Legislator Jurisprudence & Législation
ATA/616/2003 • CJ GE ATA/616/2003 Généré par l'IA

Improper Venue for Challenging Administrative Fine and Rent Readjustment

Numéro de cause ATA/616/2003
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Irrecevable (Inadmissible)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The administrative court declared an appeal inadmissible because the appellant improperly directed his challenge against a departmental decision imposing a fine and ordering rent readjustment—based on overcharging rents following renovation limitations—directly to the Administrative Court, when the proper avenue, as dictated by clear statutory language concerning sanctions or corrective measures not stemming from unauthorized construction work, was an appeal to the construction appeal commission; consequently, the court dismissed the appeal as procedurally defective and transmitted the file to the correct authority.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

Art. 151 LCI, Art. 143 LCI, Art. 150 LCI, Art. 137 LCI, art. 11 et 64 al. 2 LPA, CHF 500.-; Improper Venue for Challenging Administrative Fine and Rent Readjustment: a. Selon l'article 56A alinéa 2 de la loi sur l'organisation judiciaire du 22 novembre 1941 (LPA - E 2 05), le recours au Tribunal administratif est ouvert contre les décisions des autorités et juridictions administratives, au sens des articles 4, 5, 6, alinéa 1, lettre c et 57, de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985, sauf exception prévue par la loi.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorité administrative sanction administrative construction illicite recours en annulation en droit de l'Union loyer abusif violation des règles d'affectation TPE

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Art. 151 LCI
Art. 143 LCI
Art. 150 LCI
Art. 137 LCI
art. 11 et 64 al. 2 LPA
Used in the dispositive to declare the appeal inadmissible and transmit the case to the appeals commission.
CHF 500.-
An amount awarded as reduced compensation to the appellant, though not explicitly an article, is part of the mandatory financial orders.
aucun émolument
Used in the dispositive to state that no administrative fee will be charged.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
art. 11 et 64 al. 2 LPA

Used in the dispositive to declare the appeal inadmissible and transmit the case to the appeals commission.

CHF 500.-

An amount awarded as reduced compensation to the appellant, though not explicitly an article, is part of the mandatory financial orders.

aucun émolument

Used in the dispositive to state that no administrative fee will be charged.

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Texte complet

A/1183/2001

### [ATA/616/2003](/apps/decis/fr/ata/show/1874561) du 26.08.2003 ( TPE ) , IRRECEVABLE

Descripteurs :

TPE

[![Pdf](data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC)](/apps/decis/fr/ata/file/2003/0006/ATA_000616_2003_A_1183_2001.pdf)

du 26 août 2003

dans la cause

M. M. A.

représenté par Me Gérard Brutsch, avocat

contre

DÉPARTEMENT DE L'AMÉNAGEMENT, DE L'ÉQUIPEMENT ET DU LOGEMENT

EN FAIT

1. Par décision n° DD 90498/3 du 12 février 1998, rendue à l'égard de M. M. A. dans le cadre de travaux au sens de la loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d'habitation du 25 janvier 1996 (LDTR - L 5 20), le département de l'aménagement, de l'équipement et du logement (ci-après : le département) a limité le loyer des appartements transformés de l'immeuble sis 21, rue du Fort-Barreau (17 appartements, soit 67 pièces) à CHF 3'250.- par pièce et par année, pour une durée de 5 ans dès la première mise en location.

2. Par décision n° DD 95248 du 15 juin 1998, rendue à l'égard de M. E. M. dans le même contexte, le département a limité le loyer des appartements existants, rénovés et transformés de l'immeuble sis 10, rue de la Ferme (10 appartements, soit 34 pièces) à CHF 3'250.- par pièce et par année, pour une durée de 5 ans dès la première mise en location. Par ailleurs, les loyers des logements créés dans les combles (2 appartements, soit 6 pièces) étaient limités à CHF 6'000.- par pièce et par année pendant 5 ans dès la première mise en location.

3. Enfin, par décision n° DD 95800 du 26 juillet 1999, rendue à l'égard de la Régie de la C. S.A. toujours dans le même contexte, le département a limité le loyer des appartements transformés de l'immeuble sis 15, rue Jean-Robert-Chouet (8 appartements, soit 29 pièces) à CHF 3'250.- par pièce et par année pendant 5 ans dès leur première mise en location. Par ailleurs, le loyer du logement de 5 pièces créé dans les combles ne devrait pas excéder CHF 6'000.- par pièce et par année pendant la même durée.

4. M. A. était propriétaire et bailleur des appartements dans ces trois immeubles lorsqu'ils ont été mis en location pour la première fois après l'achèvement des travaux ayant fait l'objet des décisions susmentionnées.

5. Par décision du 24 octobre 2001, le département a prononcé à l'encontre de M. A. une amende de CHF 60'000.- fondée sur la loi sur les constructions et les installations diverses du 14 avril 1988 (LCI - L 5 05). Il était en substance reproché à ce dernier d'avoir conclu des baux dont les loyers dépassaient ceux autorisés. Il en résultait un gain illicite qui, calculé sur les trois immeubles et les cinq années de contrôle des loyers, ascendait à CHF 445'119,90. En plus de l'amende, il était ordonné à M. A. de rétablir une situation conforme au droit en réadaptant les loyers de tous les logements et de restituer le trop-perçu aux locataires. Ces deux dernières mesures se fondaient sur la LCI et la LDTR.

6. Conformément à la voie de droit qui y était indiquée, M. A. a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif le 23 novembre 2001, en concluant à son annulation.

EN DROIT

1. a. Selon l'article 56A alinéa 2 de la loi sur l'organisation judiciaire du 22 novembre 1941 (LPA - E 2 05), le recours au Tribunal administratif est ouvert contre les décisions des autorités et juridictions administratives, au sens des articles 4, 5, 6, alinéa 1, lettre c et 57, de la loi sur la procédure administrative, du 12 septembre 1985, sauf exception prévue par la loi.

L'article 145 alinéa 1 LCI, qui réserve l'article 150 de la même loi, prévoit que toute décision prise par le département en application de la LCI ou de ses règlements d'exécution prévus à l'article 151 LCI peut faire l'objet d'un recours auprès de la commission de recours en matière de constructions instituée par l'article 143 LCI (ci-après : la commission de recours)..

L'article 149 alinéa 1 LCI ouvre la voie du recours au Tribunal administratif contre les décisions rendues par la commission de recours, mais l'article 150 LCI prévoit que lorsque des travaux sont entrepris sans autorisation, le recours contre la mesure ou la sanction doit être formé au Tribunal administratif, ce qui constitue une exception à la voie de droit ordinaire auprès de la commission de recours.

L'article 45 alinéas 1 et 2 LDTR prévoit une règle générale et une exception identiques à celles des dispositions susmentionnées.

b. Dans le cas d'espèce, la décision litigieuse constitue certes une sanction au sens des articles 137 LCI et 44 LDTR, ou une mesure en ce qui concerne l'ordre de rétablir des loyers conformes à l'autorisation et de restituer le trop-perçu, mais les éventuelles violations de la loi que l'intimé a cherché à sanctionner et corriger par sa décision ne sont pas des travaux entrepris sans autorisation.

Cette décision ne répond donc pas aux conditions fixées par les articles 150 LCI et 45 alinéa 2 LDTR, dont la lettre est claire, et le recours dirigé contre elle aurait dû être adressé à la commission de recours selon les articles 145 alinéa 1 LCI et 45 alinéa 1 LDTR. Il convient de préciser que l'indication erronée donnée par la décision ne saurait créer une voie de droit contraire à la loi (A. GRISEL, Traité de droit administratif, vol. II, Neuchâtel 1984, p. 831; décision G. du Tribunal administratif du 31 août 1999, cause A/723/99).

2. a. Vu ce qui précède, le recours sera déclaré irrecevable et la cause transmise à la commission de recours (art. 11 et 64 al. 2 LPA).

b. Etant donné les circonstances du cas d'espèce, une indemnité réduite de CHF 500.- sera octroyée au recourant à charge de l'Etat.

c. Aucun émolument ne sera perçu.

PAR CES MOTIFS

le Tribunal administratif :

déclare irrecevable le recours interjeté par M. M. A. contre la décision du département de l'aménagement, de l'équipement et du logement du 24 octobre 2001;

octroie à M. M. A., à charge de l'Etat, une indemnité de CHF 500.-;

dit qu'il n'est perçu aucun émolument;

transmet le dossier à la commission cantonale de recours en matière de constructions;

communique la présent arrêt, en copie, à Me Gérard Brutsch, avocat du recourant et au département de l'aménagement, de l'équipement et du logement.

Siégeants : M. Paychère, président, MM. Thélin, Schucani, Mmes Bonnefemme-Hurni, Bovy, juges.

Au nom du Tribunal administratif :

la greffière-juriste : le vice-président :

C. Del Gaudio-Siegrist F. Paychère

Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties.

Genève, le la greffière :

Mme N. Mega