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ATAS/681/2010 • CJ GE ATAS/681/2010 Généré par l'IA

Disability Benefits Precluding Pension Division: Equitable Compensation Determination Falls to Divorce Court

Numéro de cause ATAS/681/2010
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

When a spouse begins receiving disability benefits prior to a final divorce judgment, the division of occupational pension lump-sum benefits (LPP/LFLP) is no longer possible under the relevant laws because a benefit event has occurred. In such a scenario, the divorce court retains the exclusive jurisdiction to determine an equitable compensation payment, as the social insurance court cannot substitute for the divorce judge's comprehensive assessment of the parties' economic situations and evolving pension needs. However, since the obligated spouse in this case had no transferable LPP assets, the social insurance court confirmed the impossibility of executing the ordered division without referring the matter back to the divorce court for a specific determination of the equitable indemnity.

Regeste Legislator

Officiel

; PRÉVOYANCE PROFESSIONNELLE ; PARTAGE(SENS GÉNÉRAL) ; INDEMNITÉ ÉQUITABLE | Si un cas de prévoyance survient comme en l'espèce avant l'entrée en force du jugement de divorce, alors le partage de la prestation de sortie n'est plus possible. Dans ces circonstances, il appartient au juge du divorce de fixer le montant d'une indemnité équitable. Il n'appartient pas au juge des assurances sociales de se substituer au juge du divorce. | LFLP 20; CCS 124

Mots-clés

Généré par l'IA
prestations d'assurance-invalidité indemnité équitable prestations de prévoyance professionnelle conjoint fixation des frais versement de la prestation d'assurance

Dispositions légales citées

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Jurisprudence citée

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. 124 CCS

This article is cited in the reasoning to explain the court's determination that the divorce judge, not the social insurance court, has the exclusive power to fix the equitable compensation amount when a benefit event occurs before the divorce is final.

Art. 20 LFLP

This provision is mentioned in the reasoning regarding the inability of the social insurance court to substitute itself for the divorce judge in determining equitable compensation (Art. 22b LFLP is referred to, implying its context relates to LFLP provisions).

Art. 73 al. 2 LPP

Cited in the dispositive as the basis for declaring the procedure free of costs.

Art. 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985

Cited in the reasoning to support the decision that the procedure is free of costs.

art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral

Cited in the dispositive to specify the legal basis for appealing the decision to the Federal Tribunal.

art. 42 LTF

Cited in the dispositive to specify the conditions for electronically submitting an appeal memorandum to the Federal Tribunal.

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Texte complet

A/325/2010

### [ATAS/681/2010](/apps/decis/fr/atas/show/1964589) (2) du 22.06.2010 ( LPP ) , PARTAGE LPP

Descripteurs :

; PRÉVOYANCE PROFESSIONNELLE ; PARTAGE(SENS GÉNÉRAL) ; INDEMNITÉ ÉQUITABLE

Normes :

LFLP 20; CCS 124

Résumé :

Si un cas de prévoyance survient comme en l'espèce avant l'entrée en force du jugement de divorce, alors le partage de la prestation de sortie n'est plus possible. Dans ces circonstances, il appartient au juge du divorce de fixer le montant d'une indemnité équitable. Il n'appartient pas au juge des assurances sociales de se substituer au juge du divorce.

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[En fait](#EF)

[En droit](#ED)

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

POUVOIR JUDICIAIRE

A/325/2010 ATAS/681/2010 ARRET DU TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES

Chambre 1 du 22 juin 2010

En la cause

Madame F__________, domiciliée à Genève Monsieur F__________, domicilié p.a. Le Lignon · demanderesse demandeur

EN FAIT

Par jugement du 30 novembre 2009, la 19ème chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame F__________, née G__________ en 1951, et Monsieur F__________, né en 1955, mariés en date du 26 juin 1987.

Constatant que la demanderesse était au bénéfice d'une demi-rente d'invalidité depuis le mois de janvier 2008, le Tribunal de première instance a considéré qu'une indemnité équitable devait être accordée en compensation, correspondant à la moitié des éventuels avoirs accumulés par le demandeur pendant le mariage. Il a dès lors transmis son jugement au Tribunal de céans afin que celui-ci en fixe le montant.

Le jugement de divorce est devenu définitif le 21 janvier 2010.

Le Tribunal de céans a requis de la Caisse cantonale genevoise de compensation AVS/AI le rassemblement des comptes individuels du demandeur. Il appert du document transmis de 1987 à 2009, que ce dernier a perçu des indemnités de chômage, a été mis au bénéfice de mesures cantonales et a pour le surplus réalisé des revenus insuffisants pour donner lieu à des cotisations LPP.EN DROIT

L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.

Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; ATF 129 V 444).

Le partage de la prestation de sortie n'est cependant plus possible lorsqu’un cas de prévoyance (invalidité, décès, vieillesse) est survenu pour la personne assurée avant le divorce : conformément à l’art. 122 al. 1 CC, aucun cas de prévoyance ne doit être survenu pour l’un ou l’autre des conjoints.

La survenance effective d'un cas de prévoyance rend le partage des avoirs de prévoyance impossible, si minimes soient les prestations versées ou les avoirs à leur base. Dans cette hypothèse, il appartient alors au juge du divorce de fixer le montant de l'indemnité équitable en tenant compte de cet élément (Thomas SUTTER/Dieter FREIBURGHAUS, op. cit., ad art. 124, n° 3 ; ATFA du 30 janvier 2004, cause B 19/03).

En l'espèce, la demanderesse a été mise au bénéfice d'une demi-rente AI à partir du mois de janvier 2008.Le cas de prévoyance étant survenu avant l'entrée en force du jugement de divorce, soit avant le 21 janvier 2010, le partage de la prestation de sortie accumulée pendant la durée du mariage n'est plus possible. C'est du reste la raison pour laquelle le juge du divorce a entendu accorder une indemnité équitable.

Cependant, en lieu et place de prévoir avec précision le montant de l'indemnité équitable, il l'a fixé à "la moitié des éventuels avoirs du demandeur accumulés pendant la durée du mariage" et a renvoyé la cause au Tribunal de céans pour l'établir.

C'est oublier que la fixation de l'indemnité équitable au sens de l'art. 124 CC relève de la compétence exclusive du juge du divorce et ne laisse pas place à l'intervention du juge des assurances sociales (cf. à cet égard ATF B 48/06 du 8 mars 2007, consid. 3). De façon générale, il n'appartient pas au juge des assurances sociales de se substituer au juge du divorce et d'examiner lui-même la question de l'indemnité équitable selon l'art. 124 CC (voir également le texte de l'art. 22b LFLP). Seul le juge du divorce dispose d'une vision d'ensemble de la situation économique concrète des parties et de leurs besoins de prévoyance respectifs. Pour fixer le montant de l'indemnité équitable, la jurisprudence exige en effet de tenir compte de façon adéquate de la situation patrimoniale après la liquidation du régime matrimonial ainsi que des autres éléments de la situation économique des parties après le divorce (ATF 131 III 1 consid. 4.2 p. 4 et la référence). Les besoins personnels ou la capacité contributive du débiteur, ou encore les besoins de prévoyance du bénéficiaire constituent des critères qu'il convient spécialement d'examiner (ATF 133 III 401 consid. 3.2 p. 404). Dans un cas de prévoyance lié à l'invalidité, il faut également tenir compte de l'éventualité d'une augmentation ultérieure du taux d'invalidité du débiteur et du besoin de prévoyance consécutif de ce dernier (ATF 129 III 481 consid. 3.2.3 p. 485).

Force est ainsi de constater qu'il appartenait au juge civil de mener ses investigations à leur terme afin d'être en mesure de fixer précisément le montant de l'indemnité équitable. Il y a toutefois lieu de constater qu'en l'espèce le demandeur ne dispose d'aucune prestation de sortie susceptible d'être partagée. Le partage est ainsi impossible faute d'avoirs LPP. Dans la mesure où le juge civil a envisagé cette possibilité puisqu'il a expressément parlé "d'éventuels avoirs du demandeur", il ne se justifie pas de renvoyer d'office la cause à la 19ème Chambre du Tribunal de première instance afin qu'elle rende un jugement sur la question de l'indemnité compensatoire (cf. ATF 9C.388/2009 du 10 mai 2010).

Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985.

\*\*\*

PAR CES MOTIFS,

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES :

Constate l'impossibilité d'exécuter le partage ordonné par le juge du divorce.

Dit que la procédure est gratuite.

Informe les parties de ce qu’elles peuvent former recours contre le présent arrêt dans un délai de 30 jours dès sa notification auprès du Tribunal fédéral (Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE), par la voie du recours en matière de droit public, conformément aux art. 82 ss de la Loi fédérale sur le Tribunal fédéral, du 17 juin 2005 (LTF ; RS 173.110); le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l'art. 42 LTF. Le présent arrêt et les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être joints à l'envoi.

La greffière Nathalie LOCHER · La Présidente : Doris WANGELER

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral des assurances sociales par le greffe le