Legislator Jurisprudence & Législation
AC/285/2008 • CJ GE AC/285/2008 Généré par l'IA

Refusal of Legal Aid for Pre-Decision Administrative Observations

Numéro de cause AC/285/2008
Autorité / Tribunal
Juridiction Suisse · Canton de Genève (CH-GE)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual challenged a lower court's refusal to grant administrative legal aid for submitting written observations to the Cantonal Population Office regarding the planned revocation of their residence permit following marital separation, arguing the case involved complex issues related to the new foreign nationals law. The court rejected the appeal, reasoning that at the administrative stage preceding a formal, appealable decision, the assistance of a state-paid lawyer was not necessary because the applicant could reasonably be expected to draft observations herself or seek less costly assistance from a specialized foreign status organization, adhering to the principles of necessity and subsidiarity for granting legal aid.

Regeste Legislator

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Art. 143A al. 3 LOJ, Art. 29 al. 3 Cst, Art. 6 lit. c RAJ, Art. 4 al. 4 RAJ, Art. 23 al. 2 RAJ, Art. 100 al. 1 LTF; Refusal of Legal Aid for Pre-Decision Administrative Observations: The court rejected the appeal, reasoning that at the administrative stage preceding a formal, appealable decision, the assistance of a state-paid lawyer was not necessary because the applicant could reasonably be expected to draft observations herself or seek less costly assistance from a specialized foreign status organization, adhering to the principles of necessity and subsidiarity for granting legal aid.

Mots-clés

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assistance judiciaire gratuite annulation de la décision administrative assistance administrative droit étranger séparation de corps statut juridique PROCÉDURE; SUBSIDIARITÉ; NÉCESSITÉ ; AVOCAT | RAJ.4.4

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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art. 143A al. 3 LOJ

Cited in the dispositive to declare the appeal admissible.

art. 23 al. 2 RAJ

Cited in the dispositive for the notification of the decision.

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Texte complet

AC/285/2008

### [DAAJ/58/2008](/apps/decis/fr/aj/show/1636188) (3) du 15.04.2008 sur AJC/707/2008 ( AAJ ) , REJETE

Descripteurs :

PROCÉDURE; SUBSIDIARITÉ; NÉCESSITÉ ; AVOCAT

Normes :

RAJ.4.4

[![Pdf](data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC)](/apps/decis/fr/aj/file/2008/0000/DAAJ_000058_2008_AC_285_2008.pdf)

[En fait](#EF)

[En droit](#ED)

RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE

POUVOIR JUDICIAIRE AC/285/2008 DAAJ/58/2008 COUR DE JUSTICE Assistance juridique DECISION DU mardi 15 avril 2008

Statuant sur le recours déposé par :

Madame X______,

représentée par Me Jacques EMERY, avocat, boulevard Helvétique 19, 1207 Genève en l'étude duquel elle a élu domicile,

contre la décision du 19 février 2008 du Vice-président du Tribunal de première instance.

EN FAIT

A. Le 5 février 2008, X______ a sollicité une assistance juridique administrative pour formuler des observations à l'Office cantonal de la population (ci-après: l'OCP) concernant le projet de celui-ci de révoquer son autorisation de séjour.

B. Par décision du 19 février 2008, communiquée pour notification le 21 février 2008, le Vice-président du Tribunal de première instance a refusé le bénéfice de l'assistance juridique à X______. Il a été relevé, en substance, que l'intervention d'un avocat n'était pas nécessaire avant la prise d'une décision formelle sujette à recours. La requérante pouvait rédiger des observations elle-même ou avec l'aide d'un organisme spécialisé en matière de statut des étrangers.

C. Par acte expédié le 6 mars 2008 au Président de la Cour de justice, X______ recourt contre cette décision. Elle soutient ne pas être en mesure de résoudre seule la question juridique qui se pose, à savoir celle de l'application de la nouvelle loi fédérale sur les étrangers (LEtr), entrée en vigueur le 1er janvier 2008, et les conditions de révocation d'une autorisation de séjour qui ont, selon elle, échappé à l'Office cantonal de la population.

D. Les faits pertinents résultant du dossier sont les suivants :

Y______, ressortissant suisse né en 1970, et X______, ressortissante colombienne née en 1977, se sont mariés à Genève le______ 2004.

Le 8 mars 2007, statuant sur mesures protectrices de l'union conjugale, le Tribunal de première instance a autorisé les époux X______ et Y______ à vivre séparés.

Le 28 juillet 2007, l'OCP a renouvelé le permis B de X______ jusqu'au 28 juillet 2009, tout en ayant été informé de la séparation du couple.

Par courrier du 22 janvier 2008, l'OCP, vu la séparation des époux et l'absence de contact entre eux, a informé X______ de son intention de révoquer son autorisation de séjour. Il était indiqué, en substance, qu'elle ne pouvait pas, sans commettre un abus de droit manifeste, invoquer son mariage dans le but d'obtenir une prolongation de son autorisation de séjour. Un délai lui était accordé pour formuler d'éventuelles observations écrites.

Le 3 mars 2008, X______ a répondu par écrit à l'OCP, par l'intermédiaire de son avocat.EN DROIT

1. Le recours est recevable pour avoir été déposé selon la forme et dans le délai prescrits (art. 143A al. 3 LOJ). Il n'y a pas lieu d'entendre la recourante, le dossier contenant suffisamment d'éléments pour statuer.

2. Conformément aux garanties minimales découlant directement de l’art. 29 al. 3 Cst. féd., le droit genevois assure le bénéfice de l’assistance juridique au justiciable indigent dont les prétentions et moyens de fait ou de droit ne sont pas manifestement infondés ni procéduralement inadmissibles (art. 143A al. 1 et 2 LOJ; art. 2 al. 1 et 3 al. 2 RAJ; ATF 124 I 1 consid. 2a).

L'assistance d'un avocat rémunéré par l'Etat n'est accordée que lorsque son intervention est nécessaire (art. 143 al. 1 in fine LOJ; art. 6 lit. c RAJ).

Ainsi, pour qu'un avocat gratuit soit désigné, les intérêts du requérant doivent être menacés ou touchés d'une manière grave et le cas doit présenter - en fait et en droit - des difficultés qui rendent nécessaire le recours à l'assistance d'un avocat; l'assistance d'un avocat peut s'avérer indispensable en raison de la complexité de l'affaire ou des questions à résoudre, des connaissances juridiques insuffisantes du requérant ou encore de l'importance des intérêts en jeu (ATF 128 I 225, 232; 122 III 392 consid. 3b; CORBOZ, Le droit constitutionnel à l'assistance judiciaire, SJ 2003 II 67, p. 79; AUER/MALINVERNI/HOTTELIER, Droit constitutionnel suisse, Berne 2006, vol. II, n. 1591 p. 708).

Par ailleurs, sont exclues de l'assistance juridique cantonale les "activités relevant de l'assistance sociale, ou dont d'autres organismes peuvent se charger à moindre frais" (art. 4 al. 4 RAJ), clause de subsidiarité admise en doctrine comme en jurisprudence, qui autorise à limiter l'octroi d'une assistance juridique à la démarche ou à la procédure la moins onéreuse à disposition de l'intéressé, pourvu qu'elle lui offre des garanties suffisantes pour la défense de ses droits (ATF 66 I 16 consid. 2; HAEFLIGER, Alle Schweizer sind vor dem Gesetze gleich, 1985, p. 164, ch. 4; FAVRE, L'assistance juridique gratuite en droit suisse, thèse Lausanne 1989, p. 67, ch. 3; cf. également ATF 121 I 314 consid. 3b, concernant une démarche à titre préventif alors qu'une action ultérieure serait possible).

3. En l'espèce, la recourante avait la possibilité de formuler des observations écrites quant à l'intention de l'OCP de révoquer son autorisation de séjour.

Or, à ce stade de la procédure administrative concernée, soit en l'absence d'une décision formelle de l'OCP sujette à recours, l'assistance d'un avocat n'est pas nécessaire pour assurer la défense de la recourante. Aussi, on pouvait raisonnablement attendre d'elle qu'elle se charge seule ou avec l'aide d'un organisme spécialisé en matière de statut des étrangers d'écrire à l'OCP pour exposer sa situation et les raisons pour lesquelles elle estimait que les conditions de révocation de son autorisation de séjour n'étaient pas réalisées.

D'ailleurs, l'assistance juridique est subsidiaire à l'aide que la recourante pouvait obtenir à moindre coût auprès d'un organisme spécialisé en matière de statut des étrangers (art. 4 al. 4 RAJ).

Comme l'a relevé l'Autorité de première instance, rien n'empêchera la recourante de solliciter à nouveau l'assistance juridique, lorsque l'OCP aura rendu une décision formelle, sujette à recours.

Compte tenu de ce qui précède, le recours sera rejeté.

PAR CES MOTIFS,

LE VICE-PRESIDENT DE LA COUR :

A la forme :

Déclare recevable le recours formé par X______ contre la décision rendue le 19 février 2008 par le Vice-président du Tribunal de première instance dans la cause AC/285/2008.

Au fond :

Le rejette.

Déboute X______ de toutes autres conclusions.

Notifie une copie de la présente décision à X______ en l'étude de Me Jacques EMERY, ainsi qu'à son avocat (art. 23 al. 2 RAJ).

Siégeant :

Monsieur François CHAIX, vice-président; Madame Muriel REHFUSS, greffier.

*Indication des voies de recours* *:*

*Conformément aux art. 82 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF : RS 173.110), la présente décision peut être portée dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière de droit public.*

*Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral - 1000 Lausanne 14*