Equal Pay for Equal Value Initiative
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis parliamentary initiative concerns the principle of equal pay for work of equal value between men and women. The debate centered on whether to grant professional organizations the right to sue on behalf of their members and to create public bodies to monitor pay equity, with a majority in the relevant commission supporting the initiative, arguing that existing constitutional provisions and legal recourse were insufficient to address persistent wage disparities. Opponents, however, argued that the initiative interfered excessively with private autonomy and cantonal jurisdiction, and that existing legal avenues, such as direct court action by individuals and potential union representation, were adequate, with some suggesting that a postulat requesting a study on the matter would be more appropriate.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 4 Absatz, Art. 4 est, Art. 343 CO, Art. 4 BV, Art. 2 Absatz, Art. 21 im; Equal Pay for Equal Value Initiative: The debate centered on whether to grant professional organizations the right to sue on behalf of their members and to create public bodies to monitor pay equity, with a majority in the relevant commission supporting the initiative, arguing that existing constitutional provisions and legal recourse were insufficient to address persistent wage disparities. Opponents, however, argued that the initiative interfered excessively with private autonomy and cantonal jurisdiction, and that existing legal avenues, such as direct court action by individuals and potential union representation, were adequate, with some suggesting that a postulat requesting a study on the matter would be more appropriate.
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KI-generiertThe constitutional article recognizes the right to equal pay for equal work and was directly invoked in the context of the debate and potential legal actions.
Volltext
4. Oktober 1985 N 1795 Parlamentarische Initiative (Jaggi)
Am 4. Juni 1984 hat der Nationalrat beschlossen, das - sie rufen die zuständige Gerichtsbehörde an, wenn die
Zusatzprotokoll Nummer 99 zum Europäischen Überein- interessierten Personen oder Verbände nicht selber gericht-
kommen über die Rechtshilfe in Strafsachen mit dem Vorbe- lich vorgehen, um bei Streitfällen, die sich auf Lohndiskrimi-
halt «Die Schweiz erklärt Nichtannahme von Kapitel l» zu nierungen zwischen Männern und Frauen beziehen, ein
genehmigen. Urteil fällen zu lassen;
Um die Ratifizierung der drei unbestrittenen Zusatzproto- - sie erstatten der Eidgenössischen Arbeitskommission
kolle (Nummern 86, 98 und 97) nicht zu verzögern, jährlich Bericht über ihre Überwachungstätigkeit und über
beschloss der Ständerat am 26. September 1984, das die Entwicklung der Frauenlöhne auf kantonaler Ebene.
Zusatzprotokoll Nummer 99 mit einem besonderen Bundes-
beschluss C (siehe Fahne 83.062-3) zu genehmigen. Der Texte de l'initiative du 14 juin 1984
Nationalrat seinerseits stimmte diesem Vorgehen am
13. September 1984 zu. Conformément à l'article 21sexies de la loi sur les rapports
Am 24. September 1985 hat der Ständerat nun diesen neuen entre les conseils et à l'article 27 du règlement du Conseil
Bundesbeschluss C mit dem vom Nationalrat bereits national, je dépose l'initiative parlementaire suivante, sous
beschlossenen Vorbehalt angenommen. la forme d'une proposition conçue en termes généraux.
Die Kommission für auswärtige Angelegenheiten beantragt La loi reconnaît aux organisations professionnelles la qua-
deshalb, dem vom Ständerat vorgelegten Beschlussentwurf lité pour agir en justice dans les litiges se rapportant à des
ebenfalls zuzustimmen. inégalités salariales entre hommes et femmes, à condition
que:
Widmer, Berichterstatter: Bei diesem Beschluss geht es - les hommes et les femmes concernés puissent invoquer
ausdrücklich nur um eine formelle Bereinigung einer Diffe- qu'ils effectuent un travail de valeur égale, conformément à
renz mit dem Ständerat. Materiell hat der Rat damals mit 70 l'article 4, 2e alinéa, de la constitution fédérale,
gegen 40 Stimmen gegen einen Teil des Beschlusses - les statuts de ces organisations professionnelles pré-
entschieden. Ich bin von jener Minderheit gebeten worden, voient expressément qu'elles sont chargées de défendre les
Ihnen mitzuteilen, dass diese Minderheit mit der Zustim- intérêts matériels de leurs membres.
mung zu diesem Bereinigungsbeschluss nicht etwa von La Confédération légifère en vue de charger les cantons
ihrer seinerzeitigen Auffassung abgerückt ist. Diese Markie- d'instituer des organismes de droit public investis des
rung der seinerzeitigen Position ist legitim. Ich hoffe, dass tâches suivantes:
es möglich ist, mit dieser Mitteilung ans Plenum eine - surveiller l'application du principe de l'égalité des salaires
erneute Debatte zu vermeiden, woran Sie, so nehme ich an,
entre hommes et femmes dans les entreprises privées, ainsi
am Freitag vormittag alle miteinander interessiert sind. que dans les administrations et les entreprises publiques;
Ich bitte Sie also, diesem formellen Bereinigungsbeschluss
zuzustimmen. - informer les organisations professionnelles concernées
des constatations faites dans le cadre de leurs activités;
Angenommen - Adopté - en cas d'absence d'interventions judiciaires par les inté-
ressés, saisir l'instance judiciaire compétente pour juger des
litiges se rapportant à des discriminations salariales entre
hommes et femmes;
- faire annuellement rapport à la Commission fédérale du
travail sur leurs activités de surveillance et l'évolution des
#ST# 84.223 salaires féminins au niveau cantonal.
Parlamentarische Initiative
M. Darbellay présente au nom de la Commission de la
Gleicher Lohn für Mann und Frau (Jaggi)
sécurité sociale le rapport écrit suivant:
Initiative parlementaire 1. Contenu de l'initiative: Conformément à l'article 21saxies de
Egalité des salaires la loi sur les rapports entre les conseils et à l'article 27 du
entre hommes et femmes (Jaggi) règlement du Conseil national, la conseillère nationale
Yvette Jaggi a déposé, le 14 juin 1984, l'initiative parlemen-
taire suivante, sous la forme d'une proposition conçue en
termes généraux (texte voir ci-dessus).
2. Résultat de l'examen préliminaire et proposition: Confor-
Wortlaut der Initiative vom 14. Juni 1984 mément à l'article 211er de la loi sur les rapports entre les
Gemäss Artikel 21sexies des Geschäftsverkehrsgesetzes conseils (nouvelle version), la Commission de la sécurité
und Artikel 27 des Geschäftsreglementes des Nationalrates sociale a procédé à l'examen préalable de l'initiative et a
reiche ich folgende parlamentarische Initiative in der Form entendu, lors d'une première séance tenue le 21 janvier
der allgemeinen Anregung ein. 1985, l'auteur de l'intervention, ainsi que des représentants
Das Gesetz räumt bei Streitfällen, die sich auf Lohnungleich- de l'Office fédéral de la justice. Elle a demandé à cet office
heiten zwischen Männern und Frauen beziehen, den Berufs- de présenter un rapport sur diverses questions soulevées
verbänden ein Klagerecht ein, par l'initiative et a pris acte des réponses obtenues au cours
- wenn die betroffenen Männer und Frauen anführen kön- d'une autre séance, qui a eu lieu le 28 juin 1985.
nen, dass sie, gemäss Artikel 4 Absatz 2 der Bundesverfas- Après une discussion nourrie, la commission a conclu à la
sung, eine gleichwertige Arbeit ausführen; majorité des membres que l'initiative émet un vœu tout à fait
- wenn die Statuten dieser Berufsverbände ausdrücklich justifié. Elle a constaté notamment que l'article constitution-
festhalten, dass sie die materiellen Interessen ihrer Mitglie- nel accepté le 14 juin 1982 par le peuple et les cantons,
der wahren müssen. selon lequel les femmes ont droit au même salaire que les
hommes à travail équivalent, n'a eu que peu d'effets jus-
Der Bund erlässt gesetzliche Bestimmungen, welche die qu'ici, ce qui semble rendre nécessaire l'adoption de dispo-
Kantone beauftragen, öffentlich-rechtliche Instanzen zu sitions légales complémentaires. Cependant, une minorité
schaffen, die folgende Aufgaben haben: de la commission craint que de telles prescriptions n'empiè-
- sie überwachen die Einhaltung des Grundsatzes «Glei- tent trop sur les attributions des cantons et ne modifient le
cher Lohn für Mann und Frau» durch die privaten Unterneh- droit privé d'une manière inadmissible.
men sowie die Verwaltungen und öffentlichen Betriebe; La majorité de la commission (9 voix contre 5) propose de
- sie informieren die betroffenen Berufsverbände über die donner suite à l'initiative parlementaire.
im Rahmen ihrer Tätigkeit gemachten Feststellungen; En revanche, la minorité de la commission (Allenspach,
226-N
Initiative parlementaire (Jaggi) 1796 N 4 octobre 1985
Hösli, Pfund, Tschuppert) propose de ne pas donner suite à de valeur égale. Puisque, manifestement, la disposition en
l'initiative et de la classer. question ne suffit pas à assurer l'égalité de traitement
3. Considérations de la commission: Bien qu'on ait cons- recherchée, il semble tout à fait normal d'édicter des dispo-
taté ces dernières années une sensible diminution des diffé- sitions d'exécution complémentaires. Comme rien n'est
rences de salaires entre hommes et femmes, celles-ci entrepris actuellement en la matière, ni à l'Assemblée fédé-
gagnent encore actuellement 25 à 30 pour cent de moins rale ni dans l'administration, la commission propose à la
que leurs collègues masculins selon leur genre d'occupa- majorité de donner suite à l'initiative parlementaire et de
tion. Le 14 juin 1981, le peuple et les cantons ont décidé de charger une commission d'élaborer un projet de texte.
fixer dans la constitution le principe de l'égalité des salaires. Begründung der Initiantin
La troisième phrase du nouvel alinéa 2 de l'article 4 a la
teneur suivante: «Les hommes et les femmes ont droit à un Exposé des motifs de l'auteur de l'initiative
salaire égal pour un travail de valeur égale.» Malgré les Les enquêtes de l'OFIAMT sur les salaires et traitements le
différences de salaire qui subsistent et quoique la disposi- confirment année après année: les femmes gagnent, selon
tion citée soit immédiatement applicable, il n'y a eu depuis la catégorie de travailleurs, 15 à 35 pour cent de moins que
1981 qu'une seule plainte de travailleuses s'estimant lésées leurs collègues masculins, et cela malgré un rattrapage
par rapport à leurs collègues masculins. L'hésitation des perceptible depuis 1965 à 1970. Bien entendu, l'écart statis-
femmes à faire usage du droit de recours doit manifeste- tique moyen de 33 pour cent enregistré en octobre 1983
ment être attribuée à la crainte de perdre leur emploi. chez les ouvriers et les employés ne saurait être entièrement
La présente initiative vise à faire respecter l'article constitu- mis sur le compte d'une discrimination à l'égard des travail-
tionnel susmentionné puisqu'elle accorde un droit de leuses. Il n'en reste pas moins que l'analyse détaillée des
recours aux organisations professionnelles et qu'elle donne gains horaires et mensuels moyens obtenus dans les
pour mandat aux cantons de charger les autorités de droit diverses professions fait régulièrement apparaître des diffé-
public d'exiger l'application du principe de l'égalité des rences de 25 à 30 pour cent entre les hommes et les femmes.
salaires. Quant aux rares conventions collectives contenant des dis-
Pour la commission, il est incontestable que la 3e phrase du positions relatives à l'égalité des salaires, elles prévoient un
2e alinéa de l'article 4 est. est immédiatement applicable, rapprochement progressif, ou se contentent de réaffirmer le
c'est-à-dire qu'on peut porter les litiges directement devant principe.
un tribunal. La majorité de ses membres estiment qu'une Le fait que la situation ne soit pas plus brillante dans nombre
législation d'exécution n'est pas seulement admissible, mais d'autres pays industrialisés ne peut évidemment nous servir
nécessaire, faute de quoi - comme le montre l'expérience - d'excuse pour la réalisation très imparfaite du principe ins-
cette disposition constitutionnelle restera lettre morte. crit dans la Convention n° 100 de l'OIT, ratifiée par la Suisse
L'intervention de représentants d'organisations profession- en 1972. Et l'article 4 est. féd. a permis de mettre partielle-
nelles dans des conflits du travail est actuellement régle- ment en pratique l'égalité des traitements dans la fonction
mentée de façon fort diverse selon les cantons. D'après la publique fédérale et cantonale dans le courant des années
majorité de la commission, le fait d'accorder un droit de septante, plus particulièrement après le fameux arrêt rendu
recours aux organisations professionnelles pourrait contri- dans l'affaire Loup (ATF 103 la 517 ss.).
buer efficacement à faire respecter le principe de l'égalité Le 14 juin 1981, le peuple et les cantons inscrivaient le
des salaires, car les travailleuses ne sont généralement pas principe de l'égalité des droits entre hommes et femmes
en mesure de déposer plainte contre leur employeur. De son dans la constitution fédérale. La troisième phrase du nouvel
côté, la minorité de la commission pense que la procédure alinéa 2 de l'article 4 est. reconnaît aux travailleurs et travail-
simple devant le tribunal de prud'hommes ne serait plus leuses le «droit à un salaire égal pour un travail de valeur
possible si l'organisation professionnelle avait un droit de égale». Le constituant l'a voulu - et la doctrine l'a bien
recours. Mais cette opinion n'est nullement partagée par compris ainsi - que ce droit puisse être invoqué par les
l'Office fédéral de la justice. intéressé(e)s directement devant les tribunaux civils. Toute
La minorité de la commission estime qu'en chargeant les personne se considérant comme discriminée au niveau de
cantons d'instituer un organisme habilité à surveiller l'appli- ses conditions de rémunération par rapport à un(e) collègue
cation du principe de l'égalité des salaires, la Confédération de l'autre sexe peut donc soumettre son dossier au juge.
empiéterait par trop sur les compétences des cantons. Le Certains avaient redouté que, dès le 15 juin 1981, cette
droit public tendrait d'autre part à supplanter en ce domaine disposition directement applicable provoque un engorge-
le droit privé. ment immédiat des tribunaux. Exprimées avant la votation
La majorité de la commission relève que l'acceptation de fédérale, ces craintes se sont par la suite révélées sans
l'initiative n'entraîne aucune modification des dispositions fondement, et cela pour une raison toute simple: en l'ab-
régissant le contrat de travail. La limitation de l'autonomie sence d'une protection efficace contre les licenciements, les
des particuliers lors de la fixation du salaire a déjà eu lieu travailleuses concernées n'osent pas courir le risque de
lorsque le 2e alinéa de l'article 4 est. a été adopté; l'initiative perdre leur emploi; elles craignent de perdre ainsi tout leur
ne réclame que des dispositions d'exécution de cet article. Il salaire, pour faire valoir leur droit à voir ce dernier augmenté
faut d'ailleurs signaler que, dans la législation sur le travail, de la différence constatée avec un collègue effectuant un
les éléments du droit privé et du droit public sont étroite- travail de valeur analogue.
ment imbriqués et que le droit privé contient des règles Aussi ne faut-il pas s'étonner du fait que la seule action
motivées par la politique sociale. Elle estime en outre que entreprise depuis le 14 juin 1981 l'ait été non pas par une
l'obligation faite aux cantons de désigner un organisme de salariée du secteur privé, mais par un groupe d'infirmières
surveillance ne serait pas de nature à remettre fondamenta- contre la collectivité- la ville de Zurich en l'occurrence- qui
lement en question la répartition des tâches en ce domaine les emploie, dans le but de mettre en évidence les discrimi-
et ne porterait guère atteinte au droit des cantons de légifé- nations dont les diplômées d'une profession fortement fémi-
rer en matière de procédure civile. nisée sont victimes par rapport aux autres employés de
La minorité de la commission estime que la réalisation des l'administration. On connaît l'histoire, encore inachevée
objectifs de l'initiative pourrait éventuellement nuire aux mais déjà significative, de cette affaire: le tribunal adminis-
femmes, parce que l'employeur hésiterait à les engager ou tratif de Zurich, devant lequel elle avait été portée, a refusé
risquerait d'établir une nette séparation entre hommes et d'entrer en matière par décision du 2 mars 1983; recours
femmes, soit en créant des subdivisions, soit en différen- ayant été déposé devant le Tribunal fédéral, la Haute Cour,
ciant les professions. dans son arrêt du 11 novembre 1983, reconnaît aux six
La majorité de la commission considère qu'il est choquant infirmières en cause la qualité pour agir... et les renvoie
de voir qu'en dépit de l'article constitutionnel susmen- devant le Tribunal administratif de Zurich pour qu'il se
tionné, il existe toujours de grandes disparités entre les prononce cette fois quant au fond - ce qu'il n'a toujours pas
salaires des hommes et ceux des femmes pour des travaux fait à l'heure actuelle.
4. Oktober 1985 1797 Parlamentarische Initiative (Jaggi)
Cette affaire, de même que la (non) jurisprudence établie aux dispositions de la LT. Il ne serait sans doute pas néces-
depuis le 14 juin 1981, fait apparaître les principales diffi- saire de créer dans tous les cantons de nouveaux orga-
cultés auxquelles se heurtent aujourd'hui - et se heurteront nismes pour toutes les tâches liées à l'application du prin-
aussi longtemps que les circonstances juridiques ne chan- cipe de l'égalité des rémunérations. Certaines commissions
geront pas - les personnes désireuses d'obtenir la recon- et autres instances existantes pourraient certainement se
naissance effective de leur droit à un salaire égal pour un voir confier de nouvelles tâches.
travail de valeur égale, à savoir: Nous le savons: l'intervention du législateur en matière de
procédure ne suscitera pas davantage qu'une norme consti-
- les effets horizontaux directs déployés par la dernière tutionnelle directement applicable la mise en pratique sou-
phrase de l'article 4, 2e alinéa est. féd., n'ont donné lieu à daine du principe de l'égalité des salaires payés aux
aucune action concernant le secteur privé;
hommes et aux femmes pour un travail de valeur égale.
- l'unique action entreprise l'a été par un groupe, soutenu Toute illusion sur ce point s'efface d'ailleurs devant l'évolu-
par une association professionnelle, à laquelle la qualité tion observée dans les pays qui ont proclamé dans les
pour agir n'a pas été reconnue, ni par le Tribunal administra- années soixante ou septante déjà le droit à l'égalité des
tif zurichois, ni par le Tribunal fédéral; rémunérations. Mais justement, au vu des développements
- cette action met en évidence la lenteur des procédures et connus par la législation et la jurisprudence dans ces pays,
les aléas qu'elles peuvent comporter dans le droit actuel, de comme de l'expérience (non) faite ces dernières années en
même que les hésitations des juges devant les problèmes Suisse, il paraît souhaitable et logique de créer les condi-
posés par l'application directe d'un principe unanimement tions pour une application, si possible bonne, du principe
reconnu comme équitable, mais effectivement difficile à inscrite le 14 juin 1981 dans notre charte fondamentale.
mettre en pratique - même si les techniques et les critères Et s'il faut en passer par la loi pour régler certaines ques-
d'évaluation des fonctions et du travail sont désormais au tions de procédure et de surveillance, mieux vaut ne pas
point, et mis en œuvre dans les administrations publiques et attendre davantage. En acceptant le 22 février 1984 le postu-
les grandes entreprises privées. lat 83.962, le Conseil fédéral lui-même se montre disposé à
C'est pour tirer la leçon des premières années d'«applica- étudier l'opportunité défaire intervenir le législateur dans un
tion» de l'égalité des salaires et contribuer à un meilleur délai raisonnable. Il appartient désormais au Parlement de
respect de la disposition constitutionnelle dans l'avenir, que se prononcer sur cette opportunité, et de l'approuver s'il
l'initiative parlementaire 84.223 demande l'intervention du juge utile de créer les conditions permettant une véritable
législateur en vue de application du droit reconnu aux salarié(e)s de ce pays de
- rendre non pas plus faciles, mais objectivement possibles, recevoir une rémunération égale pour l'accomplissement
les actions en justice fondées sur le principe inscrit dans la d'un travail de valeur égale.
dernière phrase de l'article 4, 2e alinéa est. féd. Antrag der Kommission
- charger les cantons d'instituer des organismes de droit Mehrheit
public investis d'une série de tâches tendant à favoriser
Der Initiative sei Folge zu geben.
l'application du principe de l'égalité des salaires entre
hommes et femmes. Minderheit
Certes, il aurait été préférable d'éviter l'intervention du légis- (Allenspach, Hösli, Pfund, Tschuppert)
lateur dans ce domaine où, par exception, une disposition Der Initiative sei keine Folge zu geben.
constitutionnelle développe des effets horizontaux directs.
Mais, ainsi que l'arrêt du Tribunal fédéral est venu le confir- Proposition de la commission
mer, il importe désormais de tendre à faire intervenir le Majorité
législateur pour en assurer l'application. II est donné suite à l'initiative.
Aujourd'hui, il ne s'agit plus de calendrier, mais du principe
même: l'expérience des premières années a démontré qu'il Minorité
pourrait demeurer largement lettre morte si le juge chargé (Allenspach, Hösli, Pfund, Tschuppert)
de reconnaître le droit à l'égalité n'a pas l'occasion de le II n'est pas donné suite à l'initiative.
faire. Et cette occasion ne se présentera pas tant que les
personnes intéressées devront agir seules, au péril de leur
emploi, sans l'appui d'organisations professionnelles ni Präsident: Sie haben schriftlich ausgeteilt erhalten: einer-
d'institutions de surveillance. seits den Bericht der Kommission, andererseits den Antrag
C'est à offrir ce double appui que devrait se limiter l'indis- der Initiantin, die auf den zweiten Teil der Initiative verzich-
pensable intervention du législateur. Il lui suffira de modifier tet. Ich habe bereits 14 Wortmeldungen. Ich möchte Ihnen
la procédure pour les affaires de droit du travail, par exem- doch zu bedenken geben, dass wir uns hier im Vorprüfungs-
ple en amendant l'article 343 CO, qui précise justement la verfahren befinden und möchte Sie deshalb um entspre-
procédure à suivre pour le règlement des litiges relevant du chende Kürze bitten.
contrat de travail. Il s'agirait en l'occurrence notamment de
reconnaître aux organisations professionnelles la qualité Mme Jaggi: En Suisse comme dans tous les pays pour
pour intenter une action en constatation (de l'inégalité) et en lesquels on possède à ce sujet des données tant soit peu
cessation (de ladite). Conformément à la jurisprudence, fiables, le niveau des salaires versés aux femmes demeure
notamment en matière de concurrence déloyale, la recon- largement inférieur à celui des salaires payés aux hommes.
naissance de la qualité pour agir serait subordonnée à la Pour nous en tenir au cas de la Suisse, rappelons que selon
condition d'une mention expresse dans les statuts de l'asso- les enquêtes annuelles de l'OFIAMT sur les salaires et les
ciation, selon laquelle cette dernière peut se charger de traitements, l'écart entre la rémunération du travail des
défendre les intérêts matériels de ses membres. hommes et des femmes se maintient à 33 pour cent. En
Quant aux organismes dont l'initiative parlementaire d'autres termes, les salaires et traitements versés aux
demande l'institution, ils auraient diverses missions à rem- ouvriers et aux employés sont près de la moitié supérieurs à
plir, dont la liste figure dans le texte même de l'initiative. ceux que touchent, en moyenne, les ouvrières et les
Elles auraient une fonction de surveillance, d'information, employées. Dans son commentaire annuel, l'OFIAMT
voire de saisir des juridictions compétentes. L'envoi de déclare, imperturbable, que la différence statistique de 33
rapports périodiques à la Commission fédérale du travail pour cent ne permet pas de conclure à un degré correspon-
impliquerait une extension du mandat confié à cette der- dant de discrimination des femmes en matière de rémunéra-
nière, instituée par la loi sur le travail et appelée donc à tion.
donner son avis sur les questions de législation et d'exécu- Certes, il y a d'autres facteurs qui expliquent, sans les
tion relatives aux entreprises publiques et privées soumises justifier, cette persistante différence: en premier lieu, le
Initiative parlementaire (Jaggi) 1798 N 4 octobre 1985
niveau de formation, généralement inférieur chez les facile à imaginer: en l'absence d'une protection efficace
femmes, et par ailleurs, le fait que, souvent, elles ne poursui- contre les licenciements, les travailleuses concernées
vent pas une carrière continue mais exercent une activité n'osent pas entreprendre une action qui pourrait leur faire
professionnelle intermittente qu'elles interrompent pendant courir le risque majeur, celui de perdre leur emploi.
une quinzaine ou une vingtaine d'années, avec toutes les Dans une telle conjoncture en effet, aggravée par l'absence
difficultés que cela peut impliquer pour une reprise éven- d'une protection efficace contre les licenciements, l'audace
tuelle, après le temps consacré à l'éducation des enfants. est ressentie comme de la témérité, et les aléas d'une
Mais cela n'empêche pas que, pour l'essentiel, les inégalités procédure judiciaire apparaissent comme autant d'obsta-
de salaires moyens entre hommes et femmes sont bel et cles insurmontables, du moins à une personne isolée travail-
bien des discriminations liées au sexe. Pour preuve, il suffit lant dans l'économie privée.
de se référer aux données détaillées par branches et profes- Aussi ne faut-il pas s'étonner du fait que la première et,
sions. Là où le taux de féminisation est relativement élevé, pendant plusieurs années, la seule et unique action entre-
comme par exemple dans l'industrie alimentaire et textile ou prise après le 14 juin 1981 l'ait été non par une salariée du
encore dans le commerce de détail, les écarts moyens sont secteur privé mais par un groupe d'infirmières contre la
couramment supérieurs à 30 pour cent, les records étant collectivité qui les emploie, en l'occurrence la ville de
détenus avec près de 40 pour cent par certaines professions Zurich. On connaît l'histoire encore inachevée mais déjà
de l'industrie du vêtement, de la chaussure ou du papier. significative de cette fameuse affaire des infirmières zuri-
Inversement, des branches mieux loties font de louables et choises sur le fond de laquelle il n'a pas encore été tranché.
réels efforts pour réduire l'écart entre hommes et femmes; Deux autres affaires ont été en revanche tranchées récem-
c'est le cas, par exemple, dans la chimie, les banques et les ment, juste au début de l'été, et l'une et l'autre en faveur de
aussurances. la travailleuse discriminée qui avait intenté action. Il s'agit de
Mais il y a plus grave, et qui apparaît au niveau des salaires l'affaire de cette ancienne-je dis bien ancienne-employée
moyens, toutes branches confondues. Dans l'ensemble, on d'une fabrique d'ameublement dans le canton de St-Gall
constate en effet un blocage depuis 1981 des progrès faits qui, pour éviter tout risque, a intenté action après avoir
antérieurement dans le sens d'un rapprochement des quitté son emploi; c'est l'affaire aussi d'une fonctionnaire de
niveaux de rémunération. Le rattrapage, enregistré vers la l'administration cantonale d'Obwald qui a recouru contre
fin des années soixante, dans l'industrie et surtout dans les une discrimination de salaire ou de classification. Dans les
années septante dans le secteur des services, a fait place à deux cas, le juge a reconnu que la plaignante avait fait un
une phase de stabilisation manifeste depuis 1980-1981. En travail au moins analogue à celui de ses prédécesseurs
1984, les salaires des ouvrières et des employées représen- masculins, et que le remplacement par une femme avait
taient 67 pour cent de ceux des ouvriers et des employés. permis à l'employeur, privé dans un cas, public dans l'autre,
C'est la fameuse discrimination d'un tiers précitée. d'économiser quelques dizaines ou centaines de francs par
Depuis 1945, il n'y a jamais eu plus de deux ans de suite, un mois jusqu'au moment, bien sûr, où le juge a prononcé la
accroissement réel des salaires payés aux femmes qui ait somme due.
été inférieur à celui des salaires masculins. Jamais, sauf Evidemment, il aurait été préférable d'éviter l'intervention du
justement depuis 1980-1981. Fâcheuse coïncidence, puis- législateur dans un domaine où, par une heureuse excep-
que le 14 juin 1981 le peuple et les cantons inscrivaient le tion, la disposition constitutionnelle développe des effets
principe de l'égalité des droits entre hommes et femmes horizontaux. Mais justement, ce n'est pas pour réaffirmer
dans la constitution fédérale. La troisième phrase du nouvel inutilement un principe approuvé par le souverain qu'il
alinéa 2 de l'article 4 reconnaît aux travailleurs et aux travail- s'agit de faire intervenir le législateur. Ce que la loi doit
leuses le droit à un salaire égal pour un travail de valeur assurer en l'occurrence, c'est l'application de ce principe à
égale. Cette disposition développe des effets horizontaux et laquelle la procédure usuelle fait concrètement obstacle. Il
directs; sur ce point, tout le monde est d'accord. Je vous importe dès lors que la loi vienne modifier la procédure pour
renvoie au message concernant l'initiative pour l'égalité des mieux servir le principe lui-même. Car on voit bien désor-
droits, daté du 14 novembre 1979, aux déclarations du mais que ce principe pourrait rester lettre morte. Il suffirait
Conseil fédéral devant chacune des Chambres, aux explica- pour cela que le juge chargé de reconnaître le droit à
tions envoyées aux citoyens en vue de lavotationdu 14 juin l'égalité n'ait tout simplement pas l'occasion de le faire.
1981 par la Chancellerie fédérale, à la doctrine unanime sur Cette occasion ne se présentera guère aussi longtemps que
ce point, et même au Tribunal fédéral qui a eu l'occasion de les personnes intéressées devront agir seules au péril de
se prononcer à ce sujet, le 11 novembre 1983; dans un arrêt leur emploi, sans l'appui d'organisations professionnelles.
non encore publié, le Tribunal fédéral reconnaissait expres- C'est pour offrir cet appui nécessaire, indispensable, que
sément le droit à un salaire égal pour un travail de valeur l'initiative parlementaire préconise l'intervention du législa-
égale comme un droit subjectif, auquel personne ne peut teur. Il s'agit de modifier les modalités de traitement des
renoncer, et un droit directement invocable devant le juge affaires relevant du droit du travail. Ce changement pourrait
par les intéressés, c'est-à-dire par toute personne ayant de se faire par un complément à l'article 343 du code des
bonnes raisons de se sentir discriminée au niveau de ses obligations qui fixe justement la procédure à suivre par la
conditions de rémunération, par rapport à un collègue de juridiction civile compétente pour statuer sur les litiges
l'autre sexe. relatifs au contrat de travail.
Il s'agit, pour les intéressés, non pas de faire, jusque dans Aux termes de l'initiative parlementaire, il s'agirait donc de
les derniers détails, la démonstration du mécanisme ni la reconnaître aux organisations professionnelles, d'em-
preuve du montant exact de la discrimination, mais bien de ployeurs ou de travailleurs s'entend bien, la qualité pour
rendre vraisemblable une telle inégalité de traitements dont intenter notamment une action en constatation de la discri-
les modalités peuvent être élucidées par une expertise à mination salariale et en cessation de l'inégalité de traitement
effectuer à la demande du jury. entre hommes et femmes. Je crois en effet que la reconnais-
Cependant, l'idée de devoir légiférer pour qu'un principe sance de la qualité pour agir des associations est une
directement applicable soit effectivement appliqué n'est pas condition pratiquement nécessaire pour l'assistance aux
indispensable à première vue, mais elle avait déjà été indi- intéressés qui n'oseraient pas agir individuellement, soit
quée dans le message lui-même comme d'ailleurs dans les pour faire valoir l'intérêt public, comme c'est le cas en
débats parlementaires. Il faut dire que certains avaient matière de protection de la nature et du paysage, soit pour
redouté ou feint de craindre que l'acceptation d'une disposi- ouvrir action dans leur propre intérêt. En droit du travail, il
tion constitutionnelle directement applicable allait provo- existe toute une jurisprudence à propos de la qualité pour
quer un engorgement général des tribunaux civils ou admi- agir. Cette jurisprudence impose aux organisations profes-
nistratifs compétents. Exprimées avant la votation fédérale sionnelles des conditions qui doivent être remplies au
du 14 juin 1981, ces craintes se sont révélées par la suite tout niveau de leurs statuts et des objectifs qu'elles poursuivent.
à fait sans fondement, et cela pour une raison bien simple et Ces conditions sont rappelées dans le texte de l'initiative.
4. Oktober 1985 1799 Parlamentarische Initiative (Jaggi)
En ma qualité de non-juriste, je me garderai bien de préconi- Allenspach, Sprecher der Minderheit: Gestatten Sie mir eine
ser le détail des modalités de la qualité des associations Vorbemerkung. Die Freisinnig-demokratische Partei hat
professionnelles pour introduire action. Cependant, comme dem Verfassungsgrundsatz in Artikel 4 Absatz 2 der Bundes-
cette question a fait l'objet d'interprétations diverses, je verfassung über die gleichen Rechte von Mann und Frau
tiens à préciser trois points. zugestimmt. Der Sprechende hat sich damals in der Volks-
Premièrement, contrairement à ce que prévoit le droit de abstimmung aktiv für dessen Annahme eingesetzt. Wir
certains pays étrangers, par exemple en Belgique ou en betrachten den Grundsatz der Lohngleichheit von Mann
France, je n'envisage pas que l'organisation syndicale des und Frau für gleichwertige Arbeit als direkt anwendbares
travailleurs ait qualité pour agir seule, ni contre la volonté de und unmittelbar klagbares Recht. Diese Konzession soll für
son adhérent encore moins concerné à son insu. Le mem- Gegenwart und Zukunft wegweisend sein.
bre des syndicats en question doit non seulement connaître Die Mehrheit der nationalrätlichen Kommission für soziale
l'action intentée par son organisation, mais encore donner Sicherheit hat der parlamentarischen Initiative von Frau
son accord exprès pour une telle action. Jaggi zugestimmt. Ich vertrete hier den Antrag der Kommis-
Deuxièmement, concernant l'identité de la personne intéres- sionsminderheit, der Initiative sei keine Folge zu geben und
sée, on sait que, juridiquement, il n'y a pas de motif d'obliger damit sei auch keine Kommission zu beauftragen, eine Vor-
une association professionnelle qui introduit une action en lage auszuarbeiten. Das galt in der Kommission für die
paiement de salaire pour un de ses membres de révéler ursprüngliche Initiative von Frau Jaggi. Das gilt heute
l'identité de cette personne. Mais pratiquement, en cas de ebenso für die Initiative in der reduzierten Form.
procès, il ne sera guère possible de ne pas laisser apparaître Dieser Initiative liegen zwei Annahmen zugrunde. Sie geht
cette identité. En effet, le juge est appelé à trancher des erstens davon aus, dass die Frauen trotz Lohngleichheits-
situations de droit concrètes et identifiables et non pas à grundsatz wegen ihres Geschlechts für gleichwertige Arbeit
juger globalement si dans une entreprise donnée, le prin- nach wie vor etwa 25 bis 30 Prozent weniger Lohn als die
cipe de l'égalité des salaires est ou non respecté. Männer erhielten. Diese Argumentation stützt sich auf die
Lohnstatistik des BIGA. Diese Lohnstatistik kann aber nicht
Troisièmement, la demande de l'organisation profession-
als Beweismittel herangezogen werden, weil diese Lohn-
nelle vise seulement à la constatation de droit et à la déter-
statistik in den Globalzahlen und in den statistischen Durch-
mination du salaire égal, suite évidemment à l'appréciation
schnittswerten das im allgemeinen höhere Dienst- und
de la valeur égale du travail fourni par la femme, générale-
Lebensalter der im Erwerbsleben stehenden Männer nicht
ment discriminée, et l'homme, généralement mieux payé. Il
berücksichtigt und damit die Tatsache vernachlässigt, dass
est bien clair que seule la personne victime d'une discrimi-
in der Schweiz mit zunehmendem Dienst- und Lebensalter
nation salariale peut réclamer réparation du préjudice maté-
höhere Löhne ausgerichtet werden. In dieser Statistik sind
riel subi.
Überstunden, Schicht- und Nachtarbeitszuschläge einge-
Encore quelques mots, tout d'abord à l'adresse des repré- schlossen, teilweise sogar die ausgerichteten Familien- und
sentants des milieux paysans si nombreux dans ce conseil. Kinderzulagen, die mehrheitlich dem Männerlohn zuge-
La semaine dernière, dans le cadre du débat fleuve à propos schlagen werden. Leicht verkürzte Arbeitszeit, die sich
du 6e rapport sur l'agriculture, vous avez accepté un postulat naturgemäss in entsprechend gekürzten Löhnen nieder-
de la commission qui invitait le Conseil fédéral à revoir dès schlägt und bei Frauen häufiger ist als bei Männern, wird
que possible les bases du calcul du revenu paritaire en vue ebenfalls nicht auf eine vergleichbare Basis umgerechnet.
de corriger, complètement cette fois, la discrimination dont Selbst im Bundesdienst sind die Durchschnittsverdienste
sont encore victimes les femmes paysannes par rapport aux der Frauen wesentlich geringer als die Durchschnittsver-
paysans. En votant ce postulat, vous avez sans doute pensé dienste der Männer.
d'abord à l'augmentation possible de la rétribution équita- Aus diesen und weiteren Gründen ist es unrichtig, zu
ble. Vous aviez aussi en vue, je l'espère, la concrétisation du behaupten, die Lohnstatistik des BIGA beweise, dass der
principe de l'égalité des droits entre les hommes et les Grundsatz der Lohngleichheit von Mann und Frau laufend
femmes: ils doivent recevoir une rémunération égale pour und in gravierender Weise verletzt werde.
un travail de valeur égale. Vous, membres paysans de ce Seit der Verankerung dieses Lohngleichheitsgrundsatzes in
conseil, vous êtes servis en la matière. L'initiative parlemen- der Verfassung sind systematisch die diskriminierenden
taire qui vous est proposée aujourd'hui demande au fond la Bestimmungen in Gesamtarbeitsverträgen und betriebli-
même chose pour les salariés syndiqués des autres secteurs chen Lohnreglementen eliminiert worden. Es ist bezeich-
économiques que l'agriculture, soit pour les travailleurs de nend, dass Frau Jaggi keinen einzigen Gesamtarbeitsvertrag
l'industrie et du commerce. Vous ne pouvez pas refuser à mit diskriminierenden Bestimmungen hier erwähnt hat.
ces derniers ce que vous avez accordé aux femmes pay- Ende dieses Jahres wird es in meiner sehr umfangreichen
sannes, la semaine dernière. Sammlung von Gesamtarbeitsverträgen keinen einzigen
Dernier point: hier, j'ai renoncé à la seconde partie de mon mehr geben, der solche diskriminierende Bestimmungen
initiative parlementaire, qui demandait l'institution dans les enthält. Gleiches gilt für die betrieblichen Lohnreglemente
cantons d'organismes de droit public ayant une triple fonc- und die Lohnbewertungssysteme. Die Praxis zeigt übrigens
tion de surveillance, d'information et, cas échéant, de saisie recht deutlich, dass Männer und Frauen nicht sehr häufig an
de l'instance judiciaire. J'aurais peut-être consenti plus tôt à gleichen oder gleichwertigen Arbeitsplätzen gleichwertige
ce renoncement, si la commission n'avait pas décidé de Arbeit verrichten.
donner suite par le même score aux deux parties de l'initia- Die Initiative Jaggi geht ferner von der Annahme aus, die
tive. Mais depuis lors il y a eu, hier matin très exactement, la Frauen seien aus Furcht vor dem Arbeitgeber nicht in der
votation sur la pétition des Appenzelloises. La décision de Lage, ihre Rechte geltend zu machen. Die arbeitsrechtliche
notre conseil a montré à l'évidence qu'une très large majo- Judikatur zeigt indessen deutlich, dass Frauen in gleicher
rité du Parlement est très attachée au fédéralisme, en parti- Weise wie Männer klagen, wenn es um ihre arbeitsvertragli-
culier quand il s'agit de ne pas contraindre les cantons à chen Rechte, wie Überstundenentschädigungen, Ferien,
respecter l'article 4 de la constitution. Pour ne pas mobiliser Gratifikationen usw., geht. Es ist nicht einzusehen, weshalb
deux jours de suite le fédéralisme contre les femmes, j'ai sie dann ausgerechnet bei diesem Gleichheitsgrundsatz
donc préféré m'en tenir à la première partie de l'initiative nicht den Mut zur Klage haben sollten, den sie in allen
parlementaire relative à la qualité pour agir des organisa- anderen arbeitsrechtlichen Auseinandersetzungen an den
tions professionnelles au nom des hommes et des femmes Tag legen.
qui ont adhéré à un syndicat. Je vous demande instamment Die Argumentationsbasis der Initiative ist also sehr brüchig.
de voter cette initiative et de faire acte de législateurs res- Sollen auf dieser zweifelhaften Argumentationsbasis funda-
pectueux de la volonté du souverain qui a inscrit, le 14 juin mentale Änderungen unserer Rechtsordnung vorgenom-
1981, l'égalité des droits entre les hommes et les femmes men werden? Dabei ist massgebend, was im Text dieser
dans la constitution fédérale. Initiative steht und nicht etwa die mündlichen Interpretatio-
Initiative parlementaire (Jaggi) 1800 N 4 octobre 1985
nen, die in Zeitungsartikeln oder hier in diesem Rate gege- der nationalrätlichen Kommission einen speziellen Auftrag
ben werden. Ich beziehe mich auf den Text dieser Initiative, in der gleichen Materie geben können und sie doppelspurig
und dort wird deutlich, dass die Initiative allen Berufsver- an die Arbeit schicken dürfen.
bänden, die statutengemäss befugt sind, die materiellen Ich fasse zusammen: Die Initiative verlangt konkret ein
Interessen ihrer Mitglieder zu wahren, ein uneingeschränk- umfassendes und selbständiges Klagerecht der Berufsver-
tes und ein selbständiges Klagerecht einräumt. Wir kennen bände, gleichgültig ob Rechtsbeziehungen zwischen den
viele Berufsverbände mit diesen Statutenbestimmungen; betroffenen Personen und dem Berufsverband bestehen.
dieses Klagerecht würde also nicht allein den Gewerkschaf- Die Initiative ermöglicht es diesen Berufsverbänden, ohne
ten und den Angestelltenverbänden eingeräumt, sondern Zustimmung der betroffenen Arbeitnehmerin zu klagen. Die
praktisch allen Berufsverbänden der Schweiz. Einer dieser Initiative greift ohne Not in kantonale Rechtsgebiete ein und
vielen berechtigten Berufsverbände könnte dann stellvertre- erschwert die Weiterführung des einfachen arbeitsgerichtli-
tend für irgendeine Arbeitnehmerin klagen, auch dann, chen Verfahrens.
wenn diese Arbeitnehmerin in einem anderen Berufsver- Ich bitte Sie aus diesen Gründen, diese Initiative abzu-
band organisiert ist oder mit einem Berufsverband über- lehnen.
haupt nichts zu tun haben will. Wir können einem derartigen
Verbandsklagerecht nicht zustimmen.
Gemäss der Initiative benötigt dieser Berufsverband zur Frau Gurtner: Das Nichteintretenwollen auf die vorliegende
Klageerhebung keine Prozessvollmacht und keine Zustim- Initiative zeigt eindeutig, dass es diesen Herren mit der
mung der betroffenen Arbeitnehmerin. Der Berufsverband Gleichberechtigung überhaupt nicht ernst ist.
könnte sogar gegen den ausdrücklichen Willen der Frau Legen Sie doch Ihre Karten offen auf den Tisch, Herr
klagen. Damit könnte ein aussenstehender Dritter in ein Allenspach, und sagen Sie, worum es Ihnen geht! Sie möch-
intaktes Arbeitsverhältnis eindringen und eine von beiden ten, dass Frauen Ihnen als billige Arbeitskräfte erhalten
Partnern als befriedigend bezeichnete Zusammenarbeit stö- bleiben. Oder vielleicht haben Sie noch nicht genau in Ihre
ren. Das selbständige Klagerecht der Berufsverbände würde eigenen Karten geschaut, und vielleicht ist es Ihnen nicht
ein ganz fundamentales Recht aufheben, nämlich das Recht ganz bewusst; aber dann zeigt das doch ganz deutlich, dass
eines jeden, auf die Geltendmachung einer Forderung zu es ein typisches Beispiel dafür ist, dass Frauendiskriminie-
verzichten. Wir glauben nicht, dass die mit dem Verbands- rung im System liegt. Ihre Absicht, die in dieser Initiative
klagerecht verbundene Entpersönlichung des Arbeitsver- vorgeschlagenen Verbesserungen zur Durchsetzung der
hältnisses den Arbeitnehmerinnen Vorteile brächte und den Lohngleichheit abzublocken, muss klar als «frauenfeind-
Bedürfnissen unserer Zeit entspricht. lich» zurückgewiesen werden. Es ist legitim, wenn sich
Wir müssen uns auch bewusst sein, dass dieses Klagerecht Frauenorganisationen, Frauenverbände und einzelne
der Berufsverbände in die kantonale Zivilprozessordnung Frauen vehement zur Wehr setzen.
eingreift und unter Umständen das einfache Verfahren vor Dass die Lohngleichheit bei uns in der Schweiz noch bei
Arbeitsgericht verunmöglicht. weitem nicht verwirklicht ist, könnte ich anhand von persön-
Die Kommission hat es abgelehnt, die Meinung der Kantone lichen Erfahrungen belegen. Doch auch ein Blick auf die
über derartige Eingriffe des Bundes in die kantonale Rechts- BIGA-Statistik bestätigt diese Tatsache von Jahr zu Jahr. Die
ordnung einzuholen, offenbar, weil sie eine klare Ablehnung am 9. September dieses Jahres erschienenen diesbezügli-
der Kantone befürchtete. Es wäre wenig sinnvoll, einer chen Pressemeldungen bestätigen es auch für 1984. Die
Nationalratskommission einen imperativen und detaillierten Frauen verdienen in der Schweiz immer noch rund einen
Gesetzesauftrag zu geben, der-wie unsere Umfragen erge- Drittel weniger als ihre männlichen Kollegen. Zum Beispiel:
ben haben - von den Kantonen in ihrer grossen Mehrheit Der an- oder ungelernte Arbeiter verdient heute im Schwei-
abgelehnt wird. zer Mittel Fr. 16.65 pro Stunde. An- oder ungelernte Arbeite-
Aus solchen Erwägungen beantragt Ihnen die Kommissions- rinnen erhalten demgegenüber nur Fr. 11.65. Die Differenz
minderheit, auch die reduzierte Initiative zu verwerfen. Es macht 5 Franken in der Stunde aus. Im Tag sind das bereits
wird nun eingewendet, die Initiative weise die Form einer 40 Franken weniger für die Arbeiterin, in der Woche 200
allgemeinen Anregung auf. Die Kommission sei also frei, das Franken, und im Monat macht es fast 1000 Franken aus;
vorzuschlagen, was sie für gut und realisierbar erachte. Ich immerhin ein stattlicher Betrag, gerade in diesen niedrigen
teile die Auffassung nicht, dass die Kommission volle Hand- Lohnklassen.
lungsfreiheit hätte. «Mann und Frau haben Anspruch auf gleichen Lohn für
Die Kommission wäre verpflichtet, die konkreten Vorschläge gleichwertige Arbeit»: Dieser neue Verfassungssatz hat sei-
der Initiative zu prüfen, und ich höre es heute schon, dass in nerzeit bei vielen Frauen grosse Hoffnungen geweckt. Der
dieser Kommission dann gesagt werden wird, man dürfte - Widerstand gegen diesen Grundsatz der Lohngleichheit
ohne Verfälschung des Ratswillens - die konkreten Vor- wurde aber mit dem positiven Ausgang der Volksabstim-
schläge der Initiative nicht einfach fallenlassen oder wesent- mung nicht einfach aus der Welt geschafft. Noch immer sind
lich verändern. Das wird uns dann in der Kommission entge- alle Mittel recht, den deutlichen Volkswillen als Utopie und
gengehalten, wenn wir uns auf die heutige Diskussion be- frommen Wunsch erscheinen zu lassen. Im Gegensatz zu
rufen. anderen Bereichen der rechtlichen Gleichstellung der
Man muss sich überhaupt fragen, ob eine nationalrätliche Frauen ist der Anspruch auf gleichen Lohn für gleichwertige
Kommission die zweckmässigste Instanz wäre, den von der Arbeit sofort rechtswirksam geworden, das heisst: einklag-
Initiative aufgeworfenen Fragen nachzugehen. Die bisheri- bar. Doch kam es bisher nur zu zwei Klagen. In Zürich klagte
gen Erfahrungen deuten eher darauf hin, dass umfangrei- eine Gruppe von Krankenschwestern. Die Geschichte ist
che, komplexe rechtliche Abklärungen, Vernehmlassungen bekannt. Die Angelegenheit wurde von Gericht zu Gericht
bei den Kantonen und den interessierten Organisationen, verschoben und ist bis heute nicht entschieden.
die Ausarbeitung von komplizierten Gesetzesentwürfen, Im zweiten Fall, bei der St. Galler Möbelfabrik Sitag AG,
Botschaften usw. zweckmässiger durch die Verwaltung und schützte das Arbeitsgericht die Klage einer Hilfsarbeiterin
den Bundesrat vorgenommen werden. Auch diese Überle- und den Anspruch von gleichem Lohn für gleichwertige
gung spricht für die Ablehnung der Initiative. Arbeit, und die Firma Sitag müsste die Lohnforderung be-
Wird diese Initiative abgelehnt, dann würde ich der Überwei- gleichen.
sung des nachfolgenden Postulates Jaggi nicht opponieren. Zwei Klagen in vier Jahren bei frappanter Lohnungleichheit,
Der Bundesrat hätte dann einen weit gefassten Auftrag, sich das ist eine magere Bilanz, zeigt aber eines deutlich, Herr
zur Frage zu äussern, ob es wünschbar sei, gesetzliche Allenspach: Frauen exponieren sich nicht als Einzelperso-
Normen zur Verwirklichung des Lohngleichheitsgrundsat- nen. Die Angst vor dem Verlust des Arbeitsplatzes oder vor
zes zu schaffen. Wird aber die Initiative Jaggi angenommen, Schwierigkeiten mit dem Arbeitgeber ist zu gross. Noch
dann müsste das Postulat Jaggi abgelehnt werden, weil wir verstärkt werden solche Bedenken durch Rezession und
doch nicht dem Bundesrat einen allgemeinen Auftrag und dem damit verbundenen Abbau von Arbeitsplätzen, der ja in
4. Oktober 1985 N 1801 Parlamentarische Initiative (Jaggi)
erster Linie, nebst Fremdarbeitern, die wir nach Hause Zum zweiten sieht die Mehrheit im Klagerecht der Berufsver-
geschickt haben, die Frauen trifft. bände einen Verstoss gegen die geltenden zivilprozessualen
Die Einführung eines Klagerechts für Berufsverbände, wie Regeln, die durchweg in allen Kantonen derjenigen Person
dies die Initiative fordert, würde Frauen die Möglichkeit Parteistellung zukommen lassen, die eigene Rechte geltend
geben, sich besser gegen die offene Diskriminierung der zu machen hat. Wenn in allen Streitigkeiten das Arbeits-
ungleichen Lohnansätze wehren zu können. recht, der Arbeitnehmer oder Arbeitgeber allein prozesslegi-
Die Gegner der Initiative behaupten auch, dass die Verwirkli- timiert sein soll, dann auch die Arbeitnehmerin, die, gestützt
chung der Anliegen der Initiative für die Frauen unter auf Artikel 4 Absatz 2 BV, auf gleichen Lohn klagen kann.
Umständen kontraproduktiv wirken könnte, indem die Die Fraktionsmehrheit lehnt eine Entpersonalisierung von
Arbeitgeber entweder zögern würden, Frauen einzustellen Streitigkeiten aus Arbeitsvertragsrecht entschieden ab.
oder wieder vermehrt eine klare Trennung in Männer- und Zum dritten wäre das Klagerecht der Berufsverbände ein
Frauenabteilung bzw. -berufe einführen würden. Eingriff in die Privatautonomie und die Vertragsfreiheit, der
Dies ist erstens einmal eine Drohung, gegen die wir uns mit von der Fraktionsmehrheit als schwerwiegend und damit als
aller Vehemenz zur Wehr setzen. So tönt es aber jedesmal, nicht akzeptabel beurteilt wird. Die CVP-Fraktion vertritt
wenn soziale Forderungen für Frauen gestellt werden. Ich mehrheitlich die Auffassung, dass der zurzeit geltende
erinnere Sie zum Beispiel an die Mutterschutzinitiative. Rechtsschutz vollauf genügt, d. h. Artikel 4 BV ist direkt
Zweitens ist die Trennung in Frauen- und Männerberufe einklagbar; in den Kantonen finden sich unentgeltliche
sowieso Realität. Die Drohung verfängt also nicht, sie kann Arbeitsgerichte, die ein einfaches und schnelles Verfahren
gar nicht verfangen, schlimmer kann es für die Frauen gar gewährleisten. Schliesslich können die Frauen mit tatkräfti-
nicht werden. Dies ist zudem als versteckte Lohndiskriminie- ger und grosszügiger Unterstützung der Gewerkschaften
rung zu bewerten. Das Gebot der Lohngleichheit bedeutet, und Verbände rechnen. Demgegenüber will eine Fraktions-
dass die Arbeitgeber nicht vom Geschlecht der arbeitenden minderheit der Initiative Folge geben, weil sie es ungerecht
Person abhängige, unterschiedliche Löhne bezahlen dür- und stossend empfindet, dass der Prozess der Lohnanglei-
fen, dass also das Geschlecht nicht Kriterium für die Höhe chung bei gleichwertiger Arbeit nur schleppend voran-
des Lohnes sein darf. Konkret heist das, dass viele Arbeits- kommt, dies nicht zuletzt deshalb, weil viele Arbeitnehme-
platzbewertungen neu überprüft werden müssen. Hier sind rinnen aus Angst vor der Kündigung und vor Schikanen am
eindeutig Ansätze zur Frauendiskriminierung versteckt. Arbeitsplatz keinen Prozess führen wollen.
Seit der Abstimmung über gleiche Rechte sind vier Jahre Als Fraktionssprecher empfehle ich Ihnen im Namen der
vergangen. Auf dem Lohnsektor hat sich zugunsten der Fraktionsmehrheit, der Initiative keine Folge zu geben; wir
Frauen nichts verändert. Das damalige Versprechen von haben jedoch nichts dagegen, wenn der Bundesrat das
Bundesrat Furgler, wonach die Drittwirkung gerade im Postulat von Frau Jaggi entgegennehmen will.
Lohnsektor zum Tragen komme, hat sich nicht erfüllt.
Darum sind die vorgeschlagenen Massnahmen eine unab- Frau Weber Monika: Gleicher Lohn für gleichwertige Arbeit:
dingbare Voraussetzung zur Durchsetzung der Lohngleich- Die LdU-EVP-Fraktion hat keine Mühe, ja zu dieser parla-
heit. Wer jetzt gegen die Initiative ist, will damit verhindern, mentarischen Initiative zu sagen. Sie war bereits entschie-
dass Frauen den gleichen Lohn erhalten. Eine andere Inter- den auch für den Verfassungsartikel, der ja das gleiche
pretation gibt es nicht. gesagt hat. Wir sind heute der Meinung, dass der Verwirkli-
Ich bitte Sie, der Initiative und auch dem Postulat zuzu- chung des Grundsatzes mit einem Gesetz nachgeholfen
stimmen. werden muss. Die Gegner dieser parlamentarischen Initia-
tive bringen Einwände bezüglich der Praktikabilität. Wir
hingegen glauben an den alten, weisen Spruch, dass, wo ein
Ziegler: Namens einer starken Mehrheit der CVP-Fraktion Wille, auch ein Weg sein muss. Wir beantragen Ihnen also,
beantrage ich Ihnen, der parlamentarischen Initiative «Glei- die parlamentarische Initiative zu unterstützen.
cher Lohn für Mann und Frau» auch in der reduzierten Form Vier Jahre sind es her, seit das Volk dem Grundsatz der
keine Folge zu geben. Wir haben davon auszugehen, dass Gleichwertigkeit von Mann und Frau zugestimmt hat. Expli-
die Lohnungleichheit immer noch weit verbreitet ist. Unsere zit war in diesem Grundsatz auch die Lohngleichheit
Fraktion vertritt einhellig den Standpunkt, dass die ange- erwähnt. Dennoch wurde bis heute mit einer Ausnahme kein
strebte Lohngleichheit möglichst bald realisiert werden soll, Versuch unternommen, eine Arbeitnehmerin dafür zu
und zwar nicht nur in der öffentlichen Verwaltung, sondern gewinnen, quasi in der Rolle des Winkelrieds und mit Hilfe
auch in der Privatwirtschaft. Nach Auffassung der Fraktions- einer Arbeitnehmerorganisation das Recht auf gleichen
mehrheit wird jedoch mit dieser Initiative der falsche Weg Lohn bis vor Bundesgericht vorzutragen und es allenfalls
eingeschlagen. Dies aus folgenden Erwägungen: durchzusetzen. Die Angst vor dem Verlust des Arbeitsplat-
Zum ersten soll das Postulat «Gleicher Lohn für Mann und zes und vor allfälligen Retorsionsmassnahmen, auch gegen-
Frau» nicht durch gesetzlichen Zwang, sondern auf dem über dem Ehegatten, ist zu weit verbreitet. Im übrigen ist
Weg der Freiwilligkeit verwirklicht werden. Die Sozialpart- darauf hinzuweisen, dass das geltende Recht die Arbeitneh-
ner, insbesondere die Arbeitgeber, sind aufgefordert, dafür merinnen, die eine Klage ihres Berufsverbandes auslösen,
zu sorgen - soweit das nicht bereits geschehen ist -, den nicht vor einer allfälligen Kündigung schützt; deshalb
Grundsatz der Lohngleichheit in die Praxis umzusetzen. herrscht Stille, und jedes Aufmucksen gilt als Tabu.
Grundsätzlich ist zu beachten, dass der Lohn einen wesent- Die parlamentarische Initiative Jaggi enthält nunmehr noch
lichen Bestandteil des Arbeitsvertrages bildet und dass ein eine Forderung. Sie will den Berufsverbänden ein Klage-
Arbeitsvertrag ein privatrechtliches Verhältnis zwischen den recht einräumen. Sie schliesst damit eine echte Lücke, denn
Parteien darstellt, sofern es sich nicht um ein öffentlich- tatsächlich haben heute die Berufsverbände bei Streitigkei-
rechtliches Angestellten- oder Beamtenverhältnis handelt. ten, die auf einem individuellen Arbeitsverhältnis gründen,
Der in jedem Fall zweiseitige Vertrag soll weiterhin die keine Möglichkeit, anstelle des Arbeitnehmers zu klagen.
Lohnkomponente enthalten, wobei für eine Arbeitnehmerin Die Prozessvertretung ist kantonal geregelt. Die Gegner
der Lohn so festzusetzen ist, wie wenn eine männliche haben Bedenken, dass das Prinzip der Lohngleichheit gar
Arbeitskraft ins Arbeitsverhältnis eintreten würde. nicht durchzuführen sei. Dem ist entgegenzuhalten, dass
Das Anliegen der Arbeitnehmerin, dass ihr Lohn demjenigen bereits heute die meisten Arbeitgeber über gewisse Kriterien
einer männlichen Arbeitskraft in gleicher Stellung entspre- für die Arbeitsplatzbewertung verfügen und dass auch die
chen müsse, ist wie jeder andere Vertragspunkt auszuhan- Arbeitnehmerorganisationen solche Tabellen und Kriterien
deln. Stellt sich heraus, dass dem verfassungsmässigen haben.
Gleichheitsprinzip nicht entsprochen worden ist, so muss Vor vier Jahren haben wir den Grundsatz beschlossen; die
sich die betreffende Arbeitnehmerin mit ihrem Arbeitgeber Umsetzung scheint aber an gewissen Mechanismen und
persönlich auseinandersetzen, allenfalls unter Zuhilfe- Strukturen zu scheitern. Wir müssen nicht befürchten, wenn
nahme des Richters. wir einen Weg erleichtern, dass er dann von Massen benützt
Initiative parlementaire (Jaggi) 1802 N 4 octobre 1985
bzw. missbraucht wird. Ich bin jedoch zutiefst davon über- Nachdem der Verfassungsartikel 1981 im Falle der Löhne
zeugt, dass es weise ist, in einer Demokratie Ventile zu unmittelbare Wirkung zeitigte, im Gegensatz zum Beispiel
schaffen, damit Aufgestautes einen Ausweg finden kann. Da zum Eherecht, darf erwartet werden, dass in absehbarer Zeit
in Sachen gleicher Lohn für gleichwertige Arbeit bestimmte konkretes Material vorhanden sein wird, um das Problem
Fragen des Verfahrens und der Aufsicht nur durch ein des gleichen Lohnes von Mann und Frau auf besser gesi-
Gesetz geregelt werden können, ist es besser, damit nicht cherter Ebene anzugehen, als dies heute der Fall ist.
länger zuzuwarten. Die Initiative hat die Form einer allgemei- Aus diesen grundsätzlichen Erwägungen erachten wir die
nen Anregung. Wir können also noch einmal darüber disku- Initiative, auch die halbe, zum mindesten als verfrüht und
tieren. lehnen sie ab.
Ich bitte Sie, auch im Namen unserer Fraktion, diesen Vor- Noch etwas zu den parlamentarischen Initiativen grundsätz-
schlag zur Verwirklichung eines sicher unbestrittenen lich: Wenn solchen Folge geleistet wird, wie dies die Kom-
Grundsatzes zu unterstützen. missionsmehrheit beantragt, so wird nicht die Verwaltung
gesetzgeberisch tätig, sondern das Parlament durch eine
Hösli: Vorerst möchte ich Frau Jaggi dafür danken, dass sie eigene Kommission; dasselbe Parlament, welches unter
den zweiten Teil ihrer Initiative zurückgezogen hat, jenen chronischer Überbelastung steht. Ich bin deshalb der
Teil, welcher die Kantone damit beauftragen soll, gesetzli- Ansicht, dass dieses Instrument nur sparsam eingesetzt
che Bestimmungen zu treffen und öffentlich-rechtliche werden sollte. Das ist ein Nebenpunkt, den ich doch erwäh-
Instanzen zu schaffen. Dies nicht etwa, weil ich glaube, die nen wollte. Unsere Abneigung entspringt grundsätzlichen
Kantone machen nichts, sondern weil ich der Überzeugung Erwägungen.
bin, dass es Kantone gibt, auch kleine, die rasch schalten.
Ich erinnere an die gestrige Debatte. Da sprach man von den Mme Christinat: Le 14 juin 1981 comme le 22 septembre
Jahren seit der Einführung des Frauenstimmrechts. Ich dernier ont été deux dates mémorables pour les femmes de
möchte Ihnen doch sagen, wie das im Kanton Glarus gelau- notre pays. Par deux fois, le peuple suisse a clairement
fen ist: Im Februar 1971 Annahme durch das Schweizervolk. démontré qu'il était partisan d'une vraie égalité des droits
Damals hat der Kanton Glarus noch nein gestimmt. Im März entre les hommes et les femmes.
Antrag der Regierung an den Landrat, überall das Frauen- Néanmoins, si le nouveau droit matrimonial, vu la précision
stimmrecht einzuführen, ausser an der Landsgemeinde. Der des textes votés, pourra déployer ses effets sans de nou-
Landrat hat diesen Auftrag angenommen. An der Landsge- velles interventions législatives, il n'en va pas de même pour
meinde geht ein junger Bürger auf die Bühne und sagt, wir l'égalité des salaires, dont seul le principe figure dans un
Glarner seien immer fortschrittlich und aufgeschlossen article constitutionnel. Il nous faut donc revenir sur le sujet,
gewesen; er beantrage das integrale Frauenstimmrecht surtout après que ce Parlement a écarté l'initiative populaire
sofort, und die Glarner Landsgemeinde hat spontan mit retirée par la suite à la faveur du contre-projet concocté par
klarem Mehr zugestimmt. le Conseil fédéral.
Nun zur heutigen Vorlage: Bereits am 10. Januar 1984 hat Tout en étant très valable, ce contre-projet n'en était pas
die Regierung des Kantons Glarus eine Kommission einge- moins en retrait par rapport à l'initiative populaire lancée par
setzt, die inzwischen einen SOseitigen Bericht abgeliefert hat les associations féminines, il y a de cela dix ans déjà. En
(Hauptbericht der Kommission «Gleiche Rechte für Mann effet, rappelez-vous, l'initiative populaire, plus contrai-
und Frau» zuhanden des Regierungsrates). Die Direktionen gnante que le contre-projet, prévoyait la réalisation de l'éga-
nehmen jetzt Stellung, und nachher wird der Regierungsrat lité des salaires dans un laps de temps de cinq ans. Bien
dem Landrat entsprechend Antrag stellen. Natürlich hat es évidemment, les milieux patronaux se sont montrés très
in dieser Kommission auch Frauen, dann aber vor allem hostiles à cette exigence. Leur but était de gagner du temps
junge Juristen der Jahrgänge 1955, 1956 und 1957, und car, pour eux, le temps c'est de l'argent.
einige davon sind erfahrene Juristen. Ich sage dies nur, Le délai impératif prévu par l'initiative a du reste été l'une
damit Sie sehen, dass die Kantone etwas unternehmen. des raisons pour lesquelles les femmes socialistes l'avaient
Machmal brauchen sie etwas mehr Zeit, manchmal etwas soutenue. Aujourd'hui, en discutant la judicieuse proposi-
weniger. tion de Mme Jaggi, nous voyons bien que nos craintes
Zum Recht der Initiative: Ich bin der Ansicht, dass man auch étaient fondées. Nous devons, en effet, malheureusement
hier Vorsicht walten lassen muss. Im Namen der SVP-Frak- constater que quatre ans après la votation du 14 juin peu de
tion kann ich Ihnen mitteilen, dass wir beschlossen haben, choses ont vraiment changé. L'immobilisme patronal freine
den Minderheitsantrag Allenspach zu unterstützen. Bei aller toutes les améliorations et le pourcentage des femmes qui
Würdigung der Zielsetzung, eine auch von der SVP seiner- ont un salaire inférieur à celui de leurs collègues masculins
zeit unterstützte Verfassungsbestimmung mit griffigen est encore très, voire trop important.
Instrumenten zu versehen, hegt die Fraktion ernste Zweifel, Pourquoi, Monsieur Allenspach, ne nous avez-vous pas
ob der vorgeschlagene Weg der richtige sei. donné, au cours de ces quatre dernières années, la preuve
Unsere Bedenken gehen in drei Richtungen: Einmal wider- de votre bonne volonté en supprimant, par des décisions
spricht es unseren Grundsätzen, dass der Staat immer stär- patronales, toutes les discriminations qui subsistent encore
ker in private Lohnvereinbarungen eingreift. Solche Ein- en matière de salaires féminins? Parce que cette bonne
griffe sollten stets abgewogen werden gegenüber Faktoren volonté manque, mon cher collègue Ziegler!
anderer Art, wie zum Beispiel des Freiraums und der Prakti- Les femmes, c'est bien connu, sont très peu syndiquées.
kabilität. Der seit 1981 bestehende Verfassungsartikel für C'est donc à nous, les politiques, de les aider. On pourrait
gleichen Lohn ist nach unbestrittenen Gutachten direkt ironiser sur cette faible syndicalisation et vanter, comme
anwendbar. Wie Dr. Steinlin vom EJPD in der Kommission dans de précédents débats sur des sujets analogues, les
ausführte, liegen in dieser Sache erst zwei Urteile vor. Es avantages des contrats collectifs pour résoudre ce genre de
wäre vor Inangriffnahme einer gesetzlichen Regelung zum problème. Or, c'est la formule qui arrange surtout les
mindesten wünschbar, über mehr praktische Erfahrung in patrons et qui a la faveur de la minorité de la commission,
der Rechtsprechung und Rechtsanwendung zu verfügen, M. Allenspach l'a relevé tout à l'heure. S'il est vrai que les
bevor neue Regelungen beschlossen werden. contrats collectifs facilitent parfois les solutions, pour signer
Schliesslich hat die Grundsatzbetrachtung von Prof. Hans un contrat il faut être deux, et si le patronat refuse, les plus
Huber in der «NZZ» vom 27. November 1983 auch in unserer beaux contrats ne servent à rien. On l'a vu en Valais où un
Fraktion nachhaltigen Eindruck hinterlassen. In seinem grand magasin a essayé jusqu'au bout de refuser des
Exposé schliesst der anerkannte Jurist aus, die menschliche salaires décents à ses vendeuses, alors que son homologue
Arbeit könne durch Gesetz tarifiert werden. Er ruft zur Rück- d'une autre ville dépense des centaines de milliers de francs
kehr, zur Freiwilligkeit auf in dem Sinne, dass in allen pour entretenir un club de football. Grâce aux syndicats, en
Bereichen der Berufstätigkeit mit den Anstrengungen zur l'occurrence les syndicats chrétiens, les vendeuses ont eu
Gleichstellung der Frau nicht nachgelassen werden darf. finalement raison de l'obscurantisme patronal.
4. Oktober 1985 N 1803 Parlamentarische Initiative (Jaggi)
Dans un nouveau canton frontière, un autre grand magasin mehr nach den biblischen Geboten, sonst hätte er die Nach-
en situation de monopole continue aussi d'exploiter son fahrinnen der Nonnen und Diakonissinnen in Pflegeberufen
personnel féminin. Aux Suissesses qui réclament une meil- auf das 2. Buch Mose 20 Vers 17 hinweisen müssen, wo es
leure rétribution, on répond qu'elles peuvent s'en aller si unter anderem heisst: «Du sollst nicht begehren nach
elles ne sont pas contentes, car de nombreuses frontalières irgend etwas, was Dein Nächster hat.»
ne demandent qu'à prendre leur place aux mêmes condi- Ich werde jetzt wieder sachlich. Mit Blick auf diesen Fall
tions. Et si les frontalières revendiquent à leur tour, on les stellt sich die Frage, inwiefern die Handels- und Gewerbe-
invite à retourner dans leur pays, car on en trouve facilement freiheit durch die vorgeschlagenen Massnahmen einge-
d'autres. schränkt würde. Zur Besetzung wenig gefragter Arbeits-
Le manque de lois et de règlements favorise les abus. C'est plätze, an denen es schmutzige Hände gibt, bleibt einem
pourquoi il faut que l'égalité des salaires soit clairement Arbeitgeber oft nur das Angebot eines hohen Lohnes, um
définie dans des prescriptions qui protègent les travail- überhaupt Bewerber für die Stelle zu finden.
leuses contre les menaces de licenciement en cas de reven- Brächten Lohngleichheitsprozesse in diesem Bereich nicht
dication. unter Umständen eben ungerechte Verzerrungen im Lohn-
En adoptant l'initiative présentée par Mme Jaggi, nous nous gefüge? Es ist zudem zu befürchten, dass die angestrebte
engageons dans la voie de l'égalité des salaires et nous Gesetzespraxis zu verworrenen Verhältnissen bei den Löh-
supprimerons les bavures actuelles. Parallèlement, les tra- nen führen würde. Wir wittern auch eine Tendenz in die
vailleuses comprendront qu'il est dans leur intérêt d'être Richtung klassenlose Gesellschaft. Die heutige Forderung
mieux organisées au sein de leur entreprise. nach gleichem Lohn für Mann und Frau liesse sich bei
Quant à la deuxième partie de l'initiative, elle devient cadu- Auftreten ebensolcher verworrener Verhältnisse auf die For-
que, puisque son auteur l'a retirée. C'est un peu dommage. mel «gleicher Lohn» reduzieren. Diese Vision mag Ihnen als
Elle aurait peut-être pu nous valoir la création, dans les wenig realistisch erscheinen. Aber eines ist erkennbar: Die
cantons, de M. ou Mme Egalité. Ce genre de fonction est Initiative trägt zentralistische und sozialistische Züge.
très à la mode dans plusieurs secteurs. A Genève, nous In einem dritten Punkt möchten wir Sie auf die bekannten
avons M. Energie, depuis peu M. Piétons, sans oublier le Erfahrungen im EG-Raum aufmerksam machen. Wir haben
futur M. Prix national ou Mme Prix. die Seiten 99 bis 120 unserer Dokumentation zum Geschäft
Mais il est bien évident que c'est la partie qui nous est durchgesehen. Da wird über die Anwendung der Richtlinien
soumise qui reste la plus importante. C'est pourquoi je vous der EG zur Angleichung der Rechtsvorschriften der Mit-
demande, au nom du groupe socialiste, de la soutenir, car gliedstaaten über die Anwendung des Grundsatzes des glei-
elle vise à supprimer de nombreuses injustices que les chen Entgelts für Männer und Frauen berichtet. Die aufge-
travailleuses doivent encore supporter et qui durent depuis führten Staaten verfügen über ähnliche Rechtsinstrumente
trop longtemps. wie die in der Initiative Jaggi anvisierten. Sojedenfalls urteilt
der Nichtjurist.
Uns hat in diesem Bericht insbesondere die Anzahl der
Steffen: Die Fraktion der Nationalen Aktion und der Vigi-
Rechtsfälle interessiert. Irland: Ergangene Urteile 1982: 27
lants lehnt auch die nachträglich amputierte Initiative aus
Urteile. Italien: Vom I.Januar 1973 bis 31. Dezember 1977:
grundsätzlichen Überlegungen ab. Dabei möchten wir beto-
10 Urteile. Luxemburg: unbekannter Zeitraum, 30 Prozesse.
nen, dass wir die Wirksamkeit von Artikel 4 Absatz 2 der
Niederlande: vom 20. März 1975 bis April 1983 12 Gerichts-
Bundesverfassung keineswegs in Frage stellen. Aber nach
beschlüsse. Grossbritannien: im Jahre 1981 27 gerichtliche
unserer Meinung soll der Verfassungsauftrag auf anderem
Verhandlungen. Dänemark: Zahl der Klagen 0. Was wollen
Wege erfüllt werden.
wir mit diesen Zahlen sagen? Wir kommen zum Schluss,
Zum Grundsätzlichen: dass die von der Initiative angestrebten Rechtsverfahren
1. Wir lehnen beim vorliegenden Geschäft die Form der kompliziert, zentral istisch, aufwendig und zur Erreichung
parlamentarischen Initiative ab und geben einer Motion den des angestrebten Zieles wenig wirksam sind. Ist da über-
Vorzug, da unsere Entscheidungsgrundlagen im jetzigen haupt eine gesonderte Gesetzgebung vertretbar? Wir ver-
Moment sehr dürftig sind. Uns würden vor allem die Ver- neinen diese Frage.
nehmlassungsresultate der betroffenen Kreise und der Kan- Unsere Fraktion verweist ausserdem auf das vielzitierte
tonsregierungen interessieren. Diese Stellungnahmen sind Übereinkommen Nummer 100 der Internationalen Arbeitsor-
mit diesem Verfahren nicht greifbar, was wir sehr bedauern. ganisation über die Gleichheit des Entgelts männlicher und
Um Lohngleichheitsklagen richtig behandeln zu können, weiblicher Arbeitskräfte für gleichwertige Arbeit, welches
müssen dem Richter Entscheidungshilfen zur Auslegung von der Schweiz 1962 akzeptiert wurde. Artikel 2 Absatz 2
des Begriffes «gleichwertige Arbeit» zur Verfügung stehen. dieser Übereinkunft sagt: «Dieser Grundsatz kann verwirk-
Kaum Probleme ergäben sich bei der Beurteilung der licht werden», und dann unter anderem «durch c. Gesamtar-
Gleichwertigkeit der Arbeit von Frau und Mann, wenn die beitsverträge zwischen Arbeitgebern und Arbeitnehmern».
beiden identische und gleich gute Arbeit gemäss Pflichten- Es genügt natürlich nicht, dass die Gesamtarbeitsverträge
heft erfüllen. Streit dürfte aber schon über der Frage entste- keine diskriminierenden Artikel mehr aufweisen, Herr
hen, ob eine Arbeit mit Bezug auf quantitative und quali- Allenspach. Sie müssen schon Artikel zur einfachen Beseiti-
tative Leistung, Präsenz, Zuverlässigkeit und andere Krite- gung diskriminierender Zustände enthalten. Wir sind der
rien gleich zu bewerten sei oder nicht. In Beweisschwierig- Ansicht, dass nicht eine grossdimensionierte Verwaltungs-
keiten wird eine klagende Partei vor allem dann kommen, infrastruktur angestrebt werden soll, sondern dass einfache
wenn bestehende Lohnunterschiede zwischen rechtlich Rechtsmittel ins Auge zu fassen sind, die nach Verhandlun-
gleichwertigen Arbeitnehmern durch sogenannte sachliche gen der Spitzenverbände von Wirtschaft und Gewerkschaft
Gründe kaschiert werden. Noch problematischer wird es bei zu Anpassungen des Arbeitsvertragsrechts führen können.
einer Lohngleichheitsklage, bei welcher ein Vergleich über Wir empfehlen Ihnen, dem Antrag der Kommissionsminder-
die Berufsgrenze hinweg angestrebt wird. Wir erinnern auch heit zuzustimmen, der Initiative sei keine Folge zu geben.
an den bekannten Fall der Zürcher Krankenschwestern, der Wir lehnen auch das Postulat Jaggi zum gleichen Thema ab.
nach einem Umweg über das Bundesgericht jetzt wieder vor
dem Zürcher Verwaltungsgericht liegt. Diplomiertes Pflege- M. Bonnard: Pour satisfaire à la LREC, je vous rappelle que
personal verdient weniger als Verkehrsbeamte, Wagen- je préside les Associations patronales de l'industrie horlo-
schmierer der Verkehrsbetriebe oder Arbeiter in Reini- gère. J'ajoute qu'en cette qualité je négocie actuellement
gungsberufen. Hinter den Krankenschwestern steht der Ver- avec la FTMH un accord sur l'application du principe décou-
band des christlichen Staats- und Gemeindepersonals der lant de l'article 4 de la constitution, et je dirai à Mme Jaggi
Schweiz. que son initiative a bien risqué de faire échouer les pourpar-
Hier eine neckische Einflechtung: Dieser christliche Ver- lers.
band, ich betone christlich, handelt offensichtlich nicht Notre groupe refuse l'initiative de Mme Jaggi, même dans sa
Initiative parlementaire (Jaggi) 1804 N 4 octobre 1985
forme nouvelle. En effet, le texte qui nous est soumis, et wird sonst eher von den Frauen vertreten. Es stimmt gera-
celui-là seul est déterminant, permet à l'organisation profes- dezu versöhnlich, dass ausgerechnet die Appenzeller für ihr
sionnelle d'agir en justice même sans le consentement, Anliegen mit feministischem Gedankengut gefochten und
voire contre le gré de la travailleuse intéressée. Or, nous ne Erfolg erzielt haben. Geduld haben wir Frauen schon; aber
voulons pas d'une telle possibilité. Le droit constitutionnel eine aktive, nicht eine passive Geduld.
qui découle de l'article 4 de la constitution est un droit qu'il Wir wissen: Wir müssen die Entwicklung auch in der Lohn-
appartient à son seul titulaire de faire valoir ou, au contraire, frage «erdauern». Aber wir wollen doch immer wieder dafür
de renoncer à faire valoir. Ce droit protège une prétention de sorgen, dass eine Entwicklung überhaupt stattfindet. Artikel
droit privé qui appartient au seul ayant droit, et dont ce 4 Absatz 2 Satz 3 der Bundesverfassung betrifft die Lohn-
dernier peut seul disposer. En acceptant l'initiative telle gleichheit zwischen den Geschlechtern und ist vor den
qu'elle est formulée, nous porterions à l'autonomie de la Gerichten direkt durchsetzbar. Die Erfahrung hat nun
volonté des travailleuses concernées une atteinte qui serait gezeigt, dass recht wenig Frauen klagen. Sicher spielt hier
contraire aux principes fondamentaux sur lesquels reposent die Angst vor der Kündigung eine Rolle. Wir wissen aber
notre Etat de droit social, sans doute, mais tout autant auch, dass der Beweis einer Gleichwertigkeit der Arbeit,
libéral. ausser bei identischen Arbeitsplätzen, eine schwierige
Mme Jaggi s'est récriée tout à l'heure - elle s'est récriée Angelegenheit ist.
d'ailleurs à mon égard avant les débats - lorsqu'on lui fait Das Anliegen der vorliegenden parlamentarischen Initiative,
remarquer que son texte permet aux syndicats d'agir même den Berufsverbänden ein Klagerecht einzuräumen, ist daher
sans l'accord ou même contre le gré de la travailleuse. Elle sehr zu unterstützen. Der Einsatz der Berufsverbände wird
nous l'a dit tout à l'heure, son idée est que l'accord de dazu beitragen, dem Anliegen der Lohngleichheit vermehrt
l'intéressée est indispensable. Malheureusement, Madame, zum Durchbruch zu verhelfen. Auch wenn zur Zeit der
votre texte ne le dit pas. Il permet le contraire et c'est cela Beratung des Lohngleichheitsatzes die Auffassung vor-
qui est déterminant. herrschte, eine Ausführungsgesetzgebung sei nicht nötig,
Deuxième remarque: le texte qui nous est soumis permet à so ist es dem Parlament heute unbenommen, aufgrund der
l'organisation professionnelle d'agir aussi lorsque les tra- bisherigen Erfahrungen oder besser Nichterfahrungen auf
vailleurs concernés ne figurent pas au nombre de ses mem- diese Meinung zurückzukommen. Einer bundesrechtlichen
bres. Cette possibilité confiée à l'organisation profession- Gesetzgebung in diesem Bereich der Arbeitsstreitigkeit
nelle nous paraît aussi excessive. Je rappelle qu'il ne s'agit steht nichts im Wege. Eine fundamentale Änderung unserer
pas de n'importe quelle organisation professionnelle, mais Rechtsordnung, wie dies Kollege Allenspach befürchtet,
des syndicats de travailleurs qui sont les partenaires sociaux wird daraus nicht folgen. Auch vertrete ich die Meinung,
des associations d'employeurs. Aujourd'hui, les rapports dass die Ausgestaltung der verlangten Prozessvertretung im
entre les syndicats de travailleurs et les associations d'em- Sinne der Ausführungen von Frau Jaggi Sache der Kommis-
ployeurs sont satisfaisants, même s'ils comportent souvent sionsberatungen sein wird.
de vifs affrontements et parfois même des situations de Ich ersuche Sie daher, den Antrag der Kommission, der
crise. Ils sont satisfaisants notamment - et je le dis ici à Initiative sei Folge zu geben, zu unterstützen und das Postu-
l'intention des syndicalistes présents dans cette salle - lat Jaggi zu überweisen.
parce que les partenaires en présence se gardent de mêler
la politique à leurs affaires. Si aujourd'hui nous donnons M. Petitpierre: M. Revaclier aurait dû s'exprimer sur ce
aux syndicats de travailleurs une mission qui va au-delà des sujet. Il a dû quitter Berne; j'exprime ici ses vues qui sont
droits de leurs propres membres, nous ouvrons la porte à la aussi les miennes et celles d'un bon nombre de membres du
politisation des rapports entre syndicats et associations groupe radical.
d'employeurs. Cette politisation serait néfaste. Les exem- Je voudrais faire une remarque préalable sur le sens du
ples de ce qui se passe dans les pays qui nous entourent, où texte que nous a soumis Mme Jaggi. Il est pour moi univo-
la situation des travailleurs est plus mauvaise que chez que, en ce sens que les organisations professionnelles ne
nous, sont éloquents. Nous n'aurions rien à gagner à aller peuvent défendre que les intérêts de leurs membres. Cela
dans ce sens. me paraît résulter d'une lecture normale du texte compte
Enfin, j'aimerais souligner que le problème qui préoccupe tenu de ce qui suit le deuxième tiret du deuxième para-
Mme Jaggi est l'affaire des partenaires sociaux et non celle graphe. Et même si cette lecture n'était pas la bonne, les
du législateur, et Mme Christinat n'était pas loin de l'admet- deux conseils débattraient de ce problème en séance de
tre tout à l'heure. Mais ce qui préoccupe les partenaires commission d'abord, en plénum ensuite. Ils auraient ainsi
sociaux dans ce complexe de questions, ce n'est pas du tout tout loisir de tirer la chose au clair et de manifester leur
le problème que nous soumet Mme Jaggi. Les entreprises, opposition, par exemple dans le cas où les organisations
les associations patronales ne refusent pas d'examiner les agiraient contre le gré de leurs membres ou au nom de
cas qui pourraient tomber sous le coup de l'article 4. Je puis personnes non membres de l'organisation. Par conséquent,
vous attester, Madame Jaggi, que les syndicats le savent les ambiguïtés alléguées ici ne sont pas une raison suffi-
parfaitement. Non, ce qui nous préoccupe c'est tout autre sante de rejeter l'initiative présentée par Mme Jaggi.
chose. Ce sont les critères à établir pour décider si un travail Je vous indique maintenant les motifs qui nous ont incités à
est ou non de valeur égale. Des tractations sont en cours à soutenir l'initiative. Premièrement, l'article 4, 2e alinéa,
ce sujet dans plusieurs secteurs de l'économie pour tenter contient un principe dont l'application n'est pas forcément
de les établir. Je crois qu'il faut laisser aux partenaires assurée lorsque les partenaires sociaux ou les parties elles-
sociaux de chaque branche le soin d'établir ces critères et mêmes au contrat de travail n'ont pas pu se mettre d'accord.
ensuite de les appliquer. Ce sont eux qui sont le mieux en La notion d'équivalence de travail est sujette à appréciation.
mesure de le faire. Le cas échéant, il faut en appeler au juge pour qu'il appré-
Pour ces trois raisons, je vous invite à rejeter l'initiative cie. Pour de multiples raisons que je ne reprends pas ici, les
parlementaire de Mme Jaggi; notre groupe ne s'opposerait travailleuses ne se sentent pas toujours la force et le cou-
pas au postulat. rage de faire valoir leurs droits seules. Il importe qu'en vue
de ces situations qui concernent uniquement - il faut le
Präsident: Nachdem die Anträge begründet sind und die souligner - des entreprises qui ne veulent pas appliquer le
Fraktionen gesprochen haben, beantrage ich Ihnen, die principe constitutionnel, les travailleuses soient représen-
Rednerliste zu schliessen. tées par des organisations professionnelles pour faire valoir
des droits qui relèvent, non seulement de leurs intérêts
Frau Stamm Judith: Im Zusammenhang mit dem Stimm- matériels, mais aussi de leur dignité.
recht der Appenzellerinnen wurde gestern viel von Gefühlen Deuxièmement, il ne faut pas laisser subsister voire se
und Geduld gesprochen. Dass Gefühle auch Argumente développer une sorte de prolétariat féminin. Soixante pour
sind, dass auf Gefühle Rücksicht genommen werden soll, cent des travailleuses suisses sont des femmes seules,
4. Oktober 1985 N 1805 Parlamentarische Initiative (Jaggi)
divorcées, célibataires ouyeuves, qui doivent assumer elles- Frauen, die mitverdienen müssen; wir bezeichnen das heute
mêmes leur existence matérielle, et fréquemment aussi, wieder, in der ganzen Mentalität, die heute herrscht, als
celle de personnes qui sont à leur charge. Leur situation est «Doppelverdienerinnen». Kein Mensch spricht von Doppel-
sans doute plus difficile que celle des femmes mariées dont arbeiterinnen. Und es handelt sich oft um Frauen, die noch
le salaire est, le plus souvent, complémentaire à celui de leur Familienpflichten zu erfüllen haben, sie erziehen und ernäh-
conjoint. La précarité de l'emploi, la discrimination salariale ren ihre Kinder oft allein; sie müssen also für eine Familie
d'une femme seule conduisent à la dégradation de sa condi- sorgen und haben im Durchschnitt 30 Prozent weniger
tion, avec une série de conséquences négatives, directes et Lohn! Oder - von der anderen Seite her gerechnet -: Für
indirectes d'ordre moral et d'ordre matériel; je pense spécia- eine gleiche oder ähnliche Arbeit verdienen die Männer 50
lement au domaine des assurances sociales. Prozent mehr. Das ist eine Ungerechtigkeit, und solche
Troisièmement, il importe de favoriser et d'encourager la Diskriminierungen lassen sich nicht mit schönen Worten
concertation des partenaires sociaux. Elle est une des und schönen Sätzen beseitigen! In sehr liberalen Ländern,
conditions de la paix du travail chez nous. Le rôle confié wie den USA, ist man dazu übergegangen, Diskriminierun-
selon l'initiative de Mme Jaggi aux organisations profes- gen mit Quotensystemen zu beseitigen, also mit einer effek-
sionnelles confirme leur qualité de partenaires traditionnels tiven Durchsetzung von Gleichheitspostulaten.
des employeurs. Il incite les uns et les autres à prévenir les Alles, was wir hier fordern, was die Initiative Jaggi jetzt noch
conflits judiciaires par des accords négociés préalablement fordert, ist, dass diese Schwächsten die Möglichkeit haben,
et sereinement. sich durch Berufsverbände vertreten zu lassen, sonst bleibt
C'est pourquoi, avec M. Revaclier et de nombreux collègues doch die Bestimmung, die wir ja verfassungsmässig haben,
radicaux, j'apporte mon soutien à cette initiative, compte auf dem Papier.
tenu de l'interprétation que Mme Jaggi a commencé d'en Ich bitte Sie sehr, hier diesen kleinen Schritt zu tun und den
donner et qu'elle précisera certainement tout à l'heure. Berufsorganisationen das Klagerecht einzuräumen.
Frau Uchtenhagen: Ich habe seinerzeit die grosse Schluss- Mme Aubry: Je remercie tout d'abord Mme Jaggi d'avoir
sitzung der Frauenorganisationen im Kursaal Bern präsi- renoncé à la deuxième partie de son initiative parlementaire.
diert, an der die Initiative «Gleiche Rechte für Mann und Les mesures étatiques demandées pour établir une surveil-
Frau» definitiv verabschiedet wurde. Es ist für mich ein lance de l'égalité des salaires entre hommes et femmes ne
bleibendes Erlebnis geworden - es waren viele Hunderte sont pas dans la ligne politique que je défends et je n'aurais
von Frauen aus allen Landesgegenden, Gruppierungen, pas pu m'y rallier. En revanche, j'appartiens aux radicaux
allen Organisationen dort -: Man diskutierte mit grösster qui, comme M. Petitpierre, soutiendront cette initiative.
Ernsthaftigkeit und sehr viel Hoffnung. Darunter waren auch Il me semble qu'il y a actuellement pour une certaine caté-
sehr viele Frauen, die sich Jahrzehnte für die politischen gorie de femmes une nécessité d'établir une relation d'éga-
Rechte der Frauen eingesetzt hatten, die erlebt hatten, dass lité salariale entre hommes et femmes pour un emploi ou un
nun die ersten Frauen in Parlamente und Exekutive eingezo- travail identique. La chose devrait aller de soi depuis 1981,
gen waren, aber einsehen mussten, dass damit eben die date à partir de laquelle cette question est devenue d'une
Diskriminierungen der Frauen noch längst nicht beseitigt brûlante actualité. Il est vrai que dans une grande majorité
sind. de secteurs, les femmes ont obtenu cette égalité salariale et
Sowohl gesellschaftliche Strukturen wie Mentalitäten, sei nous pouvons nous en féliciter. Il n'en demeure pas moins
das reiner Machismus, sei das paternalistisches Verantwor- que le problème subsiste pour celles qui n'ont pas une
tungsgefühl von selten der Männer, lassen sich nicht so formation égale à celle des hommes, qui n'ont pas une réelle
leicht verändern. Deshalb war man bestrebt, die Initiative so profession et qui doivent prendre ce qu'on leur offre. Ce
zu formulieren, dass sie eben tatsächlich etwas bewirkt, sont ces femmes-là qui, en période de haute conjoncture,
dass sie Drittwirkungen hat. sont très sollicitées et sont licenciées au moment où on n'a
Bei der Botschaft, in der auch der Gegenantrag des Bundes- plus besoin d'elles. C'est à elles que nous devons donner
rates enthalten war, ging es vor allem um diesen Absatz: une possibilité d'appui pour un recours. Elles représentent
Denn wenn eine Gleichstellung bzw. die Beseitigung der une main-d'œuvre bon marché, elles font souvent, et ceci je
Diskriminierung tatsächlich wirtschaftliche Folgen hat, ist l'ai observé sans consulter les statistiques de l'OFIAMT, le
diese am schwierigsten zu bewerkstelligen. Die Initiative même travail qu'un homme, venant compléter une équipe
wurde erst zurückgezogen, als Herr Bundespräsident Furg- ou une chaîne de travail. Cette catégorie de travailleuses est
ler sagte, dass diese Drittwirkung besteht. tenue de gagner sa vie parce que la plupart ont une famille à
Die Realitäten sind offensichtlich härter; es sind wieder viele charge ou sont seules. Je ne reviendrai pas su r cet aspect du
Jahre vergangen, und es wird kaum ein Fortschritt erzielt. problème.
Fortschritte sind bei öffentlich-rechtlich angestellten Frauen Mais il est indispensable qu'une loi reconnaisse que les
und zum Teil bei den besser qualifizierten erzielt worden. organisations professionnelles prennent la défense de leurs
Die Zahlen, die vom BIGA ausgerechnet wurden, Herr membres uniquement, pour autant qu'elles s'en réfèrent à
Allenspach, stimmen in der Tat nicht ganz. Sie geben nicht l'article 4,2 e alinéa, de la constitution fédérale. Je pense que
die ganze Wahrheit wieder. Aber ich würde meinen, in einem cela n'empêchera d'ailleurs nullement des discussions entre
anderen Sinn, als Sie das dargelegt haben. Die Untersu- partenaires sociaux et la reconduction de contrats collectifs.
chungen haben zum Beispiel bei den qualifizierteren Arbeit- La paix du travail est capitale à mes yeux et loin de moi l'idée
nehmerinnen ergeben, dass der Anteil der Frauenlöhne in de vouloir la menacer. Mais c'est, et je le répète, pour cette
zehn Jahren-von 1973 bis 1983-von 65,7 auf 69,5 Prozent catégorie de femmes surtout que nous devons légiférer afin
der Männerlöhne - also leicht - gestiegen ist. Bei den qu'elles soient mieux défendues, mieux protégées et
anderen, bei den ungelernten und angelernten Arbeitneh- qu'elles puissent obtenir la reconnaissance d'un droit
merinnen ist er um 1 Prozent gesunken. Wenn es um Durch- acquis mais, hélas, pas toujours appliqué.
schnittslöhne geht, muss man sehen, dass die Löhne für die C'est sans crainte que je vous demande d'appuyer l'initiative
qualifiziertere Arbeit rascher gestiegen sind. Das heisst kon- parlementaire Jaggi; la pratique nous ayant démontré que
sequenterweise, dass die Löhne für die unqualifiziertere depuis 1981, date à laquelle nous avons modifié l'article 4 de
Arbeit eben noch tiefer gesunken sind. la constitution, très peu de plaintes ont été déposées devant
Dazu kommt, dass von 1,1 Millionen beschäftigten Frauen les tribunaux. Or, dans ce même conseil, certaines per-
einige hunderttausend - ich glaube, es sind 32,5 Prozent - sonnes à cette même tribune avaient peint le diable sur la
nur teilzeitbeschäftigt sind. In der Statistik figurieren ja nur muraille, disant que les tribunaux seraient débordés et qu'ils
dieVollzeitarbeiterinnen; Frauen sind aber sehr, sehr häufig n'arriveraient plus à suivre si nous instaurions cette fameuse
nur teilzeitbeschäftigt, und zwar sind das genau die Berufe, égalité entre hommes et femmes. Il n'en est rien et je pense,
die besonders schlecht bezahlt werden. Es handelt sich comme vous l'a expliqué M. Petitpierre, que l'initiative pré-
dabei auch um die sozial Schwächsten. Es sind häufig sentée par Mme Jaggi est une porte ouverte à la formulation
Initiative parlementaire (Jaggi) 1806 N 4 octobre 1985
exacte d'une loi qui sera préparée par une commission et Rechte für Mann und Frau an. Der letzte Satz des neuen
que vous aurez toute liberté d'amender avant de la voter. zweiten Absatzes von Artikel 4 der Bundesverfassung,
C'est la raison pour laquelle j'appuie l'initiative Jaggi et vous wonach Mann und Frau Anspruch auf den gleichen Lohn für
demande d'en faire autant. gleichwertige Arbeit haben, ist geltendes, direkt anwendba-
res Recht. Es ist ein bedenkliches Zeugnis für die Behörden,
Frau Spoerry: Die parlamentarische Initiative Jaggi hat das und zwar Exekutiven wie Legislativen in unserem Staat,
Ziel, die von der Verfassung gewährleistete und aufgrund dass sie die Missachtung dieser Verfassungsnorm nicht nur
der Verfassung direkt einklagbare Lohngleichheit zwischen dulden, sondern sogar oft selbst aktiv betreiben. Ich frage
Mann und Frau besser durchzusetzen. Der Anspruch auf mich, woher diese Vertreter der Behörden die Legitimation
gleiche Bezahlung für eine gleichwertige Arbeit ist von nehmen, dem Volk den Rechtsstaat zu predigen und von
unserem Volk klar angenommen worden, und die Durchset- ihm die Einhaltung der Gesetze zu verlangen.
zung dieses Anspruchs muss in der Praxis auch erfolgen. Wenn beispielsweise der juristische Mitarbeiter des Schwei-
Die parlamentarische Initiative Jaggi ist aber zur Erreichung zerischen Gewerbeverbandes in der «Schweizerischen Juri-
dieses Ziels nicht der richtige Weg, auch dann nicht, wenn stenzeitung» anregt, den verfassungsmässigen Grundsatz
nur noch der erste Teil der Initiative aufrechterhalten wird. der Lohngleichheit mit Verzichtserklärungen in den Arbeits-
Der erste Teil der Initiative will zur Durchsetzung der Lohn- verträgen zum toten Buchstaben zu machen, propagiert er
gleichheit Mittel einsetzen, die einschneidende und grund- nach meiner Meinung ein verfassungswidriges Verhalten.
sätzliche Änderungen im Privatrecht und im Privatprozess Um insbesondere die Arbeitnehmerinnen möglichst erfolg-
zur Folge haben und die damit weit über das hinausgehen, reich benachteiligt zu lassen, schlug er wörtlich vor: «Die
was man sich vor vier Jahren bei der Annahme des Gleich- Klausel muss klar und gut sichtbar sein, am besten fettge-
heitsartikels zu diesem Thema in guten Treuen vorgestellt druckt, und sollte sich vor der Unterschrift befinden.»
hat oder vorstellen musste. Die Frage, die man sich als Frau Widerstand gegen die Verfassung ist den öffentlichen
deshalb heute zu stellen hat, ist die folgende: Bedeutet eine Arbeitgebern vorzuwerfen, die den Verwaltungsapparat ein-
Ablehnung dieser Initiative, dass im Bereich Lohngleichheit setzen, um legitime Forderungen im Zusammenhang mit der
nichts mehr geschieht und man stillschweigend akzeptiert, Lohngleichheit zu bekämpfen, statt sie zu erfüllen. Dabei
dass die Frauenlöhne zum Teil tiefer sind als jene der geht es nicht bloss darum, dass der Begriff der gleichwerti-
Männer? gen Arbeit im engstmöglichen Sinne interpretiert und bei
Das ist nicht der Fall, und zwar aus drei Gründen nicht: der Entlöhnung von Mann und Frau beachtet wird.
Erstens besteht die Klageberechtigung bei ungleichen Löh- Was die Minimalanforderungen betrifft, verdient der öffentli-
nen aufgrund der Verfassung. Diese Klageberechtigung che Arbeitgeber im allgemeinen zweifellos eine bessere
kann benützt werden; sie kann auch abgetreten werden, Note als die privaten Arbeitgeber. Wir alle wissen aber, dass
wenn die Forderung abgetreten wird. es damit längst nicht getan ist. Beispielsweise ist die min-
Zum zweiten sind arbeitsvertraglich Verbesserungen vorge- dere Wertung der sogenannten Frauenarbeit gegenüber der
nommen worden, was hier deutlich ausgeführt wurde. sogenannten Männerarbeit zu beseitigen. Es ist nicht länger
Zum dritten und vor allem hat Frau Jaggi ein Postulat vertretbar, dass männliche Körperkraft höher entlöhnt wird
eingereicht, mit welchem sie den Bundesrat einlädt, sich zu als weibliche Fingerfertigkeit.
den Fragen zu äussern, die sich im Zusammenhang mit Unter gleichwertiger Arbeit, die für die Lohngleichheit mass-
allfälligen gesetzlichen Ausführungen zum Artikel 4 Absatz 2 geblich ist, darf auch nicht nur gleiche oder ähnliche Arbeit
BV stellen. Frau Jaggi führt in der Begründung zu ihrem verstanden werden. Sie muss ebenfalls vergleichbare Arbeit
Postulat unter anderem zu Recht aus, dass es vor allem der verschiedener Natur umfassen. Schliesslich darf die Lohn-
Begriff der Gleichwertigkeit der Arbeit ist, welcher in der gleichheit nicht weiter mit ungleichen Aufstiegschancen
praktischen Anwendung Schwierigkeiten bereitet. Eine Prä' unterlaufen werden.
zisierung der Frage von seilen des Bundesrates, was unter Beim Bund waren im Frühjahr 1985 von rund 133000
gleichwertiger Arbeit zu verstehen ist, ist daher sehr er- Beschäftigten 16,5 Prozent Frauen. Bei den Überklassen
wünscht. und den vier obersten Besoldungsklassen betrug der Anteil
Der Bundesrat hat sich bereit erklärt, dieses Postulat anzu- der Frauen 2,3 Prozent, in den vier untersten Besoldungs-
nehmen. Wenn unser Rat dieses Postulat heute überweist, klassen 36,4 Prozent. Wir nähern uns einer Verwirklichung
so ist Gewähr geboten, dass der gesamte Problemkreis des Grundsatzes der Lohngleichheit im umfassenden Sinne
gründlich und eingehend und immer mit dem Blick auf das ungefähr mit der gleichen Geschwindigkeit, mit welcher wir
Ganze geprüft wird. Ich bin überzeugt, dass Frau Bundesrä- der nächsten Eiszeit näherrücken.
tin Kopp diese Arbeiten zügig an die Hand nehmen wird und Die parlamentarische Initiative Jaggi zeigt Wege auf, um den
dass das Parlament in absehbarer Zeit klare Grundlagen für Fortschritt in der Lohngleichheit zu beschleunigen. Die
seinen Entscheid über das weitere Vorgehen zur Verfügung Initiative fordert nur das Notwendigste, um den Verfas-
haben wird. sungsgrundsatz in der Praxis überhaupt einigermassen ver-
Es ist daher nicht richtig, heute und jetzt eine parlamentari- wirklichen zu können.
sche Kommission mit der Ausarbeitung gesetzlicher Mass- Ich bitte Sie, der Initiative zuzustimmen.
nahmen zu beauftragen, bevor die vom Bundesrat mit dem
Postulat geforderten Entscheidungsgrundlagen vorliegen, Frau Fetz: Sie werden mir verzeihen, dass ich die Redner-
unerlässliche Entscheidungsgrundlagen zu den Themen liste auch noch verlängere. Ich meine aber, das Thema sei
Gleichwertigkeit der Arbeit, Klageberechtigung, Beweislast so wichtig, dass es ruhig eine ausführliche Debatte darüber
und vorprozessuale Schlichtungsstellen. Wenn wir die Initia- geben darf. Schliesslich sind Hunderttausende von Arbeit-
tive heute überweisen und diese Grundlagen nicht abwar- nehmerinnen davon betroffen.
ten, laufen wir Gefahr, uns auf eine Linie bei der Behand- Zur Sache: Herr Allenspach hat sich in seiner Ablehnungs-
lung dieses Fragenkomplexes festzulegen, die sich in Kennt- begründung zur Behauptung verstiegen, eine Lohndiskrimi-
nis aller Zusammenhänge und Auswirkungen als falsch nierung aufgrund des Geschlechtes gebe es nicht. Ich
erweist, sogar für die Frauen als falsch erweist. glaube, das kann man sicher so nicht akzeptieren. Schon
Ich unterstütze daher den Antrag, der parlamentarischen damals bei der parlamentarischen Debatte über die Initiative
Initiative keine Folge zu geben, hingegen mit der Überwei- «Gleiche Rechte» und den Gegenvorschlag des Bundesra-
sung des Postulates von Frau Jaggi darauf hinzuwirken, tes wurde genau zu dieser Frage heftig und kontrovers
dass der Bundesrat eine umfassende Übersicht über die diskutiert. Es ging um Fragen der Lohngleichheit, der Dritt-
sich stellenden Fragen ausarbeitet, auf die das Parlament wirkung im Lohnsektor, um Auswirkungen der Gleichstel-
seine weiteren Entscheide abstützen kann. lung im Arbeitsbereich. Auch dort wurden Befürchtungen
geäussert, Eingriffe in die Wirtschaft seien zu erwarten.
Renschier: Am 14. Juni 1981 nahm das Schweizervolk mit Das ist natürlich nicht geschehen. Es ist doch sonnenklar: in
deutlichem Mehr den Verfassungsartikel über die gleichen der Lohnfrage geht es um handfeste Wirtschaftsinteressen.
4. Oktober 1985 N 1807 Parlamentarische Initiative (Jaggi)
Die Wirtschaftsverbände wehren sich mit Händen und Füs- ment du fardeau de la preuve, autant dire d'un principe
sen gegen mehr Lohnkosten. Am einfachsten geht das auquel les juristes sont très attachés.
natürlich auf dem Buckel der Frauen. Gleichberechtigung ja Monsieur Allenspach, qui peut le plus, et vous le pouvez en
- da sind verbal alle dafür. Nur kosten darf sie nichts, nicht approuvant le postulat, peut le moins, et vous le pouvez en
wahr, Herr Allenspach! adoptant aussi l'initiative.
Wenn es mit der Konkretisierung der Lohngleichheit wirk-
lich vorwärts gehen soll, wenn wir das wirklich ernst meinen, M. Darbellay, rapporteur: Le rappel de notre président rele-
sind flankierende Massnahmen, wie sie die parlamentari- vant que nous en étions à la procédure préliminaire, n'était
sche Initiative fordert, unumgänglich. Natürlich wissen wir absolument pas vain; les débats l'ont en effet démontré.
auch, dass mit dieser Initiative allein die Lohngleichheit Notre commission a été chargée de présenter un préavis au
noch lange nicht endgültig durchgesetzt werden kann. Dazu Conseil national. Si la grande Chambre suit ce préavis, une
braucht es noch einiges mehr, denn die Lohndifferenz ist commission dotée d'une grande liberté d'action sera char-
durch verschiedene Faktoren bedingt. In diesem einen Fall gée de préparer un projet de législation.
gebe ich Herrn Allenspach sogar recht: die BIGA-Statistik ist Afin de tranquilliser MM. Allenspach et Hösli, je préciserai
nicht ganz aussagekräftig, denn sie vermischt die offene que la commission peut aussi recourir au département
und die versteckte Lohndiskriminierung. Gerade für die ver- concerné, lui demander tous conseils utiles et elle doit, cela
steckte Lohndiskriminierung braucht es zusätzliche Mass- va de soi, tenir compte des délibérations qui ont eu lieu
nahmen. Ich nenne hier nur als Stichworte zu dieser ver- aussi bien au sein de la commission préparatoire qu'au
steckten Lohndiskriminierung die Ségrégation des Arbeits- plénum.
marktes in sogenannt qualifizierte Männerberufe und in L'initiative propose de légiférer afin de rendre effectives Jes
eher unqualifizierte Frauenberufe. Die Trennung in männli- dispositions constitutionnelles. Un point n'est pas contesté,
che und weibliche Arbeitsvorgänge ergibt dann die soge- à savoir que ces dispositions constitutionnelles sont directe-
nannten Leichtlohn-Gruppen. Frauen steigen leider in der ment applicables. Et deux autres ne le sont guère: Tout
Karriere noch eher selten nach oben. Zusätzlich gibt es auch d'abord, ces dispositions sont mal appliquées; les diffé-
geschlechtsspezifische Arbeitsplatz-Bewertungskriterien. rences demeurent importantes et incontestées, même si
Die parlamentarische Initiative ist also nur ein erster, aber M. Allenspach affirme que les statistiques de l'OFIAMT sont
ein eminent wichtiger Schritt auf dem Weg zur Lohngleich- trop globales pour être absolument déterminantes. Ensuite,
heit. Andere Massnahmen fördernder und kompensatori- chacun est d'avis qu'il faut résorber ces différences; on
scher Art, wie sie in verschiedenen europäischen Ländern s'entend, sinon sur le chemin à suivre, du moins sur l'objec-
bereits praktiziert werden, müssen noch folgen. tif à atteindre. Seul M. Steffen fait exception; il nous rappelle
Gehen wir zur offenen Lohndiskriminierung zurück. Wenn certaines qualités chrétiennes, comme la générosité, mais il
man die spezifischen Branchenstatistiken und die GAV- en oublie probablement une, la justice, vertu que l'on quali-
Bestimmungen anschaut, dann sieht die Lohnsituation für fie de cardinale. Or, nous sommes chargés de l'appliquer.
Frauen in bestimmten Branchen - nicht in allen, das sei Nous constatons que des différences existent et ne se résor-
zugegeben - sogar noch schlechter aus als im BIGA-Durch- bent point; nous en connaissons la raison: c'est l'hésitation
schnitt. d'intervenir, par crainte de perdre son travail. En effet, les
Ich bitte Sie deshalb: verlieren Sie den Sinn für die Dimen- seules plaintes déposées jusqu'à ce jour émanent soit d'em-
sion der vorliegenden Forderung nicht. Es geht lediglich ployés du secteur public et disposant donc d'une protection
darum, Frauen durch die Klagelegitimation der Berufsver- efficace, ou d'une personne qui a quitté son emploi. Or,
bände zu unterstützen - Frauen, die beweisen können, dass préférons-nous que les problèmes trouvent une solution
ihr verfassungsrechtlicher Anspruch auf gleichen Lohn für après que les personnes aient quitté leur emploi ou plutôt
gleichwertige Arbeit verletzt wird -, ohne dass sie gleich durant leur période d'activité? Personnellement, je donne la
befürchten müssen, ihre Stelle zu verlieren. Es darf nicht so priorité à la seconde solution. Nous devons donc remédier à
bleiben, was viele Frauen heute trotz Artikel 4 BV immer l'état de fait existant.
noch empfinden: Vor dem Gesetz sind wir zwar alle gleich, La solution proposée demande que des associations profes-
aber die Männer sind immer noch ein wenig gleicher. sionnelles aient qualité pour agir. Des conditions précises y
sont posées. Deux ressortent directement du texte de l'ini-
Mme Jaggi: Je ne veux pas entamer ici une controverse tiative: «Ces associations ne peuvent agir que si les disposi-
avec M. Allenspach sur la portée des statistiques de tions sont prévues dans les statuts» et, d'autre part, «elles ne
l'OFIAMT dont nous faisons l'un et l'autre manifestement peuvent agir que pour leurs membres.» MM. Bonnard et
une lecture différente. Je voudrais simplement rappeler trois Allenspach sollicitent par trop le texte, quand ils prétendent
points que je croyais avoir précisés dans mon développe- que les associations peuvent agir pour n'importe qui.
ment tout à l'heure et qui, la suite de la discussion l'a Ensuite, je soulignerai une précision qui ne figure pas dans
démontré, n'ont pas été entendus. le texte, mais qui a été apportée par l'auteur de l'initiative,
Premièrement, dans l'esprit et la lettre même de l'initiative, par les membres de la commission préparatoire et par
Monsieur Bonnard, il est exclu que l'organisation profes- nombre de personnes qui se sont exprimées ici, à savoir que
sionnelle agisse pour défendre quelqu'un qui ne serait pas l'accord de la personne intéressée est absolument néces-
membre de cette organisation. Deuxièmement, il n'est pas saire. Je suis d'avis que la commission devrait tenir compte
question non plus que cette action du syndicat soit faite à de cette clause.
l'insu et encore moins, bien entendu, contre la volonté de MM. Allenspach, Ziegler, Hösli, ainsi que Mme Spoerry par-
son adhérent. Troisièmement, l'action de l'organisation pro- lent également de l'empiétement du droit public sur le droit
fessionnelle se limite à la constatation et à la détermination privé. Je crois qu'il faut tout d'abord reconnaître que, depuis
du salaire égal, toute prétention pécuniaire demeurant l'af- un certain nombre de décennies, aucune distinction absolu-
faire de la personne intéressée. ment précise n'existe entre ces deux domaines. Le droit
Quelques mots encore à propos du postulat dont il a été public empiète forcément sur le droit privé. Lorsque l'on
question. Je voudrais à ce sujet remercier notamment M. établit une loi sur le travail, par exemple, lorsque l'on vote
Allenspach et Mme Spoerry de l'appui qu'ils donnent à ce l'article 4, 2e alinéa, de la constitution, il y a déjà empiéte-
postulat; leur soutien est en effet assez paradoxal, vu que le ment. Le tout est de savoir dans quelle mesure. Dans le cas
postulat va plus loin et est plus vaste que l'initiative qu'ils présent, du fait que la deuxième partie de l'initiative a été
repoussent. Je rappelle simplement que le postulat auquel abandonnée, la mesure est gardée, c'est évident. Il est
M. Allenspach s'était en son temps opposé, contrairement effectivement du rôle normal des associations profession-
au Conseil fédéral, demande trois interventions du législa- nelles de défendre les intérêts de leurs membres.
teur pour la fixation des critères d'appréciation du travail, Or, nous faisons preuve d'une certaine incohérence en
pour le droit d'agir des organisations professionnelles, ce acceptant, d'une part, la fin poursuivie par cet article consti-
dont il est question aujourd'hui, et pour l'éventuel renverse- tutionnel, soit l'égalité de salaires entre les hommes et les
Initiative parlementaire (Jaggi) 1808 N 4 octobre 1985
femmes, et en rejetant les moyens proposés, pourtant légi- Argument, dass nur mit Einverständnis der Betroffenen
times et raisonnables. geklagt werden darf usw. Das sind mehr Ausreden, die hier
Mme Stamm a parlé fort à propos de «patience active». vorgetragen wurden.
Nous sommes patients mais nous devons aussi faire preuve Ich möchte nochmals betonen: Es ging um eine Vorprüfung
de l'activité nécessaire pour réaliser ce droit que nous avons der Initiative.
inscrit dans la constitution. Acceptons donc les moyens In der Diskussion hat mich nun doch einiges erschüttert. Ich
légitimes nécessaires. möchte ganz klar und deutlich sagen: Vor etwa zehn Tagen
C'est la raison pour laquelle je vous invite à accepter l'initia- haben wir in diesem Rat, inklusive SVP, ein Postulat über-
tive. wiesen, nach dem der Paritätslohnanspruch bei den Bäue-
rinnen überprüft und dem Lohn eines Arbeiters angeglichen
Eggli-Winterthur, Berichterstatter: Der Ratspräsident hat werden sollte. Dabei sind heute die Frauen der Landwirte
Ihnen bei Beginn der Debatte dargelegt, dass es sich um ein viel besser gestellt als die Arbeitnehmerinnen. Wir haben
Vorverfahren handelt, dass also, wenn wir zustimmen, das eine Lohndifferenz von 25 bis 30 Prozent zwischen Arbeit-
Gesetz noch nicht in Kraft tritt, sondern lediglich die Kom- nehmerinnen und Arbeitern. Bei den Frauen in der Landwirt-
mission den Auftrag erhält, eine entsprechende Gesetzes- schaft werden 85 Prozent des Männerlohnes für die Berech-
vorlage auszuarbeiten. nung der Paritätslohns eingesetzt. Die Differenz ist also
Zu Herrn Steffen und der NA: Es wundert mich nicht, dass kleiner. Der Rat hat in dieser Frage dennoch ganz klar
für Sie die Informationen zu spärlich sind, das sind wir gefordert, für die Paritätslohnberechnung in der Landwirt-
gewohnt. Aber ich möchte darauf aufmerksam machen, schaft habe eine Gleichstellung zu erfolgen. Von freisinniger
dass die Information, was darunter zu verstehen ist, im Seite wurde dagegen nicht opponiert, auch von der CVP
Geschäftsverkehrsgesetz steht, in Artikel 21 ter. Dort heisst und der SVP nicht. Hier kommt mir ein Gedicht in den Sinn,
es: «Die Kommission erstattet dem Rat spätestens für die das wir in der Schule lernen mussten, wo es am Schluss
dritte auf die Zuweisung folgende ordentliche Session heisst: «Ja, Bauer, das ist ganz was anderes.» Wahrschein-
Bericht und Antrag.» lich ist es hier so, dass die Landwirtschaftsvertreter Standes-
Hier möchte ich gleichzeitig Herrn Allenspach Antwort politik betreiben und nicht solidarische Politik mit der übri-
geben. Er hat zwar den Antrag in der Kommission gestellt, gen Bevölkerung. Das müsste man sich vielleicht einmal
ein Vernehmlassungsverfahren durchzuführen. Man weiss merken. Vielleicht machen dann auch andere Vertreter nur
aber, dass ein Vernehmlassungsverfahren für die Kantone noch Standespolitik und nicht mehr solidarische Politik. Das
eine Frist von vier bis sechs Monaten bedeutet und dass für möchte ich den Landwirten und der SVP doch einmal ins
die Auswertung noch einmal drei bis vier Monate gebraucht Stammbuch schreiben. Ich möchte Sie bitten, diese Überle-
werden. Wir könnten also unserem Auftrag gemäss gungen auch einmal anzustellen.
Geschäftsreglement gar nicht nachkommen, wenn wir die Zum Schluss nur noch eine Bemerkung: Wir haben seit 1981
entsprechenden Vernehmlassungsverfahren durchführen einen Verfassungsauftrag. Wir haben uns verpflichtet, alle
würden. Das möchte ich Herrn Steffen und gleichzeitig 200 Nationalrätinnen und Nationalräte, die Verfassung zu
Herrn Allenspach gesagt haben. erfüllen. Ich möchte Sie bitten, bei Ihrem Entscheid daran zu
Im übrigen möchte ich darauf hinweisen, dass der Eingriff in denken.
die Privatautonomie bei der Lohnfestsetzung bereits mit der
Abstimmung mit Artikel 4 Absatz 2 der Bundesverfassung Präsident: Herr Reichling hat das Wort für eine persönliche
erfolgt ist und nicht mit dieser parlamentarischen Initiative. Erklärung.
Im übrigen möchte ich gegenüber den Herren Allenspach,
der Mehrheit der CVP, Herrn Bonnard und Frau Spoerry Reichling: Sie müssen wissen, worüber wir jetzt abzustim-
doch feststellen, dass eigentlich ihre Argumentation zu men haben. Wir von der Schweizerischen Volkspartei unter-
einer Annahme der Initiative führen müsste. Ich möchte dies stützen durchaus den Rechtsanspruch auf gleichen Lohn in
auch gleich begründen. allen Bereichen unserer Wirtschaft. Wir haben uns aber in
Herr Allenspach sagt, die BIGA-Statistik sei nicht aussage- den zurückliegenden Jahren bei sämtlichen Gesetzen, wo es
kräftig, es stimme alles - mehr oder weniger. Er begründet, zur Sprache stand, gegen ein Rekurs- und Einspracherecht
die Überzeitzuschläge seien bei den Männerlöhnen dabei; von Organisationen gewandt. So beim Umweltschutzgesetz,
er begründet, die Familienzulage sei meistens dem Manne beim Pachtgesetz, und auch hier sind wir gegen dieses
zugeordnet usw. Wenn das so ist, Herr Allenspach, und Verfahren, nicht aber gegen den gerechten gleichen Lohn.
wenn die Gesamtarbeitsverträge alle in Ordnung sind, müss- Ich möchte das in aller Deutlichkeit sagen. Es geht um zwei
ten Sie doch eigentlich ein Interesse daran haben, dass die ganz unterschiedliche Dinge. Wir wenden uns gegen die
Verbände ein Klagerecht erhalten. Denn dann könnten die Einsprachemöglichkeit von Organisationen, die damit selbst
Verbände klagen, und der Richter müsste feststellen, dass aktiv werden können, ohne dass betroffene Arbeiterinnen
alles in Ordnung ist. Das wäre für das Sozialprestige der möglicherweise überhaupt dazu auffordern. Das ist ein
Arbeitgeber eine wunderbare Lösung - wenn das wirklich so Grundsatz, den wir einhalten werden. Das ist der Grund,
ist! Wird aber diese Möglichkeit bekämpft, muss man anneh- weshalb wir gegen diese Initiative sind, nicht der Anspruch
men - und befürchten -, dass es eben doch nicht so sei. auf einen gerechten Lohn.
Dann möchte ich darauf hinweisen, wie bereits hier gesagt
worden ist, dass man nur Klagen von Frauen hört, die im Bundesrätin Kopp: Sie behandeln eine parlamentarische
öffentlichen Recht angestellt sind, die keine Kündigung Initiative. In diesem Stadium kann der Bundesrat Stellung
befürchten müssen, oder von Frauen, die ihre Stelle bereits nehmen, aber er muss nicht. Nachdem es sich jedoch um
gekündigt haben, wenn sie klagen. Gerade weil sie nur eine politisch bedeutsame Angelegenheit handelt und
persönlich klagen können, müssen sie befürchten, bei einer zudem ein Zusammenhang zum Postulat Jaggi besteht, lege
Klage die Stelle zu verlieren. Das ist die heutige Situation. ich bereits heute den Standpunkt des Gesamtbundesrates
Mit dem Klagerecht der Verbände wäre dies nicht mehr gegenüber der Initiative Jaggi dar.
möglich. Diese Angst müsste man nicht mehr haben. Dass der Bundesrat sich für die Gleichberechtigung der
Die Diskussion, die hier geführt wurde, müsste eigentlich Frau auch auf dem Gebiet des Lohnes einsetzt, glaube ich
geführt werden, wenn Sie die Initiative überwiesen haben hier nicht mehr deutlich machen zu müssen. Das war ja der
und die Kommission einen Antrag an den Rat gestellt hätte. Grund, weshalb Artikel 4 Absatz 2 so ausgestaltet wurde,
Ich möchte Herrn Allenspach darauf aufmerksam machen, dass der betreffenden Arbeitnehmerin ein direktes Klage-
dass im Geschäftsverkehrsgesetz klar geregelt ist - gemäss recht eingeräumt wurde. Viele in diesem Saal haben damals
Text -, dass die Kommission das Recht hat, einen eigenen - ich gehörte auch dazu - jene Anträge bekämpft, die eine
Entwurf auszuarbeiten und die Initiative anders zu formulie- Ausführungsgesetzgebung verlangten; wir befürchteten
ren usw. Er kann dies nachsehen unter Artikel 21 im nämlich, dass mit einer Ausführungsgesetzgebung das
Geschäftsverkehrsgesetz. Dann kommt aber sicher das berechtigte Anliegen nur weiter verzögert werde. Die Dritt-
4. Oktober 1985 N 1809 Postulat Jaggi
Wirkung dieses Artikels ist also unbestritten, und es wurde in Wir werden Ihnen in den nächsten Monaten ein ausführli-
der Zwischenzeit auch bereits erfolgreich davon Gebrauch ches Rechtsetzungsprogramm zur Beseitigung im Bundes-
gemacht. recht noch vorhandener Ungleichheiten zwischen Mann
Bevor wir uns anschicken, ein Lohngleichheitsgesetz zu und Frau vorlegen. Die Priorität der Rechtsetzung liegt für
schaffen, müsste man doch zuerst prüfen, ob die Möglich- uns eindeutig dort, wo das Gesetz selbst noch Ungleichhei-
keiten des geltenden Rechts voll ausgeschöpft worden sind, ten enthält, und nicht dort, wo schon von Verfassungs
welche Rechtsmittel zur Verfügung stehen und wieweit wegen ein Anspruch auf Gleichbehandlung besteht.
davon Gebrauch gemacht wurde. Auf die Direktanwendbar- Der Bundesrat beantragt Ihnen deshalb, auf die Initiative
keit des Artikels 4 Absatz 2 habe ich bereits hingewiesen. nicht einzutreten. Hingegen ist er bereit, das Postulat Jaggi
Weitere Möglichkeiten bestehen auf gesamtarbeitsvertragli- mit ähnlichem Inhalt entgegenzunehmen, obwohl dieses
cher Ebene. Der Bundesrat erklärt Gesamtarbeitsverträge Postulat - ich wiederhole das - weiter geht als der Inhalt der
nur noch dann als allgemeinverbindlich, wenn sie dem Initiative. Das Postulat verlangt die Prüfung, inwieweit in
Lohngleichheitsgrundsatz entsprechen; Arbeitnehmer- und einem Gesetz die Gleichwertigkeit zu definieren sei, es ver-
Arbeitgeberorganisationen haben ein gemeinsames Inter- langt die Prüfung, ob nicht die Beweislast in solchen Verfah-
esse, dass die vertraglich statuierte Lohngleichheit einge- ren umzukehren sei, und es verlangt die Prüfung von Vertre-
halten wird. Im Gesamtarbeitsvertrag kann festgehalten wer- tungsmöglichkeiten durch Verbände.
den, dass die Vertragspartner gemeinsam beim Richter auf Mit der Annahme dieses Postulates bringt der Bundesrat
Feststellung klagen können, wenn die Lohngleichheit ver- zum Ausdruck, dass die Rechtstatsachenforschung über die
letzt wird. Erstaunlich ist - und das kam auch in verschiede- Gründe und das Ausmass der Lohngleichheiten vertieft wer-
nen Voten zum Ausdruck-, dass diese rechtlichen Möglich- den muss, dass die Gerichtspraxis aufmerksam verfolgt
keiten kaum genutzt werden. Bevor man im jetzigen Zeit- werden muss und dass eine Bundesregelung nicht auszu-
punkt zu einem neuen Gesetz schreitet, müssen wir uns schliessen ist, wenn das Prozessrecht der Kantone und die
doch fragen, warum das so ist. Gerichtspraxis nicht zum Erfolg führen sollten. Im heutigen
Wenn es die Angst vor der Kündigung wäre, so stellt sich die Zeitpunkt erachtet er aber die Einsetzung einer parlamenta-
Frage, weshalb denn in anderen arbeitsrechtlichen Streitig- rischen Kommission für die Verwirklichung dieses Anlie-
keiten nicht davor zurückgeschreckt wird, das Gericht anzu- gens als verfrüht. Es scheint ihm auch unzweckmässig und
rufen. Wenn es um die Angst vor der Kündigung geht, dann nicht ökonomisch, wenn sich gleichzeitig eine parlamentari-
gilt es doch, am richtigen Ort anzusetzen, und das ist beim sche Kommission und die Verwaltung mit ähnlichen Aufga-
Ausbau des Kündigungsschutzes. Sie haben das Kündi- ben befassen.
gungsschutzgesetz verabschiedet, und wir haben dort einen Eines kann ich Ihnen jetzt schon versichern: dass das Postu-
Artikel, der sagt, dass eine Kündigung dann missbräuchlich lat Jaggi, wenn es überwiesen wird, mit aller Aufmerksam-
ist, wenn ein Arbeitnehmersich auf ein gesetzliches, verfas- keit in meinem'Departement behandelt wird.
sungsmässiges oder vertragliches Recht beruft. Selbstver-
ständlich ist der gleiche Lohn für gleichwertige Arbeit ein Abstimmung - Vote
Verfassungsrecht; eine Kündigung aus diesem Grunde wäre Für den Antrag der Mehrheit (Folgegebung) 87 Stimmen
also missbräuchlich. Wie Sie wissen, hat in der Zwischenzeit Für den Antrag der Minderheit 89 Stimmen
ja auch der Ständerat beschlossen, auf dieses Gesetz einzu-
treten.
Eine weitere Schwierigkeit liegt darin, dass es schwer fest-
zustellen ist, wann eine Arbeit gleichwertig ist. Diese
Schwierigkeit besteht in der Tat, aber dieses Problem wird
von der Initiative Jaggi nicht erfasst, hingegen von ihrem
Postulat. Frau Jaggi hat folgerichtig gesagt, dass ihr Postu-
lat weiter gehe als ihre Initiative. Ich werde auf diesen Aspekt 83.962
zurückkommen. Es steht auch nicht fest, wie viele Fälle
#ST#
durch Vergleich erledigt worden sind, ohne dass es zu einer Postulat Jaggi
gerichtlichen Auseinandersetzung gekommen ist. Gleicher Lohn. Anwendung
Der Bundesrat ist der Auffassung, dass zunächst die Rechts-
tatsachenforschung vorangetrieben werden soll, bevor neue Egalité des salaires.
Gesetze erlassen werden. Bemerkenswert ist auch die Application du principe
Entwicklung, dass anfänglich keine Klagen eingereicht wur-
den, dass wir nun aber innert kurzer Frist zwei Gerichts-
urteile haben, und zwar eines auf dem öffentlichen Sektor
und eines auf dem Privatsektor. Es ist nicht auszuschliessen
und sogar wahrscheinlich, dass sich das Bundesgericht in Text des Postulats vom 16. Dezember 1983
Kürze zu einer solchen Frage aussprechen wird. Die Wir- Der Bundesrat wird eingeladen, sich zur Frage zu äussern,
kung eines solchen Urteils müsste, nach Auffassung des ob es wünschbar sei, gesetzliche Normen zu schaffen, damit
Bundesrates, abgewartet werden, um die Tauglichkeit der der Grundsatz des gleichen Lohnes (Mann und Frau haben
direkten Anwendbarkeit des verfassungsmässigen Lohnan- für gleichwertige Arbeit Anspruch auf gleichen Lohn) ver-
spruchs beurteilen zu können. Bei der Schaffung des Ver- wirklicht werden kann. Der Gesetzgeber sollte vor allem
fassungsartikels ging man davon aus, dass die Gerichte Kriterien für die Bewertung der Arbeit festlegen, die klage-
eher als der Gesetzgeber in der Lage seien, gestützt auf berechtigten Personen und Organisationen angeben und
Einzelfälle sukzessive Grundsätze zu entwickeln, was glei- die Beweislast regeln. Eine Klärung dieser Punkte auf dem
cher Lohn für gleichwertige Arbeit bedeutet. Der Beweis des Gesetzgebungsweg würde es erlauben, den Grundsatz des
Gegenteils ist bisher nicht erbracht. gleichen Lohns für gleichwertige Arbeit durchzusetzen, der
Der Bundesrat legt auch Wert darauf, dass die Kantone seit dem 4. Juni 1981 in der Verfassung steht und dessen
grundsätzlich bei ihren Organisations- und Verfahrensfra- Anwendung vor allem aufgrund der bestehenden Lücken
gen frei bleiben. In der Diskussion wurde zu oft kein Unter- offensichtlich auf grosse Schwierigkeiten stösst.
schied zwischen Prozessvertretung und selbständiger
Klagelegitimation gemacht. Wir betrachten es als sinnvoll, Texte du postulat du 16 décembre 1983
dass die Berufsorganisationen Prozessvertretungen über- Le Conseil fédéral est prié de se prononcer sur l'opportunité
nehmen können. Gewisse Kantone sehen diese Prozessver- de légiférer en vue de permettre la réalisation du principe de
tretung auch vor, und es wäre wünschenswert, dass dort, wo l'égalité des salaires versés aux hommes et aux femmes
noch Einschränkungen bestehen, die Kantone entspre- pour un travail de valeur égale. A cette fin, le législateur
chend Abhilfe schaffen würden. devrait notamment préciser les critères applicables pour la
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Parlamentarische Initiative Gleicher Lohn für Mann und Frau (Jaggi)
Initiative parlementaire Egalité des salaires entre hommes et femmes (Jaggi)
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1985
Année
Anno
Band IV
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 18
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 84.223
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 04.10.1985 - 08:00
Date
Data
Seite 1795-1809
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Ref. No 20 013 756
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