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ACOM/7/2006 • CJ GE ACOM/7/2006 Généré par l'IA

Student Appeal Against Faculty Exclusion - Denial of Interim Relief

Numéro de cause ACOM/7/2006
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

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A student appealed an administrative decision upholding her exclusion from the Faculty of Letters, requesting a provisional measure, which was treated as a request for interim relief since the underlying decision was negative, and the court rejected the request because granting the provisional measure would effectively pre-empt the final judgment on the merits of the appeal, as the request for interim relief was indistinguishable from the substantive relief sought, which is impermissible under general principles governing provisional measures.

Regeste Legislator

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Art. 33 RIOR; Student Appeal Against Faculty Exclusion - Denial of Interim Relief: Selon l’article 66 alinéa 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA – E 5 10), le recours a un effet suspensif. A teneur de cette même disposition, l’autorité de première instance peut retirer l’effet suspensif au recours. Le titre IV de la LPA, concernant la procédure de recours en général, ne contient aucune disposition expresse en matière de mesures provisionnelles. A teneur de l’article 21 alinéa 1 LPA, l’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des mesures provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés. Celles-ci sont de la compétence du Président s’il s’agit d’une autorité collégiale ou d’une juridiction administrative (al. 2).

Mots-clés

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référé admission provisoire inexigibilité de l'exécution du renvoi mainlevée provisoire décision négative procédure préjudicielle d'urgence

Dispositions légales citées

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Art. 33 RIOR
Provision cited in the dispositive to decide that no fee would be charged due to the nature of the dispute.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
art. 33 RIOR

Provision cited in the dispositive to decide that no fee would be charged due to the nature of the dispute.

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Texte complet

A/371/2006

### [ACOM/7/2006](/apps/decis/fr/ata/show/1880924) du 23.02.2006 ( CRUNI ) , REJETE

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[En fait](#EF)

[En droit](#ED)

[Par ces motifs](#PCM)

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

POUVOIR JUDICIAIRE A/371/2006-CRUNI ACOM/7/2006 DÉCISION DE LA PRéSIDENTE DE LA COMMISSION DE RECOURS DE L’UNIVERSITÉ du 23 février 2006 sur mesures provisionnelles

dans la cause

Madame K__________

représentée par Me Gérald Benoît, avocat

contre

FACULT*é DES LETTRES et UNIVERSIT*é DE GEN*è*VE

*(…)*

EN FAIT

1. Par décision sur opposition du 23 décembre 2005, le vice-doyen de la faculté des lettres (ci-après : la faculté) de l’université de Genève a confirmé l’élimination de Madame K__________, domiciliée à Genève.

2. Mme K__________ a saisi la commission de recours de l’université (CRUNI) d’un recours contre la décision précitée par acte du 2 février 2006. A titre préalable, elle conclut à ce que l’effet suspensif soit octroyé au recours et sur le fond à l’annulation de la décision querellée.

3. Invitée à se déterminer sur la question de l’effet suspensif, la faculté s’y est opposée dans ses observations du 16 février 2006. Les conclusions prises sur effet suspensif se confondaient avec les conclusions prises sur le fond.

EN DROIT

1. Selon l’article 66 alinéa 1 de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA – E 5 10), le recours a un effet suspensif. A teneur de cette même disposition, l’autorité de première instance peut retirer l’effet suspensif au recours. Le titre IV de la LPA, concernant la procédure de recours en général, ne contient aucune disposition expresse en matière de mesures provisionnelles. A teneur de l’article 21 alinéa 1 LPA, l’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des mesures provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés. Celles-ci sont de la compétence du Président s’il s’agit d’une autorité collégiale ou d’une juridiction administrative (al. 2).

2. Il est conforme à l’institution de l’effet suspensif que celui-ci empêche ou paralyse l’exécution d’une décision sujette à un recours jusqu’à droit connu, c’est-à-dire jusqu’au moment où l’autorité de recours se sera prononcée sur le fond de la cause. Selon la doctrine et la jurisprudence du Tribunal fédéral, une ordonnance d’effet suspensif peut avoir pour objet une décision positive, qui confère un droit à l’administré ou lui impose une obligation, ou encore qui constate l’existence de l’un ou de l’autre. Il est exclu en revanche d’attribuer un effet suspensif à une décision négative qui écarte une demande ; la suspension des effets de cette décision, faute d’impliquer l’admission de la demande repoussée, ne rimerait à rien (A. GRISEL, Traité de droit administratif, 1984, p. 923 ; F. GYGI, L’effet suspensif et les mesures provisionnelles en procédure administrative, in RDAF 1976, no 4 pp. 217 et ss ; RDAF, 1994, p. 320).

Il est donc exclu d’attribuer un effet suspensif à une décision négative. Dans un tel cas, la voie à suivre est celle de mesures provisionnelles (ATF 117 V 185 et ss ; ACOM/2/2006 du 30 janvier 2006 et les références citées).

Ainsi, la CRUNI examinera la demande d’effet suspensif sous l’angle des mesures provisionnelles.

3. Conformément aux principes généraux qui régissent aussi bien la procédure civile que la procédure administrative, les mesures provisionnelles au sens de l’article 28 alinéa 2 RIOR ne sont légitimes que si elles s’avèrent nécessaires au maintien de l’état de fait ou à la sauvegarde des intérêts compromis. En revanche, elles ne sauraient en principe tout au moins, anticiper sur le jugement définitif, ni équivaloir à une condamnation provisoire sur le fond, ni non plus aboutir abusivement à rendre d’emblée illusoire le procès au fond (ATF 119 V 506, consid. 3).

4. En l’espèce, les conclusions préalables prises par la recourante se confondent avec celles qu’elle prend sur le fond. Or, elle ne saurait, par le biais d’une décision sur mesures provisionnelles, obtenir une décision qui équivaudrait précisément à l’admission du recours sur le fond.

5. Compte tenu de ce qui précède, la requête en mesures provisionnelles sera rejetée.

Vu la nature du litige, aucun émolument ne sera mis à la charge de la recourante (art. 33 RIOR).

\* \* \* \* \*

PAR CES MOTIFS,

LA PRéSIDENTE DE LA COMMISSION DE RECOURS DE L’UNIVERSITÉ

rejette la demande de mesures provisionnelles formée par Madame K__________ le 2 février 2006 ;

dit qu'il n'est pas perçu d'émolument ;

communique la présente décision à Me Gérald Benoît, avocat de la recourante, à la faculté des lettres de l’université, au service juridique de l’université, ainsi qu’au département de l’instruction publique.

La présidente de la commission de recours de l’université :

L. Bovy

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties.

Genève, le · la greffière :