Legislator Jurisprudence & Législation
DCSO/321/2018 • CJ GE DCSO/321/2018 Généré par l'IA

Enforcement Order Challenge Jurisdiction

Numéro de cause DCSO/321/2018
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A complainant filed a formal complaint challenging an enforcement order for CHF 40,000, arguing that the underlying debt, claimed as restitution for alleged professional misconduct, did not exist because no court judgment supported it. The court ruled that under Swiss enforcement law, the initiation of a debt collection proceeding does not require proof of the underlying claim, and the appropriate venue to contest the existence of the debt is through opposition to the payment order, leading to a determination by the ordinary civil judge via proceedings such as the challenge to the provisional attachment or a suit for release from debt; consequently, the surveillance chamber dismissed the complaint as it lacked jurisdiction to rule on the merits of the underlying claim, which is exclusively reserved for the court of first instance.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

Art. 13 LP, Art. 17 al. 1 LP, Art. 17 al. 2 LP, Art. 86 LP, Art. 20a al. 2 ch. 5 LP, Art. 61 al. 2 let. a OELP; Enforcement Order Challenge Jurisdiction: The court ruled that under Swiss enforcement law, the initiation of a debt collection proceeding does not require proof of the underlying claim, and the appropriate venue to contest the existence of the debt is through opposition to the payment order, leading to a determination by the ordinary civil judge via proceedings such as the challenge to the provisional attachment or a suit for release from debt; consequently, the surveillance chamber dismissed the complaint as it lacked jurisdiction to rule on the merits of the underlying claim, which is exclusively reserved for the court of first instance.

Mots-clés

Généré par l'IA
prétention en poursuite fixation de compétence autorisation d'exécution jugement civil ordre de paiement procédure ordinaire Plainte au motif que la créance n'existe pas. | LP.17

Dispositions légales citées

Généré par l'IA

Jurisprudence citée

Généré par l'IA
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Art. 17 al. 1 LP

Cited in the reasoning as the basis for the jurisdiction allowing the appeal against the payment order, which implies it justifies the decision on admissibility.

Art. 20a al. 2 ch. 5 LP

Cited regarding the free nature of the appeal procedure (although this relates to costs, not the main ground for rejection).

art. 61 al. 2 let. a OELP

Cited regarding the free nature of the appeal procedure (although this relates to costs, not the main ground for rejection).

62 al. 2 OELP

Cited regarding the absence of the allocation of costs (dépens) in this procedure.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

A/1403/2018

### [DCSO/321/2018](/apps/decis/fr/dcso/show/1678341) du 24.05.2018 ( PLAINT ) , REJETE

Normes :

LP.17

Résumé :

Plainte au motif que la créance n'existe pas.

[![Pdf](data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC)](/apps/decis/fr/dcso/file/2018/0003/DCSO_000321_2018_A_1403_2018.pdf)

[Par ces motifs](#PCM)

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

POUVOIR JUDICIAIRE A/1403/2018-CS DCSO/321/18 DECISION DE LA COUR DE JUSTICE Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites DU JEUDI 24 MAI 2018

Plainte 17 LP (A/1403/2018-CS) formée en date du 27 avril 2018 par

A______.

\* \* \* \* \*

Décision communiquée par courrier A à l'Office concerné et par pli recommandé du greffier du 25 mai 2018 à :

- A______

______

______.

- Office des poursuites.

Vu le commandement de payer, poursuite no 1______, notifié le 18 avril 2018 à A______, à la requête de B______, portant sur la somme de 40'000 fr., alléguée due au titre de "restitution sur les honoraires perçus pour fautes professionnelles graves et abus de confiance".

Vu l'opposition totale formée par A______ contre ledit commandement de payer.

Attendu EN FAIT que par courrier expédié le 27 avril 2018 à la Chambre de surveillance, A______ a formé plainte contre ce commandement de payer, faisant valoir que "la demande de B______ ne repose sur aucun jugement de tribunal" et qu'il s'agit en conséquence d'une demande non recevable.

Considérant EN DROIT que la Chambre de surveillance est compétente pour statuer sur les plaintes formées en application de la LP (art. 13 LP ; art. 125 et 126 LOJ; art. 6 al. 1 et 3 et 7 al. 1 LaLP) contre des mesures non attaquables par la voie judiciaire

(art. 17 al. 1 LP). Qu'un commandement de payer constitue une mesure sujette à plainte et le plaignant, en tant que poursuivi, a qualité pour agir par cette voie.

Que la plainte doit être déposée dans les dix jours de celui où le plaignant a eu connaissance de la mesure (art. 17 al. 2 LP).

Qu'en l'espèce, la poursuite visée a été notifiée au plaignant le 18 avril 2018 et sa plainte postée le 27 avril 2018, de sorte que le délai légal précité a été respecté.

Que c'est une particularité du droit suisse de l'exécution forcée que de permettre l'introduction d'une poursuite sans avoir à prouver l'existence de la créance invoquée; que le titre exécutoire n'est pas la créance elle-même, ni le titre qui l'incorpore éventuellement, mais seulement le commandement de payer passé en force (ATF 113 III 2 consid. 2b; arrêt du Tribunal fédéral 5A_250/2015 du 10 septembre 2015

consid. 4.1 et références citées).

Que le débiteur qui entend contester la créance fondant la poursuite devra donc agir par le biais de l'opposition et faire valoir ses griefs dans le cadre de la procédure de mainlevée et, le cas échéant, dans le cadre d'une action en libération de dette. Que, suivant les circonstances, il a également la faculté d'agir en constatation de l'inexistence de la créance poursuivie (action négatoire de droit), en annulation ou en suspension de cette poursuite (art. 85 et 85a LP), voire, en dernier ressort, en répétition de l'indu

(art. 86 LP). Que ces actions relèvent cependant toutes de la compétence exclusive du juge ordinaire.

Qu'ainsi, la Chambre de surveillance ne peut se prononcer sur le bien-fondé des créances qui font l'objet d'une poursuite, cette question relevant exclusivement de la compétence *ratione materiae* du juge civil (ATF 115 III 18consid. 3b; arrêts du Tribunal fédéral 5A_712/2007 du 11 mars 2008, consid. 2.2; 7B.220/2006 du 16 avril 2007, consid. 3.3).

Qu'en l'espèce, le plaignant fait valoir que la créance en poursuite n'est pas fondée. Que conformément aux considérations qui précèdent, il n'appartient pas à la Chambre de céans de se prononcer sur cette question. Que c'est le juge du fond, saisi d'une requête de mainlevée de l'opposition ou d'une demande en paiement, qui se prononcera sur le fondement des prétentions en poursuite.

Qu'il en découle que la plainte doit être rejetée.

Qu'il sera relevé à titre superfétatoire que selon la jurisprudence, la nullité d'une poursuite pour abus de droit ne doit être admise par les autorités de surveillance que dans des cas exceptionnels, notamment lorsqu'il est manifeste que le poursuivant agit dans un but n'ayant pas le moindre rapport avec la procédure de poursuite ou pour tourmenter délibérément le poursuivi. Que cette éventualité est, par exemple, réalisée lorsqu'il fait notifier plusieurs commandements de payer reposant sur la même cause et pour des sommes importantes, mais sans jamais requérir la mainlevée, ni la reconnaissance judiciaire de sa créance, qu'il procède par voie de poursuite dans l'unique but de détruire la bonne réputation du poursuivi, ou encore lorsqu'il reconnaît, devant l'Office, voire le poursuivi lui-même, ne pas s'en prendre au véritable débiteur (ATF 115 III 8 consid. 3b).

Que tel n'est manifestement pas le cas en l'espèce, le plaignant ne le faisant au demeurant pas valoir.

Que la procédure de plainte est gratuite (art. 20a al. 2 ch. 5 LP et art. 61 al. 2 let. a OELP) et qu'il ne peut être alloué aucun dépens dans cette procédure (62 al. 2 OELP).

\* \* \* \* \*

PAR CES MOTIFS,

La Chambre de surveillance :

A la forme :

Déclare recevable la plaine déposée le 27 avril 2018 par A______ contre le commandement de payer, poursuite no 1______, notifié le 18 avril 2018.

Au fond :

La rejette.

Siégeant :

Madame Pauline ERARD, présidente; Messieurs Michel BERTSCHY et Claude MARCET, juges assesseurs; Madame Sylvie SCHNEWLIN, greffière.

La présidente : Pauline ERARD · La greffière : Sylvie SCHNEWLIN

*Voie de recours* *:*

*Le recours en matière civile au sens de l’art. 72 al. 2 let. a de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110) est ouvert contre les décisions prises par la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et des faillites, unique autorité cantonale de surveillance en matière de poursuite pour dettes et faillite (art. 126 LOJ). Il doit être déposé devant le Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, dans les dix jours qui suivent la notification de l'expédition complète de la présente décision (art. 100 al. 1 et 2 let. a LTF) ou dans les cinq jours en matière de poursuite pour effets de change (art. 100 al. 3 let. a LTF).* *L’art. 119 al. 1 LTF prévoit que si une partie forme un recours ordinaire et un recours constitutionnel, elle doit déposer les deux recours dans un seul mémoire.* *Le recours doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, en quoi l'acte attaqué viole le droit et les moyens de preuve, et être signé (art. 42 LTF).*

*Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.*