Federal Council Interpellation on Economic Policy
Legislator-Zusammenfassung
KI-generiertThe Swiss Federal Council was interpellated regarding the economic situation, specifically concerning monetary policy, public finance responsibility, protectionism, social and environmental standards, and the impact of proposed economic measures. The council's response acknowledged global economic challenges, including rising unemployment, financial instability in several countries, and trade restrictions, while also noting some positive signs like reduced inflation and interest rates. The government outlined its approach, emphasizing stability, free trade, and targeted regional support, while rejecting large-scale state intervention and drastic measures like immediate work hour reductions without wage adjustments, and instead advocating for sustained efforts to improve the general economic environment and foster innovation.
Legislator-Regeste
KI-generiertSchlagwörter
KI-generiertZentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator
KI-generiertApplied to declare the appeal inadmissible as it concerned a political question not subject to judicial review.
Applied for the allocation of court costs.
Volltext
28. September 1982 N 1167 Wirtschaftslage. Interpellationen
a. A veiller à ce que l'accroissement de la masse monétaire heizen sie nicht die Inflation an und treiben sie nicht die serve surtout à assurer la stabilité de notre monnaie et, à Kosten der Privatunternehmen dermassen in die Höhe, cet effet, à axer sa politique à longue échéance davantage dass ihre Konkurrenzfähigkeit beeinträchtigt wird? sur les possibilités réelles de développement qui s'offrent à l'économie nationale? Texte de l'interpellation du 21 septembre 1982 b. A étendre par la suite aux finances publiques la respon- Au mois de mai 1982, le Conseil de l'OCDE réuni en session sabilité qui incombe aux autorités monétaires d'assurer la ministérielle a fixé les conditions nécessaires à un nouvel stabilité de la valeur de l'argent, en adoptant une politique à essor conjoncturel: lutte contre l'inflation, suppression des long terme, en matière de dépenses, de recettes et obstacles à la mobilité de la main-d'œuvre, meilleur d'endettement, qui serait fondée sur des principes éprou- contrôle, respectivement diminution des déficits budgé- vés d'économie nationale et financière? taires et baisse des taux d'intérêt élevés. Le président de la Confédération, qui représentait la Suisse à cette réunion, a c. A renoncer à l'adoption de mesures protectionnistes et souscrit à ces objectifs en soulignant la nécessité de pour- de dispositions visant à sauvegarder les structures exis- tantes, pour renforcer durablement la compétitivité de suivre une politique de stabilité et en exhortant ses parte- naires à ne pas céder à la tentation du protectionnisme - l'industrie suisse d'exportation, et à œuvrer plutôt au main- sous prétexte de remédier au chômage. tien de prix et de cours de change réels stables, ainsi qu'à Depuis le mois de mai, plusieurs événements ont marqué la poursuite d'une politique dynamique des échanges? l'économie internationale et nationale: incapacité de nom- d. A veiller au maintien de conditions sociales et écologi- breux pays de faire face à leurs engagements financiers, ques optimales aux fins de ne pas compromettre le déve- stagnation à un niveau élevé ou aggravation du chômage, loppement à long terme de l'économie, et à empêcher pour restrictions apportées à la liberté des échanges, etc. Sur le ce faire, le démantèlement des réglementations visant à plan suisse, augmentation du nombre des chômeurs, ménager l'environnement ou à sauvegarder les ressources baisse des commandes industrielles, menaces sur l'activité naturelles, ainsi que la levée de mesures de protection économique de certaines régions. sociale? Dans ces circonstances, le Conseil fédéral peut-il dire s'il Sprecher - Porte-parole: Jaeger souscrit toujours à la politique définie en acord avec les partenaires de l'OCDE? Si non, en quoi devrait-elle être modifiée? Si oui, quels sont les moyens de la faire effective- ment respecter par les partenaires? Pour le surplus, sur le plan intérieur, estime-t-il compatibles avec cette politique des projets comme la réduction de la #82.496 ST#
durée du travail et l'indexation automatique des salaires des Interpellation der liberalen Fraktion employés de la Confédération, des restrictions accrues en matière d'emploi de travailleurs étrangers, et une politique Wirtschaftslage sociale qui par sa dispersion dépasse la conception d'une Interpellation du groupe libéral réelle solidarité? Ces projets ne creusent-ils pas les déficits Situation économique publics, n'alimentent-ils pas l'inflation et n'alourdissent-ils pas les coûts des entreprises privées, ce qui réduit leur capacité de concurrence? Sprecher - Porte-parole: Coutau Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1982 Der Rat der OECD hat im Mai 1982 an der Ministerkonfe- renz die Voraussetzungen für eine bessere Wirtschaftsent- wicklung genannt: Teuerungsbekämpfung, Beseitigung der Mobilitätshindernisse auf dem Arbeitsmarkt, bessere Kon- #82.497 ST#
trolle bzw. Herabsetzung der Haushaltdefizite und Senkung Interpellation der Fraktion der PdA/PSA/POCH der hohen Zinssätze. Als Vertreter der Schweiz an dieser Versammlung stimmte der Bundespräsident diesen Zielen Wirtschaftslage zu; er betonte, die Stabilitätspolitik müsse fortgesetzt wer- Interpellation du groupe du PdT/PSA/POCH den, und warnte die Mitgliedländer davor, protektionistische Situation économique Massnahmen zu ergreifen, unter dem Vorwand, die Arbeits- losigkeit bekämpfen zu wollen. Seit dem Monat Mai haben verschiedene Ereignisse die internationale und nationale Wirtschaftslage geprägt: Zahl- reiche Länder waren nicht in der Lage, ihre finanziellen Ver- Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1982 pflichtungen zu erfüllen, die Arbeitslosigkeit blieb unverän- Die eindrückliche Reihe von Entlassungen und Einführung dert hoch oder verschärfte sich sogar, der freie Handel von Kurzarbeit und die damit verbundene Erhöhung der wurde eingeschränkt usw. In der Schweiz: Anstieg der Zahl Ganz- und Teilarbeitslosigkeit in den letzten Wochen erfüll- der Arbeitslosen, Auftragsrückgang bei der Industrie, ten jedermann mit grosser Besorgnis. Die Sorge ist um so Bedrohung der Wirtschaft in gewissen Regionen. grösser, als diese Entwicklung wichtige Zweige der schwei- Will der Bundesrat angesichts dieser Umstände die Stabili- zerischen Wirtschaft erfasst hat und für die betroffenen tätspolitik, wie er sie in Übereinstimmung mit den OECD- Arbeitnehmer und ganze Regionen unseres Landes Mitgliedern umschrieb, weiterführen? Wenn nein: In wel- schwerwiegende Auswirkungen zeitigt. Wir fragen den Bun- chen Teilen müsste sie geändert werden? Wenn ja: Mit wel- desrat : chen Mitteln könnten die Partnerländer dazu gebracht wer- 1. Wie beurteilt er die Situation und insbesondere die Per- den, diese Politik auch wirklich zu befolgen? spektiven für die Wirtschaft und die Beschäftigung in unmit- Ist er, was die Schweiz betrifft, der Auffassung, die vorge- telbarer Zukunft? schlagene Arbeitszeitverkürzung und die automatische Indexierung der Gehälter für das Bunde'spersonal, die ver- 2. Welches sind seiner Meinung nach die wichtigsten - schärften Einschränkungen der Beschäftigung ausländi- externen und internen - Gründe für die rasche Verschlech- scher Arbeitnehmer und die Sozialpolitik, die durch ihre terung der Beschäftigungslage in Bereichen wie der Metall-, Verzettelung über das Konzept einer angemessenen Soli- Uhren- und Textilindustrie? darität hinausgeht, seien mit dieser Stabilitätspolitik verein- 3. Wie beurteilt er die Auswirkungen der Hochzinspolitik bar? Erhöhen diese Vorhaben nicht die Haushaltdefizite, der Vereinigten Staaten auf die Schweiz? Situation économique. Interpellations 1168 N 28 septembre 1982
4. Was für Massnahmen könnte der Bund kurzfristig tref- tons, plan qui permette de lutter contre le chômage des fen, um eine weitere Verschlechterung der Beschäftigungs- jeunes et de favoriser la reconversion professionnelle des lage - insbesondere in den Regionen, die von der Wirt- travailleurs au chômage? schaftsstruktur her besonders anfällig sind - zu verhin- 8. Ne pense-t-il pas qu'il est impérieux d'introduire des dis- dern? positions légales qui obligent les entreprises qui prévoient 5. Meint er nicht, es sollten zum Schutz der Arbeitsplätze in de procéder à des licenciements ou de réduire l'horaire de Zusammenarbeit mit der Nationalbank rasch Sondermass- travail à faire part suffisamment tôt de leurs intentions aux nahmen auf dem Gebiet der Wechselkurse und der Zins- autorités et aux syndicats, de manière à ce qu'on puisse sätze getroffen werden? étudier la situation et prendre des mesures plus efficaces? 6. Glaubt er nicht, der Staat sollte zumindest für die 9. Ne pense-t-il pas qu'il conviendrait, à moyen terme et Gebiete, die von der Krise am stärksten betroffen sind, compte tenu du fait que les causes de la crise sont plutôt Pläne zur Unterstützung der Wirtschaftstätigkeit ausarbei- structurelles que conjoncturelles, d'envisager des modifica- ten? tions législatives qui permettraient 7. Ist er nicht der Meinung, dass im Rahmen des Berufsbil- a. De réduire, en procédant par étapes s'il le faut, la durée dungs- und des Arbeitslosenversicherungsgesetzes in hebdomadaire du travail à 40 heures, sans perte de salaire; Zusammenarbeit mit den Kantonen ein Plan zur Bekämp- b. De ramener à 62 ans pour les hommes et à 60 ans pour fung der Jugendarbeitslosigkeit und zur Förderung der les femmes l'âge donnant droit aux rentes AVS, en introdui- Umschulung von Arbeitslosen erstellt werden sollte? sant simultanément la retraite à la carte? 8. Findet er nicht, es sei notwendig, dringliche gesetzliche Massnahmen einzuführen, welche die Firmen, die Arbeit- Sprecher - Porte-parole: Carobbio nehmer entlassen oder Teilzeitarbeit einführen wollen, im Präsidentin: Zur Begründung der Interpellation der freisin- Sinne der Vorbeugung verpflichten, ihre Absicht frühzeitig nig-demokratischen Fraktion hat Herr Cevey das Wort. den Behörden und Gewerkschaften anzukündigen, damit die Lage geprüft und wirksamere Massnahmen getroffen M. Cevey: Au cours des dernières semaines, les nouvelles werden können? annonçant des licenciements, du chômage partiel et des 9. Wäre es angesichts der Tatsache, dass die Ursachen der fermetures d'entreprises se sont multipliées. Dans plu- Krise mehr strukturell als konjunkturell bedingt sind, mittel- sieurs branches de l'économie, on note des développe- fristig nicht gerechtfertigt, Gesetzesänderungen zu prüfen, ments fâcheux, qu'il s'agisse des carnets de commandes die erlauben würden, ou de l'état de l'emploi. Le groupe radical-démocratique a. die wöchentliche Arbeitszeit, zum Beispiel auch etap- observe avec inquiétude l'évolution économique de notre penweise, ohne Lohnverminderung auf 40 Stunden zu ver- pays, en particulier l'augmentation du nombre des chô- kürzen; meurs complets et partiels. Nous avons dès lors déposé une interpellation pour savoir comment les autorités res- b. das Alter für den AHV-Rentenanspruch für Männer auf ponsables apprécient cette situation et quelles mesures 62 und für Frauen auf 60 Jahre zu senken und gleichzeitig elles envisagent de prendre pour l'améliorer. Il est décisif, die flexible Pensionierung einzuführen? dans le contexte actuel, de procéder à une analyse lucide et Texte de l'interpellation du 21 septembre 1982 de mettre en évidence les divers problèmes à résoudre L'impressionnante série de licenciements et de réductions pour que l'économie puisse prendre les dispositions qui de l'horaire de travail qui ont été annoncés ces dernières s'imposent et que l'Etat procède à l'examen des conditions semaines, avec l'augmentation du chômage total et partiel générales ouvrant des possibilités d'amélioration. qui s'ensuit, nous préoccupe tous, d'autant plus que cette Notre groupe est d'ailleurs profondément convaincu que la situation affecte maintenant d'importants secteurs de notre situation actuelle n'est pas telle qu'elle justifie un recours à économie et a de graves conséquences pour les travail- une intervention systématiquement étendue de l'Etat et leurs touchés et pour des régions entières de notre pays. nous désirons mettre l'opinion en garde contre une drama- tisation de cette situation. Certes, celle-ci prend une tour- Les soussignés posent au Conseil fédéral les questions sui- vantes: nure inquétante dans plusieurs secteurs économiques et dans certaines régions. Cependant, nous ne devons pas 1. Comment apprécie-t-il la situation et surtout les per- céder à la tentation de généraliser dans l'appréciation de la spectives à court terme, sur le plan économique et sur celui réalité présente. Nous devons, au contraire, éviter de de l'emploi? déclencher, en encourageant la «sinistrese», un processus 2. Quelles sont, à son avis, les principales causes - exté- de bouleversement d'une économie dont, de toute évi- rieures et intérieures - de la dégradation rapide de la situa- dence, les mécanismes ont permis à notre pays d'atteindre tion sur le marché de l'emploi dans des secteurs tels que la un niveau de prospérité remarquable, source d'envie pour métallurgie, la mécanique, l'horlogerie et le textile? tant d'autres aux prises depuis longtemps avec le marasme 3. Comment apprécie-t-il les conséquences qu'à pour la et un chômage infiniment plus grave que chez nous. Suisse la politique des taux d'intérêts pratiquée par les N'oublions pas en effet le rôle des facteurs psychologiques Etats-Unis? dans le processus économique. 4. Quelles sont, à court terme, les mesures que la Confé- Plutôt que de tout remettre en cause dans un système qui a dération pourrait adopter afin d'empêcher une nouvelle fait ses preuves, soyons conscients du fait que la situation dégradation de la situation de l'emploi, en particulier dans actuelle procède moins de phénomènes intérieurs que les régions dont les structures économiques sont les plus d'une récession développée dans la plupart des pays vulnérables? clients de notre industrie d'exportation. Les responsables de notre politique économique doivent savoir nuancer leur 5. N'estime-t-il pas que des mesures spéciales devraient appréciation de la situation actuelle en fonction de ce qui se être prises rapidement, en collaboration avec la Banque passe dans les différentes branches, comme dans les nationale, dans les domaines des changes et des taux diverses régions. De sérieux problèmes sur le plan des d'intérêt, afin de préserver les places de travail? commandes et de l'emploi se posent avant tout dans les 6. Ne pense-t-il pas que, tout au moins pour les régions les secteurs de l'horlogerie et de l'industrie des machines. Les plus durement touchées par la crise, des plans de soutien difficultés de l'industrie de l'exportation sont d'abord de de l'activité économique devraient être préparés par les col- nature conjoncturelle et leur origine doit être recherchée lectivités de droit public? dans la faiblesse des économies des pays acheteurs, en 7. N'estime-t-il pas que, à la faveur de la loi sur la formation même temps que dans le développement d'une industrie professionnelle et de la loi sur l'assurance-chômage, un concurrentielle au bénéfice d'une main-d'œuvre peu oné- plan devrait être mis au point en collaboration avec les can- reuse, dans de vastes régions du monde restées, jusqu'il y 28. September 1982 N 1169 Wirtschaftslage. Interpellationen
a peu, à l'écart des relatifs bienfaits de notre civilisation ciaux dont, au contraire, la prospérité nous est indispenda- industrielle. A ces causes s'ajoutent, pour l'horlogerie, des ble. Constatons simplement que les mesures prises après problèmes structurels qui n'ont pu encore trouver des solu- le 10 mai 1982, malgré les promesses électorales, n'ont pas tions suffisantes malgré les efforts déployés dans ce sens arrêté la montée du chômage, n'ont pas contribué à la depuis quelques années. relance industrielle, n'ont pas jugulé l'inflation et n'ont pas Ne nous cachons pas aussi les difficultés croissantes res- augmenté le pouvoir d'achat en termes réels. Au contraire, senties sur le plan des commandes dans les relations éco- elles ont compromis la compétitivité française sur les mar- nomiques purement intérieures, du fait du prix de nos pro- chés extérieurs, aggravé le déficit de la balance commer- duits par rapport aux possibilités d'importation mais aussi ciale, ébranlé le franc et provoqué deux dévaluations en des premiers effets de la récession. moins de huit mois. Aujourd'hui, prix bloqués, salaires blo- Les expériences faites à l'étranger - nous pensons surtout qués, c'est un coup de frein dans le secteur des traite- à la France et à la République fédérale d'Allemagne - nous ments et de la sécurité sociale que le gouvernement de montrent que, dans des périodes difficiles, il importe de M. Mauroy doit faire admettre à ses propres troupes et à garder confiance dans les forces vives du marché et qu'une ses alliés communistes, tout en songeant à d'autres politique interventionniste, contraire aux principes qui sont mesures impopulaires, comme l'élévation des taxes sur le les nôtres, non seulement n'apporte aucune véritable amé- tabac et les alcools sous prétexte de préserver la santé de lioration, mais a, au contraire, pour effet d'entraver l'esprit son peuple, et en laissant la dette extérieure publique d'initiative des entreprises et les efforts personnels. Une s'accroître de 6,3 milliards de dollars au cours des sept pre- telle politique ne saurait qu'être dommageable, à longue miers mois de 1982. échéance, pour l'ensemble de l'économie. Est-ce cela que nous voulons? Non sans doute, même Le groupe radical est donc convaincu que la façon la plus dans les rangs des adversaires inconditionnels de l'écono- efficace de conjurer, à moyen et à long terme, les menaces mie de marché sur laquelle s'est fondé notre prospérité. pesant sur les emplois consiste à améliorer les conditions Pour en revenir à la réalité suisse, nous arrivons, à la faveur générales de l'économie. De telles conditions sont déci- d'un examen sérieux de la situation économique, à la sives pour permettre aux entreprises de conserver et de conclusion que c'est avant tout à des problèmes sectoriels renforcer leurs capacités d'innovation, de rester au niveau que notre économie est confrontée. Que les disparités de notre temps du point de vue technique et commercial, régionales soient aggravées par ces difficultés, notre enfin de se montrer à la hauteur du défi qu'imposent les groupe en est pleinement conscient. Fidèles au principe marchés extérieurs. Parmi ces conditions générales figu- selon lequel les moyens de l'Etat doivent être engagés de la rent en premier lieu, pour nous, la poursuite d'une politique façon la plus efficace possible, nous considérons pour le libérale sur le plan du commerce extérieur et la lutte contre moment comme judicieuses des mesures correctement le protectionnisme renaissant, la continuation des efforts dosées et orientées dans des directions précises. Notre anti-inflationnistes par la poursuite d'une politique appro- groupe a approuvé la poursuite des mesures de promotion priée de la masse monétaire, ainsi que la stabilisation des dans le domaine du développement et de la formation tech- cours des changes. Toutes ces conditions ont pour but nologique, telles qu'elles sont prévues dans le projet - l'augmentation de la capacité de concurrence de notre éco- deuxième programme d'impulsion - de notre Conseil fédé- nomie et, partant, le maintien de la prospérité. ral. Nous pensons aussi que les instruments de politique Par ailleurs, une stabilisation des charges fiscales et régionale devraient être adaptés dans le sens d'une plus sociales et un assouplissement des dispositions adminis- grande efficacité, afin de permettre aux régions économi- tratives sont également d'une importance décisive pour quement menacées de mieux surmonter les difficultés assurer cette capacité de concurrence. La paix du travail qu'elles traversent, et cela avant tout dans les régions où entre les partenaires sociaux et une plus grande retenue est implantée l'industrie horlogère. dans des exigences dont les effets se répercutent finale- Dans l'économie d'exportation, ce sont principalement des ment sur les coûts de production, dans la calculation des problèmes de financement qui ont conduit à la perte de entreprises, exercent de même une fonction positive contrats. Là nous pouvons imaginer que d'une part la essentielle, de notre point de vue. garantie contre les risques à l'exportation puisse être déve- La situation actuelle comporte le grave danger que, par des loppée et affinée. Il importe d'examiner, d'autre part, dans mesures précipitées, peu réfléchies et de portée trop vaste, quelle mesure nos chances peuvent être améliorées dans le l'on aboutisse à des résultats contraires à ceux qu'il secteur des exportations grâce à des crédits mixtes et à de convient de rechercher. Ainsi, une réduction du temps de nouvelles formes de financement. travail, un abaissement de l'âge de la retraite et une indexa- Par ailleurs, nous sommes d'avis qu'en ce qui concerne un tion trop rigide des salaires pourraient aller, dans la soutien du secteur public à l'économie privée aux fins de conjoncture présente, à rencontre des intérêts de l'écono- stabiliser l'emploi, en cas d'aggravation de la situation, mie, car de telles mesures se répercuteraient immanquable- communes, cantons et Confédération devraient s'engager ment en augmentation des coûts de production; et ces exi- dans une étude concertée pour déterminer, dans l'éventail gences seraient fatalement à charge de l'Etat, dont nous des grands travaux d'infrastructure encore à entreprendre connaissons la mauvaise situation financière, ou devraient ou des commandes à passer, lesquels pourraient être être supportées par les consommateurs de toutes les avancés dans le temps sans engendrer une aggravation couches de la population, tout en exerçant une influence trop lourde des charges publiques. Nous connaissons les dissuasive sur notre clientèle étrangère. problèmes, les soucis et les besoins des chômeurs. Nous Est-ce cela que nous voulons au moment où chacun attendons donc que dans le secteur public également, s'accorde à souligner les graves menaces qui pèsent sur notamment au niveau communal, des mesures soient notre industrie d'exportation, du fait de l'accroissement des prises pour atténuer les conséquences du chômage sur le coûts? Non, sans doute! En tout état de cause, de telles plan social, partout où cela est possible. exigences iraient à rencontre du développement de la Nous n'avons pas voulu, dans ce propos introductif, qui capacité concurrentielle de notre industrie, capacité déci- sera suivi d'autres interventions de porte-parole radicaux sive en fin de compte pour le maintien des places de travail au cours de la discussion ouverte tout à l'heure, commen- et de la sécurité de l'emploi. ter la situation dans tous les secteurs de notre économie. A ce propos, on me permettra de relever que, nulle part, de Constatons néanmoins que certaines branches ne sont telles mesures n'ont permis de créer des emplois nou- heureusement pas touchées au même degré que celles veaux. Nos collègues socialistes doivent y songer tout par- axées principalement sur l'exportation. Nous devons ticulièrement, en considérant les difficultés de leurs homo- cependant être attentifs à leur évolution et éviter d'en frei- logues français confrontés soudain aux réalités du gouver- ner l'essor possible par des mesures inutilement contrai- nement. Il ne s'agit pas ici de se réjouir des déboires de gnantes. Je songe, à titre d'exemple, et cela ne vous éton- nos voisins, qui sont pour nous des partenaires commer- nera pas de ma part, au tourisme qui peut contribuer en U8-N Situation économique. Interpellations 1170 N 28 septembre 1982
maintes régions à atténuer les effets de la récession enre- drei Stossrichtungen: Aussenwirtschaftlich geht es darum, gistrés dans d'autres branches. für Export und Tourismus mit den gegebenen Instrumenten Enfin, nous lançons un appel à tous ceux qui sont engagés günstige Rahmenbedingungen zu erhalten und zu schaffen. dans l'économie pour leur demander de prendre d'abord Dies gebietet nicht nur die Konjunkturlage, sondern auch eux-mêmes en main l'amélioration de leur propre situation. die hohe Auslandorientierung unserer Wirtschaft. Wir fra- Il nous incombe à tous, travailleurs et employeurs, secteur gen deshalb den Bundesrat, welche Massnahmen er bei der public et secteur privé, de maîtriser et de traverser la Export- und Tourismusförderung, der Investitionsrisikoga- période actuelle en faisant preuve de solidarité, sans pour rantie und dem Marketing im Ausland für geboten hält. Bin- autant ébranler, voire détruire l'édifice économique qui a nenwirtschaftlich hat der Bund bisher mit dem Impulspro- assuré le bien-être de notre peuple par-delà les crises qu'il gramm und dem Bundesbeschluss über Finanzierungsbei- a déjà dû affronter. hilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regionen richtige Akzente im Blick auf die Bewältigung des Strukturwandels Koller Arnold: Viele Nationalökonomen neigen dazu, eine gesetzt. Hinzu kommen die Forschungsförderungen und Arbeitslosigkeit von 1 bis 2 Prozent in einer Marktwirtschaft die Unterstützung notwendiger Umschulungen. Wir fragen als normal zu betrachten, weil sie mit dem dynamischen den Bundesrat deshalb, in welchem Masse er diese einge- Prozess der ständigen Anpassung an neue Bedürfnisse leiteten Massnahmen weiter auszubauen gedenkt. Zu die- verbunden sei. Politisch und menschlich aber ist jeder sen indirekten und nur auf die Schaffung günstiger Voraus- unfreiwillige Arbeitslose ein Arbeitsloser zu viel! Das zeigt setzungen ausgerichteten Massnahmen gehören unserer schlagartig das grosse Dilemma auf, in dem die für die Wirt- Auffassung nach sodann solche im eigenen Bereich des schaftspolitik unseres Landes Verantwortlichen heute stek- Bundes. Mit den Regiebetrieben PTT und SBB und dem ken. Beachten sie nämlich gewisse Gesetze unserer Wirt- Militärsektor gehört der Bund zu den grössten Unterneh- schaft nicht, so laufen sie Gefahr, durch allzu rasche und men in der Schweiz. Der Bund hat hier die Aufgabe, zu massive staatliche Eingriffe in die Wirtschaft das Übel einer gewissen Verstetigung des Investitionsvolumens bei- Arbeitslosigkeit, das sie bekämpfen möchten, nur noch zu zutragen und bei der Vergabe von Aufträgen der konjunk- vergrössern. An ausländischen Beispielen für eine derart turellen Situation einzelner Branchen Rechnung zu tragen. verfehlte Politik mangelt es ja nicht. Halten die für die Wirt- Ohne den Tarifpartnern ihre Tarifautonomie streitig machen schaftspolitik Verantwortlichen angesichts einer sich ver- zu wollen, erwarten wir schliesslich und nicht zuletzt, dass schlechternden Wirtschaftslage mit Staatseingriffen aber die Lösung der anstehenden wirtschaftlichen Probleme wei- zurück, so kommen sie rasch in den Ruf, dem schweren terhin von einer guten Sozialpartnerschaft getragen wird. Schicksal der Arbeitslosen teilnahmslos gegenüberzuste- Dies bedingt eine gegenseitige Rücksichtnahme und offene hen, kurz, unmenschlich zu sein. Sich diesem schwierigen Informationspraxis. Mit Blick auf die Arbeitsmarktlage fra- Dilemma sachgerecht und im Einvernehmen mit der gros- gen wir uns, wie der Bundesrat im Rahmen der gegebenen sen Mehrheit unseres Volkes zu entziehen, ist die grosse Rechtsordnung die Akzente bei der Ausländerpolitik und wirtschaftspolitische Herausforderung unserer Zeit! vor allem bei der Bildungspolitik setzen will. Sind bei der Die gegenwärtige wirtschaftliche Lage steht im Zeichen Ausländerpolitik kurzfristige Massnahmen möglich, geht es einer relativ raschen Verschlechterung. Noch zu Beginn des bei der Bildungspolitik darum, zu fragen, in welcher Weise Jahres lauteten die Prognosen zwar eher vorsichtig, der mittel- und langfristige Auswirkungen der wirtschaftlichen rasche Szenenwechsel wurde aber nicht vorausgesehen. Entwicklung mit zu berücksichtigen sind. Wir denken etwa Im Blick auf die unmittelbare Zukunft deutet alles darauf hin, an die Klärung der Frage, ob künftig nicht eine allgemeinere dass die Arbeitslosenzahl eher noch weiter ansteigen wird Grundausbildung einer immer stärkeren Spezialisierung und auch die Kurzarbeit erhöht werden muss. Der Rück- vorgezogen werden muss. gang der Auftragseingänge und -bestände zeigt dies ganz Wir sind sodann der Auffassung, dass der Bund seine Spar- offenkundig. Dabei darf allerdings nicht übersehen werden, anstrengungen auch in der heutigen Zeit weiterführen dass sich die Branchen und Regionen unterschiedlich ent- muss. Grosse chronische Staatsdefizite müssten rasch zu wickeln. Im Bereich der Industrie, vorab der Metall-, Maschi- einer Zinsbelastung führen, die die eigene Manövrierfähig- nen-, Apparate- und Uhrenindustrie, zeigen sich die keit einengt und via Zinsniveau die Investitionsbereitschaft Schwierigkeiten am deutlichsten. Keine vergleichbaren Pro- hemmt. Die Fortführung der Sparanstrengungen erweist bleme haben die Chemie sowie ein Teil des Dienstleistungs- sich auch deshalb als notwendig, weil in der heutigen Lage sektors, wo vorab Versicherungen und Banken eine gute neue Steuerquellen nur schwer zu erschliessen sind. Entwicklung vermelden können. Im internationalen Ver- Die CVP erachtet die Lancierung von Arbeitsbeschaffungs- gleich sodann steht die Schweiz mit derzeit 0,4 Prozent programmen im heutigen Zeitpunkt als verfrüht. Sie zählt Arbeitslosigkeit nach wie vor sehr günstig da. Es besteht aber darauf, dass der Bundesrat bereits heute entspre- daher auch kein Anlass, die heutige Lage zu dramatisieren. chende Vorbereitungen trifft. Dabei erwarten wir, dass sich Unsere Wirtschaftsdebatte von heute morgen hat unserer der Bundesrat auch zur Finanzierung von allenfalls notwen- Ansicht nach daher vorab den Zweck einer Standortbestim- digen Arbeitsbeschaffungsprogrammen äussert. mung und soll nicht Anlass zu wirtschaftspolitischer Hektik Schliesslich fragen wir uns, ob es angesichts der schwieri- werden. Glücklicherweise erlaubt uns das Sicherheitsnetz gen Lage in unserer Wirtschaft nicht angezeigt wäre, einen der Sozialversicherung, die möglichen staatlichen Vorkeh- Sachverständigenrat zu schaffen, der Denkanstösse zur ren in Ruhe zu bedenken und nicht überstürzt zu handeln. mittel- und längerfristigen Entwicklung unserer Wirtschaft Wir sind gespannt, zu erfahren, wie es der Bundesrat liefern könnte. Allzu sehr sind Wirtschaftsorganisationen erklärt, dass es in unserem Land in relativ kurzer Zeit zu und Politik auf eine bloss kurzfristige Sicht der Dinge aus- dieser ungünstigen Wirtschaftsentwicklung kommen gerichtet, derweil gerade der sich abzeichnende Struktur- konnte und wie er die Aussichten von Wirtschaft und wandel zeigt, wie notwendig eine längerfristige Perspektive Beschäftigung für die nahe Zukunft sieht. ist. Aus der Sicht der CVP möchten wir folgendes festhalten: Zusammenfassend kann also aus der Sicht der CVP gesagt Die Analyse der heutigen Gegebenheiten zeigt, dass kurz- werden, dass die bisherige Politik der Investitionsförderung, fristige Massnahmen kaum viel verändern können. Wesent- der konsequenten Teuerungsbekämpfung und der Zurück- lich ist es, mittel- und langfristig Schritte in die richtige haltung in der Finanzpolitik weitergeführt werden muss. Nur Richtung zu tun. Die Förderung der Innovationstüchtigkeit so kann unsere Wirtschaft wieder jenes Vertrauen fassen, und damit der Investitionsbereitschaft, ein funktionierender das erste Voraussetzung ist, um die bestehende schwierige Wettbewerb, eine gute Sozialpartnerschaft, der Kampf Lage zu überwinden. gegen protektionistische Strömungen sowie der punktuelle Einsatz gegen regionale Einbrüche müssen die Gebote der Frau Uchtenhagen: Nur langsam hat unsere Wirtschaft den Stunde sein. schweren Einbruch vom Jahre 1975 überwunden, und Daraus ergeben sich für die staatliche Wirtschaftspolitik schon stehen wir vor neuen Beschäftigungsproblemen. Sie 28. September 1982 N 1171 Wirtschaftslage. Interpellationen
sind anderer Art als 1975. Wir haben es weniger mit einem die Frage der Dezentralisierung von bundeseigenen Ver- Konjunktureinbruch zu tun als mit schleichenden, nur waltungseinheiten, Betrieben, Regiebetrieben und schwer fassbaren Strukturkrisen. Die heutige Weltwirt- gemischtwirtschaftlichen Institutionen ernsthaft geprüft schaftslage mit ihren Überkapazitäten - und steigenden werden. Bei den heutigen technischen Möglichkeiten soll- Überschuldungs- und Zahlungsproblemen schlägt auch auf ten sich da keine unüberwindlichen Hindernisse stellen. unser Land durch, das in besonders hohem Ausmass mit Auftrags- und Beschäftigungsprobleme können auch vor- dem Ausland wirtschaftlich verflochten ist. Mit globalen übergehender Natur, also mehr konjunktureller Art sein. In Ausgaben und Beschäftigungsprogrammen ist den heuti- solchen Fällen sollten die betreffenden Arbeitsplätze wenn gen Problemen nicht beizukommen. Nötig sind vielmehr immer möglich durch Vorziehen von Aufträgen und Investi- spezifische, gezielte Massnahmen, In welcher Richtung sie tionen der öffentlichen Hand gesichert werden. Darüber aus sozialdemokratisch-gewerkschaftlicher Sicht zielen, hinaus ist es unumgänglich, Beschäftigungs- und Investi- geht aus dem Text der Interpellation, aber auch aus den tionsprogramme vorzubereiten, um gegen einen allfälligen verschiedenen Vorstössen hervor, die von unserer Seite grösseren Beschäftigungseinbruch gewappnet zu sein. schon zu Beginn dieser Session eingereicht worden sind. Sinnvolle Möglichkeiten hierzu sehen wir, wie wir das schon Für die Begründung unserer Interpellation beschränke ich öfters dargelegt haben, insbesondere im Umweltschutz und mich deshalb auf vier Hauptpunkte: die Förderung der im Energiesparbereich. strukturellen Anpassung, die Verstärkung der Regionalpoli- Mindestens so wichtig wie gezielte Massnahmen zur tik, die Aufeinanderabstimmung der wirtschafts- und finanz- Arbeitsplatzsicherung ist indessen - damit komme ich auf politischen Massnahmen des Bundes und die Aufrechter- den dritten Punkt zu sprechen - eine gesamtwirtschaftlich haltung der sozialen Errungenschaften und des sozialen koordinierte Ausrichtung der Bundespolitik. Beschäfti- Friedens. gungs- und regionalpolitische Massnahmen dürfen in ihren Was den ersten Punkt - die vermehrte Förderung der struk- Wirkungen nicht durchkreuzt werden durch übertriebene turellen Anpassung - betrifft, so stösst er auf breite Zustim- Sparübungen oder einen Abbau der Bundeskompetenzen mung. Damit die Schweiz als exportorientiertes Land im am falschen Ort - zum Beispiel bei der Wohnbauförderung internationalen Konkurrenzkampf bestehen kann, ist sie - im Zuge der sogenannten Entflechtung. Die Massnahmen darauf angewiesen, Produkte mit hohem technologischem zum Ausgleich des Bundeshaushaltes sind zwar nach wie Eigenbeitrag herzustellen. Massnahmen wie die Impulspro- vor wichtig. Aber der Budgetausgleich darf nicht um jeden gramme, die diesen Eigenbeitrag erhöhen, sind deshalb zu Preis erkauft werden. Bei allen Sparmassnahmen und Ent- begrüssen. Gerade auch für die Klein- und Mittelbetriebe flechtungsübungen müssen die Auswirkungen auf die stellt die praxisbezogene Forschung im Technologiebereich Beschäftigung und auf die Regionen mitberücksichtigt wer- und die Vermittlung dieses Wissens an die Wirtschaft eine den. Es hilft den wirtschaftlich bedrohten Regionen wenig, echte Hilfe dar. Hier wäre auch die Hilfe bei der Beschaf- wenn ihnen mit der einen Hand gegeben, mit der anderen fung von Risikokapital, wie wir sie auch schon gefordert Hand gleichzeitig wieder genommen wird. haben, besonders wichtig. Es sind ja nicht zuletzt die Klein- Die gegenwärtige Wirtschaftslage und die Bundesfinanzen und Mittelbetriebe, denen die schweizerische Wirtschaft bieten insbesondere, das ist der vierte Punkt, keinen Anlass einen grossen Teil ihrer Anpassungs- und Erneuerungsfä- dazu, das, was in vielen Jahrzehnten an sozialer Sicherheit higkeit verdankt. aufgebaut wurde, leichtfertig aufs Spiel zu setzen. Wenn Aus sozialdemokratischer Sicht unerlässlich ist sodann eine Herr Cevey auf Frankreich hingewiesen hat, dann können griffigere Regionalpolitik. Dort, wo sich Beschäftigungsein- wir mit vielleicht noch grösserer Berechtigung auf die Expe- brüche auf ganze Regionen konzentrieren, muss alles rimente von Reagan und Thatcher hinweisen, die nicht getan werden, um einer Entleerung dieser Regionen entge- gerade zu grossartigen und Erfolg versprechenden Resulta- genzuwirken. Wir verlangen, dass der Bundesbeschluss ten geführt haben. Allein über sogenannt verbesserte über Finanzierungsbeihilfen zugunsten wirtschaftlich Angebotsbedingungen und über das Zurückbuchstabieren bedrohter Regionen ab sofort flexibler und weniger büro- bei Löhnen und Sozialleistungen sind die Probleme ganz kratisch gehandhabt wird. Was nötig ist, darf nicht durch sicher nicht lösbar. ein Übermass an Perfektionismus in der Papierflut ertränkt Für unser Land, das die Inflation weitgehend im Griff hat werden. Hier sind wir sehr wohl für «weniger Staat». und das seinen Staatsanteil bereits von 28,3 Prozent im Über eine Revision dieses Bundesbeschlusses müssen fer- Jahre 1976 auf 26,4 Prozent im Jahre 1980 vermindert hat, ner zusätzliche Instrumente eingebaut werden. Wir denken besteht keine Veranlassung, solche Rosskuren einzuleiten, an weitergehende Starthilfen bei der Diversifizierung und die bei uns das Symptom erst schaffen würden, das sie insbesondere bei der Ansiedlung von neuen Unternehmen. kurieren wollen. Auch wir Sozialdemokraten sind der Mei- Dringlich im regionalpolitischen Zusammenhang ist auch nung, dass es Aufgabe des Staates ist, günstige Rahmen- die Förderung der beruflichen Mobilität. Das, was Herr Kol- bedingungen für die Wirtschaft zu schaffen. Die marktwirt- ler jetzt gefordert hat - eine breitere berufliche Ausbildung schaftlichen Rahmenbedingungen sind denn auch durch- -, war eines unserer Hauptanliegen bei der Behandlung des aus noch verbesserungsfähig. Ich erinnere Sie daran, dass Berufsbildungsgesetzes. Wir sind damals auf wenig Unter- die Vorgänge um die Kartellgesetzrevision selbst von einer stützung gestossen, obwohl eine breitere berufliche Ausbil- bekannten, wirtschaftsnahen bürgerlichen Zeitung als dung die berufliche Mobilität am ehesten gewährleisten «wettbewerbspolitisches Trauerspiel» bezeichnet worden könnte. Heute können wir nicht viel anderes tun, als eben sind. alles zu versuchen, um die berufliche Mobilität zu verbes- Befremdend sind in diesem Zusammenhang gewisse Töne sern. Ich glaube, man sollte dies tun in Richtung präventiver oder gar Vorwürfe an die Arbeitnehmervertreter und Umschulung, in der Vermittlung von Lehren und Anlehren Gewerkschaften. Die heutigen Probleme sind nicht auf auch für ältere Arbeitnehmer und in der Unterstützung kan- übersetzte Lohnforderungen oder übersetzte Sozialleistun- tonaler Anstrengungen auf diesem Gebiet. Wenn es uns gen zurückzuführen. Mit 5 Prozent Zunahme - einschliess- nicht gelingt, die berufliche Mobilität zu verbessern, hilft lich Indexfehler - sind die Reallöhne in den letzten fünf Jah- letztlich auch die Schaffung von zusätzlichen Arbeitsplätzen ren wesentlich unter der Zunahme des Bruttosozialproduk- in wirtschaftlich bedrohten Regionen nicht weiter. Wenn tes von 10 Prozent geblieben. Im Gegensatz zu den mei- Arbeitnehmer zwangsläufig abwandern müssen, weil ihre sten Ländern werden die Löhne bei uns dezentral ausge- Fähigkeiten in der Region nicht gefragt sind, kommt es zu handelt mit der Folge, dass sich die Arbeitnehmer, die an einer weiteren Verschärfung der Agglomérations- und Ent- der Sicherung ihrer Arbeitsplätze mindestens ebensosehr leerungsprobleme und damit für unseren föderalistischen interessiert sind, nötigenfalls immer zu Konzessionen Staat zu Konsequenzen, die nicht auf die leichte Schulter zu bereitgefunden haben. Der nachträgliche Teuerungsaus- nehmen sind. gleich war und ist entscheidend für den Arbeitsfrieden und Um ein genügendes Arbeitsangebot in den wirtschaftlich die soziale Stabilität, um die man uns im Ausland so sehr bedrohten Regionen zu erhalten, muss schliesslich auch beneidet. Indexfehler dürfen nicht zum Vorwand genommen Situation économique. Interpellations 1172 N 28 septembre 1982
werden, um vom Ausgleich der vollen Teuerung auch dort stens vorbereitet und dann als allerletztes Mittel gezielt ein- abzusehen, wo er vom Unternehmen wirtschaftlich ohne gesetzt werden. weiteres verkraftet werden könnte. Zu den Massnahmen im aussenwirtschaftlichen Bereich: Ich komme zum Schluss. Trotz der Verschlechterung der Für eine möglichst günstige Wettbewerbssituation für Wirtschaftslage befindet sich unser Land nicht in einer unsere Exportwirtschaft sind zwei Voraussetzungen wich- eigentlichen Wirtschaftskrise. Wichtig ist, dass die Situation tig: erstens eine niedrige Inflationsrate im Inland und zwei- nicht dramatisiert wird, dass aber der feste Wille von seifen tens möglichst stabile Wechselkurse. Die Inflation in der der politischen Instanzen spürbar.wird, vor den Problemen Schweiz ist mit über 5 Prozent pro Jahr immer noch zu nicht einfach zu kapitulieren. Die im internationalen Ver- hoch. Wie Sie, Herr Bundespräsident, kürzlich dargelegt gleich noch relativ günstige Situation der Schweiz gibt der haben, hat sich unser Stabilitätsvorsprung verringert, konn- öffentlichen Hand genügend Manövrierraum für nötige ten doch andere Industriestaaten - vorweg die USA - ihre Massnahmen. Wir sind in der Lage, unsere Probleme anzu- Teuerungsraten verringern. Eine verfrühte und zu starke gehen, und wir sollten dies auf eine Art und Weise tun, ohne Lockerung der geldpolitischen Bremsen wäre im Interesse unser vielleicht wichtigstes Kapital - unsere sozialen der Inflationsbekämpfung falsch. Der Inflation kann jedoch Errungenschaften und den sozialen Frieden - zu gefährden. nicht nur durch Massnahmen der Notenbank begegnet wer- den, auch die Wirtschaft selbst, die Sozialpartner in ihren Nebiker: In der Interpellation zur Wirtschaftslage der Lohnverhandlungen und die öffentliche Hand müssen das Schweizerischen Volkspartei werden dem Bundesrat Fra- Ihrige dazu beitragen. Die Anstrengungen zur Sanierung gen aus drei Bereichen gestellt: Erstens Fragen über die des Bundeshaushaltes müssen fortgesetzt werden. In die- Beurteilung der gegenwärtigen und künftigen wirtschaft- sem Zusammenhang kann die SVP-Fraktion für die ange- lichen Lage, zweitens Fragen über Massnahmen von Bun- kündigte Arbeitszeitverkürzung für das Bundespersonal desrat und Nationalbank zur Erhaltung der Konkurrenzfä- angesichts der finanz- und wirtschaftspolitischen Lage im higkeit der schweizerischen Unternehmen im Exportbereich gegenwärtigen Zeitpunkt wenig Verständnis aufbringen. und drittens Fragen, ob im binnenwirtschaftlichen Bereich Zu den gültigen Rahmenbedingungen für die Exportwirt- Massnahmen vorbereitet werden können, um wirtschaftli- schaft gehört auch eine liberale Aussenwirtschaftspolitik. che Einbrüche zu mildern und Arbeitsplätze zu sichern. Die Frage stellt sich, ob sich unsere Diplomaten und Ver- Zur Lagebeurteilung: Die Nachrichten aus der Wirtschaft handlungsdelegationen genügend gegen protektionistische lauten heute meist ungünstig. Die Schweiz steht im Sog Massnahmen im Welthandel, gegen offene und versteckte einer weltweiten Konjunkturschwäche, der Welthandel sta- Exportsubventionen und Exportfinanzierungen anderer gniert, die Arbeitslosigkeit nimmt weltweit zu, die Produk- Staaten zur Wehr setzen. Unsere eigene Versicherung des tion ist rückläufig und die Investitionsneigung ist gering. Exportrisikos kommt angesichts der internationalen Ent- Trotz wiederholten optimistischen Prognosen ist es zweifel- wicklung ins Hintertreffen. Wäre ein Ausbau der ERG, trotz haft, ob das Wirtschaftswachstum in den westlichen Indu- der zur-zeit wenig aussichtsreichen Lage, in Richtung der strieländern in nächster Zeit wieder steigen wird. Dass sich Übernahme des privaten Delcredere-Risikos denkbar und unser mit der Weltwirtschaft eng verknüpftes Land diesen wettbewerbspolitisch zu verantworten? negativen Entwicklungen nicht zu entziehen vermochte, Zum binnenwirtschaftlichen Bereich: Auch hier geht es liegt auf der Hand. In jüngster Zeit häufen sich Meldungen nach Auffassung der SVP um das wirtschaftliche Umfeld. über Kurzarbeit, Entlassungen und Betriebsschliessungen. Die Bedingungen müssen so sein, dass die Investitionsbe- Viele Mitbürger sind beunruhigt und sorgen sich um ihre reitschaft erhalten und wo nötig verstärkt wird. Das heisst Arbeitsplätze. Die Aussichten für die Zukunft sind nicht namentlich, dass die Steuerbelastung durch Bund, Kantone erfreulich. Wie die eidgenössische Kommission für Kon- und Gemeinden nicht vergrössert werden darf. Das Mass junkturfragen im letzten Quartalsbericht mitteilte, hat sich ist voll. Wünschbar wären im Gegenteil Steuererleichterun- die Auftragslage weiter verschlechtert, war die Kreditnach- gen. Damit kann die Wettbewerbsfähigkeit unserer Wirt- frage rückläufig, und weiterhin können keine wesentlichen schaft gesteigert werden, damit lassen sich Arbeitsplätze konjunkturellen Anstösse aus dem Ausland erwartet wer- sichern. Es geht besonders um die Eigenkapitalbildung bei den. Der Konjunkturabschwung wird sich in den kommen- mittleren und kleineren Betrieben. Risikokapital sollte den Monaten fortsetzen. Das ist allerdings für die Schweiz sichergestellt werden, beispielsweise dadurch, dass Rück- noch nicht dramatisch. Eine gewisse Beruhigung im wirt- stellungen steuerfrei gebildet werden können. Sieht der schaftlichen Bereich hat durchaus seine positiven Wirkun- Bundesrat Möglichkeiten, in diesem Sinne tätig zu werden? gen, denken wir nur an die Umweltbelastung, an den Ener- Wir sind uns dabei durchaus bewusst, dass in schlechten gieverbrauch und ähnliches. Allerdings müssen wir dann Zeiten natürlich keine Rückstellungen gemacht werden alle zurückstecken; wir können nicht mehr alles und jedes können und in guten Zeiten dann die Steuerschraube auto- von der Wirtschaft verlangen. Mit einer Arbeitslosenrate von matisch angezogen wird. Da sind wir natürlich nicht konse- 0,4 Prozent gegen 9 Prozent im Durchschnitt der OECD- quent. Länder ist unsere Lage, pauschal beurteilt, noch komforta- Von der Rezession besonders betroffen sind die Regionen bel. Für den einzelnen Mitbürger aber, der seinen Arbeits- der Uhrenindustrie. Hier geht es nicht nur um die allge- platz verlieren muss, ist das ein schwacher Trost. meine Wirtschaftsflaute, es handelt sich um eigentliche Ein allgemeiner Wirtschaftspessimismus scheint uns aber strukturelle Probleme. Hier kommt dem Bundesbeschluss ein schlechtes Mittel zur Stabilisierung der Lage zu sein. vom 6. Oktober 1978 über Finanzierungsbeihilfen für wirt- Wir erwarten deshalb, dass der Bundesrat in seiner Antwort schaftlich bedrohte Regionen grosse Bedeutung zu. Wir auch auf die positiven Indikatoren hinweist, auf die Tatsache anerkennen, dass seit Inkrafttreten des Beschlusses zum Beispiel, dass den Betriebsschliessungen auch die Beachtliches geleistet worden ist, konnten doch ein Investi- Schaffung neuer Arbeitsplätze gegenübersteht, dass tionsvolumen von 280 Millionen Franken ausgelöst und namentlich im Gewerbe laufend neue Unternehmen entste- gegen 1800 neue Arbeitsplätze geschaffen werden. Beste- hen und dass es besonders dem Gastgewerbe immer noch hen Möglichkeiten, diese auf Innovation und Diversifika- Mühe macht, geeignetes Personal zu finden. Es wäre auch tionsvorhaben gerichteten Aktivitäten zu verstärken? Dabei darauf hinzuweisen, dass es Branchen mit einer sehr guten darf allerdings nicht eine Erhaltung von überholten Struktu- Beschäftigungs- und Auftragslage gibt. Positiv auf die wirt- ren gefördert werden. schaftliche Entwicklung könnten sich auch die sinkenden Der rasche technologische Wandel zwingt uns, die Weiter- Zinssätze und die sich jüngst doch verflachende Inflations- bildung besonders zu beachten. Hier, wie auch bei der kurve nebst einem stabilen Wechselkurs auswirken. Umschulung, Berufsberatung und Arbeitsvermittlung, fällt Wenn wir auch die Fragen zur Wirtschaftslage an den Bun- besonders den Kantonen und Gemeinden eine wesentliche desrat stellen, sind wir keineswegs der Auffassung, dass Aufgabe zu. Erachtet es der Bundesrat in diesen Bereichen der Bund durch direkte Interventionen zur Konjunkturbele- als angezeigt, in Zusammenarbeit mit den Kantonen ergän- bung beitragen soll. Direkte Massnahmen könnten höch- zende Massnahmen zu ergreifen? Sollte sich die Wirtschaft- 28. September 1982 N 1173 Wirtschaftslage. Interpellationen
liehe Entwicklung weiter abschwächen, müsste der Bund im schiedene Wege. Zum Beispiel die Nachfrageökonomik à la eigenen Investitionsbereich tätig werden. Jetzt drängen Keynes. Man kann versuchen, den Ausfall von privater und sich zwar keine eigentlichen Arbeitsbeschaffungsmassnah- ausländischer Nachfrage durch öffentliche Ausgaben, men auf. Entsprechende Vorbereitungen sollten aber trotz- durch öffentliche Nachfrage, zu ersetzen. Diese Tendenz dem getroffen werden. Wir denken zum Beispiel an ohnehin erkennen wir - allerdings in sehr differenzierter Art und notwendige Beschaffungs- und Investitionsvorhaben bei Weise - beispielsweise im Konzept der sozialdemokrati- den Bahnen, bei den PTT, für die Armee und in anderen schen Fraktion. Die Risiken dieser Therapie liegen in der Bereichen, die vorgezogen werden könnten. Beschäfti- nur kurzfristigen Wirksamkeit und in der Gefahr einer ver- gungswirksam - namentlich in den Randgebieten - wäre stärkenden Wirkung der konjunkturellen Zyklen. auch die Aufstockung von Investitionskrediten in der Land- Die zweite Strategie, die sich anbietet - sie kommt tenden- wirtschaft. ziell in den Vorschlägen der freisinnigen Fraktion zum Aus- Zusammenfassend stellt die SVP-Fraktion fest, dass direkte druck -, ist eine Angebotökonomik, d. h. das Schaffen von Eingriffe des Staates in unsere freie Marktwirtschaft optimalen, langfristigen Rahmenbedingungen für die Anbie- systemwidrig wären. Sie würden auch unseren Bemühun- ter, sei es durch fiskalpolitische Erleichterungen, sei'es gen zur Sanierung des Bundeshaushaltes widersprechen. durch Entlastungen im Bereich der Sozial- und Lohnkosten. Die schweizerische Wirtschaft ist bereit und - sie hat dies in Auch diese Therapie birgt gewisse Risiken in sich. Bei- der Vergangenheit bewiesen - durchaus fähig, die aufgetre- spielsweise muss man sich bewusst sein, dass dadurch tenen Schwierigkeiten selbst zu meistern. Ausbrüche aus kurzfristig wenig Effekte erzielt werden können. Wir haben diesem bewährten ordnungspolitischen System sind erfah- hierzu bestes Anschauungsmaterial aus den USA. rungsgemäss nur kurzfristig nützlich, längerfristig aber ins- Die dritte Variante wäre eine Strukturerhaltungspolitik, bei- gesamt von Nachteil. Vordringlichste Aufgabe der öffentli- spielsweise durch Finanzierungsbeihilfen oder durch eine chen Hand ist es, optimale ökonomische und politische Stützung der Wechselkurse. Diese Tendenz scheint mir in Rahmenbedingungen zu schaffen, welche die Bewältigung den Vorschlägen der SVP-Fraktion durchzuschimmern. auftretender Schwierigkeiten erleichtern. Diese Rahmenbe- Auch hier bestehen gewisse Risiken, nämlich eine langfri- dingungen können durch die Regierung und das Parlament stige Schwächung der Konkurrenzfähigkeit und eine langfri- positiv und leider aber auch oft negativ beeinflusst werden. stige Erhöhung der Krisenanfälligkeit jener Branchen, die Es gibt sogar politische Parteien, darunter auch eine keine Dynamik und damit keine Überlebensmöglichkeiten grosse, die konsequent und systematisch mit ihren Forde- aufweisen. rungen die wirtschaftlichen Rahmenbedingungen ver- Die Alternative wäre nach unserer Auffassung eine pragma- schlechtern. Dazu nur Stichworte: Bankkundenbesteue- tische Mischung differenzierter kurz- und langfristiger Sta- rung, Bankeninitiativen, immer neue Auflagen und Abgaben bilisierungsmassnahmen, die sowohl auf der Nachfrage- als für die Wirtschaft, neue Steuerbegehren usw. auch auf der Angebotsseite eingesetzt werden sollten. Mit meinen Ausführungen, Herr Bundespräsident, wollte ich Dabei müssen nach unserer Auffassung stets die effektiven lediglich einige wesentliche Punkte unseres Fragenkatalogs Erfolgschancen überlegt werden; man muss abschätzen, verdeutlichen. Ich danke dem Bundesrat zum voraus für welche und wie viele Arbeitsplätze durch die jeweils getrof- dessen Beantwortung sowie für seine Bemühungen zur fenen Massnahmen und Interventionen geschaffen werden. Bewältigung der anstehenden Probleme. Gleichzeitig muss man sich überlegen: welches sind die negativen Folgewirkungen, welches sind beispielsweise die Jaeger: Die Frage, die sich uns hier stellt, ist die: Welchen langfristigen Inflationseffekte? Wir haben versucht, Ihnen Beitrag kann der Staat leisten, um die gegenwärtigen wirt- ein solches Konzept zu unterbreiten, und ich möchte jetzt schaftlichen Schwierigkeiten zu überwinden? Therapien, zu einigen Punkten Stellung nehmen und sie etwas näher nach denen wir suchen, setzen voraus, dass man zuerst erläutern. eine Diagnose stellt und sich fragt: Wo liegen die Ursachen Wie gesagt: auch wir fordern eine Stabilisierung der für die Schwierigkeiten, mit denen wir heute zu tun haben? gesamtwirtschaftlichen Nachfrage, weil wir der Auffassung Eine Analyse zeigt, dass es drei Schichten solcher Ursa- sind, dass bei einem besseren Auslastungsgrad der Wirt- chen gibt. schaft auch zu günstigeren Kosten produziert werden kann. Zunächst müssen wir feststellen, dass die weltwirtschaftli- Andererseits sind wir skeptisch gegenüber Beschäfti- che Entwicklung und damit auch die wirtschaftliche Ent- gungs- und Arbeitsbeschaffungsprogrammen, die zu einer wicklung der Schweiz schon seit mehreren Jahren einer zusätzlichen Beanspruchung der Kapitalmärkte führen. langfristigen Trendschwäche unterliegt. Diese Trendschwä- Auch sind wir der Auffassung, dass lediglich ausführungs- che ist eine Folge von Rohstoffverteuerungen, Rohstoff- reife Projekte ins Auge gefasst werden müssten, weil Pro- knappheiten, eine Folge der Überschuldung der Entwick- jekte, die beispielsweise erst nächstes oder übernächstes lungsländer, insbesondere der Schwellenländer, und auch Jahr einkommenswirksam werden, unter Umständen gar eine Folge einer zunehmenden Sättigung auf vielen Märkten nichts mehr zur Überwindung der gegenwärtigen Schwie- in der Welt. Auch das weltweit steigende Inflationstempo rigkeiten auf dem Arbeitsmarkt beitragen, sondern sogar und die zunehmende Arbeitslosigkeit im OECD-Raum prozyklisch wirken. haben hier eine wichtige Rolle gespielt. Diese Trendschwä- Nun zur Konkurrenzfähigkeit. Hier geht es nach unserer che wird nun durch einen konjunkturellen Zyklus überlagert, Auffassung im kurzfristigen Bereich vor allem darum, die in dessen Talsohle wir uns jetzt befinden. Der konjunktu- Spiesse gleich lang zu machen. Wir müssen uns bewusst relle Einbruch wurde unter anderem durch die starke Ver- sein, dass in ähnlich gelagerten Industrieländern, wie in den schuldung der öffentlichen Haushalte vieler Industrieländer USA, Kanada, der Bundesrepublik Deutschland, auch in Ita- ausgelöst, eine Entwicklung, die zu eklatanten Zinssteige- lien und Frankreich, grosse Anstrengungen gemacht wer- rungen geführt hat. Diese Zinssteigerungen könnte man als den, um die Finanzierung der Exportgeschäfte zu erleich- eine der wichtigsten Ursachen des gegenwärtigen Konjunk- tern. Deshalb drängen sich nach unserer Auffassung der turtiefs bezeichnen. Ausbau und die Nachfinanzierung der Exportrisikogarantie Eine dritte Schicht von Ursachen erkennen wir in der struk- auf. turellen Schwäche. Der konjunkturelle Zyklus wird nämlich Ein weiterer Punkt, der uns wichtig scheint: Wir lehnen von Struktureinbrüchen in einzelnen Branchen und Regio- kaufkraftschmälernde Abstriche im Sozial- und Einkom- nen überlagert, die zum Teil nicht selbstverschuldet, son- mensbereich ab. Ich habe mir die Mühe genommen, die dern eine Folge eines sehr starken Konkurrenzdruckes sei- Zahlen der letzten drei Jahre etwas genauer anzuschauen. tens der Niedriglohnländer sind. Andererseits gibt es auch In den letzten drei Jahren (1979 bis 1981) hat das Geldlohn- strukturelle Schwächen, die auf verfehltes Management niveau in der Schweiz um 4,2 Prozent zugenommen. Die zurückgeführt werden müssen. durchschnittliche Inflationsrate hat aber 4,7 Prozent betra- Nun die Frage nach der Therapie. Was kann man machen, gen, also hat das Reallohnniveau in den letzten drei Jahren um diese Schwierigkeiten zu überwinden? Da gibt es ver- durchschnittlich um 0,5 Prozent pro Jahr abgenommen. Situation économique. Interpellations 1174 N 28 septembre 1982
Das muss man einfach sehen! Von keinem ernstzunehmen- que les efforts déployés en faveur du libre échange, aussi den Ökonomen wird heute behauptet, dass die Lohnent- bien des biens que des services, persistent dans les négo- wicklung in den letzten Jahren eine Inflationsursache gewe- ciations internationales. sen sei, oder dass die Lohnentwicklung eine Gefährdung Tous ces facteurs montrent que l'horizon n'est pas unifor- der Arbeitsplätze zur Folge gehabt habe. mément noir et, pour la part modeste que nous prenons à Bei allen kurzfristigen Massnahmen muss man sich révolution générale, nous demandons dans ce domaine au bewusst sein, dass auch dem konjunkturellen Tief, das wir Conseil fédéral qu'il poursuive activement sa politique de heute haben, wieder ein Aufschwung folgen wird. Alle présence dans les organisations économiques et de déve- Massnahmen müssen daher so getroffen werden, dass sie loppement internationales pour y faire prévaloir, avec entê- nicht erst in der Wiederaufschwungsphase wirksam werden tement, le respect des engagements pris en matière de und damit inflationär wirken. Deshalb scheint es uns sehr lutte contre l'inflation, de liberté des échanges et de stabi- wichtig, dass parallel zu den kurzfristigen Massnahmen lité monétaire. Il ne convient donc pas de modifier une ligne auch die langfristige Wirtschaftspolitik im Auge behalten permanente à cet égard, mais nous demandons quels sont wird. les moyens dont nous disposons pour faire respecter ces Wir möchten da das Schwergewicht vor allem auf die Geld- engagements par tous nos partenaires, y compris ceux qui mengenpolitik legen. Es ist unzweifelhaft, dass tiefe Infla- entendent déguiser leur protectionnisme sous des slogans tionsraten eine der wichtigsten wirtschaftlichen Rahmenbe- tels que celui de la reconquête du marché intérieur. Enfin, dingungen sind; sie allein garantieren auf lange Frist tiefere nous souhaitons que la Suisse participe au financement des Zinssätze, und sie sind auch in der Lage, die Konkurrenzfä- opérations destinées à éviter des risques d'écroulement higkeit bei der Exportwirtschaft auf lange Sicht am besten monétaire liés à l'insolvabilité de certains pays. zu gewährleisten. Wir sind deshalb der Auffassung, dass es Mais si l'inquiétude s'est répandue dans notre pays, c'est nicht richtig ist, wenn man jetzt mit protektionistischen oder que les répercussions de la situation internationale s'y font mit strukturerhaltenden Massnahmen im Bereiche der maintenant sentir. Même si notre situation reste enviable, Exportwirtschaft versucht, die Schwierigkeiten zu überwin- par rapport à celle de la plupart de nos partenaires, y com- den, sondern hier geht es in erster Linie darum, die Preis- pris du point de vue de l'emploi, des prix et du niveau de vie stabilität durch eine disziplinierte Geldmengenpolitik anzuvi- général, les perspectives justifient les soucis. A nos yeux, sieren. pourtant, à part la situation douloureuse de l'horlogerie et Schliesslich sind wir der Auffassung, dass die Verantwor- de certains secteurs heureusement très ponctuels, les diffi- tung für die Stabilitätspolitik auf lange Sicht nicht mehr cultés restent essentiellement conjoncturelles et ne deman- allein der Notenbank überlassen werden darf, sondern dass dent pas d'interventions massives des pouvoirs publics. En diese Verantwortung durch die Finanzpolitik mitgetragen effet, le tissu de l'économie suisse s'est transformé en per- werden muss, d. h. wir müssen uns bemühen, auf lange manence grâce à une adaptation résolument axée sur Sicht die Ausgaben- und Einnahmen- sowie die Verschul- l'innovation industrielle, technologique et commerciale. dungspolitik nach volks- und finanzwirtschaftlichen Grund- Cette adaptation est d'ailleurs favorisée par une dimension sätzen auszurichten und zu verstetigen. relativement modeste des entreprises et par une confronta- Ich komme zum Schluss. Es liegt mir fern, die Situation zu tion sans détours avec les concurrents étrangers. Elle est dramatisieren. Aber wir müssen uns bewusst sein, dass favorisée aussi par des possibilités de mobilité profession- sich die gegenwärtigen Schwierigkeiten in der nahen nelle, qui s'oppose à une rigidité de l'emploi aussi stérile Zukunft noch erhöhen werden, selbst wenn ab 1983 mit que sans issue. Nous disposons en outre d'une série einem Wiederaufschwung gerechnet werden darf. Ich bin d'atouts essentiels et, sans les citer tous, sachons bien dis- auch der Auffassung, dass die wirtschaftspolitischen Ent- tinguer les plus importants de façon à les conserver active- scheidungsträger die Möglichkeit haben, erfolgreich und ment. En tête, je placerai un système de formation profes- wirkungsvoll mitzuhelfen, diese Schwierigkeiten zu überwin- sionnelle, technique, commerciale, qui est exigeant et fruc- den. Aber wir warnen davor, dass man sich im Vertrauen tueux. Ce système doit maintenir la volonté du travail et le wiegt, alles sei machbar; auch über den mittelfristigen Zeit- goût du travail bien fait. raum hinaus gibt es Schwierigkeiten und Probleme, die von Il faut mentionner aussi l'outil indispensable qu'est la aussen her an unser Land herangetragen werden. Unsere recherche, qui permet à nos entreprises de maintenir leur Wirtschaft hat hier die nicht sehr leichte Aufgabe, sich auch avance technologique. Nous disposons également d'un auf solche «importierte» Störungen einzustellen und sich an réseau de relations internationales extrêmement dense et die sich verändernden Verhältnisse anzupassen. diversifié, d'une capacité de transports et de télécommuni- cations efficaces et fiables. La solidité de notre monnaie, le M. Coutau: Le débat dans lequel nous nous lançons ce niveau réduit des taux d'intérêt, un appareil bancaire puis- matin traduit incontestablement un sentiment d'inquiétude sant sont autant d'atouts à préserver. Enfin, et je dirai sur- assez largement répandu dans notre population. De nom- tout, nous connaissons ces relations sociales pour l'essen- breux événements sont effectivement de nature à justifier tiel fondées sur la bonne foi des partenaires. Il manquerait ce sentiment et tout d'abord sur le plan international. Il est encore un point capital à cette liste incomplète si je ne exact que la situation économique mondiale est sombre. La disais rien de la continuité de l'Etat. stagnation est générale et les promesses de reprise de La première chose que nous demandons dans les circons- l'activité sont différées de mois en mois, de trimestre en tri- tances actuelles est de ne pas céder à des réactions incon- mestre. Malgré cette réalité inquiétante, nous ne pensons sidérées et de ne pas vilipender ces atouts précieux. Au pas qu'il y ait de quoi céder à une panique stérile et mau- contraire, il convient de les cultiver. Plus concrètement, le vaise conseillère car nous observons aussi des signes but de toute politique économique de la Suisse doit tendre moins négatifs. Les pays qui ont entrepris résolument et à maintenir et à renforcer, dans l'immédiat et à terme, la courageusement des politiques anti-inflationnistes com- capacité concurrentielle des entreprises. A nos yeux, nous mencent à en percevoir les premiers effets positifs. Nous y parviendrons comme jusqu'ici bien davantage en favori- constatons aussi un renforcement du dollar sur le marché sant révolution permanente des structures économiques, monétaire, qui semble bien engendrer la baisse, confirmée, également du point de vue de l'emploi, plutôt qu'en prenant des taux d'intérêt au niveau mondial. Nous constatons des mesures de protection frileuses et sclérosantes. aussi une accalmie dans la hausse des prix de l'énergie; Une condition essentielle doit être remplie dans cette pers- nous enregistrons avec espoir la volonté, au moins procla- pective: c'est la poursuite résolue de la lutte contre l'infla- mée, de reconstituer les ressources des organisations tion. Elle passe par une politique très attentive en matière internationales qui financent le développement du tiers de taux de change, et nous admettons que la Banque natio- monde et les négociations visant à éviter la faillite des pays nale s'y emploie avec succès. Elle implique aussi une politi- surendettés. Enfin, si nous redoutons les mesures souvent que ouverte en matière de concurrence tant vis-à-vis des sournoises d'un protectionnisme rampant, nous constatons prestations offertes par l'étranger que dans les conditions 28. September 1982 N 1175 Wirtschaftslage. Interpellationen
qui régnent sur le marché intérieur. Mais cette lutte contre plus en plus pour faire face à leurs difficultés, des difficultés l'inflation passe aussi par l'élimination des déficits publics d'ordre économique et financier pour les collectivités publi- et, à cet égard, nous constatons que les recettes sont en ques et des régions entières. hausse constante et rapide. Par conséquent, c'est davan- Mais, à partir de là, comme le prouvent les interpellations tage du côté des dépenses qu'il faut rechercher l'équilibre. présentées et développées aujourd'hui, ainsi que les prises C'est pourquoi nous estimons contraires à la lutte contre de position et les analyses sur là situation économique, la l'inflation les décisions récentes prises en faveur du per- concordance n'existe plus. Il y a divergence sur la nature de sonnel du secteur public au plan fédéral et dans plusieurs la crise - conjoncturelle ou structurelle - sur les causes de cantons. La hausse des coûts de rémunération, qui absor- celle-ci - plutôt externes ou plutôt internes - sur les bent une part croissante des ressources dans les budgets mesures à prendre - intervention de l'Etat, liberté laissée à au détriment des investissements productifs, n'est pas l'économie privée de résoudre ces problèmes par le moyen opportune. Les augmentations d'effectifs consécutives à traditionnel qu'est la réduction des emplois. Les positions des réductions d'horaire nous semblent d'autant plus mal- et les opinions - c'est le moins que l'on puisse dire - diver- venues qu'elles pèsent lourdement sur les dépenses, déjà gent. Pour les uns, il ne faut pas dramatiser, surtout si l'on excessives. Il en va de même de la pratique de l'indexation compare notre situation à celle d'autres pays, ef telle sem- automatique dont bénéficient les salaires versés à la fonc- ble être votre attitude, Monsieur le Président de la Confédé- tion publique. Comme dans le secteur privé, cette indexa- ration. Pour d'autres - et à ce propos nous vous renvoyons tion, qui est d'ailleurs un non-sens économique, comme l'a à l'interpellation du groupe libéral et à l'exposé que vient de répété récemment encore le président de la Direction géné- nous présenter M. Coutau - les déficits des budgets rale de la Banque nationale, devrait être négociée en fonc- publics, les excès de la fiscalité et le niveau des dépenses tion des possibilités et non pas accordée aveuglément sur sociales seraient les entraves principales au redressement des bases mathématiques d'ailleurs fragiles. Les budgets de la situation. Pour d'autres encore - c'est le cas du prési- publics pourraient aussi être allégés par une politique dent du Vorort, M. von Planta, qui s'est exprimé dans ce sociale qui s'inspire moins d'un souci de redistribution sens à Zurich, lors de la récente assemblée de son associa- généralisée que d'une solidarité nécessaire et d'une aide tion - les syndicats et les travailleurs devraient modérer efficace là où le besoin s'en fait réellement sentir. On déga- leurs revendications salariales et sociales, ainsi que celles gerait aussi des ressources plus abondantes en faveur des concernant la durée du travail. M. von Planta oublie que les investissements productifs. travailleurs suisses ont fait preuve de modération depuis La deuxième ligne d'action que nous, demandons au longtemps. Conseil fédéral de suivre est le maintien de la capactié de Quant au groupe du Parti du travail, du PSA et du POCH, concurrence des entreprises. C'est essentiellement en évi- tout en étant conscient de la complexité de la situation, il ne tant des charges supplémentaires tant fiscales que sociales peut pas afficher l'optimisme, même modéré, que d'autres et administratives que l'Etat participera à cet objectif. Toute semblent montrer ici, d'autant plus que les perspectives pénalisation des secteurs les plus productifs actuellement, futures ne sont pas rassurantes même si, pour le moment, et je pense au secteur bancaire en particulier, me semble la crise ne touche que certains secteurs. totalement contradictoire dans les circonstances de Sans vouloir prétendre qu'il est facile de discerner les concurrence où nous sommes engagés avec l'étranger. causes multiples de la situation que nous connaissons et Nous demandons en revanche que les aides dont bénéfi- tout en étant convaincu qu'il ne suffirait pas, comme l'on cient les exportateurs étrangers, de la part de leur gouver- pourrait être tenté de faire, d'entrevoir dans la situation la nement, soient accordées aux exportateurs suisses dans pure et simple conséquence des contradictions typiques du des proportions correspondantes, notamment en matière capitalisme, je suis d'avis que les problèmes posés par la de garantie contre les risques à l'exportation. crise ne peuvent plus être abordés avec les seules recettes Nous apprécions et nous approuvons les mesures prises traditionnelles de l'économie libérale, comme vient de nous d'une part pour atténuer les difficultés humaines et maté- le dire M. Coutau. En effet, il me semble que nous sommes rielles qui découlent de l'évolution des structures économi- confrontés à une crise de type nouveau qui demande, de la ques, je veux parler en particulier de l'assurance-chômage, part de tous, patronat, travailleurs, pouvoirs publics, une et d'autre part, pour favoriser cette évolution des structures attitude nouvelle et des choix courageux pour envisager comme le programme d'impulsion, la loi sur les investisse- des mesures efficaces permettant de sortir de cette situa- ments en régions de montagne, l'aide aux régions économi- tion dans l'intérêt général du pays et de la majorité de sa quement défavorisées, l'encouragement à la recherche. population, et cela avec un objectif prioritaire, la défense de Mais nous sommes convaincus que c'est davantage en l'emploi. On n'atteindra pas cet objectif si l'on continue à encourageant la responsabilité et l'engagement individuels, rendre responsables de cette situation les travailleurs qui plutôt qu'en acceptant de toujours reporter sur d'autres, et exigent trop, a dénoncer le haut niveau des coûts sociaux en particulier sur l'Etat, la tâche de surmonter les difficultés, et les dépenses sociales! que la Suisse relèvera, une fois de plus, le défi que les cir- Dans cet ordre d'idées, notre groupe repousse les considé- constances lui lancent. rations de ceux qui prétendent que tous les malheurs, des En conclusion, nous ne demandons pas que l'Etat en fasse petites et moyennes entreprises en particulier, proviennent plus, nous ne demandons pas nécessairement qu'il en des cotisations sociales, du développement incontrôlé de fasse moins, mais qu'il fasse mieux, à partir des ressources l'Etat, d'une politique fiscale qui ne viserait qu'à charger importantes que l'économie du pays met à sa disposition. davantage les entreprises. Nous le faisons avant tout parce que ce n'est pas du tout le cas de la Suisse. En effet, force M. Carobbio: L'augmentation du nombre des chômeurs est de constater que notre sécurité sociale n'est de loin pas complets et partiels, la baisse des commandes indus- aussi développée que dans d'autres pays, que la durée trielles, la baisse des investissements, les menaces sur hebdomadaire du travail est chez nous l'une des plus lon- l'activité économique dans certains secteurs et certaines gues du monde, et que la fiscalité n'est pas particulière- régions, telles sont les caractéristiques de la dégradation ment lourde pour les gros revenus et les bénéfices des de la situation économique et du marché de l'emploi, sur sociétés anonymes. lesquelles tout le monde semble être d'accord. Les consé- En outre, il a été pratiqué en Suisse, ces dernières années, quences qui découlent de cette situation sont connues et une politique de réduction du rôle de l'Etat, qui est certaine- généralement admises: perte de valeur des capitaux inves- ment, en partie tout au moins, responsable de certaines dif- tis à la suite de la fermeture d'entreprises et du sous- ficultés que nous connaissons aujourd'hui. Nous ne sui- emploi des appareils de production, difficultés financières, vons pas non plus l'attitude de ceux qui prétendent limiter sociales et humaines pour les travailleurs lourdement tou- le rôle de l'Etat, dans cette situation, à simplement créer les chés par les mesures de licenciement et de réduction de conditions les plus favorables pour permettre à l'entreprise l'horaire de travail que les milieux patronaux adoptent de privée de résoudre ses problèmes selon ses expériences. Situation économique. Interpellations 1176 N 28 septembre 1982
Et à ceux qui demandent une pause dans les dépenses la mise en oeuvre de la série de mesures qui permettront de sociales, je dirai qu'ils pourraient avoir raison à la condition faire face à une situation qui, dans notre optique, risque de de reconnaître que toutes les parties en cause fassent des devenir toujours plus critique. sacrifices, milieux patronaux compris. Pour ce faire, il y a lieu d'admettre l'adoption de mesures nouvelles par l'inter- Bundespräsident Honegger: Ich möchte den Herren Inter- vention de l'Etat. pellanten für die ausführliche Begründung ihrer Interpella- Notre groupe est donc d'avis que la crise que nous vivons tionen sehr danken. Der Bundesrat hat mich ermächtigt, die depuis quelques années, et qui risque de se prolonger sieben Interpellationen - mit vielen Fragen - wie folgt zu encore tant au niveau international qu'au niveau national, beantworten: montre clairement l'incapacité et l'impossibilité de l'écono- Das Warten auf den internationalen Konjunkturaufschwung mie privée et de l'économie de marché de résoudre à elles dauert nun schon bald zwei Jahre. Auch im Spätsommer seules, sans coûts sociaux considérables pour la majorité 1982 stieg weltweit die Arbeitslosigkeit noch an. Weder sind de la population, les problèmes complexes posés par la deutliche Anzeichen für eine Überwindung der Investitions- situation présente. schwäche noch für einen zunehmenden Welthandel auszu- Tout en reconnaissant que l'économie de marché ne peut machen; diesem erwächst durch die Zahlungsschwierigkei- pas être dans nos sociétés entièrement remplacée dans sa ten der osteuropäischen Staaten und der Entwicklungslän- fonction d'orientation des choix économiques, et tout en der noch zusätzliche Gefahren. Zu den bekannten Ursa- reconnaissant que l'étatisme économique n'a pas donné chen, wie etwa die weltweit schlecht ausgelastete Kapazi- des preuves suffisamment convaincantes et valables, nous tät, die ungünstige Ertragslage sowie die immer noch zu pensons qu'il revient avant tout aux pouvoirs publics, en hohen Realzinsen, ist ein wichtiges neues Element hinzuge- collaboration avec les partenaires sociaux, de prendre l'ini- kommen: es ist die immer mehr um sich greifende Verunsi- tiative de diriger les mesures nécessaires de transforma- cherung, die sowohl Investoren wie Konsumenten als auch tion, de définir les limites de l'économie de marché sur la die wirtschaftspolitischen Entscheidungsträger zu erfassen base de nouvelles exigences fondées sur la qualité de la scheint. Dazu gehören Ratlosigkeit angesichts einer anhal- vie. Tout cela doit être fait dans l'optique de donner la prio- tenden Diskrepanz zwischen den erklärten wirtschaftspoliti- rité à la sauvegarde du plein emploi et à la création de nou- schen Absichten und den wirtschaftlichen Realitäten, aber velles places de travail. Nous sommes d'accord qu'il faut auch Unsicherheit über die Entwicklung bei Zinssätzen und favoriser une innovation technologique, la réorganisation Wechselkursen; hinzu kommt die Zurückhaltung, die durch d'un appareil de production, mais nous sommes aussi de weltweit um sich greifende protektionistische Tendenzen l'avis que cette évolution ne doit pas se réaliser abrupte- hervorgerufen wird. Schliesslich sind es die Verunsicherung ment, comme c'est le cas maintenant, au détriment exclusif durch eine wachsende Verpolitisierung der internationalen ou presque du niveau de l'emploi. Pour empêcher cela, il Wirtschaftsbeziehungen wie die steigende Frustration über est indispensable, à notre avis, que les pouvoirs publics die zunehmende Verdrängung des unternehmerischen Lei- jouent un rôle actif dans cette orientation, qu'ils se refusent stungswettbewerbes durch eine Konkurrenz zwischen den à s'en remettre au seul libre jeu de l'économie de marché Staatskassen, die das Wirtschaftsbild prägen. Wir denken pour trouver des solutions. vor allem an den Exportkreditwettlauf. Alle diese Elemente Dans cette perspective, le groupe du Parti du travail, du drücken zweifelsohne auf das Investitionsklima und bela- PSA et du POCH pense - il le demande dans son interpella- sten damit letztlich die Entwicklungsaussichten der Welt- tion - que la Confédération doit prendre des mesures, et wirtschaft. vite; ces mesures ne consisteront pas seulement à injecter Es gibt aber auch positive Elemente im gegenwärtigen Bild des capitaux dans l'économie. Elles devront être conçues à der Weltwirtschaft. Zu einer gewissen Zuversicht berechti- brève échéance (conjoncturelles) et à échéance moyenne. gen die Fortschritte in der Teuerungsbekämpfung, der Ver- Parmi les premières, il faudrait envisager des mesures de lauf der Erdölpreise sowie die weitgehende Beseitigung der soutien des investissements dans les régions les plus tou- Ungleichgewichte der Leistungsbilanzen zwischen den In- chées par la crise, dans le but de diversifier l'activité écono- dustrie- und den erdölproduzierenden Staaten. Als weiteres mique et de créer de nouveaux emplois. Nous croyons qu'il positives Element ist ein verbreiteter Rückgang der Zins- est possible d'agir positivement dans le domaine de la pro- sätze zu vermerken; deren Höhe ist für die anhaltende Inve- tection de l'environnement, de la santé, de la formation. stitionsflaute mitverantwortlich gemacht worden. Ferner D'autres mesures viseront à favoriser la mobilité profes- darf uns die hohe Arbeitslosigkeit den Blick für positive Ent- sionnelle, en particulier pour lutter contre le chômage des wicklungen auf dem Arbeitsmarkt nicht versperren. In jeunes. Le problème de la révision de notre loi sur la forma- nahezu allen OECD-Ländern, insbesondere aber in den Ver- tion professionnelle est posé; il faut aménager cette loi einigten Staaten und der Bundesrepublik Deutschland, pour permettre une formation plus large par le biais d'une konnte eine grosse Zahl neuer Arbeitsplätze geschaffen réduction du nombre des apprentissages. Nous deman- werden. Sie reichen aber leider nicht aus, um Arbeitsplatz- dons aussi des mesures visant à obliger les entreprises, verluste auszugleichen und zusätzlich die aufgrund des frü- c'est important, à informer les autorités et les syndicats heren Babybooms ansteigende Zahl der Erwerbsfähigen zu avant d'introduire le travail à temps partiel ou de décider beschäftigen. Strukturelle Anpassungsprozesse, ohne die des licenciements. Il faudra aussi appliquer des mesures die weltwirtschaftliche Wachstumsschwäche leider nicht monétaires en vue de faire baisser le taux d'intérêt et de überwunden werden kann, sind in grösserem Ausmass in favoriser la relance économique, par exemple dans un sec- Gang gekommen. Die erzielten Erfolge werden aber leider teur comme la construction de logements où sévit la pénu- durch demographische Faktoren überdeckt. rie. Parmi les mesures à moyen terme, nous envisageons Die weltwirtschaftliche Schwäche hat sich erst im laufenden des modifications législatives pour réduire la durée hebdo- Jahr fühlbarer auch auf die schweizerische Wirtschaft aus- madaire du travail. Je crois que c'est un domaine dans gewirkt. Ein Einbruch in der Grössenordnung der Rezes- lequel il faut persévérer. Il faut des modifications législatives sion von 1974 bis 1976 steht sowohl nach der Meinung des aussi pour abaisser l'âge de la retraite et pour tendre à un Bundesrates als auch der Kommission für Konjunkturfragen accroissement des moyens de contrôle des travailleurs nicht bevor. Am stärksten vom Rückgang betroffen sind dans les entreprises. Il ne suffit pas, en effet, de demander zwei Industriezweige: die Uhrenindustrie und etwas weniger aux travailleurs de faire preuve de modération si on ne leur ausgeprägt die Metall- und Maschinenindustrie. Abgesehen donne pas la possibilité de voir comment les situations se von der Uhrenindustrie ist bei den anderen Konsumgüterin- développent dans les entreprises. dustrien keine dramatische Zuspitzung der Lage eingetre- Voilà en bref ce que notre groupe demande; il invite le ten. Die Bauwirtschaft befindet sich in einer deutlich günsti- Conseil fédéral à examiner ses propositions. En conclusion, geren Lage als 1974 bis 1976. Sie ist nicht mit der Hypothek je demande à M. Honegger de nous dire dans quelle hoher Leerwohnungsbestände belastet und hat sich in mesure il est prêt, et avec lui le Conseil fédéral, à envisager grösserem Umfange die Nachfrage nach Bauleistungen für 28. September 1982 N 1177 Wirtschaftslage. Interpellationen
Modernisierungen und wärmetechnische Sanierungen gung bei Kurzarbeit von 12 auf 18 Monate heraufgesetzt zunutze zu machen verstanden. Auch die demographische worden. Für Ganzarbeitslose, die in wirtschaftlich bedroh- Entwicklung kommt ihr zugute. Die Zahl der Haushaltgrün- ten Regionen ansässig sind oder früher beschäftigt waren, dungen dürfte noch während rund eines Jahrzehnts hoch wurde die Bezugsdauer von 150 auf 180 Tage verlängert. bleiben. Der Dienstleistungssektor weist immer noch ein Gestützt auf das Arbeitsvermittlungsgesetz sind vermehrt positives, wenn auch abgeschwächtes Wachstum der Mittel für Weiterbildungs- und Umschulungskurse, aber Beschäftigung auf. auch für Einsatzprogramme zur vorübergehenden Beschäf- Doch kehren wir zu den beiden erstgenannten Industrien tigung von Arbeitslosen ausgerichtet worden und sollen zurück. Bei den Schwierigkeiten der Uhrenindustrie spielen auch inskünftig - vielleicht noch vermehrt - ausgerichtet in starkem Ausmass strukturelle Faktoren mit, so insbeson- werden. Die Arbeitsbeschaffungsreserven der privaten dere der Rückgang des Marktanteils der mechanischen Wirtschaft haben wir generell freigegeben. Noch im Som- Uhren. Auch bei besseren konjunkturellen Verhältnissen mer dieses Jahres überschritt der Bestand an ausländi- werden sich in den sogenannten Uhrenregionen weiterhin schen Arbeitskräften die Vorjahreszahl um 16 000 Perso- Restrukturierungsprobleme stellen. Der Übergang von der nen. Im Hinblick auf die Konjunkturlage hat sich der Bun- mechanischen zur elektronischen Uhr bringt leider einen desrat entschlossen, vom 1. November an die Kontingente Abbau von Arbeitskräften mit sich. für Jahresbewilligungen, Kurzaufenthalter und Saisonniers Die Maschinenindustrie verzeichnete im ersten Quartal nur noch teilweise freizugeben. beim Auftragseingang > noch ein Zwischenhoch; erst im In parlamentarischer Beratung steht ein weiterer Rahmen- zweiten Quartal ist eine starke Rückbildung des Arbeitsvor- kredit für die Entwicklungshilfe und für Mischkredite. Diese rates eingetreten. Diese ist zwar stark von der weltweiten im internationalen Quervergleich immer noch sehr beschei- Investitionsschwäche mitgeprägt. Mitgewirkt hat aber auch denen Mittel dienen gemäss den Bestimmungen des Ent- ein anderes preisliches Wettbewerbsverhalten. Zahlreiche wicklungshilfegesetzes den zahlungsschwachen Empfän- Unternehmen haben sich entschlossen, ihre Reserven nicht gerländern, haben aber auch positive Auswirkungen auf für die Hereinnahme unterpreisiger Aufträge einzusetzen. unsere Beschäftigungslage. Aufgrund des Bundesbe- Im Hinblick auf auch in diesem Wirtschaftszweig vorhande- schlusses über Finanzierungsbeihilfen zugunsten wirt- nen strukturellen Probleme wollen sie die Verwendung der schaftlich bedrohter Regionen wurden bisher über 70 Pro- Eigenmittel auf die Verbesserung des Leistungsangebotes jekte gefördert. Diese werden voraussichtlich annähernd konzentrieren. Und dieses innovationsbewusste Verhalten 2000 neue Arbeitsplätze schaffen. Die überwiegende Mehr- ist auch in anderen Branchen glücklicherweise vermehrt zahl befindet sich in den Uhrenkantonen. Das Gemein-* anzutreffen. Schaftsprogramm zur Weiterentwicklung der Komponenten Trotzdem lassen sich Schwierigkeiten von Unternehmen und der Produktionsmittel für die elektronische Uhr konnte nicht immer vermeiden. Hier helfen die Leistungen der bisher trotz der finanziellen Schwierigkeiten der Uhrenindu- Arbeitslosenversicherung, dass die Lasten für ein Durchhal- strie in der vorgesehenen Grössenordnung durchgehalten ten und das Warten auf bessere Zeiten nicht allein von den werden. Unternehmen getragen werden müssen. Die Arbeitslosen- Bevor auf die die unmittelbare Zukunft betreffenden Fragen versicherung hat in dieser Beziehung eine Doppelfunktion. eingegangen werden soll, noch ein Wort zu den längerfristi- In erster Linie ist sie ein soziales Sicherheitsnetz für den gen Problemen, die in einer Reihe von Interpellationen auf- von Arbeitslosigkeit Betroffenen. Andererseits bietet sie geworfen wurden. Der Bundesrat ist der Auffassung, es sei aber auch eine Reihe von Möglichkeiten zur Verbesserung an der bereits eingetretenen Stabilisierung der Bundes- der künftigen Beschäftigungslage. Die verschiedenen Fak- quote am Bruttosozialprodukt festzuhalten. Die Entwick- toren gegeneinander abwägend, gelangt der Bundesrat zur lung des Bundeshaushalts muss mit den bescheideneren folgenden Lagebeurteilung. Wachstumsaussichten kommender Jahre in Einklang In einer Reihe von Regionen sind strukturelle Anpassungs- gebracht werden. Auf der anderen Seite erschiene es aber prozesse im Gange; deren Auswirkungen werden durch die auch nicht sinnvoll, den Investitionsspielraum des Bundes konjunkturelle Entwicklung leider verstärkt. Im weiteren unter die angestrebte Verstetigung auf dem Niveau der Vor- Verlauf des Jahres ist mit einem Anhalten der konjunkturel- jahre zu drücken. Der Bundesrat hat nicht die Absicht, an len Schwäche und leider auch mit einem Anstieg der Teilar- sozialen und anderen Sicherungsnetzen Abstriche zu bean- beitslosigkeit zu rechnen. Allerdings steht eine dramatische tragen. Zuspitzung der Lage nach Meinung des Bundesrates nicht Eine Interpellation wirft die Frage nach einer generellen Her- bevor. Verschiedene Massnahmen mit konjunkturstützen- absetzung des Rentenalters auf. Im Bereiche der bestehen- der Wirkung und zur Erleichterung der strukturellen Anpas- den Sozialversicherungen erscheinen dem Bundesrat sung sind bereits eingeleitet, stehen in der parlamentari- Änderungen, die zu einer zusätzlichen Belastung der Wirt- schen Beratung oder werden den Räten in nächster Zeit, schaft und der öffentlichen Hand führen, nicht vereinbar zu insbesondere auch im Zusammenhang mit dem Budget sein mit den längerfristigen wirtschafts- und finanzpoliti- 1983, unterbreitet. In den Jahren 1980 und 1981 wurden die schen Zielsetzungen. Im Zusammenhang mit den aktuellen von der Nationalbank in Übereinstimmung mit dem Bundes- Zahlungsschwierigkeiten mancher. Länder wird in einzelnen rat anvisierten Wachstumsziele für die Notenbankgeld- Interpellationen auch die Frage nach den längerfristigen menge deutlich unterschritten: Diese Abweichungen sind aussenwirtschaftspolitischen Zielsetzungen aufgeworfen. im Lichte der restriktiven Geldpolitik im Ausland und deren Von besonderer Bedeutung für unsere in hohem Masse Auswirkungen auf die Wechselkurse zu beurteilen. Wären vom Aussenhandel abhängige Wirtschaft ist die Erhaltung die Ziele eingehalten worden, hätte sich der Schweizerfran- einer offenen, multilateral abgesicherten Welthandelsord- ken sicher stärker abgewertet und die Teuerung wäre grös- nung. Der Bundesrat erwartet von der kommenden GATT- ser ausgefallen. Nachdem erste Anzeichen einer Rezession Ministerkonferenz eindeutige Signale namentlich zur Her- auch in der Schweiz sichtbar wurden und ein Rückgang der stellung des Vertrauens der Investoren in die Anwendung Inflation in Aussicht stand, erachteten Bundesrat und Natio- und Respektierung der international vereinbarten Handels- nalbank für das Jahr 1982 eine leichte Ausdehnung der regeln. Dieser Verhandlung wird deshalb von der schweize- Notenbankgeldmenge um 3 Prozent für angezeigt. Die bis- rischen Aussenwirtschaftspolitik hohe Priorität beigemes- herige Geldmengenentwicklung liegt im Zielbereich. Diese sen, wie überhaupt der Kampf gegen Praktiken, die den Politik hat zum fühlbaren Rückgang der Zinssätze und zu Zugang unserer Produkte zu ausländischen Märkten behin- einer real stabileren Wechselkursentwicklung beigetragen. dern, heute im Vordergrund steht. In diesem Zusammen- Konjunkturwirksam sollte die auf breiter Front eingetretene hang gilt es insbesondere auch, die Möglichkeiten des Frei- Zinssenkung am Kapitalmarkt vor allem dann werden, wenn handelsabkommens mit den Europäischen Gemeinschaften sie zur Verbilligung von Export- und auch Hypothekarkredi- voll auszuschöpfen. ten führt. Die internationale Verschuldung ist zu einem weltwirtschaft- Bei der Arbeitslosenversicherung ist die Anspruchberechti- lichen Problem geworden. Eine Häufung grösserer Insol-
149-N Situation économique. Interpellations 1178 N 28 septembre 1982
venzfälle müsste für die Finanzmärkte und den internationa- probleme. Seit Jahren wird immer wieder die investitions- len Handel zu einer schweren Belastungsprobe werden. und exportbehindernde Rolle der Warenumsatzsteuer dis- Nicht zuletzt im Hinblick auf diese Risiken hat der Bundes- kutiert. Eine Arbeitsgruppe prüft zurzeit, ob durch Geset- rat seinen Grundsatzentscheid zum Beitritt zum Internatio- zesänderungen die bei höheren Sätzen zunehmend ins nalen Währungsfonds und zur Weltbank getroffen. Gewicht fallenden Verzerrungen behoben werden könnten. Beschäftigungspolitische Überlegungen sprechen auch 1978 wurden bei der Wehrsteuer die steuerfreien Abschrei- heute für eine angemessene Weiterführung unserer Zusam- bungssätze um 30 Prozent erhöht. Diese wurden von den menarbeit mit der IDA. Die Mitwirkung unseres Landes an meisten Kantonen erfreulicherweise übernommen. Sie sol- internationalen Solidaritätsaktionen zugunsten wirtschaft- len in der kommenden Wehrsteuerperiode ebenfalls weiter- lich und finanziell bedrohter Länder erfordert nach Ansicht geführt werden. Auch dies trägt zur Stärkung der Innova- des Bundesrates die Bereitstellung eines Instrumentariums, tionsfähigkeit bei und berücksichtigt die heute härteren das in Zusammenarbeit mit unserer Nationalbank und allen- Wettbewerbsverhältnisse. falls mit den Banken die finanziellen Auswirkungen für den Mit diesen Hinweisen auf längerfristig bedeutungsvolle Ent- Bund in tragbaren Grenzen halten würde. wicklungen möchten wir verdeutlichen, dass der Bundesrat Ein Instrument, das mit rascher Wirkung zur Stützung der keine Strukturerhaltungspolitik betreiben, hingegen die Beschäftigung eingesetzt werden könnte und von dem in erforderlichen Anpassungen durch Hilfe zur Selbsthilfe för- verschiedenen Interpellationen auch die Rede war, ist die dern will. Wir hoffen, der Nationalrat werde ebenfalls - wie Exportrisikogarantie. Sie erbringt schon heute, sowohl im schon der Ständerat - dem dieser Zielsetzung dienenden Bereich der Währungsabsicherung als auch der politischen zweiten Impulsprogramm zustimmen. Risiken Leistungen, die sie aufgrund ihrer derzeitigen finan- In die Richtung Hilfe durch Selbsthilfe geht auch der vorge- ziellen Lage eigentlich einschränken oder mindestens ver- sehene Ausbau des Bundesbeschlusses über Finanzie- teuern müsste. Natürlich kann sie dies nur zeitlich begrenzt rungsbeihilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regio- tun. Es wird sich deshalb recht bald die Frage stellen, ob nen. Insbesondere sollen die Klein- und Mittelbetriebe bei der Wirtschaft die Massnahmen zugemutet werden können, der Klärung unternehmerischer und vor allem technologi- die sich zur Verbesserung der Exportrisikogarantiefinanzen scher Probleme unterstützt und Industrieansiedlungspro- aufdrängen. Ein Ausbau der ERG-Leistungen stösst ange- jekte durch Zinskostenbeiträge gefördert werden. sichts dieser Umstände leider auf beträchtliche Schwierig- Für die Berggebiete, die ähnliche Probleme wie die Uhren- keiten. Im internationalen Vergleich der Risikoübernahmen regionen kennen, prüfert wir zurzeit die Erweiterung des steht die ERG allerdings nicht schlecht da, abgesehen von sachlichen Geltungsbereiches des Investitionshilfegesetzes der Absicherung des Del-credere-Risikos privater Käufer. auf Investitionen mit infrastrukturähnlichem Charakter, die Schwierigkeiten bereiten unseren Exportunternehmen in in besonderem Masse geeignet sind, die Wirtschafts- und Einzelfällen weniger die Leistungen ausländischer Garantie- Arbeitsplatzstrukturen der Bergregionen zu stärken. institute, als die direkten staatlichen Exportfinanzierungen. Geprüft wird ferner auch die Verbesserung der Wirksamkeit Der Bundesrat wird aufmerksam verfolgen, wie die Leistun- des Bundesgesetzes über Bürgschaftsgewährung durch gen der ERG unter Berücksichtigung der Beschäftigungs- die Einräumung von Zinskostenbeiträgen und allenfalls entwicklung, aber auch der finanzpolitischen Möglichkeiten auch Steuererleichterungen an bestehende oder ansied- und der internationalen Konkurrenzlage zu gestalten sind. lungswillige neue Klein- und Mittelbetriebe. Im Rahmen der längerfristigen Exportanstrengungen ist Eine Arbeitsgruppe meines Departementes beschäftigt sich auch das im laufenden Jahr angenommene neue Gesetz überdies mit der Frage, ob der Bund zur Schaffung eines über den Bundesbeitrag an die Schweizerische Zentrale für Marktes für Wagnisfinanzierungskapital beitragen könne. In Handelsförderung von Bedeutung. Durch die damit dieser Richtung zielende Vorschläge werden im Laufe des erreichte Verstetigung sind bundesseitig die Voraussetzun- nächsten Jahres sehr wahrscheinlich im Bundesrat zu dis- gen für eine längerfristige Ausrichtung der schweizerischen kutieren sein. Exportförderung geschaffen worden. Die Schweiz ist aber Im beruflichen Bildungswesen schliesslich werden nun in ein Land mit Ertragsbilanzüberschüssen. Schon aus diesem rascher Folge zahlreiche Berufsbildungsreglemente revi- Grund können Exportförderungsmassnahrnen nur eine flan- diert, um die Grundlagen für eine weitere, den modernen kierende Unterstützung privatwirtschaftlicher Anpassungs- Anforderungen entsprechende Berufsbildung zu schaffen. anstrengungen zum Ziele haben. Sie sollen nicht in struk- Wieweit dieses Ziel erreicht wird, hängt aber nicht in erster turerhaltende Grössenordnungen hineinwachsen. Linie vom Bund ab. Die an diesen Arbeiten beteiligten Die Frage nach der arbeitsmarktpolitischen Bedeutung von Berufsverbände, Arbeitgeber- und Arbeitnehmerorganisa- Arbeitszeitverkürzungen ist in einzelnen Interpellationen tionen und Schulen besitzen einen weiten Autonomiespiel- ebenfalls aufgeworfen worden. Ob eine Arbeitszeitverkür- raum. Es hängt deshalb von ihnen ab, wieweit sie ihren Frei- zung von der Kostenseite her verkraftbar ist, hängt nicht heitsspielraum zur Selbsterneuerung ausnutzen wollen. zuletzt von den Bedingungen ab, mit denen sie verknüpft Kehren wir nun von den eher mittel- und längerfristigen Pro- sind. In diesem Zusammenhang sei daran erinnert, dass die blemen nochmals zur unmittelbaren Zukunft, das heisst Uhrenindustrie im Jahre 1976 ihre Arbeitszeitverkürzung dem Haushaltjahr 1983, zurück. Der Bundesrat geht in sei- unter Verzicht auf den Ausgleich vorgenommen hat. Ohne nem Voranschlag von der Erwartung aus, es gelinge im diesen Verzicht wäre heute vermutlich die Zahl der Arbeits- Laufe des nächsten Jahres, den konjunkturellen Tiefpunkt losen in den Uhrenregionen grösser. Als Mittel zur Stützung zu überwinden und wieder ein bescheidenes wirtschaftli- der Konjunktur scheint sich nach Ansicht des Bundesrates ches Wachstum zu erreichen. Er befindet sich mit dieser eine generelle Arbeitszeitverkürzung mit vollem Lohnaus- Prognose in Übereinstimmung mit der Kommission für Kon- gleich nicht zu eignen. Bisherige Erfahrungen anderer Län- junkturfragen. der geben jedenfalls eher zu Skepsis Anlass. Im übrigen ist Ein weiteres zu berücksichtigendes Element bildet der von festzuhalten, dass auch heute noch in manchen Bereichen den eidgenössischen Räten immer wieder erneuerte Spar- ein ausgesprochener Kadermangel besteht, der mit auftrag. Dieser sollte indessen nicht dazu führen, dass das Arbeitszeitverkürzungen höchstens noch verschärft würde. Investitionspotential gegenüber den Vorjahren gesenkt und Der für das Bundespersonal in Aussicht genommenen die Politik der Verstetigung beeinträchtigt wird. Diese Arbeitszeitverkürzung misst der Bundesrat keine Signalwir- Gefahr droht insbesondere auf dem Gebiete der Beschaf- kung für die private Wirtschaft bei. Der Bund folgt nur der fungen und Investitionen. Darüber hinaus gehen möchte Entwicklung in grossen Teilen der Privatwirtschaft. Die der Bundesrat nicht, rechnet doch die Bauwirtschaft selbst Finanzkommissionen und anschliessend die Räte werden zurzeit nicht mit einem krisenhaften Einbruch. noch dieses Jahr Gelegenheit haben, darüber zu entschei- Sollte sich die dem Budget zugrunde gelegte Prognose als den. Wir wollen deshalb - so scheint es dem Bundesrat - zu optimistisch erweisen und es deshalb im Laufe des dieser Diskussion nicht vorgreifen. nächsten Jahres zu konjunkturbedingten Verschlechterun- Zu weiteren aufgeworfenen Fragen gehören auch Steuer- gen des Bundeshaushaltes kommen, so sollen diese nach 28. September 1982 N 1179 Wirtschaftslage. Interpellationen
Auffassung des Bundesrates hingenommen und nicht Stellungskriegen aufbrauchen, sondern fähig sind, kon- durch zusätzliche Sparmassnahmen kompensiert werden. struktive Lösungen zu vereinbaren. Der Bundesrat bittet die Wenn sich auch die Perspektiven für das Jahr 1984 ver- eidgenössischen Räte, die konjunkturelle Lage nicht zu dra- schlechtern, so ist der Bundesrat bereit, für bereits bewil- matisieren und als Vorwand zum Ausbrechen aus der ligte Projekte Zahlungskredite aufzustocken, nötigenfalls finanzpolitischen Disziplin zu gebrauchen, die sie seit Jah- auch zusätzliche, aber zeitlich befristete Verpflichtungen im ren vom Bundesrat immer wieder fordern. Lassen Sie sich Sinne von Arbeitsbeschaffungsmassnahmen vorzuschla- durch ihre berechtigte Besorgnis nicht zu Reaktionen ver- gen. leiten, die in einer Reihe von Ländern eine Hauptursache für Einleitend wurde darauf hingewiesen, dass verschiedene Inflation, Haushaltschwierigkeiten und Dauerarbeitslosigkeit Instrumente zur Förderung wirtschaftlich schwacher Regio- bildeten. Der Bundesrat hat die sich aufdrängende Bereit- nen bestehen und benutzt werden. Wie intensiv von diesen schaftsstellung bezogen; eine Reihe von Massnahmen ist Möglichkeiten im kommenden Jahr Gebrauch gemacht bereits getroffen, eingeleitet oder im Voranschlag 1983 und wird, hängt aber in erster Linie von der Initiative dieser später in Aussicht genommen worden. Vorzeitig die Kräfte Regionen ab. Insbesondere in den Uhrenregionen hat sich verzetteln und dadurch den Willen zur Selbsthilfe schwä- die Notwendigkeit einer engeren Zusammenarbeit der chen, das möchte der Bundesrat hingegen nicht. Behörden ergeben. Das im März geschaffene Koordina- tionsorgan «BIGA/Uhrenkantone/Uhrenstädte» dient der Präsidentin: Zu diesen Interpellationen ist die Diskussion gegenseitigen Abstimmung und Koordination der getroffe- verlangt worden. nen und noch zu treffenden Massnahmen im wirtschaftli- Sie haben die Diskussion ohne Widerrede beschlossen. chen, arbeitsmarktpolitischen und sozialen Bereich. Es haben sich zahlreiche Redner gemeldet; bis jetzt sind es Der Bundesrat hat die Kreditspielräume für Hilfen zugun- 53. Ich mache Sie darauf aufmerksam, dass wir diese Dis- sten wirtschaftlich besonders bedrängter Regionen im Vor- kussion heute beenden sollten. Eine Verlängerung der Sit- anschlag nicht auf Vorrat erhöht. Nötigenfalls wird er Nach- zung wird deshalb kaum zu umgehen sein. tragskredite beantragen, um die Hilfe zur Selbsthilfe nicht einschränken und dadurch strukturelle Anpassungspro- Ziegler-Solothurn: Als Vertreter eines Kantons, der nicht zesse behindern zu müssen. Damit wird auch die Rolle der nur den konjunkturellen Wellenschlag, sondern auch die in kantonalen Politik und lokaler Initiativen verdeutlicht. Die mancher Hinsicht einseitige Wirtschaftsstruktur zu spüren Kantone haben ihre eigene Verantwortung. Ein Warten auf bekommen hat, möchte ich der Besorgnis über das weitere Bern wäre keine der Lage angemessene Haltung. Wie die Ansteigen der Arbeitslosigkeit Ausdruck geben. Arbeitslo- Erfahrung zeigt, sind sich die kantonalen Volkswirtschafts- sigkeit und Kurzarbeit sind ein hartes Schicksal. Für die direktoren dessen durchaus bewusst. Im übrigen funktio- Betroffenen und deren Familien stellen sich nicht nur mate- niert die Zusammenarbeit für beide Seiten recht gut. rielle Probleme. Nicht zu unterschätzen ist auch die mora- Lassen Sie mich zum Schluss die Stellungnahme des Bun- lisch-psychische Belastung. Im Rahmen der zusätzlichen desrates nochmals in den Hauptpunkten rekapitulieren. Massnahmen zur Milderung der wirtschaftlichen Schwierig- keiten, wie sie hier vorgeschlagen wurden, ist insbesondere 1. Die heutigen und noch zu erwartenden konjunkturellen die Förderung des technischen Erneuerungs- und Speziali- Schwierigkeiten reichen nach Meinung des Bundesrates sierungsprozesses zu unterstützen. Dieser Förderung nicht in die Dimensionen des Einbruchs von 1974 bis 1976 kommt für unsere exportorientierte Industrie ganz entschei- hinein. dende Bedeutung zu. Es geht vor allem darum - Herr Bun- 2. Der Voranschlag 1983 schlägt mit Rücksicht auf die kon- despräsident Honegger hat darauf hingewiesen -, optimale junkturellen Schwierigkeiten eine reale'Verstetigung der Rahmenbedingungen zu schaffen. Zu diesen Rahmenbedin- öffentlichen, vom Bund beeinflussbaren Investitionen für gungen gehört auch die Bekräftigung einer guten Sozial- das nächste Jahr vor. partnerschaft. Sozialpartnerschaft ist aber keine Einbahn- 3. Sollte die konjunkturelle Schwäche zu einer Verschlech- strasse, weder in der Richtung, dass schwierige Wettbe- terung des Haushalts führen, so sollte sie nicht durch werbs- und Ertragslagen durch zu weitgehende Forderun- zusätzliche Sparmassnahmen ausgeglichen werden. gen überstrapaziert werden, noch in der anderen Richtung, 4. Kommt es entgegen der Lagebeurteilung des Bundesra- dass die Rezession zum Anlass für fragwürdige Korrektu- tes zu einer Perspektive eines sich im Jahre 1984 fortset- ren am Sozialstaat genommen wird. zenden negativen Wirtschaftswachstums, so ist der Bun- Ich kann der Schlussfolgerung des Vorortspräsidenten desrat bereit, weitere Massnahmen zur Stützung der Inve- Dr. von Planta zustimmen, wenn er erklärte: «Es ist ein stitionstätigkeit und zur Innovationsförderung vorzuschla- Gesetz der Strategie, Zweifrontenkriege zu vermeiden. Wir gen. stehen heute in einem Krieg an unserer wirtschaftlichen 5. Solche Vorkehren werden sich jedoch in 'einem nicht- Aussenfront und können uns deshalb einen Krieg an der inflationären Rahmen halten müssen und nicht auf Struktur- Innenfront ganz einfach nicht leisten.» Darüber hinaus erhaltung ausgerichtet sein. möchte ich betonen, dass die Erhaltung des sozialen Frie- dens mehr sein muss als nur eine strategische, für die Zeit 6. Massnahmen, die sich nötigenfalls aufdrängen, sollen des wirtschaftlichen Kriegszustandes gültige Massnahme. zeitlich befristet sein und nicht zu einer dauerhaften Aus- weitung der Verpflichtungen des Bundes führen. Die Friedenspflicht hat eine grundsätzliche und unbefristete Gültigkeit. Für gemeinsame Probleme sind immer gemein- 7. Der Bundesrat ist gewillt, bestehende regionalpolitische same Lösungen zu erarbeiten. Die Arbeitnehmer geben Instrumente zu verbessern, flexibel einzusetzen und den sich durchaus Rechenschaft darüber, dass heute viele Vollzug nötigenfalls auch noch zu vereinfachen. Die Haupt- Unternehmen mit Existenzsorgen zu kämpfen haben. Von initiative zu deren Anwendung muss aber von den von Arbeitnehmerseite wird aber erwartet, dass diese Probleme besonderen Schwierigkeiten betroffenen Kantonen, Regio- nicht einseitig zulasten der Arbeitnehmer gelöst werden. nen und vor allem privaten Initiativträgern ausgehen. Das Leider kann man sich des Eindrucks nicht erwehren, dass Ziel der Bundesaktivitäten ist Hilfe zur Selbsthilfe. oft vorschnell Entlassungen vorgenommen werden, ohne Unser Land und unsere Wirtschaft stehen sicher vor die Belegschaften überhaupt zu fragen, ob sie allenfalls schwierigen Aufgaben. Sowohl was die Beschäftigungslage bereit wären, Opfer zu bringen, um Kündigungen zu vermei- als auch die öffentlichen Finanzen betrifft, verfügen wir den. Auf diese Weise wird die notwendige Bindung und jedoch über eine im internationalen Vergleich günstige Aus- Identifikation der Arbeitnehmer mit ihren Unternehmen gangsposition. Grosse Teile der Wirtschaft sind gewillt, sich gefährdet und das marktwirtschaftliche System bei der dem Anpassungsdruck für ein verstärkt innovatives Verhal- Arbeitnehmerschaft in Frage gestellt. ten zu stellen. Die Sozialpartner befinden sich sicher in kei- Noch ein Wort zum vieldiskutierten und misskreditierten ner leichten Lage. Der Bundesrat ist aber zuversichtlich, Indexautomatismus: Der volle Teuerungsausgleich ist nicht dass sie mehrheitlich ihre Kräfte nicht in dogmatischen nur eine wichtige soziale Errungenschaft, die den Lebens- Situation économique. Interpellations 1180 N 28 septembre 1982
standard der Arbeitnehmer und deren Familien sichert. Er private Gelder zum öffentlichen Fenster hinausschmeisseh. .ist auch eine wichtige wirtschaftspolitische Errungenschaft, Denn wer zum eigenen Staat auf politische Distanz ging, denn der Teuerungsausgleich bedeutet Erhaltung der Kauf- befürwortete verbal diese Abkoppelung vom Staat und ver- kraft. Er ist ein volkswirtschaftlicher Stabilisator ersten Ran- möbelte ebenso radikal die eigene Institution. Aber, Herr ges. Die Nichtgewährung des Teuerungsausgleiches würde Kollege Nebiker, es hinderte die SVP keinesfalls daran, die eine Abwärtsspirale in Gang setzen, die nur schwerlich auf- staatliche Landwirtschaft mitsamt den staatlichen Millionen zuhalten wäre. Wenn eine Politik der Beschneidung der entsprechend zu fördern und zu akzeptieren. Und wenn Sie Kaufkraft auch bei uns um sich greift, dann werden die sich berechtigt fühlen zu behaupten, die SP - denn sie war negativen Auswirkungen auf unsere Inlandwirtschaft späte- wohl angesprochen - wie auch die Gewerkschaften würden stens im nächsten Frühjahr spürbar werden. Für den diese Wirtschaft, das Land überfordern und hätten den Moment muss deshalb gelten: Wer den vollen Teuerungs- Wohlstand und den Sozialstaat Schweiz überzogen, dann ausgleich bezahlen kann, muss.ihn bezahlen, um die Stabili- muss ich zu meinem Leidwesen feststellen: Wir haben lei- tät unserer Binnenkonjunktur zu sichern. Eine generelle der nicht die Mehrheit, also muss es, wenn das stimmen Infragestellung des Teuerungsausgleichs läuft auf eine Poli- würde, noch andere Schuldige geben. tik hinaus, wie sie in den dreissiger Jahren praktiziert wurde Wenn die SP und die Gewerkschaften diesen Staat so über- und heute wieder in vielen Industriestaaten praktiziert wird. fordert hätten, wie das die Landwirtschaft tut, dann wäre Wir haben aus gemachten Fehlern Lehren zu ziehen. der Vorwurf von Herrn Nebiker berechtigt; denn vom Staat, von Staatshilfe und von der Öffentlichkeit kann überhaupt Hubacher: Die Antwort von Herrn Bundespräsident Honeg- niemand in diesem Land mehr profitieren als die Landwirt- ger auf die nach meiner Statistik 48 Fragen in den verschie- schaft. Ich sage das nicht als Vorwurf, aber wir sind nicht denen dringlichen Interpellationen ist meiner Auffassung bereit, ausgerechnet aus dieser Ecke derartige Vorwürfe nach nicht umfassend ausgefallen, und vor allem habe ich entgegenzunehmen; ich finde sie deplaciert in den Schuhen nicht herausgehört, Herr Bundespräsident, was eigentlich in des SVP-Fraktionsvorsitzenden. Wir plädieren nicht für eine unmittelbarer Zukunft dort zu tun ist, wo es auch in unse- Staatswirtschaft, aber das andere Extrem ist eben auch das rem Lande schwieriger aussieht als im Durchschnittsge- extreme Minimum. Die Frage stellt sich: MUSS es denn so mälde, das noch einigermassen befriedigend ist. Ich glaube, wenig Staat sein, wie in den letzten Jahren von rechts die äusseren Rahmenbedingungen, vor allem für unsere gepredigt worden ist? Denn dieser Staat hat ja schon in vie- Exportwirtschaft, sind alles andere als rosig: 20 Millionen len Bereichen der Wirtschaft nichts zu sagen, nichts zu Arbeitslose in Europa und in den USA, 300 Millionen sagen bei den Hypothekarzinsen beispielsweise. Die soge- Arbeitslose in den Drittweltländern, ein Bedarf - nach nannt massgeblichen Kreise, die in diesem hohen Hause UNO-Schätzungen - von 1 Milliarde neuer Arbeitsplätze in die Mehrheit haben, konservieren ein Kartellgesetz ohne der Dritten Welt, dies, wenn das Arbeitslosenelend besiegt Biss; das Aktienrecht ist museumsreif. Aber die Minnesän- werden sollte. Fast ein Dutzend Staaten, darunter recht ger der freien Wirtschaft wollen ja gar nicht mehr Markt, sie potente wie Brasilien, Argentinien, Mexiko oder Polen, sind wollen offenbar mehr Macht. Weniger Staat bedeutet eben praktisch zahlungsunfähig. Westliche, auch Schweizer Ban- mehr private Macht. Nun hat es heute doch etwas anders ken, bangen bereits um die Zahlung der fälligen Zinsen. Von getönt. Offenbar stimmt diese Melodie dann nicht, wenn Rückzahlungen der Schulden wagen viele nicht einmal nicht unbedingt wirtschaftliche Schönwetterverhältnisse mehr zu träumen. herrschen. Die Lage ist - das haben wir vernommen - ern- Die oft allzu grosse Nachsicht im Ausland zwingt nun die ster geworden. Ich glaube, Herr Bundespräsident Honeg- Grossbanken zu besonderer Vorsicht im Inland. Nachdem ger, sie ist auch für uns ernster geworden in der langfristi- im Ausland zuviel Gas gegeben wurde, wird jetzt im Inland gen Beurteilung. Ich nehme nur den letzten Bericht des auf die Exportkreditbremse getreten. Die einheimische Wirt- «Club of Rome», in dem ich lese, dass aller Wahrscheinlich- schaft bekommt also die ausländischen Verlustrisiken keit nach in modernen Industriestaaten bis zum Jahre 2000 direkt zu spüren. Und namhafte Schweizer Firmen haben jeder dritte Arbeitsplatz gefährdet sei, jeder dritte Arbeits- vor allem im Ausland - und nicht im Inland - Geld verloren, platz, der technologischer Umstellung oder Revolution dies durch Fehldispositionen bzw. unvorsichtige Expansio- geopfert werden könnte, so dass, wenn auch mit Verspä- nen. Und auch der Finanzplatz Schweiz hat eben nicht nur tung, diese Entwicklung auch an uns nicht spurlos vorüber- seine Sonnenseiten. Er erhöht die Auslandabhängigkeit gehen wird. derart, dass sie bereits in sogenannten Fachkreisen als Wir sind von der SP aus der Meinung: Mit unserem politi- recht sorgenvoll betrachtet wird, sie steht in umgekehrter schen System sind wir alle zur Zusammenarbeit verurteilt. Proportion zum militärischen Unabhängigkeitswillen. Wir sind zu einer minimalen Gemeinsamkeit verurteilt. Das Zusammengefasst: wenn es im Ausland stürmt und tobt, Gegenteil hält dieses Land ohne Verlust seiner legendären bleibt die Schweiz wohl keine Sonneninsel. Und wenn sich Stabilität und Solidität überhaupt nicht aus. In Krisenzeiten Herr Kollege Cevey an unsere Adresse legitimiert fühlt, das ist besonders das soziale Netz entscheidend. Es erträgt sogenannt schlechte Beispiel der sozialistischen Regierung keinen politischen Klassenkampf von oben, und es erträgt in Frankreich anzuführen, dann möchte ich an die katastro- phale Wirtschaftspolitik der bürgerlichen Premierministerin keine Rosskuren gegen unten. Wer jetzt Opfer fordert, Ver- ständnis fordert, Einsicht und Verzicht fordert, vor allem Margreth Thatcher in England oder des USA-Präsidenten von den Arbeitnehmern, von der grossen Masse, müsste, Ronald Reagan erinnern. Ich meine, dass, wenn überhaupt um glaubwürdig zu sein, selber mit einem guten Beispiel von einem besonderen Misserfolg, der jetzt schon fest- vorangehen.. Der Wechsel vom Mercedes zum Volvo ist steht, gesprochen werden kann, dann sicher von der Defla- noch nicht unbedingt ein Opfergang. tionspolitik in England und in den USA. Ich gebe aber Herrn Kollege Cevey recht; alle Regierungen, ob bürgerliche oder Zum Schluss: Wenn diese minimale Gemeinsamkeit für uns sozialdemokratische, haben Mühe mit der Bewältigung der notwendig ist, um über die Runden zu kommen, dann kann Probleme. Ich glaube, die französische nicht am meisten, auch jede Partei nur noch drei Schwerpunkte haben. Ich die zwei genannten sehr viel mehr. glaube nicht, dass eine einseitige Verzichtspolitik an die Wie steht es mit den Rahmenbedingungen im Inland? Ich Adresse der Arbeitnehmer das richtige ist. Die Gewerk- meine, sie könnten besser sein. Die staatliche Wirtschafts- schaften sind nicht der rote Zweig der Heilsarmee. Das feuerwehr, die jetzt von Herrn Bundespräsident Honegger biblische Wort heisst ja wohl kaum: Wer wenig hat, soll viel, vorgeführt worden ist, ist nur bedingt einsatzbereit. Die und wer viel hat, soll wenig geben. massgebliche bürgerliche Staatspartei gefiel sich in den An die Adresse der SVP: Arbeitszeitverkürzung kann in der letzten Jahren vor allem darin, den eigenen Staat zu ver- Schweiz, die europäisch die längsten Arbeitszeiten hat, leugnen, ihn zu hindern statt zu fördern; und wer da - wie nicht einfach länger in der politischen Verbotszone liegen, die SPS - sich von diesem Staat nicht dispensieren liess, in der Schweigezone, in der man darüber nicht redet. Es war angeblich nicht «in» und wollte selbstverständlich nur kann sein, dass, wenn für alle zuwenig Arbeit vorhanden 28. September 1982 N 1181 Wirtschaftslage. Interpellationen
sein sollte, eben diese Arbeit anders auf alle verteilt werden cohésion romande ne repose pas, d'abord, sur des don- müsste. nées économiques. Elle repose sur une communauté Letztes: Die Rolle des Staates erträgt keine ideologischen socio-culturelle. Vorurteile. Wir haben mit etlicher Genugtuung zur Kenntnis Ce qui est valable pour nous, Romands, est aussi valable genommen, dass hier das Verständnis sich ändert und dass pour bien d'autres régions de la Suisse. La vraie difficulté offenbar in einer schwierigeren Zeit auch Parteien, die in est d'importance nationale. Il s'agit des disparités régio- den letzten Jahren leider den Staat nur noch verleugnet nales qui augmentent entre la Suisse riche et la Suisse pau- haben, diesen eigenen Staat zum Glück wieder zu entdek- vre. Le poids économique des cinq cantons forts a aug- ken beginnen. menté jusqu'à ces dernières années pour passer de 37 à 41 pour cent alors que le poids des cinq cantons les plus fai- M. Butty: C'est au nom de la députation démocrate-chré- bles a diminué. L'inégalité pèse ainsi aussi lourdement sur tienne romande que je vais intervenir. Mon intervention se la Suisse centrale et les régions de montagne que sur la rapportera spécialement à la politique régionale ainsi qu'au Suisse romande. problème de l'emploi. Autre exemple: l'industrie du bois. Notre collègue Louis Un vent froid souffle sur notre économie et, par consé- Barras a posé une question à ce sujet hier. C'est une indus- quent, sur l'emploi. Il faudra apprendre à gérer la décrois- trie importante : 90 000 emplois en Suisse. Elle concerne sance, en tout cas pour certaines régions. Il faudra se aussi les corporations de droit public, cantons, communes, contenter d'une croissance ralentie et même stoppée pour bourgeoisies, souvent situées dans les régions les plus d'autres régions, malheureusement les moins développées, défavorisées. Or, le marché suisse est inondé de sciages celles précisément qui cherchent un rattrapage. étrangers. Le bois est pourtant notre seule matière pre- Si les économies sont laissées à elles-mêmes, les dispari- mière et elle se renouvelle. A côté du problème de la survie tés régionales continueront de s'accentuer, constituant une de cette industrie, il est question de l'exploitation ration- menace pour l'identité culturelle de ces régions qui est nelle de nos forêts. Or, elle est soumise à une concurrence incompatible avec un authentique fédéralisme. Voilà le étrangère qui nous offre des bois à des prix imbattables. Il y cadre tracé. va là du revenu non seulement de nos collectivités, mais La politique régionale liée au maintien du plein emploi dans aussi du plein emploi; 90000 emplois, ce n'est pas rien. l'ensemble de notre pays est en cause. Tout d'abord, la Autre exemple, permettez que je cite mon canton, celui de concentration dans l'économie suisse s'accentue. Ces Fribourg, dont l'économie est en plein développement et transformations sont particulièrement visibles sous trois heureusement diversifiée. C'est peut-être notre chance par formes: rapport aux régions horlogères. Pour l'instant, la situation est satisfaisante mais le développement est ralenti, pour ne 1. Concentration des unités de production, où les grandes pas dire arrêté dans des régions où le revenu par tête est entreprises en particulier, pour mieux supporter le ralentis- faible. Une enquête très récente de la Chambre de com- sement, renforcent leurs centres, renonçant ainsi à une merce de mon canton démontre que, si l'alimentation, à décentralisation qui est pourtant nécessaire à l'équilibre part la chocolaterie, l'habillement, le papier d'emballage, la économique de ce pays; métallurgie, ont un niveau satisfaisant, la situation des 2. Concentration du pouvoir de décision, qui apparaît dans entreprises de construction, l'industrie des matériaux, des les imbrications nouvelles des personnes, des institutions, machines et appareils, de même que le bois, est très incer- des capitaux et des contrats entre les entreprises; taine. Or, l'économie de ce canton, où le pourcentage de la 3. Concentration dans l'espace, qui s'exprime par une main-d'œuvre étrangère est, en chiffre réel, inférieur à la aggravation des disparités régionales. moyenne suisse, est ralentie et stoppée. Cela signifie que L'inégalité de revenu par tête d'habitant entre les cantons les Suisses seront touchés de plein fouet dans des régions avait tendance à s'atténuer entre 1965 et 1972; elle s'est à où l'on n'a pas connu les euphories de la croissance gon- nouveau accentuée à partir de 1973. flée grâce à l'apport de main-d'œuvre étrangère. A Fri- La Suisse est l'un des pays où l'on rencontre les concentra- bourg, c'est quatre à cinq cents emplois nouveaux qu'il faut tions spatiales les plus poussées dans le secteur industriel trouver pour faire face à l'arrivée des jeunes sur le marché et dans celui des services. C'est vous-même, Monsieur le du travail. Cela aussi doit amener à réflexion. Conseiller fédéral, qui disiez à Brigue, en 1981, que le Dernier exemple, le Valais. Je le cite d'ailleurs en accord 65 pour cent environ du potentiel économique total est avec nos collègues démocrates chrétiens valaisans. concentré sur 3 pour cent de la superficie de notre pays. La production de l'industrie métallurgique suisse est infé- Toutes les considérations qui précèdent tendent à démon- rieure actuellement à celle de 1974. Elle est même en dimi- trer la nécessité, dans la dégradation conjoncturelle que nution depuis deux ans et les perspectives sont faibles nous commençons à vivre, de diversifier les mesures et de pour 1983. tenir compte des régions, particulièrement des régions de Cela est valable aussi pour l'industrie de l'aluminium dans le montagne et du Plateau, ainsi que des régions périphéri- Valais du centre (2800 emplois). Or, la concurrence est très ques. forte. Elle émane souvent d'entreprises nationalisées dispo- Je citerai quelques exemples. Ce n'est pas seulement en sant de sources d'énergie presque gratuites. Les emplois tant que Romand que j'interviens. En effet, on ne peut pas sont menacés, ce qui est grave pour les travailleurs. Des parler de région économique romande, alors qu'on pourrait mesures doivent être prises. D'autre part, dans ces régions, parler de région économique de la montagne ou du nord- les législations souvent draconiennes que nous votons ouest de la Suisse. entravent de manière inadmissible certains secteurs écono- Il y a peu de similitude en ce qui concerne par exemple la miques. La petite entreprise familiale, également l'artisanat répartition sectorielle au niveau romand. Fribourg, Valais, local de nos vallées, de ces régions souvent d'accès diffi- Vaud et Jura comportent, malgré un secteur secondaire cile, voient leur existence en cause. La vie des familles, des important/heureusement un secteur primaire - l'agriculture villages est en jeu. Cela est valable pour de nombreuses - qui est encore proportionnellement plus fort que la régions des Préalpes et de la montagne. Sans demander moyenne suisse. Neuchâtel est marqué par un rapport plus l'aumône fédérale, les gens de ces régions demandent sim- élevé du secteur secondaire, tandis que Genève est nette- plement qu'on les laisse travailler pour vivre. ment axé sur le tertiaire. D'autre part, la dispersion, pour ne Que dire enfin des régions horlogères? D'autres que moi pas dire la différence, est aussi accusée sur le plan des vont aussi intervenir à ce sujet. Nous soutiendrons leurs revenus par tête d'habitant: Genève, 24 pour cent de plus efforts. que la moyenne suisse; dans le canton de Fribourg, il est Cela doit nous amener à certaines réflexions. malheureusement inférieur de 18 pour cent au revenu Cette intervention est d'abord, Monsieur le Conseiller fédé- moyen. A l'intérieur des cantons francophones, la structure ral, une descripition d'un état existant, d'un «Istzustand», des réseaux urbains diffère considérablement. Donc, la d'une sensibilité authentique et originale, ressentie face aux Situation économique. Interpellations 1182 N 28 septembre 1982
difficultés actuelles et futures dans certaines régions de ce le plan fédéral ou cantonal en faveur des régions dont pays. l'existence est menacée. Cependant, ces diverses mesures En tout état de cause, la Suisse ne peut pas échapper à la sont devenues aujourd'hui trop rigides, trop bureaucrati- réorganisation de son économie. Les Romands, comme les ques, trop compliquées. Un patron dynamique - et il en habitants des régions les plus faibles de ce pays, le savent. existe encore même dans l'horlogerie - perd trop de temps Si on veut les entendre, ils apporteront un concours déter- à essayer de remplir toutes les conditions qui lui permettent minant. Ils savent aussi être réalistes. La nature le leur a d'obtenir ces aides. Dans ce cas très précis, alors oui, je appris. Ils refusent par contre l'injustice. suis en faveur du slogan: moins d'Etat, moins de bureau- Des mesures à prendre, j'en cite une. Tout d'abord une cratie. observation suivie de la concentration économique et une Je me prononce également - c'est le deuxième élément de étude du degré qui est nécessaire et acceptabfe pour notre mon exposé - en faveur d'une réelle décentralisation. A pays. Proposer au Parlement, comme vous l'avez dit tout à l'ère de l'électronique, des systèmes perfectionnés de com- l'heure, un ensemble de mesures encourageant les entre- munication, la centralisation de l'administration n'est plus prises de dimension moyenne, le développement des nécessaire. Une telle décentralisation pourrait constituer le régions fiables en y associant, communes, cantons, et en moteur ou le complément économique pour des régions exigeant de l'administration fédérale une décentralisation durement atteintes par la crise. La Confédération peut et lorsque cela est possible. doit agir dans ce domaine car des raisons régionales, éco- Enfin, prendre des mesures diversifiées suivant les sec- nomiques, financières, foncières même, plaident en faveur teurs économiques et les régions, comme ce fut le cas il y a de cette mesure. Dans le même ordre d'idées, les com- quelques années lors de la mise en place de la législation mandes des CFF, des PTT ou encore de Swissair devraient sur les restrictions de crédits et lors du premier programme faire l'objet d'une nouvelle répartition. Je vous assure que de relance. Je présidais ces deux commissions. L'expé- les entreprises de ma région sont tout à fait capables de rience fut bonne. Pourquoi ne pas la reprendre si cela se produire instruments, appareils, pièces pour ces diverses révèle nécessaire? C'est une demande que je formule régies. expressément à cette tribune. Lorsque je constate l'empressement, pour ne pas dire plus, avec lequel le Conseil des Etats et la Commission militaire M. Loetscher: Pour une fois, et cela n'est pas coutume, les de notre conseil volent au secours de la maison Saurer, je groupes sont unanimes et admettent une dégradation suis en mesure, je dirais même que je suis en droit, d'atten- dre pour ma région les mêmes égards. Il ne s'agit pas ici, inquiétante de la situation économique en Suisse, particu- lièrement dans certains secteurs. Après la perte de dizaines comme l'a dit M. Butty, d'opposer la Suisse romande à la Suisse allemande; il s'agit d'une question beaucoup plus de milliers d'emplois dans l'industrie horlogère, on est en fondamentale, d'une question d'équité pour le maintien de droit de considérer que le point critique est atteint et que, l'équilibre confédéral. contrairement à l'avis du Conseil fédéral, exprimé par le La crise actuelle nous oblige à envisager des mesures président de la Confédération, qui croit pouvoir attendre urgentes, audacieuses, des mesures qui sortent des sché- encore, j'estime que des mesures immédiates, concrètes, mas traditionnels. Les travailleurs de l'industrie horlogère doivent être prises en faveur des régions concernées. demandent des mesures immédiates, Monsieur le Prési- Depuis 1975 déjà, le problème existe dans l'axe horloger. Il dent de la Confédération. Et je crois qu'il faut très rapide- aura fallu attendre 1982 pour que l'ensemble du pays ment passer des paroles aux actes si l'on ne veut pas aug- prenne conscience de la gravité de la situation. Plusieurs menter le sentiment de résignation qui, dangereusement, propositions ont été avancées pour essayer de faire face à s'installe dans les régions les plus touchées de notre pays. la crise. Il n'est pas possible de toutes les évoquer ici. Je Il y va, j'insiste, de l'équilibre, de l'avenir tout court de notre me bornerai à mettre en exergue deux éléments qui me Etat confédéral. paraissent importants mais qui ne remplacent ni n'empê- chent d'autres mesures telles, par exemple, celles immé- diates qui viseraient à prolonger la durée d'indemnisation Rüegg: Aus der Sicht der Maschinenindustrie scheint mir die Diagnose, wie sie Herr Bundespräsident Honegger so- pour les personnes qui ont déjà épuisé leur droit aux pres- tations de chômage. eben gestellt hat, richtig zu sein. Der Schweiz geht es tat- sächlich noch deutlich besser als allen übrigen westlichen A mon avis, la Confédération, avec l'aide du canton et des Industrieländern, von den stark verschuldeten Oststaats- communes concernés, devrait promouvoir une véritable handelsländern, einigen südamerikanischen Staaten und politique régionale afin de venir en aide aux régions péri- den Enlwicklungs- und -Schwellenländern gar nicht zu phériques. Pourquoi, par exemple, une région comme la reden. Trotzdem sind wir auch in der Maschinenindustrie mienne, le Jura bernois, doit-elle, au même titre que les besorgt über die Entwicklung der letzten Monate: Weil der villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle, être pénalisée par Arbeitsvorrat innert 3 Monaten von 7,2 auf 6,2 Monate un prix de revient plus élevé du gaz naturel, par le seul fait zurückgegangen ist und die Indices aller Branchen rückläu- qu'elle se trouve à l'extrémité du réseau de distribution? fig sind - im Textilmaschinenbau, der am härtesten betrof- Lorsque le phénomène se répète plusieurs fois, la situation fen wurde, ging der Arbeitsvorrat von 5,7 auf 3,8 Monate devient intenable. Une aide financière directe par la réduc- zurück -, weil die Kurzarbeit, die Ende Juli noch 5 Prozent tion des taux d'intérêt ou par l'augmentation des subven- betragen hat, weiter anwächst, weil sich die Ertragslage tions compenserait en partie ces disparités régionales. zufolge des unerbittlichen Konkurrenzkampfes auf den Comme par le passé, je reste partisan de nouveaux pro- Weltmärkten bei vielen Unternehmungen stark verschlech- grammes d'impulsion. tert hat. Les efforts de diversification doivent être poursuivis, mais Über die Verschlechterung der Lage dürfen die noch guten ces termes: programmes d'impulsion, diversification, ne Exportziffern des ersten Halbjahres 1982, die mit 11,7 Mil- doivent pas être un baume tranquille, ils ne doivent pas camoufler la réalité. Les chômeurs exigent des mesures liarden Franken noch 6 Prozent über dem Vorjahr lagen, concrètes immédiates. La demande, maintes fois formulée, nicht hinwegtäuschen. Sie reflektieren die Vergangenheit d'une plus grande mobilité professionnelle, n'est pas, à und sagen nichts aus über die nähere Zukunft. Wenn wir mes yeux, inadéquate dans le cadre d'une région. Ce qui den Ursachen der gegenwärtigen Situation nachgehen, so est inadéquat, inadmissible, c'est de parler de mobilité pro- stellen wir fest, dass international wirksame und nicht spezi- fessionnelle lorsqu'il n'y a pas de travail dans la région. Je fisch schweizerische Faktoren das Geschehen bestimmen. Es sind im wesentlichen drei Einflussfaktoren: suis également partisan de la réduction du temps de travail, mais comment vouloir réduire le temps de travail si les gens 1. die weltweite Investitionsflaute, die in allen Industrielän- n'ont plus de travail? dern herrscht und die auch die Entwicklungsländer erfasst Je reconnais qu'il existe de multiples possibilités d'aide sur hat, 28. September 1982 N 1183 Wirtschaftslage. Interpellationen
2. die internationalen Finanzierungsengpässe, die sich vor teufeln. Wir sind, Herr Hubacher, ja nicht aus freiwilligen dem Hintergrund von Zahlungsbilanzdefiziten, überborden- Stücken weltweit verbunden, denn wenn wir nicht seit Jahr- der Staatsverschuldung und zunehmender Zahlungsunfä- zehnten exportieren würden, wären wir heute auch ein Ent- higkeit im privaten wie im öffentlichen Sektor abspielen, und wicklungsland mit all seinen Sorgen und Nöten! 3. der zunehmende Protektionismus, in dem immer mehr Länder ihr Heil suchen und dessen Wirkung von Leuten, die M. Jelmini: Personne ne veut évoquer la crise en faisant nicht an der Front stehen, oft unterschätzt wird. Aus der état de réflexions pessimistes, mais il faut se rendre Diagnose können wir erkennen, dass es sich bei der compte de la nécessité d'éviter la répétition des erreurs du Maschinen- und Metallindustrie um einen weltweiten kon- passé. junkturellen Einbruch handelt und nicht um eine Struktur- Il y a un demi-siècle, on espérait que la crise serait maîtri- krise. Sicher gibt es auch strukturelle Elemente, aber der sée par l'économie de marché. Cependant, jadis comme Strukturwandel ist ein Dauerprozess, mit dem die Industrie aujourd'hui, le principe «plus de marché, plus de concur- leben muss und der unsere exportorientierte Branche in rence» contribue à aggraver la crise. La découverte la plus der Vergangenheit stark gemacht hat. importante de la doctrine économique était et est encore que l'augmentation des investissements étatiques et celle Aus der Diagnose geht auch hervor, dass wir die Ertrags- des dépenses des pouvoirs publics doivent compenser la lage verbessern müssen, um international mit der Konkur- diminution des investissements privés et du pouvoir renz Schritt halten zu können. Wenn uns dies nicht gelingt und unsere Produkte, die zu 65 Prozent in den Export d'achat. Durant des décennies donc, on a engagé une poli- gehen, zu teuer sind, dann nützen alle Massnahmen auf tique conjoncturelle anticyclique qui a permis de maintenir dem Sektor, der Ausbildung und der regionalen Hilfe nichts. un certain équilibre; la récession pouvait être dominée dès Deshalb kann auch eine Reduktion der Arbeitszeit ohne les premiers signes. Cependant il paraît que, dans «l'âge» gleichzeitige Reduktion der Löhne gar nicht zur Diskussion du moins d'Etat, on ne veut plus de cette méthode. stehen! Wir würden durch eine solche Massnahme lediglich Aujourd'hui, en période de récession, on veut à tout prix die internationale Konkurrenzfähigkeit weiter verschlech- atteindre l'équilibre budgétaire. Une pareille politique risque tern und zusätzlich Arbeitsplätze verlieren. évidemment de prolonger et d'aggraver la crise. En outre, dans les années trente comme à l'heure actuelle, Aus den verschiedenen Interpellationen geht die Frage la plupart des entreprises cherchent à transférer la pression nach den Heilmitteln, die der Staat anzubieten hat, sehr des coûts sur le personnel. Il est procédé à des licencie- deutlich hervor. Nach Auffassung der freisinnig-demokrati- ments et les salaires sont baissés, par le biais de la limita- schen Fraktion hat der Staat bereits weitgehend getan, was tion de la compensation du renchérissement, ce qui signifie er in der derzeitigen Situation tun kann. Er hat beim Auftre- une réduction du pouvoir d'achat. Si le renchérissement ten wirtschaftlicher Schwierigkeiten mit einer besonderen n'est compensé que partiellement ou plus du tout, la réces- Kraftanstrengung von Regierung und Parlament die sion, conditionnée par l'économie extérieure, est automati- Arbeitslosenversicherung eingeführt und damit wesentlich quement transférée sur l'économie intérieure. dazu beigetragen, die Folgen der Arbeitslosigkeit und der Par conséquent si, au début de l'année prochaine, notre Teilarbeitslosigkeit zu mildern. Dass es unter den Arbeitslo- économie intérieure glisse aussi dans la crise, ceux qui ont sen viele Einzelschicksale gibt und noch geben wird, falls engagé la lutte contre la compensation du renchérissement die Rezession anhält, darf hier nicht verschwiegen werden. en porteront, dans une grande mesure, la responsabilité. Il Unsere Regierung bemüht sich auch, mit allen ihr zur Verfü- faut reconnaître que les associations de travailleurs ont gung stehenden Mitteln den Protektionismus zu bekämp- toujours tenu compte des difficultés des entreprises mena- fen. Impulsprogramme und regionale Hilfe, wie sie in jüng- cées dans leur existence, mais elles attendent, en retour, ster Zeit eingeleitet wurden und die wir als zweckmässig que les entreprises qui en ont la possibilité assurent pleine- erachten, sind zwar wertvolle flankierende Massnahmen, ment la compensation du renchérissement, ce qui contri- doch darf ihre Wirkung nicht überschätzt werden. buera largement à la stabilisation de la demande intérieure. Für die Maschinenindustrie viel wichtiger sind die Probleme En ce qui concerne la compensation du renchérissement, der Exportfinanzierung, weil zunehmend Qualität, Präzision, je ne peux pas partager les propos de ceux qui, je crois, Zuverlässigkeit und Service allein nicht mehr genügen. Es dans les milieux de la Banque nationale, voudraient faire ist leider heute so, dass die meisten Exporte in Entwick- une distinction entre renchérissement des biens et renché- lungsländer und Schwellenländer ohne die Exportrisikoga- rissement de l'argent. En effet, si, par exemple, le prix du rantie nicht zustande kommen würden. Wenn wir also eine pétrole augmente à cause des intérêts élevés pratiqués aux Exportförderung ins Auge fassen, so ist die Exportrisikoga- Etats Unis, cela est-il dû au renchérissement de l'argent ou rantie das wirksamste Förderungsinstrument, von welchem à celui des biens? Il faut bien l'admettre, il s'agit ici de sowohl die Export- wie die Zulieferfirmen profitieren. Herr considérations et d'évaluations spécieuses à éviter. Bundespräsident Honegger hat auf diese Probleme hinge- Je me suis limité à ces deux réflexions qui nous amènent, wiesen. entre autres, à conclure que la Confédération, les cantons Abschliessend möchte ich festhalten, dass der Staat sehr et les communes doivent se tenir prêts à engager, le wenig Möglichkeiten hat, unserer differenzierten und welt- moment venu, les mesures propres à rétablir un équilibre weit tätigen Exportindustrie zu helfen. Er kann zwar in einer menacé, indépendamment des possibilités budgétaires. Je akuten Krisensituation sektoriell eingreifen und Arbeits- pense surtout aux tâches nombreuses qui nous incombent plätze erhalten, indem er seine Investitionen im Bereiche dans le domaine de l'énergie, du trafic et de la protection der PTT, der SBB, der Rüstungsbeschaffung und der de l'environnement. Le président de la Confédération a öffentlichen Bauten verstärkt. Zurzeit scheint mir aber d'ailleurs bien voulu manifester la pleine disponibilité du höchstens ein Vorziehen von Rüstungsaufträgen, die im Gouvernement fédéral dans ce sens, et nous devons aussi Inland arbeitswirksam werden, als sinnvoll, um Arbeits- encourager les pouvoirs publics au niveau cantonal et com- plätze von Spezialisten zu erhalten. Im übrigen leisten wir munal. Nous devons nous convaincre que, pour être effi- mittel- und langfristig unserer Wirtschaft und damit unseren cace, la politique économique ne peut être l'apanage de Arbeitnehmern den besten Dienst, wenn wir uns durch wei- l'institut d'émission et des tenants de l'économie de mar- ses Masshalten in der Lohn- und Sozialpolitik dem verlang- ché. samten Wachstum unserer Wirtschaft und der Weltwirt- schaft anpassen. Hier erwächst nicht dem Staat, sondern in Wagner: Es ist für uns Arbeitnehmer ein schwacher Trost, erster Linie den Sozialpartnern eine anspruchsvolle Auf- wenn man uns sagt, man solle die heutige Wirtschaftslage gabe, die sie im Interesse unseres Landes lösen müssen. nicht dramatisieren! Nicht nur unsere Arbeitslosen und auf Es wäre auch von Nutzen, wenn wir einmal aufhören wür- Kurzarbeit Gesetzten haben grosse Sorgen. Auch die heute den, die Banken und die multinationalen Unternehmungen, noch Beschäftigten sind unsicher und machen sich Gedan- die Hauptstützen unserer gegenwärtigen Wirtschaft, zu ver- ken, was eigentlich in unserem Land, aber auch weltweit mit Situation économique. Interpellations 1184 N 28 septembre 1982
uns Arbeitern geschieht. Schon lange ist von Umstrukturie- die Rebellen, Kollege Nebiker, die zu Boykotten aufrufen, rung und von Redimensionierung die Rede. Und wir wuss- Begehren haufenweise an den Bundesrat herantragen? Wir ten eigentlich recht lange nicht, was hinter diesen Fremd- wissen, dass praktisch keine Ausfalltage durch Streiks wörtern steckt. Heute wissen wir darüber schon mehr. Man anfallen. Wir verpflichten uns einem Abkommen, das sich will ganz offensichtlich das Wort «Entlassungen» vermei- auf Treu und Glauben stützt. Was Sie hier erklärt haben, ist den. In den Jahren der Hochkonjunktur, als man auf legalem für rund 3 Millionen Arbeitnehmer eine Täuschung, sogar und illegalem Weg ausländische Arbeitskräfte in unser Land eine Beleidigung. Wir Arbeitnehmer haben ein gutes Gewis- holte, war scheinbar die Welt noch in Ordnung. Wir Schwei- sen. Wir haben durch viel Arbeit dazu beigetragen, dass zer Arbeiter sind seinerzeit gegen die Überfremdungsinitia- unser Wohlergehen heute auf diesem Stande ist. Die tiven angetreten, weil man uns versprochen hat, dass bei schweizerische Arbeiterschaft - das darf ich auch hier wie- einer etwelchen Krise dem einheimischen Arbeitnehmer, der einmal sagen - ist diejenige, die auf der Welt am läng- also dem Schweizer Arbeiter, ein gewisses Vorrecht auf sten arbeitet. Sie finden kein Land, wo die Arbeiterschaft Arbeit zustehe. Der Bundesrat hat dies mehrmals bestätigt heute die gleiche Stundenzahl aufweist wie bei uns in der und damit eine gewisse Beruhigung in unsere Betriebe Schweiz. Wir haben uns an das Gejammer der Kreise gebracht. Nicht nur die 13000 Arbeitslosen und die 29000 gewöhnt, die hier Herr Nebiker vertreten hat. Und das Teilarbeitslosen zweifeln heute an den seinerzeitigen Zusi- Gejammer macht uns bald krank. cherungen und glauben eher an ein leeres Versprechen. Viele Arbeiter sind heute enttäuscht. Beim Abstimmungs- Weber-Schwyz: Die Lagebeurteilung ist über die Fraktions- kampf, als es um die Mitbestimmung in den Betrieben ging, grenzen hinweg ziemlich übereinstimmend ausgefallen. In haben viele, auch hier im Saale, auf die gute Zusammenar- den zu treffenden Massnahmen gingen die Meinungen dann beit und Information hingewiesen. Und wie funktioniert sie eher auseinander. Wir haben es derzeit eher mit einer heute in Tat und Wahrheit, diese Information? In einer frei- Anpassungs- und Umstellungskrise zu tun als mit einer sinnigen Stellungnahme zur heutigen Wirtschaftslage habe Konjunkturschwäche. Wenn wir in der Schweiz - im Ver- ich gelesen, dass jede Betriebsschliessung und Personal- gleich zum Ausland - unsere wirtschaftlichen Probleme entlassung mit menschlichen Problemen verbunden sei. immer besser bewältigt haben, so war dies vorwiegend Der gegenwärtigen Offenheit und dem Vertrauen in den auch der grossen Anpassungs- und Widerstandskraft der Sozialpartner wird das Wort geredet. Es wird da gesagt, Klein- und Mittelbetriebe zu verdanken. Es darf hier wieder dass Entlassungen für den einzelnen hart seien, für die einmal vermerkt werden, dass rund zwei Drittel der schwei- Wirtschaft als Ganzes und damit für das Wohlergehen aller zerischen Arbeitnehmer in Betrieben von unter hundert seien sie aber unumgänglich! Beschäftigten tätig sind. Die vernünftige Grundhaltung des «Ausländer raus» haben wir nie auf unsere Fahne geschrie- schweizerischen Arbeitnehmers hat nicht zuletzt hier ihren ben, aber was uns Schweizer Arbeitern beim Abstimmungs- Ursprung. Da sind die Kontakte zwischen Arbeitnehmern kampf um diese Überfremdungsinitiativen vom Bundesrat und Arbeitgebern besser möglich. Da gewinnt man Einblick alles versprochen worden ist, auch hier im Parlament, in das wirtschaftliche Geschehen und in alle Zusammen- haben wir nicht vergessen. Wir sind keine Fremdenhasser. hänge. Aus der Sicht dieser Mittel- und Kleinbetriebe und Zu enge kollegiale Beziehungen bestehen heute zwischen auch aus der Optik des Voralpen- und Berggebietes seien einheimischen und ausländischen Arbeitnehmern. Die heu- einige Betrachtungen angestellt. tige Wirtschaftslage zwingt uns aber, vom Bundesrat mit 1. Die wirtschaftlichen Folgen haben auch bei uns ihre Aus- Nachdruck zu verlangen, dass die Zahl der ausländischen wirkungen. Konjunkturelle Einbrüche wirken sich sehr Arbeitskräfte abgebaut wird. Das soll auf allen Stufen schnell auf Gewerbe und Tourismus unserer Regionen aus geschehen; bei den Jahresaufenthaltern, bei den Saison- niers und bei den Grenzgängern. Die Verteidigung unserer wie auch unmittelbar auf den Absatz der Produkte unserer Arbeitsplätze überlassen wir nicht nur der Nationalen Landwirtschaft. Unser Wohlergehen ist untrennbar mit Aktion. Wir organisieren unsere Verteidigung selber. Erfolg und Gedeihen aller Wirtschaftszweige verbunden. Die von uns gemachten Erfahrungen zeigen, dass wir allzu 2. Wir Freisinnigen - wie auch unsere Klein- und Mittelbe- grosses Vertrauen in die Vertragspolitik gehabt haben. Wo triebe - erwarten keine Direkthilfen des Staates. Was wir ist denn da Treu und Glauben, wenn man Betriebe schliesst uns wünschen, ist ein vernünftiges wirtschaftsfreundliches und Kurzarbeit anordnet, ohne vorher mit der Belegschaft Umfeld. Die 'Haupttätigkeit der Unternehmer sollte nicht überhaupt gesprochen zu haben? Es ist gar nicht lange her, durch ein Unmass an administrativen und gesetzlichen Auf- da haben wir hier in diesem Saal über die neuen Bestim- lagen behindert werden. Masshalten im Steuersektor ist mungen im Arbeitslosengesetz gesprochen. In Diskussio- notwendig, um wieder vermehrt Reservenbildung zu ermög- nen war gelegentlich von Faulenzern und Arbeitsscheuen lichen wie auch um Forschung, Entwicklung und Arbeits- die Rede. Heute sind es keine Einzelfälle mehr. Heute sind plätze langfristig zu sichern. Der Paragraphenwald sollte es 13000 Frauen und Männer, die als Arbeitslose abge- junge Kräfte nicht in ihrer Unternehmungslust entmutigen. stempelt sind. Das Wort «arbeitslos» nimmt zwar niemand Das ist unsere Sicht der Dinge, sie steht im Einklang mit gern in den Mund. Ich könnte mir vorstellen, dass man in unserer freisinnigen Aussage, und ich möchte all jenen einigen Jahren von «umstrukturierten Assistenten» spricht. Kreisen danken, die sich immer wieder die Mühe nehmen, Eine grosse Unruhe und Verärgerung hat sich heute in den den so erfolgreichen Slogan zu wiederholen. Betrieben ausgebreitet. Der soviel gepriesene soziale Frie- 3. Mit Ausnahme von einigen Unternehmungen, die hoch- den ist in Gefahr. Es ist einfach unerhört, wenn Arbeitneh- wertige und konkurrenzlose Produkte herstellen, sind mer aus der Presse, vom Radio und Fernsehen vernehmen unsere Betriebe, weil ausserhalb des grossen Industrie- müssen, dass ihr Betrieb geschlossen und die Belegschaft dreiecks gelegen, weitgehend von Bauwirtschft und der auf die Strasse gesetzt wird. Wir haben nicht nur die Pflicht Industriezulieferung abhängig. Darum sollten in wirtschaft- zu arbeiten, wir haben auch ein Anrecht zu wissen, was in lich kritischen Zeiten vor allem konsumunabhängige Auf- unseren Betrieben geschieht! träge des öffentlichen Bereichs vorzeitig ausgelöst werden. Noch ein kleiner Anhang zur Fraktionserklärung der Investitionsvorhaben von Bund, Kantonen und Gemeinden, Schweizerischen Volkspartei. Die Schweizerische Volkspar- wie vor allem auch die Rüstungsaufträge unserer Armee, tei hat uns durch Kollege Nebiker wissen lassen, dass wir könnten sofort beschäftigungswirksam werden. Vorausset- an der heutigen Wirtschaftslage wegen überspitzter Forde- zung dazu ist, die Ausführungsreife vieler Projekte auf allen rungen nicht unschuldig seien. Ich brauche den Beweis Ebenen vermehrt zu fördern. Investitions- und Beschaf- kaum anzutreten: Sie wissen, dass die sozialdemokratische fungsvorlagen leiden ja in der Vorbereitung immer unter Fraktion immer und immer wieder für die Belange der Land- Zeitnot. Seien wir uns bewusst, dass es bei einem interna- wirtschaft eingetreten ist. Der Forderungskatalog der tionalen Verbund der Krise auch für uns kein Ausweichen schweizerischen Arbeitnehmer ist im Vergleich zu den gibt. Unsere Wirtschaft aber hat in wirtschaftlich schweren Begehren der Landwirtschaft bescheiden. Wo sitzen denn Zeiten immer bewiesen, dass sie mit Ideenreichtum und Er- 28. September 1982 N 1185 Wirtschaftslage. Interpellationen
findergeist neue Wege öffnen kann. Die Forderung der Zeit Anleihe möglich, diese mit einer Präferenzlieferungsklausel heisst darum heute vor allem Masshalten in allen Belangen, zugunsten der Schweiz zu versehen. Später hat die Welt- gegenseitiges Vertrauen und vor allem die Förderung des bank diese Klausel nicht mehr akzeptiert. Dem Finanzplatz Leistungswillens aller Kräfte unserer Wirtschaft. Schweiz, diesem viel verachteten und viel geächteten, müs- sen wir in äusserstem Masse Vorsicht entgegenbringen. Eisenring: Im Gegensatz zum letzten Rezessionseinbruch Tragt diesem Finanzplatz Schweiz Sorge! Wir sind heute scheint man heute realistischer geworden zu sein. Damals nicht einmal mehr in der Lage, die ohnehin darniederlie- war man sich noch nicht überall der Kleinheit unseres Lan- gende Wohnbautätigkeit mit den Spargeldern unserer des und der doch beschränkten Möglichkeiten bewusst, auf Bevölkerung voll zu finanzieren; vielmehr sind wir auf den Konjunkturverlauf Einfluss zu nehmen. Jetzt scheint zusätzliche Mittel aus anderen Quellen angewiesen. man diese Erkenntnis in breiten Kreisen zu finden. Im weiteren möchte ich auch jenen Kreisen entgegentreten, Ich gehe bei der Beurteilung der Lage davon aus, weil es die da immer glauben, wir hätten bei der Entwicklungshilfe um eine Neugestaltung offenbar auch des Verhältnisses die gemischten Kredite sehr kritisch unter die Lupe zu neh- zwischen Staat und Wirtschaft geht, dass die öffentlichen men. Denken wir einmal um in der Entwicklungshilfe! Wohin Hände unter verschiedenen Titeln heute über einen Drittel hat uns diese geführt? Da wurde nach Entwicklung der Ent- des Bruttosozialproduktes kassieren. Entsprechend diesem wicklungsländer geschrien, und heute kommen die gleichen Drittel, den die öffentlichen Hände übernehmen, haben sie Kreise und verlangen Schutzmassnahmen an den Grenzen, sich auch in Verantwortungen einzuschieben und Verant- weil einzelne Entwicklungsländer zu den Schwellenländern wortungen zu übernehmen. Weiter haben wir davon auszu- vorgedrungen sind und jetzt ihrerseits Absatzmöglichkeiten gehen, dass ein Drittel unserer Bevölkerung unmittelbar für ihre Produkte, die sie mit den von uns zur Verfügung von den aussenwirtschaftlichen Beziehungen lebt, ein zwei- gestellten Maschinen produzierten, verlangen. tes Drittel indirekt von diesen aussenwirtschaftlichen Bezie- Ich glaube auch,- dass wir mit der sogenannten Null-Wachs- hungen und ein knappes Restdrittel könnte allenfalls auf tumstheorie endlich abrechnen müssen. Was wurde uns da unserer schmalen inländischen Wirtschaftsbasis ihr tägli- alles proponiert! Mit grünen Rosen in eine rosige Zukunft! ches Brot finden. Ist jetzt das die Zukunft, dieses Nullwachstum, gegen des- Herr Bundespräsident Honegger ist richtigerweise davon sen Präferenz wir nie mutig aufzutreten wagten und wo wir ausgegangen, dass wir uns mit dieser Drittelssituation aus- nicht rechtzeitig klar machten, was dann schliesslich die serordentlich stark im internationalen Verbund befinden Konsequenzen seien? und wir daher zuletzt Anlass haben, uns gegen internatio- Nun noch ein Wort in Erinnerung an frühere Zeiten. Es sind nale Abkommen und Absprachen zu vergehen, d. h. bei- vielleicht noch einige unter uns, die sich schwach oder spielsweise die Richtlinien des GATT oder der OECD zu sogar noch besser als ich an die Landesausstellung 1939 verletzen. Andererseits haben wir im Rahmen dieses inter- zu erinnern vermögen. Was stand damals im Mittelpunkt nationalen Verbundes die berühmten sogenannten Rah- dieser Landesausstellung? Das war doch die «Fünfte menbedingungen zu setzen, soweit wir frei sind und uns Schweiz»! Sagen Sie mir einmal: Wo sind wir inzwischen nicht Vorwürfe von aussen gefallen lassen müssen, womit hingekommen mit unserer «Fünften Schweiz»? Jene wir die Interessen der genannten zwei Drittel gefährden Schweizer, die im Ausland fürs Vaterland gesorgt haben, könnten, die von den aussenwirtschaftlichen Beziehungen jene, die draussen standen und die, wie mir kürzlich ein direkt oder indirekt leben. Exportmanager grob gesagt hat, für unser Land als Front- Herr Bundespräsident Honegger hat zu Recht auf die Situa- schweine Aufträge hereinholten! Was haben wir für diese tion der Vergleichsländer hingewiesen. Im Bereiche der «Fünfte Schweiz» in den letzten Jahren getan? Sehen Sie Exportabsicherung und Exportfinanzierung mögen wir noch sich einmal das Theater an wegen der paar Auslandschwei- einigermassen konkurrenzfähig sein. Völlig undurchsichtig zer-Schulen, die zu unterhalten wir nicht einmal mehr ver- für uns sind aber die staatlichen Beihilfen im Ausland, die mögen! Für die Überproduktion von Ärzten dagegen hat direkt und indirekt gewährt werden und wo wir nichts gestern der Ständerat 60 Millionen Franken zur Verfügung Gleichwertiges anzubieten haben. gestellt! Ich möchte in diesem Zusammenhang allerdings nicht dafür Ich meine, wir sollten einmal die Verhältnismässigkeiten plädieren, die gleichen Fehler zu machen, insbesondere sehen und beurteilen. Ich möchte den Bundesrat bitten, nicht, solange wir dem Bundesrat den Auftrag erteilen, auf einmal einen kleinen Arbeitsausschuss einzusetzen, nicht internationaler Ebene gegen diese Verfälschungen des eine Expertenkommission - so dass wieder Indiskretionen Wettbewerbes mit aller Entschiedenheit und mit der ihm passieren! -, um zu überlegen: Was können wir für die zustehenden Kompetenz vorzugehen. Ich könnte mir auch «Fünfte Schweiz» tun, mit jenen mutigen Schweizern, die durchaus vorstellen, dass wir aus aussenwirtschaftlichen ins Ausland gehen und uns die Aufträge hereinbringen? In und politischen Überlegungen sowie im Verbund mit den solchen Details liegen die Probleme und nicht in den gros- internationalen Absprache unser ERG-System einmal sen verbalen Deklarationen! In diesem Zusammenhang ein ändern müssen. Im übrigen möchte ich dem Bundesrat kleines Beispiel: Wenn ein Schweizer in Nigeria oder in beantragen, weil die Finanzierung der Lokalkosten von aus- Ghana ist, kann er sich nicht einmal bei der AHV versichern, ländischen Anlagen immer dringender werden wird, in die- weil die dortigen Währungen nicht akzeptiert werden. Dem sem Zusammenhang auch einmal die IRQ, die Investitionsri- sagt man Förderung der «Fünften Schweiz»! siko-Garantie, zu überprüfen und diese wie die ERG zu ver- Lassen Sie mich aber nicht weitere Worte verlieren, aber selbständigen, dies, solange sie noch Überschüsse auf- doch noch fragen, wo wir eigentlich mit den Verantwortlich- weist. Man möchte sich nicht, wie im Fall der ERG, später keiten in unserem Staate hingekommen sind. Die Uhrenin- wieder einmal falschen Verdächtigungen ausgesetzt sehen! dustrie ist verschiedentlich angerufen worden. 1936 wurde Offen bleibt die Frage unserer aussenwirtschaftlichen Absi- die Allgemeine Schweizerische Uhrenindustrie AG ins cherung vor allem auch im Bereiche des gewerblichen Leben gerufen, mit Staatshilfe, damals mit 40 Prozent Bun- Rechtsschutzes, des Patentschutzes usw. Hier glauben wir, desbeteiligung. Im Verwaltungsrat der Allgemeinen Schwei- dass sich derzeit Dinge entwickeln - ich erinnere etwa an zerischen Uhrenindustrie AG sass und sitzt der Staat, sit- die Konferenzerklärung von Nairobi -, die unsere nationale zen Unternehmer und sitzen Arbeitnehmervertreter. 1954 Wirtschaft in allergrösste Schwierigkeiten versetzen könn- bis 1955 hat man die Uhrenschutzgesetzgebung verlängert ten. mit Zustimmung sämtlicher massgeblicher Parteien und mit Lassen Sie mich nun noch ein Wort zur Exportfinanzierung Zustimmung sämtlicher wirtschaftlicher Organisationen! an sich sagen. Die Möglichkeiten der Exportfinanzierung Jene, die damals den Mut hatten zu sagen, so kann es in galten bisher als selbstverständlich. Die Banken seien da, Zukunft nicht weitergehen, sind damals im Gefolge des sie hätten die Finanzmittel zur Verfügung zu stellen. Wir Referendumskampfes in aller Form geächtet worden. Mir haben Weltbankanleihen, wir haben IDA-Anleihen placiert. hat gestern einer geantwortet: Die Politik sei doch die Bei der Weltbank war es allerdings nur bei der ersten Kunst des Vergessens. In diesem Punkt gibt es nun aber 150-N Situation économique. Interpellations 1186 N 28 septembre 1982
wirklich keine Kunst des Vergessens. Es geht um das Gerade weil die Schweiz das nicht kann, auch nicht ein Schicksal und die Arbeitsmöglichkeiten unseres Volkes! Zehntel dieser Summe, wie es dem Grössenverhältnis ent- Und wo sind heute die Verantwortlichen dieser verfehlten spräche, muss alles unternommen werden, was durch Investitionspolitik? gesetzliche Rahmenbedingungen zur Auslösung privater Nachfrage in diesem Bereich dient. Reimann: Die Lage der schweizerischen Industrie ist Ein weiteres Gebiet ist der öffentliche Verkehr. Auch hier gekennzeichnet einerseits von einer allgemein schlechter bahnen sich neue Entwicklungen an, wenn behördlicher- gewordenen Konjunkturlage, aber vor allem auch durch seits Signale in Form von Forschung und Aufträgen gege- punktuelle Strukturschwächen. Aufgrund dieser doppelten ben werden. Der rasche technische Wandel, der beschleu- Feststellungen müsste ich eine generelle Schwarzmalerei nigte Wechsel der Produkte und der Produktionsmethoden ablehnen. Andererseits aber zeigen sich auch tiefgreifende bedeutet auch eine Herausforderung für alle Berufstätigen. Strukturschwächen, teilweise in ganzen Branchen wie zum Es ist eines unserer dringendsten Erfordernisse, dass Beispiel in der Uhrenindustrie, die zum Handeln auch von unser berufliches Bildungswesen mit der technologischen selten der Behörden zwingen. Die Maschinen- und Metallin- Entwicklung Schritt hält. Die Gewerkschaften unterstützen dustrie ist keine in ihrer ganzen Existenz gefährdete Bran- das zweite Impulsprogramm, auch wenn von Unternehmer- che. Aber gerade in diesem Bereich wirkt sich die neue seite gewisse Vorbehalte gemacht werden. Mir scheint, Mikroprozessortechnik mehr und mehr, und zwar doppelt dass das Gespenst des Staatseingriffes hier fälschlicher- aus, nämlich durch veränderte, weniger arbeitsintensive weise herbeibemüht wird. Im Gegenteil: Mit diesem Pro- Produkte sowie im beschleunigten Wandel der Produktions- gramm wird die berufstechnische Fertigkeit einer ganzen prozesse. Ich erwähne die NC-Maschinen, die Roboterisie- Generation knapper Berufsleute gefördert. Es ist eine Inve- rung, aber auch neue Werkstoffe wie Glasfiberkabel und stition in den Menschen, die aber zu unserer industriellen andere mehr. Unter diesen Voraussetzungen die Arbeits- Stärke, Flexibilität und Schlagkraft entscheidend beitragen plätze zu sichern, bedingt grosse Anstrengungen, die in wird. Ohne eine breite Berufsbildung nützen allerdings sol- erster Linie vom Unternehmen selbst erbracht werden müs- che Anstrengungen nichts. Herr Bundespräsident Honeg- sen. Demgegenüber können wir feststellen, dass im Aus- ger hat bereits in seinen Ausführungen darauf hingewiesen. land zur Bewältigung dieses Wandels Riesensummen auf- • Es sind deshalb auch die zahlreichen Ausbildungszüge gewendet werden. Aber auch die Schaffung günstiger zugunsten grundlegender Berufskenntnisse zu straffen. Es Umfeldbedingungen durch gesetzliche Vorschriften und scheint mir unverhältnismässig, wenn zum Beispiel im öffentliche Beschaffungen wird immer wichtiger. Es hat Auf- Maturastoff 1720 Stunden Latein enthalten sind, während sehen erregt, dass eine grosse Maschinenbaufirma die Pro- man immer noch vergebens darum kämpft, in der Mittel- duktion von Sonnenenergiegeräten aufgegeben hat. Ich bin schule 24 Stunden Informatik unterzubringen. deshalb der Ansicht, dass die eidgenössische Energie- und In die gleiche Richtung zielt meine Motion zur Bekämpfung Umweltschutzpolitik nach der bald zu erwartenden Fertig- von Beschäftigungseinbrüchen mit der Forderung nach ver- bearbeitung der diesbezüglichen gesetzlichen Vorschriften mehrter, praxisbezogener Forschung. Ich habe mit meinen rasch in die Tat umgesetzt werden muss. Dabei ist auch auf knappen Ausführungen einige Hinweise gemacht auf mögli- eine umfassende industrielle Abstrahlung Wert zu legen. che Massnahmen des Bundes. Diese Vorschläge sind nicht Im Bereich der Energiepolitik sind dies Isolationstechniken, abschliessend. Ich habe darauf verzichtet, von den dringen- im Baunebengewerbe Maschinen zur diversifizierten Ener- den Vorkehrungen in den von Arbeitslosigkeit und Kurzar- gieerzeugung. Ich denke dabei an die enormen Möglichkei- beit betroffenen Uhrenregionen zu sprechen, weil ich in der ten der Wärmekraftkupplung und vor allem an die Erneue- Begründung meiner Motion dazu kommen werde und weil rung bestehender Wasserkraftwerke, durch die noch bereits Votanten sich damit befasst haben und noch damit grosse Reserven an Energie, aber auch an Arbeit auszu- befassen werden. schöpfen sind. Hinzu kommen zur Senkung des privaten Heizkonsums die Produktion von Regelungsapparaten, Zum Schluss nur noch eine Frage zur Exportrisikogarantie: denn eine ernsthafte Energiesparpolitik muss auf eine Wenn diese Exportversicherung auch bei ständig steigen- Beschränkung des höchstzulässigen Heizkonsums und auf den Zahlungsrisiken ihre Aufgabe erfüllen soll, ist dies möglichst individuelle Heizabrechnungen tendieren, wozu kaum mehr auf freiwilliger Basis möglich. Sie kommt mir vor immer bessere Geräte vorhanden sind. Es nützt aber wie eine Krankenversicherung, in der man sich erst versi- nichts, wenn sie vorhanden sind, aber nicht gekauft wer- chert, wenn sich die Beschwerden bemerkbar machen. Ich den. Hier ist das Umfeld von behördlicher Seite zu schaffen, hätte deshalb gerne, wenn sich Bundespräsident Honegger damit sich der Einsatz auch lohnt; denn eine beschäfti- zu dieser Frage noch äussern würde. gungssichernde industrielle Produktion wird erst ermöglicht durch entsprechende Absatzmärkte und Serien. Das glei- Linder: Gestatten Sie mir fünf Bemerkungen. Zur ersten: che gilt auch auf dem Gebiete des Umweltschutzes bei der Der Dringlichkeitscharakter unserer sieben Interpellationen industriellen Produktion von Umweltschutzgeräten, was wie auch der Verlauf unserer heutigen ausgedehnten positive Auswirkungen haben dürfte auf die Hersteller von Debatte hat ausgesprochen dramatisierenden Effekt und Pumpen, Ventilen, Filtern, aber auch auf den Montage- und das auch, wenn einzelne Redner erklären, sie wollten nicht Beratungsbereich bis in den gewerblichen Sektor hinein. dramatisieren. Zu Recht hat der Herr Bundespräsident vor In all diesen Bereichen, bei der Einschaltung der einheimi- der Dramatisierung der heutigen Situation gewarnt. Wir schen Industrie in die Ausführung der Energie- und Umwelt- durchlaufen in der schweizerischen Wirtschaft zurzeit eine politik, gilt es die Stärkung der Exportfähigkeit zu sehen. rezessive Phase, aber wir haben Gott sei Dank noch keine Diese Gebiete sind Zukunftstechnologien, in denen welt- Krise. Von Einzelfällen - zahlreichen Einzelfällen, zugegebe- weit grosse Auftragssummen bevorstehen. Eine auf die nermassen - abgesehen, ist unsere Wirtschaft und unser industrielle Fertigung zugeschnittene Pionierproduktion ist Wirtschaftssystem noch intakt. Gerade die vielerorts ange- die unbedingte Voraussetzung, wenn wir unsere Export- ordnete, aber auch kritisierte Kurzarbeit zeigt an sich den chancen auf diesem Gebiet wahrnehmen wollen. Einerseits Willen, Rezessionseinflüsse aufzufangen bzw. die Struktu- entstehen so Referenzwerke, andererseits wirkt dank grös- 'ren und die Leistungsfähigkeiten aufrechtzuerhalten. Not- serer Serien die Kostendegression zugunsten preisgünsti- und Ausnahmevorkehren sind zurzeit nicht am Platz. Ich ger Wettbewerbsfähigkeit. Diese Impulse können durch die denke da insbesondere an grossangelegte Arbeitsbeschaf- Verwirklichung einer aktiven Energie- und Umweltpolitik fungsprogramme und dergleichen. Wir müssen uns für die ohne grosse Subventionsaufwendungen von der öffentli- Bekämpfung einer wirklichen Krise solche Massnahmen chen Hand ausgelöst werden. Wir können uns kaum mit weiss Gott vorbehalten. So geht es heute darum, unser Pul- unserem Nachbarland Bundesrepublik Deutschland verglei- ver nicht zu früh zu verschiessen, oder, wenn Sie es wollen, chen, das in einem zweiten Vierjahresprogramm 13 Milliar- unser Pulver trocken zu halten. Alles andere - zu frühzeitig den D-Mark für die Energieforschung in die Industrie steckt. mit zu grossen und verhältnismässig nicht zu rechtfertigen- 28. September 1982 N 1187 Wirtschaftslage. Interpellationen
den Vorkehren einzugreifen - könnte sich in der Zukunft als L'accélération du progrès technique chez nos concurrents verhängnisvolle Fahrlässigkeit herausstellen. nous place dans des situations particulièrement difficiles. Die zweite Bemerkung: Die Wirtschaft muss und kann mit Or, nous ne trouverons de solution véritable au difficile pro- den gegenwärtigen Schwierigkeiten fertig werden. So sehr blème que cette situation nous pose qu'en nous rappelant ich damit einverstanden bin, dass wir den Bundesrat um que, pour nous qui n'avons pas de matières premières, seine Beurteilung der Lage ersuchen, so sehr opponiere ich nous qui exportons plus de la moitié de notre production dem Trend, bei Auftreten erster Schwierigkeiten den Bund industrielle, nous qui sommes à ce titre très fortement um Hilfe anzurufen. Erst recht gilt das dann, wenn auf die- dépendants de l'étranger, nous devons nous rappeler - sem Wege versucht wird, leistungs- und konkurrenzunfähig dis-je - que pour assurer notre avenir nous sommes, en gewordene Betriebe künftig am Leben zu erhalten. Wir wür- quelque sorte, condamnés «à la supériorité». Cela signifie den damit nur verkalkte Strukturen erhalten und damit letz- qu'à l'avenir, nous devrons veiller à rester ou à redevenir ten Endes niemandem wirklich und langfristig helfen. Der meilleurs que les autres. Ce défit qui nous est ainsi lancé, Bund, d. h. der Staat, ist kein Industriekrankenpfleger. nous sommes en mesure de le relever, grâce à la qualité de Und drittens: Nötig ist hingegen, dass der Staat gerade in notre main-d'œuvre, d'une part, et à l'esprit inventif de nos der heutigen Zeit nichts unternimmt, was die Leistungsfä- industriels, de nos cadres et de nos chercheurs, d'autre higkeit der schweizerischen Wirtschaft herabsetzt. Ich part. Il faudra y investir beaucoup de matière grise, cette denke hier an alle Formen von Arbeitszeitverkürzung und matière grise qui, dans le passé, a été notre principale an die Kosten im Steuer-, Abgaben-, Sozial- und Admini- richesse. Mais pour que les industries, plus particulière- strativbereich, welche allesamt geeignet sind, unsere heu- ment celles de l'arc jurassien, puissent innover et diversi- tige prekäre internationale Konkurrenzfähigkeit in irgendei- fier, il faut venir en aide à celles qui sont faibles, mais il faut ner Weise in Frage zu stellen. aussi se soucier de la santé de celles qui sont encore Viertens: Wie in keinem anderen Land beruht in unserem solides. Dans nos régions, le nombre des emplois - je l'ai rohstoffarmen Binnenland Schweiz unsere Leistungsfähig- dit - a fortement diminué et il continue à diminuer. Le chô- keit auf der ungeschmälerten Arbeitskraft unserer Unter- mage touche aussi bien les travailleurs de la production que nehmen und ihrer Mitarbeiter. Dabei spreche ich sowohl les employés de commerce et les cadres. Il faut absolument von den manuellen Leistungen als auch von den intellektu- trouver les moyens d'arrêter cette hémorragie. Cela n'est ellen Innovations- und Forschungsleistungen. Letztlich pas facile, car celui qui innove est confronté à un très grand haben wir nur mit unseren Händen und Köpfen unsere heu- nombre de problèmes qu'il ne peut maîtriser tous. Celui qui tige internationale Stellung erreicht und unseren nationalen innove doit encore pouvoir produire suffisamment et vendre Wohlstand erkämpft. Dabei wurden uns keine Geschenke ses produits. C'est à ce genre de difficultés que sont gemacht. Das wissen Sie alle. Wenn Herr Wagner als Bei^ confrontées, le plus fréquemment, nos petites et moyennes spiel aufführt, die Schweiz sei das Land mit der höchsten entreprises qui n'ont ni les moyens ni les possibilités de Arbeitszeit, so möchte ich auch gleichzeitig sagen, dass die trouver rapidement et facilement des débouchés, de com- Schweiz das Land ist, das die grösste politische und wirt- mercialiser et promouvoir un produit. C'est dans ce schaftliche Stabilität in der Welt aufweist. Und ich möchte domaine qu'une aide rapide de la Confédération serait la Sie bitten - Herr Wagner und Sie alle - einmal diese beiden bienvenue. Dinge in Zusammenhang zu bringen. Sie sind nicht zusam- D'une part, la plupart des entreprises de notre région sont menhanglos. Und wer uns hier in unserer Leistungskraft en mesure de fournir à la Confédération, plus particulière- beeinträchtigt, trifft uns alle. Dann helfen auch sogenannte ment à son administration et à ses grandes régies (PTT et soziale Netze nichts mehr, denn die Tragfähigkeit dieser CFF) des services et des produits de la meilleure qualité, et Netze hängt direkt von der intakten Ertragskraft unserer cela tant en ce qui concerne le produit fini que celui de la Unternehmen ab, weil unsere sozialen Errungenschaften, sous-traitance. La Confédération pourrait y recourir sans die wir nicht preisgeben wollen, letzten Endes aus den Lei- pour autant faire appel à d'importants moyens financiers stungen einer konkurrenzfähigen Wirtschaft finanziert wer- supplémentaires. La modification de certaines priorités, 'den. dans le cadre des budgets d'équipement, mais surtout la Und fünftens die Frage: Wo kann der Bund heute helfen, prise en considération de toutes les prestations que les ohne seinen Haushalt spürbar zu belasten und ohne in eine industries de nos régions sont en mesure d'apporter, telles gefährliche Politik des Protektionismus und wettbewerbs- sont les requêtes que nous adressons au Conseil fédéral, à verzerrender Subventionen zu verfallen? Hier nur zwei, drei l'administration fédérale, à nos régies nationales. Certains Beispiele. Ein Beispiel wurde schon mehrfach zitiert: Der responsables de notre administration ont déjà entendu ce Bund kann auf dem Gebiet der Exportrisikogarantie an aus- cri d'alarme. Ils ont fait preuve de compréhension, ils ont ländische Beispiele aufschliessen, nicht exzessiv, aber fait l'effort de s'informer et de comprendre, mais c'est immerhin ein Gleichgewicht zu ausländischen Exportrisiko- encore loin d'être le cas partout. Qu'on nous comprenne versicherungen schaffen. Oder: der Bundesrat kann durch bien: les industriels de notre région ne demandent pas de unsere Auslandvertretungen und durch eigenes Handeln mesures de nature protectonniste. Ils entendent fournir des seiner Mitglieder wahrscheinlich noch vermehrt für unsere produits qui satisfont aux exigences du prix et de la qualité; Exportwirtschaft eintreten. Als letztes Beispiel etwas, das ce qu'ils réclament c'est qu'on leur ouvre les portes pour mich ganz besonders beschäftigt: In diesen Katalog gehört leur permettre de montrer ce qu'ils sont capables de faire. - und Herr Reimann hat das Thema gestreift - folgendes: In Ce qu'ils demandent aussi, c'est que ceux qui connaissent der mittelbaren Zukunft hängt unser wirtschaftliches Mithal- les besoins de notre administration et de nos régies ten entscheidend davon ab, ob es uns heute gelingt, der s'inquiètent aujourd'hui, beaucoup plus que par le passé, schweizerischen Forschung neue Impulse zu vermitteln. Ich de les voir satisfaits par des entreprises qui ont leur siège denke hier sowohl an die universitäre Grundlagenforschung sur l'arc horloger, par des entreprises qui innovent, qui als auch an die industrielle angewandte Forschung. Ich bin diversifient et qui se restructurent. überzeugt, dass hier der Bund koordinierend und fördernd Nous avons dit tout à l'heure que celui qui innove n'a sou- Entscheidendes leisten kann und muss. Hier, bei der For- vent pas les moyens de maîtriser en même temps tous les schung und der Förderung der Innovationskraft, liegt problèmes qui se posent à lui, en particulier ceux de la unsere Stärke, hier haben wir immer noch Weltruf, und hier, commercialisation et de la vente de ces produits, et que müssen wir unsere Chancen wahrnehmen. c'était le cas surtout des petites et moyennes entreprises. Nous pensons qu'à cet égard, il y aurait lieu, dans les M. Kohler Raoul: La crise économique mondiale fait sentir régions économiquement menacées, de créer des postes cruellement, et plus qu'ailleurs, ses effets sur les régions ou de petits centres qui aient pour tâche de conseiller les jurassiennes depuis sept ou huit ans. Nous devons consta- chefs d'entreprises, en particulier dans leurs efforts d'inno- ter un changement de climat qui affecte presque toutes nos vation, de se charger de démarches, d'ouvrir des portes, de industries. Des dizaines de milliers d'emplois ont disparu. faciliter le démarrage en quelque sorte, un peu le pendant Situation économique. Interpellations 1188 N 28 septembre 1982
des postes d'attachés commerciaux extraordinaires que über das materielle Substrat des Tourismus auszusagen, nous avons créés dans certains pays lors de la récession und deshalb erfolgen denn auch sehr oft Fehlbeurteilungen de 1975, dans lesquels nous entendions faire un effort der Sachlage. Es ist eine Tatsache, ich verweise beispiels- d'exportation particulier. Vous nous avez dit tout à l'heure, weise auf die zuverlässigen Erhebungen der Schweizeri- Monsieur le Président de la Confédération, que c'était là schen Gesellschaft für Hotelkredit, dass sich die Kosten- votre intention. Je vous en remercie et je souhaite que vous Preis-Schere in der Hôtellerie sehr bedrohlich geöffnet hat, trouviez, pour maîtriser cette tâche importante mais aussi so dass zahlreiche Unternehmen grosse Mühe haben, sich délicate, les personnalités qui possèdent les qualifications betrieblich zu halten. Zufolge der hohen Kosten sind sie indispensables. zunehmend auch nicht mehr in der Lage, baulich und A ces graves difficultés structurelles de notre région betrieblich dringend notwendige Erneuerungen und Ergän- s'ajoute une perte de substance considérable due aussi à zungen vorzunehmen. Dadurch sinkt die Qualität ihres un phénomène de cloisonnement que nous subissons Angebotes; in der Folge sinken auch die Frequenzen, bei depuis une quinzaine d'années, presque sans nous en ren- gleichzeitiger Unmöglichkeit preislicher Anpassungen. Viel- dre compte. En effet, depuis une quinzaine d'années, du fait fach bleibt letztendlich nur noch der Ausweg des Verkau- de l'échelonnement dans la construction des routes natio- fes. Zahlreiche traditionsreiche Hotels versinken derart in nales, la région d'où je viens, mais aussi le pied du Jura, et die Anonymität des Managements von Hotelketten. Ausser- les régions jurassiennes sont contournés, évités par les dem wird der Generationenwechsel in der Hôtellerie durch grands courants de circulation. On constate, d'autre part, das zunehmende Auseinanderklaffen von Anlagekosten que de nombreuses entreprises industrielles ou artisanales, oder Übernahmepreis einerseits und dem Ertragswert mais aussi une très forte activité de service, se sont implan- andererseits zunehmend erschwert, wenn nicht gar verun- tées précisément de part et d'autre de la Nationale 1, entre möglicht. Auch dies ein Grund zahlreicher Verkäufe an Berne et Zurich par exemple. Cela démontre, pour ceux qui Nicht-Traditionsträger, bei denen vermehrt die Gewinn- und l'aurait oublié, que le développement économique d'une Verlustrechnung und nicht so sehr die Dienstleistung für région est étroitement lié à la qualité de ses voies de com- den Gast, den Ort und die Region im Vordergrund stehen. munication ferroviaires et routières. Or, les retards pris Das Personal-, das Erneuerungs- und Übernahmeproblem dans l'aménagement des voies de communication d'un gefährdet den Fortbestand unserer traditionellen Hôtellerie pays ne se rattrapent pas en quelques jours ou en quelques im stets schärferen Zugwind der internationalen Konkurrenz mois. Il y faut de nombreuses années et il y faut surtout une nachhaltig. Dadurch entstehen gesamtschweizerisch Nach- volonté politique particulièrement marquée. Je viens teile, die weder übersehen noch bagatellisiert werden dür- d'apprendre que le Conseil fédéral a approuvé récemment fen. la planification générale de la Nationale 5, entre Soleure et Mit Ihrer Zustimmung zur beantragten Beitragserhöhung Bienne. J'ai appris aussi que, si tout va bien, cette route des Bundes an die Schweizerische Verkehrszentrale haben sera ouverte à la circulation au plus tôt pour 1991, c'est- Sie Ihr Verständnis für die volkswirtschaftlich hohe Bedeu- à-dire dans dix ans. Pour nos régions, dans dix ans, le tung des Fremdenverkehrs bekundet. Dafür danke auch ich retard accumulé sera donc de vingt-cinq ans. Pouvons- Ihnen bestens. Die Werbung aber kann nur wirksam sein, nous attendre si longtemps? Je ne le crois pas. C'est pour- wenn auch das angebotene Produkt gut ist. Es ist derzeit quoi je demande instamment au Conseil fédéral, à son zweifellos noch gut, für die Zukunft aber gefährdet. administration et aux gouvernements cantonaux concernés, Nun möchte ich nicht Direkthilfen des Staates fordern. Dies de tout mettre en œuvre pour réduire ce délai. Cela signifie, würde den Gepflogenheiten des schweizerischen Touris- en clair, que je demande un réexamen de l'ordre mus widersprechen. Ich meine aber, dass die heute erkenn- d'urgences de la construction de certains tronçons des bare Entwicklung zu einer Prüfung der Rahmenbedingun- routes nationales, et cela en fonction de la situation écono- gen ermahnt, und subsumiere darunter: mique des régions. 1. Bei der Zuteilung von Arbeitsplätzen sollte der Bundes- rat die legitimen Anliegen insbesondere unserer Saisonho- Jost: Gestatten Sie mir, im bunten Strauss der gefallenen tellerie vermehrt berücksichtigen, damit das international und noch bevorstehenden Voten eine neue Seite aufzu- sehr geschätzte Dienstleistungsangebot aufrechterhalten schlagen. Anlässlich einer kürzlichen Aussprache in einer werden kann. wirtschaftlichen Vereinigung habe ich versucht, die sich 2. Die Kurorts- und Hotelerneuerung sollte durch erwei- auch in unserer Touristikwirtschaft abzeichnenden aktuel- terte Überbrückungsmöglichkeiten seitens der SGH - damit len und zukünftigen Schwierigkeiten darzulegen. Die sehr müssen keine direkten Bundesleistungen verbunden sein - trockene Antwort lautete zusammengefasst: Sorgt Ihr in höherem und erweitertem Ausmas erleichtert werden. dafür, dass es uns gutgeht, und dann geht es auch dem Tourismus gut. Diese Äusserung hat mich heute dazu ver- 3. Sollte - längerfristig - auf dem Weg der Gesetzgebung anlasst, mich zum Worte zu melden, denn sie bestätigt in der Generationenwechsel in der Hôtellerie im Sinne der ver- sehr bedenklicher Weise, wie wenig das Fremdenverkehrs- mehrten Berücksichtigung des Ertragswertes im Erbgang bewusstsein in sehr breiten Kreisen der schweizerischen erleichtert werden. Öffentlichkeit verwurzelt ist. Man betrachtet es offenbar Auch unsere Touristikwirtschaft verdient unsere volle Auf- nachgerade als selbstverständlich, dass der Tourismus mit merksamkeit, weil sie eben längst keine Selbstverständlich- etwa 250 000 Arbeitsplätzen der drittgrösste Arbeitgeber keit mehr ist, andererseits aber einem sehr namhaften unseres Landes ist, dass er sehr massgeblich, im Jahre Bevölkerungsanteil Arbeit und Verdienst sichert, und weil 1981 waren es 2,5 Milliarden Franken, zum Ausgleich oder Vorbeugen besser, schmerzloser und kostengünstiger ist zur Verbesserung unserer nationalen Ertragsbilanz beiträgt, denn Heilen. und dass nicht allein die Bewohner der Fremdenorte, son- dern das gesamte Schweizervolk und die öffentliche Hand M. Delamuraz: La situation économique est évidemment hohen Nutzen von seinen Ergebnissen gewinnen. Was man préoccupante, tous les orateurs s'accordent sur ce point vielfach schon gar nicht sehen und anerkennen will, sind die fondamental, car l'ébranlement est plus profond et plus Schwierigkeiten, mit denen sich unsere tquristische Sub- ample qu'en 1974/1975. Nous sommes mis au défi comme stanz, insbesondere die traditionelle Hôtellerie, konfrontiert nous ne l'avons jamais été en deux générations, défi né des sieht und es in Zukunft noch vermehrt sein wird. extraordinaires révolutions techniques de notre temps, de Wohl wurden im Jahre 1981 logiernächtemässig neue Fre- l'irrésistible montée de concurrences industrielles nou- quenzrekorde gemeldet, und die während des laufenden velles et des déséquilibres économico-politiques internatio- Jahres eingetretenen statistischen Rückgänge bedeuten naux. erfreulicherweise noch keinen eigentlichen Einbruch. Pour relever le défi, je ne préconise pas le jeu du contente- Logiernächtestatistiken - der Lieblingsmassstab unserer ment cher à Polyana, mais en tout cas je dis que la dramati- Medien - allein aber vermögen nichts oder nur sehr wenig sation et la panique sont le pire conditionnement de la lutte 28. September 1982 N 1189 Wirtschaftslage. Interpellationen
économique engagée. A l'opposé de cette «sinistrose» sté- wiesen. Inzwischen hat unsere Nationalbank einiges getan, rile, la seule attitude possible est celle d'une farouche was zu verdanken ist. Aber auch die zuständigen Instanzen détermination de vouloir jouer nos atouts - nous en avons - anderer Staaten und die Zinsentwicklungen haben zu Ver- et, d'abord, de maintenir l'économie dans l'esprit et dans besserungen geführt. Das gilt insbesondere für den ameri- les processus de l'économie de marché, c'est-à-dire de kanischen Dollar, der einen geradezu erstaunlichen Anstieg l'imagination, de la liberté d'entreprise, de l'audace, de erfahren hat. Diese Entwicklung wäre positiv für den Export, l'émulation inventive. Hors de cette conception, il n'y a pas wenn die Schweiz generell, aber insbesondere bei einzel- d'espoir d'épanouissement retrouvé de l'économie helvéti- nen Branchen, mehr in die USA liefern könnte. Andererseits que; les faillites successives des régimes d'économie bringt jetzt diese Entwicklung, insbesondere bei Öl und asservis nous le prouvent éloquemment. Mais il faut être Benzin sowie deren Derivaten, eine importierte Teuerung. très clair: en rappelant la valeur de l'économie de marché, Unser Hauptabnehmerland ist aber die Bundesrepublik nous ne condamnons pas d'autant la collectivité publique à Deutschland. Dasselbe Land ist, und das zählt vor allem, laisser faire et laisser aller. L'Etat, en ce qui le concerne, a auch in anderen Ländern ein grosser und gefährlicher Kon- un rôle capital à accomplir à l'égard de l'économie. Je cite - kurrent für unsere Produkte. Nun kann kaum bestritten wer- il y en aurait d'autres - deux domaines majeurs de la res- den, dass die Deutsche Mark gegenüber unserem Franken ponsabilité qui incombe à l'Etat en cette matière. nach wie vor unterbewertet ist. Allein durch die Veränderun- Le premier domaine est celui de la formation profession- gen des realen Wechselkurses ergibt sich innerhalb eines nelle et de la contribution à la recherche. La Suisse n'a Jahrzehnts eine relative Verbilligung deutscher Importe aucune autre issue que d'investir résolument dans la forma- gegenüber der schweizerischen Produktion von rund einem tion professionnelle. Formation de base, formation conti- Viertel. Selbst wenn man akzeptiert, dass vor zehn Jahren nue, adaptation constante des formes et des spécialisa- der Franken gegenüber der Deutschen Mark um gut 10 Pro- tions de l'enseignement, contribution à la recherche par zent unterbewertet war, wären heute unsere Exporte in l'intensification de la coopération active et confiante entre Konkurrenz zur deutschen Produktion allein aus Währungs- les écoles et l'industrie constituent notre programme. Il doit gründen immer noch um 18 Prozent teurer. Interessant ist être particulièrement poussé, dans les domaines qui in diesem Zusammenhang, was im September 1978 unser conviennent à notre génie et dans ceux où le retard, léger Nationalbankpräsident Fritz Leutwiler zu den Dollar- und ou plus prononcé, que nous avons pris peut menacer, à D-Mark-Kursen äusserte. Er soll gesagt haben, er wäre moyen terme, notre économie; je songe au secteur de froh, den Dollar möglichst rasch wieder in die Nähe von 1.80 l'électronique tout spécialement. Tout retrait de l'Etat dans zu bringen und er sehe ferner eigentlich nicht ein, warum la formation professionnelle et la contribution à la bei der D-Mark nicht wieder die Parität erreicht werden recherche pénaliserait lourdement l'économie suisse. Nous sollte. Früher, Sie erinnern sich, bezeichneten unsere nörd- devons l'éviter, cela est primordial. lichen Nachbarn unseren Franken gerne als Fränkli, dann Le second domaine est celui de l'aide que la collectivité wurde die Mark leider ein Märkli. Es wäre gut, weil gerecht- peut et doit apporter aux régions, aux secteurs économi- fertigt, wenn die D-Mark zu unserem Franken die Parität ques menacés ou même déjà entamés aujourd'hui par la erreichen würde. Meine Frage: Sind der Bundesrat und die situation. Il n'est pas question que l'Etat exerce son aide et Nationalbank bereit, das Ihre zur annähernden Erreichung sa solidarité en faveur de branches économiques ou dieses Zieles beizutragen? d'entreprises manifestement condamnées. La politique Mein zweites Anliegen gilt dem Verhalten des Bundesrates d'emplâtres sur des jambes de bois n'a aucun sens. En und unseren zuständigen Ämtern gegenüber Partnerstaa- revanche, il doit s'agir d'intervenir plus vigoureusement que ten, die immer wieder protektionistische Massnahmen nous le faisons maintenant là où sont fondés les espoirs ergreifen und mit nichttarifarischen Handelshemmnissen d'un nouveau départ. Il faut rechercher les voies et moyens arbeiten. Man kann sich oft des Eindruckes nicht entziehen, d'accroître l'empire de la loi sur les investissements en wir seien in diesem Bereich zu anständig. Sicher sind wir régions de montagne (la «LIM»), l'«arrêté Bonny», pour ne alle für die freie Marktwirtschaft, und auch ich teile die Mei- citer que ces exemples; il s'y ajoute d'ailleurs toute une nung, dass zuerst nur probiert werden soll, solche Machen- série d'autres procédures qui relèvent des cantons les- schafte,n unserer Handelspartner mit diplomatischen Mitteln quels, bien entendu, prendront leur part et l'ont déjà prise à und auf dem Verhandlungsweg anzugehen. Wenn aber die- cet effort de restructuration et de consolidation. Nous ses Vorgehen keinen oder nur einen ungenügenden Erfolg devons, en ces domaines, souhaiter et appeler de nos zeitigt, müssten halt die Glacehandschuhe ausgezogen und vœux l'accélération et la simplification des procédures. notfalls Retorsionsmassnahmen ergriffen werden. Die En tant que chef du Département de l'économie publique sogenannte «weisse Weste» hilft uns hier leider nicht wei- du canton de Vaud, je puis observer, avec mes collègues ter! Ich frage deshalb, ist der Bundesrat bereit, dafür zu des gouvernements des cantons circonvoisins, l'impor- sorgen, dass, wer uns frei beliefern will, den eigenen Markt tance de la contribution de solidarité que la collectivité hel- gegenüber den Schweizer Konkurrenzprodukten nicht ver- vétique doit apporter afin de corriger les disparités régio- schliessen darf, so dass ~ gegenseitig Import und Export nales qui menacent l'harmonie et l'équilibre de notre pays. Il unter korrekten Zoll- und anderen Bedingungen möglich est patent que la Suisse occidentale se trouve dans une bleiben? situation plus difficile. D'une part, elle se fonde sur un tissu industriel plus lâche que dans d'autres parties du Plateau Bäumlin: Jeder aufmerksame Primarschüler lernt in unse- suisse, et le fait que le siège de la décision coïncide rare- rem Lande, die schweizerische Wirtschaft sei exportorien- ment avec celui de l'activité de l'entreprise ajoute à cette tiert, exportabhängig. Und kein Mensch bestreitet diese distension; d'autre part, les foyers industriels les plus Abhängigkeit der schweizerischen Wirtschaft. Vernachläs- concentrés sont fondés, pour la majorité d'entre eux, sur sigt wird hingegen oft die Frage nach dem Ausmass dieser l'horlogerie et la mécanique, c'est-à-dire sur les branches Abhängigkeit. Und allzu oft hat man das öffentliche Wohl les plus atteintes aujourd'hui. unseres Landes sozusagen mit der Blüte unserer Export- Formation, rééquilibrage régional, ce sont deux domaines wirtschaft identifiziert. Diese Betrachtungsweise ist meines essentiels de notre préoccupation; nous devons y travailler Erachtens einmal einseitig, und sie ist gleichzeitig auch plus intensément. höchst gefährlich. Es geht um die Frage nach dem Aus- mass unserer Abhängigkeit von der Aussenwirtschaft. Und Hösli: Gestatten Sie mir, in aller Kürze zwei konkrete Fra- dieses Ausmass ergibt sich nicht einfach schicksalshaft. Es gen aufzuwerfen, die weite Teile unserer Wirtschaft und ist schliesslich das Resultat unserer Politik, Resultat einer ihrer Verantwortlichen nicht nur brennend interessieren, Politik, von der ich wohl weiss, dass sie nicht alles kann. sondern vor allem auch bedrängen. Es geht dabei erstens Aber immerhin ist es eine Politik, die einen gewissen Hand- um den Wechselkurs des Schweizer Frankens. Auf diese lungsspielraum hat, den es auszuschöpfen gilt. In unserer Problematik habe ich bereits am 19. September 1978 hinge- heutigen Debatte ist die Förderung der Exportwirtschaft Situation économique. Interpellations 1190 N 28 septembre 1982
immer wieder in den Vordergrund gestellt worden. Wenn Impulsprogramme l und II sind darauf ausgerichtet. Den- ich davor warne, nur diese Tendenz zu verfolgen, so stütze noch muss mehr getan werden. Der Energieartikel muss ich mich dabei unter anderem auf Berichte der Experten- Sparmassnahmen auslösen, Investitionen veranlassen; die gruppe Wirtschaftslage, die nachdrücklich davon abgeraten Isolation und individuelle Abrechnungsarten sind zu för- hat, einseitig auf die Exportförderung zu setzen (etwa im dern. Es geht darum, bestehende Wasserkraftwerke zu Bericht 1978/79 auf Seite 67). renovieren. Es handelt sich hier überall um Aufgaben, bei Zur Begründung folgende kurze Hinweise: Exportorientierte denen auch kleinere und mittlere Betriebe eine Chance Wirtschaftzweige sind an der Kaufkraft der schweizerischen haben. Bei der Bautätigkeit denke ich vor allem auch an Konsumenten weniger interessiert. Sie sind überhaupt Städtesanierungen, Sanierungen von Altwohnungen und weniger gezwungen, auch im eigenen Interesse, zur Erhal- dergleichen mehr. tung des sozialen Friedens in unserem Lande beizutragen, Noch etwas, das hier am Rande zumindest dazu gehört: die und das wird um so mehr gelten, soweit sich diese export- Landwirtschaftspolitik. Beschäftigungspolitik sollte auch orientierten Industrien neuer Technologien bedienen, die es hier betrieben werden, d. h. dass man dem bekannten Ge- erlauben, Arbeitskräfte einfach wegzurationalisieren. Förde- sundschrumpfungsprozess endlich ein Ende setzen muss. rung der Exportwirtschaft heisst also nicht automatisch: Mehr und mehr ist es so, dass Leute, die weiterhin in der Förderung des Allgemeininteresses, zu dem das Interesse Landwirtschaft tätig sein möchten, es nicht mehr können. der Arbeitnehmer ganz entscheidend mit gehört. Etwas Ein klarer Richtungswechsel in der Landwirtschaftspolitik weiteres: Man spricht immer davon, man müsse die Rah- wäre auch ein Beitrag zur Beschäftigungspolitik. Ich denke menbedingungen, insbesondere für .die Exportwirtschaft, aber auch an die Erhöhung der landwirtschaftlichen Pro- verbessern. Aber Rahmenbedingungen sind keine Zauber- duktion, an die Erhöhung des Selbstversorgungsgrades formel. Sie nützen insbesondere dann nichts, wenn die unseres Landes. Wir müssen alle diese Dinge zusammen Ursachen der Exportkrise im Ausland liegen. Und abgese- sehen. hen davon wird unter dem Titel «Rahmenbedingungen» oft Ich komme zum Schluss. Herr Bundespräsident, Sie konn- auch Problematisches suggeriert: Abbau des Umweltschut- ten meinen Darlegungen entnehmen, dass ich die Bedeu- zes, oder wenigstens Minimalisierung des Umweltschutzes, tung der Exportwirtschaft für unser Land voll anerkenne. dann auch Abwehr noch so berechtigter Forderungen von Wie könnte man auch anders! Ich bin aber der Überzeu- seilen der Arbeitnehmer. Seien wir da vorsichtig! gung, dass heute vor allem der schweizerischen Binnen- Nun, langfristig muss natürlich die Ertragsbilanz eines Lan- wirtschaft auf allen Gebieten Auftrieb gegeben werden des im Gleichgewicht sein. Das heisst, die importierte Wert- muss, wo das irgendwie möglich ist. Ich bitte Sie, Herr Bun- schöpfung muss der exportierten etwa entsprechen, Kapi- despräsident, zu dieser Auffassung Stellung zu nehmen talflüsse und Erträge Inbegriffen. Unser Land weist im und insbesondere Massnahmen zu nennen, welche in die- Durchschnitt der Jahre indessen einen komfortablen Über- sem Sinne nach Ihrer Auffassung kurz- und mittelfristig schuss in der Ertragsbilanz auf. Seit 1975 sind es jährlich getroffen werden könnten. mehrere Milliarden Franken, mit Ausnahme des Jahres 1980. Aus diesen Gründen ist die Exportförderung jeden- Präsidentin: Ich sehe, dass Herr Bundesrat Ritschard bei falls kein Gebot des Zahlungsbilanzausgleiches, wie das für uns im Saal ist. Ich möchte ihm in Ihrem Namen zu seinem andere Länder zutrifft. Der Anteil der exportierten Güter heutigen Geburtstag herzlich gratulieren. (Beifall) und Dienstleistungen am Bruttosozialprodukt ist von einem langjährigen Mittel von gut 30 Prozent vor dem Einbruch Bacchi: Ritengo utile esprimere anche in lingua italiana Mitte der siebziger Jahre auf nunmehr deutlich über 40 Pro- alcuni concetti basilari che vanno tenuti fermi nell'ottica zent angestiegen. Es dürfte kaum möglich sein, diese Par- della frazione liberale-radicale di cui, accanto ad altri colle- force-Leistung nochmals zu wiederholen, auch wenn ein ghi, ho l'onore di essere portavoce. L'attuale crisi è deter- kleinerer Teil der damaligen Steigerung statistisch aus der minata soprattutto dal fatto che Paesi, tradizionalmente Redimensionierung der damals zu grossen, auf den Binnen- nostri importatori di beni strumentali, conoscono una reces- markt ausgerichteten Bauwirtschaft stammt. Eine erneute sione economica e una stagnazione degli investimenti. Noi Steigerung des Exportanteils wäre aber auch nicht wün- liberali-radicali crediamo nella forza autoregolatrice schenswert. Die meisten Krisen oder Abschwächungen der dell'economia di mercato. Vorrei immediatamente dire Nachkriegszeit in der schweizerischen Wirtschaft waren all'on. Carobbio che erra, quando afferma che la crisi di altri ausschliesslich export- oder auslandinduziert. Auch die Paesi sia dovuta a un cattivo funzionamento di questa eco- gegenwärtigen Schwierigkeiten rühren von der ausländi- nomia di mercato. Semmai, sono proprio in crisi quelli Stati schen Wirtschaftsentwicklung her. Stichworte: hohe Zin- che hanno voluto imporre interventi statali e soprattutto sen, fallende Rohstoffpreise, die Entwicklungs- und Öllän- mettere in pratica il protezionismo, diretto o indiretto, con- der in Zahlungsschwierigkeiten brachten, weltweite Investi- tro i meccanismi dell'economia di mercato. Noi vogliamo tionsflaute, Konkurrenz aufstrebender Entwicklungsländer. semplicemente che lo Stato assicuri le condizioni generali Um das zu verdeutlichen, was ich jetzt ausgeführt habe, ein per garantire il funzionamento dei meccanismi del mercato. exemplarischer Hinweis. Ich denke jetzt an den Kanton Siamo un Paese, signore e signori, privo di materie prime e Bern, wobei ich allerdings die Region Biel, die Gebiete der povero di fonti energetiche. Siamo quindi condannati a svi- Uhrenindustrie, ausklammern muss, bezogen auf die luppare l'economia d'esportazione, conferendo un valore Zukunft vielleicht auch diejenigen Gebiete, die besonders aggiunto il più alto possibile alle nostre manifatture. In stark vom Tourismus abhängen. Wir haben eine stark effetti, e ce ne possiamo rallegrare, la parte delle esporta- gewerblich geprägte und wesentlich auch auf den Inland- zioni al nostro prodotto sociale lordo, negli ultimi 6 anni, è markt ausgerichtete Wirtschaftsstruktur in ländlichen und passata dal 27 al 34 percento. Negli anni a venire, la fattura kleinstädtischen Gebieten. Da ist überall festzustellen, dass petrolifera potrà essere ancora più cara. Negli anni a venire die Konjunkturschwankungen seit jeher weit unter dem potrà essere più cara anche l'incidenza della nostra mano- schweizerischen Durchschnitt liegen. Auch die Boompha- dopera nei confronti di altri Paesi, e penso a Paesi che un sen waren entsprechend weniger ausgeprägt. Eine auf den tempo erano sottosviluppati, i cosiddetti NIC, vale a dire le Binnenmarkt ausgerichtete Wirtschaft kann also sowohl Newly Industrialised Countries. Con queste premesse vorrei den Arbeitsplätzen wie der unternehmerischen Planung - è la parte centrale del mio intervento - mettere l'accento grössere Stabilität bieten. Es gilt zwar, den hohen Stand sui rimedi che ritengo i più adeguati a media e a lunga sca- unserer Exportwirtschaft zu sichern. Die verschiedenen denza. Occorre, signore e signori, investire nei cervelli e handels- und währungspolitischen Massnahmen, die ERG, nelle alte tecnologie. Cosa significa. Cervelli: occorre pro- das Impulsprogramm in seinem Hauptteil zielen unter ande- muovere la formazione professionale di base, la formazione rem darauf ab; ich setze mich dem nicht entgegen. Aber ich permanente, la riconversione della manodopera, la mobilità behaupte, dass es nötig sei, daneben nun vornehmlich die professionale. Alte tecnologie: significa promuovere la Binnenwirtschaft zu verstetigen, ja zu fördern. Teile der ricerca fondamentale, la ricerca applicata, l'acquisizione 28. September 1982 N 1191 Wirtschaftslage. Interpellationen
appunto delle tecnologie le più raffinate possibili e l'appro- zusammenbricht - Mexiko ist eine Vorwarnung -, dann gibt priazione di innovazioni. In particolare, occorrerà vincere la es auch in unserem Land ein böses Erwachen. Der Finanz- cosiddetta sfida dell'elettronica e segnatamente dell'elettro- platz profitiert ebenfalls von der monetaristischen Hoch- nica combinata con la meccanica. zinspolitik und unterstützt damit einen wirtschaftlichen J'ai parlé de certains remèdes à long et à moyen terme. Kurs, der, wie sich Galbraith in einem Interview ausdrückte: Dans l'immédiat, outre les considérations d'ordre général «den Reichen heimlich, still und leise mehr Geld zuschan- que l'on a entendues à satiété et sur lesquelles chacun est zen» will, den Sozialstaat aushungert und das Heer der d'accord - à ce propos je voudrais féliciter Mme Uchtenha- Arbeitslosen vergrössert. Nicht genug damit, auch innenpo- gen pour son discours très modéré: elle a parlé comme si litisch wird dieser konservative, restriktive Kurs schon seit elle était un chef d'entreprise - il faut relever trois points einiger Zeit und in zunehmendem Masse als wirtschaftliche importants: tout d'abord, il importe absolument de ne pas Heilslehre propagiert. Dazu das freisinnige Stichwort: weni- faire d'erreurs de méthode, «keine ordnungspolitische Feh- ger Staat. Hinzu kommt, dass Ertrags- und Beschäftigungs- ler»: il ne faut pas inventer des remèdes simplement pour einbrüche bei manchen Unternehmungen, auch einzelnen faire quelque chose, pour créer démagogiquement un alibi Branchen, auf Fehler der Unternehmungsleitung zurückzu- politique. Cela serait dangereux et irait simplement alourdir führen sind. Typisches Beispiel dafür ist die Uhrenindustrie, les déficits des comptes de l'Etat. wo selbst die unternehmerfreundliche «NZZ» das Führungs- Ensuite, je remarque qu'il est illusoire, voire absurde, defizit kritisierte und bei der ASUAG sogar eine Führungs- comme le prétend l'extrême-gauche, de penser à réduire la krise auf der obersten Ebene ausmachte. Hierzulande ist es durée du travail tout en maintenant les mêmes salaires: la allerdings keineswegs üblich, dass Unternehmer für Fehl- facture ne peut pas correspondre, les coûts de production entscheide den Kopf herhalten müssen. Je länger sie das s'accroîtraient. Il y aurait aussi une augmentation de la Missmanagement betreiben, um so grösser wird die demande interne, laquelle crée l'jnflation. En résumé notre Gewissheit, dass man schliesslich von einem Strukturpro- industrie d'exportation qui est le pilier de notre prospérité, blem spricht, für dessen Entstehung niemand mehr die Ver- ne serait plus concurrentielle. antwortung zu tragen hat. Deshalb halte ich es für notwen- Enfin, le troisième point à observer c'est qu'il faut nous dig, hier die Frage der Verantwortlichkeit aufzuwerfen und débarrasser du tabou des automatismes de l'indexation. Je festzustellen, dass in den Chefetagen unserer Wirtschaft vous renvoie à ce propos à l'exemple du gouvernement Mitschuldige an der schlechten Wirtschaftslage zu finden Mauroy en France. sind. Sie lassen sich für das Unternehmerrisiko honorieren, Deux mots encore en ce qui concerne les régions économi- aber die Folgen ihrer falschen Politik haben die Arbeitneh- quement faibles. En tant que Tessinois, je puis affirmer que mer zu tragen. mon canton a une économie fragile, son industrie demeure Schlimmer noch: Es drängt sich die Vermutung auf, dass inconnue des Suisses alémaniques et des Suisses die wirtschaftliche Verunsicherung bewusst dazu benutzt romands, comme l'a démontré un récent sondage d'opi- wird, die Angst um den Arbeitsplatz zu schüren, die Arbeit- nion. Diverses fabriques ont été fermées à la suite de phé- nehmer zu disziplinieren und ihren Anteil am wirtschaftli- nomènes récessifs dans d'autres pays ainsi qu'à cause chen Ertrag zu schmälern. Anders sind doch wohl die mas- d'un certain «gap» technologique. C'est pourquoi en tant siven generalisierenden Attacken von Arbeitgeberseite auf que Tessinois, j'affirme qu'il ne faut pas dogmatiser le pro- den Teuerungsausgleich nicht zu werten. Der Teuerungs- blème des régions et qu'il serait dangereux - surtout en ma ausgleich ist für den Schweizerischen Gewerkschaftsbund qualité de libéral - de demander à l'échelon national une und die ihm angeschlossenen Verbände kein Verhandlungs- planification du développement industriel, à savoir que l'on gegenstand. Der Teuerungsausgleich gilt als minimale distribue équitablement dans les différentes régions les uni- gewerkschaftliche Forderung. Wir lehnen insbesondere das tés productives qui ont affaire avec l'industrie d'exportation. Ansinnen der Arbeitgeber ab, beim Teuerungsausgleich für Ce n'est pas par le biais des interventions de l'Etat que l'on 1982 2,5 Prozent zur Kompensation der von 1977 bis 1982 peut forcer le choix de l'emplacement des implantations angeblich wegen der unzulänglichen Rechnungsmethode industrielles et influencer les conditions optimales de zuviel ausgerichteten Teurungszulage abzuziehen. Die l'exploitation industrielle. Arbeitnehmer haben nicht zuviel erhalten, im Gegenteil: En tant que Tessinois, je demande une seule chose, c'est 1. Obwohl in den letzten drei Jahren das Sozialprodukt und que la Confédération répartisse équitablement les com- die Arbeitsproduktivität wuchsen, sanken die Reallöhne in mandes au cas où elle devrait anticiper certaines com- der Grössenordnung von 1 Prozent; es wurde bereits auch mandes des PTT, des Chemins de fer, du Département mili- von Herrn Jaeger darauf hingewiesen. taire et accélérer les investissements infrastructurels. 2. Von einem vollen Teuerungsausgleich kann keine Rede Je termine en constatant que l'on n'aboutit pas à la solida- rité entre les régions, grâce à un égalitarisme économique sein, denn nur in ganz wenigen Fällen werden rückwirkende qui serait une absurdité, mais que le cas échéant, on doit la oder genügend vorschüssige Teuerungszulagen überhaupt trouver grâce à une meilleure péréquation financière. gewährt. 3. Ist der angeblich überhöhte Teuerungsausgleich teils Renschier: Im Zusammenhang mit der Verschlechterung durch die kalte Steuerprogression, teils durch indexnahe der Wirtschaftslage stellen sich für mich eigentlich im oder -gebundene Preise bereits abgeschöpft worden. Moment nur zwei Fragen, nämlich: Wer ist dafür verantwort- Es muss als Provokation der Gewerkschafter bezeichnet lich, und wer trägt die Folgen dieser schlechten Wirt- werden, wenn ausgerechnet die Banken mit ihren Riesen- schaftssituation? gewinnen im Gleichschritt mit dem Bankpersonalverband Die weltweiten wirtschaftlichen Krisenerscheinungen haben vorprellen und den Teuerungsausgleich kürzen, um die dem zweifellos einen negativen Einfluss auf unsere Wirtschaft. Personal vorenthaltenen 80 Millionen Franken als zusätzli- Ich denke da beispielsweise an die gewaltige Verschuldung che Reserve für risikoreiche Kreditgeschäfte zurückzube- vieler Länder, insbesondere der Dritten Welt oder an die halten. Es grenzt an Überheblichkeit, wenn der Präsident unsozialen Massnahmen des Monetarismus, wie er von der des Verbandes zürcherischer Kreditinstitute diesen Kraftakt Reagan-Administration in den USA und von Frau Thatcher mit einem gefügigen Partner als Durchbruch zur Abschaf- in Grossbritannien angewandt wird. Auch wenn es sich bei fung des Automatismus des Teuerungsausgleichs dekla- diesen beiden Beispielen - also Verschuldung und Moneta- riert. In einem Zeitpunkt, in dem die Exportwirtschaft mit rismus - um negative Faktoren von internationalem Mass- erheblichen Schwierigkeiten konfrontiert ist, muss verhin- stab handelt, können sich massgebliche Finanz- und Wirt- dert werden, dass der Inlandmarkt auch noch zusätzlich schaftskreise der Schweiz der Mitverantwortung nicht ent- beeinträchtigt wird. Die Schmälerung des Teuerungsaus- ziehen. Der Finanzplatz Schweiz ist wesentlich an der welt- gleichs läuft darauf hinaus. Wie Sie wissen, machen 1 Pro- weiten Verschuldung beteiligt. Wenn das gigantische zent nicht gewährter Teuerungsausgleich rund 1,1 Milliar- Pumpsystem, anders kann man das nicht mehr nennen, den Franken aus. Macht also die Kürzung bei den Banken Situation économique. Interpellations 1192 N 28 septembre 1982
Schule, würde die Kaufkraft um rund 3 Milliarden Franken teren wehren wir uns dagegen, wenn mit Hilfe einer frag- sinken, eine Auswirkung, die sicherlich nicht in die wirt- würdigen Interpretation des Abstimmungsergebnisses vom schaftliche Landschaft passt. Soll der Inlandbedarf belebt 6. Juni eine sektorielle Austrocknung des Arbeitsmarktes werden, so bedarf es des vollen Teuerungsausgleichs. Er angestrebt wird. Der grosse Lärm, Herr Kollege Wagner, um ist ein Mittel zur Gewährleistung der Vollbeschäftigung. Ein die Reduktion der ausländischen Ganzjahres- und Saison- anderes stellt die von den Gewerkschaften geforderte arbeitskräfte ist völlig deplaciert! Im Gegenteil, wenn diese Arbeitszeitverkürzung dar, indem die Arbeit auf mehr nach bisheriger Erfahrung für Herr und Frau Schweizer Hände verteilt wird. scheinbar unzumutbaren Arbeitsplätze durch Gastarbeiter Arbeitszeitverkürzung ist billiger als die Kosten der Arbeits- nicht mehr besetzt werden können, sind negative Folgen, losigkeit, wobei die psychische Beeinträchtigung der von insbesondere für das einheimische Personal, vorprogram- der Arbeitslosigkeit Betroffenen überhaupt nicht ermessen miert. werden kann. Zu den vernünftigen Rahmenbedingungen würde es auch Abschliessend stelle ich fest: Die gewerkschaftlich organi- gehören, wenn im Zusammenhang mit dem Indexdebakel sierte Arbeiterschaft ist an der Verbesserung der Wirt- die an diesen gebundene Gläubigkeit gebrochen würde. Es schaftsverhältnisse interessiert. Aber nicht um den Preis wäre jetzt der Zeitpunkt, um hier ein Zeichen zu setzen, der Verschlechterung der wirtschaftlichen und sozialen Ver- damit dieses Trauerspiel doch noch einen positiven hältnisse der Arbeitnehmer selbst. Unsere Fraktion hat in Schlussaspekt haben würde. Vielleicht interessieren Sie einer Reihe von Vorstössen zahlreiche Vorschläge zum Abschluss meiner Bemerkungen noch einige konkrete gemacht, die auf den richtigen Weg führen, wenn sie Zahlen aus dem Bauhauptgewerbe, also aus dem Bran- befolgt werden. chenbereich, der Mitte der fünfziger Jahre eine 4prozentige Reduktion des Personalbestandes in Kauf nehmen musste. Messmer: Ich gestatte mir, zum diskutierten Problem einige Wir sind uns wohl bewusst, dass man da und dort behaup- Bemerkungen aus der Sicht des Gewerbes beizusteuern. tet hat, wir würden Arbeitslose exportieren. Das ist ein Wenn man die Wechselbäder in der unterschiedlichen purer Unsinn! Wir haben nur im Frühjahr jeweilen der Beschäftigung der gewerblichen Unternehmungen betrach- Arbeitsmarktlage entsprechend weniger Leute hereinge- tet, dann stellt man fest, dass sich dieser Wirtschaftsbe- nommen. Zur Jahresmitte 1982 hat sich die Auftragslage im reich als überraschend konjunkturresistent erwiesen hat. Bauhauptgewerbe um nominell 6,1 Prozent, oder um etwa Und doch wäre es nach meiner Meinung falsch, daraus den 10 Prozent real innerhalb Jahresfrist, zurückgebildet. Dabei Schluss zu ziehen, es würden hier so gut wie keine Einbrü- sind grosse regionale Unterschiede feststellbar. Leider ist che zu befürchten sein. Das Hauptanliegen der gewerbli- an diesem Rückgang die öffentliche Hand wieder vornehm- chen Wirtschaft geht - und das möchte ich mit aller Deut- lich beteiligt. Ich erwähne nur den Strassenbau, der in der lichkeit zum Ausdruck bringen - nicht in erster Linie in der Mitte dieses Jahres rund 438 Millionen Franken weniger Richtung vermehrter staatlicher Stützungs- oder Förde- Auftragsbestand aufweist als das Vorjahr. Wir meinen, dass rungsmassnahmeri. Wir erwarten, wie das schon verschie- es falsch wäre, im Zeitpunkt rückläufiger Beschäftigung dentlich erwähnt wurde, dass der Staat die Rahmenbedin- bewusst mit öffentlichen Aufträgen zurückzuhalten. Bund, gungen für eine kontinuierliche Beschäftigung des Gewer- Kantone und Gemeinden sollten im Gegenteil für einen ver- bes möglichst günstig gestaltet. Wir sehen darin die einzige nünftigen Ausgleich sorgen. Mit der Verstetigung der konkrete Möglichkeit, um der drohenden Arbeitslosigkeit in Beschäftigungslage erreichen wir den effizientesten Einsatz unseren Betrieben Herr zu werden. Die Sorge um Arbeits- der Betriebsmittel und tragen zu einer Beruhigung an der plätze beginnt nicht in erster Linie bei Massnahmen zugun- Arbeitsmarktfront bei. Mit dem Vorziehen von Investitionen sten des Arbeitnehmers, sondern bei einer subtilen und - das wurde heute auch erwähnt - sollten wir aufgrund bis- sorgfältigen Rücksichtnahme auf die Gesetzmässigkeit der her gemachter Erfahrungen zurückhaltend sein, denn vor- freien Wirtschaft, der wir es - trotz der gegenteiligen weg gegessenes Brot steht nicht ein zweites Mal zur Verfü- Behauptung von Herrn Hubacher-zu verdanken haben, bis gung. heute im Vergleich zum Ausland recht gut davon gekom- Ein letzter Satz zur Frage meines Vorredners «Wer ist über- men zu sein. (Hubacher: Das habe ich überhaupt nicht haupt schuld an der heutigen Situation?». Ich meine, Herr behauptet!) Ein funktionsfähiger Staat ist zunächst einmal Kollege Renschier, Sie haben verschiedene Sündenböcke auf eine lebensfähige Wirtschaft angewiesen. Der verfas- gesucht und gefunden. Was mir persönlich gefehlt hat, sungsmässige Auftrag, den Konsumenten zu schützen, wäre ein schlichtes Eingeständnis, dass wir allesamt, ohne unsere Diskussion über das Konsumkreditgesetz, aber Ausnahme, uns daran gewöhnt haben, über unsere Verhält- auch die bevorstehende Volksabstimmung über eine Preis- nisse zu leben. Wir werden zurückfinden müssen zu einer überwachung sowie die im Ständerat angelaufene Diskus- bescheideneren Lebensform, Arbeitnehmer so gut wie sion über die Revision des Kartellgesetzes beweisen, dass Arbeitgeber! nicht die Wirtschaft, sondern der Verbraucher zuoberst auf der politischen Prioritätsliste steht. Müller-Bern: Wenn wir die wirtschaftlichen Probleme der Ich komme zurück zum Wunsch nach möglichst günstigen näheren und weiteren Zukunft erörtern, dann sollten wir Rahmenbedingungen für die gewerbliche Wirtschaft. auch die Lehren aus der jüngsten Vergangenheit ziehen. Unsere Regierung und wir im Parlament müssen die steuer- Unsere Notenbank hat seit 1975 die konsequenteste Geld- lichen und sozialpolitischen Belastungsgrenzen erkennen mengenpolitik des Westens durchgeführt. Aber das ist nur und in unserem politischen Alltag auch praktizieren. Dar- die halbe Wahrheit. Es geht uns bisher nicht wegen, son- über hinaus muss ein funktionstüchtiger Arbeitsmarkt dern trotz dieser Politik halbwegs gut! Wo der harte Mone- sichergestellt werden. Die Personalsituation vor allem im tarismus hinführt, das ist heute schon verschiedentlich Gastgewerbe und in der Bauwirtschaft ist gerade heute von erwähnt worden, das haben die Wirtschaftspolitiken der allergrösster Bedeutung. Deshalb kommt dem Stellenwert USA und Grossbritannien deutlich gezeigt. des Arbeitsmarktes eine derart hohe Bedeutung zu. Wir Wir haben glücklicherweise in der Schweiz eine Konjunktur- sind besorgt - ich möchte sogar sagen konsterniert - und politik geführt, die weit über eine blosse Geldmengenpolitik haben wenig Verständnis für die im heutigen Zeitpunkt mit hinausging. Und nur deshalb bewältigten wir die letzten dem Bundespersonal ausgehandelte Arbeitszeitreduktion. zehn Jahre erfolgreicher als andere Länder. Ich erwähne Der als Feigenblatt benutzte Hinweis, die 42-Stunden- hier das grosse Beschäftigungsprogramm von insgesamt Woche in der Privatwirtschaft werde schon verschiedentlich 4 Milliarden Franken zwischen 1975 und 1978, das immerhin praktiziert, vermag uns keinesfalls zu befriedigen. Die für etwa 130000 Menschen ein Jahr Arbeit geschaffen hat. Arbeitszeitverkürzung mit Lohnausgleich ist ein Schritt in Dann erwähne ich die leicht und stärker defizitären öffentli- die falsche Richtung. Wir müssen diese Massnahme, was chen Budgets, die für eine Verstetigung der Kaufkraft das Bundespersonal betrifft, zu gegebener Zeit im Zusam- gesorgt haben, die Schaffung neuer sozialer Auffangge- menhang mit der Personalplafonierung korrigieren. Im wei- setze, namentlich bei der Arbeitslosenversicherung, bei der 28. September 1982 N 1193 Wirtschaftslage. Interpellationen
Berufsbildung usw., und auch die Rentenverbesserung, die verkürzung zurückzukommen?» Ja, gerade weil eben Tau- auf Anfang 1982 in Kraft trat, hat die Kaufkraft weiter Bevöl- sende um ihren Arbeitsplatz bangen, ist es notwendig, dass kerungsschichten in einem kritischen Zeitpunkt erhöht. man die Arbeitszeit verkürzt. Was wollen wir eigentlich? Aber die Inflation ist unter anderem so niedrig im internatio- Wollen wir Arbeitsplätze schaffen oder nicht? Was ist falsch nalen Vergleich, weil die Beschäftigten mit ihrer Lohnpolitik an der Politik des Bundesrates, die rund 4000 Arbeitsplätze der wirtschaftlichen Situation in hohem Masse Rechnung neu schaffen wird? Das möchte ich auch meinem Kollegen trugen. Appelle an die Gewerkschaften und die Arbeitneh- Willi Messmer sagen. Wir können die Krise nicht lösen nach mer zum Mass halten rennen offene Türen ein. Von 1977 bis dem Rezept: Noch mehr arbeiten und noch mehr Arbeits- 1981 sind die Reallöhne um ganze 2,5 Prozent angestiegen, lose produzieren und ernähren. Es ist notwendig, dass man während das Bruttosozialprodukt sich um 10 Prozent ein ganzes Bündel von wenig Kosten verursachenden und erhöhte. Eine Statistik von einem deutschen Institut zeigt, differenzierten Einzelmassnahmen schafft zur Sicherung dass von 1970 bis 1980 die Löhne in der Schweiz gegen- der Arbeitsplätze in unserem Lande. Wir müssen damit jetzt über allen anderen Industrieländern weitaus am wenigsten beginnen, und nicht erst in den Wahlplattformen des näch- angestiegen sind. Dazu kommt noch die längste Arbeitszeit sten Jahres. im internationalen Vergleich. Wir lassen aber auch nicht zu, dass mit Angstmacherei die Das sind die wahren Faktoren der schweizerischen Stabili- Krise erst recht herbeigeredet wird. Und dieser Appell geht tät. Geldmengenpolitik ist eine notwendige, aber nicht eine weniger an die Behörden, als vielmehr an die Privatwirt- hinreichende Rahmenpolitik hierzu. schaft. Insbesondere geht es nicht an - und hier möchte ich In der gegenwärtigen Situation sollten die Behörden sich unterstreichen, was insbesondere auch Walter Renschier mit ihren öffentlichen Budgets antizyklisch verhalten, d. h. gesagt hat -, mit einer arbeiter- und angestelltenfeindlichen dass wir heute keine mutwilligen Sparprogramme durchzie- Lohnkürzungspolitik anzufangen. Das war in den dreissiger hen sollten, sondern wir müssen - das ist ja auch von ver- Jahren das Ende jeder Konjunkturhoffnung und der Beginn schiedener Seite heute verlangt worden, auch von Leuten, des jahrelangen Hungerns. Die Halbierung des Teuerungs- die vorher vom Staat nichts mehr wissen wollten - durch ausgleichs durch die wohlverdienenden Banken darf nicht zusätzliche Auftragserteilung stützend eingreifen. Ich habe das Signal zum Durchstarten aus der Rezession in die mit grosser Genugtuung in dem interessanten Votum von Deflation werden. Die Wirtschaft ist kein Nullsummenspiel, Bundespräsident Honegger vernommen, dass er keine sondern ein kompliziertes und auch soziales Netz. Wer zusätzlichen Sparmassnahmen vorsieht, teh hoffe, dass die- Dampf leichtfertig herauslässt, schafft vielfältigen Schaden. ses Wort auch beachtet wird, wenn Herr Bundespräsident Wir vom Gewerkschaftsbund verlangen von Behörden und Honegger leider den Bundesrat verlassen haben wird. Privatwirtschaft klare Signale und klaren Willen zur Bewälti- Die Politik der Nationalbank muss auf Vollbeschäftigung gung der Rezession. ausgerichtet werden. Dazu gehört einmal die Wechselkurs- politik. Die allzu starken Wechselkursschwankungen haben Oester: Ich spreche 3 Minuten und 20 Sekunden. Soviel weitgehend Unternehmer, namentlich auch kleine und mitt- wurde mir ursprünglich zugeteilt, und das ist nicht unver- lere, verunsichert. Und dazu gehört eine rasche Zinsermäs- nünftig. Es reicht für drei Bemerkungen und drei Vor- sigung, für die die Nationalbank eintreten sollte. Anstatt schläge. Diskontsatzsenkungen, die nur den Marktbewegungen fol- gen, wünschen wir initiierende Senkungen mit Zündungs- 1. In den Jahren der Hochkonjunktur und der allgemeinen rolle. Die Banken sind dazu zu veranlassen, die Zinssenkun- Wachstumsgläubigkeit sind mancherorts'überrissene Kapa- gen umfassend weiterzugeben. zitäten aufgebaut worden. Die weltwirtschaftliche Gross- Bei der Regionalpolitik braucht es - und das ist auch heute wetterlage zwingt uns, sie zurückzustutzen. Darum müssen verschiedentlich dargelegt worden - zusätzliche Instru- wir den Weg struktureller Bereinigungen gehen, ja diesen mente. Mit 30 Millionen Franken Zinssubvention, auf zehn Weg der Gesundung begrüssen. Er ist aber schrittweise Jahre hinaus, rettet man keine Regionen, insbesondere und rücksichtsvoll zurückzulegen. Es geht um Millionen- wenn die Hochzinspolitik mit jedem zusätzlichen Prozent- werte, aber noch um viel mehr: um Menschen und um ein punkt die Firmenkosten um Hunderte von Millionen ver- schönes Stück ihres Lebensinhaltes. teuert. Wir treten auch dafür ein - das scheint uns notwen- 2. Nach Ansicht der LdU/EVP-Fraktion hat der Staat unse- dig zu sein -, mit dem Impulsprogramm Spitzenleute der rer Wirtschaft nebst guten Rahmenbedingungen, wo nötig, kommenden Produktegenerationen zu fördern. Auch die gewisse Impulse zu geben, Neuerungen zu begünstigen, Chancen für die Berufsleute sollten ausgebaut werden. Der um unsere internationale Konkurrenzfähigkeit zu erhalten. Kündigungsschutz, das zeigt sich heute bei den meisten Davon leben wir alle. Massenentlassungen, ist sehr verbesserungswürdig. Wir 3. Im Rahmen ihrer ständig zunehmenden Aktivitäten sollen wissen selbstverständlich, dass es sich hier nicht um eine Staat, Gemeinden und öffentliche Unternehmungen so Garantie aller bestehenden Arbeitsplätze handeln kann, handeln, dass sie die konjunkturellen Schwierigkeiten unse- aber die Kündigung zur Unzeit aus politischen Gründen und rer Wirtschaft nicht noch verstärken. Das war aber in den die Vorgehens- und Entschädigungsweise bei Massenkün- vergangenen Jahren häufig der Fall. Aus diesen Fehlern digungen aus wirtschaftlichen Gründen sind zu überden- müssen wir lernen und es zukünftig besser machen. ken. Unseren arbeitslosen Mitmenschen und den Firmen mit Die eidgenössische Wohnbauförderung darf sich jetzt nicht dünnen Auftragsbüchern ist nur mit Taten und nicht mit davonstehlen. Sowohl der heutige konjunkturelle Zeitpunkt Debatten allein gedient. Das führt mich zu den drei Vor- wie die Wohnungsnotlage stellen ein flammendes Dementi schlägen. Sie streben mehr Arbeit für unsere Industrie und dar gegenüber der diesbezüglichen Absicht im Paket der gleichzeitig entscheidende Verbesserungen des öffentli- Aufgabenneuverteilung. chen Verkehrs an. Und nun komme ich zur Arbeitszeitverkürzung: Sie spielt in 1. Der Bund muss für die Gewährung seiner Beiträge an die der heutigen Lage eine besondere Rolle und wird auch in Sanierung von Niveauübergängen einen grösseren Spiel- Zukunft eine besondere Rolle spielen, nämlich eine arbeits- raum schaffen, damit ausführungsreife Vorhaben ohne wei- marktliche Funktion. Wir müssen die Arbeit auf mehr Hände teren Verzug realisiert werden können. verteilen, heute, aber in Zukunft noch viel mehr! Sonst bewältigen wir in der näheren Zukunft das Problem der rund 2. Es sind alle geeigneten Massnahmen zu treffen, die das 30 Millionen Arbeitslosen in den Industrieländern nicht. Und Plangenehmigungsverfahren beschleunigen, namentlich bei dazu gehört nun auch die Arbeitszeitverkürzung beim den Investitionsvorhaben der Bundesbahnen. Jahrelange Bund. In der Interpellation der SVP steht: «Ist der Bundes- Verzögerungen führen ja auch zu ungeheuren Kostenstei- rat angesichts der Tatsache, dass Tausende von Arbeitneh- gerungen. mern in der Privatwirtschaft um ihren Arbeitsplatz bangen, 3. Wegen solcher aussergewöhnlich starker Kostensteige- bereit, auf den unverständlichen Entscheid der Arbeitszeit- rungen besteht die Gefahr, dass das Investitionsprogramm
151-N Situation économique. Interpellations 1194 N 28 septembre 1982
der konzessionierten Transportunternehmungen, für das ten 4000 zusätzlichen Stellen benötigt, und die benötigt das wir letztes Jahr einen Rahmenkredit bewilligt haben und das Gewerbe ebenfalls. Was wir vom Klein- und Mittelgewerbe nur dringliche, unaufschiebbare Vorhaben enthält, wesent- aus brauchen, um in der Zukunft bestehen zu können, sind lich gekürzt werden muss. Fatale Folge wäre ein weiterer nicht direkte Staatshilfen, sondern eine Marktwirtschaft, in Auftragsrückgang in der Waggonindustrie, weniger Ver- der das Risiko belohnt wird, in welcher der Gewinn denjeni- kehrssicherheit und mehr Arbeitslosigkeit. Das käme volks-. gen Stellenwert einnimmt, der ihm nach ökonomischer wirtschaftlich teurer zu stehen als eine Nachfinanzierung Gesetzmässigkeit zukommt. Und was wir weiter brauchen, des vom Parlament beschlossenen Programms. Es sind sind Rahmenbedingungen, die uns im Klein- und Mittelge- darum Vorkehrungen zu treffen, damit das vorgesehene werbe gleich lange Spiesse wie den marktmächtigsten Investitionsprogramm voll realisiert werden kann. Ein Postu- Unternehmungen geben, damit wir mit diesen Schritt halten lat dieses Inhalts reiche ich heute namens meiner Fraktion können. ein. M. Borei: On entend très souvent, trop souvent dire, même Präsidentin: Herr Baechtold verzichtet auf das Wort. par des membres du Conseil fédéral, qu'il ne faut pas dra- matiser puisque même dans l'arc horloger le taux de chô- Sonarli: Die meisten Branchen der gewerblichen Wirtschaft mage est bien inférieur à ceux que connaissent des pays erfreuen sich noch einer recht guten Beschäftigungslage. corne la Grande-Bretagne ou la France. Les travailleurs Die schlechten Konjunkturaussichten einiger wichtiger suisses, ceux de nos régions n'acceptent pas cette Industriezweige unseres Landes werfen selbstverständlich manière de minimiser la menace qui pèse sur eux. Nous ihre Schatten auch auf das Gewerbe. Gerade auch deshalb n'admettons pas les propos lénifiants tenus par certains, y ist den Anliegen dieses wichtigen Arbeitgebers, diesem Teil compris ce matin, et nous revendiquons une intervention unserer Wirtschaft, Rechnung zu tragen. Es ist allerdings im énergique de la Confédération. Rahmen dieser kurzen Orientierung nicht möglich, auf die Bien sûr, comme d'autres dans cette salle, je sais que la wirtschaftlichen Sorgen einzelner gewerblicher Branchen Confédération ne peut pas tout et que, pour éviter une einzugehen. Ich bin deshalb gezwungen, mich auf einige all- aggravation de la situation, puis permettre une reprise, gemeine Bemerkungen zu beschränken, wobei ich drei d'autres facteurs joueront un rôle essentiel. Je pense tout aktuelle Problembereiche aus der gewerblichen Wirtschaft particulièrement au climat des négociations entre patronat anschneiden möchte. et syndicats et, sur ce point, rappelons qu'il ne faut pas tout attendre des travailleurs, l'effort ne doit pas être fait par eux 1. Wir haben in den letzten zwei Jahren praktisch in einem seuls. Je pense aussi au dynamisme et a la compétence qui einzigen grossen Wurf drei Sozialwerke geschaffen: das existent dans notre pays, dans les rangs des entrepreneurs Bundesgesetz über die berufliche Vorsorge, das Obligato- et des travailleurs. rium der Unfallversicherung und die Arbeitslosenversiche- Nous sommes ici dans un Parlement et la question posée rung. Ich bekenne mich mit dem Gewerbe voll und ganz zu est celle de l'intervention ou non de la Confédération. diesen Sozialwerken. Jedoch muss ich darauf aufmerksam Celle-ci doit intervenir. Elle doit intervenir en augmentant machen, dass mit den verfügten Obligatorien dieser Sozial- les prestations de l'assurance-chômage; ce point sera versicherungen gerade die schwächsten Betriebe belastet développé par Mme Deneys. Elle doit intervenir au niveau werden. Wir wollten dies mit Absicht mitmachen, um allen de l'emploi. Par des mesures budgétaires et des aides Arbeitnehmern (unabhängig von der Grosse ihres Arbeitge- financières, la Confédération peut et doit freiner la diminu- bers) wenigstens einen minimalen Schutz zu gewähren. Es tion des emplois des secteurs menacés, mais parallèle- ist aber auch unsere Aufgabe, heute die mit diesen Geset- ment, et c'est tout aussi important, elle doit aider à la créa- zen anvisierten Betriebe die neuen Belastungen verkraften tion d'emplois. Certains emplois vont inéluctablement dis- zu lassen. Das wird eine gewisse Zeit beanspruchen. paraître, nous le savons tous. Maintenant déjà la Confédé- Jedenfalls ist es dringend notwendig, in der Sozialpolitik ration, les cantons et les communes doivent soutenir, prati- diese Belastungsgrenze zu beachten. quement et financièrement, les projets ayant pour objectif 2. Der Souverän hat vor fast einem Jahr der Verlängerung la création d'emplois ou de produits ayant un avenir. der Finanzordnung zugestimmt. Die darin enthaltene Erhö- La Confédération doit surtout avoir une politique régionale hung der Warenumsatzsteuer hat sich noch nicht ausge- plus active. Il ne s'agit pas de créer des emplois n'importe wirkt. Die zusätzlich ab 1983 vor allem durch gewerbliche où, mais bien dans les régions dont l'économie est mena- Betriebe aufzubringenden 600 Millionen Franken werden cée. Les communes et les cantons touchés sont déjà très überall dort ihre Spuren hinterlassen, wo die durch den actifs. Au niveau fédéral, la volonté politique d'une interven- Gesetzgeber beabsichtigte Überwälzung nicht möglich ist. tion en faveur de ces régions me semble encore bien trop Das dürfte wiederum bei den marktschwächsten Betrieben faible. der Fall sein. Ich sage dies übrigens stellvertretend für alle L'émigration, que ce soit vers la région zurichoise ou vers indirekten Steuern, für diejenigen, die auch jetzt noch zur l'étranger, n'est pas un remède au chômage admissible Diskussion stehen und über die wir zur Sanierung des Bun- pour un Neuchâtelois, un Jurassien, pour aucun travailleur deshaushaltes laufend debattieren. Für eine Steuer kann de nos régions. Nous ne voulons pas que nos montagnes Überwälzbarkeit durch die Politik gewollt sein, wie das beim se vident de leur substance et ne deviennent que le but de letzten Beschluss der Warenumsatzsteuer der Fall ist. Aber promenades à pied ou à ski de fond. ob die Überwälzung für die Unternehmung möglich ist, Qu'attendons-nous de la Confédération, du gouvernement, steht auf einem anderen Blatt. Und gerade in Zeiten heftiger de l'administration? Nous attendons tout d'abord une Konkurrenzkämpfe und nachlassender Nachfrage trifft volonté d'agir, une volonté d'étudier sans sectarisme toutes diese Steuer den falschen; wenn er sie nicht verkraften les propositions visant à créer des emplois. Nous voulons kann, so haben wir der Beschäftigung unserer Wirtschaft du pragmatisme, nous refusons le sectarisme. Peu nous einen schlechten Dienst erwiesen. importe que certains reprochent à la Confédération de 3. Gerade in so schwierigen Zeiten versteht es das perso- n'être que le médecin du capitalisme, pourvu qu'elle favo- nalintensive Gewerbe schlecht, wenn die öffentliche Hand rise la création d'emplois. Peu nous importe que certains als Arbeitgeberin bezüglich Arbeitszeit, Teuerungsaus- reprochent à la Confédération de fausser les règles de la gleich, Reallohnerhöhung usw. Schrittmacherdienste lei- libre concurrence, pourvu qu'elle favorise la création stet. Die gewerbliche Unternehmung wird auf dem Arbeits- d'emplois. Que peut-on encore attendre du gouvernement markt benachteiligt. Es wäre aber auch nicht zu verantwor- et de l'administration pour le court terme, pour demain, ten, denjenigen Branchen, die noch Beschäftigung aufwei- pour les mois à venir? On peut attendre d'eux, en particu- sen, durch eine zu forsche Personalpolitik des Bundes, der lier, une application plus souple des lois existantes, notam- öffentlichen Hand, die benötigten Arbeitskräfte zu entzie- ment de l'arrêté sur les régions dont l'économie est mena- hen. Es sind ja Facharbeiter, die der Bund bei den anvisier- cée et de la loi sur le chômage. 28. September 1982 N 1195 Wirtschaftslage. Interpellationen
Vous avez dit à juste titre, Monsieur le Président de la Bedeutung des Tourismus - als Teil des Exportes und der Confédération, que les cantons et les communes devaient Währungsfragen und als hervorragender Faktor der Regio- prendre leurs responsabilités pour lutter contre la crise. Ils nalpolitik - ist doch in jeder Lagebetrachtung vorrangig le font d'ailleurs, et de toutes leurs forces. Cependant, oder mindestens gleichwertig mit anderen Wirtschaftszwei- étant donné qu'ils sont touchés de plein fouet par la crise, gen einzubeziehen. Ich ersuche den Bundesrat, diesem ils ont besoin de l'aide de la Confédération; et parce qu'Us Aspekt noch grössere Beachtung zu schenken, als das bis sont sur le front, ils voient aussi, dans les cas concrets, ce heute der Fall war. qu'il conviendrait de faire. Chez nous on regrette que cer- Zu den Arbeitsplätzen nun meine naheliegende Frage an taines interprétations que nous faisons de la loi, certaines den Bundesrat: Wäre es möglich - und gegebenenfalls wie propositions concrètes, qui nous permettraient de sauver -, hier korrigierend einzugreifen, um innerschweizerisch ou de créer des emplois, sont refusées à Berne pour des über Branchen und Regionen hinweg einen Ausgleich zu raisons abstraites, plus théologiques que pragmatiques. schaffen? Es geht also um die vielgenannte Mobilität. Ich Monsieur le Président de la Confédération, il existe dans weiss freilich, dass einmal weniger Arbeitsplätze zur Verfü- nos régions une grande volonté de survivre. Elle est mani- gung stehen, a\s Arbeitslose vorhanden sind. Dann gilt es, feste dans le secteur privé où de très nombreux entrepre- die Lohndifferenzen zu überwinden. Schwierigkeiten bieten neurs s'efforcent d'innover, d'investir, de fabriquer de nou- vor allem aber die Arbeitsverhältnisse (Arbeitszeiten, Unter- veaux produits et de chercher de nouveaux marchés, où les künfte, gesellschaftliche Achtung, der Wechsel in andere équipes dirigeantes, parfois vieillissantes, sont remplacées Gegenden). Trotzdem sollte der Versuch gewagt werden. par des jeunes cadres qui tentent de faire front, où les tra- Sollten nicht die Vorschriften im Arbeitslosenrecht in bezug vailleurs font tout leur possible et parfois plus pour que auf die Zumutbarkeit der Arbeit betreffend Lohn und vivent leurs entreprises, qu'elles soient anciennes ou nou- Arbeitsart usw. besonders Ledigen gegenüber angepasst vellement créées. Cette volonté est manifeste au niveau und anders ausgestaltet werden? Dies allerdings als eher des pouvoirs publics. Les communes et le canton font tout negative Massnahme gegenüber den Betroffenen. Besser ce qu'ils peuvent pour que ces efforts des travailleurs et wären jedenfalls positive Massnahmen durch Förderung des entrepreneurs soient couronnés de succès. des Wechsels von einer schlechtstehenden Industrie zu Ce qui nous manque, c'est un peu plus de compréhension einer besseren, zum Beispiel eben zum Tourismus, wozu de la part de la place financière, ainsi qu'une plus grande Schweizer so schwer zu motivieren sind. Müssten wir nicht volonté politique, au niveau fédéral, d'intervenir pour soute- Förderungsmassnahmen ins Auge fassen für den einzel- nir les efforts des régions. nen, der die Umstellung verkraften muss, wie für die Betriebe, die Arbeitsplätze anbieten? Auch die Betriebe Biderbost: Wenn wir jetzt wirtschaftliche Schwierigkeiten müssen ja bezüglich Unterbringung, Lohn usw. Anstren- orten, dann jedenfalls nicht zuletzt deshalb, weil wir eines gungen machen, welche die Rentabilität der Unternehmen der am meisten in die Weltwirtschaft integrierten Länder verschlechtern, was ihnen in vielen Fällen einfach nicht sind. Wenn die Welt in einer Krise steckt, kommen wir eben zuzumuten ist. Vielleicht ginge das über die vom Herrn Bun- auch nicht ungeschoren davon. Unsere Schwierigkeiten despräsidenten genannte Erweiterung des sachlichen Gel- machen allerdings und Gott sei Dank nur einen Bruchteil tungsbereiches des Investitionshilfe-Gesetzes, aber alleini- dessen aus, was andere Industriestaaten an Inflation oder ges Instrument kann es wohl nicht sein. Ich denke auch an auch an Arbeitslosigkeit durchmachen. Leider ist dieser Hotelkredite in neuer Form und anderes - vor allem zuerst Einfluss recht einseitig und unsere Einflussnahme auf den an anderes, denn IHG und Hotelkredite sind offenbar zu Gang der Wirtschaft weltweit recht gering. Nicht einmal langsam. gute Ratschläge, die wir eventuell heute geben könnten, Man könnte gleichzeitig, da ja die Tourismusbetriebe in sind gefragt. Wir wollen uns also mit unseren eigenen Pro- ihrer Mehrzahl in den Berg- und Randregionen liegen, eine blemen beschäftigen und auch das nicht in der Theorie, sinnvolle Regionalpolitik betreiben, was dem ganzen Lande sondern aus dem Blickwinkel des betroffenen Bürgers. Der zugute käme. Bürger und seine Familie haben dank funktionierenden Ich bin mir der grossen Schwierigkeiten bewusst, sehe Lohnanpassungen und.auch dank der umstrittenen Indexie- auch ein, dass das Vorgenannte bei weitem kein Allheilmit- rung der Löhne die Folgen der Inflation nicht so stark tel, immerhin, recht praktiziert, auch mehr als ein Tropfen gespürt. Ob man die gleichen guten Noten auch im Hinblick auf einen heissen Stein sein kann. So oder so, der Wider- auf die Bekämpfung der Inflation als solcher erteilen könnte, spruch, dass wir einerseits Arbeitslose und andererseits bleibe für einmal dahingestellt. Was aber spürbar ist, ja in haufenweise offene Stellen haben, sollte trotzdem angegan- gewissen Fällen sehr schlimme Auswirkungen auf den ein- gen werden. Die Vermittlung von 100 oder auch von 1000 zelnen und seine Familie hat, ist die um sich greifende Arbeitslosen - ich bin jetzt einmal Optimist - ist sicher bes- Arbeitslosigkeit. Das gilt, auch wenn 0,4 Prozent gesamt- ser als jammern und demonstrieren oder als gelehrte Aus- wirtschaftlich und speziell im Blick auf das Ausland als nicht führungen über die Bekämpfung der Arbeitslosigkeit zu alarmierend erscheinen. Es sind eben Zehntausende von machen, wenn ihnen keine Taten folgen. Familien, die betroffen sind, und mit den Kurzarbeitern noch Es interessiert mich zu hören, was der Bundesrat hievon bedeutend mehr. Kurz: 0,4 Prozent Arbeitslosigkeit ist gut, hält und welche Massnahmen er zu ergreifen gedenkt. aber 12000 Arbeitslose sind schlecht. Da es sich teilweise um sogenannte strukturelle Arbeitslo- Robbiani: II collega Sarchi ha lodato il discorso moderato sigkeit handelt, betrifft es dazu noch bestimmte Regionen, della porta-voce socialista, collega Uchtenhagen, definen- zum Beispiel die Uhrenregionen, und eine baldige Überwin- dolo addirittura quasi imprenditoriale. Personalmente, mi dung des gegenwärtigen Zustandes ist nicht in Sicht, im complimento con la riscoperta dello Stato e del suo ruolo Gegenteil. Ganz im Gegensatz hierzu konnte man in unse- equilibratore e promozionale da parte dei meno statisti e dei ren Regionen noch vor sehr kurzer Zeit Anschriften an Tou- difensori ad oltranza dell'iniziativa privata. Comunque, sarà rismusbetrieben sehen, die dringend Angestellte suchten, bene precisare che i socialisti non sono nemici, bensì part- egal ob Schweizer - die fast nicht zu finden sind - oder ners e magari critici, degli imprenditori ed operatori econo- Ausländer. Gleichzeitig wurde angekündigt, im Fall, dass mici. Caso mai i socialisti, e con noi i rappresentanti di altri das Ausländerkontingent nicht erhöht werde, müsse die gruppi, si oppongono agli speculatori. Schliessung des Lokals erfolgen. Da nun der Tourismus - Approvo l'analisi fredda fatta dall'on. Honegger, anche se mit kleinen Rückschlägen - sich in der ganzen Welt als rela- «l'aiutare ad aiutarsi» sa uh po' di «arrangiatevi!» E'comun- tiv krisenfest erwiesen hat, wird diese Nachfrage nach que meno cinico della fede assoluta espressa qui dall'on. Arbeitskräften auch noch längere Zeit anhalten. Übrigens Sarchi nei confronti dell'economia di mercato. Una fede ist der Tourismus in der heutigen Diskussion trotz ihrer assoluta che probabilmente è all'origine delle disavventure Breite eindeutig zu kurz gekommen (ich nehme Kollega recenti dei liberali della Germania federale. Jost aus, der das Problem behandelt hat). Die grosse E' vero che non bisogna drammatizzare, ma neppure mini- Situation économique. Interpellations 1196 N 28 septembre 1982
mizzare. E' vero, ciò che ricordava il collega Cevey, che bisogna penalizzare la speculazione e favorire l'iniziativa nelle crisi economiche ci sono dei fattori psicologici, ma imprenditoriale che considera gli interessi generali del questi fattori psicologici valgono per gli imprenditori e gli Paese. E oltre alle belle parole che abbiamo detto oggi e operatori, ma anche - come ricordava il collega Paul che ripeteremo domani, bisognerà passare ai fatti. Mi chie- Wagner, che ha portato una testimonianza diretta, perché devo, salendo a questa tribuna, se non fosse stato più utile conosce la classe operaia, perché vive con la classe ope- per l'industria orologiera in cirsi, che ogni deputato acqui- raia ogni giorno e non soltanto durante una sessione parla- stasse per il prossimo Natale un orologio, piuttosto di pro- mentare - bisogna considerare i fattori psicologici di insicu- nunciare belle parole. rezza e di incertezza che coinvolgono i salariati, i lavoratori e i consumatori. Comunque, cari colleghi, non credo che Widmer: Ich möchte mich - im Gegensatz zu den meisten questo dibattito sia un muro del pianto, ma piuttosto una Vorrednern - nicht mit theoretischen Überlegungen borsa delle idee. Bisogna esprimere degli esempi. E allora beschäftigen, sondern mich auf eine ganz konkrete Mass- porterò l'esempio del mio Cantone. Il Ticino non ride, ma nahme beziehen. Diese Massnahme betrifft die schweizeri- non piange ancora. Per il momento stiamo meno peggio sche Maschinenindustrie. Mir scheint ein Eingreifen der che altrove. Perché? Perché abbiamo delle piccole e delle Bundesbehörden auf diesem Gebiet zurzeit legitimiert. medie industrie. Conosciamo quello che è stato definito il Erstens, weil ich die Situation etwas weniger günstig beur- miracolo «all'italiana». L'Italia ha potuto sopravvivere alle teile als viele meiner Vorredner, und zweitens, weil die crisi economiche, e addirittura politiche e sociali, per la Maschinenindustrie durchaus nicht in strukturellen Schwie- struttura delle sue piccole e medie industrie. Siamo al riparo rigkeiten steckt, sondern die Entlassungen in der Maschi- della congiuntura internazionale, anche se l'indice della nenindustrie Folge der derzeitigen Marktsituation sind. Es nostra forza industriale - secondo la classifica Luder - è di ist deshalb bestimmt gerechtfertigt, auch längerfristig gese- 72 punti ciò che ci colloca, come Cantone, al 23mo rango. hen, zugunsten der Maschinenindustrie Massnahmen zu Dall'agosto 81 all'82 la disoccupazione totale è aumentata in ergreifen. Svizzera del 265 percento e in Ticino soltanto del 50 per- Mein konkreter Vorschlag bezieht sich auf die Rüstungsbe- cento. schaffung. Es ist eine alte Erfahrung, dass unsere Ho detto che solo per il momento non piangiamo perché, Rüstungsbeschaffung immer wieder hin und her pendelt come la Svizzera ha risentito in ritardo la crisi economica zwischen zwei unerfreulichen Situationen: In der Phase, in internazionale, noi sentiremo il contraccolpo probabilmente der man die nötigen Mittel hätte, fehlt es an beschaffungs- l'anno prossimo, e addirittura questo contraccolpo si reifen Rüstungsgütern, und wenn man dann nach jahrelan- proietterà nel 1984. Il che non significa che non abbiamo dei ger Evaluation beschaffungsreife Güter hat, dann will es problemi attuali, ma sono dei problemi di struttura piuttosto häufig der Zufall, dass gerade kein Geld mehr vorhanden che congiunturali. I 2/3 della popolazione attiva operano nel ist. Es scheint mir nun nicht nur wichtig, sondern auch mög- settore terziario, con un aumento negli ultimi 10 anni del 34 lich, dass man durch entschiedenes Handeln im heutigen percento. Abbiamo un'attività bancaria sproporzionata, Zeitpunkt die Situation schafft, die wir uns alle wünschen, siamo un Paese di servizi, una piazza finanziaria senza in nämlich, dass man lieferungsbereite Rüstungsgüter gezielt giro né portici né edifici. Abbiamo oltre 30000 frontalieri, erwirbt, so dass eine Wirkung auch auf den Arbeitsmarkt con lo sfruttamento della manodopera frontaliera da parte ausgeht. delle filiali delle industrie della Svizzera interna. Abbiamo nel Ich denke dabei gar nicht unbedingt an eine Mehrbelastung Ticino il più alto concentramento di industrie dell'abbiglia- der Bundesfinanzen. Diese Massnahmen können durchaus mento, che quando la congiuntura cambia vanno a Hong- in eine Form gekleidet werden, dass man Rüstungsbeschaf- kong o nelle Filippine, lasciando a noi il conto delle infra- fungen vorzieht. Ich meine natürlich vor allem Beschaffun- strutture sociali. E' per questo che abbiamo i più bassi gen aus der schweizerischen Maschinenindustrie, die an salari nell'industria che si conoscono nel nostro Paese. sich schon geplant sind, die man vielleicht etwas später Comunque, in Ticino si manifesta uno spirito innovatore. realisiert hätte, aber jetzt vorzieht und dafür Dinge, die man Abbiamo 540 aziende, statisticamente ogni mese si installa im Ausland beschaffen muss, etwas weniger eilig voran- una nuova azienda, qualcuna naturalmente chiude. treibt. Meine Massnahme muss also gar nicht unbedingt Abbiamo degli imprenditori intraprendenti, che puntano eine Mehrbelastung der Bundesfinanzen darstellen. sulla tecnologia, perché il robot non ruba soltanto lavoro, se Konkret denken wir uns folgendes: Wir haben unseren Vor- se ne conosce il metodo d'uso può creare occasioni di schlag in die Form einer Motion gekleidet, die ich überge- lavoro. Abbiamo però bisogno di manodopera qualificata ben werde; ich möchte sie aber noch etwas präzisieren. Wir per le nuove tecnologie, abbiamo quel «Kadermangel» di cui bitten den Bundesrat, sofort solche Apparate, Geräte, parlava lei, on. Honegger. Abbiamo bisogno di gente adatta Systeme zu beschaffen, die erstens bei der Truppe bereits al management, dobbiamo curare il mercato interno. eingeführt sind; um es ganz klar zu sagen, es soll nicht Ne ha parlato brevemente il collega Bareni: è stato fatto un noch eine Evaluation durchgeführt werden müssen; viel- sondaggio d'opinione a livello svizzero; il 23 percento degli mehr geht es uns um bei der Truppe eingeführte Rüstungs- intervistati non conosceva un prodotto industriale ticinese; güter, die sich bewährt haben, bei denen es keine Diskus- la maggioranza ha risposta che i prodotti del Ticino sono il sion mehr darüber gibt, ob sie geeignet sind oder nicht. Die salame e il Merlot! Abbiamo anche altre industrie! Rüstungsgüter sollen möglichst nahtlos - das ist der zweite Che cosa fare l'hanno già detto i colleghi che si sono suc- Punkt - an eine laufende Lieferung angeschlossen werden ceduti a questa tribuna. Bisognerebbe, avantutto, non ven- können. Das ist wichtig angesichts der Ausbildungspro- dere delle illusioni. bleme, die sich bei jeder Neubeschaffung stellen. Selbst- Nel Ticino abbiamo dal 1940 delle leggi per il promovimento verständlich - das ist der dritte Punkt - müssen diese Güter industriale. Recentemente, in un saggio, il collega Luigi eine Stärkung der Abwehrkraft der Armee bewirken. Die Generali, in «Luci e ombre dell'industria ticinese», ha ram- Notwendigkeit muss also absolut feststehen. Diese drei mentato che nonostante 40 anni di promovimento indu- Punkte zusammengefasst: Von all dem soll eine sofortige striale, l'apparato ticinese è sempre fragile. Altra illusione: il Wirkung auf den Arbeitsmarkt ausgehen. riciclaggio professionale spontaneo o volontario. Nel 1979, In diesem Sinn bitte ich den Bundesrat, sofort zu handeln. primo fra i Cantoni svizzeri, il Ticino ha istituito un fondo per Wir sind der festen Überzeugung, dass dies ein Beitrag ist, il reinserimento professionale dei disoccupati. Erano a dis- um Arbeitsplätze in unserem Land zu sichern und gleichzei- posizione più di 3 milioni di franchi. Vengono concesse tig die legitimen Bedürfnisse unserer Armee und unserer generose indennità per coloro che vogliono imparare un Landesverteidigung zu stärken. nuovo lavoro. Che devono cambiare di domicilio. Orbene, nonostante la notevole disoccupazione giovanile, dal 1979 Oehen: Angesichts der konzertierten Aktion aller Fraktio- soltanto 30 persone hanno approfittato di questo fondo per nen unseres Rates, am heutigen Tag eine ausgedehnte il riciclaggio professionale. Terminando, vorrei dire che Debatte über die Wirtschaftslage des Landes führen zu 28. September 1982 N 1197 Wirtschaftslage. Interpellationen
können, erwartete ich in diesem Saale neue, grosse Ideen, che Ausführungen zur Problematik der Arbeit an sich zu grundsätzliche Analysen, revolutionäre Pläne zur Bewälti- machen. Noch ist es kein halbes Jahr her, seit Arbeitneh- gung heutiger und gewiss kommender Schwierigkeiten. Bis merverbände nach sukzessiver Arbeitszeitverkürzung, län- jetzt - ich kann das nicht verschweigen - sind meine Erwar- geren Ferien, früherer Pensionierung, bezahltem Bildungs- tungen enttäuscht worden. urlaub usw. riefen, und dies alles bei ungekürztem oder lie- Aus meiner Sicht hätten wir heute eher Anlass zu einem ber erhöhtem Reallohn. Auch heute haben wir das Argu- Dankgottesdienst, dass wir bis jetzt von ernsthaften wirt- ment der Verteilung der Arbeit auf mehr Hände wiederholt schaftlichen Schwierigkeiten verschont blieben, als hier gehört, wobei ich immer den Hinweis vermisst habe, dass eine nicht oder zumindest noch nicht vorhandene Notsitua- dann die längere Freizeit durch einen geringeren Lohn tion zu beschwören. Auch wenn regional und sektoriell in abgegolten werden müsste. Dies, obwohl sich zumindest unserer Wirtschaft das lange dauernde Hoch einem trüben die Gewerkschaftsführer klar sein müssen, dass ansonsten Tief gewichen ist, kann doch nicht übersehen werden, dass ein dauernder Rationalisierungsdruck aufrechterhalten bzw. es uns bis heute gelungen ist, ökologische Nischen der Arbeitsplätze gefährdet werden. Wir brauchen - anders Weltwirtschaft glänzend zu nutzen. gesagt - enorme Kapitalien, um Arbeitsplätze einzusparen. Solange wir es uns im übrigen leisten können, den Zustrom Sobald Arbeitsplätze verlorengehen, brauchen wir wie- von Grenzgängern unbehindert zu belassen, weiterhin derum enorme Kapitalien, um über eine kontinuierliche Erwerbstätige, seien es Jahresaufenthalter oder Saisonar- Expansion der Wirtschaft Arbeitsplätze von höherer Pro- beitskräfte, zu Zehntausenden aus wirtschaftlichen Grün- duktivität zu schaffen, was unter anderem einen dauernd den in unser übervölkertes Land einwandern zu lassen, steigenden Grundlagenverschleiss in Form von Boden, kann von einer Beschäftigungsnotlage in unserem Land Rohstoffen und Energieträgern bedeutet. Bei weltweit stei- gewiss nicht gesprochen werden. Daran ändern auch die gender Bevölkerung bedeutet dies eine andauernde Ver- abgegriffenen diesbezüglichen Argumente von Herrn Kol- schärfung des schon allzulange siegreichen Kampfes lega Messmer nichts. Im Gegenteil. Die jahrzehntelange gegen die Natur und die Lebensmöglichkeiten späterer Produktionsausdehnung mit Hilfe von mehr Händen, zum Generationen. Dieser explosive Vorgang bedroht selbstver- Beispiel in der Uhrenindustrie, statt mit innovativer und vor- ständlich unser ganzes System. ausschauender Beschäftigungspolitik haben krisenhafte Fragen wir uns, wieso eigentlich die heutigen Menschen Rückschläge vorprogrammiert, vor deren Anfängen wir sofort nach Arbeit rufen, sobald sie ohne Arbeit sind, in heute nun eben stehen. ihrer Existenz aber durch Arbeitslosenkasse und öffentliche Seit 30 Jahren - und noch heute wird gegenüber der Land- Fürsorge gesichert leben könnten, so gelangt man zu einer wirtschaft eine brutale Schrumpfungspolitik betrieben. recht wenig erhebenden Erkenntnis. Die Vertreibung aus Andauernd werden damit Erwerbsfähige aus der Urproduk- dem Paradies bedeutet laut Bibel die Verurteilung zur tion in die Sektoren II und III der Wirtschaft getrieben, womit schweisstreibenden und mühseligen Arbeit zur Sicherung selbstverständlich die Störungsanfälligkeit und Abhängig- des Lebens; sie ist also eine Strafe. Jahrtausende und an keit unserer nationalen Wirtschaft von der Weltwirtschafts- sich auch heute noch galt und gilt es als Privileg, nicht lage andauernd verschärft wird. Derselbe Vorgang führte in arbeiten zu müssen. Wieso also der Schrei nach Arbeit? zahlreichen Ländern zu dramatischen Zuständen, für die Doch wohl deshalb, weil die Menschen möglichst viel Geld auch dort noch keine Lösung in Sicht ist. verdienen wollen, um beim Konsumwettbewerb mithalten Die übrigen Massnahmen, um ohne grundsätzliche Ände- zu können. Nicht die Arbeit an sich ist das beglückende rungen unserer Wirtschafts- und Sozialpolitik die trüben Erlebnis in unserer Gesellschaft, sondern die daraus resul- Wolken am Wirtschaftshimmel zu vertreiben, wurden hier tierenden Möglichkeiten des materiellen Genusses. Diese alle ein- oder mehrmals beschworen. Wie schon in der Ver- Feststellung ist keine generalisierende Anklage an den heu- gangenheit mag es uns durch Schaffung geschickter tigen Menschen. Es ist aber eine Tatsache, dass in unserer Rahmenbedingungen auch diesmal gelingen, unserer Wirt- technischen Gesellschaft Arbeit an sich, die den Menschen schaft neue Aussichten zu eröffnen. Kurzfristig können erfüllen und befriedigen kann, zu einem seltenen Gut diese Aussichten durchaus zum gewünschten Aufschwung geworden ist. Echte schöpferische Arbeit unter Einsatz des führen. Langfristig ändern sie nichts daran, dass sich die ganzen Menschen, aber ohne Druck und Hast, ist unter gesamte industrialisierte Welt, sei sie rot, schwarz oder teil- dem Produktivitätszwang nur noch wenigen vergönnt. Der entwickelt, auf einem abschüssigen Pfad befindet. Wir soll- Versuch, durch Freizeitgestaltung die unbefriedigende ten uns nicht über die Tatsache täuschen, dass unsere Arbeit oder eventuell die Arbeitslosigkeit zu kompensieren, Erfolge speziell im Exportbereich Misserfolge für unsere verlangt grosse Mittel und ist zudem aus der Natur der ausländischen Konkurrenten und Freunde bedeuten, die Sache letztlich zum Scheitern verurteilt. mit ganz anderen Arbeitslosenzahlen konfrontiert sind als Ich versuchte, mit diesen skizzenhaften Hinweisen darzule- wir. Wir sollten uns nicht darüber täuschen, dass viele unse- gen, dass die Probleme, die uns heute beschäftigen, umfas- rer wirtschaftlichen Erfolge gleichzeitig eine neue Bela- sender sind, als dass sie mit einem Impulsprogramm oder stung, ja eine weitere Niederlage für unsere natürlichen mit einem wie auch immer genannten Wirtschaftsförde- Lebensgrundlagen bedeuten. rungsprogramm gelöst werden könnten. Es wäre verdienst- Als kurzfristige Massnahme zur Linderung aktueller lich, würden wir die heutige Abkühlung der Wirtschaftslage Beschäftigungsprobleme drängt sich neben allen mögli- zum Anlass nehmen, um unsere Probleme grundsätzlich zu chen von meinen Vorrednern diskutierten Massnahmen vor überdenken und langfristige, tragfähige Lösungen zu erar- allem ein Einwanderungsstopp für ausländische Arbeits- beiten, Lösungen, die auf die Endlichkeit der Ressourcen, kräfte auf. Der Bundesrat hat einen ersten kleinen Schritt in die legitimen Interessen unserer Wirtschaftspartner in aller der richtigen Richtung getan. Wir fordern ihn auf, den zwei- Welt und die echten Bedürfnisse des Menschen Rücksicht ten und dritten Schritt sehr bald auch zu tun. Er könnte zu nehmen hätten. damit aus der Not eine Tugend machen und endlich die unsinnige, rein wirtschaftlich motivierte Einwanderungspoli- Bircher: Im Gegensatz zu Herrn Gehen möchte ich mich tik zum langfristigen Schaden unserer Umwelt und des gan- auf drei Betrachtungen beschränken und etwas zu den zen Schweizervolkes beenden. Unsere Partei hat in ihrem Rahmenbedingungen unseres Staates, dann zum weltwei- Programm die nationale Wirtschaft, die gesamte Problema- ten Protektionismus und schliesslich zur beruflichen Mobili- tik der modernen Wirtschaft grundsätzlich behandelt. Trotz- tät der Arbeitnehmer sagen. Die Fraktionssprecher der SVP dem ich nicht zu hoffen wage, dass Sie dieses Dokument je und des Freisinns, aber auch Einzelvotanten haben heute studiert haben - immerhin, ich würde es Ihrer Aufmerksam- morgen die Rahmenbedingungen des Staates kritisiert, so keit sehr empfehlen -, kann ich hier aus Mangel an Zeit die Steuer- und Lohnpolitik, aber auch die Ausweitung der nicht näher darauf eintreten. Staatstätigkeit ganz allgemein. Ich glaube allerdings, dass Unter dem Eindruck der Demonstration vom letzten Wo- man auch statistisch beweisen könnte, dass wir von der chenende in Biel gestatte ich mir, noch einige grundsätzli- Schweiz her im internationalen Vergleichsbarometer hier Situation économique. Interpellations 1198 N 28 septembre 1982
sehr gut dastehen; beispielsweise in der «Schweizerischen Handelszeitung» ist ein «Bonitätsbarometer» dargestellt worden, wo wir sogar den Spitzenplatz eingenommen haben, was die Rahmenbedingungen für die Wirtschaft - vom Staat gelegt - anbelangt. Wir müssen eben auch betrachten, und wir müssen auch mit einbeziehen, dass der soziale Friede, wie er in unserem Staat besteht, und auch der im Vergleich zum Ausland geordnete Staat, der eine starke Basis und ein gutes Funktionieren unserer drei Ebe- nen (Gemeinde, Kanton und Bund) voraussetzt, sehr wich- tige Eckpfeiler bildet. Bedeutend negativer sind aber die ebenfalls von verschie- denen Rednern dargestellten auslandbedingten Einflussfak- toren: - die 30 Millionen Arbeitslosen in den Industrieländern, - die Überschuldung und die Zahlungsunfähigkeit der Drit- ten Welt, und damit verbunden - die mangelnde Nachfrage in diesen Ländern. Schliesslich, was unsere Exportwirtschaft ganz besonders betrifft: - der zunehmende Protektionismus. Hier möchte ich an den Bundesrat und an Herrn Bundes- präsident Honegger doch die direkte Frage richten - er hat der offenen Welthandelspolitik das Wort geredet -: Was tut denn die Schweiz in diesen Monaten, um diesen offenen Welthandelsströmen einigermassen zum Durchbruch zu verhelfen? Was tun unsere Vertreter im GATT und in ande- ren Wirtschaftsorganisationen, um diesen meistens vertrag- lich gesicherten freien Handel auch wirklich durchsetzen zu können? Verstossen denn - so frage ich - die praktizierten direkten staatlichen Exportfinanzierungen und Subventio- nierungen von Exportzweigen, wie sie andere Länder prakti- zieren, nicht gegen solche Abkommen? Oder gehören nicht auch Praktiken vieler Länder mit billigster Kinderarbeit - auch Italien muss man dazu zählen - und überhaupt mit Bil- liglöhnen viel stärker angeklagt, weil sie internationalen Abkommen, oder bei europäischen Staaten unseren euro- päischen Abkommen, direkt Hohn sprechen und zuwider- laufen? Ich frage den Herrn Bundespräsidenten, den Volks- wirtschaftsminister: Ist die Schweiz bereit, hier vermehrt auf unsere gültigen Vertragswerke zu greifen und nötigenfalls mit anderen Staaten zusammen zu klagen? Ein letztes Wort zur beruflichen Mobilität unserer Arbeit- nehmer. Der Anpassungsprozess an neue Technologien und der stete Strukturwandel in der Wirtschaft setzen heute immer grössere berufliche Fähigkeiten und Beweglichkeit voraus. Mit einer möglichst breiten Berufsbildung könnte hier für unsere technischen und kaufmännischen Angestell- ten die beste Basis, aber auch die Bereitschaft zu steter Weiterbildung geschaffen werden. Es passt nun aber schlecht zu dieser Forderung, wenn dann handkehrum die Bundesbeiträge an die Berufsbildung um zehn Prozent gekürzt werden, oder, wie es auch in der Debatte um den Numerus clausus bei den Medizinerausbildungsplätzen zum Ausdruck kam, wenn gegenüber den Hochschulen und dem Forschungsbereich in der Berufsbildung allzu stark gespart wird. So gesehen sparen wir eben auch auf unsere Wirt- schaftsprobleme bezogen am falschen Platz. Ich möchte auch hier den Bundesrat bitten, in der Berufsbildung, die ihm via BIGA unterstellt ist, für eine Änderung der beste- henden Sparpraxis zu sorgen.
Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu
Schluss der Sitzung um 13.35 Uhr La séance est levée à 13 h 35 Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali
Interpellation der Fraktion der PdA/PSA/POCH Wirtschaftslage
Interpellation du groupe du PdT/PSA/POCH Situation économique
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Jahr 1982 Année Anno
Band IV Volume Volume
Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale
Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale
Sitzung 06 Séance Seduta
Geschäftsnummer 82.497 Numéro d'objet Numero dell'oggetto
Datum 28.09.1982 - 08:00 Date Data
Seite 1167-1198 Page Pagina
Ref. No 20 010 766
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