Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
VPB 80-221 KI-generiert

Federal Institute for Conflict Research Initiative Denied

Geschäftsnummer VPB 80-221
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (VPB) (CH)
Entscheiddatum
Ausgang struck_off

Legislator-Zusammenfassung

KI-generiert

The parliamentary initiative proposed the creation of a federal institute for conflict research, security policy, and federalist conflict resolution, aiming to study vital survival problems, particularly peace preservation, and contribute to international peacekeeping. While acknowledging the need for coordination in Swiss conflict and peace research, the commission concluded that a new federal institute was unnecessary. Instead, they recommended exploring how existing efforts could be promoted and coordinated, primarily through the Swiss National Science Foundation, leading to the proposal of a postulate to the Federal Council rather than granting the initiative.

Legislator-Regeste

KI-generiert

Art. 27 Absatz, Art. 21sexies Abs. 1 GVG, Art. 27 Abs. 5 Geschäftsreglement; Federal Institute for Conflict Research Initiative Denied: While acknowledging the need for coordination in Swiss conflict and peace research, the commission concluded that a new federal institute was unnecessary. Instead, they recommended exploring how existing efforts could be promoted and coordinated, primarily through the Swiss National Science Foundation, leading to the proposal of a postulate to the Federal Council rather than granting the initiative.

Schlagwörter

KI-generiert
parlamentarische Initiative Forschungspolitik Stiftung Internationale Politik parlamentarisches Postulat militärische Forschung

Zitierte Gesetzesbestimmungen

KI-generiert
Art. 27 Absatz
Art. 21sexies Abs. 1 GVG
Cited as the legal basis for the initiative being formulated as a general proposal.
Art. 27 Abs. 5 Geschäftsreglement
Cited as the basis for the commission's report on the parliamentary initiative.
KI-generiert

Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

KI-generiert
Art. 27 Abs. 5 Geschäftsreglement

Cited as the basis for the commission's report on the parliamentary initiative.

Art. 21sexies Abs. 1 GVG

Cited as the legal basis for the initiative being formulated as a general proposal.

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Volltext

5. Oktober 1983 N 1421 Parlamentarische Initiative

conséquences des pertes de temps et d'argent. Je ne suis #ST# 80.221

pas d'accord avec lui sur ce point. Cette double procédure a

au contraire permis de réaliser des économies. Parlamentarische Initiative.

3. La Délégation des finances n'est pas informée unilatéra- Institut für Konfliktforschung (Ott)

lement par le Contrôle fédéral des finances. Ce dernier a un Initiative parlementaire.

rôle spécifique: celui de chien de garde, si je peux m'expri-

mer ainsi, et ce n'est pas à nous de lui en vouloir d'exercer Institut pour l'étude des conflits (Ott)

ce rôle à la perfection.

4. Le souci de la Délégation des finances était non pas de

faire des excès de zèle mais simplement de faire face aux

responsabilités qui étaient les siennes.

Wortlaut der Initiative

M. Cavadini: Les déclarations faites au cours de ce débat Mit dieser Initiative schlage ich dem Nationalrat in der Form

m'obligent à vous apporter le témoignage d'un utilisateur, si der allgemeinen Anregung vor, dass der Bund ein Institut für

je puis m'exprimer ainsi. Konfliktforschung, Sicherheitspolitik und föderalistische

Je tiens à préciser clairement à l'intention de notre conseil Konfliktlösung errichte. Das Institut soll in Forschung und

qu'il ne s'agit pas d'un différend qui opposerait le seul Lehre unabhängig sein, soll aber deren Ergebnisse der

canton de Vaud et ses services universitaires au Départe- Öffentlichkeit und insbesondere den Behörden des Bundes

ment fédéral de l'intérieur mais que les relations de tous les zugänglich machen. Es soll beitragen zur Koordination

cantons universitaires avec l'administration fédérale sont bereits bestehender Bestrebungen auf dem Gebiete der

souvent insatisfaisantes. On a dit ce matin, et le chef du Konfliktforschung in unserem Lande.

Département de l'intérieur a bien voulu nous en donner Die Forschungen des Instituts sollen dem Studium der vita-

l'assurance, qu'il ne s'agit pas de subordination d'une insti- len Überlebensprobleme der heutigen Menschheit, insbe-

tution à une autre institution; il s'agit bien plutôt d'un sondere im Bereiche der Friedenssicherung, gewidmet sein.

dialogue entre institutions complémentaires chargées d'une Sie sollen sich nicht nur mit Fragen unserer eigenen natio-

tâche commune. Cantons et Confédération ont ici les nalen Sicherheit, sondern auch und vorrangig mit den Mög-

mêmes responsabilités et nous devons absolument éviter lichkeiten eines aktiven schweizerischen Beitrages zur inter-

les impasses dont a parlé M. Junod. nationalen Friedenserhaltung befassen. Ein besonderes

Je répète d'une façon plus schématique ce qu'il a dit: la Augenmerk soll dabei den Möglichkeiten einer föderalisti-

procédure est d'une lourdeur insupportable. Les cantons schen Lösung der weltweit vorhandenen, die Stabilität der

élaborent un projet, qui est examiné par le Bureau des Weltlage gefährdenden Minderheitenprobleme gelten.

constructions universitaires. Le projet est ensuite transmis Texte de l'initiative

au Département fédéral de l'intérieur et l'Office des cons-

tructions est associé à son examen. Enfin, le Contrôle des Par la présente initiative rédigée en termes généraux, je

finances peut intervenir pour modifier ou orienter le projet propose au Conseil national d'autoriser la Confédération à

d'une manière différente, si bien qu'entre le projet initiale- créer un institut pour l'étude des conflits, la politique de

ment mis sur pied par le canton et celui qui sera réalisé sécurité et la solution des conflits par des méthodes fédéra-

finalement, il y a la même identité qu'entre une sauterelle et listes. L'institut doit jouir de la liberté de recherche et

un chameau. d'enseignement, mais doit tenir les résultats de ses travaux à

Les directives du printemps 1982 sont considérées comme la disposition du public et notamment des autorités fédé-

intolérables par les cantons universitaires, qui ne les ont pas rales. Il doit contribuer à coordonner les efforts qui sont déjà

acceptées. Je vous citerai deux exemples. S'agissant des entrepris dans notre pays en matière d'étude des conflits.

bibliothèques, seuls sont subventionnés l'achat des livres et L'institut axera ses recherches sur les problèmes vitaux

leur reliure mais les frais de catalogage ne le sont pas. On concernant la survie de l'humanité, notamment sur ceux qui

accorde des subventions pour la construction d'un bâti- touchent à la sauvegarde de la paix. Ces recherches ne

ment, mais non pour celle des places de parc et des chemins doivent pas seulement avoir trait à notre sécurité nationale,

qui y conduisent. mais également, et même de façon prioritaire, aux possibi-

Nous ne prétendons pas avoir raison par rapport à la Confé- lités qui s'offrent à la Suisse de contribuer activement à la

dération. Nous disons simplement que ces choses-là doi- garantie de la paix mondiale. Il conviendra d'accorder une

vent être discutées dans un esprit ouvert et constructif. Ces attention particulière à une solution fédéraliste des pro-

directives sont-elles applicables, Monsieur le Conseiller blèmes de minorité qui existent dans le monde entier et qui

fédéral, ou seront-elles révisées d'entente avec les cantons? menacent la stabilité sur le plan international.

Quant à nous, nous souhaitons qu'elles soient revues et que

le climat soit assaini. Nous ne mettons pas en doute, et nous Herr Linder unterbreitet namens der Kommission den fol-

le répétons ici, tout l'engagement que le Département fédé- genden schriftlichen Bericht:

ral de l'intérieur met dans le dialogue universitaire. Nous

stigmatisons en revanche la lourdeur d'un fonctionnement Wir unterbreiten Ihnen hiermit gemäss Artikel 27 Absatz 5

que nous ne sommes pas disposés à supporter toujours. des Geschäftsreglementes den Bericht der vorberatenden

Kommission über die von Nationalrat Ott am 4. März 1980

Präsident: Das Wort wird nicht mehr verlangt. Der Interpel- eingereichte parlamentarische Initiative. Die Initiative ist als

lant kann erklären, ob er von der Antwort des Bundesrates allgemeine Anregung (Art. 21sexies Abs. 1 GVG) formuliert

befriedigt ist. und verlangt, der Bund solle ein Institut für Konfliktfor-

schung, Sicherheitspolitik und föderalistische Konfliktlö-

M. Junod: J'ai voulu, par mon interpellation, attirer l'atten- sung errichten. Die Forschungen des Institutes sollen dem

tion du Conseil fédéral sur un climat qui n'est pas satisfai- Studium der vitalen Überlebensprobleme der heutigen

sant. Cela étant, je devrais répondre que je ne suis pas Menschheit, insbesondere im Bereiche der Friedenssiche-

satisfait de la réponse du Conseil fédéral mais étant donné rung, gewidmet sein.

que je veux quitter ce conseil sur une note d'espoir et Die Kommission hörte an einer ersten Sitzung vom

compte tenu des déclarations qu'a faites tout à l'heure S.November 1980 den Initianten sowie den Direktor des

M. Egli, conseiller fédéral, je lui fais confiance et me déclare Bundesamtes für Bildung und Wissenschaft an, der insbe-

donc satisfait de sa réponse. sondere über das Nationale Forschungsprogramm «Sicher-

heitspolitik» informierte. Um sich über laufende For-

schungsvorhaben im Bereich der Konfliktforschung ins Bild

zu setzen und um die Meinung verschiedener Wissenschaf-

terund Praktiker zum Vorschlag des Initianten kennenzuler-

179-N

Initiative parlementaire 1422 N 5 octobre 1983

nen, führte die Kommission an ihren Sitzungen vom 4. Mai projekten, die vom Nationalfonds unterstützt werden), und

1981 und 24.Mai 1982 Hearings mit zahlreichen Experten hatte so nicht mehr dieselbe nationale Bedeutung, wie sie

durch. Die Befragungen zeigten, dass in den letzten Jahren ursprünglich vom Postulanten beabsichtigt war und vom

durch Universitätsinstitute und private Vereinigungen zahl- Vorsteher des EDA unterstrichen wurde.

reiche Aktivitäten auf dem Gebiet der Konfliktforschung und Eine Wiederaufnahme dieses Anliegens drängt sich deshalb

Sicherheitspolitik an die Hand genommen wurden, dass auf, weil die Weltlage zwischen 1970 und 1980 in signifikan-

aber weder ein regelmässiger Informationsaustausch be- tem Ausmasse bedrohlicher geworden ist, einerseits durch

steht noch von einer eigentlichen Koordination gesprochen die Entwicklung der Waffentechnik, andererseits durch wirt-

werden kann. schaftliche Gegebenheiten und durch die Nord-Süd-Proble-

Die Kommission gelangte in ihren Beratungen zwar zur matik. Die nationale Sicherheit der Schweiz hängt aber von

Überzeugung, dass die schweizerische Konflikt- und Frie- der internationalen Sicherheit ab. Eine realistische schwei-

densforschung der Förderung und Koordination bedarf. zerische Sicherheitspolitik beruht darauf, dass unser Land

Mehrheitlich war sie allerdings der Auffassung, dass dieses sein Territorium und seine Unabhängigkeit und Neutralität

Ziel nicht auf dem Wege der vom Initianten verlangten durch eine kriegsgenügende Armee zu schützen vermag.

Schaffung eines schweizerischen Konflikt- und Friedensfor- Darüber hinaus soll die Schweiz aber auch nach ihren

schungs-lnstitutes anzustreben ist. Mit der am 24. Mai 1982 Möglichkeiten dazu beitragen, einen grossen internationa-

vorgenommenen Schlussabstimmung empfiehlt die Kom- len Konflikt zu vermeiden. Seriös betriebene Konfliktfor-

mission deshalb dem Rat mit einem Stimmenverhältnis von schung ist deshalb unabdingbarer Bestandteil einer umfas-

9 zu 5 bei einer Enthaltung, der Initiative Ott keine Folge zu senden und realistischen Sicherheitspolitik.

geben; im Sinne ihrer Beratungen verständigte sich die Wie National rat Arnold in der Begründung seines Postulates

Kommission gleichzeitig einstimmig auf den Text eines und Bundesrat Spühler in seiner Antwort ausführten, haben

Postulates, das den Bundesrat beauftragt zu prüfen, wie die heute gerade die neutralen und kleinen Staaten mehr Mög-

Konflikt- und Friedensforschung gefördert und koordiniert lichkeiten als zuvor, ihren Einfluss zugunsten friedlicher

werden kann. Dabei ging die Kommission davon aus, dass Lösung gefährlicher Konflikte geltend zu machen. Bundes-

zur Erreichung dieses Zieles in erster Linie der Schweizeri- rat Spühler erklärte dazu:

sche Nationalfonds in Zusammenarbeit mit geeigneten «Die Erforschung der Konfliktverhütung, der Friedenssiche-

anderen Institutionen in Anspruch genommen werden rung und der Rüstungsbeschränkung entspricht im Prinzip

sollte. zweifellos den Richtlinien unserer Aussenpolitik. Wie Herr

Der Initiant behält sich vor, im Rat den Antrag zu stellen, der Arnold selbst betont, ist ein Kleinstaat durchaus in der Lage,

Initiative sei Folge zu geben. bei der Gegenüberstellung von Ideen und dem Studium

geeigneter Massnahmen einen wertvollen Beitrag zu leisten.

Begründung des Initianten Dies trifft besonders für einen neutralen Staat wie die

Die moderne wissenschaftliche Konfliktforschung hat in den Schweiz zu. Wir haben selbstverständlich ein ganz besonde-

Jahren nach dem Zweiten Weltkrieg ihren grossen Auf- res Interesse an einer Entspannung der Lage und müssen im

schwung genommen. Sie wird, wie aus der umfassenden Rahmen unserer Möglichkeiten unseren Beitrag dazu lei-

Projektstudie von alt Botschafter Anton Roy Ganz (Doku- sten, wie dies im übrigen die Völkergemeinschaft von uns

mentation Ziff. 22) hervorgeht, in verschiedenen Ländern erwartet.»

insbesondere der westlichen Welt intensiv betrieben. In Im Unterschied zur Schweiz ist in vielen vergleichbaren

Deutschland war es Bundespräsident Gustav Heinemann, Industrieländern die wissenschaftliche Konfliktforschung

der gleich nach dem Amtsantritt seinen Einfluss geltend schon weit entwickelt. Von der Schweiz darf aufgrund ihrer

machte, um die Konfliktforschung zu fördern. humanitären und völkerversöhnenden Tradition auf diesem

Konfliktforschung ist ein interdisziplinäres wissenschaftli- Gebiete ein besonderer Beitrag erwartet werden. So erklärt

ches Bemühen, an dem verschiedene Wissenschaftszweige zum Beispiel der bedeutende Konfliktforscher Prof. Bert

partizipieren (Völkerrecht, Soziologie, Sozialpsychologie, Röling von der Universität Groningen:

Militärwissenschaften, Mathematik, Politologie usw.). Sie «Eine grössere Erkenntnis, zu der man durch wissenschaftli-

trachtet danach, die Ursachen von gefährlichen internatio- che Forschung gelangt ist, kann zu einer grösseren Erkennt-

nalen Konflikten soweit als möglich wissenschaftlich aufzu- nis der Staatsmänner führen, wodurch eine redlichere Poli-

hellen und Modelle für Konfliktlösungen zu untersuchen. tik gefördert wird. In der Zukunft werden Polemologen

In unserem Parlament ist die Forderung nach der Errichtung sicher dazu berufen sein, eine aktive Rolle bei der friedli-

eines schweizerischen Konfliktforschungsinstituts ein Trak- chen Bewältigung aktueller Konflikte zu spielen. Vorläufig

tandum mit bereits langer Tradition. Im Jahre 1966 ver- ist die Ausweitung der Untersuchungen, des Unterrichts und

mochte Nationalrat Max Arnold mit einem entsprechenden der Aufklärung notwendig. Auf dem Gebiet der Wissen-

Postulat repräsentative Parlamentarier aus sämtlichen Par- schaft von Krieg und Frieden muss noch viel geschehen,

teien zu gruppieren, die sein Anliegen unterstützten. Sein was jetzt durch Mangel an Geld, an Mitteln, an Personen

Postulat ging zurück auf eine Empfehlung des Europarates. unterbleibt. Die junge Friedenswissenschaft hat die Unter-

Der Vorstoss wurde von Bundesrat Spühler sehr positiv stützung und Förderung von vielen nötig.»

aufgenommen und vom Rat einstimmig überwiesen (Doku- In anderem Zusammenhang führte Prof. Röling aus: «Es

mentation Ziff. 12). In der Folge sind einige wichtige Berichte gibt kaum ein Land, das mehr als die Schweiz dazu berufen

und Projektstudien dazu erstellt worden, so unter anderem wäre, ein Institut für Friedensforschung zu errichten. Als

ein positives Gutachten des Schweizerischen Wissen- Land der traditionellen Neutralität, als Initiantin und Hüterin

schaftsrates einerseits, des Stabes für Gesamtverteidigung des Internationalen Roten Kreuzes stünde es der Schweiz

andererseits. wohl an, eine Stätte der Forschung für den Frieden und für

Die parlamentarische Initiative bringt deshalb keinen neuen die Freiheit der Völker ins Leben zu rufen.»

Gedanken, sondern nimmt ein altes Traktandum von aner- Es gibt in der heutigen Konfliktforschung verschiedene

kannter Wichtigkeit in unserem Rat wieder auf. Dass die wichtige Problemkreise, die noch nicht hinreichend

Behandlung des Postulates Arnold nach einem guten Start erforscht werden und wo gerade von der Schweiz aufgrund

ins Stocken geriet, ist unter anderem darauf zurückzufüh- ihrer besonderen Lage ein Beitrag zu erwarten wäre. In

ren, dasss die Federführung zwischen verschiedenen diesem Sinne setzt die parlamentarische Initiative einen

Departementen wechselte. So wurde das Postulat ursprüng- besonderen Akzent auf die Erforschung des Föderalismus

lich vom Vorsteher des Politischen Departementes (jetzt und der Möglichkeiten, Konflikte durch föderalistische

EDA) entgegengenommen. In der Folge waren sowohl das Strukturen zu lösen. Hier ist vor allem an die ungezählten

EMD wie das EDI an der Frage interessiert und Messer sich Konflikte durch ethnische, religiöse und andere Minoritäten

vernehmen. Schliesslich wurde das EDI federführend. zu denken, welche die Stabilität der Weltlage immer wieder

Dadurch aber gewann das Anliegen den Charakter eines bedrohen.

reinen Forschungsprojektes (neben anderen Forschungs- Das geplante Konfliktforschungsinstitut ist einerseits als

5. Oktober 1983 N 1423 Parlamentarische Initiative

Koordinationsstelle zu derjenigen Forschung gedacht, die in ler). Zahlreiche Experten warnten allerdings vor einer zu

der Schweiz schon da und dort betrieben wird, andererseits weilgehenden Koordinalion, welche die für die wissen-

aber als Adressat und Stabsstelle der Behörden. Das Institut schaftliche Forschung nolwendige Freiheil beeinlrächtigen

sollte in wissenschaftlicher Unabhängigkeit arbeiten kön- könnte.

nen, jedoch auch Aufträge von Behörden zur Überprüfung 3. Die Kommission slelll fesf, dass in der Schweiz seil

und zum vertieften Studium entgegennehmen. Der Umfang einigen Jahren vielfällige Arbeiten im Bereich der Konflikl-

des Instituts braucht am Anfang nicht gross und aufwendig forschung geleislel werden. Mehrheillich gelangl sie zur

zu sein. Wichtig ist fürs erste, dass eine solche Forschungs- Auffassung, es sei nichl nölig, ein neues Inslilul im Sinn der

und Stabsstelle überhaupt besteht, welche den an der Iniliative zu schaffen, das möglicherweise die laufenden

schweizerischen Aussenpolitik, Sicherheitspolitik und Bestrebungen konkurrenzieren würde.

Entwicklungspolitik (diese drei bilden einen einzigen g ros- Die Kommission isl sich allerdings darüber einig, dass ange-

sen Komplex!) Interessierten die fundierten Informationen sichls der zahlreichen inlernalionalen Konflikte die Konflikl-

zu liefern vermag, deren sie bedürfen. Das Anliegen liegt und Friedensforschung vom Bund vermehrt gefördert wer-

also in der Perspektive unseres sicherheitspolitischen Auf- den muss. Dabei isl eine bessere freiwillige Koordinalion der

trages insofern, als wir diesen Auftrag nur dann erfüllen, Aklivilälen sowie eine Zusammenarbeil zwischen slaalli-

wenn wir das uns Mögliche zur Beilegung internationaler chen und privaten, insbesondere auch kirchlichen Inslilulio-

Konflikte, die früher oder später auch uns betreffen könnten, nen anzuslreben. Die Ergebnisse der Forschungen sollen

beitragen. den belroffenen Verwalfungsslellen, Polilikern und einer

Erwägungen der Kommission weiteren Öffenllichkeil vermehrt zugänglich gemachl

werden.

1. Zur Begründung seines Vorstosses führt der Initiant vor Die Kommission beanlragl dem Rai mil 9 zu 5 Stimmen bei

allem an, dass die Schweiz als neutraler Kleinstaat beson- einer Enthaltung, der Initialive Oll keine Folge zu geben. Sie

ders zur friedlichen Lösung der immer bedrohlicheren inter- schlägl jedoch vor, den Bundesral durch ein Poslulal zu

nationalen Konflikte beitragen könnte und sollte - nicht beauftragen, konkrel zu prüfen, wie die Konflikl- und Frie-

zuletzt auch im Interesse ihrer eigenen umfassenden Sicher- densforschung gefördert und koordiniert werden kann.

heitspolitik. Die Konfliktforschung sei aber in der Schweiz

noch wenig entwickelt, die bestehenden Ansätze seien nicht Antrag der Kommission

koordiniert. Aufgabe des vorgeschlagenen Konfliktfor-

schungsinstitutes wäre die Koordination der Bestrebungen Die Kommission beanlragl dem Ral

innerhalb der Schweiz und mit ausländischen Stellen, die 1. der Inilialive Oll keine Folge zu geben und sie abzu-

praktische Politikberatung schweizerischer Behörden sowie schreiben;

die Initiierung neuer Forschungen. 2. das Poslulal der Kommission an den Bundesral zu über-

2. Als Experten wurden befragt: Prof. Ch. Dominicé, J. Frey- weisen.

mond, C. Gasteyger, U. Luterbacher, R. Preiswerk (alle Insti- Proposition de la commission

tut Universitaire de Hautes Etudes Internationales, Genf), Dr.

G. Schürch (Schweizerischer Verein zur Förderung wissen- La commission propose au Conseil

schaftlicher Konflikt- und Friedensforschung), PD Dr. A. 1. De ne pas donner suite à l'initiative Otl el de la classer;

Stahel (ETH Zürich), Prof. D. Frei (Universität Zürich), Prof. 2. De transmettre au Conseil fédéral son postulai.

H. Ruh (Universität Bern), Prof. S. Furger (Theologische

Fakultät Luzern), Prof. B. Röling (Polemologisches Institut Postulat der Kommission

Groningen/Holland), Dr. A. Greller (Schweizerische Koordi- Konflikt- und Friedensforschung

nationsstelle für Bildungsforschung), Prof. A. Pletscher

(Schweizerischer Nationalfonds). Die Befragungen ergaben, Der Bundesral wird eingeladen zu prüfen, wie die Konflikl-

dass in den Bereichen Konfliktforschung und Sicherheitspo- und Friedensforschung gefördert und koordiniert werden

litik bereits zahlreiche Aktivitäten verschiedener Institute kann; beispielsweise mil einem Auftrag an den National-

und Vereinigungen bestehen. Die Experten waren sich nicht fonds, ein diesbezügliches Forschungsprogramm vorzuse-

einig, ob es wünschbar sei, ein Institut für Konfliktforschung hen und/oder durch die Errichtung einer Informalions- und

im Sinne der Initiative zu schaffen. Von elf Experten, denen Koordinalionsslelle.

diese Frage gestellt wurde, sprachen sich sechs (Dominicé,

Freymond, Schürch, Stahel, Frei, Luterbacher) dagegen und Postulat de la commission

vier dafür aus (Preiswerk, Ruh, Furger, Röling); ein Experte Etude des conflits et recherche sur la paix

(Gasteyger) empfahl die Schaffung eines Institutes für Aus- Le Conseil fédéral esl invite à examiner les moyens permel-

senpolitik mit umfassenderen Aufgaben. Die Befürworter lanl d'encourager el de coordonner l'étude des conflits el la

eines neuen Institutes schlugen verschiedene Organisa- recherche sur la paix; on pourrail nolammenl envisager de

tionsformen und Aufgabenstellungen vor, während die Geg- charger le Fonds nalional de prévoir un programme de

ner empfahlen, bisherige Forschungsvorhaben weiterhin recherche sur l'élude des confi ils el la recherche sur la paix

und vermehrt zu fördern. el/ou créer un service d'informalion el de coordinalion.

Obwohl die Experten zum Teil auf vielfältige Kontakte hin-

wiesen, entstand der Eindruck, dass der gegenseitige Infor- Linder, Berichlerslaller: Seil die Kommission vor fünfviertel

mationsaustausch und die Koordination der Arbeiten wenig Jahren ihre Arbeit abgeschlossen hat, sind die Begehren um

entwickelt ist. Es wurde auch festgestellt, dass die Ergeb- Friedenssicherung und Kriegsverhinderung noch lauter und

nisse der Forschungen kaum einer weiteren Öffentlichkeit intensiver geworden. Ich glaube deshalb, dass wir uns elwas

zugänglich gemacht werden. Zwei weitere Experten wurden ausführlicher mil dem zenlralen Problem Friede zu befassen

spezifisch über die Möglichkeiten der Koordination befragt. haben, als wir dies bei einer normalen Behandlung einer

Es zeigte sich, dass der Nationalfonds bei der Bewilligung parlamenlarischen Inilialive zu lun pflegen. In der Tal isl

von Beiträgen an Forschungsprojekte, insbesondere bei noch nie so viel über Frieden gesprochen und geschrieben

nationalen Forschungsprogrammen, gewisse Koordina- worden wie heute; wohl noch nie ist uns seit dem letzten

tionsmöglichkeiten hat und dass durch das Forschungsge- Wellkrieg der Friede gefährdeter erschienen als heule.

setz die Koordinationsfunktion des Nationalfonds noch wei- Dass Kollege Oll die Idee eines schweizerischen Konfliklfor-

ter ausgebaut werden soll (Pletscher). Im Bereich der Bil- schungsinslilules wieder aufgegriffen hai, ist deshalb an

dungsforschung bewährt sich die Konzeption der Schweize- sich verständlich. Das Thema Friede liegl heute also im

rischen Koordinationsstelle für Bildungsforschung, welche bescheidenen Kleide einer parlamentarischen Inilialive auf

Informationsaustausch und freiwillige Koordination in die- unserem Tisch. Wir können aber die Augen vor der Talsache

sem Bereich fördert. Diese Erfahrungen Messen sich auf eine nichl verschliessen, dass die Erhallung des Friedens ein

analoge Institution für Konfliktforschung übertragen (Grel- wellweiles Anliegen isl und dass die Friedensbewegung

Initiative parlementaire 1424 N 5 octobre 1983

auch bei uns in der Schweiz einem echten Empfinden vieler Frankfurt, Strassburg, Paris und London bereits seit Jahren

Mitbürger entspricht. Auch wenn wir uns bewusst sind, das besteht, oder vielleicht auch ähnlich der holländischen

sie utopische und gar subversive Tendenzen mit sich führt, «Regierungskommission für Fragen des Friedens, der

steht für mich ausser Zweifel, dass sich unser Rat Gedanken Sicherheit und der Abrüstung» oder von der Art des Polemo-

darüber zu machen hat, ob und wie den verschiedenen logischen Instituts der Rijks-Universiteit Groningen.

Wünschen der Friedensbesorgten - und die vorliegende Eine Frage ist hier nur, ob wir die Macht des Geistes wirklich

Initiative ist ein solcher Wunsch - Rechnung zu tragen ist. besitzen, mehr als alle anderen, und wenn ja, ob wir sie mit

Dabei möchte ich davon ausgehen, dass das echte Friedens- einem neuen Institut besser im internationalen Konzert ein-

bedürfnis von niemandem, von keiner Partei, keiner Reli- setzen können, als wir dies heute schon tun. Dabei verweise

gionsgemeinschaft, aber auch von keiner irgendwie gearte- ich beispielsweise auf das Rote Kreuz. Skeptiker verweisen

ten Radaugruppe exklusiv für sich gepachtet werden darf. auf Vietnam, den ägyptischen Angriffskrieg gegen Israel im

Wenn wir ehrlich an das Thema herantreten wollen, müssen Jahre 1973, auf Afghanistan, auf den Konflikt Iran-Irak oder

wir uns zunächst gegenseitig den aufrichtigen Wunsch zur auf Libanon. Die schon damals bestehenden Konflikt- und

Friedenserhaltung attestieren, gleichgültig, ob der eine an Friedensforschungsinstitute - seien sie nun in Oslo, Stock-

einem Friedensmarsch teilnimmt, ob der andere Friedensre- holm oder London oder irgendwo beheimatet - hätten die

solutionen unterschreibt oder der dritte schliesslich ganz Menetekel zu diesen Konflikten entweder überhaupt nicht

still für sich an die Notwendigkeit der Friedenserhaltung erkannt oder aber völlig falsch gedeutet, oder aber nicht

glaubt. dazu beitragen können, so dass auch die Zukunftsprogno-

Auf einer anderen Ebene liegt allerdings das Problem, dass sen nur danebengehen konnten.

zwar alle Völker dieser Erde den Frieden wollen, dass aber So kam Prof. Gasteyger in seinen Aussagen vorder Kommis-

der Ruf der verschiedenen Machthaber nach Frieden recht sion zum Schluss, der Begriff Konflikt- und Friedensfor-

unterschiedlich klingt. Die Geschichte ist bis zur Gegenwart schung sei heute angesichts der Komplexität der politischen

voll von Beispielen, in denen Potentaten und Regierungen Entwicklungen, der Vielfalt und Wechselwirkung viel zu eng

mit der lauten Versicherung, den Frieden zu wollen, geworden. Dazu komme erst noch der Nachteil, dass die

Angriffskriege vorbereitet haben. Ich darf Sie an Clausewitz Begriffe heute emotional stark aufgeladen seien, womit sich

erinnern, an jenen preussischen General, der zwar das klas- die Tendenz zur Polarisierung zwischen Vertretern der ver-

sische Buch «Vom Kriege» geschrieben hat, aber keines- schiedenen Schulen verstärkt habe. Diese polarisierte Kon-

wegs eine Kriegsgurgel war, sondern ein mutiger Patriot fliktlage innerhalb der Konflikt- und Friedensforschung hat

gegen die napoleonische Hegemonie. Ich möchte ihn sogar sich im übrigen im vergangenen Jahr - Sie haben das

einen ernsthaften Konfliktforscher nennen. Er schrieb: «Der zweifellos in der Zeitung gelesen - insofern offenbart, als ein

Eroberer ist immer friedliebend, er zöge ganz gern ruhig in Forscher des Stockholmer Friedensforschungsinstitutes

unseren Staat ein.» Der Konfliktforscher Dr.Rühle hat fest- SIPRI sowohl in Norwegen als auch in Schweden wegen

gestellt, dass an dieser Stelle Lenin in seinem Clausewitz- «grob unbefugter Beschäftigung mit Verteidigungsanlagen»

Exemplar die Randbemerkung «ausgezeichnet!» beifügte. zu Gefängnisstrafen verurteilt werden musste.

Dieser Hinweis mag als Beispiel für zahlreiche Erkenntnisse In dieser Situation hatte sich die Kommission selbstver-

dafür dienen, dass es für unseren Rat nicht darum gehen ständlich nun doch mit der konkreten Frage zu befassen, wo

kann, sich unkritisch der Friedensbewegung anzuschliessen was in der Schweiz auf dem Forschungsgebiet «Friede,

oder sich ihr gar zu unterziehen. Herr Ott verlangt das im Konflikt, Sicherheit» heute getan wird. Wie bereits erwähnt,

übrigen auch nicht. Die Kommission hat deshalb trolz ihrer war die Kommission über den Umfang des schon Vorhande-

grundsätzlich positiven Einstellung zum weltweiten Frie- nen beeindruckt. Im Bereich der Zielsetzung des Initianten

densbedürfnis kritisch und nüchtern zu prüfen, ob wir mit wird zurzeit gearbeitet - und ich möchte Sie bitten, das zur

der Schaffung eines schweizerischen Friedens- und Kon- Kenntnis zu nehmen, weil es auch für die Kommission an

fliktforschungsinstitutes wirklich etwas für die Friedenser- sich überraschend war, den Umfang dieses Kataloges ken-

haltung tun können - mehr als das, was in unserem Lande nenzulernen - an der Forschungsstelle für politische Wis-

auf diesem Sektor bereits geschieht. senschaften der Universität Zürich, an der interdisziplinären

Unser schweizerisches Friedensprestige steht kaum auf Konfliktforschungsstelle am Soziologischen Institut der Uni-

dem Spiel. Der letzte schweizerische Angriffskrieg liegt 470 versität Zürich, an der ETH Zürich, Abteilung für Militärwis-

Jahre zurück. Seither gilt unsere Bewaffnung ausnahmslos senschaften, an der Forschungsstelle für Politikwissen-

der Verteidigung unseres Landes, und seither haben wir bis schaft der Hochschule St. Gallen, am Genfer Internationalen

heute unter Beweis gestellt, dass wir uns weltweit für Friedensforschungsinstitut GIPRI, am Centre de recherches

friedenserhaltende Gute Dienste zur Verfügung halten. Wir empiriques en relations internationales, das zum Institut

sind bereit, unser Territorium und unsere Einrichtungen für Universitaire des Hautes Etudes Internationales in Genf

Friedens- und Abrüstungsgespräche offenzuhalten und gehört, am Institut für Sozialethik des Schweizerischen

anzubieten. Ich möchte meinen, dass schon dies, mehr als Evangelischen Kirchenbundes und am Institut für Sozial-

Worte im Sinne von Absatz 2 des Initiativtextes, als aktiver ethik an der Theologischen Fakultät Luzern. Diese Aufzäh-

schweizerischer Beitrag zur internationalen Friedenserhal- lung ist an sich noch gar nicht vollzählig.

tung qualifiziert werden darf. Im übrigen war die Feststellung eines Experten bemerkens-

Der Interpellant, Herr Ott, zieht allerdings den Rahmen noch wert, die Konflikt- und Friedensforschung in der Schweiz

weiter, wenn er verlangt, das Institut habe «dem Studium müsse keineswegs erst erfunden werden. Vielmehr sei sie

der vitalen Überlebensprobleme der heutigen Menschheit» im Verhältnis Forschungsprojekte/Einwohnerzahl in stärke-

zu dienen. Wir gelangen natürlich hier in anthropolcgisch- rem und intensiverem Masse als anderswo vorhanden. Die

philosophische Bereiche hinein. Wollten wir tatsächlich so Schweiz könne sich ohne weiteres im Vergleich mit Schwe-

weit gehen, so hätte das gewünschte Institut vor allem den den oder den Niederlanden sehen lassen und stehe besser

Anstrich einer «eidgenössischen sozialwissenschaftlichen da als etwa Frankreich und Belgien.

Fakultät». Ich glaube nicht, dass das dem wirklichen Anlie- Ein anderer Experte machte darauf aufmerksam, dass die

gen von Herrn Ott entsprechen würde. Schaffung eines Schweizerischen Friedens- und Konfliktfor-

Er spricht im übrigen auch davon, dass das Institut unserer schungsinstitutes, eines Bundesinstitutes, zu einer peinli-

eigenen nationalen Sicherheit dienen könnte. Dann aber chen Konkurrenzsituation gegenüber all denjenigen Stellen

stellt sich die Frage: Was tun wir auf dem Gebiet der natio- führen könnte, die heute bereits Friedens- und Konfliktfor-

nalen Sicherheit? Tun wir hier zu wenig? Brauchen wir schung betreiben. Auf diesem Wege näherte sich die Kom-

hierfür ein Institut, das uns neue Erkenntnisse bringen mission mehrheitlich der Überzeugung, dass mit der Schaf-

könnte, etwa in der Form eines «Institut de défense natio- fung eines neuen Institutes wohl kaum etwas gewonnen

nale», wie dies im Jahre 1980 in einer Genfer Broschüre würde, sondern dass dies im Gegenteil für die bereits vor-,

postuliert worden ist? So bleibt wohl die Zielrichtung der handenen Forschungsstellen eventuell demotivierenden

Initiative ein Institut von der Art, wie es in Oslo, Stockholm, Charakter haben könnte. Und damit trat die Frage in den

5. Oktober 1983 N 1425 Parlamentarische Initiative

Vordergrund, ob nicht statt der Schaffung eines neuen domaines universitaires que dans les domaines privés. Or, la

Institutes unter Einbezug des Nationalfonds Vorkehren für synthèse de tous ces travaux nous apporte la conviction -et

eine bessere gegenseitige Koordination und Information der c'est l'avis de la commission - qu'il est nécessaire d'encou-

bestehenden verschiedenen Forschungsinstanzen in die- rager et de coordonner l'étude des conflits et la recherche

sem Bereich zu treffen seien. de la paix. Cependant, ceci est d'abord l'apanage des

Aus der Erkenntnis heraus, dass seit der Einreichung des grands pays plutôt que des petits, comme la Suisse. C'est

Postulates Arnold vom S.Oktober 1966 und seit Vorliegen pourquoi la commission, dans sa majorité, a estimé que ce

der Projektstudie Roy Ganz vom 17. Februar 1971 die n'est pas en créant un Institut suisse pour l'étude des

schweizerische Konflikt- und Friedensforschung effizient, conflits et la recherche de la paix, comme le propose l'au-

vielfältig und kompetent an unseren Universitätsinstituten in teur de l'initiative, que la question sera réglée. Ce problème-

Gang gekommen ist, schien der Kommission heute die là doit être envisagé dans d'autres cénacles, dans d'autres

Schaffung eines besonderen Bundesinstitutes als entbehr- aréopages.

lich, vor allem dann, wenn für eine verbesserte Koordination Le 24 mai 1982, donc il y a plus d'un an, votre commission a

und Kohärenz unter den Instituten und einzelnen Forschern recommandé par neuf voix contre cinq et une abstention de

gesorgt wird. ne pas donner suite à l'initiative de M. Ott. Conformément à

Es konnte nun aber nicht Aufgabe der Kommission sein, nos délibérations, nous proposons à l'unanimité un postulat

selbst einen konkreten Vorschlag oder Antrag zu formulie- qui invite le Conseil fédéral à examiner comment l'étude des

ren, wo, durch wen und wie diesem Koordinations- und conflits et la recherche sur la paix peuvent être encouragées

Informationsbedürfnis am besten entsprochen werden et coordonnées. Votre commission estime qu'il convien-

kann. Immerhin kam die Kommission zum Ergebnis, dass drait, pour atteindre ce but, de faire appel en premier lieu au

möglicherweise oder sogar wahrscheinlich mindestens eine Fonds national de la recherche scientifique, en collabora-

teilweise Koordination über den Nationalfonds erreicht wer- tion avec d'autres institutions intéressées. C'est la raison

den kann. In der Tat steht ja auch beim neuen Forschungs- pour laquelle cet objet vient à la suite de ceux qui concer-

gesetz das Problem der Forschungskoordination im Vorder- nent la Commission de la science et de la recherche. Je vous

grund. So lässt sich vorstellen, dass zum Beispiel ab 1985 invite dès lors à accepter les propositions de votre commis-

der Nationalfonds im Anschluss an das gegenwärtig lau- sion et du postulat y afférent.

fende nationale Forschungsprogramm über die Sicherheits-

politik die Forschung auf dem Gebiet der Friedens- und Ott: Ich möchte zuerst dem Kommissionspräsidenten und

Konfliktforschung aktiviert und gleichzeitig eine verbesserte sämtlichen Kolleginnen und Kollegen der Kommission herz-

Koordination hergestellt werden kann. Angesichts der Wich- lich danken für die grosse Sorgfalt und Gründlichkeit, mit

tigkeit und Aktualität des Themas «Frieden» wollte es die der sie sich in den Beratungen der Kommission des Anlie-

Kommission aber nicht dabei bewenden lassen, dieses Ziel gens dieser parlamentarischen Initiative angenommen

einfach in ihren Erwägungen zu erwähnen. Sie beschloss haben. Wir haben in der Kommission in den vier Sitzungen

daher einstimmig, dem Bundesrat für den Fall der Initiativ- mit ihren 13 Hearings mit verschiedensten Persönlichkeiten

ablehnung einen konkreten Antrag oder eine Empfehlung in wirklich einen Lernprozess durchgemacht. Auch ich als

Motions- oder Postulatsform mitzugeben. Sie zog dann in Initiant habe gelernt, unter anderem, dass das Vordringlich-

einer Eventualabstimmung mit 8 zu 7 Stimmen die Postu- ste im Moment nicht die Gründung eines neuen Bundesin-

latsform vor. Hierauf beschloss die Kommission mit 9 zu 5 stitutes für Konfliktforschung ist, sondern die Koordination

Stimmen und einer Enthaltung, dem Rat zu empfehlen, der aller bereits bestehenden Bestrebungen; eine Koordination,

Initiative Ott keine Folge zu geben. die heute weitestgehend noch fehlt, eine Koordination, die

So beantrage ich Ihnen namens der Kommissionsmehrheit, so betrieben werden müsste, dass die Erkenntnisse der

der Initiative Ott keine Folge zu geben und dem Bundesrat Konflikt- und Friedensforschung relevant werden für die

ein Postulat in dem Wortlaut zu überweisen, wie er Ihnen auf Praxis. Denn darum geht es: um die Praxisrelevanz. Ich

der letzten Seite des Kommissionsberichtes zugegangen ist. werde darauf noch zu sprechen kommen.

Abschliessend darf ich der übereinstimmenden Erwartung Darum ging es schon 1966, als Nationalrat Max Arnold sein

der Kommission Ausdruck geben; der Bundesrat möge in von Vertretern sämtlicher Fraktionen mitunterzeichnetes

dieser dringenden, weite Bevölkerungsgruppen interessie- Postulat einreichte, es sei ein schweizerisches Friedensfor-

renden Sache die Bearbeitung des Postulates ohne Verzug schungsinstitut zu gründen. Ich habe nichts anderes getan,

an die Hand nehmen. Die Kommission hat nämlich die als diese alte Idee wiederaufzunehmen, nachdem ihre Reali-

Motionsform nicht etwa deswegen verworfen, weil das sierung ins Stocken geraten war. Und zwar habe ich dies mit

Thema nicht einer dringlichen Behandlung bedürfen würde, dem Mittel der parlamentarischen Initiative getan, aus der

sondern um dem Bundesrat möglichst alle Türen und Wege Erkenntnis heraus, dass über ein Thema von diesem Format

für eine koordinierte und effiziente Weiterführung der bishe- zunächst einmal ein verbindliches Gespräch unter Parla-

rigen schweizerischen Friedens- und Konfliktforschung mentariern stattfinden sollte, um zu sehen, ob man zu einem

offen zu lassen. grundlegenden Konsens findet. Ein solcher Konsens

herrschte ja 1966 durch den ganzen Rat, durch alle Fraktio-

M. Wilhelm, rapporteur: Le président de la commission nen hindurch, und ich glaube, dass wir heute durch die

ayant été exhaustif, je me contenterai d'être très bref. De eingehende Kommissionsarbeit wieder einen ähnlichen

quoi s'agit-il? comme disait le maréchal Foch à la guerre de Konsens hergestellt haben.

1914. Il s'agit de l'initiative parlementaire de M. Ott qui Wir haben in der Kommission gesehen und gelernt, was

demande la création d'un institut pour l'étude des conflits, Konflikt- und Friedensforschung in Wirklichkeit ist und was

plus selon l'esprit de Jean-Jacques Rousseau que de Clau- sie nicht ist. Sie ist nicht eine einseitige und naive Friedens-

sewitz, d'après ce que nous avons pu entendre tout à propaganda. Das Schlagwort, das von gewisser Seite gele-

l'heure! gentlich verwendet wurde, «Friedensforschung statt Lan-

Cette initiative a fait l'objet de discussions «gründlich» très desverteidigung», ist ein Unsinn. Friedensforschung ist

sérieuses de la part de notre commission, à l'image de la auch keine Ideologie. Friedensforschung steht im Gegenteil

démocratie et du système politique helvétiques. Nous avons für eine rationale und realistische Friedensbemühung; eine

recueilli l'avis de divers théoriciens et praticiens sur la Friedensbemühung, welche zuerst die Ursachen der inter-

proposition de l'auteur de l'initiative et avons entendu de nationalen und sozialen Konflikte soweit als möglich wis-

nombreux experts, spécialement au mois de mai 1981 et en senschaftlich diagnostizieren und im Zusammenhang mit

mai 1982. Actuellement, nous sommes à la fin de 1983, c'est der Diagnose dann auch mögliche Therapien durchdenken

dire que cette affaire-là ne date pas d'hier! Il en est ressorti, will.

après moult réflexions, que bien des activités portant sur Der bedeutende holländische Friedensforscher Prof. Röling,

l'étude des conflits et la politique de sécurité ont été entre- den wir auch als Experten angehört haben, hat das Wesen

prises par des milieux extrêmement variés, tant dans les der Friedensforschung einmal mit einem sehr simplen Bild

Initiative parlementaire 1426 N 5 octobre 1983

folgendermassen erklärt. Er sagte: Früher hat man gemeint, im Zusammenhang mit Madrid, das vortreffliche Wort

die Pest sei eine Gottesgeissel und man müsse sie einfach geprägt worden von der Entspannung, die «ein menschli-

über sich ergehen lassen; sie sei so etwas wie ein Naturge- ches Antlitz» tragen müsse.

setz, dem man nicht widerstehen könne; bis man dann Wenn die Schweiz in diesem Prozess der KSZE und der

anfing, zu forschen und zu erkennen, welches die Ursachen Leistung Guter Dienste im weiteren Sinne ihre bisherige

der Pest sind und welche möglichen Therapien es dagegen konstruktive Funktion weiterhin erfüllen soll, muss sie sich

gibt. Aber die Erkenntnis der Ursachen und der möglichen auf die einzelnen Stationen vorbereiten, muss Konzepte

Therapien allein genügt nicht, sondern es braucht dann entwickeln; dazu bedarf sie der Expertise, der Grundlagen-

noch den Willen, die Therapien wirklich einzusetzen. So ist besinnung und Grundlagenforschung. So ist das Bedürfnis

auch der Krieg, der blutige Konflikt kein Naturgesetz und nach vermehrter und koordinierter, von der Praxis her

keine Gottesgeissel, sondern es gibt dafür Diagnosen und gleichsam anzapfbarer wissenschaftlicher Konfliktfor-

Therapien; es kommt aber auf den politischen Willen an, schung beim EDA wie auch bei allen, die an einer konse-

diese Therapien auch ins Werk zu setzen. quenten und aktiven schweizerischen Neutralitäts- und Frie-

Friedensforschung, Konfliktforschung ist übrigens eine Dis- denspolitik interessiert sind, gegeben. Dazu gehören die

ziplin, die viel älter ist als die vom Herrn Kommissionspräsi- Parlamentarier, dazu gehören die Parteien, dazu gehören

denten angesprochene heutige Friedensbewegung. Kon- auch die Kirchen. Ich darf hier an eine Demarche erinnern,

fliktforschung ist geradezu der Inbegriff eines rational die von selten der schweizerischen Kirchen, des Evangeli-

durchdachten und zugleich hartnäckigen Ringens um den schen Kichenbundes gemeinsam mit der Römisch-katholi-

Frieden in kleinen Schritten, also einer illusionslosen, aber schen Bischofskonferenz, zu Beginn dieses Jahres beim

handlungsbereiten Haltung zu den Problemen des Friedens, Bundesrat unternommen wurde. Man hat das getan, ohne

wie sie gerade für unser Land seit je kennzeichnend ist. Es die Sache an die grosse Glocke zu hängen. Die Kirchen

stünde somit gerade unserem Lande wohl an, etwas auf haben dem Bundesrat angeboten, im Interesse einer künfti-

dem Gebiete der Konflikt- und Friedensforschung zu tun; gen aktiven schweizerischen Friedens- und Neutralitätspoli-

nichts Spektakuläres, aber etwas Wirksames- und nicht nur tik mit dem Bundesrat in einen Dialog einzutreten und sich

privater Initiative einzelner oder einzelner Gruppen üioerlas- mit dem Bund zusammen, zum Beispiel in der Form einer

sen, sondern offiziell vom Bund selbst mitgetragen. gemeinsamen Stiftung, auch finanziell und personell, für

Unser Land hat es ja an der KSZE erfahren und durchexer- Konflikt- und Friedensforschung als ein Hilfsmittel einer

zieren können, welche wichtige Schlüsselrolle im heutigen konzeptionell unterbauten Aussenpolitik zu engagieren. Ich

prekären Zusammenleben der Völker gerade den kleinen möchte dringend empfehlen, dass der Bundesrat im Zusam-

und neutralen Staaten zufallen kann. Ich glaube, die menhang mit der Überweisung des Postulates der Kommis-

Schweiz hat ihre Rolle in Madrid gut erfüllt. sion von diesem wichtigen Angebot Gebrauch machen soll.

Konflikt- und Friedensforschung darf keine rein akademi- Damit komme ich noch kurz zum zweiten Punkt, zur Frage

sche Disziplin, keine rein theoretische Forschung bleiben, der Realisierung des Postulates, das Ihnen die Kommission

sonst hätte sie wohl nur geringen Wert. Sie muss wirksam unterbreitet. Ein wirksamer und bedeutsamer erster Schritt

werden können für die Praxis, und konkret in unserem Falle: würde weder finanziell noch organisatorisch allzu grosse

wirksam für das, was unser Land heute für die Erhaltung Schwierigkeiten bereiten. Es wird ja - Sie haben das vom

und Sicherung des Friedens tun kann. Wir wollen dabei den Präsidenten der Kommission gehört - auf dem Felde der

Beitrag, den wir leisten können, nicht überschätzen, aber Konfliktforschung schon einiges getan. Ein erster Schritt

das, was wir tun können, wollen wir tun! wäre darum, eine vom Bund getragene oder auch mitgetra-

Ich will nun abschliessend noch zwei Dinge dartun, nämlich gene Koordinationsstelle, eine Art Clearingstelle zu errich-

erstens, dass ein Bedürfnis nach einem praxisrelevanten ten, wo man diese Bestrebungen der verschiedenen For-

Konflikt- und Friedensstudium, nach einer wissenschaftli- scher und Universitätsinstitute zusammenfasst, dem einen

chen Unterstützung unserer Friedens- und Neutralitätspoli- Forschungsinstitut die Fragestellungen und Erkenntnisse

tiktatsächlich besteht, und zweitens, dass auch mit beschei- der anderen zur Kenntnis bringt, periodische Tagungen von

denen Mitteln schon Wirksames erreicht werden kann. interessierten Forschern, auch Ausländern, sowie Diploma-

Zum ersten: Hier möchte ich Ihnen ein Beispiel geben, das ten, Politikern und Militärs der Schweiz zum Gedankenaus-

auf Gespräche mit Vertretern des EDA zurückgeht. An der tausch organisiert und auch Dokumentationsaufträge und

UNO-Sonderversammlung 1978 zu Fragen der Abrüstung Forschungsaufträge von interessierten Stellen entgegen-

hat unser Land ein durchaus substantielles Papier unterbrei- nimmt und vermittelt.

tet. (Wir mussten das durch die Vermittlung anderer Staaten Das könnte etwa organisiert werden - Sie finden einen

tun, da wir nicht Mitglied sind.) An der zweiten Sonderver- Hinweis darauf im schriftlichen Bericht der Kommission -

sammlung hätte unsererseits durchaus der Wunsch bestan- nach dem Modell der schweizerischen Stelle für Bildungs-

den, neue und der veränderten Weltlage angepasste Vor- forschung in Aarau - wir hatten darüber ein sehr interessan-

schläge einzubringen, doch standen (wie man mich im EDA tes Hearing -, die von Bund und Kantonen zu je 50 Prozent

informierte) auf unserer Seite, im Unterschied zu arideren getragen wird und mit einem relativ bescheidenen Budget

Staaten, nicht die Experten zur Verfügung, um eine solche eine wertvolle Koordinations- und Dokumentationsaufgabe

fundierte Stellungnahme zeitgerecht zu erstellen. erfüllt. Das wäre wirksam und würde vermutlich weniger

Ferner: Zurzeit ist eine interdépartementale Arbeitsgruppe kosten als ein umfangreiches Nationalfondsprogramm zur

zwischen EDA und EMD mit der Frage von allfälligen Guten Sicherheitspolitik. Ein solches gibt es nämlich bereits, ich

Diensten der Schweiz bei der Verifikation allfälliger Abrü- habe es mir angesehen; aber dieses nationale Forschungs-

stungsbeschlüsse beschäftigt. Eine Erweiterung des Begrif- programm für Sicherheitspolitik bearbeitet zum Teil unzu-

fes der «Guten Dienste» über die landläufige restriktive sammenhängende Projekte von eher theoretischer Art, die

Bedeutung hinaus ist ja bei uns ohnehin schon seit gerau- nicht unbedingt viel zur praktischen Realität unserer Politik

mer Zeit in diplomatischen und militärischen Kreisen im beitragen können. Es gibt da etwa Fragestellungen wie das

Gespräch; dies auch im Zusammenhang mit entsprechen- Image der Schweiz in der arabischen Welt oder Modelle zur

den Postulaten, die im Nationalrat und im Ständerat über- quantifizierbaren Erfassung einer Bedrohungslage der

wiesen worden sind. Schweiz - alles Dinge, die für die Praxis keine besondere

Ferner: Die Entwicklung der KSZE, in welche die Schweiz Relevanz haben, so interessant sie akademisch sein mögen.

tief involviert ist, sieht, wie Sie gelesen haben, für die näch- Ich muss Ihnen sagen, dass unsere Fraktion zunächst

ste Zeitperiode eine ganze Serie von Konferenzen vor, die, enttäuscht war darüber, dass der parlamentarischen Initia-

beginnend mit der Stockholmer Konferenz über Abrüstung tive nur in der Form eines Postulates nachgekommen wer-

und vertrauensbildende Massnahmen 1984, alle irgendwie den soll. Aber ich denke, ein einstimmiges Postulat einer

mit dem Frieden, den Menschenrechten, der Stabilisierung Kommission, die sich so gut informiert hat, wiegt doch weit

der Verhältnisse und mehr Vertrauen zwischen den Natio- schwerer als einfach das Postulat eines Ratsmitgliedes. Der

nen zu tun haben. In unserem Aussenministerium ist dazu, Kommissionssprecher hat Ihnen bereits bestätigt, dass man

5. Oktober 1983 N 1427 Parlamentarische Initiative

die Form des Postulates und nicht der Motion gewählt habe, sir et nous donner effectivement les moyens de notre choix.

um dem Bundesrat eine grössere Flexibilität und auch bes- Face à l'urgence de la situation internationale, estimons-

sere zeitliche Möglichkeiten zur Realisierung zu geben. Das nous, oui ou non, qu'une telle préoccupation mérite qu'on la

Postulat ist so formuliert, dass es dem Bundesrat ein fle- traite avec sérieux? Autrement dit, que l'on prépare le

xibles, rasches und sachgerechtes Handeln in einer doch champ à l'intérieur duquel les recherches encouragées por-

nicht ganz untergeordneten Sache erlaubt. teront de véritables fruits. Or, pour ce faire, seule la création

In der Erwartung, dass der Bundesrat nun auch tatsächlich d'un lieu matériel, géographiquement délimité, scientifique

handeln wird, wenn das Postulat überwiesen ist, dass er die est à même de répondre concrètement aux besoins dans

Möglichkeiten ausschöpfen wird, habe ich schon in der des délais raisonnables.

Schlussabstimmung der Kommission für das Postulat Nous évoquerons trois raisons qui auraient dû militer en

gestimmt, und ich bitte Sie darum heute, dieses Postulat zu faveur du maintien de l'initiative Ott:

überweisen. Tout d'abord, nous ne pouvons plus nous satisfaire de

décisions qui ne nous engagent à rien. Répondons à la

M. Crevoisier: Un sondage d'opinions effectué récemment question. S'agit-il, comme le Conseil fédéral l'écrivait déjà

par la télévision suisse romande a montré que «le maintien en 1973, d'une question urgente? Nous ne nous faisons pas

de la paix» arrivait aujourd'hui au cinquième rang des d'illusions. Accepter le postulat de la commission serait

préoccupations des Suisses, après la protection de l'envi- vraisemblablement reporter à de nouvelles calendes grec-

ronnement, la drogue, le chômage, la formation des jeunes, ques toutes mesures significatives en la matière, après la

mais avant l'amélioration de l'AVS, la criminalité, le dévelop- troisième guerre mondiale par exemple! La création d'un

pement des centrales nucléaires, qui arrive en huitième institut permettrait en revanche de multiplier et de dévelop-

position, et en quinzième position seulement le renforce- per des projets cohérents.

ment de la défense nationale. Ensuite, il s'agit de défendre l'esprit d'autonomie et de

A voir le nombre extrêmement réduit de députés dans cette liberté scientifique qui devrait accompagner et soutenir de

salle - et je ne parle même pas de ceux qui écoutent - telles recherches. Or, il n'est pas surprenant -de constater

lorsque nous discutons de l'initiative parlementaire de aujourd'hui le caractère extrêmement limité des recherches

M. Ott, sur la création d'un institut de recherche sur les liées aux conflits et à la sécurité. Le Fonds national suisse de

conflits, on doit bien reconnaître que les préoccupations la recherche scientifique ne reconnaît en fait qu'un seul

des Suisses ne sont pas celles de leurs élus, et pourtant, programme national intitulé «Politique de sécurité», dont le

nous sommes en période électorale. Que serait-ce donc si sujet général est «le degré de vulnérabilité de la Suisse». On

nous n'étions pas en période électorale? souhaiterait volontiers y voir figurer des sujets tels que les

Pour voir une plante croître et donner ses fruits, personne moyens à disposition de notre pays pour participer à la

ne prétendra que la meilleure méthode est de disperser les résolution des conflits, à la surveillance des accords interna-

graines au vent et de les laisser germer passivement. Un tionaux et, pourquoi pas, des mesures concrètes que la

cultivateur - il y en a dans cette salle - sait parfaitement Suisse pourrait prendre en vue d'un désarmement multila-

l'importance de la préparation d'un sol qui aura ensuite à téral.

accueillir la semence. Si ce travail de base n'est pas accom- Enfin, si la commission regrette l'absence d'informations et

pli, la récolte sera maigre, voire inexistante. Or, c'est exacte- de coordination, en ce qui concerne les résultats des tra-

ment ce que nous négligeons de faire en matière de vaux existants, il faut souligner que c'est le lot de nom-

recherche sur les conflits; pire, c'est un terrain que nous breuses recherches scientifiques. Nous connaissons les dif-

laissons délibérément en friche, et si l'initiative privée est ficultés que rencontrent souvent les milieux intéressés lors-

parfois source d'innovation et d'audace en cette matière, qu'ils désirent prendre connaissance des études et des

reconnaissons tout de même que, dans ce domaine, elle documents élaborés dans les universités. Un centre d'étude

donne plutôt lieu à un foisonnement de «mauvaises sur les conflits aurait au moins le mérite d'être accessible,

herbes». Je me permets de qualifier ainsi des travaux qui, ouvert aux interrogations des intéressés. Par la constitution

sans que leur valeur intrinsèque soit mise en cause, ne d'une documentation, par la responsabilité que cet institut

poursuivent en rien l'objectif primordial et global d'une telle aurait de diffuser et de publier les résultats de ses travaux,

recherche, à savoir le maintien, le développement, la cons- l'objectif visant, et ceci est important, à l'information du

truction de la paix et la contribution de notre pays à la pubic pourrait être efficacement atteint.

résolution pacifique des conflits sur le plan international. Ce dernier élément me permet d'affirmer qu'une politique

«Nous considérons que l'encouragement en Suisse des de sécurité ne vaut que si elle est comprise par la population

recherches sur la paix et les causes des conflits constitue elle-même. Que signifie cela dans un contexte d'aggravation

une tâche particulièrement urgente.» Cela, ce n'est pas moi des tensions internationales, face au caractère excessive-

qui l'affirme à présent, ce sont les conclusions du rapport du ment complexe des causes des conflits dont nous sommes

comité provisoire mandaté par le Conseil fédéral pour étu- quotidiennement les témoins bien impuissants, puisque rien

dier la création d'un institut de recherche sur les conflits et ne permet aux citoyens de saisir les tenants et les aboutis-

les problèmes de sécurité. Ce rapport a été déposé le 9 juillet sants des rivalités, des conflits qui agitent le monde et

1973; dix ans pour en arriver à une situation identique! encore moins d'avoir prise sur eux? La création d'un institut

Faut-il souligner que l'on considérait alors la tâche comme 'de recherche sur les conflits permettrait d'accéder à cette

particulièrement urgente? Voilà donc plus de dix ans que la compréhension nécessaire et constituerait une base

nécessité d'entreprendre une politique de recherche en la sérieuse d'action pour notre pays et pour nous tous qui

matière qui soit cohérente, coordonnée, est affirmée. A sommes attachés à la paix.

l'époque, le projet de message élaboré par le Département Mais nous ne pouvons pas exiger plus que M. Ott qui

fédéral de l'intérieur relevait déjà que la recherche et l'étude accepte de retirer son initiative au profit du postulat de la

des conflits étaient par trop négligées dans notre pays, et commission. Notre groupe regrette ce retrait. Comme l'a dit

mentionnait «que le Conseil fédéral était persuadé que le M. Junod à propos d'un autre objet traité aujourd'hui, il faut

meilleur moyen pour le développement d'une telle terminer cette législature sur une note optimiste. Nous vou-

recherche consistait en la création d'un centre d'étude qui lons donc croire que l'unanimité manifestée par la commis-

puisse donner de fortes impulsions». Aujourd'hui, notre sion en ce qui concerne son postulat empêchera un nou-

pays est toujours aussi inactif en cette matière. veau renvoi aux oubliettes de ce projet d'étude systématique

La commission chargée d'examiner l'initiative de M. Ott sur les causes des conflits et de recherches sur la paix.

reconnaît cette carence, puisqu'elle propose d'encourager

l'étude des conflits et des recherches sur la paix. Nous Ziegler-Solothurn: Namens der CVP-Fraktion vertrete ich

connaissons tous, et je ne partage pas l'optimisme de M. Ott den Standpunkt, dass eine aktive Friedens- und Konfliktfor-

sur le postulat de la commission, la portée limitée de telles schung in dieser Welt voller Spannungen von grösster

déclarations d'intention pour savoir que nous devrions choi- Bedeutung ist. Als neutraler Kleinstaat mit einer humanitä-

Initiative parlementaire 1428 N 5 octobre 1983

ren Tradition, der schon vor Jahrhunderten den Gedanken sche Friedenspolitik ist sicher dringend nötig. Unser Land

der schiedsgerichtlichen Schlichtung und der gütlichen Bei- nimmt deshalb bekanntlich auch an internationalen Konfe-

legung von Streitigkeiten selber praktiziert hat, ist die renzen und Organisationen, auch solchen politischer Natur,

Schweiz in besonderer Weise berufen und auch geeignet, teil. In diesem Sinne ist die Schweiz aktiv beteiligt an der

einen eigenen Beitrag zur internationalen Friedenserhal- Konferenz für Sicherheit und Zusammenarbeit in Europa

tung und Friedenssicherung zu leisten. Wir geben uns aber (KSZE). Diese Institutionen und Besprechungen werden von

Rechenschaft darüber, dass die unübersehbare Menge von unserer Partei sehr unterstützt.

Publikationen, die von den rund 200 Friedensforschungsin- Unsere Kommission hat ihre Aufgabe, wie Sie das jetzt

stituten in aller Welt herausgegeben wurden, bisher keine bereits mehrfach gehört haben, sehr ernst genommen und

greifbaren Resultate zeitigte. Von der Friedens- und Kon- in verschiedenen Hearings festgestellt, dass in der Schweiz

fliktforschung sind keine Friedensweltwunder zu erwarten. sehr viele Universitätsinstitute und private Vereinigungen

Die bisherigen Friedensbemühungen scheiterten meist bestehen, die bereits im Sinne des Initianten arbeiten. Auch

auch deswegen, weil sie mehr von Wünschen und Ängsten kirchliche Kreise haben sich während der Verhandlungen

als von realpolitischen Tatsachen ausgingen. Wir können mit Vorschlägen und Überlegungen gemeldet. Die Details

den weitverbreiteten Glauben an die Machbarkeit des Frie- hat Ihnen Herr Ott bereits bekanntgegeben.

dens durch die Wissenschaft nicht vorbehaltlos teilen. Nach eingehenden Diskussionen stellt sich für die Kommis-

Friede als dauernder Prozess gründet in der persönlichen, sionsmehrheit, der alle Mitglieder der FDP-Delegation ange-

ethischen Haltung, und er will gelernt sein. Es muss gelernt hörten, heraus, dass ein neues Institut nicht nötig ist. Insbe-

sein, Konflikte zu bewältigen, anstatt sie zu verdrängen. sondere zeigte sich auf die Fragen an die einzelnen Instituts-

Wenn Friede wirklich das grosse Ziel allen menschlichen leiter, dass eine Mehrheit unter ihnen nicht bereit war, eine

Handelns ist, dann gehören Einüben und Lernen des Frie- Koordination zwischen ihren Instituten zu akzeptieren,

dens zu den ersten Erziehungsaufgaben. Nur bei gleichzeiti- geschweige denn mit einem neu zu gründenden Institut

ger Friedenserziehung kann Friedensforschung das zusammenzuarbeiten. Etwas krass ausgedrückt heisst doch

Bewusstsein von den Ursachen der Kriege und den Weg dies: Wie soll man Konflikte lösen, wenn die bestehenden

zum Frieden fördern und auch menschliche oder besser Institutionen nicht einmal bereit sind, untereinander den

gesagt unmenschliche Verhaltensmuster verändern. Dialog zu führen und offenbar ihrerseits ihre Konflikte zu

Um eine möglichst breite Bewusstseinsbildung zu errei- lösen? Diese Tatsache hat uns alle etwas erschreckt, und

chen, erscheint uns vor allem wichtig, dass die Forschungs- das war auch der Grund, warum dieses Institut abgelehnt

ergebnisse nicht in Bibliotheken verstauben, sondern in die wird. Wir hatten in unserem Kreise sehr gemischte Gefühle-

Sprache des Volkes übersetzt und diesem auch zugänglich um nicht mehr zu sagen -, nachdem wir diese Hearings

gemacht werden. Sie müssen den Politikern und Staatsmän- hinter uns hatten. Diese unguten Gefühle führten dazu, dass

nern, welche die Macht- und Friedensschalter bedienen, zur ein Postulat ausgearbeitet wurde, das Ihnen von der Kom-

Kenntnis gebracht und von diesen auch zur Kenntnis mission, zusammen mit Kollege Ott, einstimmig vorgeschla-

genommen werden. gen wird.

Weiter ist festzuhalten, dass Friedensforschung nicht an die Wir unterstützen dieses Postulat, weil wir überzeugt sind,

Stelle von Landesverteidigung gesetzt werden darf. Frie- dass auch unser Land einen wichtigen Beitrag zur Förde-

densforschung ist wichtig und notwendig; sie ist aber kein rung des Friedens leisten muss. Mit dem Postulat wollen wir

Ersatz für eine glaubwürdige Abwehrbereitschaft. erreichen, dass der Bundesrat einen diesbezüglichen Vor-

Zur Frage der Schaffung eines Bundesinstitutes für Konflikt- schlag möglichst rasch ausarbeitet. Unsere Fraktion lehnt

forschung teilt unsere Fraktion die Auffassung, dass für ein also die parlamentarische Initiative ab und unterstützt das

zentrales Institut keine zwingende Notwendigkeit besteht, Postulat der Kommission.

vor allem deshalb nicht, weil seit dem Vorstoss von National-

rat Arnold auf Schaffung eines Bundesinstitutes im Jahre M. Pini: Permettez-moi d'apporter à cette discussion quel-

1966 die Friedens- und Konfliktforschung in unserem Land ques considérations personnelles, en tant que membre de la

in grosser Vielfalt und Kompetenz in Gang gekommen ist. commission qui s'est occupée de cette initiative. La conclu-

Wir haben heute in der Schweiz bereits acht Institute, die sion de nos travaux ne peut pas nous satisfaire entièrement.

sich mit Friedens- und Konfliktforschung befassen, davon Le postulat que la commission soumet à l'attention de ce

drei allein auf dem Platze Zürich. conseil n'est pas seulement le fruit d'un compromis mais,

Was sich heute aufdrängt, ist nicht ein zentrales Institut, j'ose ajouter, d'une certaine indécision au sujet des objectifs

wohl aber eine bessere Koordination und eine vermehrte que l'initiative de M. Ott définit dans le cadre des possibilités

Förderung der Forschungsaktivitäten, wie dies mit dem politiques que notre pays peut offrir pour atteindre une

Kommissionspostulat angestrebt wird. Elemente dieser audience qui devrait, dans le cas spécifique, se placer hors

Koordination sind unter anderem die Erarbeitung eines ein- de la dimension nationale. Effectivement, encourager et en

schlägigen Forschungsprogramms, eine Aufgabenteilung même temps coordonner l'étude des conflits et la recherche

und der gegenseitige Informationsaustausch. Freiheit und de la paix m'apparaissent aujourd'hui comme une tâche qui

Vielfalt der Forschung in Ehren, doch muss im Interesse va bien au-delà de cette dimension car, à mon avis et en

einer rationellen und effizienten Forschung eine ordnende définitive, les effets devraient avoir un impact positif au

Kooperation zwischen den staatlichen, den privaten und niveau international.

insbesondere auch den kirchlichen Institutionen herbeige- La question se pose de savoir si un petit pays comme le

führt werden. Eine solche Koordinationsstelle könnte zum nôtre, lié à sa tradition de neutralité politique, essentielle-

Beispiel nach dem Muster der Schweizerischen Koordina- ment voué à l'affirmation des constantes de la paix et du

tionsstelle für Bildungsfragen in Aarau geschaffen werden. respect des valeurs civiles face au monde, peut, tout seul,

Diese Stelle hat sich gut bewährt. Sie beruht auf Freiwillig- contribuer efficacement aux changements des tendances

keit und Selbstkoordination; sie ermöglicht einen regen actuelles dominées par une virulence, toujours plus dange-

Informationsfluss untereinander und auch nach aussen. In reuse, de la guerre, de la violence et de l'agressivité dans

dieser Richtung muss auch die Konflikt- und Friedensfor- beaucoup de pays de notre planète.

schung gefördert und koordiniert werden. Les efforts de recherche, qui sont actuellement entrepris en

Namens der CVP-Fraktion beantrage ich Ihnen Zustimmung Suisse pour développer cette science de la réalité humaine

zum Kommissionspostulat. et politique liée aux conflits armés qui menacent, jour après

jour, la vie fragile de la paix internationale, sont dignes de

Wyss: Die allgemeine Anregung von Kollege Ott, die sich toute notre considération et approbation. Toutefois, ces

auf frühere parlamentarische Vorschläge abstützt, drückt efforts restent encore dans l'ombre et n'ont pas l'audience

das aus, was viele, wenn nicht alle von uns beschäftigt, et l'intérêt qu'ils devraient susciter.

nämlich: Was kann die Schweiz zur Gestaltung und Siche- Le postulat de la commission, que j'appuie personnelle-

rung eines dauerhaften Friedens beitragen? Eine realisti- ment, devrait au moins engager le Conseil fédéral à traduire

5. Oktober 1983 N 1429 Parlamentarische Initiative

concrètement ses objectifs dans une action d'information Chacun ressent, au fond de lui-même, plus ou moins inten-

beaucoup plus transparente et plus ouverte à notre monde sément, c'est vrai, un certain malaise a penser à l'inutilité de

politique. Cependant, j'estime que cet effort aurait une toutes les mesures savamment étudiées et mises au point

influence trop réduite si l'on ne pouvait pas greffer, à un dans les états-majors: défense armée, défense économique,

niveau d'audience plus étendu placé sur le plan internatio- protection civile, à quoi cela pourrait-il bien servir si vrai-

nal, le problème dont on est saisi. ment le pire, la guerre nucléaire, chimique, bactériologique

J'essaie de mieux souligner cette considération personnelle, devait éclater? Tout cela serait parfaitement inutile et la

en disant que l'étude des causes des conflits armés, et, seule pensée de l'aberration de la course aux armements

parallèlement, la recherche des conditions pour l'affirma- devrait nous dissuader d'y participer, si peu soit-il.

tion de la paix, devraient sortir de leur cadre académique Certains, qui ont bien compris cette aberration, cette folie-

pour s'engager sur une voie politique plus concrète et de il faut oser le dire - certains qui ne cèdent pas au fatalisme

préparation au choix civil, face à cette déchirante réalité de se consacrent à promouvoir la paix, sachant aussi qu'ils ne

la vie internationale actuelle. Mais, on peut facilement se la trouveront jamais à l'ombre des missiles. Ils pensent, et

rendre compte que suivre une telle voie demande au moins Dieu sait s'ils ont raison, qu'au lieu de consacrer quelque

que la Suisse ait la possibilité de porter son engagement en 650 milliards de dollars par année à l'achat d'armement, on

matière de prévention des phénomènes déclenchant les ferait mieux de consacrer ne serait-ce qu'une partie de ces

conflits armés, au-delà de ses dimensions nationales. Est-il sommes astronomiques à la lutte contre la faim et la maladie

possible que cela, même théoriquement, puisse se faire dans le monde. Il faut en effet savoir qu'il existe aujourd'hui

dans nos conditions politiques actuelles de pays neutre et des chercheurs qui se consacrent à l'étude des conflits. Ils

d'une audience politique institutionnalisée sur le plan inter- en cherchent les causes, la manière dont ils évoluent, le

national? Personnellement, à l'heure actuelle, je doute que moyen de les éviter, grâce à des approches aussi bien

cela puisse se faire avec un impact suffisamment pénétrant. économiques que politiques, juridiques que scientifiques.

Les objectifs de l'initiative, à mon avis, pourraient être mieux Une partie de ces études s'effectuent dans les départements

atteints si la coordination des études que l'on désire pro- militaires, à des fins stratégiques il est vrai, beaucoup dans

mouvoir se faisait au sein d'un institut international, des instituts universitaires ou privés. De toute façon, toutes

reconnu par les Nations Unies. Si la Suisse était membre des ces études gagneraient à être coordonnées, connues du

Nations Unies, je pense qu'une telle proposition pourrait plus large public possible et surtout vulgarisées en vue

peut-être être faite avec une chance de succès. Grâce à sa d'applications concrètes. Car la paix ne se fait pas et ne se

tradition de neutralité politique, notre pays pourrait devenir fera pas toute seule. Les conflits n'éclatent pas sans raison,

le siège d'un organisme de promotion des solutions pacifi- gratuitement, et ce n'est qu'en luttant à tous les niveaux et

ques des conflits qui, aujourd'hui, enflamment beaucoup de contre toutes les causes de conflit que l'on parviendra à un

pays du monde. résultat positif. La paix peut donc s'apprendre. C'est d'ail-

Pour le moment, cette idée que je me permets d'exprimer au leurs l'idée fondamentale que défend, par exemple, l'Asso-

cours de cette discussion, risque bien de rester enfermée ciation mondiale pour l'Ecole Instrument de Paix, qui s'ef-

dans la chrysalide de l'espoir, voire, si vous le voulez, une force, par des recommandations pédagogiques, d'appren-

utopie. Par contre, si le Conseil fédéral acceptait notre dre aux enfants, aux jeunes, à vivre en paix, avec un esprit

postulat, je crois qu'il pourrait quand même le réaliser en d'humanisme et de tolérance, avec le sens des responsabi-

recherchant parallèlement la voie permettant de promouvoir lités et de la solidarité.

aussi les efforts entrepris sur le plan extérieur à un niveau Pourquoi ne participerions-nous pas aussi à cet effort? Je

supérieur. Car, au fond - je conclus - l'initiative de M. Ott crois qu'il est grand temps que nous prenions des mesures

saisit, pour les effets qu'elle voudrait produire, les réalités en sérieuses dans ce domaine. La Confédération aurait beau-

mouvement du grand monde international plutôt que celles coup à faire en la matière pour coordonner, vulgariser et

qui dominent la vie interne de notre pays. encourager les efforts de paix, chez nous mais ailleurs aussi.

Compte tenu des considérations que je viens d'exprimer, C'est donc dans cette perspective que je vous prie d'accep-

j'aimerais connaître l'avis du Conseil fédéral au-delà des ter le postulat de notre commission, même si ce postulatesi

qualités académiques des propositions de l'initiative. vraiment un minimum, le premier pas qui en appellera, je

l'espère, bien d'autres.

Mme Vannay: On est plus habitué, dans ce Parlement, à

parler de programme d'armement, de défense nationale et Braunschweig: Ich unterstütze das Postulat der Kommis-

de crédits militaires que de recherches sur la paix et d'un sion, allerdings ohne Begeisterung, wenn man dessen Inhalt

institut pour l'étude des conflits. D'ailleurs, il a fallu un vergleicht mit demjenigen des seinerzeitigen Postulats Max

temps considérable pour que cet objet soit enfin inscrit au Arnold 1966 oder auch mit dem Gehalt der parlamentari-

programme de nos travaux. C'est aussi là un signe de schen Initiative Ott 1980.

l'importance que l'on veut bien accorder à l'initiative parle- Ich bin zwar einverstanden mit dem Verzicht auf ein eigentli-

mentaire de M. Ott pour un institut chargé de l'étude des ches zentrales Konfliktinstitut. Heute sehen wir die Friedens-

conflits. forschung mit dezentraler, föderalistischer Organisations-

La semaine dernière encore, ce sont des heures de discus- form.

sion que nous avons consacrées aux crédits d'armement, et Die Idee der Informations- und Koordinationsstelle muss

c'est à une forte majorité que vous avez voté pratiquement dringend verwirklicht werden. Ich teile die Beurteilung des

deux milliards de francs pour l'armée, pour cette année. Kommissionspräsidenten. Es wurde und wird in unserem

C'est encore à une très forte majorité que vous vous êtes Lande tatsächlich an vielen Orten auf diesen Gebieten

opposés à l'initiative pour un authentique service civil. Pour- geforscht und gearbeitet.

tant, dans bien des discours des partisans des crédits votés, Aber ich muss nach dem grossen Lob doch auch das andere

on sentait comme un certain fatalisme. L'armée est un mal sagen. Viele, die in der Friedensforschung arbeiten, Dozen-

nécessaire; il y a toujours eu des guerres; on doit être prêt à ten, Studenten und Private, fühlen sich isoliert. Oft arbeiten

se défendre, à défendre notre patrie. Dans bien des discours sie ohne Kooperation, wie es bereits deutlich gesagt worden

des adversaires des objecteurs de conscience, transparais- ist, ohne Koordination und häufig resigniert. Hier könnte der

sait la certitude que l'on ne peut pas être un bon citoyen si Bundesrat tatsächlich etwas tun, indem er Hand zu Koordi-

on n'est pas militaire, ou encore que la bonne façon, la nation und Zusammenarbeit bieten würde. Gesamthaft

façon noble de servir son pays passe par le service militaire. gesehen ist das Postulat in seiner Formulierung - unter

Eh bien! je crois qu'il est temps de mettre en question ces Berücksichtigung seiner sechzehnjährigen Vorgeschichte-

certitudes-là. Il est temps surtout de donner une chance à sehr unverbindlich und wenig konkret. Die Konkretisierung,

d'autres courants de pensée, à d'autre formes d'action, et geschweige denn die Verwirklichung oder auch nur die

cela d'une manière officielle au niveau de l'Etat. Voilà ce que Vorarbeiten dazu, haben seit 1966 keinen Zentimeter Fort-

voudrait, en particulier, faire l'initiative. schritt, keine Entwicklung erfahren, im Gegenteil. Das

180-N

Motions 1430 N 5 octobre 1983

Postulat sagt nichts über das Mitgehen und Mittragen der Ich bin durchaus der Meinung, dass beides seinen Platz hat,

Bevölkerung, über die Möglichkeiten der Schulen und Ein- sowohl unsere Gesamtverteidigung, unsere auf reine Vertei-

richtungen zur Weiterbildung, enthält keine Gedanken zur digungsaufgaben ausgerichtete Armee im Rahmen der

internationalen Zusammenarbeit. Mir fehlt ein Wort zum Gesamtverteidigung; als auch eine Friedens- und Konflikt-

Inhalt oder zur Zielrichtung der Friedensforschung. forschung. Denn der Friedfertige hat ja das Naturrecht auf

Wir leben heute in einer Zeit, in der die Guten Dienste im Notwehr, und an dem wollen wir als Schweizer weiterhin

bisherigen technischen Sinne nicht mehr ausreichen. Es festhalten. Ich glaube, das ist mindestens heute in diesem

genügt nicht mehr, Säle und Übersetzungsanlagen anzubie- Saale nicht bestritten worden.

ten. Gute Dienste haben sich im letzten Jahrhundert als Zweite Bemerkung: Bund und Kantone tun nicht etwa nichts

diplomatische Einrichtung entwickelt. Das gilt auch für das in Sachen Friedens- und Konfliktforschung. Dazu ist in

Rote Kreuz und für die Schiedsgerichtsbarkeit. Wir müssen dieser Debatte einiges gesagt worden. Im übrigen hat der

nach den diplomatischen Mitteln fragen, die sich in unserem Bundesrat in seiner Antwort vom 16. Februar 1983 auf die

Jahrhundert entwickelt haben. Einfache Anfrage von Herrn Braunschweig eine respektable

Im heutigen Zeitpunkt müssen zum Beispiel folgende Fra- Liste auch in Zahlen - Hunderte von Millionen - dargeboten

gen vertieft bearbeitet werden - Herr Ott hat bereits darauf darüber, was unser Land in Sachen Friedensarbeit und

hingewiesen: Unterstützung für benachteiligte Minderheiten und Mitmen-

Welche Vorschläge in bezug auf Rüstungskontrolle oder schen in aller Welt tut. Ich verweise ausnahmsweise hier

Rüstungsbeschränkung, vielleicht sogar Abrüstung, könnte gerne auf Kollege Braunschweig, mit dem ich ja sonst im

die Schweiz an der Europäischen Abrüstungskonferenz übrigen in Sachen Sicherheitspolitik das Heu gewiss nicht

1984 in Stockholm einbringen, an deren Zustandekommen auf der gleichen Bühne habe. Sie können diese Antwort

unsere Diplomatie in guter Weise beteiligt war? nachlesen, ich verzichte auf wörtliche Zitate.

Die Entwicklung des Islam als politische Kraft in unserer Dritte Bemerkung: Ich habe den Eindruck, dass wir auch

Zeit: Wir spüren doch, dass diese von grosser Bedeutung hier nicht an fehlender Information leiden, sondern dass wir

ist. Dieses Studium ist eine Voraussetzung für die Leistung einfach nicht in der Lage sind, die Fülle der Information über

Guter Dienste, eben nicht nur Gute Dienste im technischen, das, was auf dem Gebiet Friedens- und Konfliktforschung in

sondern im schöpferischen, politischen Sinn. unserem Land geleistet wird, aufzunehmen und zu ver-

Das Verhältnis von West-Ost- und Nord-Süd-Einflüssen im dauen. Und in Richtung Koordination der Information und

zentral- und südamerikanischen Raum. der Arbeit mag ruhig mehr geschehen. Auch deshalb - nebst

Rüstungsproduktion und Arbeitsplätze (eine Frage, die nicht den anderen Gründen - bin ich dafür, dass das Postulat der

nur bei uns, sondern überall aktuell ist). Kommission überwiesen wird, und ich hoffe nicht, wie das

Ursachen, Geschichte und Überwindung des Völkermordes. Herr Ott zum Ausdruck gebracht hat, ad calendas graecas.

Weltweiter Umweltschutz als neues aussenpol tisches Ich bin Herrn Ott dankbar, dass er sich schliesslich auch

Postulat. bereitgefunden hat, seine an sich gutgemeinte Initiative in

Ausser eigentlicher Friedensforschung erwarten wir auch ein Postulat umwandeln zu lassen.

die Auswertung der Forschungsergebnisse im Hinblick auf

Bestätigung bisheriger Erkenntnisse oder auf Änderung Bundesrat Egli: Mit einer parlamentarischen Initiative hat

bestehender Machtstrukturen. Ohne diese Perspektive wäre sich der Bundesrat erst zu befassen, wenn er gemäss Artikel

ja Forschung eine Form von «l'art pour l'art». Friedensfor- 26 Absatz 2 Ihres Geschäftsreglementes zur Stellungnahme

schung war nie als Selbstzweck gedacht. aufgefordert worden ist. Dies ist in diesem Falle nicht

Wir haben in den letzten Wochen viele Probleme in unserem geschehen, nachdem Ihre Kommission Ablehnung der

Lande verdrängt. Wir sind darin geradezu Meister gewor- Initiative beantragt hat. Der Bundesrat ist also gar nicht

den. Ich denke an den Zivildienst, die Parteienfinanzierung, begrüsst worden. Soweit heute indessen ein Postulat der

den Beitritt der Schweiz zur UNO. Wir haben es auch heute Kommission begründet worden ist, ist der Bundesrat bereit,

mit einer Frage der Verdrängung zu tun. Mit jeder Verzöge- dieses entgegenzunehmen.

rung zerstören wir Hoffnungen und fördern die Resignation.

Nach den Wahlen spielen wir dann das grosse Erstaunen Präsident: Die Kommission beantragt Ihnen, der Initiative

über die niedrige Stimm- und Wahlbeteiligung! Ott keine Folge zu geben und sie abzuschreiben. Ein ande-

rer Antrag ist nicht gestellt. Sie haben so beschlossen. Der

Bundesrat ist bereit, das Postulat der Kommission entge-

Loretan: Ich möchte drei kurze Bemerkungen zu dieser genzunehmen. Wird es aus der Mitte des Rates bekämpft?

Debatte anbringen: Das ist nicht der Fall.

Erstens bin ich erstaunt und befriedigt zugleich über die

friedfertige Atmosphäre, die von hohem Verantwortungsbe- Überwiesen - Transmis

wusstsein getragen ist, in diesem leider mehr als halbleeren

Saale. Die Friedfertigkeit wurde natürlich eingeleitet durch

den Initianten, unseren Kollegen Ott, seines Zeichens nicht

nur Parlamentarier, sondern auch Theologe.

Ich bin froh, dass nicht ein allzu hartes und an sich überflüs-

siges Ausspielen vorgekommen ist zwischen Friedens- und #ST# 83.532

Konfliktforschung und Friedensarbeit einerseits und Motion des Ständerates (Schönenberger)

Gesamtverteidigung andererseits, dieser Gesamtverteidi-

gung, die nach unserer Sicherheitskonzeption das Hauptin- Medizinalprüfungen

strument zur Friedenssicherung ist. Denn solches Ausspie- Motion du Conseil des Etats (Schönenberger)

len wäre völlig überflüssig gewesen. Frieden in der Schweiz Examens pour les professions médicales

und für die Schweiz bildet einen wichtigen Beitrag zum

Frieden in Europa. Nach meiner Meinung ist der Hauptga-

rant des Friedens für unser Land und auch um unser Land Beschluss des Ständerates vom 27.September 1983

herum unsere militärische Landesverteidigung. Sie rangiert Décision du Conseil des Etats du 27 septembre 1983

in meiner Prioritätenordnung höher als ein neues Bundesin-

stitut gemäss der Einzelinitiative des Kollegen Ott. Und da

muss ich, wie in der Kommission, Frau Vannay sagen, dass

das Bild der Schweiz im Ausland nicht allein durch Institute

für Friedensforschung aufpoliert wird. Auf alle Fälle nicht in Wortlaut der Motion

einem Europa, das nach wie vor von Waffen starrt:, leider Per Bundesrat wird eingeladen, die allgemeine Medizinal-

Gottes. prüf ungsverordnung (AMV) wie folgt zu ändern:

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften

Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées

Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Parlamentarische Initiative. Institut für Konfliktforschung (Ott)

Initiative parlementaire. Institut pour l'étude des conflits (Ott)

In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung

Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale

In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale

Jahr 1983

Année

Anno

Band IV

Volume

Volume

Session Herbstsession

Session Session d'automne

Sessione Sessione autunnale

Rat Nationalrat

Conseil Conseil national

Consiglio Consiglio nazionale

Sitzung 13

Séance

Seduta

Geschäftsnummer 80.221

Numéro d'objet

Numero dell'oggetto

Datum 05.10.1983 - 15:00

Date

Data

Seite 1421-1430

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Ref. No 20 011 811

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