Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
BGE 118 II 20 KI-generiert

Widerstand gegen die Scheidung gemäss Art

Geschäftsnummer BGE 118 II 20
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Bundesgericht (BGer / BGE) (CH)

Legislator-Zusammenfassung

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Divorce Action as Abuse of Right vs. Counterclaim for Separation The case concerns a dispute over whether a divorce action, opposed by the defendant spouse, constitutes an abuse of right under Article 142(2) of the Swiss Civil Code (CC) when the defendant simultaneously files a cross-claim for divorce or legal separation. The court ruled that resistance to divorce is not an abuse of right if the defendant spouse does not merely oppose the claim but instead files a cross-action for divorce or separation, as this demonstrates that the defendant is not intent on maintaining the marital bond; the pursuit of separation over divorce, even if a ground for divorce exists, is permissible under Article 143 CC and is not inherently abusive, as it may serve to merely delay, not prevent, the eventual dissolution of the marriage (Article 148 CC) or suggest a lingering hope for reconciliation.

Legislator-Regeste

Amtlich

Regeste Widerstand gegen die Scheidung gemäss Art. 142 Abs. 2 ZGB; Rechtsmissbrauch. Der Widerstand gegen die Scheidung kann nicht rechtsmissbräuchlich sein, wenn sich der beklagte Ehegatte nicht darauf beschränkt, sich der Klage zu widersetzen, sondern selber widerklageweise die Scheidung oder Trennung verlangt.

Schlagwörter

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Scheidungsklage Zivilrechtsstreitigkeit Gütertrennung Machtmissbrauch Ehegatte Besuchsrecht

Zitierte Gesetzesbestimmungen

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Spätere Entscheide, die dieses Urteil zitieren (7)

BGE 129 III 1
«…it que retarder l'échéance de la dissolution du lien conjugal (cf. relativement à l'ancien droit, mutatis mutandis, ATF 118 II 20 consid. 2).…»
5C.136/2002 (2002-10-24)
«…t que retarder l'échéance de la dissolution du lien conjugal (cf. relativement à l'ancien droit, mutatis mutandis, ATF 118 II 20 consid. 2). 3. En conclusion, le recours se révèle bien fondé et doit par conséquent être admis, sans qu'il soit néces…»
5C.39/2000 (2000-03-30)
«…eiben (aArt. 142 Abs. 2 ZGB; BGE 111 II 1 Nr. 1; vgl. BGE 120 II 5 E. 2a S. 8, betreffend materielle Beschwer; BGE 118 II 20 Nr. 3, zur Frage eines offenbaren Rechtsmissbrauchs; ausführlich: Schneeberger, Zum Einfluss des materiellen Rechts au…»
11.1996.172 (1998-06-30) · ti
Husband v. Wife (Indefinite Separation Upheld)
«…modo al coniuge la possibilità di chiedere il divorzio dopo tre anni. Ciò basta per escludere un abuso di diritto (DTF 118 II 20; Bühler/Spühler, op. cit., n. 150 ad art. 142 CC; Hinderling/Steck, op. cit., pag. 74 n. 52, 53, 54). Poco importa che…»
11.1995.90 (1996-07-20) · ti
Husband's Fault in Marital Breakdown Leads to Upheld Separation and Increased Alimony Award
«…non si limiti a opporsi al divorzio, ma domandi egli medesimo in via riconvenzionale il divorzio o la separazione (DTF 118 II 20 consid. 2). **6.** Rimane da esaminare se l’azione di separazione promossa dalla moglie possa essere accolta. Il pri…»
11.1995.78 (1996-03-18) · ti
Affair as Sole Cause for Divorce Breakdown
«…iuge innocente non si limiti a opporsi al divorzio, ma domandi in via riconvenzionale il divorzio o la separazione (DTF 118 II 20 consid. 2). È vero infine che se al momento dell’introduzione della domanda d…»
VPB 93-019 (1992-12-31)
Swiss Federal Tribunal and Social Insurance Court 1992 Report
«…e se borne pas à s'opposer à la demande, mais conclut reconventionnellement au divorce ou à la séparation de corps (ATF 118 II 20). Des prétentions aux prestations futures d'une caisse de pension doivent être prises en considération, non pas dans le…»

Volltext

Urteilskopf

118 II 20

3. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour civile du 17 février 1992 dans la cause B. contre dame B. (recours en réforme)

Regeste

Widerstand gegen die Scheidung gemäss Art. 142 Abs. 2 ZGB; Rechtsmissbrauch.

Der Widerstand gegen die Scheidung kann nicht rechtsmissbräuchlich sein, wenn sich der beklagte Ehegatte nicht darauf beschränkt, sich der Klage zu widersetzen, sondern selber widerklageweise die Scheidung oder Trennung verlangt.

Erwägungen ab Seite 20

BGE 118 II 20 S. 20

Extrait des considérants:

2. Le recourant prétend que la cour cantonale aurait violé l'art. 142 al. 2 CC, en admettant que l'intimée n'abusait pas de son droit en s'opposant au divorce.

a) Contrairement à l'avis de la cour cantonale et des parties, la question d'un éventuel abus de droit de l'intimée ne se pose pas en l'espèce. La doctrine soutient en effet avec raison qu'il ne saurait y avoir abus de droit du défendeur qui ne se borne pas à s'opposer à la demande (art. 142 al. 2 CC), mais conclut reconventionnellement au divorce ou à la séparation de corps (BÜHLER/SPÜHLER, Berner Kommentar,

BGE 118 II 20 S. 21

n. 150 ad art. 142 CC; HINDERLING, Das schweizerische Ehescheidungsrecht, 3e éd., p. 61; OSWALD, L'opposition au divorce, Neuchâtel 1977, p. 55). Cette opinion est évidemment fondée lorsque l'action reconventionnelle tend au divorce, puisque le défendeur n'est précisément pas disposé à maintenir le lien conjugal. Mais elle ne l'est pas moins lorsque cette action vise uniquement à la séparation de corps.

Il faut d'abord relever qu'aux termes de l'art. 143 CC, l'action tend au divorce ou à la séparation de corps. Un conjoint peut dès lors, même en présence d'une cause de divorce, demander la séparation de corps, choix qui ne constitue pas, en soi, un abus de droit (RSJ 1949 p. 59). Le défendeur qui n'est pas disposé à reprendre la vie commune pourrait certes abuser de son droit en s'opposant indéfiniment au divorce. Mais l'admission de la demande reconventionnelle en séparation de corps ne prive pas le demandeur débouté en raison de sa faute prépondérante (art. 142 al. 2 CC) de la possibilité d'obtenir le divorce (art. 148 al. 1 CC), et ce même s'il est le responsable exclusif de la désunion, à condition que l'autre conjoint se refuse à reprendre la vie commune (art. 148 al. 2 CC). L'admission de l'action en séparation de corps n'a donc très généralement pour effet que de retarder l'échéance de la dissolution du lien conjugal (HINDERLING, op.cit., p. 62). Il faut enfin tenir compte du fait que le conjoint qui demande la séparation de corps n'a peut-être pas perdu tout espoir en une réconciliation future; dans un tel cas, il ne saurait non plus y avoir abus de droit (BÜHLER/SPÜHLER, op.cit., n. 7 ad art. 143 CC; cf. arrêt J. c. dame J. du 12 mai 1961, SJ 1962 p. 255 consid. 2).