Constitutional Right to Vocational Training Rejected
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court considered an initiative proposing to guarantee vocational training by establishing a constitutional right to quality professional education, implemented by the cantons. The initiative aimed to ensure minimum training durations, practical stages, and recycling opportunities, funded by employer contributions and federal/cantonal subsidies. The court rejected the initiative, arguing that Switzerland's existing vocational training system, primarily based on apprenticeships within businesses, is effective and cost-efficient, already ensuring good integration into the workforce and adapting to economic changes. The court found the initiative's proposed financial burdens unrealistic, potentially unfair, and counterproductive to existing successful training efforts.
Legislator-Regeste
KI-generiertConstitutional Right to Vocational Training Rejected: Kommission. Es geht hier ohne Zweifel um etwas Wichtiges, und Platz für zeitgemässen Ausbildungsstoff zu schaffen.
Schlagwörter
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertVolltext
Formation professionnelle garantie. Initiative populaire 12 4 mars 1986
Gesamtberatung - Traitement global du projet unserer Kommission zur Behandlung überwiesen. Sie fin-
den die Petition im Wortlaut auf Ihrem Pult, so dass auf eine
Titel und Ingress, Art. 1 und 2 Verlesung verzichtet werden kann.
Titre et préambule, art. 1 et 2 Wir haben die Anliegen, die in dieser Petition niedergelegt
sind.'geprüft und glauben, mit der raschen Ratifikation des
Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Uebereinkommens über die Folter, wie sie soeben beschlos-
sen worden ist, den dem Parlament zurzeit möglichen
Für Annahme des Beschlussentwurfes 32 Stimmen Schritt getan zu haben, den Folterpraktiken entgegenzutre-
(Einstimmigkeit) ten und damit auch den Unterzeichnern der Petition in ihren
Forderungen entgegenzukommen.
An den Nationalrat - Au Conseil national Von selten des Parlamentes kann nicht mehr als das, was
wir jetzt hier getan haben, vorgekehrt werden. Unsere Kom-
mission hat beschlossen, in diesem Sinn von der Petition
Kenntnis zu nehmen. Sie soll überdies dem Bundesrat über-
wiesen werden, da wir glauben, es sei an der Landesregie-
#ST# 86.253 rung, den Bestrebungen der Petitionäre im Rahmen der
Petition von Amnesty International multilateralen und bilateralen Beziehungen weiter Nachach-
Kampagne gegen die Folter tung zu verschaffen.
Ein Wort sei noch angefügt: Es wurde in der Kommission
Pétition d'Amnesty International immerhin ernsthaft in Frage gestellt, dass bei den Bemühun-
Campagne contre la torture gen gegen die Folter auch auf die Belange der Wirtschafts-
und Finanzhilfe Einfluss zu nehmen wäre, wie dies in der
Petition angeregt wird. Da würde ein Kleinstaat in der
Gestaltung seiner Aussenpolitik wahrscheinlich einige
Mühe bekunden. Im übrigen aber bitte ich Sie, entspre-
Wortlaut der Petition chend dem Antrag, den Sie ebenfalls schriftlich vor sich
Wir, die Unterzeichneten, sind bestürzt, dass die Folter, haben, von der Petition Kenntnis zu nehmen und sie dem
welche einen grundlegenden Verstoss gegen die Menschen- Bundesrat zu überweisen.
würde und das internationale Recht darstellt, immer noch
tagtäglich und in zahlreichen Staaten rund um den Erdball Präsident: Die Kommission für auswärtige Angelegenheiten
angewandt wird, sind überzeugt, dass es sofortiger und beantragt, von der Petition Kenntnis zu nehmen und sie dem
wirksamer Schritte bedarf, um der Folter und anderer grau- Bundesrat zu überweisen. Ist dazu ein Wortbegehren?-Das
samer, unmenschlicher und erniedrigender Behandlung ist nicht der Fall. Sie haben somit Kenntnis genommen.
oder Strafe entgegenzuwirken, wo immer sie auftreten, und
sie eines Tages undenkbar zu machen. Wir rufen deshalb Zustimmung - Adhésion
Bundesrat und Parlament unseres Landes eindringlich auf,
die bisherigen Bestrebungen zur Abschaffung der Folter
sowohl innerhalb der internationalen Organisationen, in
denen unser Land vertreten ist, als auch in den bilateralen
Beziehungen der Schweiz im politischen, wirtschaftlichen
und kulturellen Bereich zu verstärken und den Bemühungen #ST# 84.062
gegen die Folter bei der Behandlung von Geschäften auf Gesicherte Berufsbildung.
dem Gebiete der Wirtschafts- und Finanzhilfe grosses Volksinitiative
Gewicht beizumessen.
Formation professionnelle garantie.
Texte de la pétition Initiative populaire
Les soussignés, indignés que la torture, qui est une atteinte
fondamentale à la dignité humaine et une violation du droit Botschaft und Beschlussentwurf vom 22. August 1984 (BBI II, 1377)
international, soit encore quotidiennement pratiquée dans Message et projet d'arrêté du 22 août 1984 (FF II, 1397)
de nombreux pays du monde, et persuadés de la nécessité Beschluss des Nationalrates vom 26. September 1985
de prendre immédiatement des mesures efficaces pour Décision du Conseil national du 26 septembre 1985
combattre la torture et les autres peines et traitements
cruels, inhumains et dégradants partout où ils sont appli-
qués, afin d'y mettre fin définitivement, demandent instam-
ment au Conseil fédéral et au Parlement helvétique d'inten-
sifier les efforts déployés jusqu'ici pour abolir la torture, tant Antrag der Kommission
au sein des organisations internationales où la Suisse est Zustimmung zum Beschluss des Nationalrates
représentée que dans les relations bilatérales d'ordre politi- Proposition de la commission
que, économique ou culturel, et d'accorder une grande Adhérer à la décision du Conseil national
importance au problème de la lutte contre la torture lors de
la négociation d'une aide économique et financière. M. Brahier, rapporteur: C'est le 3 juin 1982 que le Comité
d'action du Parti socialiste ouvrier a déposé une initiative
Antrag der Kommission populaire intitulée «pour une formation professionnelle et
Die Kommission für auswärtige Angelegenheiten beantragt, un recyclage garantis». Après vérification, la Chancellerie
von der Petition Kenntnis zu nehmen und sie dem Bundesrat fédérale a constaté que l'initiative avait abouti grâce au
zu überweisen. soutien de 106 593 signatures valables.
En fait, l'initiative entend faire inscrire un nouvel arti-
Proposition de la commission cle 34octies dans la Constitution fédérale. Elle charge la
La commission des affaires étrangères vous propose de Confédération d'instituer un droit à la formation profession-
prendre connaissance de la pétition et de la transmettre au nelle de qualité. A cet effet, il appartiendrait aux cantons de
Conseil fédéral. mettre en oeuvre les mesures que requiert le droit en ques-
tion. Ainsi, les mesures proposées permettraient notam-
Affolter, Berichterstatter: Der an Bundesrat und Parlament ment: premièrement, d'assurer une formation complète de
gerichtete und von 80 000 Personen unterzeichnete Aufruf trois ans au minimum; deuxièmement, d'organiser des
von Amnesty International zur Abschaffung der Folter wurde stages pratiques complémentaires; troisièmement, de créer
4. März 1986 13 Gesicherte Berufsbildung. Volksinitiative
des possibilités de recyclage ou de formation complémen- jeunes filles et jeunes gens dès le début de leur apprentis-
taire pour tous ceux qui le désirent. sage avec les réalités de l'existence. Indiscutablement le
Les personnes concernées seraient en premier lieu les système permet une meilleure intégration des jeunes dans le
jeunes qui ne trouveraient pas une place d'apprentissage ou monde du travail. Effet bénéfique de la loi, la création des
qui ne bénéficieraient d'aucune autre possibilité de forma- cours d'introduction, aussi bien destinés aux apprentis
tion correspondant à leur choix. En outre, les mesures qu'aux maîtres d'apprentissage, a suscité un écho positif et
s'appliqueraient à ceux que la formation scolaire aurait a grandement contribué à rehausser la qualité de la forma-
défavorisés. Enfin, tous ceux qui le souhaiteraient pour- tion professionnelle au sein des entreprises. Aujourd'hui,
raient profiter d'un perfectionnement professionnel ou tant dans une entreprise que dans une école de métiers, les
d'une formation complémentaire. apprentis acquièrent une formation de qualité et du meilleur
Dans cette perspective, la Confédération devrait charger les niveau.
cantons de créer des ateliers d'apprentissage ainsi que Au cours de l'année 1982-1983, notre pays comptait environ
divers autres établissements de formation. La fréquentation 150000 apprentis, dont 97 pour cent étaient formés dans
de ces établissements serait gratuite. En plus, aussi bien les des entreprises. Grâce au système en vigueur et qui a fait
jeunes que les adultes concernés recevraient une indemnité largement ses preuves, la maîtrise de la conjoncture écono-
de formation dont le montant ne serait pas inférieur à celui mique a permis d'éviter que de nombreux apprentis con-
octroyé par l'assurance-chômage. naissent le chômage. En aurait-il été de même si notre pays
Le financement de ces mesures serait pris en charge par les avait connu une profusion d'ateliers d'apprentissage? Poser
cotisations des employeurs, à raison de 0,5 pour cent de la la question, c'est y répondre.
masse salariale. Quant aux frais afférents aux ateliers, le En 1982-1983 également, 50 écoles de métiers se répartis-
75 pour cent de la somme, au minimum, serait produit par saient dans quatorze cantons. Parmi les 4223 apprentis
les cotisations des entreprises. Le solde serait assuré par les regroupés dans 41 professions, on comptait environ mille
subventions de la Confédération et des cantons. Pour ce qui jeunes filles. Dès 1976, grâce aux efforts conjugués des
est des indemnités de formation versées aux personnes autorités responsables de la formation professionnelle et de
participant à des cours de recyclage, il appartiendrait à ceux de l'économie privée, on est arrivé à accroître le
l'assurance-chômage d'en supporter les contributions. nombre de places d'apprentissage offertes dans un rapport
Conformément à la loi fédérale du 19 avril 1978, la formation nettement plus favorable que la proportion des jeunes ayant
professionnelle s'acquiert, entre autres: primo, par l'appren- terminé leur scolarité et ayant envie de se consacrer à un
tissage accompli dans une entreprise privée ou publique et, apprentissage. Parmi les jeunes filles ayant achevé leur
complémentairement, par la fréquentation de l'école profes- scolarité obligatoire entre 1976 et 1982, il est heureux de
sionnelle; secondo, par l'apprentissage réalisé dans une constater que le nombre d'apprenties a passé de 38,2 pour
école de métiers ou d'arts appliqués qui dispense à la fois la cent à 51,4 pour cent. Durant la même période, la proportion
formation pratique et l'enseignement professionnel; tertio, des garçons qui se destinaient à un apprentissage s'est
par la fréquentation d'une école de commerce publique ou située entre 69 et 77 pour cent.
privée. D'après les prévisions, il est vraisemblable que, jusqu'en
Cependant, au sens de la loi fédérale sur la formation 1995, le nombre des jeunes se destinant à un apprentissage
professionnelle, une école publique de métiers est un centre devrait diminuer d'environ 30 pour cent.
de formation dans lequel s'enseignent aussi bien la partie A l'évidence, durant ce laps de temps, il est peu probable
pratique que la matière théorique de l'apprentissage. D'ail- que les entreprises qui forment actuellement des apprentis
leurs, ce sont les cantons et les communes qui assument la diminuent fortement le nombre de places qu'elles offrent
responsabilité de ce type d'école. aujourd'hui. En conséquence pour le futur, la formation en
En ce qui concerne les subventions fédérales octroyées, entreprises devrait pouvoir faire largement face à la de-
l'arrêté fédéral, modifié le 17 décembre 1982, a réduit les mande.
taux en usage de 5 pour cent pour les cantons financière- Dans le système qui nous régit, la formation professionnelle
ment faibles et de 10 pour cent pour les autres cantons, ce de base est gratuite pour l'apprenti. Non seulement la fré-
qui porte les taux actuellement en vigueur entre 27 et quentation de l'école professionnelle est exempte de frais,
47,5 pour cent. mais l'apprenti reçoit un salaire, parfois modeste il est vrai,
Lorsque les auteurs de l'initiative demandent à la Confédé- en rapport avec ses prestations.
ration de charger les cantons de créer des ateliers d'appren- Or, les auteurs de l'initiative accordent à la personne en
tissage, ils enfoncent indéniablement une porte bien formation un salaire mensuel s'élevant à 1760 francs. En
ouverte. En effet, aujourd'hui déjà, la loi autorise les respon- parcourant la brochure explicative, on apprend aussi que
sables scolaires à créer des ateliers d'apprentissage lorsque 10 000 places sont réservées aux apprentis, alors que 5000
la situation le réclame. Toutefois, avant d'user de cette le sont aux adultes. Bien que le texte de l'initiative, qui fait
possibilité, il est opportun et indispensable de se livrer à une force de loi, soit formulé de façon moins précise, l'Etat ne
analyse objective et rigoureuse, afin de s'assurer que les risque-t-il pas, le cas échéant, de devoir créer un nombre
ateliers projetés n'entrent pas en concurrence avec les encore plus important de places de formation? Car, par
places offertes dans les entreprises privées. année, l'OFIAMT fait observer que la formation de l'apprenti
Raisonnablement, il est prépondérant que les diverses dans une école de métiers revient à 23 000 francs. Tenant
branches de notre économie puissent former leur propre compte de l'initiative, il faut donc ajouter un salaire de
relève professionnelle. D'ailleurs si, au terme de leur forma- 21 000 francs pour un apprenti et de 30 000 francs pour un
tion, nos jeunes apprentis et apprenties s'intègrent plus adulte. Ainsi, pour les 15 000 postes envisagés, la dépense
aisément dans le monde du travail, c'est surtout parce qu'ils annuelle se monterait à plus de 700 millions, étant bien
sont au bénéfice d'un apprentissage qui leur permet de entendu qu'en plus des dépenses courantes il convient de
mieux cerner les réalités et, sans doute, de répondre plus ne pas oublier les investissements réservés à la construction
efficacement aux besoins et aux exigences du métier qu'ils des ateliers d'apprentissage. Afin de faire face aux frais des
ont choisi. terrains, aux coûts de construction, aux dépenses d'équipe-
Parmi nos voisins, certains pays qui dispensent principale- ment, il est raisonnable et réaliste de prévoir 140 000 francs
ment une formation professionnelle dans des écoles spécia- par poste de formation, ce qui représente 2,1 milliards pour
lisées connaissent un taux de chômage supérieur au nôtre. les 15 000 places prévues.
En fait, ils éprouvent nettement plus de difficultés à appré- Participant aux dépenses annuelles, les employeurs aura-
cier la situation économique et, surtout, à évaluer de façon ient à verser 530 millions, alors que leur part aux investisse-
réaliste les besoins du marché de l'emploi. ments se monterait à 1,575 milliard. La Confédération, les
En définitive, le système de formation professionnelle que cantons et l'assurance-chômage devraient apporter une
nous connaissons en Suisse présente une série d'avantages contribution de 180 millions aux dépenses annuelles et ver-
non négligeables. Il a le grand mérite de mettre en contact seraient 525 millions à la rubrique des investissements.
Formation professionnelle garantie. Initiative populaire 14 4 mars 1986
En adoptant un tel mode de rétribution, non seulement on sehr gross: beste Ergebnisse mit dieser Betriebslehre, dann
risque de provoquer une hausse de Timpôt, mais on crée aber auch sehr massige.
une flagrante injustice. En effet, comment pourrait-on Ueberbetriebliche Lehrgänge - die Einführungskurse sind
admettre que moins de 10 pour cent des apprentis bénéfi- ein guter Ausgangspunkt- können zu Verbesserungen füh-
cieraient d'une indemnité de formation alors que leurs ren. Der Zusammenarbeit unter den Betrieben, ohne dass
camarades devraient se contenter du salaire qui leur est das geregelt werden muss, kommt dabei grosse Bedeutung
présentement versé? En outre, que penseraient de cette zu.
solution les universitaires et les étudiants des écoles techni- Gerungen wird in der Berufsausbildung auch immer wieder
ques supérieures? Manifestement, il y aurait un manque um die zeitliche Erweiterung des Berufsschulunterrichtes.
d'équité et d'égalité de traitement, à moins que l'on ne Einerseits sind es fachspezifische Forderungen, die im heu-
songe à rétribuer tout ce monde en appliquant les mêmes tigen Zeitrahmen untergebracht werden müssen. Ich zähle
normes pour chacun, ce qui entraînerait une dépense annu- in einem gewissen Ausmass auch den Informatikunterricht
elle de l'ordre de 4 milliards. Même si comparaison n'est pas dazu, vor allem wenn er spezialisiert für einzelne Berufs-
raison, il faut se rendre à l'évidence, la formation en emploi zweige dazukommt. Dafür findet man oft Verständnis.
est nettement moins onéreuse; en plus, elle a fait la démon- Schwieriger hat es die Allgemeinbildung.
stration de son réel intérêt et de ses avantages. D'une part, Die Folgen der Vernachlässigung einer guten Allgemeinbil-
elle contribue à une harmonieuse et à une véritable insertion dung sind weniger rasch sichtbar. Die Allgemeinbildung an
dans le monde professionnel. D'autre part, elle permet une den Berufsschulen muss den jungen Menschen mindestens
adaptation plus conforme aux mutations techniques et so- in bescheidenen Ansätzen auch den Weg aufzeigen, wie das
ciales. Leben in unserer rasch ändernden Gesellschaft bewältigt
L'essentiel, c'est de ne pas isoler l'apprenti de la quoti- werden kann.
dienne réalité. Ce serait manquer de réalisme que de nier les Die Schule kann nicht Rezepte liefern. Aber gewisse Aus-
contraintes de la conjoncture économique ou d'ignorer les gangspunkte, auch gewisse Mechanismen der Beteiligung
besoins du marché. En acceptant l'initiative, on prendrait le und der Einflussnahme am staatlichen Leben usw., muss die
risque téméraire de former des jeunes filles et des jeunes Allgemeinbildung an den Berufsschulen ebenfalls verstärkt
gens dans des professions où les débouchés pourraient se anbieten können.
révéler quasi nuls et même totalement fermés. De telles Ich lehne die Initiative ab. Ich bin zufrieden, wenn die allseits
opérations ne pourraient qu'accentuer les douloureux effets geäusserten Bekenntnisse zur Berufsbildung, die wir immer
du chômage. Il saute donc aux yeux que l'initiative est wieder hören, in der Wirklichkeit dann tatsächlich, auch bei
irréaliste et économiquement dangereuse. einzelnen Anliegen, ihren Niederschlag finden.
Dans son message, le Conseil fédéral ne s'y trompe pas
lorsqu'il déclare: «Les auteurs de l'initiative visent-ils à révo- Affolter: Man sollte über diese Initiative nicht mehr allzu
lutionner le système de la formation professionnelle et, le viele Worte verlieren. Aber etwas muss doch noch gesagt
cas échéant, jusqu'où vont leurs intentions?». D'ailleurs, à la werden. Ich habe an sich volle Hochachtung vor den Volks-
page 11 de la brochure du Parti socialiste ouvrier, le langage rechten, insbesondere vor dem Recht der Volksinitiative. Wir
utilisé est clair et sans équivoque. En voici les termes haben in der Kommission auch dieser Initiative alle Ehre
«Disons-le d'emblée et sans ambages, nous sommes oppo- gegeben. Wenn aber in den letzten Jahren irgendwo der
sés à l'apprentissage en emploi et nous défendons une Einwand der Strapazierung des Initiativrechtes am Platze
transformation de fond de la formation professionnelle.«. war, dann bei dieser Initiative. Alle Qualifikationen, die
Politiquement, l'initiative est périlleuse et funeste. A coup schon im Nationalrat, dann ausgeprägt auch in unserer
sûr, c'est une menace pour les structures de notre Etat. Elle Kommission den Vorgehensweisen und Zielen dieser Initia-
s'en prend à notre système économique dont elle remet en tive zuteil geworden sind, treffen zu. Die deutlichen Worte
question le bien-fondé. Economiquement, elle est néfaste, des Herrn Kommissionspräsidenten sind voll zu unterstrei-
financièrement, elle est insupportable. chen.
En présence de M. Furgler, conseiller fédéral, et de ses Diese Initiative - wir können es kurz zusammenfassen - ist
collaborateurs, notre commission a débattu du problème nicht nurwirtschaftspolitisch unnötig und gesellschaftspoli-
soulevé par l'initiative. Convaincue que le système que nous tisch unerwünscht, wie dies Herr Bundesrat Furgler in der
connaissons en Suisse a fait largement ses preuves, mais Kommission zum Ausdruck brachte. Sie ist auch unausge-
persuadée aussi qu'il est susceptible d'amélioration, notre wogen, weil sie die namhaften finanziellen Belastungen
commission, à l'unanimité, vous propose d'accepter l'arrêté einseitig einem Partner, nämlich der Wirtschaft, auferlegen
du Conseil fédéral qui vous est soumis et, par voie de will. Sie ist unrealistisch und auch ungerecht - Herr Belser
conséquence, de recommander au peuple suisse et aux hat darauf hingewiesen -, weil sie den Normallehrling, also
cantons de rejeter l'initiative sur laquelle je viens de m'ex- den Normalfall in der Ausbildung, in den meisten Betrieben
primer. unannehmbar benachteiligt. Sie ist-und das ist mir speziell
aufgefallen, weil ich diesen Bildungssektor im Lehrlingswe-
sen in meinem Kanton besonders beobachte-auch kontra-
Belser: Das Grundanliegen der Initianten, eine gute, produktiv, weil sie kantonalen Bestrebungen der öffentli-
entwicklungsfähige Berufsausbildung, teile ich voll. Ausbil- chen Hand und aus privaten Initiativen, die in dieser Rich-
dung, Weiterbildung und Umschulung - in einzelnen Fällen tung gehen, zuwiderläuft, sie geradezu decouragiert.
mindestens - sind für das Leben der meisten Leute von Sie unterläuftauch die Zielsetzungen eines unserer wirklich
entscheidender Bedeutung. Ich kann mich aber verschiede- guten Gesetze auf diesem Gebiet, des Berufsbildungsgeset-
nen Gewichtungen oder Stossrichtungen der Initiative nicht zes, das in meinen Augen eine der wesentlichen Quellen
änschliessen. Ich denke da etwa an die Forderung eines dafür ist, dass wir die Jugendarbeitslosigkeit in diesem
Ausbildungshonorars, dessen Höhe mindestens der jeweili- Lande nicht kennen.
gen Arbeitslosenunterstützung entspricht. Das hemmt die Diese chancenlose und unnötige Initiative wird jetzt durch-
Ausbildungsbereitschaft auch der öffentlichen Hand. gezogen. Die Hunderttausende von Franken, die sie den
Das Finanzierungssystem für die voraussehbaren Mehrauf- Steuerzahler kosten wird, hätte ich viel lieber direkt den
wendungen der Initiative erachte ich auch nicht als sinnvoll. bestehenden und auch funktionierenden Berufsbildungsin-
Das heutige Berufsbildungssystem in unserem Land darf stitutionen in diesem Lande zukommen lassen; von den
sich im internationalen Vergleich sehen lassen. Wir haben Dutzenden von Abenden, die unter Umständen Herr Bun-
allerdings keinen Grund, auf Lorbeeren auszuruhen. Ich desrat Furgler, ich und andere Kollegen aufwenden müssen,
erachte die bei uns praktizierte Betriebslehre als entwick- um dem Volk die Unnötigkeit dieser Initiative vor Augen zu
lungsfähig. Ihre Stärke ist die praxisnahe Ausbildung. Die führen, gar nicht zu reden.
Schwäche erlebe ich in den qualitativ ausserordentlich Ich bitte Sie um Zustimmung zum Bundesbeschluss im
unterschiedlichen Lehrverhältnissen. Die Bandbreite ist hier Sinne der Anträge unserer Kommission.
4. März 1986 15 Gesicherte Berufsbildung. Volksinitiative
Mme Bauer: Tout en rejetant l'initiative qui ne tient pas bekanntlich nicht immer nur ein Spaziergang durchs Para-
compte de la situation réelle en Suisse et notamment des dies. Das Leben besteht nicht nur aus Fordern. Ist es dann
nombreuses places d'apprentissage qui sont offertes aux nicht eine Wohltat, wenn ein junger Berufsmann durch die
jeunes, je voudrais tout de même rappeler, Monsieur le Schule eines tüchtigen, korrekten, verständigen Meisters,
Conseiller fédéral, qu'il est une catégorie d'entre eux qui ne die mit der notwendigen Härte durchzogen ist, gehen und
bénéficient pas encore en nombre suffisant de ces facilités. sich auf sein Berufsleben vorbereiten kann? Wir haben
Je veux parler d'abord des jeunes filles. heute glücklicherweise viele gute Meister. Auch sie werden
Certes, depuis 1976, et cela a été relevé, grâce aux efforts ausgebildet und immer wieder weitergebildet und über-
conjugués des autorités responsables de la formation pro- wacht. Lassen wir den Zustand, wie er sich bis heute
fessionnelle et des milieux de l'économie, on a réussi à bewährt hat: primär Meisterlehre und nur soweit notwendig
mettre à disposition des places d'apprentissage plus nom- und erwünscht, die Ausbildung über die Lehrwerkstätten.
breuses encore que celles qui étaient requises pour des Ich habe für diese Initiative rein nichts übrig, und danke dem
jeunes ayant achevé leur scolarité. Les jeunes filles en ont Bundesrat für seine klare, konsequente Haltung. Ich werde
bénéficié et la proportion des apprenties parmi celles qui den Antrag des Bundesrates unterstützen.
achevaient leur scolarité a passé de 38,2 pour cent en 1976 à
51,4 pour cent en 1982. Miville: Ich habe diese Diskussion aufmerksam verfolgt. Was
Ainsi donc, une jeune fille sur deux seulement a une forma- mich nun dazu veranlasst, das Wort zu verlangen, ist die Art
tion professionnelle mais cette proportion ne saurait satis- und Weise, wie einige Votanten aber auch gar keinen guten
faire. Comparée à la proportion des garçons, 77 pour cent Faden an dieser Initiative gelassen haben. Ich bin auch kein
actuellement, soit plus de trois sur quatre, elle demeure Anhänger der Initiative in ihren Formulierungen und detail-
faible. La formation est peu diversifiée et tout à fait insuffi- lierten Zielsetzungen. Ich sehe nicht ein, wie sogar mit
sante à une époque où pratiquement toutes les femmes, un einigen staatlichen Lehrwerkstätten die Verhältnisse im Sek-
jour ou l'autre, vont travailler, que ce soit avant leur mariage, tor Berufsbildung entscheidend verbessert werden könnten.
après l'une de ces séparations ou l'un de ces divorces dont Denn es wäre ja auch nach der Realisierung dieses Anlie-
nous savons qu'ils se multiplient, que ce soit après avoir gens immer noch eine kleine Minderheit von Lehrlingen, die
élevé leurs enfants. Ainsi viendront-elles rejoindre le trou- in solchen staatlichen Lehrwerkstätten und zu den von der
peau des manoeuvres, des vendeuses et autres professions Initiative geforderten, einigermassen überrissenen Bedin-
dépréciées, sous-payées. gungen beschäftigt werden könnten. Dennoch scheint mir,
La différence entre salaires masculins et féminins n'atteint- dieser Vorstoss gehöre zu den Initiativen, die letztlich abge-
elle pas encore en moyenne 30 pour cent, et même lorsque lehnt werden, aber dennoch einen gewissen Einflussauf die
le travail est identique et même si la femme est chef de Entwicklung in einer bestimmten Materie ausüben, und
famille? zwar in diesem Falle gewiss nicht nur einen negativen.
Comment pourrait-on, Monsieur le Conseiller fédéral, les Es sind verschiedene Verlautbarungen zu dieser Initiative
encourager à se former dans de nouvelles professions, telles erfolgt, ablehnend zwar, aber doch mit einem etwas grösse-
que par exemple l'informatique? Ce domaine offre, nous le ren Verständnis für das Grundanliegen, wie das beispiels-
savons, de nombreux débouchés et une promotion profes- weise auch im Votum unseres Kollegen Belser zum Aus-
sionnelle dont la femme devrait pouvoir bénéficier. druck gekommen ist. Unter diesen Verlautbarungen hat mir
La seconde.catégorie de jeunes dont la formation profes- jene des Verbandes der Schweizerischen Studentenschaf-
sionnelle doit être poussée davantage est celle des jeunes ten einen gewissen Eindruck gemacht. Ganz abgesehen
étrangers, ceux de la seconde génération comme on dit. Ces davon, dass es mir schon sehr sympathisch vorgekommen
jeunes dont les parents, ouvriers étrangers, travaillent en ist, dass sich Studenten der Situation der Lehrlinge anneh-
Suisse depuis de nombreuses années sont souvent nés chez men, haben mir auch gewisse Hinweise in dieser Verlautba-
nous et ont suivi nos écoles. La formation professionnelle rung des Studentenverbandes Eindruck gemacht. Sie lauten
dont ils devraient bénéficier ne constitue-t-elle pas le meil- jedenfalls um einiges verständnisvoller als das, was zum Teil
leur facteur d'intégration? Pouvez-vous, Monsieur le Con- heute in diesem Saal geäussert worden ist.
seiller fédéral, nous informer quant à la proportion d'entre Hier ist davon die Rede, dass die Lehrlinge den Gesamtar-
eux qui bénéficient d'une telle formation? beitsverträgen unterstellt werden sollten, eine Forderung,
die ich als Gewerkschafter nur unterstützen kann, weil das
Zumbühl: Die Berufsbildung ist wirklich ein nationales dazu beizutragen vermag, die sozialen Rechte der Lehrlinge,
Anliegen ersten Ranges. Bund, Kantone und Verbände müs- die nicht in allen Branchen und in allen Betrieben in gleicher
sen sich dauernd damit beschäftigen, und ich meine, jede Weise abgesichert sind, vermehrt zu gewährleisten. Hier ist
Diskussion rund um dieses Thema, sofern diese Diskussion davon die Rede, dass wir uns Gedanken machen müssten -
eine Verbesserung anstrebt, ist wünschenswert. Hingegen auch im Biga und an den kantonalen Stellen, die damit zu
lässt sich wirklich in kurzen Worten sagen, was man von tun haben-über die Anlehre, weil die moderne Entwicklung
dieser Initiative halten kann. In meinen Augen ist sie unreali- es in bezug auf die Technologie mit sich bringt, dass vor
stisch, ein Vorschlag zu einem Experiment, und zwar zu allem schlechter ausgebildete Leute «wegrationalisiert»
einem sehr kostspieligen Experiment. werden, um einmal diesen brutalen Ausdruck zu gebrau-
Ich hatte viele Jahre Gelegenheit, in unserem Kanton als chen. Hier wird darauf hingewiesen, wie nötig es in unserer
Mitglied und als Präsident der Berufsbildungskommission Zeit sei, zu stark zersplitterte Lehrgänge zusammenzufas-
mitzuwirken. Ich bin also ein wenig an der Front gestanden, sen, weil eine allzu spezialisierte Ausbildung eben im späte-
und ich durfte meine wertvollen Erfahrungen sammeln. ren Berufsleben nicht jene Flexibilität ermöglicht, die dazu
Immer wieder schimmerte durch alle Diskussionen in dieser dienen kann, auch gegenüber technologisch bedingten Ver-
Kommission das Lob und das Bekenntnis zur Meisterlehre änderungen des Berufsbildes zu bestehen. Hier wird die
hindurch. Die Gründe dazu decken sich genau mit den besonders wichtige Forderung erhoben, die Allgemeinbil-
Hinweisen in der Botschaft, etwa auf Seite 19, wo es heisst: dung auszubauen, in vermehrtem Masse überbetriebliche
«In qualitativer und quantitativer Hinsicht ist die Betriebs- Lehrgänge zu schaffen, weil auch hier Weiterentwicklung,
oder Meisterlehre somit in der Lage, den Nachwuchs zeitge- Umschulung - Umstände, mit denen wir im modernen
mäss und praxisnah auszubilden.» Berufsleben mehr und mehr zu rechnen haben - nur auf-
Diese Initiative passt gar nicht in die Landschaft unserer grund einer guten Allgemeinbildung bewältigt werden
wirtschaftlichen Situation. Sie hat eine gewisse Aehnlichkeit können.
mit den Bestrebungen vieler Pädagogen, die Schule von Gut habe ich auch den Gedanken und den Hinweis gefun-
heute humaner zu gestalten: keine Uebertrittsprüfungen den, dass sich kleine oder spezialisierte Lehrfirmen, die den
mehr, keine Schlussprüfungen mehr, möglichst keine von mir soeben erwähnten Ansprüchen naturgemäss weni-
Anstrengungen mehr. Wie reimt sich das? Wir sollten doch ger genügen können, da und dort zu einem Lehrverbund
die Jugend fürs Leben erziehen, und das Leben ist ja zusammenschliessen könnten, um auf einer etwas breiteren
Formation professionnelle garantie. Initiative populaire 16 4 mars 1986
Basis zusammen jene Ausbildung zu garantieren, die in chen überhaupt nichts zu fürchten, wir schätzen diese Kom-
unserer Zeit als unerlässlich betrachtet werden muss. plementarität.
Was von dieser Initiative unter anderem vielleicht auch als Gestatten Sie mir, dass ich die Gelegenheit nutze, um ein
Anregung übrig bleiben kann, ist eine bessere Ausbildung paar Worte über die Zielsetzungen und Schwergewichte
der Lehrmeister und Kontrolle der Lehrbetriebe. Dessen hat unserer aktuellen Berufsbildungspolitik einzubringen. Das
man sich in den Kantonen, vor allem in den Ausführungsäm- wird vielleicht dann auch bei der Debatte, die sich vor der
tern, immer und immer wieder anzunehmen. Abstimmung als nötig erweist, die Auffassung des Bundes-
Ich meine also, auch wenn man schliesslich durchaus zur rates und die Art, wie wir dieses Berufsbildungsgesetz in die
Ablehnung dieser Initiative gelangt, sollte man sie nicht Praxis überführen, erhellen und die Meinungsbildung er-
geradezu verteufeln, sondern man sollte einige Anregungen, leichtern.
die ihr entnommen werden können, ernst nehmen und in die Es besteht bei uns ein konstantes Bemühen um Verbesse-
Erwägungen, die auf diesem Gebiet doch immer wieder rung und Umsetzung der Programme in die Lehrtätigkeit.
anzustellen sind, einbeziehen. Hier hat die Berufsschullehrerausbildung, von der Sie spra-
chen, Herr Miville, Herr Belser, Herr Brahier, die Weiterbil-
dung, auch die Lehrmeisterausbildung, ihren festen Platz.
Bundesrat Purgier: Ich danke Präsident Brahier für die Vor- Ich gehe noch weiter: In der Administration sind wir gehal-
stellung dieser Vorlage und die klare Umschreibung sowohl ten, die Ausbildungsreglemente und Lehrpläne regelmässig
des Inhaltes als auch der Stellungnahme von Bundesrat und zu durchforsten mit der Absicht, sie von Ballast zu befreien
Kommission. Es geht hier ohne Zweifel um etwas Wichtiges, und Platz für zeitgemässen Ausbildungsstoff zu schaffen.
wie das alle Vorredner gesagt haben. Gestatten Sie mir zwei Das hat uns auch dazu geführt, das mehrfach erwähnte
Vorbemerkungen: Programm über Informatik einzuplanen. Ich würde das als
I.Wir haben die Chance, ein Berufsbildungsgesetz zu gelungenen Pilotversuch werten. Meine Mitarbeiter machen
haben (vom 19. April 1978), das uns - in enger Zusammenar- da mit Freude, ja sogar mit Begeisterung mit. Ich finde das
beit mit den Kantonen, mit Arbeitgebern und Arbeitnehmern gut.
- in einer Zeit des rasanten Wandels erlaubt, für alle jungen Wir nehmen auch das Postulat ernst, eine breite Grundaus-
Menschen in diesem Staat eine gute Berufsbildung zu ver- bildung - auf die Herr Belser hingewiesen hat - anstelle
wirklichen. Dieses Instrument ist nach meiner Wertung vorzeitiger Spezialisierung zu fördern, nur füge ich sofort
etwas vom Wichtigsten, was wir überhaupt als Bundesrat bei: Wir kennen die Grenzen, die diesem Bemühen gesetzt
bzw. als Biga zur Verfügung haben, um im Dienste der sind und bleiben (verfügbare Zeit, Produktionsbreite der
Jugend zu arbeiten. Das tun wir mit Freude! Lehrbetriebe und schliesslich auch das Aufnahmevermögen
2. Lieber 100 000 Mitbürger haben sich zu dieser Berufsbil- der Jugendlichen). Es wird hier um die Grundfrage gehen,
dung via Initiative geäussert: Selbstverständlich war es der der Sie sich selbst jeden Tag ausgesetzt sehen: Wo ist das
Kommission, ist es dem Rat, war es auch dem Bundesrat ein vernünftige Mass?
Anliegen, sich dieser Materie noch einmal so anzunehmen, Wir halten dafür, dass wir wohl den Weg aufzeigen können,
wie das Thema es eben verlangt. Es entstand aber vermut- dass ihn der Mensch aber selber gehen muss, um seine
lich bei den Initianten und gelegentlich auch in der öffentli- Probleme zu bewältigen. Wir sind aber aufgrund unserer
chen Debatte ein Missverständnis, wenn man unsere Ableh- BIGA-Erfahrung überzeugt, dass sich Kenntnisse und Fertig-
nung der Initiative als Ablehnung der Lehrwerkstätten über- keiten sehr wohl auch aus einem Teilbereich in einen breite-
haupt verstand. Die bestehenden Lehrwerkstätten sind kei- ren Bereich einbringen lassen, dass also der Weg zum
neswegs gefährdet. Sie ergänzen die bei uns nach wie vor Generalisten von uns selbst immer wieder gesucht werden
im Zentrum stehende mehrjährige Betriebs- und Meister- muss, indem wir unsere speziellen Kenntnisse einbringen in
lehre, die die Jugendlichen in den Jahren zwischen Schul- den grösseren Zusammenhang. Diese Wechselwirkung
entlassung und Volljährigkeit befähigen soll, als qualifizierte möchte ich hier betonen.
Fachleute in das Erwerbsleben überzutreten. Daran sind die Eine wertvolle Hebung der Ausbildungsqualität konnten wir
Jugendlichen in erster Linie selbst, daran sind aber alle durch die vom Gesetz vorgeschriebenen obligatorischen
Bürger in diesem Staat brennend interessiert, selbstver- Einführungskurse erreichen. Hier haben die Lehrlinge eine
ständlich auch die Wirtschaft. zusätzliche Chance. Ich benütze auch die Gelegenheit, um
Wenn ich nun sage, die Lehrwerkstätten seien nicht gefähr- einen Dank an die Wirtschaft auszusprechen, insbesondere
det, so ganz einfach deshalb, weil sie in der Praxis ihren auch an den Gewerbeverband, der zur Verwirklichung die-
festen Platz haben. Vor über hundert Jahren wurden sie ser Zielsetzung aktiv beiträgt. Bereits die Hälfte aller Lehr-
gegründet, allerdings mit einer anderen Zielvorstellung, als linge ist von solchen Kursen erfasst. Zusätzliche Anstren-
sie heute den Initianten vorschwebt. Damals wurde sie näm- gungen werden von uns weiterhin gefordert. In gleicher
lich von Unternehmern eingebracht in der Absicht, für eine Richtung geht auch eine Forderung des Schweizerischen
kleine Zahl Jugendlicher eine Art Kaderschule zu schaffen, Gewerkschaftsbundes: In dessen neuem Berufsbildungs-
während man sich auf der anderen Seite mit einer Vielzahl konzept wird diesem Teilbereich der Bildung und Ausbil-
von Angelernten begnügte, was wir heute nicht mehr dung grosse Beachtung geschenkt. Die Zielvorstellung
wollen. eines rund einen Drittel der Lehrzeit ausfüllenden Einfüh-
Die Lehrwerkstätten bilden heute nach den gleichen Vor- rungskurses geht allerdings zu weit.
schriften und mit der gleichen Zielsetzung aus wie die Bei aller Diskussion um Verbesserung der Berufslehre bleibt
Betriebe. Das hat dazu geführt, dass ihre Existenz in jeder unausweichlich, dass beim heutigen Stand der Technik und
Hinsicht ausgewiesen ist: Sie geben wertvolle Impulse für vor allem auch angesichts ihrer raschen Entwicklung eine
die betriebliche Ausbildung und sind auch für den Einsatz abgeschlossene Ausbildung so oder so nicht am Kalender-
auf der Weiterbildungsstufe geeignet; und insofern sie zu tag X eingeplant werden kann. Wir alle müssen uns ja auch
Marktbedingungen produzieren, kann ihnen nicht einmal stets weiterbilden; und genau gleich wird es mit unseren
der Vorwurf der Praxisferne gemacht werden. Aber hier ist Jungen und Jugendlichen sein. Der wirklich ausgebildete
nun die Unterscheidung einzubringen, und das war auch Fachmann erkennt sein stetes Weiterbildungsbedürfnis.
der einmütige Tenor in unserer Kommission und in Ihrem Hinzulernen ist also die Forderung, die an uns gestellt wird,
Rate: Lehrwerkstätten im grossen Stil, wie sich das die Bereitschaft zu lebenslangem Weiterlernen. Und hier haben
Initianten vorstellen, gleichsam als Konkurrenten der priva- die Lehrer und Meister, die alle in dieser Berufsbildung tätig
ten Betriebe auf dem Markt, das wäre nicht die Lösung. sind, eine Chance und eine Aufgabe. Der Weiterbildungswil-
Schwergewichtig wird heute, morgen und übermorgen die lige soll auch Gelegenheit erhalten, sein Wissen und Kön-
mehrjährige Betriebs- und Meisterlehre bleiben. Es lag mir nen - den Neigungen entsprechend - weiterzuentwickeln.
daran, dies gleich zu Beginn zu erklären, um auch den Wir bemühen uns deshalb in stetem Kontakt mit der Wirt-
Lehrwerkstätten, den dort arbeitenden Ausbildnern und den schaft - mit Arbeitgebern und Arbeitnehmern - das Weiter-
dort tätigen Lehrlingen voll gerecht zu werden. Sie brau- bildungsangebot noch zu vergrössern. Es sei nochmals mit
4. März 1986 17 Aussenwirtschaftspolitik 1985
Nachdruck unterstrichen, dass hier viel geschehen ist, weil Das führt dann zu praktischen Schwierigkeiten, die wir noch
wir sonst einen falschen Eindruck erwecken. überwinden wollen. Die Nachfrage übersteigt das Angebot
Weitere Förderung ist aber noch nötig. Ich denke an Berufe, an Lehrstellen hauptsächlich bei den kaufmännischen Beru-
die noch keine Meisterprüfung kennen: ein dankbares Feld fen, bei den Berufen der Elektronik, des Kunsthandwerks
sozialpartnerschaftlicher Betätigung, an die auch die öffent- sowie teilweise des Verkaufs. In folgenden Berufsgruppen
liche Hand beisteuern kann. Aber der Hauptimpuls muss aus haben wir aber zuwenig Lehrlinge: Bauhauptgewerbe und
der Sozialpartnerschaft selbst erwachsen. Baunebengewerbe, Gastgewerbe, Textilgewerbe und
Ein Wort zu den höheren Fachschulen. Das Berufsbildungs- Bekleidungsindustrie, zum Teil auch Druckindustrie sowie
gesetz gibt die Möglichkeit, neben den traditionellen Tech- neuerdings Metall- und Maschinenindustrie. Einzelne
niker- und Ingenieurschulen sowie höheren Wirtschafts- Berufszweige bekunden Mühe, Jugendliche zu finden, die
und Verwaltungsschulen auch andere höhere Fachschulen den erhöhten Anforderungen von Betrieb und Berufsschule
eidgenössisch anzuerkennen. In diesem Sinn haben wir die gewachsen sind. Das führt dann gelegentlich zum Lehrab-
höheren Fachschulen für Gestaltung und die höheren haus- bruch.
wirtschaftlichen Fachschulen geschaffen. Weitere Schulen Ich darf hier zusammenfassend sagen: In Uebereinstim-
im Bereich des Tourismus und der Gastronomie stehen zur mung mit den Fragestellern, in Uebereinstimmung mit dem
Regelung an. Die Schaffung einer externen Betriebsökono- Präsidenten, auch mit der Wirtschaft, besteht bei uns in der
menprüfung, die der Diplomprüfung an einer höheren Wirt- Regierung und im BIGA die Ueberzeugung, dass die kleiner
schafts- und Verwaltungsschule entsprechen soll, steht werdenden Jahrgänge von Lehranwärtern eine Chance
bevor. Die Nachfrage nach solchen Bildungsgelegenheiten bedeuten, die Qualität der Ausbildung noch zu heben. Die-
ist enorm. Die Absolventen sind auf dem Arbeitsmarkt ses Vorteils sollen auch die jugendlichen Ausländer teilhaf-
gesucht. Wir handeln hier also marktkonform. Wenn ich tig werden, die sich bei uns um Integration bemühen. Das ist
festhalte, dass das Angebot noch zu knapp ist, dann meine die Antwort auf die zweite Frage von Frau Bauer.
ich, dass hier in der Praxis eine Art numerus clausus Ich halte abschliessend fest: Ich habe mich bemüht, nicht
besteht, der uns beschäftigt. Sie wissen, dass wir an den nur kurz zur Initiative Stellung zu nehmen, sondern einzelne
Hochschulen immer noch die Lösung haben: jeder kann Akzente unserer Berufsbildungspolitik sichtbar zu machen.
studieren. Im praktischen Bereich der Berufsbildung kennen Wir sind überzeugt, dass wir mit dem System, das wir
zahlreiche höhere Fachschulen faktische Zulassungsbe- gewählt haben - schwergewichtig Berufslehre, ergänzt
schränkungen. Wir stehen auch hier in engem Kontakt mit durch Lehrwerkstätten, Weiterbildung als Daueraufgabe -,
der Wirtschaft und den Kantonen, um Lösungen zu finden. zum Erfolg kommen werden. Ich halte mit Blick auf die
Der Bund ist gewillt, Akzente zu setzen. In diesem Sinne Initiative fest - wie Herr Affolter es zitiert hat -: Sie ist nicht
werte ich noch einmal das Sonderförderungsprogramm für nötig, sie ist wirtschaftspolitisch unnötig, sie ist gesell-
die Ingenieurausbildung an Hochschulen und Höheren schaftspolitisch unerwünscht. Bleiben wir uns selbst treu
Technischen Lehranstalten als positiv, worüber der Natio- und nehmen wir das Gute auch aus diesen Anregungen
nalrat gestern in Uebereinstimmung mit dem Bundesrat heraus, im Interesse einer dauernden Verbesserung unserer
Beschluss gefasst hat. Berufsbildung in enger Zusammenarbeit mit der Wirtschaft.
Berufsbildungspolitik soll nicht spektakulär sein. Ich glaube
nicht, dass man sie als Show-Geschäft betreiben kann; sie Eintreten ist obligatorisch
muss vom tiefen Ernst getragen sein, die jungen Menschen L'entrée en matière est acquise de plein droit
in unserem Land einzuführen in die Herausforderungen des
Erwerbslebens und ihnen die Mittel in die Hand zu geben, Detailberatung - Discussion par articles
diese stets wechselnden Herausforderungen zu meistern.
Es wurde gefragt, wie es denn mit den Töchtern und jungen Titel und Ingress, Art. 1 und 2
Ausländern stehe. Ich darf hier Madame Bauer antworten: In Titre et préambule, art. 1 et 2
der Arbeitsgruppe Jugendliche und Arbeitsmarkt, die unter
dem Vorsitz von Direktor Hug vom BIGA steht - er und Herr Angenommen - Adopté
Vizedirektor Natsch haben hier tagaus, tagein ein unerhört
wichtiges Betätigungsfeld -, sahen wir, dass in diesen Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble
Monaten - also jetzt - erneut gegen 65 000 Burschen und
Mädchen, die die obligatorische Schulzeit absolviert haben, Für Annahme des Beschlussentwurfes 36 Stimmen
in die Berufslehre eintreten wollen, in einen der ungefähr (Einstimmigkeit)
300 Lehrberufe. Und der grosse Teil hat eine Lehrstelle in An den Bundesrat - Au Conseil fédéral
Aussicht. Ich werte mit den Vorrednern das Berufsbildungs-
gesetz und die Art, wie wir es anwenden, als direkt entschei-
dend für das praktische Nichtexistieren einer Jugendarbeits-
losigkeit. Das können wir nicht hoch genug veranschlagen.
Nach übereinstimmenden Aussagen der Sozialpartner und #ST# 86.002
der kantonalen Berufsbildungsämter bewegt sich die Nach-
frage nach Lehrstellen weiterhin auf einem sehr hohen Aussenwirtschaftspolitik 1985
Niveau, und diese Entwicklung vollzieht sich trotz schrump- Politique économique extérieure 1985
fender Jahrgänge bei den Schulaustretenden. Fast zwei von
drei Mädchen, das war die präzise Frage von Madame Bericht und Beschlussentwurf vom 15. Januar 1986 (BBI l, 472)
Bauer, und vier von fünf Knaben, füge ich bei, entscheiden Rapport et projet d'arrêté du 15 janvier 1986 (FF I, 474)
sich heute für die Berufslehre. Gegenüber 1975 hat sich die
Neigung, eine Berufslehre zu machen, bei den weiblichen
Jugendlichen um 44 Prozent verbessert, bei den Knaben um
12 Prozent, also innert einem Jahrzehnt der Durchbruch in Antrag der Kommission
die Richtung, von der Sie zu Recht sagen, sie sei für unsere Kenntnisnahme vom Bericht, Eintreten und
Mädchen von entscheidender Bedeutung. Diese hohe Nach- Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
frage setzt ein entsprechendes Angebot voraus. Mit der
Ausbildungsbereitschaft von Wirtschaft und öffentlichen Proposition de la commission
Betrieben und Verwaltungen darf aber auch in Zukunft Prendre acte du rapport, entrer en matière et
gerechnet werden. adhérer au projet du Conseil fédéral
Das Lehrstellenangebot ist nach unserer Gewichtung aus-
reichend. Es bestehen allerdings nach Region, Berufs- M. Jelmini, rapporteur: Si l'on pense que la moitié de notre
gruppe oder Beruf teilweise beträchtliche Ungleichheiten. produit national brut est tributaire des échanges economi-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Gesicherte Berufsbildung. Volksinitiative
Formation professionnelle garantie. Initiative populaire
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1986
Année
Anno
Band I
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Ständerat
Conseil Conseil des Etats
Consiglio Consiglio degli Stati
Sitzung 02
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 84.062
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 04.03.1986 - 08:00
Date
Data
Seite 12-17
Page
Pagina
Ref. No 20 014 290
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