Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
BGE 116 II 459 KI-generiert

Bank Liability for Unauthorized Withdrawal from Nominative Account

Geschäftsnummer BGE 116 II 459
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Bundesgericht (BGer / BGE) (CH)
Ausgang Abgewiesen (Dismissed)

Legislator-Zusammenfassung

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Bank Liability for Unauthorized Withdrawal from Nominative Account A bank client sued the bank for $15,000 lost after an unauthorized person stole the client's nominative savings book, presented it to the teller, and withdrew the funds, exceeding the monthly withdrawal limit of $10,000 without prior notice. The bank relied on a general condition allowing it to assume the bearer of the book was the authorized holder and disclaiming liability for misuse. The court rejected the bank's appeal, reasoning that the contractual clause must be interpreted restrictively, and given the unusual circumstances—the withdrawal being a large sum without required notice for a nominative book—the bank failed to exercise the due diligence required by good faith (Art. 3 CC). The bank teller should have verified the identity of the bearer who was neither the account holder nor the authorized signatory (the holder’s wife), and the bank failed to act with the necessary caution expected of a fiduciary institution.

Legislator-Regeste

Amtlich

Regeste Namensparheft; Sorgfaltspflicht einer Bank. Tragweite einer Vertragsklausel, die der Bank erlaubt, den Inhaber eines Sparheftes als Berechtigten zu betrachten. Prüfung des guten Glaubens (Art. 3 ZGB).

Schlagwörter

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Bankkontoinhaber Vertragshaftung arglistige Vermögensschädigung Sparheft Barauszahlung Bankgeheimnis

Zitierte Gesetzesbestimmungen

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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

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Art. 66 al. 1 LTF

This article governs the imposition of court costs on the losing party (the bank).

Art. 3 ZGB

The court implicitly relied on the general principle of good faith (Art. 3 ZGB) in assessing whether the bank acted with the required care, particularly when interpreting contractual clauses limiting liability.

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Spätere Entscheide, die dieses Urteil zitieren (25)

4A_76/2025 (2025-08-21)
Bank liability for forged signatures, risk-allocation clauses in general conditions, and approval of transactions via bank-retained correspondence.
«…_aza=all&query_words=&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F132-III-449%3Ade&number_of_ranks=0#page449) E. 2; [116 II 459](https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_d…»
4A_577/2024 (2025-07-10)
«…_aza=all&query_words=&rank=0&azaclir=aza&highlight_docid=atf%3A%2F%2F132-III-449%3Ade&number_of_ranks=0#page449) E. 2; [116 II 459](https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_d…»
C/7675/2019 (2024-12-17) · ge
Appellant v. Bank: Unauthorized Transfer and Ratification of Payment
«…tuellement demandée ou encore si des circonstances particulières suscitent le doute (ATF 132 III 449 consid. 2 p. 453 ; 116 II 459 consid. 2a p. 461 s. ; arrêts du Tribunal fédéral 4A_386/2016 déjà cité consid. 2.2.6 ; 4A_230/2008 du 27 mars 2009 con…»
4A_178/2019 (2020-08-06)
«…ellement demandée ou encore si des circonstances particulières suscitent le doute ( ATF 132 III 449 consid. 2 p. 453; 116 II 459 consid. 2a p. 461 s.; arrêts 4A_386/2016 du 5 décembre 2016 consid. 2.2.6; 4A_230/2008 du 27 mars 2009 consid. 4.1.2;…»
4A_9/2020 (2020-07-09)
«…ellement demandée ou encore si des circonstances particulières suscitent le doute ( ATF 132 III 449 consid. 2 p. 453; 116 II 459 consid. 2a p. 461 s.; arrêts 4A_386/2016 précité consid. 2.2.6; 4A_230/2008 du 27 mars 2009 consid. 4.1.2; 4A_438/2007…»
C/14537/2012 (2020-05-11) · ge
Administrators' Liability for Fraudulent Transfer Despite Subordinate Status
«…[132 III 449](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=132%20III%20449) consid. 2 *in fine* et les réf.; [116 II 459](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=116%20II%20459) consid. 2a). On trouve, dans des affaires où l…»
BGE 146 III 326
«…lement demandée ou encore si des circonstances particulières suscitent le doute ( ATF 132 III 449 consid. 2 p. 453; ATF 116 II 459 consid. 2a p. 461 s.; arrêts 4A_386/2016 précité consid. 2.2.6; 4A_230/ 2008 du 27 mars 2009 consid. 4.1.2; 4A_438/2007…»
BGE 146 III 387
«…ment demandée ou encore si des circonstances particulières suscitent le doute ( ATF 132 III 449 consid. 2 p. 453; ATF 116 II 459 consid. 2a p. 461 s.; arrêts 4A_386/2016 du 5 décembre 2016 consid. 2.2.6; 4A_230/2008 du 27 mars 2009 consid. 4.1.2;…»
4A_81/2018 (2018-05-29)
«…s suscitent le doute (arrêt précité 4A_386/2016 consid. 2.2.6; ATF 132 III 449 consid. 2 in fine p. 453 et les réf.; 116 II 459 consid. 2a). 4. Dans le présent litige, la recourante agit en restitution des montants de 600'000 USD et 900'000 USD e…»
4A_379/2016 (2017-06-15)
«…ellement demandée ou encore si des circonstances particulières suscitent le doute ( ATF 132 III 449 consid. 2 p. 453; 116 II 459 consid. 2a; arrêts 4A_386/2016 du 5 décembre 2016 précité, consid. 2.2.6; 4A_230/2008 du 27 mars 2009 consid. 4.1.2; 4…»
HC.2017.270 (2017-05-10) · vd
Bank Overdraft Summary Judgment Overturned Due to Unsettled Consumer Credit Law Application
«…clu avec le consommateur (Favre-Bulle, op. cit., n. 12 ad art. 12 LCC, et les références à la doctrine ainsi qu’à l'ATF 116 II 459 consid. 2b cf. note infrapaginale 9). Si un crédit accepté tacitement ne dépasse pas trois mois, il n'est pas soumis à…»
HC.2016.169 (2016-02-05) · vd
Tenants Barred from Voiding Original Rent After Agreeing to Reduction and Legal Advice
«…appartient au juge de déterminer le degré d’attention requis pour que la bonne foi d’une partie puisse être admise (ATF 116 II 459). La mesure de l’attention commandée par les circonstances doit être déterminée d’après un critère objectif, c’est-à-di…»
C/19565/2010 (2014-05-23) · ge
Appellant v. Bank: Liability for Fraudulent Wire Transfer and Breach of Supervisory Duty
«…re ne porte pas sur une opération prévue par le contrat ni habituellement demandée (ATF 122 III 26, ATF 121 III 69; ATF 116 II 459). Lorsque le client donne à la banque le mandat d'assumer son trafic des paiements en effectuant des versements à sa p…»
12.2010.100 (2012-09-21) · ti
Public Entity v. Postal Institution: Liability for Fraudulent Payment Orders
«…sta dal contratto o abitualmente richiesta (DTF 132 III 449 consid. 2, 122 III 26 consid. 4a/aa, 121 III 69 consid. 3c, 116 II 459 consid. 2a, 111 II 263 consid. 2b; TF 2 maggio 2006 4C.315/2005 consid. 6.1, 23 febbraio 2010 4A\_398/2009 consid. 6.1…»
C/13354/2009 (2011-04-15) · ge
Account Holder v. Bank Regarding Unauthorized Wire Transfers and Contractual Limitations
«…demandée (ATF [132 III 449](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=132%20III%20449) consid. 2 p. 453; [116 II 459](https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=116%20II%20459) consid. 2a). En matière de vérification des sig…»

Volltext

Urteilskopf

116 II 459

86. Extrait de l'arrêt de la Ire Cour civile du 12 octobre 1990 dans la cause Banque Z. contre B. (recours en réforme)

Regeste

Namensparheft; Sorgfaltspflicht einer Bank.

Tragweite einer Vertragsklausel, die der Bank erlaubt, den Inhaber eines Sparheftes als Berechtigten zu betrachten. Prüfung des guten Glaubens (Art. 3 ZGB).

Sachverhalt ab Seite 459

BGE 116 II 459 S. 459

A.- B. est titulaire d'un livret d'épargne nominatif auprès de la Banque Z. En vertu d'une procuration du 4 mars 1983, inscrite

BGE 116 II 459 S. 460

au livret d'épargne, l'épouse de B. est autorisée à prélever toute somme en capital et intérêts sur le livret en question.

Les conditions régissant les livrets d'épargne de la Banque Z. (ci-après: "conditions générales") prévoient, à leur article 2, que la présentation du livret est indispensable pour chaque retrait et que l'avoir peut être retiré sans avertissement jusqu'à concurrence de 1'000 francs par mois, montant porté ultérieurement à 10'000 francs, sans que les titulaires des livrets d'épargne en aient été avisés personnellement. Quant au chiffre 3 des "conditions générales", il a la teneur suivante:

"La banque a le droit de réputer titulaire d'un livret, ou mandataire du

titulaire avec pouvoir d'opérer tous retraits, le porteur de ce livret;

elle décline toute responsabilité en cas d'usage abusif d'un livret. Elle

peut aussi exiger toutes justifications quelconques."

B.- Le 2 mars 1988, B. a constaté la disparition de son livret d'épargne conservé à son domicile. Le 8 mars suivant, il en a avisé la Banque Z., qui a immédiatement bloqué le compte. Il s'est avéré qu'entre-temps, le 16 février 1988, un prélèvement de 15'000 francs avait été opéré sur ce livret. L'enquête ouverte à la suite de la plainte pénale déposée par B. pour vol et escroquerie n'a pas abouti et a été suspendue.

Selon l'enquête pénale, le prélèvement de 15'000 francs a été opéré par une femme au guichet du siège de la Banque Z. à Neuchâtel; elle a présenté le livret d'épargne, signant le récépissé du prélèvement au nom de "B.". Pensant qu'elle était la femme du titulaire, autorisée par procuration à effectuer des prélèvements, l'employée du guichet ne lui a pas demandé de pièce de légitimation; elle a également renoncé à l'exigence du préavis de trois mois applicable pour un tel retrait, les directives internes de la banque autorisant les employés du guichet à le faire lorsque le montant ne dépasse pas 15'000 francs. Après ce prélèvement, le solde du livret était de 81'847 fr. 15.

C.- B. a essayé en vain d'obtenir de la Banque Z. la réparation du préjudice qu'il estime avoir subi à la suite du prélèvement indu.

Le 31 mars 1987, il a ouvert action contre la Banque Z. en paiement de 15'000 francs, plus intérêts.

Par jugement du 7 mai 1990, la Cour civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a condamné la Banque Z. à payer à B. 15'000 francs plus intérêts.

BGE 116 II 459 S. 461

D.- En temps utile, la Banque Z. interjette un recours en réforme. Elle conclut à l'annulation du jugement cantonal en ce sens qu'elle est libérée du paiement de 15'000 francs, plus intérêts et accessoires.

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours.

Erwägungen

Extraits des considérants:

1. Alors que, de manière incontestée, la doctrine reconnaît au carnet d'épargne le caractère d'un titre au porteur imparfait au sens de l'art. 976 CO, le Tribunal fédéral n'a jamais tranché la question (voir JÄGGI/DRUEY/VON GREYERZ, Wertpapierrecht, p. 80 ss, notamment 82, et les références). Dans le cas particulier également, le Tribunal fédéral peut la laisser indécise, le litige pouvant être résolu à la lumière des clauses contractuelles liant les parties et des principes généraux du code des obligations.

De toute façon, la notion de bonne foi contenue à l'art. 976 CO n'étant pas différente de celle définie à l'art. 3 CC, la solution demeure inchangée selon que l'une ou l'autre de ces dispositions trouve application. Dans ces conditions, la recourante ne peut pas reprocher à la cour cantonale d'avoir "vidé de son sens" la première disposition citée en appliquant, en lieu et place, la seconde. En définitive, doit seulement être recherché, en l'espèce, si la banque défenderesse, respectivement l'employée du guichet, a fait preuve de l'attention que les circonstances permettent d'exiger d'elle en payant les 15'000 francs litigieux sur simple présentation du carnet d'épargne, sans demander une pièce attestant de l'identité du porteur.

2. a) Dans la mesure où il dispense la banque de vérifier l'identité du porteur d'un livret nominatif, le chiffre 3 des "conditions générales" doit être interprété restrictivement; non seulement il a été rédigé par la banque elle-même, mais encore cette disposition permet à l'établissement bancaire d'affaiblir considérablement les garanties de sécurité qu'il est censé fournir à la clientèle lors de dépôts ou de prêts. Pour apprécier l'attention exigée par les circonstances, ne doivent, à cet égard, être perdus de vue ni le contrat à la base du livret d'épargne, ni, surtout, la personne du débiteur; cette dernière présente un aspect sécurisant et protecteur aux yeux du public en général et des créanciers en particulier.

Dans ces conditions, le droit de la banque de renoncer à vérifier auprès du porteur sa qualité de créancier ne doit pas être utilisé

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sans réserve, notamment si les circonstances s'écartent du cours normal des opérations prévues contractuellement ou résultant de la pratique. Ainsi, nonobstant la faculté conférée par des conditions générales, tant les règles de la bonne foi que la nature du contrat exigent que la banque se montre vigilante lors de toute opération sortant - même modestement - de l'ordinaire; eu égard au principe de la bonne foi, elle ne peut sans autre se réfugier derrière une clause lui permettant de ne pas vérifier l'identité du porteur d'un livret nominatif.

b) Or, en l'espèce, l'opération litigieuse présentait la particularité, déjà insolite, que le montant demandé par le porteur du livret dépassait la limite fixée par la banque dans ses "conditions générales" pour les retraits sans préavis. Certes, une telle limite a été prévue en faveur de la banque, qui pouvait donc y renoncer. Mais cette limitation ne reste pas sans effet sur la clientèle; cette dernière peut en déduire qu'elle ne sera pas dépassée sans l'accord du titulaire du livret. En réalité, comme il s'agit d'une modification des conditions du contrat, l'accord du client cocontractant doit être dûment reconnu et constaté par la banque. Et cela n'est possible qu'en vérifiant l'identité du porteur, qui doit être le titulaire lui-même ou un représentant autorisé.

Au vu des particularités de l'espèce, la cour cantonale a jugé, avec raison, que l'employée de la recourante n'avait pas agi avec la circonspection exigée par les circonstances. La banque n'est ainsi pas libérée par le paiement de 15'000 francs fait en main d'une personne non autorisée à disposer de l'avoir en compte de l'intimé. La dette de la recourante envers son client doit être reconnue pour la totalité des 15'000 francs, puisque, selon les constatations de fait, si l'employée avait demandé au porteur une pièce d'identité, celui-ci aurait été démasqué.