Legislator Jurisprudence & Législation
DCSO/430/2009 • CJ GE DCSO/430/2009 Généré par l'IA

Health Insurance Fund Attachment Challenge Regarding Opposition Lifting

Numéro de cause DCSO/430/2009
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A debtor challenged a notice of attachment stemming from a debt collection proceeding initiated by a health insurance fund, arguing the opposition to the payment order had not been properly lifted. The court dismissed the debtor's challenge to the underlying debt amount as outside its jurisdiction, but accepted the procedural challenge regarding the lifting of the opposition, ruling that a health insurance fund has the right to formally lift an opposition to a payment order, and for the continuation of the collection proceeding, the administrative authority must demonstrate that it duly notified the debtor of the lifting decision and that the debtor failed to utilize their right of appeal.

Regeste Legislator

Officiel

Irrecevabilité. Mainlevée. Notification. | Une caisse maladie est en droit de prendre une décision levant formellement l'opposition formée à un commandement de payer. Il appartient à l'autorité administrative d'établir qu'elle a notifié au débiteur sa décision de mainlevée et qu'il n'a pas exercé le recours à sa disposition. | LP.79.1

Mots-clés

Généré par l'IA
avis de saisie caisses d'assurance-maladie recouvrement mainlevée saisie de fonds recours contre des décisions administratives

Dispositions légales citées

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Jurisprudence citée

Généré par l'IA
7B.219/2006
Tenant's Debt Enforcement Proceedings Challenged in Debt Enforcement Invalidity Claim
7B.220/2006
3b ; ATF non publié 7B.219/2006 et 7B.220/2006 du 16 avril 2007 consid.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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art. 79 al. 1 LP

Cited as the general procedural rule for creditors seeking continuation of proceedings after opposition, although the specific basis for continuation was found in the administrative decision in this case.

art. 17 al. 1 LP

Cited in the reasoning for establishing the admissibility of the complaint against the seizure notice.

art. 17 al. 2 LP

Cited in the reasoning to establish the deadline for filing the complaint.

art. 72 LPA

Cited in the final orders as the basis for rendering the decision without prior instruction to the parties.

art. 13 al. 5 LaLP

Cited in the final orders as the basis for rendering the decision without prior instruction to the parties.

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Texte complet

A/2980/2009

### [DCSO/430/2009](/apps/decis/fr/dcso/show/1675153) du 01.10.2009 ( PLAINT ) , REJETE

Descripteurs :

Irrecevabilité. Mainlevée. Notification.

Normes :

LP.79.1

Résumé :

Une caisse maladie est en droit de prendre une décision levant formellement l'opposition formée à un commandement de payer. Il appartient à l'autorité administrative d'établir qu'elle a notifié au débiteur sa décision de mainlevée et qu'il n'a pas exercé le recours à sa disposition.

[![Pdf](data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC)](/apps/decis/fr/dcso/file/2009/0004/DCSO_000430_2009_A_2980_2009.pdf)

[En fait](#EF)

[En droit](#ED)

DÉCISION

DE LA COMMISSION DE SURVEILLANCE

DES OFFICES DES POURSUITES ET DES FAILLITES

SIÉGEANT EN SECTION

DU JEUDI 1ER OCTOBRE 2009

Cause A/2980/2009, plainte 17 LP formée le 19 août 2009 par M. E______.

Décision communiquée à :

- M. E______

- Concordia

Assurance suisse de maladie et accidents SA

Service Center Genève

Case postale 1211

1211 Genève 26

- Office des poursuites

EN FAIT

A. Le 20 février 2009, l'Office des poursuites (ci-après : l'Office) a enregistré une réquisition de poursuite dirigée par Concordia, assurance suisse de maladie et accidents SA (ci-après : Concordia), contre M. E______ en recouvrement de 4'937 fr. 10 au titre de soldes primes LAMal pour les années 2003, 2004, 2005, 2006, 2008 et pour les mois d'avril à décembre 2007 et de janvier 2009.

Un commandement de payer, poursuite n° 09 xxxx20 U, a été notifié le 26 février 2009 à M. E______, lequel a formé opposition.

Le 7 juillet 2009, Concordia a requis la continuation de la poursuite. Etait jointe à sa réquisition la décision prononçant la mainlevée de l'opposition datée du 24 avril 2009 et sur laquelle a été apposé le timbre humide "*Gegen* *diesse Verfügung ist innerhalb der Frist keine Einsprache erhober worden, Luzern, den 2 Juli 2009*".

Le 31 juillet 2009, l'Office a communiqué à M. E______ un avis de saisie pour le 31 août 2009.

B. Par acte posté le 19 août 2009, M. E______ a formé plainte contre cet avis qu'il déclare avoir reçu le 10. Il conclut à ce que la Commission de céans déclare nulle et de nul effet la poursuite n° 09 xxxx20 U. En substance, M. E______ soutient que la détermination des primes annuelles par Concordia "*résulte d'une scandaleuse mascarade qui entraîne la nullité radicale des montants et des recouvrements*" et qu'"*il n'y a pas de mainlevée de l'opposition en dehors des cas et procédés prévus par la loi de poursuites. La LAMal elle-même ne déroge en aucun endroit au système de base : pas de mainlevée sans titre légal. Or, ici il n'y en a pas*".

A la demande de la Commission de céans, Concordia lui a transmis le justificatif postal (Track & Trace) attestant que sa décision de mainlevée, datée du 24 avril 2009, avait été communiquée par pli recommandé le 28 et reçu par son destinataire le lendemain.

EN DROIT

1. Sauf dans les cas où la loi prescrit la voie judiciaire, il peut être porté plainte à l’autorité de surveillance lorsqu’une mesure de l’office est contraire à la loi ou ne paraît pas justifiée en fait. (art. 17 al. 1 LP ; art. 10 et 11 al. 2 LaLP ; art. 56R al. 3 LOJ). La plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP).

Un avis de saisie constitue une mesure sujette à plainte (BlSchK 2005 p. 230 ; DCSO/456/03 consid. 5.b du 20 octobre 2003) ; le plaignant, en tant que poursuivie, a qualité pour agir par cette voie et il a procédé en temps utile.

2. Cela étant, il ressort de la présente plainte que le plaignant conteste le montant qui lui est réclamé dans le cadre de la poursuite considérée.

Or, il sied de rappeler que, sous réserve d’un abus de droit manifeste, non réalisé en l'espèce, il n’appartient ni aux offices des poursuites ni aux autorités de surveillance de décider si une prétention est exigée à bon droit ou non (ATF 115 III 18 consid. 3b ; ATF non publié 7B.219/2006 et 7B.220/2006 du 16 avril 2007 consid. 3.3). La plainte ne peut donc jamais aboutir à un jugement sur le fond du droit qui fait l’objet de l’exécution forcée : un tel jugement relève exclusivement de la juridiction civile ou administrative (Pierre-Robert Gilliéron, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 4ème éd., p. 43).

La plainte doit en conséquence être déclarée irrecevable sur ce point.

3.a. Le plaignant soutient que la poursuivante ne disposait pas d'un titre juridique lui permettant de prononcer la mainlevée de l'opposition et que l'Office ne pouvait en conséquence donner suite à sa réquisition.

3.b. Selon l’art. 79 al. 1 LP, le créancier à la poursuite duquel il est fait opposition agit par la voie de la procédure ordinaire ou administrative pour faire reconnaître son droit et il ne peut requérir la continuation de la poursuite qu’en se fondant sur une décision passée en force qui écarte expressément l’opposition (art. 88 al. 1 LP).

Dans le domaine plus spécifique de l’assurance maladie, une caisse maladie est en droit, postérieurement à la notification d’un commandement de payer frappé d’opposition, de rendre une décision levant formellement cette opposition (ATF 130 III 524, JdT 2005 II 95, consid. 1.1 *in fine* ; ATF 128 III 246, JdT 2002 66 ; ATF 121 V 109 ; ATF 109 V 46, JdT 1985 II 92).

La décision que rend la caisse maladie est fondée sur l’art. 49 de la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (RS 830.1 - LPGA). Les décisions de la caisse maladie portant sur des prestations, créances ou injonctions importantes peuvent être attaquées dans les trente jours par voie d’opposition auprès de l’assureur qui les a rendues (art. 52 al. 1 LPGA). Les décisions sur opposition doivent être rendues dans un délai approprié, être motivées et indiquer les voies de recours (art. 52 al. 2 LPGA).

Il appartient à l'autorité administrative d'établir qu'elle a notifié au débiteur sa décision de mainlevée et qu'il n'a pas exercé le recours à sa disposition (BlSchK 2007 111 ; RTiD 2008 I 1076 ; *contra* : BlSchK 2009 71).

3.c. En l'occurrence, la poursuivante, à l'appui de sa réquisition de continuer la poursuite, a communiqué à l'Office une attestation de la force exécutoire de sa décision de mainlevée mais n'a pas établi que celle-ci était bien parvenue au poursuivi.

Sur interpellation de la Commission de céans, elle a produit l'extrait des données de La Poste attestant que cette décision, communiquée par pli recommandé, avait été reçue par son destinataire le 29 avril 2009.

A l'avenir, il lui a appartiendra de joindre à sa réquisition de continuer la poursuite les deux attestations susmentionnées.

4. Infondée la plainte sera rejetée dans la mesure de sa recevabilité.

5. La présente décision est rendue en application des art. 72 LPA et 13 al. 5 LaLP, soit sans instruction préalable, c’est-à-dire sans que l’Office et la poursuivante n’aient été invités à se déterminer sur la plainte, compte tenu de l’issue manifeste qu’il faut donner à cette dernière. Elle leur sera toutefois communiquée.

\* \* \* \* \*

PAR CES MOTIFS,

LA COMMISSION DE SURVEILLANCE

SIÉGEANT EN SECTION :

Rejette, dans la mesure de sa recevabilité, la plainte formée le 19 août 2009 par M. E______ dans le cadre de la poursuite n° 09 xxxx20 U.

Siégeant : Mme Ariane WEYENETH, présidente ; Mme Valérie CARERA et M. Philipp GANZONI, juges assesseur(e)s.

Au nom de la Commission de surveillance :

Véronique PISCETTA Ariane WEYENETH

Greffière : Présidente :

La présente décision est communiquée par courrier A à l’Office concerné et par courrier recommandé aux autres parties par la greffière le