Rothenthurm Military Training Ground and Environmental Protection
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe court considered a proposal to build military facilities and acquire land, specifically focusing on the development of a training ground in Rothenthurm. The decision addressed concerns about environmental protection, particularly regarding the protection of moors and natural landscapes, and ensured that military needs were balanced with ecological considerations. The court approved the necessary funding and land acquisition, emphasizing the importance of the facility for national defense training while also implementing measures to safeguard the environment and local interests.
Legislator-Regeste
KI-generiertRothenthurm Military Training Ground and Environmental Protection: The decision addressed concerns about environmental protection, particularly regarding the protection of moors and natural landscapes, and ensured that military needs were balanced with ecological considerations. The court approved the necessary funding and land acquisition, emphasizing the importance of the facility for national defense training while also implementing measures to safeguard the environment and local interests.
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KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertThis article was cited to demonstrate how the interests of agriculture and nature conservation were considered in the agreement regarding the military facility.
Volltext
27. September 1983 N 1253 Militärische Bauten und Landerwerb
dass es sich nur um einen kleinen Schritt handelt. Ich habe d'ailleurs pour ces objecteurs un service sanitaire non armé
dem nichts beizufügen, zumal sich ja niemand gegen diese où ils ont la possibilité d'utiliser leurs connaissances et leurs
Motion gewandt hat. Wesentlich erscheint mir jedoch, und capacités. Il existe donc pour eux un choix, bien qu'il soit
deshalb spreche ich, dass mit diesem Vorstoss die Differenz limité.
zwischen Dienstverweigerern, welche religiöse und ethische Les objecteurs qui refusent de s'engager dans l'armée béné-
Gründe geltend machen und sie auch überzeugend darle- ficient d'un régime carcéral qui, trop souvent, ressemble à
gen können, und den Dienstverweigerern, die sich entweder des vacances dans une pension de famille. Seules les ren-
auf politische Gründe berufen oder sich hinsichtlich ihres trées le soir sont strictement réglementées. Ils en sortent en
Gewissens ganz einfach nicht mitteilen können, noch grös- héros qu'on présente à de jeunes camarades éblouis. C'est
ser wird. Herr Ott irrt sich übrigens, wenn er annimmt, dass là une situation anormale. Je pense que la motion de la
von der Motion schlechthin alle Dienstverweigerer profitie- commission obligera le Conseil fédéral à prendre des
ren würden. Das lässt sich aufgrund des Protokolls der mesures plus sévères à leur égard tout en décriminalisant
Kommissionssitzung unschwer nachweisen. leur situation. Il n'y aura donc plus d'un côté les bons
Im weiteren hoffe ich als Kommissionspräsident, dass diese serviteurs de la patrie et, de l'autre, des hommes qu'on traite
Motion nun recht rasch und zielstrebig bearbeitet wird, wie en criminels. Les premiers garderont l'estime de la majorité
das ja auch die Meinung der meisten Sprecher hier war. Ich silencieuse de ce pays et les autres devront payer, j'ose
sage dies deshalb bewusst, weil man aufgrund des bisheri- l'espérer et cela dans tous les cantons, un prix plus élevé
gen Ganges der Dinge nicht unbedingt davon überzeugt ist, qu'aujourd'hui pour leur refus de servir leur pays.
dass das EMD tatsächlich an einer raschen Gangart interes- Je vous engage vivement à accepter, comme je le ferai moi-
siert wäre. Wenn ich das so sage, dann möchte ich das même, la motion de la commission, qui me semble corres-
beweisen, und zwar mit einem Ausschnitt aus dem Votum pondre à l'état d'esprit actuel de notre peuple. C'est une
von Herrn Bundesrat (damals Bundespräsident) Gnägi vom nécessité.
4.0ktober 1976. Er sagte: «Wie wäre aber die Lösung, wenn
ein Zivildienst eingeführt würde? Sollten die von der Mün- M. Martin, rapporteur: Je vous invite également, au nom de
chensteiner Initiative geforderten Änderungen vom Volk ver- la commission unanime, à approuver la motion de
worfen werden, d.h. wird vorerst kein Ersatzdienst geschaf- Mme Segmüller, dite motion de la commission.
fen, wird die Frage der künftigen Unterstellung unter ein Cette motion vise à décriminaliser l'objection de conscience
Gericht neu zu überprüfen sein. Es wird dabei entschieden et surtout à séparer, lors de l'exécution de leur peine, les
werden müssen, ob die Dienstverweigerer in Zukunft bür- objecteurs de conscience des prisonniers de droit commun.
gerlichen Gerichten zugewiesen werden sollen.» Es sind Je demande au Conseil fédéral de prendre très rapidement
seither sechs Jahre verstrichen, und es hat sich in dieser des mesures à cet effet et de mettre sur pied une procédure
Richtung noch überhaupt nichts getan. Deshalb meine Hoff- permettant l'application de cette mesure dans le plus bref
nung, dass hier künftig anders vorgegangen wird. délai.
Nachdem nun aber der Nackte bekanntlich bereits froh ist
über ein Feigenblatt und nachdem der Einäugige unter M. Chevallaz, conseiller fédéral: Le Conseil fédéral accepte
Blinden König ist, beantrage ich Ihnen selbstverständlich cette motion. Il la mettra en chantier sans délai.
namens der einstimmigen Kommission Überweisung dieser
Motion. Überwiesen - Transmis
An den Ständerat - Au Conseil des Etats
Mme Aubry: Je me suis prononcée contre l'initiative «pour
un authentique service civil fondé sur la preuve par l'acte»
parce qu'il me semble qu'on s'ingénie à parler d'un pro-
blème mineur, voire à en créer un.
Les objecteurs de conscience sont tout de même dans notre
pays une exception. Chaque année, 30 000 jeunes hommes #ST# 83.017
accomplissent leur école de recrues, peut-être bon gré mal Militärische Bauten und Landerwerb
gré, et tout à côté, 400 000 hommes font leur cours de
répétition, donc leur devoir. Quand on voit le nombre de Ouvrages militaires et acquisitions
personnes qui assistent aux journées de portes ouvertes et de terrain
aux défilés militaires, on -doit reconnaître que le peuple
participe à l'armée et cela me paraît essentiel. Botschaft und Beschlussentwurf vom 23. Februar 1983 (BBI II, 38)
La vie militaire n'est pas aisée; je suis à même de l'observer. Message et projet d'arrêté du 23 février 1983 (FF II, 37)
Elle comporte des exigences, un entraînement physique, le Beschluss des Ständerates vom 21. Juni 1983
maniement des armes, elle implique une discipline, un man- Décision du Conseil des Etats du 21 juin 1983
que de sommeil mais elle apporte d'autre part la camarade-
rie et très souvent un lien social. C'est le prix qu'un homme
paie en Suisse pour vivre dans un Etat où sécurité et liberté
ont encore un sens. Or celui qui veut profiter des avantages
que lui offre la Suisse ne peut se soustraire à ses devoirs et à Wellauer, Berichterstatter: Mit der diesjährigen Baubot-
ses responsabilités. Il a le devoir de contribuer au maintien schaft beantragt der Bundesrat für militärische Bauten und
de cette sécurité. Einrichtungen, Landerwerbe, Zusatzkredite sowie für Bau-
De nombreuses lettres de femmes et de mères me sont ten für die Rüstungsbetriebe einen Totalbetrag von 455,74
parvenues. Toutes comportaient une phrase similaire à Millionen Franken. Dieser Verpflichtungskredit übertrifft die
celle-ci: «Je ne veux pas que mon fils, que mon mari fasse entsprechenden Vorlagen der letzten Jahre beachtlich. Die
du service militaire pour tuer.» On a, hélas! mis dans la tête Kredite sind nicht zuletzt Ausdruck der Folgebedürfnisse
de nombreuses personnes, qu'en Suisse, faire du service der Rüstungsbeschaffungen der letzten Jahre. Dies gilt nicht
militaire était synonyme d'apprendre à tuer son prochain. nur für Bauten für die Logistik, wie zum Beispiel unterirdi-
On oublie de dire qu'on s'engage dans l'armée pour appren- sche Munitionsanlagen, die Anpassung der Kampf- und
dre à défendre sa famille, à protéger son pays et par là Führungsbauten an moderne Waffensysteme, sondern ins-
empêcher son invasion éventuelle par la dissuasion. Je crois besondere auch den Bau von neuen und den Ausbau beste-
que tout a été dit à ce sujet par les adversaires de l'initiative. hender Waffenplätze.
Il y a toujours eu et il y aura toujours de vrais objecteurs, qui, Mehr als ein Drittel der Verpflichtungskredite sind für die
pour des raisons morales et religieuses, se refusent à manier Errichtung oder die Sanierung von Ausbildungsbauten vor-
et à porter une arme. Je les comprends et je les respecte gesehen. Ein deutliches Schwergewicht liegt dabei auf dem
comme je respecte leur éthique et leur sincérité. Il existe Projekt Rothenthurm. Nicht primär der Umfang des Kredites
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Ouvrages militaires et acquisitions de terrain 1254 N 27 septembre 1983
für den Bau eines Waffenplatzes in Rothenthurm, sondern führlich gehaltene Vereinbarung enthält Bestimmungen
viel eher die politische Tragweite des Geschäftes erfordern über die gebietsmässige Abgrenzung und die Grobkonzep-
eine etwas ausführlichere Behandlung. Wie der Bundesrat tion des Waffenplatzes gemäss Variante 4 des Berichtes der
in seiner Botschaft ausführt, ist mit der Realisierung der Planungskommission, weiter dann Bestimmungen über den
Truppenordnung 1961 die Zahl der mechanisierten Einhei- Waffeneinsatz und Übungsbetrieb, über die Sicherstellung
ten sprunghaft von 33 auf 90 angestiegen. Aus Platzgründen des Geländes und die Bewirtschaftung und Verpachtung,
konnten auf dem Waffenplatz Thun nebst den Schulen der über Bauten und Strassen, über Sportanlagen und Anlässe,
Versorgungs- und Reparaturtruppen nur noch die mechani- über Schiess- und Infrastrukturanlagen und über Arbeitsver-
sierten Schulen ausgebildet werden. Für die Leichten Trup- gebungen und Lieferungen.
pen mussten Standorte ausserhalb Thun gesucht werden. In dieser Vereinbarung geht es vor allem darum, die Inter-
So entschloss man sich im Jahre 1965, eine neue Rekruten- essen der Bevölkerung und die Landschaft möglichst zu
schule der Leichten Truppen in Schwyz in einer Gemein- schützen und den betroffenen Kantonen und Gemeinden
deunterkunft unterzubringen. Mangels Platz und Ausbil- sowie den Korporationen und dem Naturschutz ein weitge-
dungsmöglichkeiten wurden zusätzliche Standorte - Gold- hendes Mitspracherecht einzuräumen.
au und Rothenthurm - miteinbezogen. Im Gegensatz zu den In diesem Zusammenhang darf festgehalten werden, dass es
meisten Rekruten- und Unteroffiziersschulen verfügt diese die Regierungen der Kantone Schwyz und Zug bestens
Schule über keine Kaserne mit ausgebauten Übungsplätzen. verstanden haben, ihre Interessen im Rahmen dieser Ver-
Die Unterbringung der Einheiten und die Ausbildungsver- einbarung zu wahren, und dass die Eidgenossenschaft zu
hältnisse sind mit denjenigen in Wiederholungskursen zu einer grosszügigen Zusammenarbeit Hand geboten hat.
vergleichen. Dadurch und durch die starke Dezentralisie- Die eidgenössischen Räte haben sich seit 1976 schon vier-
rung der Schule sind Dienstbetrieb und Ausbildung stark mal mit Rothenthurm befasst:
erschwert. Am 1. September 1976 nahm das Parlament Kenntnis vom
Dies veranlasste die zuständigen Instanzen des EMD und Bericht über den Stand und die Planung auf dem Gebiet der
der Kantone Schwyz und Zug, bereits Ende 1973 eine Pla- Waffen-, Schiess- und Übungsplätze der Armee (in diesem
nungskommission einzusetzen, wobei aufgrund der beson- Bericht ist Rothenthurm aufgeführt).
deren Interessenlage dem Kanton Schwyz die Führung Am 28. Februar 1979 bewilligte das Parlament einen Kredit
überlassen wurde. Diese vielköpfige Planungskommission, von 20 Millionen Franken für Landerwerb. Der wesentlichste
in der die Vertreter der beteiligten Kantone und Gemeinden, Teil des Kredites war für den abschliessenden Landerwerb
die bodenbesitzenden Korporationen und Genossenschaf- für den geplanten Waffenplatz Rothenthurm und die damit
ten, die Vertreter der Forstwirtschaft, des Meliorationswe- zusammenhängenden Strukturverbesserungsmassnahmen
sens, des Naturschutzbundes und zwei Vertreter des EMD bestimmt.
Einsitz nahmen, leistete eine ausserordentlich gründliche Am 23. April bewilligte das Parlament wiederum bei der
und speditive Arbeit. Sie lieferte ihren Bericht an den Regie- Behandlung der Botschaft über militärische Bauten und
rungsrat des Kantons Schwyz im Dezember 1974 ab. Ausge- Landerwerb einen Kredit von 15 Millionen Franken für Land-
hend von den Zielvorstellungen für einen definitiven Waffen- erwerb. Ein Teil davon war wiederum für Rothenthurm be-
platz, nämlich Unterkunft- und Ausbildungsmöglichkeiten stimmt.
für vier bis fünf Kompanien zu schaffen, wurden vier Varian- Am 16. September 1981 nahm das Parlament erneut Kennt-
ten für Übungs- und Schiessplätze einer eingehenden Prü- nis von einem Bericht über den Stand und die Planung auf
fung nach militärischen und zivilen Gesichtspunkten unter- dem Gebiet der Waffen-, Schiess- und Übungsplätze der
zogen. Armee; betreffend Rothenthurm wurde wiederum die Not-
Die Varianten 1 bis 3 wurden aus folgenden Gründen abge- wendigkeit eines neuen Waffenplatzes für die Leichten
lehnt: Wegfall von relativ gutem Weid- und Alpgelände in Truppen als Ersatz für das Provisorium im Räume Schwyz-
Dorfnähe, starke Lärmimmissionen, Beeinträchtigung des Rothenthurm-Goldau hervorgehoben.
Tourismus, umfangreiche Waldrodungen und teilweise Der Vollständigkeit halber seien noch die übrigen begleiten-
starke Beeinträchtigung der Naturschutzzone. Die den Ereignisse um die Verwirklichung des Waffenplatzes
Variante 4 wurde als eine militärisch sehr gute Lösung Rothenthurm stichwortartig erwähnt:
bezeichnet, die auch aus ziviler Sicht günstige Vorausset- 1975: erste negative Konsultativabstimmung in Rothen-
zungen habe. Aus den Schlussfolgerungen des Berichtes thurm;
der Planungskommission an den Regierungsrat des Kan- 1978: Gründung der Arbeitsgemeinschaft gegen den Waf-
tons Schwyz zitiere ich lediglich folgendes: «Aufgrund ihrer fenplatz Rothenthurm;
Abklärungen ist die Planungskommission zur Auffassung 1980: zweite ablehnende Konsultativabstimmung in Rothen-
gelangt, dass nur die Schaffung eines eigentlichen Waffen- thurm;
platzes in Rothenthurm, bestehend aus den Kasernenanla- 1981: Ablehnung einer Motion im Kantonsrat Schwyz mit
gen für eine ganze Rekrutenschule samt den erforderlichen dem Auftrag an die Regierung, sich dem Projekt zu wider-
Ausbildungsanlagen und dem entsprechenden Übungsge- setzen ;
lände, in Erwägung zu ziehen ist. Teillösungen, welche die 1982: Ablehnung des Landverkaufs durch die Korporation
Unterbringung des Gros oder von Teilen einer Rekruten- Ober-Aegeri. Gründung der Arbeitsgemeinschaft Pro
schule ausserhalb von Rothenthurm, das gesamte Übungs- Rothenthurm und Waffenplatz;
gelände aber in dieser Gemeinde vorsehen würden, wären 1983: Start der Rothenthurm-lnitiative, die in der Zwischen-
von vornherein abzulehnen.» zeit eingereicht wurde.
Der Regierungsrat des Kantons Schwyz erhob dann am Ihre Militärkommission bejaht die militärische Notwendig-
14. April 1975 die Schlussfolgerung der Planungskommis- keit des Waffenplatzes Rothenthurm. Diese Notwendigkeit
sion, ergänzt noch durch die Forderung der in der Vernehm- ist auch erwiesen, wenn die Rekrutenbestände ab Mitte der
lassung begrüssten Körperschaften und Behörden, zum achtziger Jahre absinken. Die Zahl der Kompanien wird
Beschluss. Der Regierungsrat des Kantons Zug nahm sei- dabei kaum Änderungen erfahren. Das abgeänderte Projekt
nerseits in zustimmendem Sinne Kenntnis von diesem ist zudem auf die reduzierten Rekrutenzahlen der neunziger
Bericht und schloss sich der Auffassung der Regierung des Jahre ausgerichtet. Es trifft nicht zu, dass bestehende Waf-
Kantons Schwyz an. fenplätze unterbelegt sind und dass deswegen auf den Waf-
Nachdem in der Zwischenzeit eine Landerwerbskommission fenplatz Rothenthurm verzichtet werden kann. Dieses Jahr
eingesetzt und die Grundlagen für den Landerwerb und mussten in den Frühjahrsschulen 12 - und im Sommer
Strukturanpassungsmassnahmen geschaffen worden sogar 25 Rekrutenkompanien - wegen Platzmangels in den
waren, wurde 1978 eine Vereinbarung zwischen den Kanto- Kasernen in Gemeindeunterkünften untergebracht werden.
nen Schwyz und Zug und der Eidgenossenschaft betreffend Die Kapazität eines Waffenplatzes richtet sich nicht nach der
Schaffung und Betrieb eines Waffenplatzes in den Gemein- Anzahl Rekruten, die ausgebildet werden. Auch auf anderen
den Rothenthurm und Oberägeri abgeschlossen. Die aus- Waffenplätzen werden die reduzierten Rekrutenzahlen
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höchstens Auswirkung betreffend einer Unterbelegung der weitere schutzwürdige Zonen ausgeschieden, die ebenfalls
Bettenzahlen haben, nicht aber auf die Infrastruktur eines mit einem Betretungsverbot belegt werden. Selbstverständ-
Waffenplatzes. Es kommt nämlich nicht darauf an, ob an lich werden in diesen Sperrzonen weder Bauten erstellt
Gruppen- oder Zugsgefechtsschiessen ein oder zwei Rekru- noch Geländeveränderungen vorgenommen. Mit diesen
ten mehr oder weniger teilnehmen oder ob im Theoriesaal Anpassungen hat man den Interessen des Naturschutzes
einige mehr oder weniger anwesend sind. Die ganze Infra- weitestgehend Rechnung getragen.
struktur ist trotzdem ausgelastet. Das militärische Bedürfnis Ich komme zu einer Beurteilung aus der Sicht des Natur-
für den Waffenplatz Rothenthurm ist auch in den neunziger schutzes: Das Projekt wurde von allem Anfang an bezüglich
Jahren ausgewiesen. der Naturschutzanliegen mit besonderer Sorgfalt bearbeitet.
Das Waffenplatzprojekt umfasst eine Gesamtfläche von 354 Es fand auch jederzeit eine Begleitung durch die entspre-
Hektaren. Es ist in drei Teile aufgegliedert: das Kasernen- chenden Interessenvertreter und Fachleute statt. So ist auch
areal, das Infanteriegelände und das sogenannte Aufklä- darauf hinzuweisen, dass die Eidgenössische Natur- und
rungsgelände. Der Name Aufklärungsgelände entspricht Heimatschutzkommission seit 1978 in mehreren Vernehm-
eigentlich nicht dem Verwendungszweck. Er wurde bereits lassungen zum Projekt Stellung genommen und der Erstel-
in einer frühen Planungsphase gewählt, um das Schiessge- lung eines Waffenplatzes im Gebiet von Rothenthurm nach
lände im Cholmattli vom Übungsgelände in der Ebene Variante 4 mit verschiedenen Auflagen zugestimmt hat.
begrifflich zu unterscheiden. Im sogenannten Aufklärungs- Diese Auflagen konnten fast ausnahmslos erfüllt werden, ja
gelände führen die Aufklärer einen Teil ihrer spezifischen sie gehen nach dem neuesten Stand sogar in verschiedenen
Aufklärungsausbildung durch. Für andere Teilbereiche ihrer Punkten über das hinaus, was von der Eidgenössischen
Ausbildung benützen sie andere Plätze und Anlagen oder Natur- und Heimatschutzkommission verlangt wurde. Eine
das allgemeine Strassennetz und das offene Gelände. Das besonders gründliche Bearbeitung aus der Sicht des Natur-
Gelände dient aber mehrheitlich allen auf dem Waffenplatz und Landschaftsschutzes erfuhr1 von allem Anfang an das
stationierten Truppen für die infanteristische Gefechtsaus- sogenannte Aufklärungsgelände. Es liegt am Rande der
bildung kleinerer und mittlerer Formationen, verbunden mit letzten grössflächigen und gut erhaltenen Hochmoorland-
begrenzten Schiessmöglichkeiten. Die Bezeichnung schaft des schweizerischen Alpenvorlandes. Das Hochmoor
Übungsgelände würde deshalb der geplanten militärischen von Rothenthurm ist aber nicht das einzige und auch nicht
Benutzung weit mehr entsprechen. Ich werde aber diesen das bestentwickelte Hochmoor. In der Zone Sörenberg/
Namen Aufklärungsgelände auch in meinen weiteren Aus- Glaubenberg oder im Jura befinden sich ebenfalls grössere
führungen verwenden, um damit die begriffliche Einheit Hochmoorgebiete. Rothenthurm hat pro Quadratkilometer
beizubehalten. weniger Hochmooreinheiten als Gebiete in anderen Landes-
Das sogenannte Infanteriegelände befindet sich weitgehend gegenden. Dies besagt aber noch nichts über die Ausdeh-
im Besitze des Bundes und ist für die eigentliche Schiess- nung der Landschaft. Von der Landschaft her ist Rothen-
ausbildung mit Infanteriewaffen vorgesehen. Dieses Infante- thurm eines der besterhaltenen, einheitlichsten Hochmoor-
riegelände bietet Ausbildungsmöglichkeiten für gleichzeitig gebiete.
zwei Kompanien. Schon in der Vereinbarung zwischen den betroffenen Kan-
Die Kasernenanlagen umfassen die Bauten für Ausbildung tonen und dem Bund wurde in Artikel 16 deshalb festgelegt:
und Verwaltung, Unterkunft und Verpflegung, Sport und «Beim Bau von Ausbildungsanlagen und Erschliessungs-
Freizeit für vier Kompanien sowie für das notwendige strassen im Aufklärungsgelände wird den Interessen der
Instruktions-, Verwaltungs- und Hilfspersonal. Das Projekt Landwirtschaft und des Naturschutzes möglichst Rechnung
der Kasernenanlagen ist gegenüber dem Botschaftsprojekt getragen. Insbesondere wird der Lauf der Biber nicht verän-
modifiziert worden. Durch das Zusammenrücken der Bau- dert. Biotope und Nistplätze werden möglichst erhalten. Wo
ten einerseits und eine Verschiebung der ganzen Anlage um dies nicht möglich ist, ist ein Ersatzgelände zur Verfügung
etwa 50 Meter nach Süden andererseits konnte ein zusätzli- zu stellen. Bei der Detailplanung, der Benützung und dem
cher Schutz wertvoller Naturschutzzonen erreicht werden. Ausbau des Geländes werden in Zusammenarbeit mit den
Nach dem abgeänderten Projekt liegen nun sämtliche kantonalen Organen des Naturschutzes und der Fischerei
Kasernenanlagen gänzlich ausserhalb des Hochmoorbe- die entsprechenden Bedürfnisse berücksichtigt.» Dies aus
reichs. Durch die Verschiebung der Kasernenanlagen und der Vereinbarung zwischen den betroffenen Kantonen und
das Zusammenrücken der Bauten wird damit endgültig auf dem Bund.
eine spätere Erweiterung der Kasernenanlagen für eine In den Auflagen der Eidgenössischen Natur- und Heimat-
fünfte Kompanie verzichtet. Durch diese Projektänderung schutzkommission und der Kantone Schwyz und Zug wurde
entstehen weder Minder- noch Mehrkosten. Bei der Planung unter anderem auch gefordert, dass Projektierung und Bau
der Kasernenbauten wurde auf die Anliegen der Eidgenössi- durch einen kompetenten Naturschutzfachmann dauernd
schen Natur- und Heimatschutzkommission weitgehend begleitet werden sollen. In diesem Sinne hat das EMD Dr.
Rücksicht genommen. Martin Meyer, Herrliberg, als Ökologiefachmann mit der
Die mehrgeschossigen Bauten werden möglichst nahe am Ausarbeitung von weiteren Entscheidungsgrundlagen
Hangfuss erstellt und folgen der Geländelinie. Die leichten beauftragt. Dr. Meyer ist von der Ausbildung her Geobotani-
Bauten in der Ebene werden gestaffelt angeordnet. Soweit ker. Im Unterschied zum reinen Botaniker beschäftigt sich
sinnvoll, ist Holz als Baumaterial vorgesehen. Damit wird ein der Geobotaniker auch mit Bodenbeschaffenheit und Klima.
geschlossenes Gesamtbild erreicht, das sich in die Umge- In einem Vertrag der Schweizerischen Eidgenossenschaft-
bung einfügt. vertreten durch das EMD, die Eidgenössische Natur- und
Der mit Rücksicht auf den Landschaftsschutz gewählte Heimatschutzkommission, das Bundesamt für Forstwesen -
Standort und die Gestaltung der Bauten führen für die mit Herrn Dr. Meyer sind die Aufgaben des Naturschutzfach-
Kasernenanlage zu ansehnlichen Mehrkosten von etwa mannes festgehalten. Gemäss Gutachten der ENHK - der
5 Millionen Franken. Eidgenössischen Natur-und Heimatschutzkommission-hat
Den zuständigen Instanzen war von Anfang an klar, dass er darauf zu achten, dass naturschützerische Forderungen
beim Aufklärungsgelände bezüglich Naturschutz noch eine erfüllt werden, so insbesondere das Abstimmen der militäri-
Detailplanung erforderlich ist. Diese Detailplanung wurde schen und landschafts- bzw. naturschützerischen Bedürf-
nun durchgeführt. Sie hat gezeigt, wo die effektiv schützens- nisse insbesondere im Aufklärungsgelände, das Erstellen
werten Gebiete liegen. Aufgrund dieser Detailplanung wur- von ergänzenden ökologischen Grundlagen mit einer pflan-
den in diesem Gelände folgende Änderungen vorge- zensoziologischen Feinkartierung im Aufklärungsgelände,
nommen: die Mitwirkung bei der Interessenoptimierung in der Detail-
Im nördlichen Teil wurde ein Gebiet ausgeschieden, das von planung und schliesslich die Baustellenbegleitung, um die
der Truppe nicht betreten werden darf. Dieses Gebiet wird in der Projektierung festgelegte Rücksicht auf die Umwelt
zu einer Überschiesszone und zu einer Pufferzone zu den durchzusetzen und negative Auswirkungen, welche den
angrenzenden Naturschutzgebieten. Zudem wurden drei Naturhaushalt schädigen, zu vermeiden. Das alles steht im
Ouvrages militaires et acquisitions de terrain 1256 N 27 septembre 1983
Vertrag zwischen dem EMD und den übrigen Institutionen. Aufklärungsgelände militärisch überhaupt noch nutzbrin-
Der Kanton Schwyz hat Dr. Meyer ersucht, einen Vorschlag gend verwendet werden könne. Eine Beurteilung des Stabes
für ein definitives Schutzobjekt in diesem Gebiet auszuar- der Gruppe für Ausbildung kommt zum Schluss, dass, wenn
beiten, und hat mit ihm zu diesem Zweck einen entspre- in diesem Gebiet von rund 40 Hektaren - das ist ein Viertel
chenden Vertrag abgeschlossen, was eine gute Koordina- des ganzen Aufklärungsgeländes - darauf verzichtet wird,
tion zur Vermeidung von Doppelspurigkeiten ermöglicht. das Gelände zu betreten, trotzdem die Ausbildungsbedürf-
Für die Kommissionssitzung lag für das bereinigte Projekt nisse mit gewissen räumlichen Einengungen gedeckt wer-
über das Aufklärungsgelände eine entsprechende [Beurtei- den und das militärische Rendement erhalten bleibt. Bei
lung aus der Sicht des Naturschutzes vor. Herr Dr. Meyer einem Verzicht auf dieses Gelände ist die ganze Zielsetzung
nahm selbst an dieser Sitzung teil. Aus Zeitgründen kann ich für den Waffenplatz Rothenthurm in Frage gestellt, nämlich
nicht auf alle Details, auf die Beurteilung durch den Natur- die Unterkunft für vier Kompanien und deren gleichzeitige
schutzfachmann eingehen, möchte aber doch auf die wich- Ausbildungsmöglichkeit in diesem Areal. Auf dem Schiess-
tigsten Folgerungen hinweisen: gelände können gleichzeitig zwei Kompanien Schiessausbil-
Im Bereiche des Ägeririeds, d. h. im nördlichen Teil des dung betreiben. Auf dem Aufklärungs- oder Übungsgelände
Aufklärungsgeländes, geht die vom Benutzer gemachte haben die zwei anderen Kompanien die Möglichkeit, in
Konzession wesentlich über die vom Naturschutz aufge- Detailausbildung ohne Schiessen ihre Ausbildungsbedürf-
stellte Minimalforderung hinaus. Dadurch wird es auch nisse zu befriedigen. So hat jeder Kompaniekommandant
möglich, den innerhalb des Perimeters liegenden wertvollen die Möglichkeit, im Wechsel von zwei Tagen zu schiessen
Teil des Ägeririeds als Ganzes zu schützen. und Detailausbildung zu betreiben. Selbst wenn auf diesem
Als Fazit lässt sich festhalten, dass das vorliegende Projekt Aufklärungsgelände nur beschränkte Schiessmöglichkeiten
der Forderung des Naturschutzes weitestgehenc nach- bestehen oder zu gewissen Zeiten überhaupt nicht geschos-
kommt, sie im besonders wertvollen Bereich des Ägeririeds sen werden darf, ist dieses Übungsgelände für die Detailaus-
sogar übertrifft. Sowohl die botanisch als auch die zoolo- bildung unabdingbar notwendig.
gisch bedeutsamen Flächen sind in den jetzt bezeichneten Gestatten Sie mir noch ein Wort zu den rechtlichen Fragen.
Sperrzonen erhalten. Für die Hochmoorebene Rothen- Hier ging es in der Kommission in erster Linie um die Frage,
thurm/Biberbrugg als Ganzes erfüllen die nunmehr bezeich- was für Folgen sich aus Änderungen oder gar einem Ver-
neten Sperrzonen, namentlich für die grossflächige Zone im zicht auf das Aufklärungsgelände ergeben könnten. Grosse
Ägeriried, die wichtige Funktion einer Pufferzone gegen die Bedeutung kommt dabei dem Kauf- und Tauschvertrag zwi-
oberhalb gelegenen intensiver bewirtschafteten Flächen. schen der Oberallmeind-Korporation Schwyz und der
Der Naturschutzbeauftragte führte vor der Kommission wei- Schweizerischen Eidgenossenschaft vom 22. Oktober 1978
ter aus, dass, wenn man vom Kasernengelände absieht, nun zu. In diesem Vertrag ist stipuliert: «Der Oberallmeind-Kor-
ein Drittel des Geländes mit einem Betretungsverbot und poration steht an den veräusserten Grundstücken ein Rück-
Bauverbot belegt wird. Damit sind nun praktisch alle schüt- kaufsrecht zu, sofern der Bund den Waffenplatz Rothen-
zenswerten Gebiete geschützt. Das Gelände, das nicht in thurm nicht innert neun Jahren ab öffentlicher Beurkun-
den Sperrzonen liegt, könne voll und ganz durch das; Militär dung dieses Vertrages verwirklicht hat.»
beansprucht werden. Die Militärkommission hat sich zu diesen Rückkaufsbestim-
Im Aufklärungsgelände werden heute 61 Prozent des Areals mungen im Kauf- und Tauschvertrag zwischen der Ober-
als Futterwiesen benutzt. Diese Wiesen befinden sich auch allmeind-Korporation Schwyz und dem Bund vom Bundes-
im Moorgebiet und werden zwei- oder dreimal im Jahr amt für Justiz - also nicht einem departementsinternen,
geschnitten und gedüngt. Diese Gebiete können auch nach sondern einem ausserhalb des EMD stehenden Bundesamt
Verwirklichung des Waffenplatzes noch landwirtschaftlich - ein Rechtsgutachten erstellen lassen. Dieses Gutachten
genutzt werden. kommt zu folgenden Folgerungen:
Zwischen Landwirtschaft und Naturschutz bestehen zweifel- 1. Die Frage, ob das Rückkaufsrecht bereits im Rahmen des
los Interessengegensätze. Unsere Kommission ist über- Kauf- und Tauschvertrages begründet wurde oder ob darin
zeugt, dass das Militär in vielen Fällen der beste Garant für der Oberallmeind-Korporation lediglich ein Anspruch auf
die Wahrung der landschafts- und naturschützerischen Einräumung desselben zugestanden worden ist, lässt sich
Interessen ist. Das beweisen zahlreiche Fälle einer ausge- kaum schlüssig beantworten und musste allenfalls durch
zeichneten Zusammenarbeit mit dem Naturschutz auf Waf- einen Prozess festgelegt werden.
fen- und Schiessplätzen. 2. Die Rechtsgültigkeit der Verpflichtung des Bundes zur
Zusammenarbeit mit dem Naturschutz auf Waffen- und Rückübertragung der Grundstücke und die Gültigkeit des
Schiessplätzen. Zur Illustration nenne ich einige Beispiele. entsprechenden Verfügungsgeschäftes sind zweifelhaft.
Frauenfeld: Erhaltung eines bereits bekannten Naturschutz- Denkbar ist beispielsweise, dass die Liegenschaften durch
gebietes auf dem bundeseigenen Waffenplatz. Gotthard/Val ihren militärischen Zweck als Objekte der Landesverteidi-
Canaria: gemeinsam erarbeitetes Nutzungskonzept im Ver- gung dem privatrechtlichen Verkehr entzogen sind.
tragsgebiet. Reppischtal/Zürich: Ausscheidung eines Teils
des Waffenplatzarealsals Naturschutzzone. Thun: Ausschei- 3. Die Nichtverwirklichung des Waffenplatzes als
dung und Unterschutzstellung einesgrösseren Naturschutz- Anspruchsvoraussetzung für die Einräumung oder als Vor-
gebietes auf dem bundeseigenen Gelände. Petit Hongrin: aussetzung der Ausübung des Rückkaufsrechtes ist ausle-
Rund 3000 Hektaren in diesem Gebiet der Waadtländer gungsbedürftig. Ist zum Beispiel Nichtverwirklichung
Alpen sind vom EMD vor einigen Jahren erworben und zum bereits dann anzunehmen, wenn der Waffenplatz nach neun
grössten Panzerschiessplatz der Armee ausgebaut v/orden. Jahren seit öffentlicher Beurkundung noch nicht in Betrieb
Das ganze Gebiet ist naturschützerisch bedeutungsvoll. Es genommen ist oder, als anderes Extrem, wenn erwiesener-
wurde deshalb im Einvernehmen mit dem EMD in das Bun- massen feststeht, dass der Waffenplatz, aus welchen
desinventar der schützenswerten Landschaften aufgenom- Gründen auch immer, nach Ablauf der neun Jahre über-
men. Eine gemischte Kommission sorgt für die Koordination haupt nicht realisiert werden kann?
der Interessen von Armee und Naturschutz. 4. Auch bei einer teilweisen Verwirklichung des Waffenplat-
Die bisherigen Erfahrungen sind sehr positiv und bestäti- zes, zum Beispiel durch Verzicht auf das Aufklärungsge-
gen, dass Militär und Naturschutz sehr wohl mit und neben- lände, wären die Lösungsansätze durch Auslegung zu su-
einander existieren können. Wir hoffen, dass es auch auf chen.
einem zukünftigen Waffenplatz Rothenthurm zu einer ähn- Dieses Gutachten des Bundesamtes für Justiz kommt selbst
lich positiven Zusammenarbeit von Militär und Naturschutz zu keinen eindeutigen Schlüssen: «Sicher ist indessen
kommen kann. eines: Der Waffenplatz Rothenthurm muss nach Variante 4
Zu einer Beurteilung aus militärischer Sicht: Es war rahelie- oder allenfalls etwas abgeändert in seinen wesentlichen
gend, dass bei einer derart vom Naturschutzgedanken Elementen bis zum Herbst 1987 erstellt sein, wenn wir nicht
geprägten Planung die Frage auftauchen musste, ob dieses Gefahr laufen wollen, dass das Rückkaufsrecht, das im
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übrigen genau definiert ist und günstige Rückkaufsbedin- lände der Initiative keineswegs Rechnung getragen würde,
gungen vorsieht, angerufen werden kann.» Das bedeutet, dann muss man sich ernstlich die Frage stellen, ob nicht
dass eine Verwirklichung dieses Waffenplatzprojektes auf andere Gründe hinter dieser Initiative stehen. Jeder ernst-
keinen Fall grössere Verzögerungen erträgt. hafte Natur- und Landschaftsschützer müsste bei einem
Zur Frage der Sicherheit: In einem als «vertraulich» klassifi- eingehenden Studium dieses Projektes erkennen, dass
zierten anonymen Bericht von Anfang Juni wurden Zweifel durch den Waffenplatz die Hochmoore und die Moorland-
bezüglich der Sicherheit im Abschnitt des Aufklärungsge- schaft Rothenthurm keineswegs gefährdet sind. Die Hoch-
ländes angebracht. Dieser Bericht wurde in Unkenntnis moore sind viel eher gefährdet durch die landwirtschaftliche
wichtiger, für die Sicherheit eines Waffen- und Schiessplat- Nutzung. Ernstlich kann man sicher nicht mehr von Bedro-
zes entscheidender Bedingungen, wie sie im Fall Waffen- hung einer schützenswerten Landschaft sprechen.
platz Rothenthurm vorliegen, abgefasst. Der Berichtverfas- Abschliessende Bemerkungen: Unsere Armee braucht,
ser zitiert als Grundlage das Reglement «Sicherheitsvor- wenn sie ihren Auftrag erfüllen will, nicht nur moderne
schriften für Gefechtsschiessen». Dieses ist grundsätzlich Waffen, sondern muss sie auch beherrschen können, und
gültig für Gefechtsschiessen. Im ersten Artikel ist jedoch dies verlangt genügend Ausbildungs- und Schiessplätze.
festgelegt, dass besondere Vorschriften der Koordinations- Die modernen, weitreichenden Waffen und die erhöhte
und Kommandostellen für die Benützung von Waffen-, Beweglichkeit im Kampf führen zu wachsenden Platz- und
Schiess- und Übungsplätzen vorbehalten bleiben. Dies trifft Raumbedürfnissen der Armee. Dies wird angesichts der
nicht nur für viele bestehende, vorwiegend bundeseigene rückläufigen Rekrutenzahlen häufig nicht verstanden. Die-
Plätze, sondern auch für den Waffenplatz Rothenthurm zu. sem gesteigerten Bedarf erwachsen immer mehr Schwierig-
Im weiteren beurteilt der Verfasser die Sicherheitssituation keiten durch die starke Überbauung unseres Landes, die
ohne Berücksichtigung, dass sowohl die Waffenstellungen touristischen Einrichtungen und die sinkende Bereitschaft
wie auch die Zielzonen durch bauliche Massnahmen so betroffener Bevölkerungskreise, gewisse Immissionen
hergerichtet werden, dass sie den sicherheitstechnischen durch das Militär zu tolerieren. Wir dürfen aber auch fest-
Anforderungen entsprechen. Ohne solche besondere Mass- stellen, dass dort, wo Waffenplätze erweitert oder gar neue
nahmen wären auf verschiedenen bestehenden Waffen- und erstellt wurden, die Verhältnisse sich meist positiver entwik-
Schiessplätzen der Armee Übungen im scharfen Schuss gar kelt haben, als erwartet wurde. Sehr oft ist durch gute
nicht möglich. Der geplante Waffenplatz entspricht unter Zusammenarbeit, durch gegenseitige Rücksichtnahme, ein
Einhaltung der geltenden Sicherheitsbestimmung den mili- befriedigendes Nebeneinander zwischen der einheimischen
tärischen Anforderungen vollumfänglich. Festzuhalten Bevölkerung, der Landwirtschaft, dem Naturschutz und dem
bleibt, dass in Rothenthurm lediglich Infanteriewaffen ein- Militär entstanden.
gesetzt werden. Andere Waffen, insbesondere Artillerie, In diesem Sinne hoffen wir, dass die heute noch mehrheit-
Kampfpanzer und Flieger, dürfen ohne Einwilligung der lich gegen das Projekt eingestellte Bevölkerung von Rothen-
Vertragspartner nicht eingesetzt werden. thurm, die ja nicht gegen die Armee eingestellt ist, mithilft,
Zur Volksinitiative: Die Kommission hat sich an ihrer Sitzung die befürchteten Nachteile zu eliminieren oder mindestens
ebenfalls zu der inzwischen zustandegekommenen Volksin- zu minimisieren.
itiative ausgesprochen. Wenn sie sich auch nicht in allen Zu den übrigen Bauvorhaben: Fast sämtliche übrige Bau-
Details mit dieser Initiative auseinandergesetzt hat, darf dar- vorhaben der diesjährigen Baubotschaft sind entweder
aus keineswegs der Schluss gezogen werden, dass wir durch die Militärkommission des Ständerates oder durch
dieses Volksrecht nicht ernst nehmen. Vorerst ist einmal die fünf Unterkommissionen Ihrer Militärkommission
festzuhalten, dass die Initiative erst dieses Jahr gestartet besichtigt und überprüft worden. Die Gesamtkommission
wurde, obwohl das Projekt seit Jahren bekannt war und das konnte sich von der Zweckmässigkeit der geplanten Bauvor-
Parlament Landerwerbskredite sprach. Damit stellt sich haben überzeugen und beantragt Ihnen, auf die Baubot-
schon die Grundsatzfrage, ob durch ein derartiges Vorge- schaft einzutreten und sämtliche nachgesuchten Kredite zu
hen nicht nur die Handlungsfähigkeit, sondern auch dem bewilligen. Beim Kredit für das Übungsgelände in Rothen-
Parlament die durch Verfassung und Gesetz übertragene thurm erfolgte die Zustimmung mit 14 zu 5 Stimmen. Zum
Aufgabenerfüllung verunmöglicht werde. Kredit für den Neubau für den Panzerhaubitzen-Simulator
Im weiteren ist der Initiativtext unklar. Er spricht von Mooren auf dem Waffenplatz Bière werde ich bei der Detailberatung
und Moorlandschaften. Nach den Fachleuten ist der Begriff noch einige Ausführungen machen.
«Moor» umstritten und schwer zu definieren. Ähnlich verhält
es sich mit dem Begriff «Moorlandschaft». Ihrer Kommis-
sion ging es aber nicht um solche Begriffsdefinitionen, M. Jeanneret, rapporteur: Vous permettrez au rapporteur
sondern um die Frage: Sind diese Moore und die Moorland- de la deuxième langue, le président ayant dit l'essentiel,
schaft durch den Bau des Waffenplatzes Rothenthurm tat- d'être plus bref. Les sujets militaires se suivent, se ressem-
sächlich gefährdet? blent et diffèrent tout à la fois. Alors qu'en matière d'arme-
Der Initiativbogen trägt einen Landschaftsfarbdruck, der die ment tout s'est cristallisé sur le fusil d'assaut, dans le
Bereiche Aegeriried-Wijer-Schlänggli darstellt. Diese Auf- domaine des ouvrages c'est évidemment le projet de place
nahme desinformiert. Sie zeigt im Vordergrund zukünftiges d'armes de Rothenthurm qui a retenu pour l'essentiel l'at-
Waffenplatzgelände, und zwar jenen Teil, der nun durch tention de la commission, avec cette différence qu'ici le
Sperrgebiete und Sperrzonen mit einem Betretungs- und dossier est plus délicat, mais que, par contre, nous sommes
Bauverbot belegt ist. Diese wenigen 100 Meter erscheinen la deuxième chambre et que le Conseil des Etats a eu le
perspektivisch gross und lassen die ungefähr 4,5 Kilometer mérite d'ouvrir la voie.
tiefe Hochmoorlandschaft völlig verschwinden. Von einer Mais auparavant, il convient de dire deux mots du message
Gefährdung der Hochmoore und dieser abgebildeten Moor- dans son ensemble. Il a été accueilli sans réserve tant dans
landschaft durch den Waffenplatz kann keine Rede sein. Bis les principes sur lesquels il repose que dans la liste des
anhin wurde diese Landschaft schon seit 18 Jahren militä- objets concernant les crédits d'engagement. Nous avons
risch genutzt, ohne dass das Hochmoor gelitten hätte. Mit deux seules remarques de détail à faire s'agissant de l'article
dem Neubau des Waffenplatzes verzichtet man auf jede 1er, 2"alinéa, lettre a, pour que la somme mentionnée sur le
militärische Nutzung in diesem Gelände. Die Armee bean- dépliant soit bien comprise. D'une part, sous chiffre 115 de
sprucht nur 1,5 Prozent der Hochmoorlandschaft für Bau- l'appendice 1 vous avez un crédit supplémentaire de
ten. Diese kommen in eine Randzone zu stehen, auf einiger- 5950000 francs concernant: «La construction d'un bâti-
massen tauglichem Baugrund und gänzlich ausserhalb des ment pour les simulateurs de conduite des obusiers blindés
Hochmoorbereiches. sur la place d'armes de Bière.» Sur la base d'un rapport
Wenn die Initianten heute noch festhalten, dass sie die écrit, et après le Conseil des Etats, notre commission a été
Moorlandschaft Rothenthurm ganzheitlich zu erhalten wün- d'accord avec ce complément et vous propose d'en faire de
schen und auch bei einem Verzicht auf das Aufklärungsge- même.
Ouvrages militaires et acquisitions de terrain 1258 N 27 septembre 1983
Par contre, la commission, après en avoir délibéré en plé- que chacun admet que là, et là seulement, un équilibre doit
num et en sous-commission, ne s'est pas arrêtée à une être trouvé entre des intérêts légitimes et parfois contradic-
proposition minoritaire faite au Conseil des Etats par le toires, et dès le moment aussi où l'initiative déposée ne
député Hophan d'Obwald. Sans nier l'opportunité d'un pro- saurait d'aucune manière bloquer une procédure légale-
jet de cantonnement au Glaubenberg, elle s'est ralliée aux ment en cours. Sécurité juridique et opportunité politique
raisons financières invoquées par le Conseil fédéral. doivent ici être considérées de pair. Suspendre les crédits
Venons-en maintenant à l'essentiel, soit Rothenthurm. Exa- pour l'ensemble des projets; renoncer complètement au
minons-en successivement les divers aspects. Disons terrain d'exploration; déplacer la caserne sur le terrain d'in-
d'abord que l'examen approfondi qui a été fait du dossier fanterie; voter les crédits pour le terrain d'infanterie, la
par le Conseil des Etats nous a sérieusement facilité la caserne et suspendre ceux concernant le terrain d'explora-
tâche. La commission, que ce soit sa majorité ou sa mino- tion jusqu'à décision sur l'initiative; tout cela a été étudié,
rité, a calqué sa position sur celle de la majorité et de la soupesé et discuté. Rien n'est possible et judicieux. Il
minorité de la Chambre des cantons. Celle-ci, avec le Con- demeure de raisonnable, avec le Conseil fédéral et le Con-
seil fédéral, s'est efforcée, tout en restant ferme sur l'essen- seil des Etats, de voter l'ensemble du crédit, de commencer
tiel, de comprendre certains opposants dans leurs moda- les travaux en ce qui concerne la caserne et le terrain et de
lités, en d'autres termes, concilier la défense nationale, qui laisser au Conseil fédéral la liberté de mouvement quant à la
selon l'article 2 de la constitution fédérale est la priorité de la réalisation du terrain d'exploration. De la sorte aussi, le
Confédération, et le respect de la nature, de notre nature à gouvernement peut éviter la brusquerie des faits accomplis.
tous, qui fait partie des biens chers à tous les Suisses. Il nous paraît essentiel de rappeler également au Parlement
Quelle est en deux mots cette décision du Conseil des Etats que le droit ne peut être foulé aux pieds. Un contrat existe
reprise par notre commission et qui vous est proposée? entre la Confédération et la corporation de l'Oberallmeind et
Premièrement, la caserne est déplacée 50 mètres au sud. il comporte une clause de rachat; une suspension des
Deuxièmement, l'usage du terrain d'exploration est limité. crédits pourrait la faire jouer. D'autre part, la procédure
Troisièmement, une large liberté de manœuvre est accordée d'expropriation doit pouvoir se poursuivre selon les disposi-
au Conseil fédéral pour négocier cet usage dans son appli- tions légales. Enfin, les cantons sont aussi partie à une
cation. convention et celle-ci ne peut être ainsi remise en cause.
La deuxième remarque concerne le principe de la place Pour conclure, nous résumerons les propositions de la
d'armes elle-même et ici il convient d'être sans équivoque. Il commission ainsi: premièrement, même la proposition de
n'est pas un membre de la commission qui en ait contesté la minorité, au nom de laquelle s'exprimera M. Bundi, demain,
nécessité, le financement ou l'importance. Les réserves de ne parle que de renvoi provisoire du crédit. C'est dire que la
la minorité ne touchent que l'usage du terrain d'exploration. commission s'oppose sans réserve aux propositions de ren-
Après le Conseil des Etats, la commission vous propose voi du projet au Conseil fédéral. Sur le principe, il y a donc
qu'une place d'armes soit aménagée à Rothenthurm. Cer- unanimité.
tains ont critiqué le chef du Département militaire fédéral Deuxièmement, nous avons apprécié l'esprit de concerta-
pour de prétendues faiblesses; il saura s'en défendre lui- tion et la volonté de dialogue du Département militaire
même. Vous nous permettrez de dire que ces remarques fédéral, du Conseil fédéral et du Conseil des Etats. Mais il ne
sont parfaitement infondées. L'art du gouvernement d'un convient pas d'aller trop loin, et le terrain d'exploration doit
pays consiste à savoir écouter et négocier sur le secondaire être utilisable sans trop tarder par l'armée.
pour maintenir solidement le principal, et ce principal c'est Troisièmement, jamais il n'y a eu dans notre pays, à propos
de répondre aux insuffisances de places d'armes en Suisse d'un projet de place d'armes, de discussion aussi large et
centrale. La visite des lieux, le contact avec quelques agri- aussi complète. Les agriculteurs se rendent certainement
culteurs, l'audition des représentants de plusieurs milieux compte que l'armée est le plus fréquemment le meilleur
ont été très précieux pour les commissaires. Elles leur ont garant d'une zone verte conforme à leurs intérêts, et souvent
permis de mieux comprendre la nature des deux opposi- plus que des personnes venues des villes et sans attaches
tions qui se présentent, celle d'une partie des gens de réelles avec une telle région.
Rothenthurm d'une part et celle, d'autre part, des auteurs de Quatrièmement, si le site est intéressant, chacun s'accorde à
l'initiative fédérale. La première n'a pas retenu la Commis- dire que certains marais en Suisse méritent plus de protec-
sion militaire et là, unanime, elle suit le Conseil fédéral et le tion que ceux-là.
Conseil des Etats. Signalons une fois de plus à cet égard Cinquièmement, la solution du Conseil fédéral, du Conseil
l'appui très positif des autorités cantonales des cantons de des Etats et de votre commission est le meilleur des compro-
Schwyz et de Zoug, dès le moment où ces cantons ont reçu mis, dans le sens le plus clair de ce mot, car jamais en
des réponses satisfaisantes quant à la protection de la Suisse on n'a pris autant de soin à trouver un équilibre entre
nature. Il n'est pas possible à l'autorité fédérale que nous défense nationale et nature.
sommes, sous peine de graves précédents, tant en matière Sixièmement et conclusion, la suspension provisoire d'une
civile que militaire, d'admettre une pseudo-démocratie exécution en main du gouvernement est en l'espèce préféra-
régionale qui permettrait de mettre en cause l'existence ble à la suspension d'un crédit par le Parlement.
même d'une place d'armes à Rothenthurm parce qu'une Voici dans quel esprit votre commission vous invite à la
partie de ses autorités ou de ses habitants n'y serait pas suivre. Pour ne pas allonger les débats, j'ajouterai que le
favorable. groupe libéral y souscrit également.
Tout autre est la portée de l'initiative. D'abord elle est
d'ordre national, elle porte ensuite sur l'ensemble du marais, Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen
qu'il soit touché ou non par le projet dont nous débattons, et Le débat sur cet objet est interrompu
enfin elle est de nature civile en ce sens que le Parlament
devra en temps utile débattre de tous ses aspects économi-
ques, agrico-écologiques, juridiques, etc.
Dans le cadre de l'accord de principe, deux points ont été Schluss der Sitzung um 12.20 Uhr
admis, c'est la création de la caserne et l'aménagement du La séance est levée à 12 h 20
terrain d'infanterie. Pour ce dernier il n'y a rien à dire. Pour
la première de rappeler que, moyennant son déplacement,
puisqu'elle est située sur le terrain d'exploration, la nature
est sauvegardée et le projet peut être admis.
Venons-en donc à ce terrain d'exploration qui est au centre
de la controverse. Comme le Conseil fédéral et le Conseil
des Etats, notre commission s'est trouvée placée devant
plusieurs solutions possibles de compromis, dès l'instant
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Militärische Bauten und Landerwerb
Ouvrages militaires et acquisitions de terrain
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1983
Année
Anno
Band IV
Volume
Volume
Session Herbstsession
Session Session d'automne
Sessione Sessione autunnale
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 06
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 83.017
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 27.09.1983 - 08:00
Date
Data
Seite 1253-1258
Page
Pagina
Ref. No 20 011 773
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