Legislator Rechtsprechung & Gesetzgebung
BGE 106 II 45 KI-generiert

Hairdresser Commission vs. Collective Agreement Remuneration Dispute

Geschäftsnummer BGE 106 II 45
Gericht / Behörde
Rechtsordnung Schweiz · Bundesgericht (BGer / BGE) (CH)
Ausgang Abgewiesen (Dismissed)

Legislator-Zusammenfassung

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Hairdresser Commission vs. Collective Agreement Remuneration Dispute A former hairdresser sought to recover CHF 525.20 in back wages, arguing he was owed the difference between the amount received and the salary mandated by the national collective agreement for hairdressers (CCT), but the labor court rejected his claim, prompting an appeal. The Supreme Court upheld the lower court's decision, finding that the employment relationship, which stipulated a 40% commission of turnover, free schedule, and use of personal clientele, was structured as a partnership-like agreement (partiary employment contract or a company contract) that involved a sharing of risk and profit, thus fundamentally differing from an ordinary employment contract governed by the CCT, making the CCT's provisions on remuneration inapplicable. The appeal was deemed frivolous and reckless, leading to the imposition of court costs on the appealing party and a reprimand for his lawyer.

Legislator-Regeste

Amtlich

Regeste Rechtsstreit bezüglich eines Vertrages, der die Merkmale eines partiarischen Arbeitsvertrages oder eines Gesellschaftsvertrages aufweist. Auf einen solchen Vertrag sind die Bestimmungen eines Gesamtarbeitsvertrages über die Art der Entlohnung nicht anwendbar (E. 3). Mutwillige Prozessführung (Art. 343 Abs. 3 OR, Art. 31 OG).

Schlagwörter

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Kollektivarbeitsstreitigkeit Arbeitsverträge Gewinnbeteiligung der Belegschaft Gewinnanspruch Lohnkosten Umsatz

Zitierte Gesetzesbestimmungen

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Zitierte Rechtsprechung

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ATF 99 II 304
ATF 94 II 126
4, ATF 94 II 126), voire un contrat de société.
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Zentrale Rechtsfragen, extrahiert von Legislator

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Art. 343 Abs. 3 CO

Used to order the appellant to bear the costs due to the reckless nature of the public law appeal.

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Spätere Entscheide, die dieses Urteil zitieren (5)

4A_194/2011 (2011-07-05)
«…unération périodique et supporte le risque de l'entreprise (REHBINDER/STÖCKLI, op. cit., n° 55 ad art. 319 CO; cf. [ATF 106 II 45](https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&type=show_document&page=1&from_date=&to_d…»
12.2009.104 (2010-06-16) · ti
Social Security Contribution Liability in Partnership Arrangement
«…di un contratto di lavoro parziario o di società che non di un contratto di lavoro ai sensi dell'art. 319 segg. CO (DTF 106 II 45 consid. 3). Senza dimenticare che egli non era vincolato né a orari di lavoro – che invero erano flessibili anche per g…»
4C.276/2006 (2007-01-25)
«…n Verfahren streitig ist, ob die vertragliche Beziehung der Parteien als Arbeitsvertrag zu qualifizieren ist (vgl. BGE 106 II 45 E. 4; Rehbinder/Portmann, Basler Kommentar, N. 2 zu Art. 343 OR ). Dem Kläger sind deshalb keine Gerichtskosten aufzu…»
2P.131/2005 (2005-08-23)
«…lemente (vgl. nebst dem bereits erwähnten BGE 96 I 531 auch BGE 118 II 87 E. 4 S. 89; 112 V 333 E. 5a S. 334 f.; 106 II 45 E. 4 S. 47, 152 E. 4 S. 155). Wohl muss, wer das Fehlen dieser Elemente aufzeigen will, in einem gewissen Masse (auch)…»
12.2009.104 · ti
Social Security Contribution Reimbursement in Partnership Dispute
«…di un contratto di lavoro parziario o di società che non di un contratto di lavoro ai sensi dell'art. 319 segg. CO (DTF 106 II 45 consid. 3). Senza dimenticare che egli non era vincolato né a orari di lavoro – che invero erano flessibili anche per g…»

Volltext

Urteilskopf

106 II 45

10. Extrait de l'arrêt de la Ire Cour civile du 12 mai 1980 dans la cause Georges contre Kramer et Tribunal des prud'hommes de Genève (recours de droit public)

Regeste

Rechtsstreit bezüglich eines Vertrages, der die Merkmale eines partiarischen Arbeitsvertrages oder eines Gesellschaftsvertrages aufweist.

Auf einen solchen Vertrag sind die Bestimmungen eines Gesamtarbeitsvertrages über die Art der Entlohnung nicht anwendbar (E. 3).

Mutwillige Prozessführung (Art. 343 Abs. 3 OR, Art. 31 OG).

Sachverhalt ab Seite 45

BGE 106 II 45 S. 45

Maurice Georges a travaillé dans le salon de coiffure de Karl Kramer du 31 octobre au 23 décembre 1978. Il lui réclame en justice 525 fr. 20, somme correspondant à la différence entre ce qu'il a reçu - 2249 fr. 75 brut + 135 fr. d'indemnité de vacances

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- et le salaire calculé selon la convention collective nationale des coiffeurs (ci-après: la convention collective).

Débouté le 27 avril 1979 par le Tribunal des prud'hommes de Genève, Maurice Georges a formé un recours de droit public pour violation de l'art. 4 Cst. Il conclut à l'annulation du jugement attaqué.

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours dans la mesure où il était recevable.

Erwägungen

Considérant en droit:

1. (Procédure.)

2. Le recourant reproche au Tribunal des prud'hommes de ne pas l'avoir entendu "au sujet de l'application de l'art. 28 de la Convention collective". Or il ressort du procès-verbal d'audience du 27 avril 1979 que le recourant a été entendu personnellement sur les faits de la cause. Il était alors parfaitement informé de la position de l'intimé, par la lettre que celui-ci lui avait adressée le 23 février et par ses déclarations à l'audience.

Il lui appartenait de contredire lors des débats la thèse de sa partie adverse. Le grief de violation du droit d'être entendu est dénué de tout fondement.

3. Selon le recourant, l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire en n'appliquant pas l'art. 28 de la convention collective, alors que cette disposition a force obligatoire.

Il ressort des déclarations des parties, consignées au procès-verbal de l'audience du 27 avril 1979, que le recourant, engagé oralement, avait droit à une rémunération de 40% de son chiffre d'affaires; il apportait sa propre clientèle et jouissait d'un horaire libre. Il est parti après avoir constaté qu'il ne réalisait pas un chiffre d'affaires suffisant.

Ces éléments - caractère aléatoire de la rémunération du recourant, qui lui faisait partager dans une large mesure les risques et profits de l'entreprise - définissent l'accord des parties non pas comme un contrat de travail au sens des art. 319 ss CO et de la convention collective, mais comme un contrat de travail partiaire (cf. ATF 99 II 304 ss consid. 4, ATF 94 II 126), voire un contrat de société. Dans les deux cas, le mode de rétribution visé par l'art. 28 de la convention collective était. manifestement inapplicable aux rapports juridiques des parties. Celles-ci sont librement convenues d'une collaboration soumise

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à d'autres règles. Leurs déclarations concordantes montrent à l'évidence qu'un engagement selon la convention collective était d'emblée exclu. Le point de vue de l'autorité cantonale, selon lequel les parties ont renoncé à l'application de cette convention, n'a donc rien d'arbitraire.

4. La solution retenue par le jugement attaqué s'imposait au regard de l'accord intervenu entre les parties. Le présent recours de droit public, qui fait complètement abstraction de la teneur de cet accord, est téméraire. Il y a dès lors lieu de mettre les frais à la charge du recourant (art. 343 al. 3 CO) et d'infliger une réprimande à son avocat (art. 31 OJ).