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ECLI:BE:RVSCE:2018:ARR.241.185 ECLI:BE:RVSCE:2018:ARR.241.185 Généré par l'IA

Belgian Council of State annuls police disciplinary blame due to failure to pursue procedure.

Numéro de cause ECLI:BE:RVSCE:2018:ARR.241.185
Autorité / Tribunal
Juridiction Belgique (BE)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

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The Council of State annulled a police disciplinary blame against Laurent Hardy because the opposing police zone failed to request a hearing within the statutory deadline. Although a prior decision had rejected the request to suspend the penalty's execution, the court applied a procedural rule allowing annulment when the other party remains silent after a concluding report. Consequently, the court granted the annulment and awarded procedural costs to the applicant.

Regeste Legislator

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Article 30, paragraph 3 of the Council of State Laws; If the opposing party or interested party fails to request a hearing within thirty days of a concluding report, the administrative chamber may annul the contested act.

Mots-clés

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administrative annulment procedural default police disciplinary sanction failure to pursue hearing request deadline faute disciplinaire sanction disciplinaire de l'avocat procédure disciplinaire militaire

Dispositions légales citées

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Article 30, paragraph 3 of the Council of State Laws, coordinated on 12 January 1973
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Texte complet

CONSEIL D'ÉTAT, SECTION DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF.

LE PRÉSIDENT DE LA VIIIe CHAMBRE

no 241.185 du 30 mars 2018

A. 221.145/VIII-10.360

En cause : HARDY Laurent, ayant élu domicile chez Me Marc UYTTENDAELE, avocat, rue de la Source 68

1060 Bruxelles,

contre :

la zone de police 5267 Nivelles-Genappe, représentée par son collège de police, ayant élu domicile chez Me Laurence MARKEY, avocat, boulevard du Souverain 36

1170 Bruxelles.

I. Objet de la requête

Par une requête introduite le 3 janvier 2017, Laurent HARDY demande, d'une part, la suspension de l'exécution de "la sanction disciplinaire légère du blâme qui lui a été administrée le 21 novembre 2016 et qui lui a été notifiée le 24 novembre 2016" et, d'autre part, l'annulation de cette sanction.

II. Procédure

Un arrêt n° 238.020 du 27 avril 2017 a rejeté la demande de suspension de l'exécution de l'acte attaqué.

La partie requérante a demandé la poursuite de la procédure.

Les mémoires en réponse et en réplique ont été régulièrement échangés.

M. Edward LANGOHR, auditeur au Conseil d'État, a rédigé un rapport sur la base de l'article 12 du règlement général de procédure.

VIII - 10.360 - 1/3

Le rapport a été notifié à la partie adverse le 10 octobre 2017.

M. Edward LANGOHR, auditeur au Conseil d'État, a rédigé une note le 7 février 2018 demandant que soit mise en œuvre la procédure organisée par l'article 14quinquies de l'arrêté du Régent du 23 août 1948 déterminant la procédure devant la section du contentieux administratif du Conseil d'État.

Par une lettre du 12 février 2018, le greffe a notifié à la partie adverse que la chambre allait statuer sur l'annulation de l'acte attaqué à moins qu'elle ne demande, dans un délai de quinze jours, à être entendue.

Il est fait application des dispositions relatives à l'emploi des langues, inscrites au titre VI, chapitre II, des lois sur le Conseil d'État, coordonnées le 12 janvier 1973.

III. Annulation de l'acte attaqué

L'article 30 des lois sur le Conseil d'État, coordonnées le 12 janvier 1973, dispose, en son paragraphe 3, que la section du contentieux administratif peut annuler l'acte ou le règlement si la partie adverse ou celui qui a intérêt au règlement du litige n'introduit aucune demande de poursuite de la procédure par lettre recommandée à la poste dans un délai de trente jours à compter de la notification d'un rapport concluant à l'annulation.

La partie adverse n'ayant pas réagi dans le délai imparti et n'ayant pas demandé à être entendue, il y a donc lieu d'annuler l'acte attaqué.

IV. Indemnité de procédure

La partie requérante sollicite une indemnité de procédure de sept cents euros. Il y a lieu de faire droit à sa demande.

PAR CES MOTIFS, LE CONSEIL D'ÉTAT DÉCIDE :

VIII - 10.360 - 2/3

Article 1er.

La décision prise le 21 novembre 2016 par la zone de police 5267

Nivelles-Genappe infligeant à Laurent HARDY la sanction disciplinaire légère du blâme est annulée.

Article 2.

Une indemnité de procédure de 700 euros est accordée à la partie requérante, à charge de la partie adverse.

Les autres dépens, liquidés à la somme de 400 euros, sont également mis à charge de la partie adverse.

Ainsi prononcé à Bruxelles, en audience publique de la VIIIe chambre, le trente mars deux mille dix-huit, par :

Pascale VANDERNACHT, conseiller d'État, président f.f., Florence VAN HOVE, greffier.

Le Greffier, Le Président,

Florence VAN HOVE. Pascale VANDERNACHT.

VIII - 10.360 - 3/3

Document PDF ECLI:BE:RVSCE:2018:ARR.241.185