Legislator Jurisprudence & Législation
ACOM/25/2008 • CJ GE ACOM/25/2008 Généré par l'IA

Student Exclusion Appeal and Provisional Measures Request

Numéro de cause ACOM/25/2008
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires sans frais

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

The appeal challenged the confirmation of a student's exclusion from the Faculty of Economic and Social Sciences following repeated failure in a course. The President of the University's Appeals Commission rejected the request for provisional measures because the requested suspension of the exclusion decision was functionally equivalent to granting the merits of the appeal, which provisional measures are not intended to anticipate or grant prematurely; consequently, the court treated the request as one for provisional measures, which it then dismissed as the preliminary conclusions merged with the main claim without necessity to maintain the factual state or safeguard compromised interests.

Regeste Legislator

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Art. 33 RIOR, Art. 42 LTF; Student Exclusion Appeal and Provisional Measures Request: The President of the University's Appeals Commission rejected the request for provisional measures because the requested suspension of the exclusion decision was functionally equivalent to granting the merits of the appeal, which provisional measures are not intended to anticipate or grant prematurely; consequently, the court treated the request as one for provisional measures, which it then dismissed as the preliminary conclusions merged with the main claim without necessity to maintain the factual state or safeguard compromised interests.

Mots-clés

Généré par l'IA
mesures provisoires exclusion sociale décision préjudicielle admission provisoire de groupe sciences sociales échec définitif aux examens

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Art. 33 RIOR
Provision cited in the reasoning for the decision not to charge a fee due to the nature of the dispute.
Art. 42 LTF
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
art. 33 RIOR

Provision cited in the reasoning for the decision not to charge a fee due to the nature of the dispute.

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Texte complet

A/396/2008

### [ACOM/25/2008](/apps/decis/fr/ata/show/1882317) du 28.02.2008 ( CRUNI ) , REJETE

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[En fait](#EF)

[En droit](#ED)

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

A/396/2008-CRUNI ACOM/25/2008 DÉCISION DE DE LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE RECOURS DE L’UNIVERSITE du 28 février 2008 sur mesures provisionnelles

dans la cause

Madame S______

contre

FACULT*é DES SCIENCES é*CONOMIQUES ET SOCIALES

et

UNIVERSITÉ DE GENÈVE

EN FAIT

1. Par décision sur opposition du 8 janvier 2008, le doyen de la faculté des sciences économiques et sociales (ci-après : la faculté) de l’Université de Genève (ci-après : l’université) a confirmé l’exclusion de la faculté de Madame S______, aux motifs que celle-ci avait échoué après deux inscriptions à un enseignement (gestion des ressources humaines) et qu’elle était en situation d’échec à l’échéance du délai de réussite.

Dite décision était déclarée applicable nonobstant recours.

2. Mme S______ a saisi la commission de recours de l’université (ci-après : CRUNI) d’un recours dirigé contre la décision précitée par acte du 7 février 2008.

Elle conclut préalablement à la restitution de l’effet suspensif au recours et, sur le fond, à l’annulation de la décision querellée.

3. Invitée à se prononcer sur la question de l’effet suspensif, l’université s’y est opposée dans ses observations du 21 février 2008, au motif que les conclusions prises sur effet suspensif se confondaient avec celles sur le fond.EN DROIT

1. Selon l’article 66 alinéa 1er de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA – E 5 10), le recours a un effet suspensif. A teneur de cette même disposition, l’autorité de première instance peut retirer l’effet suspensif au recours. Le titre IV de la LPA, concernant la procédure de recours en général, ne contient aucune disposition expresse en matière de mesures provisionnelles. A teneur de l’article 21 alinéa 1 LPA, l’autorité peut d’office ou sur requête ordonner des mesures provisionnelles en exigeant au besoin des sûretés. Celles-ci sont de la compétence du Président s’il s’agit d’une autorité collégiale ou d’une juridiction administrative (al. 2).

2. Il est conforme à l’institution de l’effet suspensif que celui-ci empêche ou paralyse l’exécution d’une décision sujette à un recours jusqu’à droit connu, c’est-à-dire jusqu’au moment où l’autorité de recours se sera prononcée sur le fond de la cause. Selon la doctrine et la jurisprudence du Tribunal fédéral, une ordonnance d’effet suspensif peut avoir pour objet une décision positive, qui confère un droit à l’administré ou lui impose une obligation, ou encore qui constate l’existence de l’un ou de l’autre. Il est exclu en revanche d’attribuer un effet suspensif à une décision négative qui écarte une demande ; la suspension des effets de cette décision, faute d’impliquer l’admission de la demande repoussée, ne rimerait à rien (A. GRISEL, Traité de droit administratif, 1984, p. 923 ; F. GYGI, L’effet suspensif et les mesures provisionnelles en procédure administrative, in RDAF 1976, no 4 pp. 217 et ss ; RDAF, 1994, p. 320).

Il est donc exclu d’attribuer un effet suspensif à une décision négative. Dans un tel cas, la voie à suivre est celle de mesures provisionnelles (ATF 117 V 185 et ss ; ACOM/21/2008 du 20 février 2008 et les références citées).

Ainsi, la CRUNI examinera la demande d’effet suspensif sous l’angle des mesures provisionnelles.

3. Conformément aux principes généraux qui régissent aussi bien la procédure civile que la procédure administrative, les mesures provisionnelles au sens de l’article 28 alinéa 2 RIOR ne sont légitimes que si elles s’avèrent nécessaires au maintien de l’état de fait ou à la sauvegarde des intérêts compromis. En revanche, elles ne sauraient en principe tout au moins, anticiper sur le jugement définitif, ni équivaloir à une condamnation provisoire sur le fond, ni non plus aboutir abusivement à rendre d’emblée illusoire le procès au fond (ATF 119 V 506, consid. 3).

4. En l’espèce, les conclusions préalables prises par la recourante se confondent avec celles qu’elle prend sur le fond. Or, elle ne saurait, par le biais d’une décision sur mesures provisionnelles, obtenir une décision qui équivaudrait précisément à l’admission du recours sur le fond.

5. Compte tenu de ce qui précède, la requête en mesures provisionnelles sera rejetée.

Vu la nature du litige, aucun émolument ne sera mis à la charge de la recourante (art. 33 RIOR).

\* \* \* \* \*

par ces motifs,

LA PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE RECOURS DE L’université

rejette la demande de mesures provisionnelles formée par Madame S______ le 7 février 2008 ;

dit qu’il n’est pas perçu d’émolument ;

dit que, conformément aux articles 82 et suivants de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF - RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui suivent sa notification par-devant le Tribunal fédéral, par la voie du recours en matière de droit public ; le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, motifs et moyens de preuve et porter la signature du recourant ou de son mandataire ; il doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14, par voie postale ou par voie électronique aux conditions de l’article 42 LTF. La présente décision et les pièces en possession du recourant, invoquées comme moyens de preuve, doivent être jointes à l’envoi ;

communique la présente décision à Madame S______, à la faculté des sciences économiques et sociales, au service juridique de l’université, ainsi qu’au département de l’instruction publique.

la présidente de la Commission de recours de l’Université : L. Bovy

Copie conforme de cette décision a été communiquée aux parties.

Genève, le · la greffière :