Motion to Reform Agricultural Subsidies and Farm Support Policies
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThis motion, prompted by concerns over artificial, foreign-feed-based animal production and the desire to support small and medium-sized farms, calls for a fundamental review of the law governing meat and egg production. It proposes that contributions meant to offset costs for larger operations should instead be directed towards family farms that maximize domestic fodder use, and that permits for new stable construction should prioritize farms not selling milk, those utilizing dairy by-products, and other viable small to medium-sized operations lacking diversification options. The court acknowledged the urgency of addressing overproduction and the need to support farmers while ensuring consumer needs are met through quality, quantity, and price, ultimately aiming for a more balanced agricultural policy.
Legislator-Regeste
KI-generiertArt. 19c nicht, Art. 19d einer, Art. 19 zu, Art. 19 nicht, Art. 2 Doch, Art. 1 dessen; Motion to Reform Agricultural Subsidies and Farm Support Policies: It proposes that contributions meant to offset costs for larger operations should instead be directed towards family farms that maximize domestic fodder use, and that permits for new stable construction should prioritize farms not selling milk, those utilizing dairy by-products, and other viable small to medium-sized operations lacking diversification options. The court acknowledged the urgency of addressing overproduction and the need to support farmers while ensuring consumer needs are met through quality, quantity, and price, ultimately aiming for a more balanced agricultural policy.
Schlagwörter
KI-generiertVerwandte Entscheide
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertCited in the motion as the basis for contributions to small and medium-sized farms that should be reviewed.
Cited in the motion as the basis for the authorization of stable construction, which should be subject to an order of urgency.
Volltext
Motion du groupe démocrate-chrétien 786 N 17 juin 1982
#ST# 82.348 L'adoption définitive de cet ensemble de mesures a néces-
sité un temps relativement long. Le contingentement laitier
Motion der christlichdemokratischen Fraktion avait été appliqué dans toute sa rigueur et les organisations
Lenkung der Fleisch- und Eierproduktion agricoles attendaient avec impatience des dispositions en
Motion du groupe démocrate-chrétien vue de limiter le volume d'une production animale artifi-
cielle, provenant d'exploitations hors sol, basée unique-
Orientation de la production de viande et d'œufs ment sur les fourrages étrangers.
Ce sont ces motifs qui, à l'époque - étant donné l'impa-
tience des milieux paysans - ont incité l'Union centrale des
producteurs de lait à lancer, en automne 1977, l'initiative
Wortlaut der Motion vom 10. März 1982 populaire «contre les importations excessives de denrées
fourragères et les fabriques d'animaux, ainsi que pour l'utili-
Der Bundesrat wird beauftragt, die Bestimmung über die
sation optimale de notre sol». L'objectif primordial de l'ini-
Lenkung der Fleisch und Eierproduktion des Landwirt-
tiative était non seulement de freiner mais de diminuer la
schaftsgesetzes unverzüglich einer grundsätzlichen Über-
production, que l'on a appelée «industrielle», des animaux,
prüfung zu unterziehen und eine Vorlage zu deren Revision
zu unterbreiten, in der insbesondere que je désignerais plutôt sous le nom d'«exploitation hors
\ sol».
a. die Beiträge an kleine und mittelgrosse Betriebe nach Il serait également injuste d'accuser les agriculteurs d'avoir
Artikel 19c nicht auf den Kostenausgleich gegenüber ' provoqué l'extension inconsidérée de la production indus-
Grossbetrieben begrenzt sind und nur bäuerlichen Betrie- trielle; les premières unités de production de ce type ont
ben ausgerichtet werden, die möglichst viel inländisches été construites par les grandes coopératives de consom-
Futter einsetzen; mation. L'agriculture, pour ne pas être considérée comme
b. die Bewilligung von Stallbauten nach Artikel 19d einer retardataire, incapable ou rétrograde, a adopté jusqu'à un
Dringlichkeitsordnung unterstellt wird, in der Betriebe, die certain point ce nouveau genre de production. Il fallait sui-
keine Verkehrsmilch abliefern oder Nebenprodukte aus der vre révolution que l'on considérait comme irréversible, en
Milchverarbeitung verwerten sowie andere aufstockungs- un mot être de son temps.
würdige Klein- und Mittelbetriebe, die keine Ausweichmög- Est-il nécessaire de rappeler aussi que c'est grâce à ces
lichkeiten haben, bevorzugt behandelt werden. systèmes de production que les prix des œufs, des poulets
et du porc sont restés aussi bas? Il y a un peu plus de vingt
Texte de la motion du 10 mars 1982
ans, le poulet était un luxe qui n'était pas à la portée de
Le Conseil fédéral est chargé de soumettre sans délai à un toutes les bourses. Le prix du porc est resté sensiblement
réexamen fondamental les dispositions sur l'orientation de le même aujourd'hui qu'il l'était au lendemain de la guerre.
la production de viande et d'œufs, figurant dans la loi sur Sélection et alimentation étudiées permettent de produire
l'agriculture; il est également invité à faire parvenir au Parle- aujourd'hui en six mois le porc que les paysans du début du
ment un projet tendant à réviser ces dispositions sur les siècle faisaient en plus d'une année. Mais, à l'heure
points suivants: actuelle, les prix payés pour ces diverses productions sont
a. Les contributions destinées à assurer la compensation si bas qu'aucun agriculteur ne peut produire avec les
de l'avantage économique dont bénéficient les grosses méthodes de grand-papa.
exploitations ne seront plus réservées aux petites et La politique d'orientation des productions agricoles doit
moyennes exploitations au sens de l'article 19c, mais avoir pour objectif de les conduire à toujours mieux satis-
allouées aux seules exploitations paysannes qui utilisent un faire en qualité, en quantité et en prix la demande et les
maximum de fourrages indigènes; besoins des consommateurs, tout en assurant aux produc-
b. L'autorisation de construire de nouvelles étables au teurs exploitants et salariés et à leurs familles un revenu et
sens de l'article 19ddoit, dans les exploitations qui ne com- des conditions d'existence décents et normaux. C'est, je
mercialisent pas de lait, ni ne mettent en valeur des pro- crois, ce que veut la grande majorité du peuple suisse.
duits dérivés provenant de la transformation du lait, être Pour être encore mieux dans le vent, on pourrait y ajouter la
soumis à un certain ordre d'urgence; il doit aussi en aller de fonction sociale importante que joue l'agriculture par la cul-
la même façon dans d'autres exploitations petites ou ture du sol national, qui contribue à la sauvegarde du pay-
moyennes qui méritent de se développer et qui n'ont sage et au maintien de l'équilibre naturel. Ces derniers élé-
aucune possibilité de remplacement. ments sont en effet essentiels à la présence d'un environ-
nement qui demeure vivable pour les générations futures.
Sprecher - Porte-parole: Barras Cette législation ne doit toutefois pas empêcher le dévelop-
pement d'entreprises annexées à l'exploitation familiale, qui
M. Barras: Le 22 décembre 1976, le Conseil fédéral publiait s'éloignent quelque peu de l'agriculture traditionnelle, en
un message visant à modifier l'article 19 de la loi sur l'agri- particulier dans le secteur de la production animale. On
culture. Les propositions contenues dans ce message peut regretter cette évolution, car la production animale
avaient pour objectif le maintien et le développement de la intensive est, pour une grande part, basée sur des four-
culture des champs, l'adaptation du cheptel aux possibilités rages importés. Certains s'en affligent et voudraient une
d'affourragement des exploitations et du pays, le contrôle limitation draconienne des importations de produits fourra-
de l'importation des matières fourragères. Malheureuse- gers, rappelant que la législation agricole ne doit pas tenir
ment, ces propositions simples et efficaces n'ont pas compte de ceux qui exploitent un domaine à l'étranger. Il
trouvé grâce devant la commission de notre conseil, qui a est évident que ceux qui cultivent le sol doivent avoir la
jugé bon de les modifier de fond en comble. Ces mesures priorité, nous l'avons toujours dit. Une attitude trop restric-
préconisées par le Conseil fédéral avaient, à mon humble tive conduirait également et inévitablement à deux résul-
avis, l'avantage de limiter les interventions de caractère diri- tats: premièrement, à un renchérissement des fourrages
giste et les complications administratives. sur le marché indigène, donc des produits de l'élevage qui
La version préconisée par la commission du Conseil natio- perdraient ainsi une partie de leur pouvoir de concurrence
nal et retenue ensuite par les Chambres, était plus compli- vis-à-vis de produits analogues importés et provoquant
quée. Elle prévoyait la fixation des effectifs maximums ainsi une réaction certaine des consommateurs; deuxième-
d'animaux par exploitation, un régime d'autorisation pour la ment, à une limitation de la production dans le pays et des
construction de nouvelles étables et également le verse- possibilités de gain que réalisent ceux qui s'adonnent à
ment de contributions pour la réduction volontaire des l'agriculture dans le but d'obtenir un revenu annexe, je
effectifs ou la cessation d'exploitations et la perception de pense surtout ici aux petits paysans des régions défavori-
taxes en cas de dépassement de la limite fixée pour le sées. Est-ce cela que l'on veut?
cheptel. Tout en reconnaissant que des importations de fourrages
17. Juni 1982 787 Motion der christlichdemokratischen Fraktion
exagérées peuvent contribuer à accélérer le processus lutte pour l'existence plus difficile; depuis longtemps la
d'industrialisation, c'est en définitive une question de question d'une aide spéciale se pose.
mesure, une soupape de sûreté qui doit être manipulée C'est en regard de cette situation que le groupe démo-
avec prudence, en ayant toujours en vue de ne pas impor- crate-chrétien propose la motion qui demande au Conseil
ter davantage de fourrage que ce qu'il est possible de com- fédéral la réalisation de deux objectifs. Premièrement, d'une
mercialiser comme produit fini, si l'on veut une façon draco- part, le versement des contributions en faveur des petites
nienne de supprimer l'emploi des fourrages concentrés. On et moyennes exploitations, disposition déjà prévue dans
pourrait simultanément supprimer les écoles d'agriculture, l'article 19c de la loi sur l'agriculture, mais qui n'a encore
mettre en congé les vulgarisateurs, condamner l'agriculteur jamais été appliquée. D'autre part, ces contributions ne doi-
à ne pouvoir bénéficier des techniques nouvelles et croupir vent pas être limitées à la péréquation de coûts vis-à-vis
avec des méthodes de travail surannées. On doit pouvoir des grandes exploitations mais être versées seulement aux
restreindre les exploitations animales de caractère indus- exploitations agricoles qui utilisent le plus possible de four-
triel, trop souvent dans les mains de non-agriculteurs et qui . rages indigènes. Deuxièmement, l'autorisation pour la
contribuent à la dégradation de l'environnement, sans la construction d'étables, selon l'article 19d, serait soumise à
contrepartie que représente la culture du sol. un ordre de priorités. De cette façon, les exploitations qui
Je dois reconnaître que le Département fédéral de l'écono- ne produisent pas de lait commercial et n'écoulent pas de
mie publique avait préparé, il y a une quinzaine d'années, un produits laitiers ainsi que d'autres exploitations petites et
projet de loi sur la production animale, avec l'idée de limiter moyennes, dont le développement est souhaitable et qui
les effectifs selon les catégories d'animaux. Malheureuse- n'ont pas la possibilité de diversification dans la production,
ment, la procédure de consultation avait provoqué une telle seraient mises au bénéfice d'un régime de faveur. Nous
levée de boucliers chez les intéressés, les uns pensant sommes actuellement sous un régime d'interdiction et non
qu'on allait trop loin, les autres pas assez, que le chef du pas sous un régime d'autorisation.
Département de l'économie publique de l'époque avait Or, le groupe démocrate-chrétien estime qu'il est néces-
décidé de retirer le projet dans le dernier tiroir. On peut le saire d'assouplir ces dispositions en octroyant des autori-
regretter, nous n'en serions pas là aujourd'hui. sations en priorité aux exploitants qui renoncent à produire
Notre ancien collègue, M. Carruzzo, conseiller national, qui du lait, pour autant qu'ils fournissent la preuve qu'ils dispo-
était un fin connaisseur de la politique agricole, disait un sent d'une production fourragère suffisante sur le domaine.
jour à cette tribune: «II faut souligner toujours plus l'impor- Le paysan n'est pas, par essence, un industriel. Mais de
tance du seul élément de notre économie qui soit enraciné petites et moyennes unités de production d'œufs, de
dans le sol national, notre agriculture. Bien que la motorisa- veaux, de poulets ou de porcs seraient les bienvenues pour
tion lui ait enlevé une part de son autonomie, elle est assu- améliorer les revenus de bon nombre de familles pay-
jettie à d'autres dépendances; elle est malgré tout et tou- sannes. Je crois que la marche arrière entreprise par le
jours le premier moyen et la condition de base de notre Conseil fédéral mettra une plus juste répartition de ces pro-
indépendance.» ductions en main des paysans.
On a voulu faire du paysan un technicien, un scientifique, En conclusion, le groupe démocrate-chrétien n'insisterait
travaillant dans sa ferme comme l'on travaille dans une pas pour l'adoption de l'initiative, si la motion était prise en
usine, et on l'a baptisé agriculteur. On lui a dit de rationali- considération et si le Conseil fédéral donnait des assu-
ser, de mécaniser, de rentabiliser; on l'a fait, et les consta- rances concernant l'application de l'article 19 de la loi sur
tations le démontrent clairement. Maintenant, par contre et l'agriculture. Ce serait là un ensemble de mesures qui pour-
de plus en plus, on trouve des gens qui pensent que nous raient nous épargner les conséquences d'une votation
produisons trop, que nous utilisons trop d'engrais et de populaire. Le groupe démocrate-chrétien vous prie
pesticides, que nous sacrifions le paysage à la rationalisa- d'accepter la motion.
tion, que nous poussons à une sélection excessive des ani-
maux et des plantes, bref, que nous sommes devenus trop Bundespräsident Honegger: Der Bundesrat hat mich
agriculteurs et pas assez paysans. On veut ainsi nous faire ermächtigt, zur Motion der CVF folgendes auszusagen:
passer en douceur du modèle agriculture technique indus- Der Bundesrat hat mein Departement beauftragt, eine Revi-
trielle au modèle agriculture «bucolico-biologique». Les sion der Artikel 19 ff. des Landwirtschaftsgesetzes auszuar-
deux modèles sont irréalistes. Alors, ni agriculture indus- beiten und einzuleiten. Es soll insbesondere versucht wer-
trielle, ni agriculture écologique. Ce qu'il faut disent les den, die Bestimmungen über die Ausrichtung von Beiträgen
sages, c'est l'agriculture de marché réglant sa production an kleine und mittelgrosse Betriebe etwas weniger eng zu
en fonction de la demande pour en obtenir le meilleur ren- ' gestalten. Die bisherige Fassung, wonach lediglich der
dément en argent possible, mais surtout sans gêner per- Kostenvorteil der Grossbetriebe ausgeglichen werden
sonne. kann, erweist sich in der Tat für die praktische Durchfüh-
On a essayé d'adapter l'offre à la demande, de tenir compte rung als sehr heikel.
des vœux des producteurs, des consommateurs, des inter- Was die Forderung nach der Berücksichtigung des Einsat-
médiaires, des autres secteurs de l'économie et des réali- zes von Inlandfutter betrifft, war man im Bundesamt für
tés internationales. On a essayé de le faire en conciliant Landwirtschaft bei der Ausarbeitung der ersten provisori-
aussi ces besoins de liberté d'une part, et d'ordre d'autre schen Verordnungsentwürfe der Ansicht, dass nur
part, qui sont si solidement ancrés en nous. On a connu Betriebe, die eine minimale Landfläche bewirtschaften, in
l'échec et le succès, mais surtout on a rapidement compris den Genuss von Tierhalterbeiträgen kommen sollten. Um
que c'était terriblement difficile et qu'il n'y avait pas de solu- jedoch Kleinbetriebe sowie Betriebe im Graswirtschafts-
tions intégrant toutes les réalités et tous les intérêts. Il n'y a und im Berggebiet nicht zu benachteiligen, wird nun eine
pas de solutions généralisées applicables à tous les pro- Formel gesucht werden müssen, die auch diesen Betrieben
blèmes, il n'y a que des solutions partielles, sectorielles, ermöglicht, Tiere für die Fleisch- und Eierproduktion in wirt-
applicables dans des circonstances déterminées et révisa- schaftlich vertretbarer Zahl zu halten.
bles presque à l'infini. C'est pourquoi, bien qu'elles ne puis- Allgemein können wir sagen, dass auch wir - der Bundesrat
sent pas toujours nous satisfaire, on doit souvent trouver - das Ziel einer effektiven Verbesserung der realen Einkom-
les méthodes pragmatiques, bigarrées, hétéroclites avec menssituation kleiner und mittelgrosser Betriebe unterstüt-
lesquelles est bricolée notre politique agricole. zen. Dieses Ziel ist jedoch dadurch gefährdet, dass pro-
Je voudrais dire encore que, dans notre pays, les condi- duktgebundene Direktzahlungen zu einer mehr oder weni-
tions naturelles empêchent les paysans de bénéficier, dans ger ausgeprägten Steigerung der produzierten Menge füh-
une mesure égale, des possibilités de développement et ren könnten. In Zeiten angespannter Marktlage können des-
d'amélioration de leur revenu. Je pense en particulier à halb Preiszusammenbrüche zu Einkommensverlusten füh-
l'agriculture de montagne et de la zone des collines où le ren, die möglicherweise wesentlich höher liegen als die aus-
climat, la topographie, l'éloignement des centres rendent la gerichtete Beitragssumme. Ausserdem ist nicht ganz aus-
Motion du groupe démocrate-chrétien 788 N 17 juin 1982
ser acht zu lassen, dass diese Massnahmen natürlich mit abgelehnt worden war. Sie soll als Ersatz dieser Volksinitia-
einem recht hohen administrativen Aufwand verbunden tive die notwendige Revision des Landwirtschaftsgesetzes
sind. herbeiführen. In dieser Hinsicht kommt ihr eine beträchtli-
Zum zweiten Punkt der Motion: Die vorgeschlagene Dring- che Bedeutung zu.
lichkeitsordnung darf nicht nur zu einer selektiven Öffnung Zwei Mängel der heutigen Gesetzgebung, die sich auch
des Bewilligungsstopps nach Artikel 9 der Verordnung über nach der kürzlichen Revision erkennen lassen, sollen besei-
die Bewilligung von Stallbauten vom 26. August 1981 füh- tigt werden. Die Beitragsordnung für kleine und mittlere
ren. Vor allem der Fleischmarkt verkraftet im heutigen Zeit- Betriebe soll geändert werden, um einen strukturlenkenden '
punkt keine wesentliche Mehrproduktion. Aus diesem Effekt erzielen zu können. Diese Zielsetzung erachte ich als
Grunde steht die Forderung nach Produktionslenkung mit gut. Es wird eine Förderungsmassnahme gefordert, wie sie
Hilfe der Stallbauverordnung nach wie vor an erster Stelle. bereits vom Bundesrat im «Landwirtschaftspaket» 1976
Unseres Erachtens gewährleistet die heutige Fassung von beantragt worden war. Das ist eine Zielsetzung, die auch
Artikel 6 und 7 der vorerwähnten Verordnung bei der Aufhe- vom Schweizerischen Bauernverband seit Jahren verfoch-
bung des Bewilligungsstopps eine Bevorzugung insbeson- ten wird. Das bereits als unzweckmässig erkannte Verfah-
dere der Klein- und Mittelbetriebe. Wir sind aber bereit, eine ren bei den Stallbaubewilligungen soll ebenfalls flexibler
Änderung vorzusehen, die es ermöglichen würde, nach Auf- gestaltet werden, um Stallbaubewilligungen nach einer Prio-
hebung des Bewilligungsstopps auch solchen Betrieben ritätsordnung erteilen zu können. Auch diese Zielsetzung
eine Aufstockung zu bewilligen, die die Limite von 70 000 der Motion erachte ich als gut. Sie ist ebenfalls ein Schritt in
Franken Betriebseinkommen pro Jahr übersteigen, sofern der richtigen Richtung.
sie aus der Milchproduktion aussteigen und eine genü- Weil nun aber dieser Motionstext gewissermassen als
gende betriebseigene Futterbasis nachweisen können. Ersatz für die Volksinitiative dienen soll, kommt eben auch
Der Bundesrat ist bereit, die Motion entgegenzunehmen. jenen Punkten, eine grosse Bedeutung zu, die nicht in der
Motion enthalten sind, die wir aber als notwendig erachten
Präsidentin: Wird ein Antrag aus der Mitte des Rates würden. Und in dieser Beziehung müssen wir verhängnis-
gestellt? volle Mängel feststellen. Der offensichtlichste Mangel der
jüngsten Revision des Landwirtschaftsgesetzes besteht
Biel: Ich beantrage Ihnen, Buchstabe a dieser Motion abzu- darin, dass nach wie vor kein wirksames Mittel gegen gra-
lehnen. Sie haben selbst aus den sehr vorsichtigen Äusse- vierende Überschusssituationen vorhanden ist, das die
rungen von Herrn Bundespräsident Honegger entnehmen Bauern vor katastrophalen Preiszusammenbrüchen schüt-
können, dass eigentlich diese Motion abgelehnt werden zen könnte. So hat die Absatzmisere, die vor rund einem
sollte. Was wir jetzt tun - ich bedaure das ausserordentlich Monat den Schweinesektor heimsuchte, den Produzenten
-, ist ein weiterer Schritt weiter zur totalen Bürokratisierung wöchentliche Verluste von über 4 Millionen Franken an
unserer Landwirtschaft. Es ist ein ganz gefährlicher Weg, ihrem Einkommen gebracht.
den wir gehen. Sie machen die reinste Feinmechanik mit Wenn nun die in der Motion geforderten zwei Förderungs-
Mechanismen, Eingriffen usw. Ich weiss nicht, wo Sie massnahmen verwirklicht werden, ohne dass ein zusätzli-
eigentlich noch hin wollen! Alle die Gründe, die eigentlich ches Begrenzungselement ins Landwirtschaftsgesetz ein-
gegen die Futtermittelinitiative sprechen, wie sie der Bun- gebaut wird, dann muss sich die Überschusssituation auf
desrat sehr gut in seiner Botschaft dargestellt hat, die spre- dem Markt noch verschärfen und zum Dauerzustand wer-
chen auch gegen die Motion, zumindest gegen Punkt a. den. Zufolge den Beiträgen, die für die kleinen und mittleren
Wie wollen Sie das ganz genau erheben? Überlegen sie Betriebe beantragt werden, spielt sich aber dann die Men-
sich einmal: Im Zeitalter, in dem wir Personalstopp haben, genregulierung über den Preis bei den Vollerwerbsbetrie-
in dem wir die staatliche Tätigkeit begrenzen wollen, gehen ben auf eigener Futtergrundlage ab. Jene Betriebe also, die
Sie hin und wollen hier in einem Bereich ausbauen. Das das teure, landeseigene Futter produzieren und keine
braucht doch Lenkungsmechanismen, das braucht Überwa- Beträge erhalten, sollten die gesamten Preisschwankungen
chung; wie wollen Sie das wirklich durchführen? des Marktes in Überschusssituationen auffangen. Eine sol-
Bei Punkt b habe ich Verständnis. Man muss sowieso in che Regelung würde zum Schlag gegen jene Betriebe füh-
jedem einzelnen Fall bei einer Stallbaubewilligung eine Ana- ren, die das eigentliche Rückgrat unserer Landwirtschaft
lyse vornehmen; das kann man tun. Der Bundesrat hat aber darstellen, denn sie wären in dieser Situation immer noch
auch hier darauf hingewiesen: An sich haben wir die Kom- bedeutend schlechter gestellt als jene Betriebe, die aus-
petenzen dem Bundesrat gegeben, er könnte auf diesem schliesslich auf importierter Futterbasis produzieren und
Weg weitermachen. solche Preiseinbrüche, wie die letzten Jahre zeigen, mit
Ich finde es ausserordentlich schade: Kaum haben wir das Leichtigkeit überwinden und überstehen können. Das darf
Landwirtschaftsgesetz revidiert - und einzelne Artikel sind aber nicht geschehen. Nur nebenbei sei erinnert, dass sich
ja noch nicht einmal richtig zum Zuge gekommen -, wollen alle Preiseinbrüche im gesamten Fleischsektor immer nach-
Sie schon wieder revidieren und eigentlich weit über das teilig auf den Absatz von Zucht- und Nutzvieh ausgewirkt
hinausgehen, was seinerzeit die Kommission, die jahrelang haben, mindestens in preislicher Hinsicht. Wenn es also
getagt hat, und das Parlament beschlossen haben. Sie tun nicht gelingt, der Überschusssituation Herr zu werden, wird
der Landwirtschaft einen schlechten Dienst, wenn Sie sol- die Misere im Fleischsektor und auch beim Absatz von
chen Vorstössen zustimmen; auch das wird auf die Land- Nutz- und Zuchtvieh unverändert weitergehen.
wirtschaft zurückkommen. Sie werden zusätzliche Mengen- Es ist nach unserer Auffassung schade und bedauerlich,
probleme mit den grössten Schwierigkeiten und Folgen dass die Motion nicht an die eigentliche Wurzel des Übels,
haben. Ich warne Sie, wie ich seinerzeit 1971 bei der Milch nämlich an die übermässigen Futtermittelimporte, greift.
gewarnt habe. Obwohl das Landwirtschaftsgesetz schon heute dem Bun-
Aber ich bin es ja gewohnt, dass Sie in solchen Fragen desrat den klaren Auftrag erteilt, zur Anpassung der Tierbe-
nicht auf mich hören. Nach einigen Jahren kommen dann stände an die Absatzverhältnisse die Einfuhr von Futtermit-
Massnahmen des Staates, mit Eingriffen bis in jeden einzel- teln zu beschränken und mit Preiszuschlägen zu belasten,
nen Bauernhof. Denken Sie doch auch etwas an diese wissen wir nun aus langjähriger Erfahrung, dass er diese
Seite! Ich warne Sie dringend. Wenn wir den Weg weiterge- Instrumente nicht in wirksamem Ausmass zur Anwendung
hen, der hier nun eingeschlagen werden soll, haben wir bringen kann. In jeder Situation der Futtermittelverknap-
Schwierigkeiten wirtschaftlicher und finanzieller Art. Darum pung, sei es durch Kürzung der Importe oder sei es wegen
bitte ich Sie, nur Punkt b der Motion zu überweisen und Vegetationsrückstand wie in diesem Frühling, haben wir die
Punkt a abzulehnen. gleiche Situation, nämlich dass jene Bauernbetriebe, die nur
gelegentlich Futtermittel zur Ergänzung zukaufen, keine
Reichling: Die Motion wurde in der CVP-Fraktion beschlos- Versorgung mehr erhalten, währenddem jene grossen
sen, nachdem die Unterstützung für die Futtermittelinitiative Betriebe, die sich ausschliesslich auf importierte Futtermit-
17. Juni 1982 N 789 Motion der christlichdemokratischen Fraktion
tel abstützen, nach wie vor laufend versorgt werden. production indigène, qu'il faut corriger sans cesse à coup
Gerade in den letzten Wochen spielte sich das in den de subsides. C'est cette situation qu'il faut corriger. A cet
schneereichen Bergregionen wieder mit aller Deutlichkeit effet, la motion du PDG est nettement insuffisante, compli-
ab. Ich bin überzeugt, dass bei den Bauern in Berg und Tal, quée, ne déployant ses effets qu'à long terme. Certes, c'est
im Jura, Mittelland und in der Zentralschweiz, keine Ruhe une amélioration par rapport au système actuel qu'il ne faut
einkehren wird, solange dieser Mangel nicht behoben ist. pas négliger. Je la voterai donc malgré tout, parce qu'elle
Ich bin auch der Auffassung, dass das Volk nicht aufhören postule tout de même une amélioration.
werde, unsere Agrarpolitik zu kritisieren, solange Über-
schüsse, die durch importierte Futtermittel entstanden
M. Martin: Les responsables de notre agriculture au plan
sind, mit Steuergeldern liquidiert werden müssen. Dieses
fédéral sont conscients du problème lancinant de l'importa-
Übel ist zu beseitigen; sonst wird es keine Ruhe geben.
tion de denrées fourragères et de la nécessité de trouver
Eine weitere Lücke dieser Motion sehe ich darin, dass die
rapidement une forme de réglementation.
standortgerechte Produktion - sei das im Graswirtschafts-
Le succès de l'initiative populaire a démontré clairement et
gebiet, sei es im Mittelland - nicht entsprechend gefördert
pleinement que le monde paysan est inquiet devant la pro-
werden kann. Nun habe ich von Herrn Bundespräsident
portion alarmante qu'ont prise ces dernières années les
Honegger allerdings gehört, dass die Absichten des Bun-
fabriques d'engraissement.
desrates ein entsprechendes Element enthalten. Dafür bin
Au point suivant de l'ordre du jour figure le message relatif
ich ihm dankbar.
à l'initiative sur l'importation de denrées fourragères. Je me
Ein weiteres Element fehlt in der Motion, das in den letzten
réserve d'intervenir sur ce sujet.
Monaten in der Landwirtschaft zu einer grossen Verbitte-
La motion que nous examinons maintenant a le grand
rung geführt hat. Wir stellen fest, dass die Höchstbestan-
mérite d'aller dans le même sens que l'initiative. Elle pré-
desvorschriften (die mit der letzten Revision des Landwirt-
sente une logique certaine dans les mesures proposées.
schaftsgesetzes eingeführt wurden) dadurch umgangen
Malheureusement, un point important n'a pas été abordé:
werden, dass grosse, industrialisierte Massentierhaltungs-
celui de la réglementation de l'importation de fourrages. Il
betriebe in juristischer Weise in Einzelbetriebe aufgeteilt
est certain que tout acte limitant l'importation est contraire
werden, die dann den Höchstbestandvorschriften genügen.
par essence aux règles de base de notre économie de
Das hat zur Folge, dass der erwartete und erhoffte Abbau -
marché, mais il faut bien admettre que la complexité de
d. h. die erhoffte Rückführung dieser Tierberstände in
notre loi sur l'agriculture et des nombreux arrêtés qui en
bäuerliche Betriebe - für den Bauernstand eine grosse Illu-
découlent, de même que la volonté politique de notre gou-
sion bleiben wird, und damit bleiben auch die grossen Ein-
vernement d'aider cette même agriculture, justifient cette
kommensmöglichkeiten für den Bauernstand eine Illusion,
exception.
die durch den Abbau der industrialisierten Tierhaltung in die
Sur un plan très général, cette limitation doit intervenir de
Bauernbetriebe zurückfliessen sollten.
manière que les denrées fourragères importées deviennent
Der Text der CVP-Motion enthält gute, von uns unterstützte
complémentaires de celles qui sont cultivées sur notre sol
Zielsetzungen. Die Mitglieder der SVP-Fraktion werden des-
et non directement concurrentielles, comme c'est le cas
halb diese Motion unterstützen; wir müssen aber erklären,
aujourd'hui. Cette limitation aurait en outre l'immense avan-
dass sie als Ersatz für die Volksinitiative in keiner Weise
tage de diversifier les productions de notre agriculture indi-
tauglich ist. Es wäre ein gefährliches Unterfangen für all
gène. Cette diversification aurait très rapidement pour effet
jene, die dem Bauernstand hier dienen wollen und ihm gut
de diminuer la pression de la production laitière sur notre
gesinnt sind, zu glauben, dieser Motionstext genüge, um
économie et assurerait dans une large mesure l'approvi-
die vorhandene Misere zu beseitigen. Wir werden
sionnement du pays en denrées alimentaires provenant de
anschliessend bei der Behandlung der Volksinitiative fest-
l'élevage indigène.
stellen, dass - weil viele andere Punkte verwirklicht werden
Le dernier aspect de cette évolution est appelé à jouer un
müssen - wir uns mit dieser Motion allein nicht zufrieden
geben können. rôle important pour la défense générale du pays. Il est cer-
Ich beantrage Ihnen Unterstützung der Motion; sie darf tain que le Conseil fédéral a déjà la possibilité d'intervenir
par des dispositions existantes. Nous aimerions que cette
aber nicht als Ersatz für die Volksinitiative gelten.
volonté, trop timide à notre goût, se manifeste par des
mesures plus imperatives et surtout qu'elle amène un chan-
M. Teuscher: J'ai un peu de peine à suivre mon collègue de
gement plus rapide dans la situation actuelle. Bien que ne
Fribourg dans les demandes qu'il formule par voie de
visant pas la totalité de ces buts, la motion considérée va
motion au nom de son groupe. Si, en apparence, les dispo-
bien dans le même sens. Elle ne saurait remplacer l'initiative
sitions qu'il demande de prendre sont logiques, leur appli-
dans sa totalité, mais dans tous les cas elle ne la contrarie
cation m'effraie un peu.
pas. Aussi je vous invite à la soutenir.
D'une part, si le fait de traiter de la compensation par l'utili-
sation maximum de fourrages indigènes est parfaitement
justifié, en revanche la mise en place du système et l'appli- Nussbaumer: Ich möchte Ihnen - Herr Bundespräsident -
cation des moyens à mettre en œuvre me paraissent diffi- bestens danken dafür, dass Sie bereit sind, die Motion ent-
ciles. C'est probablement une instance nouvelle qui devrait gegenzunehmen. Die Motion der CVP ist ein taugliches Mit-
observer les exploitations agricoles, alors que le commerce tel, dem Bauernstand auf einfache Weise und ohne Dirigis-
devrait périodiquement examiner les récoltes estimées, mus das zu geben, was wir rasch erwarten.
leurs destinataires, ainsi que leur utilisation en tant que Wir wenden uns gegen komplizierte Lösungen, wie sie bei
denrée fourragère indigène. der ersten Revision des Artikels 19 getroffen wurden. Ich
D'autre part, cette motion laisse de côté l'élément essentiel muss doch noch kurz auf diese eher verunglückte erste
du problème, qui est la diminution et la limitation des impor- Revision zurückkommen. Sie ist vor allem deshalb geschei-
tations de denrées fourragères. Si l'initiative a vu le jour, tert, weil Artikel 19 zu kompliziert gestaltet war; man wollte
avec le succès que vous savez, cela est dû avant tout à une eine zu grosse Perfektion. Später wollte man den Artikel
ouverture trop large des frontières. Le prix et les quantités auch restriktiv handhaben; die Verwaltung war verunsichert.
d'abord, les nouvelles techniques d'élevage et d'engraisse- Vor allem die «Wallfahrten» des Futtermittelhandels in die
ment ensuite, industrielles particulièrement, ont étouffé une Wandelhalle oder an die Mattenhofstrasse brachten grosse
production de viande indigène qui était essentiellement le Schwierigkeiten für die Anwendung des Gesetzes. Ich
fait des exploitations agricoles moyennes et petites (agri- möchte nur an die Rückerstattung für die Kälbermast erin-
culture dite familiale). nern, wo man sogar die Kuhbeiträge den Kleinbetrieben
La culture de 300000 hectares à l'étranger est une bonne zurechnete, ja sie so berechnete, als ob die Kleinbetriebe
affaire pour l'importation et les fabriques industrielles de konkurrenzfähiger seien als die grossen, weshalb eine
viande. Elle a coûté cher à la Confédération. Elle a faussé la Rückerstattung nach Artikel 19 nicht gerechtfertigt sei.
Importation de denrées fourragères. Initiative populaire 790 N 17 juin 1982
Auch dieses kleine Lehrstück zeigt, dass die Revision von Abstimmung - Vote
1979 verunglückt ist. Für den Antrag Biel (Streichen von Buchstabe a)
Die Motion der CVF müssen wir nun im Kontext sehen mit 10 Stimmen
den übrigen Bestimmungen von Artikel 19. Wir haben Dagegen 86 Stimmen
immer noch den Eindruck, es Hessen sich einige gute Dinge
aus Artikel 19 in die Zukunft hinein retten. Der Wille der Ver- Präsidentin: Absatz a wird somit nicht gestrichen. Somit ist
waltung wäre sicher vorhanden, die Bestimmungen etwas die Motion überwiesen.
praxisnäher anzuwenden. Wenn wir die beiden vorgeschla-
genen Revisionspunkte in einer Sofortmassnahme durch- Überwiesen - Transmis
bringen, dann können wir vielleicht auf einschneidendere
Massnahmen verzichten. Ich denke an die gefürchteten
«Stallvögte», die durch schwierigere Aktionen vielleicht
noch mehr Staat in unsere Viehställe bringen würden. Statt
dessen können wir durch die Motion vielleicht einige Pro- #81.047
ST#
bleme lösen, um zu sehen, wie es sich in der Praxis ergibt.
Wir müssen uns wohl schon fragen, wieviel Staat die Land- Futtermittelimporte. Volksinitiative
wirtschaft ertrage. Wir müssen uns doch davor hüten, Importation de denrées fourragères.
gerade im Namen der freien Bauern auf freier Scholle vorei- Initiative populaire
lig dirigistische Massnahmen anzupeilen und sie in der Ver-
fassung verankern zu wollen, statt das etwas verunglückte
Botschaft und Beschlussentwurf vom 19. August 1981 (BBIIII 542)
Gesetz zu verbessern.
Message et projet d'arrêté du 19 août 1981 (FF III 502)
Ich bitte Sie, der CVP-Motion zuzustimmen.
Bäumlin: Ich wollte heute eigentlich nur zum nächsten
Geschäft sprechen. Der Verlauf der Diskussion zwingt mich
aber, schon hier ein paar kurze Bemerkungen zu machen.
Antrag der Kommission
Die SP-Fraktion ist mehrheitlich für die Futtermittelinitiative.
Es ist nun nur konsequent, dass wir auch für die Motion der Titel und Ingress, Art. 1
christlichdemokratischen Fraktion sind. Aber einige Bemer- Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates
kungen sind nötig. Die Motion will kleinere und mittlere
Betriebe vermehrt schützen. Diesem Ziel ist zuzustimmen. Art. 2
Doch ist der vorgeschlagene Weg unzureichend. Ich erin- Die Bundesversammlung empfiehlt Volk und Ständen, die
nere an viele Diskussionen, die wir in diesem Rat schon Volksinitiative anzunehmen.
gehabt haben. Man bekennt sich immer zu diesem Ziel, ist
dann aber im Grunde wenig bereit, die Konsequenzen zu Proposition de la commission
ziehen, oder man zieht Scheinkonsequenzen. Ich erinnere
an die Grundhaltung des Bundesamtes für Landwirtschaft, Titre et préambule, art. 1
dessen Direktor erst kürzlich gesagt hat, ideal für ihn sei Adhérer au projet du Conseil fédéral
der 20-Hektaren-Betrieb. Das würde bedeuten, dass die
Zahl der Betriebe um noch etwa 20000 zurückgehen Art. 2
würde. Das ist offenbar die Idee, die man im Bundesamt für L'Assemblée fédérale recommande au peuple et aux can-
Landwirtschaft heute hat; die Konsequenzen sind leicht zu tons d'accepter l'initiative.
erkennen. Der Weg, den die Motion, die wir nun zu beurtei-
len haben, vorschlägt, ist an und für sich sympathisch, er ist M. Thévoz, rapporteur: Je vous propose maintenant d'en
aber nach unserer Auffassung unzureichend, und das muss revenir à l'initiative populaire proprement dite. Je précise
schon hier gesagt sein. Ich werde weitere Argumente beim encore que le débat sur les propositions visant à apporter
nächsten Geschäft anmelden. des modifications à la loi sur l'agriculture, en vue de per-
Aber noch eine kurze Bemerkung zu Herrn Biel. Herr Biel mettre le retrait éventuel de l'initiative, aura lieu au cours
warnt vor Bürokratie. Hierzu die folgende Überlegung: Das d'une session ultérieure. Pour l'instant, vous me permettrez
Argument der Handels- und Gewerbefreiheit, das Argument de reprendre à grands traits la genèse de cette longue his-
wider die Verwaltung taugt nichts bei der Landwirtschafts- toire, en m'excusant de devoir répéter certains des propos
politik! Wenn wir die Landwirtschaft nicht weiterhin aus den tenus tout à l'heure à cette tribune, notamment par le
Grundsätzen des freien Wettbewerbs herausnehmen, dann motionnaire. C'est dire si nous sommes souvent sur la
wird es kurz über lang eben keine schweizerische Landwirt- même longueur d'ondes.
schaft mehr geben, dann werden wir zum Beispiel das Il est sans doute peu de problèmes qui, au cours de ces
Berggebiet aufforsten müssen. Wir werden unsere Milch- dernières années, aient autant sensibilisé et préoccupé le
produkte vielleicht aus Dänemark oder aus Holland bezie- monde paysan que celui posé par l'importation de denrées
hen, wo die Kühe mit Getreide aus der Dritten Welt gefüt- fourragères. Cette préoccupation est étroitement liée aux
tert werden usw. Ohne den vielgeschmähten «Dirigismus» difficultés que nous avons rencontrées, et qui sont loin
geht es also nicht. Fraglich ist nur, wem die Interventionen d'être toutes résolues, dans le placement des produits
schliesslich dienen. d'origine animale. Je me bornerai à rappeler, à ce propos,
Eine allerletzte Bemerkung. Ich bin ein bisschen überrascht les passions et les tensions que nous avons connues lors
über die ungewöhnlich rasche Behandlung der Motion der de l'introduction du contingentement laitier. Celui-ci - je le
CVP. Es ist bei uns sonst nicht üblich, dass eine im mündli- rappelle - a été rendu inévitable par les «montagnes de
chen Verfahren eingegebene Motion schon in der darauf- beurre», les «montagnes de fromage», les «montagnes de
folgenden Session traktandiert wird. Die Sache ist für jeder- poudre de lait» que nous devions périodiquement résorber
mann durchsichtig. Herr Reichling hat recht: die Motion der à coup de coûteuses campagnes de mise en valeur, et au
CVP richtet sich gegen die Futtermittelinitiative. Die auf den prix de retenues toujours plus lourdes prélevées sur le prix
ersten Blick erstaunlich schnelle Traktandierung des du lait de tous les producteurs, grands et petits, qu'ils
Geschäfts wird leicht verständlich, wenn man die Hinter- dépendent étroitement ou non des denrées fourragères
gründe sieht. étrangères à l'exploitation, c'est-à-dire donc importées
Ich werde beim nächsten Geschäft noch ein paar Bemer- pour la plupart d'entre elles. Je citerai aussi les non moins
kungen machen. Ich beantrage Ihnen, der Motion der CVP- fameuses «montagnes de viande», qui provoquèrent des
Fraktion zuzustimmen, trotz der Vorbehalte, die sich mei- perturbations et des difficultés tout aussi grandes et ardues
nes Erachtens aufdrängen. à surmonter que la résorption des excédents de produits
Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften
Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées
Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Motion der christlichdemokratischen Fraktion Lenkung der Fleisch- und Eierproduktion
Motion du groupe démocrate-chrétien Orientation de la production de viande et d'œufs
In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung
Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale
In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale
Jahr 1982
Année
Anno
Band III
Volume
Volume
Session Sommersession
Session Session d'été
Sessione Sessione estiva
Rat Nationalrat
Conseil Conseil national
Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 08
Séance
Seduta
Geschäftsnummer 82.348
Numéro d'objet
Numero dell'oggetto
Datum 17.06.1982 - 08:00
Date
Data
Seite 786-790
Page
Pagina
Ref. No 20 010 518
Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung.
Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale.
Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.