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ATAS/575/2006 • CJ GE ATAS/575/2006 Généré par l'IA

Pension Asset Division Following Divorce

Numéro de cause ATAS/575/2006
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

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Following a divorce decree ordering an equal division of professional pension assets acquired during the marriage (June 28, 1991, to January 24, 2006), the Cantonal Social Insurance Tribunal executed the division after the involved pension institutions provided the accrued amounts. The court calculated the total amount acquired by one party to be 276,740.30 CHF and the other's to be 18,801.55 CHF, determining that one ex-spouse owed the other a net transfer of 128,969.35 CHF, which was ordered to be paid from the larger account held at one foundation to the other spouse's account at the second institution, along with corresponding compensatory interest from the date the divorce judgment became final until the transfer date.

Regeste Legislator

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Art. 142 CC, Art. 22 LFLP, Art. 24 LFLP, Art. 73 al. 2 LPP, Art. 162 LOJ; Pension Asset Division Following Divorce: The court calculated the total amount acquired by one party to be 276,740.30 CHF and the other's to be 18,801.55 CHF, determining that one ex-spouse owed the other a net transfer of 128,969.35 CHF, which was ordered to be paid from the larger account held at one foundation to the other spouse's account at the second institution, along with corresponding compensatory interest from the date the divorce judgment became final until the transfer date.

Mots-clés

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transfert de patrimoine jugement de divorce partage de la rente pour couple institution de prévoyance transferts sociaux bénéfice de l'union conjugale

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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art. 162 LOJ

Cited in the procedural note preceding the dispositive, indicating the legal basis for the Chamber ruling under transitional provisions.

art. 73 al. 2 LPP

Cited as a basis for declaring the procedure free of charge in the reasoning, which is reflected in the order.

art. 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985

Cited alongside Art. 73 al. 2 LPP as the basis for the procedural decision that the procedure is free of charge.

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Texte complet

A/1353/2006

### [ATAS/575/2006](/apps/decis/fr/atas/show/1959036) du 27.06.2006 ( LPP ) , PARTAGE LPP

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[En fait](#EF)

[En droit](#ED)

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

POUVOIR JUDICIAIRE

A/1353/2006 ATAS/575/2006 ARRET DU TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES

Chambre 2 du 27 juin 2006

En la cause

Monsieur C__________, domicilié Genève Madame C__________, domiciliée CAROUGE · demandeurs

contre

FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE DE GENÈVE CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L'ADMINISTRATION DU CANTON DE GENÈVE · défenderesses

EN FAIT

Par jugement du 28 novembre 2005, la 3ème chambre du Tribunal de première instance a prononcé le divorce de Madame C__________ et Monsieur C__________, mariés en date du 28 juin 1991.

Selon le chiffre 4 du jugement précité, le Tribunal de première instance a ordonné le partage par moitié des avoirs de prévoyance professionnelle acquis par chacun des époux durant le mariage.

Le jugement de divorce est devenu définitif sur le principe du divorce et du partage le 24 janvier 2006 et a été transmis d'office au Tribunal de céans le 13 avril 2006 pour exécution du partage.

Le Tribunal de céans a interpellé les institutions de prévoyance défenderesses en les priant de lui communiquer les montants des avoirs LPP des parties acquis durant le mariage, soit entre le 28 juin 1991 et le 24 janvier 2006.

Selon le courrier de la CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L'ADMINISTRATION DU CANTON DE GENÈVE (ci-après CIA) du 15 mai 2006, la prestation acquise pendant le mariage par la demanderesse est de 18'801 fr. 55, intérêts compris. La demanderesse a été affiliée de 1984 à 1991, année de son mariage, auprès de la RENTENANSTALT et la prestation de sortie lui a été versée en espèces par la caisse concernée, en 1992.

Selon le courrier de la CIA du 15 mai 2006 également, ainsi que de la FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE DE GENÈVE du 18 mai 2006, celle du demandeur est de 167'515 fr. 65 fr auprès de la première, intérêts compris, dont est à déduire la prestation au mariage de 33'498 fr. 05, intérêts compris au 24 janvier 2006, et de 242'722 fr. 75, intérêts compris, auprès de la seconde. La somme faisant l'objet du partage est ainsi de 276'740 fr.30 le concernant.

Ces documents ont été transmis aux parties en date du 30 mai 2006. La juridiction leur a indiqué qu'à défaut d'observations d'ici au 15 juin 2006, un arrêt serait rendu sur ces bases.

En l'absence d'objections dans le délai fixé, la cause a été gardée à juger.

EN DROIT

L'art. 25a de la loi fédérale sur le libre passage dans la prévoyance professionnelle, vieillesse, survivants et invalidité du 17 décembre 1993 (LFLP), entré en vigueur le 1er janvier 2000, règle la procédure en cas de divorce. Lorsque les conjoints ne sont pas d’accord sur la prestation de sortie à partager (art. 122 et 123 Code Civil - CC), le juge du lieu du divorce compétent au sens de l'art. 73 al. 1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle du 25 juin 1982 (LPP), soit à Genève le Tribunal cantonal des assurances sociales depuis le 1er août 2003, doit, après que l'affaire lui a été transmise (art. 142 CC), exécuter d'office le partage sur la base de la clé de répartition déterminée par le juge du divorce.

Selon l'art. 22 LFLP (nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2000), en cas de divorce, les prestations de sortie acquises durant le mariage sont partagées conformément aux art. 122, 123, 141 et 142 CC; les art. 3 à 5 LFLP s'appliquent par analogie au montant à transférer (al. 1). Pour chaque conjoint, la prestation de sortie à partager correspond à la différence entre la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment du divorce, et la prestation de sortie, augmentée des avoirs de libre passage existant éventuellement au moment de la conclusion du mariage (cf. art. 24 LFLP). Pour ce calcul, on ajoute à la prestation de sortie et à l'avoir de libre passage existant au moment de la conclusion du mariage les intérêts dus au moment du divorce (ATF 128 V 230; ATF 129 V 444).

En l’espèce, le juge de première instance a ordonné le partage par moitié des prestations de sortie acquises durant le mariage par les demandeurs. Les dates pertinentes sont, d’une part, celle du mariage, le 28 juin 1991, d’autre part le 24 janvier 2006, date à laquelle le jugement de divorce est devenu exécutoire.

Selon les documents produits, la prestation acquise pendant le mariage par le demandeur est de 276'740 fr. 30 (167'515 fr.65 + 142'722 fr. 75 - 33'498 fr. 05), tandis que celle acquise par la demanderesse est de 18'801 fr. 55, les intérêts ayant déjà été calculés par les institutions de prévoyance défenderesses. Ainsi le demandeur doit à son ex-épouse le montant de 138'370 fr. 15 (276'740 fr. 30: 2) et celle-ci lui doit à celui-là le montant de 9'400 fr.80 (18'801 fr. 55: 2), de sorte que c’est le demandeur qui doit à la demanderesse le montant de 128'969 fr. 35 . Ce montant sera pris sur l'avoir déposé auprès de la FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE DE GENÈVE, de sorte que l'avoir de prévoyance professionnelle actuelle du demandeur dont il dispose auprès de la CIA ne sera pas amputé.

Conformément à la jurisprudence, depuis le jour déterminant pour le partage jusqu'au moment du transfert de la prestation de sortie ou de la demeure, le conjoint divorcé bénéficiaire de cette prestation a droit à des intérêts compensatoires sur le montant de celle-ci. Ces intérêts sont calculés au taux minimum légal selon l'art. 12 de l'ordonnance sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité du 18 avril 1984 (OPP 2) ou selon le taux réglementaire, si celui-ci est supérieur (ATF non publié B 36/02 du 18 juillet 2003)

Aucun émolument ne sera perçu, la procédure étant gratuite (art. 73 al. 2 LPP et 89H al. 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985).

\*\*\*

PAR CES MOTIFS,

LE TRIBUNAL CANTONAL DES ASSURANCES SOCIALES :

Statuant

(conformément à la disposition transitoire de l’art. 162 LOJ)

Invite la FONDATION DE LIBRE PASSAGE DE LA BANQUE CANTONALE DE GENÈVE à transférer, du compte de Monsieur C__________ , la somme de 128'969 fr. 35 fr. à la CAISSE DE PRÉVOYANCE DU PERSONNEL ENSEIGNANT DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE ET DES FONCTIONNAIRES DE L'ADMINISTRATION DU CANTON DE GENÈVE en faveur de Madame C__________ , ainsi que des intérêts compensatoires au sens des considérants, dès le 24 janvier 2006 jusqu'au moment du transfert.

L’y condamne en tant que de besoin.

Dit que la procédure est gratuite.

Informe les parties de ce qu'elles peuvent former recours contre le présent arrêt dans un délai de 30 jours dès sa notification par pli recommandé adressé au Tribunal fédéral des assurances, Schweizerhofquai 6, 6004 LUCERNE, en trois exemplaires. Le délai ne peut être prolongé. Le mémoire doit : a) indiquer exactement quelle décision le recourant désire obtenir en lieu et place de la décision attaquée; b) exposer pour quels motifs il estime pouvoir demander cette autre décision; c) porter sa signature ou celle de son représentant. Si le mémoire ne contient pas les trois éléments énumérés sous lettres a) b) et c) ci-dessus, le Tribunal fédéral des assurances ne pourra pas entrer en matière sur le recours qu'il devra déclarer irrecevable. Le mémoire de recours mentionnera encore les moyens de preuve, qui seront joints, ainsi que la décision attaquée et l'enveloppe dans laquelle elle a été expédiée au recourant (art. 132, 106 et 108 OJ).

Le greffier Pierre RIES · La Présidente : Isabelle DUBOIS

Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties ainsi qu’à l’Office fédéral des assurances sociales par le greffe le