massgeblich betei- Officiers instructeurs des troupes sanitaires
ligt.
Ein weiterer Grund dafür, die Leitung der GVÜ 84 dem
Stabschef Operative Schulung zu übertragen, liegt in der
Tatsache, dass die operativen Übungen der Armee, die
ebenfalls von ihm angelegt werden, seit einiger Zeit mit den Wortlaut der Interpellation vom 13. Dezember 1984
Gesamtverteidigungsübungen zusammengelegt worden Seit Jahren hat die Zahl der diplomierten Medizinalpersonen
sind. Die Armee ist auf das enge Zusammenwirken mit den unter den Instruktionsoffizieren der Sanität abgenommen.
zivilen Behörden angewiesen. Schon seit einiger Zeit befinden sich unter diesen Instrukto-
3. Die GVÜ 80 stand als bisher einzige Gesamtverteidi- ren weder Ärzte, Zahnärzte noch Apotheker. Es kommt
gungsübung sowohl unter einem zivilen wie auch unter daher vor, dass in Rekrutenschulen der Sanitätstruppen nur
einem militärischen Übungsleiter. Eine solche Übungsspitze gerade einige abverdienende Leutnants oder Oberleutnants
hat Vor- und Nachteile; sie verursacht nicht zuletzt höhere beruflich zu den Medizinalpersonen gehören.
Kosten. Dennoch ist es durchaus möglich, dass zukünftige Ich bitte den Bundesrat um Beantwortung folgender
Gesamtverteidigungsübungen auch wieder nach dieser For- Fragen:
mel durchgeführt werden. 1. Sind die Anstellungs- und Arbeitsbedingungen sowie die
4. Die Kosten für die GVÜ 84 - soweit sie nicht durch die Soldregelungen und Karrieremöglichkeiten für einen
militärdienstpflichtigen Teilnehmer verursacht wurden, die Instruktionsoffizier so schlecht, dass sich deswegen keine
ohnehin hätten besoldet werden müssen - belaufen sich Medizinalpersonen zum Instruktionskader melden?
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Braunschweig Gesamtverteidigungsübung 84
Interpellation Braunschweig Exercice de défense générale 84
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1985
Année
Anno
Band II
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 17
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 84.595
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 22.03.1985 - 08:00
Date
Data
Seite 756-757
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Ref. No 20 013 292
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