Military Training Area Adaptation vs. Local Interests
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe Parliament discussed the expansion of a military training area, addressing concerns that it would negatively impact the legitimate interests of the local community. The government clarified that there was no actual "expansion" of the training area itself, but rather the adaptation of existing artillery positions outside the main area to accommodate newer, heavier equipment. This adaptation was done to minimize damage to crops and terrain and was done in coordination with cantonal authorities, with an agreement that further needs would be sought elsewhere, thus aiming to harmonize military requirements with local interests.
Legislator-Regeste
KI-generiertMilitary Training Area Adaptation vs. Local Interests: mit den Behörden der Stadt Thun und der umliegenden en fournit 27 pour cent de l'ensemble de la Confédération.
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22. März 1984 N 385 Interpellation Gloor
1. L'acquisition de terrains par le DMF doit s'effectuer par #ST# 83.524
principe en collaboration avec les autorités communales
compétentes afin que l'on puisse concilier, dès les pre- Interpellation Gloor
mières démarches, le projet de développement et d'exten- Waffenplatz Bière. Erweiterung
sion de places d'armes avec les intérêts légitimes des com-
munes concernées.
Place d'armes de Bière. Extension
2. Il ne suffit pas d'informer simplement les communes des
Siehe Jahrgang 1983, Seite 1547
projets d'extension; il faut surtout obtenir leur concours
Voir année 1983, page 1547
pour étudier le problème et rechercher des solutions vala-
bles.
Mitunterzeichner - Cosignataires: Ammann-St. Gallen,
Bäumlin, Borei, Bratschi, Bundi, Christinat, Deneys, Eggli,
(Gerwig), Gloor, Hubacher, Leuenberger, (Meier Werner), Diskussion - Discussion
(Merz), (Morel), (Muheim), Neukomm, Ott, Reimann, Ren-
schier, Riesen-Freiburg, Robbiani, Rubi, (Stich), Wagner, M. Gloor: Je voudrais tout d'abord remercier le Parlement
Weber-Arbon, Zehnder (28) d'avoir permis la discussion et dire d'entrée de cause qu'il
ne s'agit pas pour nous du démantèlement de la place
Begründung - Développement d'armes de Bière. Nous voudrions savoir dans quelle mesure
Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht cette extension peut se faire sans porter préjudice aux
eine schriftliche Antwort. intérêts légitimes des habitants de la vallée de Joux.
A ce propos, j'aimerais vous parler d'un groupe très localisé
Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates qui s'appelle le groupe Derbons, composé d'hommes et de
Rapport écrit du Conseil fédéral femmes de la vallée de Joux - d'une constellation politique
Das Militärdepartement hat selber alles Interesse daran, bei qui dépasse celle de la gauche. Ces femmes et ces hommes
der Planung von neuen oder beim Ausbau bestehender du canton de Vaud ne sont pas du tout contre l'armée mais
Waffenplätze frühzeitig mit den Behörden der betroffenen ils estiment que dans le domaine de l'extension de la place
Gemeinden zusammenzuarbeiten, um sie in die Bearbeitung d'armes de Bière il faut raison garder. Pour vous tranquilli-
der mit diesen Projekten zusammenhängenden Probleme ser, je vous donnerai quelques extraits des statuts de ce
aktiv miteinzubeziehen. Obgleich die Bundesstellen in groupe: «Le groupe Derbons est fondé en association, lut-
Beachtung der föderalistischen Struktur unseres Staates tant pour sauvegarder la tranquillité, l'intégrité naturelle et
naturgemäss in erster Linie mit den kantonalen Behörden sauvage de la vallée de Joux, selon le chapitre II, articles 60
zusammenarbeiten, suchen die zuständigen Organe des et suivants du code civil. L'association a son siège au
Militärdepartementes heute schon in allen Fällen von Waf- Sentier. Le groupe Derbons se donne comme but premier
fenplatzprojekten die Zusammenarbeit mit den Gemeinden. de lutter contre l'implantation massive de l'armée dans le
Der Waffenplatz Thun ist hierfür ein gutes Beispiel: Seit périmètre géographique de la vallée de Joux.»
vielen Jahren werden hier Waffenplatzprobleme von einer Je voudrais vous rappeler que le canton de Vaud fait un
besonderen Koordinationskommission behandelt, die direkt effort considérable s'agissant des places d'armes puisqu'il
mit den Behörden der Stadt Thun und der umliegenden en fournit 27 pour cent de l'ensemble de la Confédération.
Gemeinden verkehrt. Wenn andererseits Gemeindebehör- Vous me permettrez de vous citer un journal très honorable,
den sich weigern, mit dem Militärdepartement zusammen- «24 heures», à Lausanne, dans lequel un journaliste distin-
zuarbeiten, wie dies leider in Rothenthurm gegenwärtig der gué, M. Bert il Galland, qui n'est pas susceptible d'idées
Fall ist, vermögen besondere Richtlinien nichts auszurich- gauchistes ou de gauche modérée, écrivait le mardi 2 juin
ten. Hier muss abgewogen werden, ob und wie weit regio- 1981: «Prochains épisodes. Mais quand donc verra-t-on
nale Widerstände und Privatinteressen vor die Interessen l'autorité cantonale- il s'agit du canton de Vaud - accomplir
des ganzen Landes gestellt werden sollen. un acte politique intelligent pour interrompre cette petite
Wir sind bereit, die Frage zu prüfen, ob über die bereits guerre?» Vendredi 5 juin 1981 : «L'armée reçoit sur les sites
heute gehandhabte Praxis hinaus sich weitere Massnahmen envisagés pour les plates-formes de M 109 - il s'agit donc
aufdrängen. In diesem Sinn schlagen wir die Umwandlung d'artillerie tractée - de hauts fonctionnaires vaudois, une
der Motion in ein Postulat vor. délégation de la Ligue suisse pour la protection de la nature
et la Commission fédérale pour la protection des sites et du
Schriftliche Erklärung des Bundesrates paysage, non consultée avant la signature de la convention
Déclaration écrite du Conseil fédéral du 8 juillet 1980, pas plus que ne fut entendue en temps
Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu- utile, dans un cas touchant si directement l'intégrité du Jura,
wandeln. la Commission cantonale vaudoise pour la protection de la
nature. Celle-ci, après que plusieurs de ses membres se sont
Le président: M. Eggenberg, qui s'est fait excuser cet après- étonnés de cette désinvolture, sera conduite sur les lieux par
midi, m'a communiqué que le Conseil fédéral demandant la les militaires le 12 juin.» Ce qui veut dire qu'il y a eu là un
transformation de sa motion en postulat, il était dans l'obli- encadrement sérieux plus une critique qui est un peu in-
gation de se déclarer d'accord avec cette proposition. Le quiétante.
postulat Eggenberg-Thoune n'est pas combattu. Je rappelle que notre interpellation a été déposée le 23 juin
1983; si par hypothèse des événements nouveaux se sont
Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulat produits, je compte sur le nouveau chef du Département
militaire pour mettre au courant et le Parlement et celui qui
vous parle.
Le point 3 de cette intervention posait la question: «Si c'est
exact, comment le Département militaire fédéral justifie-t-il
cette extension de la place d'armes de Bière, face à l'opposi-
tion déterminée d'une très grande partie de la population de
la Vallée? La réponse du Conseil fédéral est la suivante:
«Sises sur du terrain appartenant à la Confédération et
utilisées depuis longtemps déjà pour les tirs d'artillerie, les
zones de position de Berolle, Ballens et Montricher sont
déjà aménagées. La position proche de Vaulion est déjà
partiellement aménagée, conformément à un contrat passé
49-N
Interpellation Gloor 386 N 22 mars 1984
avec les propriétaires fonciers. Elle est en partie utilisée tures. Que le nombre de ses positions initialement prévues
pour les exercices de tir depuis 1980.» • aient été peut-être trop généreusement calibrées, nous pou-
Au point 4, j'ai posé la question suivante: Comment se fait-il vons en être d'accord, mais le nombre final auquel nous
que le canton de Vaud qui fournit 27 pour cent des places sommes parvenus, dans le cadre d'un accord entre la Confé-
d'exercices militaires (en surface de terrain) de la Confédé- dération et l'Etat de Vaud, me semble convenable, permet-
ration continue d'assumer des. sacrifices importants dans ce tant le déploiement d'exercices et de tirs dans des limites
domaine? Le Conseil fédéral répond ceci: «Compte tenu de admissibles et correctes. Il ne dénote aucune volonté d'in-
son étendue, le canton de Vaud offre de multiples possibi- tensifier le régime des tirs que l'on a connu jusqu'à mainte-
lités d'exercices pour l'armé». Des tirs d'artillerie ont lieu nant. C'est exactement dans cette intention que les choses
depuis longtemps dans la région de Bière-Mont-Tendre. ont été accomplies. Il me paraît que cela est plus intelligent
L'élément nouveau est que l'adaptation des zones de posi- que de. vouloir laisser le terrain en l'état et d'avoir à s'épui-
tion aux exigences techniques de l'artillerie blindée se fait ser, à chaque fois, en réfections ou en indemnités. Cela ne
d'une manière qui permet du préserver le site et les cul- signifie nullement qu'il y ait davantage de positions à l'exté-
tures.» Comme je l'ai dit ci-dossus, nous ne voulons pas la rieur de la place de Bière par rapport à la situation anté-
suppression de la place d'armes. Je pense qu'il est ridicule rieure. Au contraire, avec l'ancien armement on s'enfilait à
de croire qu'il faut empêcher l'armée d'avoir des places peu près n'importe où et l'on pouvait investir la quasi-totalité
d'exercices. Mais à l'avenir, j'aimerais que l'on tienne mieux du territoire. Avec ces places préparées d'avance, on cana-
compte, Monsieur le chef du Département militaire, des lise, localise et limite l'expansion des M 109.
désirs d'une population qui no se compose pas de sectaires Si nous renoncions à cet équipement qui est en cours, on
politiques, mais de 6000 à 7(100 habitants domiciliés dans continuerait à travailler en fonction de l'article 33 de l'orga-
cette vallée et qui ont le dioit d'être entendus. Comme nisation militaire et je pense que, finalement, personne n'y
maintenant, au Conseil national, nous avons l'honneur de trouverait son compte, ni l'armée, ni les populations de la
dénombrer d'excellents collègues prétendant avoir des région, ni les communes, ni les finances de la Confédéra-
idées écologistes, je compte sur eux pour qu'ils intervien- tion.
nent dans ce débat. Il ne fau': pas défendre d'une manière C'est dans cet esprit qu'il me paraît opportun de justifier
étroite des zones vertes, mai;; par contre dans le domaine l'utilisation des équipements décidés. Au reste, cela fut
pédestre et touristique, il y a lieu de préserver un territoire convenu entre la Confédération et l'Etat de Vaud, la conven-
qui attire encore, ces dernières années, un nombre considé- tion précise que les possibilités existantes dans cette région
rable de touristes pédestres. seront épuisées après le travail qui aura été opéré. Si, y
Ce sont pour toutes ces raisons que j'attends, avec intérêt, ajoute-t-on, à la suite d'une augmentation des moyens
les explications du chef du Département militaire. Si par mécanisés de l'artillerie, de nouvelles places d'instruction
hypothèse, cette réponse ne me donne pas pleine satisfac- étaient nécessaires, celles-ci seront recherchées ailleurs.
tion, je compte sur la tenacie de Monsieur le conseiller Ceci est stipulé noir sur blanc dans la convention. En défini-
fédéral Delamuraz pour en tout cas, garder le contact avec tive, on peut donc dire que les intérêts des Derbons, dont
le groupe des Derbons et la population de la Vallée, afin de vous avez entendue l'éloquent porte-parole tout à l'heure,
maintenir l'image de marquo actuelle et future de notre ont tout de même été pris en compte et que, finalement, la
armée. solution est harmonieuse. Sans doute serait-il agréable que
toute place d'armes ou de tirs se situât à un minimum de 50
M. Delamuraz, conseiller fédéral: Je ne veux pas entamer kilomètres de chez soi; sans doute est-ce plus agréable que
avec M. Gloor une querelle di; vocabulaire et de définition. l'on perturbe les autres plutôt que soi-même. Mais, tout bien
Mais, je pense que le Conseil fédéral, dont je ne faisais pas pesé, compte tenu aussi de ce que l'armée a signifié pour
partie à l'époque, n'a pas menti en répondant qu'il n'y avait ces régions en retombées économiques locales, en anima-
pas, à proprement parler, d'extension de la place d'armes de tion, il me paraît que l'avis exprimé par la majorité des
Bière. Il a effectivement exp-imé une réalité que je peux autorités communales et par la population méritait aussi
confirmer aujourd'hui. Laquelle est-elle? D'une part, il y a d'être pris en considération comme l'a été, en partie, l'opi-
une place d'armes à Bière qui 3st géographiquement stricte- nion des Derbons.
ment délimitée, qui comprend, comme toutes ses pareilles,
des zones de casernes, d'ateliers, de terrains d'exercices, de M. Gloor: II ressort de la réponse du chef du Département
buts, etc. C'est sur ces surfaces que, pour l'essentiel, les militaire fédéral des faits nouveaux, intervenus depuis le
troupes stationnées à Bière s'exercent, tirent et effectuent dépôt de cette interpellation, le 23 juin 1983, et j'aurais
leurs mouvements. D'autre part, tout autour de cette place mauvaise grâce de ne pas en tenir compte.
d'armes, il y a une série impressionnante d'endroits où. M. Delamuraz a affirmé que les aménagements faits pour
depuis très longtemps, l'artillarie a pris ses positions. Ceci ces places d'artillerie n'étaient ni fixes ni bétonnés et que,
se fait hors du cadre de la place d'armes. On tirait notam- par la suite, suivant l'évolution de l'armée, ils pourraient être
ment au Mont-Tendre, avant l'invention du canon ou pres- remis au tourisme pédestre. Je suis très sensible à cette
que! Il y a très longtemps qui} l'on a occupé ces positions. déclaration.
Tant que l'artillerie était tractés, hippomobile d'abord, moto- Etant donné le fluide sympathique émanant du chef du
risée ensuite, les prises d'emplacements en campagne pou- département, je déclare - sans enthousiasme mais avec une
vaient être faites avec les mo>ens du bord. La dimension, le certaine conviction - accepter ses explications. Je demande
poids des véhicules et l'encombrement des appareils étaient seulement à M. Delamuraz, en ce qui concerne ce point de
tels que l'on pouvait, sans égard au sol ni au sous-sol fixation de la place d'arme de Bière, de garder les contacts
s'installer, procéder aux tirs 3t se retirer en bon ordre. Ce les plus ténus avec le groupe des Derbons et les autorités
type d'artillerie n'est pas en vc ie de disparition, mais de forte communales, afin qu'à l'avenir la situation ne s'envenime
diminution. Elle est remplacé«! par les M 109 qui, en tant que pas davantage.
tels, ne sont pas plus inquiétants ni plus bruyants, mais à
cause de leur moyen de tract on, nécessitent quelques pré- Präsident: Ich darf daraus schliessen, dass Herr Gloor
cautions quant au sol offert à leurs chenilles. C'est afin de befriedigt ist.
pouvoir admettre de façon plus régulière ces nouveaux
engins d'artillerie, non pour effectuer des tirs plus nom-
breux, et de manière à éviter des dégâts aux cultures et au
sol, que l'on a eu l'excellente idée d'aménager un certain
nombre de positions types hors de la place d'armes. Elles le
sont de façon très sommaire, avec un revêtement qui évite
d'avoir à remettre le terrain en ordre après chaque passage
et de payer des contributions au titre des dégâts aux cul-
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation Gloor Waffenplatz Bière. Erweiterung
Interpellation Gloor Place d'armes de Bière. Extension
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1984
Année
Anno
Band I
Volume
Volume
Session Frühjahrssession
Session Session de printemps
Sessione Sessione primaverile
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 15
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 83.524
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 22.03.1984 - 15:00
Date
Data
Seite 385-386
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