Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
BGE 109 IA 177 KI-generiert

Defendant's Right to be Heard and Introduction of Uninventoried Evidence

Geschäftsnummer BGE 109 IA 177
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Bundesgericht (BGer / BGE) (CH)
Ausgang Abgewiesen (Dismissed)

Legislator-Zusammenfassung

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Defendant's Right to be Heard and Introduction of Uninventoried Evidence The case concerned a criminal defendant's claim that his right to be heard was violated when pieces of evidence (documents that were not previously inventoried or numbered) were read publicly during the court hearing and when the court president questioned the clerk outside the hearing regarding defense counsel's access to those uninventoried documents. The Swiss Federal Supreme Court rejected the appeal, holding that under Art. 4 Cst. and Art. 6 ECHR, the accused's right to be heard on all essential points is sufficiently guaranteed if they and their counsel are able to review and comment on incriminating evidence at the latest during the oral presentation of evidence at the trial. The court reasoned that constitutional rights do not preclude the introduction of previously unfamiliar or undervalued evidence at trial, and the defense's access to the uninventoried documents was factually possible; furthermore, the court's informal questioning of the clerk concerned an ancillary procedural matter, not the fundamental proof of guilt, and therefore did not constitute a violation of the right to be heard that would necessitate the annulment of the judgment.

Legislator-Regeste

Amtlich

Regeste Strafverfahren, rechtliches Gehör. 1. Gemäss Art. 4 BV und 6 EMRK steht dem Angeklagten das Recht zu, sich zu allen wesentlichen Punkten zu äussern. Diesem Grundsatz wird genügend Rechnung getragen, wenn dem Betroffenen dieses Recht spätestens an der Gerichtsverhandlung eingeräumt wird (E. 3). 2. Ein Urteil muss nicht wegen Verletzung des rechtlichen Gehörs aufgehoben werden, wenn sich die behauptete Verletzung nicht auf einen wesentlichen Punkt (z.B. nicht auf den Beweis der Schuld des Angeklagten) bezieht (E. 4)

Schlagwörter

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Anspruch auf rechtliches Gehör Verletzung von Verfahrensrechten Recht auf Zugang zu Dokumenten Fragepflicht Beweisverwertungsverbot Verteidigungsrechte

Zitierte Gesetzesbestimmungen

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Zitierte Rechtsprechung

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ATF 105 Ia 290
l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos, et de fournir lui-même des preuves (ATF 105 Ia 290 consid.
ATF 105 Ia 195
l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos, et de fournir lui-même des preuves (ATF 105 Ia 290 consid. b; voir ATF 105 Ia 195).
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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

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Art. 93 LTF

Although the text only mentions application of Art. 93 in the context of general inadmissibility in other decisions, the final order is a dismissal of the appeal (Recours). Based on common Tribunal practice for appeals dismissed without substantive review or based on a procedural ground not listed, and since the dispositive here is merely 'Rejette le recours' without further citation, I assume the primary procedural ground for dismissal is what should be noted if any was used to justify the final order. However, since *no* procedural or substantive article is cited in the final dispositive other than the instruction to reject the appeal, I must strictly adhere to the rule: only include provisions **explicitly cited** in the dispositive. As the dispositive only states 'Rejette le recours' without citing any specific legal basis (like Art. 93 LTF, Art. 109 LTF, etc.), I cannot include any provision based on the rules given.

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Spätere Entscheide, die dieses Urteil zitieren (7)

5P.466/2001 (2002-02-20)
«…ehoben werden, zumal die mangelnde Begründung unter den aufgezeigten Umständen nicht von Bedeutung sein kann (vgl. BGE 109 Ia 177 E. 4 S. 179). 5.-Der Beschwerdeführer rügt schliesslich, die Mitwirkung bei der DNA-Analyse stelle einen Eingriff in d…»
1P.107/2001 (2001-06-25)
«…itergehenden Rechte als Art. 29 Abs. 1 und 2 BV (Isabelle Häner, a.a.O., Rz 128 S.79; BGE 111 Ia 273 E. 2a S. 274; 109 Ia 177 E. 3 S. 178; 107 Ib 160 E. 3b S. 165). Eine gesonderte Überprüfung des angefochtenen Entscheids auf seine Vereinbark…»
2A.12/2001 (2001-03-23)
«…ügt - die Behörden Akten beigezogen hätten, ohne sie ihm bzw. seinem Rechtsvertreter zur Kenntnis zu bringen (vgl. BGE 109 Ia 177 E. 4). Da der Fall nicht die Ausweisung des Beschwerdeführers, sondern die Verweigerung der Verlängerung einer Aufenth…»
1P.300/1999 (2000-06-06)
«…alla luce delle censure materiali (consid. 6), risulta conforme alla Costi- tuzione federale (nello stesso senso: DTF 109 Ia 177 con- sid. 4). Al pari, vi sono forti dubbi che il ricorrente di- sponga di un interesse attuale e pratico all'esame de…»
BGE 122 II 464
«…tion=&rank=0&highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IB-244%3Ade&number_of_ranks=0&azaclir=clir#page244) consid. 3 p. 246; [ATF 109 Ia 177](https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_dat…»
BGE 119 IB 311
«…r belasten könnte, angehört zu werden, bei der Beweisabnahme anwesend zu sein und Beweisanträge stellen zu können ([BGE 109 Ia 177](https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_date…»
BGE 116 IA 455
«…&orig=&translation=&rank=0&highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IA-97%3Ade&number_of_ranks=0&azaclir=clir#page99) E. a; [BGE 109 Ia 177](https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_dat…»

Volltext

Urteilskopf

109 Ia 177

33. Extrait de l'arrêt de la Cour de cassation pénale du 24 mai 1983 dans la cause D. contre Procureur général du canton de Genève (recours de droit public)

Regeste

Strafverfahren, rechtliches Gehör.

1. Gemäss Art. 4 BV und 6 EMRK steht dem Angeklagten das Recht zu, sich zu allen wesentlichen Punkten zu äussern. Diesem Grundsatz wird genügend Rechnung getragen, wenn dem Betroffenen dieses Recht spätestens an der Gerichtsverhandlung eingeräumt wird (E. 3).

2. Ein Urteil muss nicht wegen Verletzung des rechtlichen Gehörs aufgehoben werden, wenn sich die behauptete Verletzung nicht auf einen wesentlichen Punkt (z.B. nicht auf den Beweis der Schuld des Angeklagten) bezieht (E. 4)

Erwägungen ab Seite 177

BGE 109 Ia 177 S. 177

Extrait des considérants:

3. L'art. 4 Cst et l'art. 6 CEDH donnent au justiciable notamment le droit de s'expliquer sur tous les points essentiels avant qu'une décision soit prise à son détriment, de participer à

BGE 109 Ia 177 S. 178

l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos, et de fournir lui-même des preuves (ATF 105 Ia 290 consid. b; voir ATF 105 Ia 195).

Le recourant a eu la possibilité de se déterminer sur les pièces dont il s'agit ici, et cela avant que la Cour correctionnelle ne prononce le jugement principal. L'accès aux dossiers où ces pièces se trouvaient ne lui a pas non plus été refusé; il aurait pu les consulter avant l'audience de jugement déjà. Il ne conteste pas que le greffier l'a informé de l'existence de classeurs saisis distincts de ceux contenant les pièces inventoriées. Le recourant se plaint seulement, dans le cadre du recours de droit public, de ce qu'il ait été donné lecture publique de pièces auxquelles on n'avait pas attaché d'importance particulière au cours de l'instruction et qu'on avait ainsi renoncé à numéroter et à inventorier. On ne saurait cependant déduire des art. 4 Cst. et 6 CEDH que seules peuvent entrer en ligne de compte, dans une procédure pénale, les pièces qui ont déjà été désignées comme essentielles dès avant l'audience de jugement. Le droit cantonal de procédure peut certes soumettre la preuve par pièces à certaines exigences en vue de sauvegarder les droits de la défense; mais, de façon générale, faire appel en audience à des moyens de preuve inconnus auparavant, ou dont l'importance avait été sous-estimée, n'est certainement pas contraire à l'art. 4 Cst. ni abusif. La garantie minimale du droit d'être entendu fondée sur la constitution fédérale est respectée si l'accusé et son défenseur prennent connaissance des preuves qui le chargent au plus tard lors de l'administration des preuves effectuées en audience de jugement et qu'il leur est donné la possibilité de se déterminer à leur propos de façon suffisante. l'art. 6 CEDH ne confère pas de droits allant au-delà de la garantie minimale fondée sur la constitution fédérale; on ne saurait en particulier déduire du ch. 3 lettre b que le principe de la préparation suffisante de la défense exige la prise en considération des seules pièces dont la pertinence a été formellement reconnue avant l'audience de jugement déjà. D'ailleurs, des preuves nouvelles peuvent être apportées en audience de jugement par les déclarations des témoins et des experts sans que la défense ou l'accusation puisse exiger de ce fait la suspension de la procédure aux fins de préparer sa détermination.

Dès lors, la lecture litigieuse des pièces non numérotées, dont se plaint le recourant, ne constitue pas un acte contraire à l'art. 4 Cst. ou à l'art. 6 CEDH.

BGE 109 Ia 177 S. 179

4. Il est manifeste qu'en interrogeant le greffier, hors audience, sur l'accès qu'a eu la défense aux pièces non inventoriées, le président de la Cour correctionnelle voulait savoir si les défenseurs auraient pu - avant l'audience de jugement - prendre connaissance des pièces en question ou si quelque chose ou quelqu'un les aurait empêchés de le faire. Il n'est pas contesté qu'en fait rien ne s'y était opposé, si bien que le grief formulé à ce propos apparaît comme de pure forme.

L'audition du greffier n'a pas porté sur l'administration d'une preuve touchant à la culpabilité de l'auteur, preuves fondamentales dont l'administration est pleinement soumise aux garanties qu'offrent les règles de procédure, mais bien d'un point annexe concernant le déroulement antérieur de la procédure. En général, le tribunal élucide ce genre de questions de façon informelle en les posant oralement ou par écrit aux collaborateurs qui ont participé directement à l'événement en cause. En l'espèce, la question de savoir dans quels cas les personnes concernées auraient dû être éventuellement entendues de façon formelle en audience peut être laissée ouverte. Comme on l'a vu dans le considérant qui précède, la règle selon laquelle est obligatoire la lecture en audience des pièces à charge ne présuppose pas que la défense doit avoir eu connaissance de ces pièces auparavant. Il s'ensuit que l'audition du greffier au sujet du droit de prendre connaissance du dossier ne se rapporte pas à des faits ayant une importance déterminante pour la solution de l'incident soulevé. Or on ne saurait soutenir qu'il y ait une violation du droit d'être entendu entachant le jugement principal lorsque ce grief est dirigé contre la manière dont le tribunal a élucidé un point, sans importance sur le fond, et qui s'inscrivait dans le cadre d'un incident de procédure. Le droit d'être entendu ne s'étend pas à tous les points mineurs qu'examine incidemment une autorité en vue de fixer la suite de la procédure. Le droit inconditionnel, découlant de la nature formelle du droit d'être entendu, d'obtenir l'annulation d'un jugement dès qu'il y a violation d'une règle de procédure touchant ce droit, n'existe que lorsque la violation alléguée se rapporte à un point essentiel pour le jugement. On ne saurait déduire de l'art. 4 Cst. que l'on doive annuler un arrêt, dont tous les motifs principaux reposent sur des constatations incontestées, sous prétexte que la défense n'aurait pas été associée directement à l'éclaircissement d'une question sans importance pour le fond.

Au demeurant, le recourant ne dit pas en quoi la même audition

BGE 109 Ia 177 S. 180

du greffier en audience contradictoire aurait dû conduire à une solution différente de la lecture publique des pièces à l'origine du litige de procédure. Ce grief est dès lors infondé.

Dispositiv

Par ces motifs, le Tribunal fédéral:

Rejette le recours.